Mise à jour mai 2023 : cet article sur l’alimentation saine a maintenant plus de 10 ans. Ma position est aujourd’hui un peu plus nuancée sur certains points. Il faudra que je refasse une passe à tout ceci. En attendant, je vous rassure, le plus gros de l’information correspond toujours à mes vues.
Nos cellules, nos tissus, nos organes sont fabriqués à partir des briques de construction que nous absorbons. Une mauvaise alimentation se traduit par des fondations branlantes. Au long terme, l’édifice s’effrite peu à peu.
Hippocrate à son époque professait déjà l’adage suivant : « Que ton aliment soit ton seul médicament ». Et pourtant, dans les siècles qui suivirent, la nutrition ne gagna qu’un rôle extrêmement marginal, voire inexistant, dans les traitements thérapeutiques.
Aujourd’hui, il serait difficile d’ignorer le lien entre alimentation et certaines maladies dégénératives(1). Le but de cet article est de faire un point complet sur ce que nous savons sur une alimentation saine qui peut nous protéger contre le développement ou la propagation de certaines maladies comme le cancer, fléau des sociétés modernes.
Evidemment, toutes les maladies dégénératives sont très complexes et multifactorielles. Les causes génétiques, psychologiques et environnementales sont aussi fortement impliquées dans le développement de ces maladies. Mais l’alimentation reste l’un des acteurs principaux de notre santé, alors pourquoi ne pas tout faire pour l’optimiser?
1. Principes de base de l’alimentation saine
Les principes suivants servent de toile de fond pour le reste de l’article. Nous devons toujours les garder en tête car ils nous fournissent une bonne feuille de route.
- Mangez local, c’est-à-dire les aliments qui sont produits le plus près possible de chez vous. Sinon, les fruits et légumes seront cueillis avant leur maturité, et seront donc appauvris en vitamines, minéraux, oligoéléments et antioxydants. Ils contiendront aussi beaucoup plus de conservateurs afin d’assurer leur stabilité pendant le transport.
- Mangez bio. Nous reparlerons du bio dans cet article.
- Mangez entier, c’est-à-dire des aliments qui sont le moins transformés possible. Toute transformation entraîne des oxydations et des pertes en nutriments. Le produit transformé contient souvent une longue liste de substances inutiles qui ont été ajoutées pour notre plaisir gustatif au dépend de notre santé.
- Mangez vivant. Si l’aliment ne peut pas moisir, fermenter, germer ou pourrir, c’est un aliment mort sans grand intérêt nutritionnel.
- Mangez en conscience. Prenez le temps de faire une pause. Appréciez et mâchez. Respirez. Profitez de cet instant gustatif. Ceci est probablement le conseil le plus difficile à mettre en place dans le monde actuel.
- Mangez léger. Nous reparlerons de la restriction calorique dans cet article, ainsi que du jeûne.
- Mangez varié, en expérimentant avec les différentes formes, couleurs et goûts, et en utilisant une multiplicité d’épices et d’herbes aromatiques pour égayer vos plats.
- Consommez d’une manière régulière les aliments anti-cancer présentés dans cet article.
- Eliminez les aliments qui peuvent accélérer le développement du cancer. Nous reparlerons des sucres dans cet article, et du gluten et des produits laitiers qui peut chez certains être problématique.
Cette feuille de route demande une certaine discipline. Certains diront également que tout ceci a un coût. Je suis d’accord. Dans la vie, tout est une histoire de compromis et de priorités.
De plus, nous ne visons pas la perfection, car elle entraîne une frustration constante. Nous faisons de notre mieux, la plupart du temps, en acceptant les dérapages occasionnels, sans aucune culpabilité. J’en sais quelque chose…
2. Digestion, distribution, élimination
Parler d’alimentation saine n’a que peu de valeur si les fonctions de digestion, de distribution et d’élimination sont dysfonctionnelles. La machine doit bien fonctionner, les rouages doivent être bien lubrifiés.
Optimiser la digestion
J’ai dit précédemment « nous sommes ce que nous mangeons« . Laissez-moi modifier légèrement cette phrase : nous sommes ce que nous digérons.
Certaines vitamines sont liposolubles et ont donc besoin de lipides pour être absorbés, faisant appel au cycle digestif de la bile et des lipases. D’autres vitamines et minéraux sont hydrosolubles, faisant appel à d’autres enzymes digestives. Une déficience en sucs digestifs entraîne une déficience en vitamines, minéraux ou antioxydants, ce qui peut être un facteur déclencheur ou aggravant de certaines maladies.
Les problèmes digestifs à régler sont souvent les suivants :
- Digestion déficiente, avec manque de sucs digestifs et de tonicité des muscles lisses. La digestion est lente et « froide », elle se fait mal, est accompagnée de ballonnements. Le stress chronique participe souvent à ce malfonctionnement.
- Inflammation chronique, avec réactivités alimentaires et potentiellement un intestin poreux, laissant passer des fragments de protéines non digérés en circulation sanguine qui deviennent allergènes (voir, par exemple, mon article sur l’intolérance au gluten). Le système immunitaire, tellement clé dans la lutte contre les maladies chroniques, est perturbé.
Les deux situations peuvent être rééquilibrées grâce aux plantes médicinales et à une alimentation appropriée.
Optimiser l’élimination
J’ai dit précédemment « nous sommes ce que nous digérons ». Laissez-moi modifier légèrement cette affirmation : nous sommes ce que nous digérons et ce que nous n’éliminons pas.
Un manque d’élimination, un excès de toxines (alimentaires ou autres), ou les deux, amènent des pathologies d’encrassage comme définies par le défunt docteur Jean Seignalet(1bis). Les déchets envahissent le milieu extracellulaire, puis pénètrent en milieu intracellulaire. Ceci entraîne un fonctionnement cellulaire perturbé et la libération accrue de radicaux libres. L’encrassage cellulaire peut donc être un facteur déclenchant ou aggravant de certaines pathologies.
Les composants toxiques ou indésirables sont le plus souvent métabolisés par le foie pour être ensuite éliminés par les selles, les urines ou la transpiration. Les cheveux, les poils et les ongles (ce que l’on appelle les phanères) contiennent aussi des composants toxiques. Le corps évacue comme il le peut. Lorsqu’un organe d’élimination flanche (le foie par exemple), les autres essayent de compenser (la peau par exemple).
Les plantes médicinales et une alimentation adaptée vont stimuler d’une manière douce ces organes d’élimination. Le foie, dans les cas de pathologies lourdes avec médicamentation au long terme, devra aussi être protégé contre le stress oxydatif (pensez Silybum marianum).
Optimiser la circulation des fluides
Une fois absorbés, les nutriments doivent être acheminés à destination. Ceci se fait au travers de la circulation sanguine. Les déchets cellulaires sont ensuite véhiculés par un autre système circulatoire, le système lymphatique, qui va déverser le tout en circulation générale pour laisser le foie filtrer et métaboliser les déchets.
Les plantes médicinales et une alimentation adaptée vont assurer une bonne fluidité et efficacité du système circulatoire afin de nourrir les tissus impactés par les maladies, et éliminer les déchets du système immunitaire qui livre une bataille à cet endroit.
