Bonjour,
Lorsqu’on regarde ce qui se fait dans différents pays du monde, lorsque le système de santé intègre les thérapies naturelles en complément des approches conventionnelles, on voit que les plantes apportent de réels bénéfices. Donc ça, c’est d’un point de vue clinique.
D’un point de vue de la recherche, nous avons des pays comme l’Inde, la Chine, l’Iran qui subventionnent de nombreuses études sur les plantes médicinales et valident les propriétés traditionnelles des plantes, en plus de nous ouvrir de nouvelles voies. Alors certes, on ne parle pas des budgets des entreprises pharmaceutiques pour tester les nouvelles molécules. Les échantillons ne sont jamais assez gros pour satisfaire la communauté scientifique.
Mais les résultats sont observables. On peut voir une amélioration de la qualité de vie, parfois rapide, parfois un peu plus longue, mais souvent significative. Et dans les maladies chroniques dégénératives, toute amélioration est bonne à prendre.
Par contre, plus la condition est avancée d’un point de vue pathologique, plus l’utilisation de la plante médicinale devient délicate. Car il peut y avoir interactions avec une poly-médicamentation en place. Et dans un contexte pathologique, le médecin est le décisionnaire central. Idéalement, ça devrait inclure les plantes, avec pour objectif d’apporter une qualité de vie optimale au patient. En pratique, très souvent, l’information ne circule pas.
Dans le passé, j’ai décidé d’éviter certains sujets qui me semblaient un peu épineux. Du moins, mon rôle, en tant que non professionnel de la santé, non-médecin, non-pharmacien, me semblait compliqué à positionner. Aujourd’hui, j’estime que chacun a un rôle à jouer dans une équation très complexe qui est l’amélioration de la vie de chaque individu qui souffre. Et chacun peut le faire dans le respect de l’autre et de ce qu’il a à apporter.
C’est ce que je vais tenter de faire aujourd’hui avec un sujet qui relève de la cardiologie : l’angine de poitrine. Mon but est de vous expliquer ce que nous dit la science et la tradition au sujet des plantes qui pourraient aider à regagner une meilleure qualité de vie dans ce contexte. Je ne suis pas en train de vous dire de sauter sur ces plantes si cette condition vous touche. Il faudra voir avec votre équipe médicale. Mais j’ai envie de faire circuler l’information.
Donc, on parle d’angine de poitrine (qu’on appelle aussi angina pectoris, ou angor). C’est un symptôme cardiovasculaire qui va s’exprimer par une douleur thoracique. Cette douleur est transitoire, c’est-à-dire qu’en général, elle ne dure pas. Et elle est due à ce qu’on appelle une ischémie du myocarde. Ischémie, ça signifie que l’apport de sang est insuffisant. Ici, on parle du myocarde, donc du muscle du cœur. Le muscle qui permet au cœur de faire son travail est en train de s’étouffer. Il manque d’oxygène. Et donc il envoie un signal d’alarme qui s’exprime comme une douleur constrictive, c’est-à-dire que la personne a l’impression que son thorax est pris dans un étau. Et puis il y a essoufflement, fatigue, sueurs, nausées.
Le médecin sera bien évidemment en charge du diagnostic, en fonction des symptômes, imagerie, électrocardiogramme, épreuve d’effort, bilan sanguin, etc.
Pourquoi ce manque d’oxygène ? Quel est le système qui apporte l’oxygène au cœur ? C’est le système artériel. Les artères coronaires pour être précis. Le cœur alimente tout le réseau artériel, il pompe le sang dans l’aorte, et l’aorte permet d’acheminer le sang vers de nombreuses zones du corps dont le myocarde au travers des artères coronaires.
S’il y a