3. Alimentation saine et « Hara Hachi Bu »
La restriction calorique augmente l’espérance de vie. Notre longévité dépend de notre capacité à consommer juste ce dont nous avons besoin, ce qui demande une grande discipline dans le monde d’aujourd’hui.
De nombreuses études faites sur les souris et les singes démontrent que la restriction calorique réduit la probabilité de développer toute forme de maladie, cancer inclus.
Un concept très intéressant qui nous vient du Japon est le « Hara Hachi Bu » qui consiste à manger jusqu’à être rassasié à 80%. Les Japonais placent une grande valeur sur la consommation en modération. Et leur espérance de vie est l’une des plus élevées des pays industrialisés.
Ils savent très bien qu’il faut à peu près 20 minutes pour se sentir rassasié. En s’arrêtant à 80% de leur satiété et en laissant un peu de temps passer, ils arrivent à se sentir pleinement rassasiés quelques minutes après s’être arrêtés. Le chiffre 80% n’est bien sûr pas fait pour être exact. Le but est de comprendre le concept d’une manière lâche et de l’appliquer.
Trop de calories forcent nos cellules à brûler plus, à générer plus de radicaux libres, à vieillir plus vite. Et lorsque l’on force nos cellules à se répliquer plus que nécessaire, des erreurs de réplication peuvent subvenir (initiation du cancer).
4. Alimentation saine : que manger ?
Faut-il acheter bio ?
Le débat fait rage. Nous rentrons dans l’ère du « big bio », influencé par les lobbies agro-alimentaires. Ce qui était au départ une initiative admirable est devenu un courant marketing et industriel. « Chips à l’huile de tournesol (chauffée et donc rance) bio ». Nous tombons dans le ridicule.
Il faut retenir deux choses :
- On peut manger une alimentation bio qui est problématique. Exemple : pain blanc à la farine de froment bio et pâte à tartinée bio. Le pain blanc et la pâte à tartinée gorgée de sucres vont rapidement augmenter la glycémie sanguine et nourrir les cellules cancéreuses.
- Le bio aujourd’hui n’est plus ce qu’il était il y a quelques années, avec des harmonisations au niveau Européen qui résultent dans des standards moins stricts.
Voici des règles qui me semblent sages :
- Choisir du bio français qui est basé sur des contrôles réguliers et stricts ;
- Choisir un label qui est « plus que bio » lorsque disponible. Le label « Nature et Progrès » en fait partie.
- Choisir le bio qui provient des magasins ayant un cahier des charges sérieux et dont la réputation dépends de la qualité des produits (Bicoop par exemple).
- Les importateurs de produits bio sont obligés de tester tout échantillon de produits bio non-Français afin de mesurer les taux en pesticides et autres substances interdites par le bio. Le bio-international est donc une alternative acceptable, bien que plus aléatoire (et définitivement pas écologique).
Le but est d’absorber le moins de pesticides possibles. Des études multiples ont démontré ce que nous savions déjà : les pesticides et herbicides augmentent le risque de cancer – lymphome, sarcome, leucémie, cancer du colon, cancer des poumons, cancer du sein, cancer de la prostate, etc. Voir références (2) à (9) qui représentent un petit échantillon des études soulignant une corrélation entre pesticides et cancer.
Même si vous n’arrivez pas à trouver du bio, mangez beaucoup de fruits et légumes. Nous savons aujourd’hui que les bénéfices apportés par les vitamines, minéraux et antioxydants des fruits et légumes pèsent bien plus lourds que les risques présentés par les pesticides éventuels.
Les féculents et les sucres
Un féculent est une substance riche en amidon qui est transformée très facilement en glucose par notre organisme. Le pain blanc, les farines blanches, les pâtes, les pommes de terre, le riz blanc sont transformés très rapidement en sucres, dès la bouche grâce aux amylases salivaires. Le terme « sucre lent » pour ces aliments est trompeur car il donne une mauvaise idée sur le métabolisme des sucres qu’ils contiennent.
Les féculents sont donc à mettre dans la même catégorie que les sucres : ce sont les carburants du cancer. Lorsque l’on compare une cellule cancéreuse à une cellule normale, on s’aperçoit que la cellule cancéreuse a un appétit prodigieux pour le glucose. On utilise d’ailleurs ce phénomène à bon escient : avant de faire un tomographie par émission de positons (« PET scan »), on injecte au malade du glucose radioactif. Ce glucose ira directement se loger dans la tumeur, si tumeur il y a, et une masse plus lumineuse apparaitra à la visualisation.
De plus, les pics de glycémie entrainent une relâche important d’insuline, et l‘insuline favorise la croissance du cancer.
On notera au passage la différence entre index glycémique et charge glycémique. L’index glycémique nous indique la vitesse à laquelle les glucides que l’aliment contient vont être transformés en glucose. Mais l’index ne nous dit rien sur la quantité de glucides pour une portion donnée. La charge glycémique règle ce manque, en incluant la notion de quantité en plus de la qualité. La charge glycémique est pour moi beaucoup plus utile que l’index.
L’exemple typique utilisé pour illustrer ce point est la carotte cuite. Elle a un index glycémique relativement élevé de 56, un index qui est égal à celui d’une barre Mars au chocolat. Lorsque l’on prend en compte la quantité de glucides dans ces aliments, l’image est évidemment bien différente. Une portion de carotte cuite a une charge glycémique de 5, alors que la même portion de barre mars à une charge de 21. La carotte contient bien sûr beaucoup moins de sucres qu’une barre Mars (mais ça, je n’avais pas besoin de vous le dire !)
Des tables de charge glycémique pour chaque aliment sont disponibles sur internet.
Les acides gras et les lipides
La guerre contre les gras pendant les années 70 à 90 a créé aujourd’hui une génération de diabétiques non-insulinodépendants. Les gras ont été remplacés par les féculents et les sucres dans notre alimentation.
Nous savons aujourd’hui qu’une consommation régulière et équilibrée de bons lipides est non-seulement saine, elle est aussi essentielle à la vie. 56% du poids du corps humain est constitué de corps gras. Pour renouveler notre corps, nos cellules passent donc par une consommation non-négligeable de graisses. Les lipides transportent aussi les vitamines liposolubles dont nous avons tant besoin : les vitamines A, D, E et K.
Cholestérol : en ce qui concerne ce corps gras particulier longtemps accusé de tous les maux, il faut savoir que :
- Une grande partie du cerveau est constituée de cholestérol ;
- Le cholestérol est nécessaire à la formation de la couche de myéline des neurones. Le bien-être mental est donc lié au cholestérol.
- La bile, essentielle pour la digestion et l’assimilation des gras est faite en grande partie de cholestérol. De plus, le cholestérol de la bile est réabsorbé par l’intestin afin d’être conservé. Pourquoi notre corps aurait-il développé un tel mécanisme de conservation si le cholestérol n’était pas essentiel ?
- Le précurseur de la vitamine D est le cholécalciférol. Pour fabriquer le cholécalciférol, il faut du cholestérol.
- Les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) sont fabriquées à partir du cholestérol.
Nous avons donc besoin de cholestérol. Notre corps en fabrique une grande partie (à peu près 80% de nos besoins), mais le cholestérol alimentaire joue aussi un rôle important (20% des besoins). Un cholestérol stable et de bonne qualité se trouve, par exemple, dans le jaune d’œuf.
Ceci ne veut pas dire qu’il faut ignorer des taux déséquilibrés de cholestérol, car comme le dit le Professeur De Lorgeril, ils peuvent être un signe de « mauvaise vie ». Mais ils ne constituent pas un problème en tant que tel.
Les gras saturés : Ils se trouvent dans le beurre, la crème fraiche, les laitages, les viandes. On nous a répété, et on nous répète toujours, qu’ils déclenchent les maladies cardiovasculaires. Hors, aujourd’hui, ce lien est très contesté pour les raisons suivantes :
- Les autorités sanitaires soulignent le fait qu’une consommation de gras saturés entraine une augmentation du LDL (« mauvais cholestérol »). Elles omettent hélas une partie importante de l’information(10) : elle entraine aussi une augmentation du HDL (« bon cholestérol »), et ces augmentations sont à très court terme après le repas.
- Les gras saturés sont stables. Ils ne s’oxydent pas. Un gras oxydé est un gras toxique pour notre corps. Cette oxydation peut arriver à l’extérieur du corps (une huile de tournesol qui rancit avec le temps dans un placard) ou à l’intérieur de notre corps (la plaque artérielle est composée de corps gras qui se sont oxydés – et s’ils se sont oxydés, c’est qu’ils étaient à l’origine polyinsaturés).
- Notre corps stocke nos réserves d’énergie sous forme d’acide palmitique, un acide gras saturé. Pourquoi les animaux stockeraient-ils leurs réserves sous la forme d’une substance nocive ? Darwin aurait-il eu tort de dire que nous développons des mécanismes d’adaptation qui nous rendent plus forts ? Ceci, pour moi, n’a pas de sens. Lorsque nous brûlons nos réserves (cellules adipeuses), nous consommons donc (involontairement) une grande quantité de gras saturés, et mère nature nous a conçu de cette manière.
- Le lait maternel, substance nourricière optimisée pour le nourrisson, contient une fraction importante (entre 39% et 47%) de lipides saturés.
- Notre flore intestinale transforme les fibres alimentares en « acides gras à courte chaine ». Ces acides gras sont saturés et bénéfiques pour notre santé.
- Les méta-analyses (analyses de toutes les études scientifiques existantes) démentissent le lien entre gras saturés et maladies cardiovasculaires(11).
Les gras saturés constituent donc une source d’énergie stable, riche en vitamines liposolubles, qui ne doit pas être éliminée de notre alimentation. Comme tout, ils doivent être consommés en modération.
Les gras monoinsaturés : Ils se trouvent dans l’huile d’olive en particulier, mais aussi dans les graisses animales. Ils sont relativement stables et sains.
Les gras polyinsaturés : ils sont très fragiles et s’oxydent vite. Les plus connus sont les acides gras oméga 3 et oméga 6. Nous savons aujourd’hui que notre alimentation a évolué vers des taux disproportionnés en oméga 6 à cause d’une surconsommation de certaines huiles végétales, au détriment des oméga 3. Ce déséquilibre est pro-inflammatoire.
Les oméga 3 (en particulier l’EPA et le DHA) qui proviennent des poissons des mers froides sont les plus stables et les mieux digérés. Ils sont accompagnés d’antioxydants qui les protègent contre l’oxydation. C’est donc la meilleure forme à prendre. Manger régulièrement des poissons de mers froides (sardines, saumon, maquereaux, anchois) représente une partie importante d’une alimentation saine.
Si vous prenez des compléments alimentaires à base d’huile de poisson des mers froides, accompagnez-les d’un cocktail d’antioxydants pour les protéger (qui peut se faire tout simplement en prenant une infusion de romarin par exemple(12)).
Les précurseurs végétaux des oméga 3 (bourrache, onagre) sont très peu biodisponibles pour la personne moyenne, et donc peu adaptés à la correction de ce déséquilibre. La transformation en EPA et DHA (les composants qui nous intéressent) requiert des transformations enzymatiques multiples. En fin de chaine, très peu de ces acides gras sont transformés en EPA/DHA : entre 5% et 10% pour l’EPA et entre 2% et 5% pour le DHA(12bis).
Les acides gras trans : les industriels de l’agro-alimentaire ont inventé un frankenstein des lipides. Les acides gras trans résultent de la transformation d’un acide gras polyinsaturé (typiquement une huile végétale) en un acide gras oxydé d’usine, c’est-à-dire ranci, mais sans l’odeur ! Ils donnent une impression plus croustillante aux biscuits par exemple. Ils sont juste toxiques pour la santé. A éviter absolument.
Pour conclure, mes recommandations sont les suivantes :
- Pour la cuisson : gras saturés seulement
- Huile de noix de coco ;
- Beurre clarifié ;
- Beurre de cacao.
- Pour la consommation à froid : gras monoinsaturés et saturés
- L’huile d’olive ;
- L’huile de noix de coco à faire fondre sur les légumes vapeur par exemple ;
- Le beurre (de baratte si possible) ;
- La crème fraiche (nous parlerons des laitages plus loin).
- Les huiles riches en gras polyinsaturés (tournesol, colza, et les autres)
- Ils font pencher la balance du coté des oméga 6, ce qui me semble problématique.
Les acides gras de type oméga 6 se trouvent naturellement dans les viandes, les œufs, les laitages, etc. Ils n’ont pas besoin d’être incorporés séparément sous forme d’huiles. En trop grande quantité, ils sont pro-inflammatoires. On sait aujourd’hui que l’inflammation chronique contribue au développement du cancer, et qu’une fois la tumeur présente, un dérèglement de la cascade inflammatoire peut aggraver la situation.
De plus en plus de chercheurs et d’auteurs américains s’opposent aux huiles végétales (colza, lin, chanvre, etc). Voir les écrits de Chris Masterjohn (doctorat en science nutritionnelle) de la fameuse Weston Price Foundation, Stephane Guyenet (chercheur spécialiste de l’obésité et du métabolisme des lipides), Kriss Kresser, Dr Mary Enig, etc.
Cette section vous semblera controversée. Je vous invite à lire les différents auteurs, à vérifier les différentes sources, et à forger votre opinion. Prenez aussi en compte le fait que les oméga 3 de ces huiles ne sont que très peu convertis en forme active (EPA/DHA).
Les laitages
Ils sont problématiques pour certains (intolérance au lactose, mais surtout réactivités aux protéines du lait). Si vous suspectez une réactivité immunitaire aux laitages, il faut impérativement les éliminer, car tout promoteur d’inflammation va à l’encontre de notre effort d’établir une alimentation saine.
Comment savoir si vous êtes intolérant ? En faisant un bilan complet de votre santé présente et passée et en essayant de voir s’il existe (ou existait) des signes inflammatoires, des perturbations du système immunitaire, des allergies, douleurs articulaires ou autre qui peuvent avoir des causes alimentaires.
Il faut savoir qu’au plus le laitage est raffiné (lait ➞ yaourt ➞ fromage ➞ beurre) , au moins il contient les protéines problématiques. A un extrême nous avons le lait, à l’autre extrême nous avons le beurre clarifié (100% gras, les protéines ont été éliminées pendant la clarification). Le beurre clarifié ne sera jamais problématique. Les fromages gras le seront moins que les fromages maigres, eux-mêmes moins problématiques que les yaourts ou le lait.
Pour ceux qui tolèrent bien les laitages, envisagez une consommation modérée de :
- Lait cru
- Lait non-homogénéisé, entier si possible, éventuellement microfiltré si l’option lait cru n’est pas disponible (voir note ci-dessous)
- Fromage au lait cru
- Yaourt, fromage blanc au lait entier non-homogénéisé
- Le tout provenant d’animaux nourris sur pâturage (les études montrent que les laitages seront plus riches en oméga 3, moins riches en oméga 6, et contiendront plus de vitamines par rapport aux produits de l’élevage intensif).
Ces produits se trouvent dans de nombreux magasins bios. Demandez conseil à votre responsable de magasin, il pourra vous indiquer le bon produit.
Même pour ceux qui tolèrent bien les laitages, le processus d’homogénéisation est aujourd’hui considéré comme problématique. La grande majorité des laitages sont homogénéisés, même les laitages de brebis ou de chèvre. Le processus consiste à fractionner les particules de lipides (les exploser en microparticules) afin d’éviter la formation de couches de gras dans le lait, le yaourt ou les autres produits laitiers. Cette couche de crème naturelle dans notre lait ou yaourt fait désordre selon les géants de l’agroalimentaire. Par contre, ceci rend les laitages beaucoup moins digestes, et peuvent provoquer selon certains experts des problèmes métaboliques. Dans le contexte d’une alimentation saine, il vaut donc mieux éliminer les laitages homogénéisés.
NOTE : on m’a récemment fait remarquer qu’avec le lait microfiltré entier, il n’y a pas de séparation de la crème. Ce qui pourrait signifier que la microfiltration à pression élevée est en fait similaire à l’homogénéisation.
Les produits fermentés de type kéfir sont très intéressants car ils fournissent des souches de bactéries qui nous aident à équilibrer notre flore intestinale (ils sont donc probiotiques).
Les céréales
Le docteur Jean Seignalet(1) a démontré au travers de ses recherches et son expérience que les céréales sont problématiques pour une grande partie d’entre nous. Les études montrent que dans une proportion significative de la population, les céréales créent une inflammation chronique de la muqueuse intestinale qui est très souvent asymptomatique (aucun symptôme digestif). Les protéines sont mal digérées, et certaines deviennent allergènes, excitant constamment le système immunitaire. Voir mon article sur l’intolérance au gluten.
Ceci implique l’élimination du blé, maïs, seigle, orge, avoine et épeautre. Le riz blanc est acceptable, mais en petite quantité car il est glycémique. Le tapioca et le quinoa sont aussi acceptables en petite quantité. Le pain peut être remplacé par des biscottes de riz, là encore en petite quantité à cause de l’aspect glycémique.
Les œufs
Tous les œufs ne sont pas de qualité égale. Les études montrent que les œufs provenant de poules élevées en plein air (avec possibilité de se nourrir d’insectes ainsi que de plantes diverses) sont beaucoup plus riches en oméga 3 (19 fois plus), contiennent moins d’oméga 6, contiennent plus de vitamine A (2 à 3 fois plus), plus d’acide folique et de vitamine B12. Il faut donc acheter les bons œufs.
Notez au passage que le terme « élevé en plein air » est tout autant problématique que le terme « naturel ». Il est abusé et manipulé. Mieux vaut donc connaître son producteur afin de vérifier si effectivement, ses poules évoluent dans un bon environnement, ou si elles naissent et meurent dans un hangar qui comporte une porte minuscule pour les laisser sortir sur un mètre carré de béton.
Ceci étant dit, les œufs de poules « libres » sont très nutritifs. Le jaune en particulier contient des antioxydants protégeant son cholestérol et un spectre d’acides gras intéressant. Ils contiennent aussi les 8 acides-aminés essentiels dont notre corps à besoin. Consommés régulièrement, plusieurs fois par semaine, ils jouent un rôle important dans une nutrition équilibrée, et ne créent aucun risque du coté cardiovasculaire (là encore, une vue erronée basée sur un lien de causation inexistant entre cholestérol et maladies cardiovasculaires).
L’achide arachidonique des œufs est le seul point problématique car il est pro-inflammatoire. Néanmoins, la vue d’ensemble de l’œuf reste très positive. Afin de protéger les acides gras délicats de l’œuf, les meilleures manières de les préparer sont les suivantes :
- A la coque ;
- Au plat, mais en gardant le jaune froid. Placer l’œuf dans une poêle pas très chaude et étalez rapidement le blanc afin qu’il cuise le plus vite possible. Pour voir si la cuisson est réussie : le jaune doit toujours être froid en bouche.
- Brouillé au bain marie, si vous avez le temps et la patience.
La cuisson en omelette va dégrader une partie des acides gras. Idem pour les œufs incorporés aux préparations chauffées. Malgré tout, même cuit, l’œuf reste un aliment à privilégier. Ne vous privez pas d’œufs durs et d’omelettes de temps en temps. Sauf bien sur si vous avez une intolérance alimentaire aux oeufs (cela peut arriver).
Les poissons
Nous avons déjà parlé des poissons des mers froides qui sont à consommer plusieurs fois par semaine si possible. Leur taux très favorable en oméga 3/oméga 6 a un effet protecteur contre les cancers(13).
Faut-il s’inquiéter du taux de mercure qui peut s’accumuler dans certains poissons ? Jusqu’à récemment, nous pensions que oui. Mais nous en savons un peu plus aujourd’hui sur l’ingestion et l’élimination du mercure.
Nous savons par exemple que le sélénium nous protège contre la toxicité du mercure, et le poisson est l’un des aliments qui contient le plus de sélénium. Si un poisson contient plus de sélénium que de mercure, il ne posera aucun problème de santé, et il est bon de savoir que la plupart des poissons consommés régulièrement par les français font partie de ce cas de figure.
Qu’en est-il des taux de PCB (polychlorobiphényles) et d’autres dioxines ? Nous savons aujourd’hui que très souvent, certaines viandes, certains légumes et certains produits laitiers en contiennent beaucoup plus dû à la contamination du sol. Les poissons n’en sont pas une source significative.
J’en conclue donc que manger du poisson 2 à 3 fois par semaine ne peut que faire du bien. Les poissons des mers froides doivent avoir priorité, mais d’une manière générale tous les poissons seront bons pour la santé. Les fruits de mer sont eux aussi excellents.
Les viandes
Pour ceux qui en consomment, les protéines animales fournissent des avantages : richesse en B12, en fer bien assimilable, en vitamines liposolubles.
Lorsque l’on parle de vitamines, minéraux et oligo-éléments, il ne faut pas parler du taux contenu dans un aliment particulier. Il faut parler de biodisponibilité, c’est-à-dire de notre capacité à extraire ces composants de la nourriture et les digérer.
Les oméga 3 sont par exemple beaucoup plus biodisponibles dans les poissons des mers froides que dans l’huile de noix. Le fer est beaucoup plus biodisponible lorsqu’il provient d’hémoglobine animale (viande rouge) que lorsqu’il provient des lentilles par exemple.
Point très important : la qualité de la viande. Préférez moins de viande, mais achetez de la qualité. Car une viande de bœuf élevé en pâturage contiendra un spectre d’acides gras beaucoup plus bénéfique que la viande d’un bœuf élevé au grain. De plus, elle contiendra plus d’acide linoléique conjugué, qui a des propriétés anti-cancer(15).
Les viandes à privilégier sont les viandes contenant le moins d’acides gras de type oméga 6 (pro-inflammatoires) :
- Le bœuf ;
- Le veau ;
- L’agneau ;
- Le gibier en tout genre (lièvre, chevreuil, faisan, etc.) ;
- Les abats (foie, gésiers, cervelle, etc.) bio ou provenant d’un éleveur de confiance ;
- Le lapin.
Fruits à coque
Les fruits à coque sont une bonne source de protéines et d’acides gras.
- Les fruits à coque sont saisonniers, en général cueillis pendant l’automne et consommés en automne et hiver ;
- Idéalement, ils sont conservés dans leur coque, qui les protègent contre le stress oxydatif ;
- Ils sont consommés régulièrement mais en petite quantité, car les extraire de leur coque est un processus contraignant et logiquement, nos ancêtres ne les mangeaient pas par poignée comme on peut le faire aujourd’hui.
Tout fruit à coque, lorsque sorti de sa coque, doit se conserver au réfrigérateur. La coque protège le fruit contre l’oxydation du monde extérieur. Faute de coque, on utilise le réfrigérateur pour ralentir le vieillissement prématuré des acides gras polyinsaturés. Car une graisse rancie est une graisse toxique pour l’organisme. Méfiez vous donc des fruits à coque qui ont séjourné dans un sac au supermarché, ou sur une étagère chez vous pendant plus d’un an. Un goût de rance, même si très discret, est un signe qu’il faut se débarrasser du lot.
Les fruits à coque suivants sont suffisants pour nous apporter une diversité gustative quotidienne tout en limitant la quantité d’acides gras oméga 6 absorbés :
- Amandes
- Noisettes
- Pistaches
Les noix sont beaucoup plus riches en acides gras oméga 6 qui sont problématiques. Certes ils contiennent aussi beaucoup de précurseurs d’EPA et DHA (oméga 3), mais ce ne sont que des précurseurs. Comme je l’ai expliqué auparavant, notre taux de conversion varie entre 0% et 8%, les taux les plus hauts étant rencontrés chez la personne en santé optimale avec une digestion optimale (plutôt rare de nos jours).
La noix du Brésil est l’un des aliments les plus riches en sélénium, un oligoélément qui agit en tant qu’antioxydant. Les recherches(30) montrent que le sélénium déclenche l’apoptose des cellules cancéreuses et peut donc être utilisé dans les protocoles de prévention et de traitement du cancer. Notez qu’une seule noix du Brésil fournit une ration journalière de sélénium (95 µg), et qu’un excès de sélénium n’est pas bon pour la santé.
Les légumes
Ce sont des aliments anti-cancer en puissance(13)(16)(17). Nous allons donc beaucoup en parler dans ce guide. Et comme je l’ai dit auparavant, entre manger des légumes non-bio, et ne pas manger de légumes, il n’y a pas d’hésitation à avoir. Mangez des légumes !
Pour illustrer ce point, une étude(16) estime que 20.000 cas de cancers par an pourraient être évités en augmentant notre consommation de légumes et fruits, alors que 10 cas de cancers par an seraient causés par l’augmentation de la consommation de pesticides sur ces légumes et fruits. Les bénéfices écrasent donc les risques potentiels.
- Mangez des légumes ! Tous les jours, à tous les repas, et en quantité ;
- Mangez des légumes de saison ;
- Mangez des légumes bio (surtout français) si vous pouvez vous le permettre ;
- Mangez surtout des légumes locaux qui n’ont pas traversé la moitié de la planète et qui ont donc été ramassés à maturité ;
- Variez les couleurs afin de multiplier les sources d’antioxydants (nous allons en reparler plus bas) ;
Utilisez toutes les familles de légumes afin de maximiser le spectre des nutriments :
- Les cucurbitaceae : famille du concombre, de la courgette et de la courge
- Les solanaceae : famille de la tomate, poivron, aubergine et piment
- Les brassicaceae (crucifères) : famille du choux, navet, moutarde, raifort, et cresson
- Les asteraceae : famille de la laitue, chicorée, artichaut, topinambour
- Les apiaceae : famille de la carotte et du persil
- Les chenopodiaceae : famille de la betterave et de l’épinard (voir en particulier mon article sur le pouvoir anti-cancer de la betterave rouge) ;
- Les fabaceae : famille des légumineuses (lentilles, haricots en grains) et des pois
- Les alliaceae : famille de l’oignon et de l’ail
La pomme de terre a une charge glycémique élevée et nous essayons de réduire l’apport de glucose afin d’affamer les cellules cancéreuses. La pomme de terre, consommée en petite quantité, ne pose pas de gros problèmes. Mais elle est tellement associée à la malnutrition moderne (frites, chips, pommes dauphines industrielles pleines de gras oxydés) qu’il est parfois bon de les éliminer dans un premier temps afin de réduire les tentations.
La cuisson
Certaines personnes ont des problèmes intestinaux inflammatoires, et les crudités empirent souvent leur situation (les fibres insolubles agissent parfois comme un tampon à récurer sur la muqueuse intestinale fragile). Basé sur mes observation, le crudivorisme n’est pas toléré par tout le monde.
De plus, lorsque l’on consulte les différents courants de médecine énergétique (la médecine ayurvédique par exemple), on s’aperçoit que les crudités sont de nature froide, et que certaines personnes ont surtout besoin de chaud. Certaines saisons froides demandent aussi un apport de chaud – l’hiver par exemple.
Mes vues sont les suivantes :
- Une certaine quantité de crudités lorsque tolérées, et toujours consommées en début de repas, mais aussi…
- La cuisson vapeur, qui conserve une grande partie des vitamines
- La cuisson en bouillon qui est elle aussi relativement respectueuse des aliments.
La cuisson dans un bouillon a la capacité de récupérer les minéraux et autres constituants libérés par la cuisson. Le bouillon sera donc consommé avec les aliments.
Les légumes riches en caroténoïdes
Les caroténoïdes sont les pigments responsables de certaines couleurs jaune, orange, rouge et vert dans le monde des légumes. Les études montrent que ces composants nous protègent contre le cancer. Les études précliniques montrent que les caroténoïdes ont un fort potentiel anticancer in-vitro et in-vivo(18).
Les caroténoïdes suivants ont des propriétés anti-carcinogéniques : β-carotène, a-carotène, lycopène, lutéine, zéaxanthine, β-cryptoxanthine, fucoxanthine, canthaxanthine et astaxanthine.
Les légumes suivants fournissent des quantités non-négligeables de caroténoïdes :
- Les carottes
- Les ignames ou patates douces
- Les courges et squash
- Les tomates
- Tout autre légume à couleur orange ou rouge
- Tout légume-feuille de couleur vert foncé : le choux frisé, le brocolis, les épinards, le vert de blettes, etc.
Les crucifères
Ils contiennent des composants qui sont anti-cancer par excellence(19) (indoles, isothiocyanates, sulforaphanes en particulier). Les indoles semblent désactiver les composants cancérigènes ou bloquer leur absorption. Les crucifères induisent aussi les processus de détoxification du foie.
Les crucifères contiennent aussi des taux élevés de vitamine A, C et E, ainsi que des minéraux.
Consommez des crucifères régulièrement, tous les jours si vous le pouvez. Ce sont les légumes anti-cancer les plus intéressants. Puisez dans la liste suivante :
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Une cuisson à la vapeur est préférable à la consommation crue, car certains composants de ces légumes sont goitrogènes (inhibent les fonctions thyroïdiennes). Ces substances sont partiellement éliminées pendant la cuisson.
Les salades sauvages
Toute salade sauvage de type pissenlit, feuilles de moutardes, roquette, le pourpier, toute autre feuille sauvage comestible de couleur vert foncé (chénopode bon henry, etc.) sont très riches en chlorophylle et minéraux, et stimulent nos organes d’élimination. Une alimentation saine devra prendre en compte les précautions d’emploi pour ces végétaux (richesse en oxalates, etc).
La salade de pissenlit à la sortie de l’hiver est particulièrement bonne en tant que cure dépurative et en prévention de toute maladie dégénérative.
Ail et oignon
On me pose parfois la question suivante : si vous aviez à choisir une seule plante médicinale, laquelle choisiriez-vous ? Ma réponse est l’ail. Sans hésiter.
Les capacités protectrices de l’ail contre les maladies cardiovasculaires et les cancers divers(19)(20)(21)(22)(23), son rôle dans le processus de détoxification du foie, et ses propriétés antibactériennes le rendent absolument indispensable.
Toute la famille de l’oignon a des propriétés anti-cancer et stimulatrices du système immunitaire. Car il faut toujours garder en tête que dans le processus du développement du cancer, c’est le système immunitaire qui n’arrive plus à faire son travail.
Consommez quotidiennement des oignons, échalote, poireaux, ciboulette, ciboule, et surtout de l’ail. Et tant pis pour l’haleine. Pour ceux qui veulent suivre ce programme d’alimentation saine et qui se soucient de leur mauvaise haleine, on trouve aujourd’hui en pharmacie ou sur internet des compléments alimentaires à base d’ail désodorisé.
Considérez 1 à 2 gousses d’ail frais pendant le repas au moins 4 fois par semaine en prévention. Pour une approche plus efficace, 1 à 2 gousses d’ail frais par jour, le repas du soir étant le moins gênant d’un point de vue haleine.
Pour l’ail, voici la manière optimale de le préparer :
- Ecrasez les 2 gousses d’ail à l’aide d’un presse-ail ;
- Etalez l’ail écrasé sur une assiette afin de maximiser la surface de contact avec l’air ;
- Laissez reposer 10 minutes ;
- Consommez.
Le contact à l’air permet une libération optimale d’allicine, un des composants actifs qui nous intéresse.
Les champignons
Les champignons activent le système immunitaire et participent donc à la protection contre le développement du cancer. Certains champignons sont de plus en plus étudiés pour leurs propriétés anti-cancer. Le shiitake et le maïtake ont en particulier une excellente réputation médicinale.
Mais les recherches nous montrent que de nombreuses autres familles de champignons(24) ont des propriétés intéressantes, et qu’on commence juste à découvrir leurs facultés médicinales. Les familles suivantes présentent du potentiel : Phellinus, Pleurotus, Agaricus, Ganoderma, Clitocybe, Antrodia, Trametes, Cordyceps, Xerocomus, Calvatia, Schizophyllum, Flammulina, Suillus, Inonotus, Inocybe, Funlia, Lactarius, Albatrellus, Russula, et Fomes.
Afin de ne pas passer à coté des bonnes choses, consommez régulièrement les champignons qui sont disponibles dans les magasins autour de chez vous.
Les légumineuses
Ils peuvent être consommés occasionnellement dans le cadre d’une alimentation saine, en s’assurant qu’ils aient étés trempés pendant une nuit avant la cuisson, afin d’éliminer une partie des phytates et des inhibiteurs d’enzymes digestives qu’ils contiennent. Ils sont riches en protéines, mais ne contiennent pas les 8 acides aminés essentiels.
Les fruits
Consommez quotidiennement des fruits bio, locaux et de saison, afin de maximiser l’apport en vitamines, minéraux et antioxydants. A choisir, il est préférable de consommer ceux qui ont une charge glycémique faible.
Voici les fruits les plus prometteurs dans un programme d’alimentation saine :
- Les baies rouges et noires, très riches en vitamines et antioxydants.
- Les raisins, riches en resvératrol, l’un des antioxydants les plus puissants et un nutriment anti-cancer(31). Achetez des raisins qui contiennent des graines et écrasez les graines entre vos dents avant de les avaler. Ils contiennent des flavonoïdes bénéfiques.
- Les agrumes contiennent une grande quantité de flavonoïdes qui agissent comme inhibiteurs du cancer. Achetez des agrumes bio, lavez la peau et de temps en temps consommez un morceau de peau : elle contient du D-limonène, un composant anti-cancer
- Les fraises et les framboises
- Les pommes(25) et les poires
- Les cerises
- Les abricots
- Les prunes
- Les pêches
- Les figues
Les fruits suivants sont à consommer avec modération :
- Les fruits secs suivants : dattes et raisins secs
- Les bananes
- Les melons et les pastèques
- Les ananas
- Les mangues et les papayes
Voici quelques conseils de consommation :
- Les fruits contenant une certaine quantité de sucres, consommez-les en modération (contrairement aux légumes qui peuvent être consommé sans modération) ;
- Consommez les fruits dans le contexte d’un repas contenant protéines et corps gras afin de lisser les pics de glycémie ;
- Si possible, consommez-les avec les substances hypoglycémiantes, la cannelle par exemple (saupoudrée sur les fruits coupés), ou le fenugrec.
Dans le doute, la règle à suivre est très simple : consommez des fruits ! Ils ont largement démontré leurs pouvoirs anti-cancer(13).
Les herbes et épices dans l’alimentation saine
Les herbes aromatiques ont des propriétés antioxydantes et anti-cancer étonnantes. Il faut les consommer sans modération, d’une manière culinaire, mais aussi en infusions. Certaines plantes aromatiques comme le romarin contiennent des taux d’antioxydants et de constituants anti-cancer très élevé. Elles favorisent aussi une meilleure digestion, distribution et élimination.
De plus, elles amènent du goût et égayent les plats. Les herbes suivantes sont à inclure journalièrement dans votre alimentation :
- Le thym
- Le romarin
- La sauge
- La marjolaine
- La sarriette
- La lavande (qui ajoute un petit gout étonnant à certains plats)
- L’origan
- Le basilic traditionnel ou le basilic sacré
- Les graines de fenouil, de celery, de carvi
Les épices suivants sont aussi à inclure journalièrement :
- Le gingembre
- Le curcuma
- La noix de muscade
- Le safran
- Le piment
- Le cumin
- Le coriandre
- La cannelle
- La cardamome
- Les clous de girofle
- Le poivre
- Etc.
La liste des études scientifiques démontrant les propriétés anti-cancer des épices ci-dessus serait trop longue à citer. Le défunt David Servan-Schreiber a beaucoup vanté le curcuma. Mais ils ont tous des propriétés excellentes.
Notez que le curcuma n’est pas très biodisponible sous forme de poudre simple. Son absorption est augmentée lorsqu’il est pris en présence de pipérine (c’est-à-dire de poivre moulu) et de lipides (de l’huile d’olive par exemple).
Un de mes accompagnements préféré pour les légumes vapeur est le suivant :
- 2 gousses d’ail écrasées
- 2 cuillères à café de curcuma
- 1/2 cuillère à café de poivre moulu
- Assez d’huile d’olive pour faire une pâte fluide
Les algues
Les algues pulvérisées peuvent être utilisées à la place du sel. Vous pouvez aussi les utiliser dans les soupes, ou les ajouter à certains plats coupées en petit morceaux. De nombreuses espèces exhibent des propriétés anti-tumorales(26)(27). De plus, elles sont riches en minéraux et en iode.
Vous trouverez différents types d’algues dans votre magasin bio. Elles sont en général vendues sous forme déshydratée, et peuvent donc être soit pulvérisées, soit ajoutées aux plats en les coupant au ciseau par exemple. Vous trouverez par exemple du Konbu, Wakame, ou Nori. Elles sont toutes bonnes.
La chlorella est une algue un peu particulier dont on parle beaucoup en ce moment. Elle augmente l’efficacité du système immunitaire et offre des propriétés anti-cancer(28) en protégeant l’ADN de nos cellules et en déclenchant l’apoptose (mort programmée) des cellules cancéreuses.
Le soja
Pour ceux qui ont des sensibilités alimentaires de type sensibilité au gluten, mieux vaudra éviter tout produit à base de soja, car les protéines du soja peuvent s’avérer aussi problématiques que celles des céréales.
Pour ceux qui n’ont aucune sensibilité alimentaire, ce sont les formes fermentées de soja qui sont les plus bénéfiques pour la santé. Elles se trouvent en général en magasin bio sous les formes suivantes :
- Le tempeh (un pain de graines de soja fermentées)
- Le miso (une pâte noire que l’on peut ajouter aux soupes ou autres plats)
- Le shoyu (sauce de soja)
- Le natto (fèves de soja fermentées et d’aspect gluant)
Les formes non-fermentées (tofu, lait et yaourts au soja) contiennent des quantités de phytates élevées, et suivent des processus de fabrication des plus industriels, avec utilisation de produits chimiques problématiques (hexane en tant que dissolvant par exemple).
La plupart des recherches sur le soja et le cancer ont été faites en utilisant la génistéine, un composant isolé du soja qui ne reflète pas spécialement les propriétés de la fève entière. La génistéine semble avoir des effets bénéfiques sur les types de cancers qui impliquent les cascades hormonales (cancer du sein et cancer de la prostate en particulier).
Les boissons dans l’alimentation saine
L’eau
Buvez une eau de source ou une eau filtrée. Un système de filtration connecté directement sur l’une de vos arrivée d’eau est coûteux mais en vaut l’investissement lorsque l’on sait ce qu’on trouve dans les eaux de ville ou dans les nappes phréatiques pour ceux qui ont un puits.
Thé vert
Sa réputation de boisson anti-cancer n’est plus à faire. Je ne citerai aucune étude scientifique ici, la liste serait trop longue. C’est une boisson à consommer sans modération, tant que la caféine ne crée pas d’excitation chez la personne. Sinon, jeter la première d’infusion au bout d’une minute de trempage, et infuser une deuxième fois.
L’accident de Fukushima complique par contre la tâche du coté de l’achat du bon produit. Les niveaux d’irradiation découverts dans certains échantillons font beaucoup réfléchir.
Au moment où j’écris cet article, consommez plutôt des thé verts provenant d’autres pays, ce qui n’est pas spécialement pratique à trouver. Le mieux est probablement de visiter une maison de thé spécialisée et de s’enquérir de la provenance.
Le vin rouge
Un verre de vin rouge par jour est pour moi une bonne mesure de prévention car il contient des polyphénols qui sont des antioxydants très efficaces (resvératrol en particulier) et jouent un rôle anti-cancer(31). Buvez votre vin rouge pendant le repas afin de lisser l’absorption d’alcool dans le temps et de diminuer la charge sur le foie.
La cuisson des aliments
Le docteur Seignalet a examiné l’influence de la cuisson des aliments sur la santé d’une manière détaillée(1bis). La cuisson entraine des changements de configuration de molécules alimentaires, ainsi que la recombinaison de plusieurs de ces molécules entre elles. Au plus la température est élevée et au plus la cuisson est longue, au plus ces changements vont s’opérer. Les produits qui en résultent sont des cancérigènes potentiels et peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme.
On notera en particulier les effets néfastes du brunissement et noircissement du barbecue, de la plancha et de la cuisson à la poêle.
Tout lipide polyinsaturé ne doit pas être chauffé, sous peine de s’oxyder immédiatement. La cuisson à l’huile de tournesol, de colza, de noix et tout autre huile contenant une proportion non-négligeable de gras polyinsaturés est à éviter.
Conseils pratiques pour une alimentation saine :
- Favorisez la cuisson vapeur, et pas seulement pour les légumes (les poissons par exemple peuvent être cuits à la vapeur) ;
- Favorisez la cuisson dans un bouillon ou tout autre liquide qui agit comme tampon entre le récipient chaud et l’aliment ;
- N’utilisez que des graisses saturées pour la cuisson : huile de noix de coco, beurre de cacao, beurre clarifié de type ghee ;
- Evitez tout brunissement ou noircissement des aliments ;
- Evitez les grillades et les fritures, et notez que la cuisson à la plancha, bien que moins problématique que le barbecue car pas de brûlage direct des graisses, crée aussi un brunissement ou noircissement des aliments ;
- Evitez les poêles et casseroles avec un revêtement téflon (libère du polytetrafluoroethylene). Utilisez plutôt des ustensiles en inox ;
- Evitez les ustensiles en aluminium.
Les aliments préparés
Evitez les aliments préparés de supermarché car ils contiennent une liste d’ingrédients et conservateurs qui sont problématiques. La préparation maison de tous les plats est la seule manière d’assurer la présence et la qualité des bons ingrédients.
Evitez les boites de conserves car l’intérieur des boites est souvent tapissé de Bisphénol A, une substance clairement problématique pour la santé(32).
5. Jeûner
Une étude récente(29) faite sur des souris démontre que jeûner rend les cellules cancéreuses plus vulnérables à la chimiothérapie et protège les cellules saines. Les souris qui subirent le jeûne avec la chimiothérapie eurent de bien meilleures chances de survie. Dans certains cas, la combinaison des deux arriva à éradiquer les cellules cancéreuses complètement, même les métastases.
Les chercheurs postulent la chose suivante : lorsque les temps sont durs, les cellules normales augmentent leurs mécanismes de protection en attendant des « jours meilleurs ». Ce qui n’est pas le cas des cellules cancéreuses qui ne savent faire qu’une chose, se reproduire à l’infini, ce qui les rend plus vulnérables.
Le jeûne intermittent doit pour moi être pratiqué d’une manière régulière, et le jeûne en cure doit être considéré une fois par an idéalement. Jeûner, paradoxalement, devrait faire partie d’un programme d’alimentation saine. C’est une excellente mesure de prévention. Si vous avez une pathologie déclarée, consultez votre médecin avant d’entreprendre un jeûne.
Références « alimentation saine »
(1) Sung B, Prasad S, Yadav VR, Lavasanifar A, Aggarwal BB. « Cancer and diet: How are they related? » Free Radic Res. 2011 Aug;45(8):864-79. Epub 2011 Jun 9. Review.
(1bis) Seignalet, Jean, « L’alimentation ou la 3ème médecine« , 2012 (édition revue et augmentée)
(2) Zakerinia M, Namdari M, Amirghofran S. « The Relationship between Exposure to Pesticides and the Occurrence of Lymphoid Neoplasm. » Iran Red Crescent Med J. 2012 Jun;14(6):337-44. Epub 2012 Jun 30.
(3) McGlynn KA, Trabert B. « Adolescent and adult risk factors for testicular cancer. » Nat Rev Urol. 2012 Apr 17;9(6):339-49. doi: 10.1038/nrurol.2012.61.
(4) Boada LD, Zumbado M, Henríquez-Hernández LA, Almeida-González M, Alvarez-León EE, Serra-Majem L, Luzardo OP. « Complex organochlorine pesticide mixtures as determinant factor for breast cancer risk: a population-based case-control study in the Canary Islands (Spain). » Environ Health. 2012 Apr 25;11:28.
(5) Persson EC, Graubard BI, Evans AA, London WT, Weber JP, LeBlanc A, Chen G, Lin W, McGlynn KA. « Dichlorodiphenyltrichloroethane and risk of hepatocellular carcinoma. » Int J Cancer. 2012 Nov 1;131(9):2078-84. doi: 10.1002/ijc.27459.
(6) Pahwa P, Karunanayake CP, Dosman JA, Spinelli JJ, McDuffie HH, McLaughlin JR. « Multiple myeloma and exposure to pesticides: a Canadian case-control study. » J Agromedicine. 2012 Jan;17(1):40-50.
(7) Andreotti G, Silverman DT. « Occupational risk factors and pancreatic cancer: a review of recent findings. » Mol Carcinog. 2012 Jan;51(1):98-108.
(8) Miranda-Filho AL, Monteiro GT, Meyer A. « Brain cancer mortality among farm workers of the State of Rio de Janeiro, Brazil: a population-based case-control study, 1996-2005. » Int J Hyg Environ Health. 2012 Sep;215(5):496-501.
(9) Pahwa P, Karunanayake CP, Dosman JA, Spinelli JJ, McLaughlin JR; Cross-Canada Group. « Soft-tissue sarcoma and pesticides exposure in men: results of a Canadian case-control study. » J Occup Environ Med. 2011 Nov;53(11):1279-86.
(10) Hoenselaar R. « Saturated fat and cardiovascular disease: the discrepancy between the scientific literature and dietary advice. » Nutrition. 2012 Feb;28(2):118-23.
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(24) Patel S, Goyal A. « Recent developments in mushrooms as anti-cancer therapeutics: a review. » 3 Biotech. 2012 Mar;2(1):1-15. Epub 2011 Nov 25.
(25) Hyson DA. « A comprehensive review of apples and apple components and their relationship to human health. » Adv Nutr. 2011 Sep;2(5):408-20. Epub 2011 Sep 6. Review.
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(29) Lee C, Raffaghello L, Longo VD. « Starvation, detoxification, and multidrug resistance in cancer therapy. » Drug Resist Updat. 2012 Feb-Apr;15(1-2):114-22.
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(32) Singh S, Li SS. « Epigenetic effects of environmental chemicals Bisphenol A and phthalates. » Int J Mol Sci. 2012;13(8):10143-53.





















108 réponses
Bonjour, connaîtriez-vous un livre ou des ressources concernant l’ordre dans lequel manger les aliments, les aliments qu’il faut éviter d’associer, le temps à attendre entre l’ingestion de différents types d’aliments? Dans le but de faciliter une digestion difficile, d’éviter la putréfaction… Merci d’avance et merci pour cet article très intéressant
Bonjour Thomas
je ne saurais vous répondre tellement il y a de littérature sur le sujet
de mon point de vue , le livre de Seignalet « l’alimentation ou la troisième médecine » est une excellente base, sachant qu’il n’y a pas de protocole universel , mais une hygiène alimentaire à adapter à chaque personne
Merci beaucoup
Bonjour Sabine,
Après lecture de cet article qui nous résume très bien tout cet aspect délicat de la nutrition, je note que Christophe fait référence à Seignalet qui fait aussi partie de ma bibliothèque. La 5 ème édition de cet ouvrage si passionnant et éclairant quant au rapport entre alimentation et maladies dégénératives, auto-immunes etc. date d’avant 2010…Ne trouve t’on pas d’ouvrages plus récents à ce sujet ?
J’ai celui du Dr JP Poinsignon : « Rhumatismes et si votre alimentation était coupable ? mais lui aussi commence à dater …
Voilà donc une question plus bibliographique que sur la santé 😉
Merci de ton retour,
Fabienne
bonjour Fabienne
Voici la réponse de Christophe
l’alimentation est devenue beaucoup plus complexe aujourd’hui avec de multiples courants et styles à tester : paléo, Okinawa, cétogène, méditerranéen, DASH, FODMAPs, etc. Tout dépend des déséquilibres en question. Pour les problématiques autoimmunes et ostéoarticulaires, je n’ai pas encore trouvé mieux que les régimes d’élimination de type Seignalet, et pour aller plus loin encore lorsque situation avancée, Autoimmune Diet des américains.
Bonjour,
Avez vous une marque à préconiser de complément en oméga 3 sous forme EPA/DHA ?et sans métaux lourd bien sur !
Merci pour cet article.
Bon dimanche
bonjour Thomas
Désolée non pas de marque à proposer , cela n’est pas possible dans le cadre du site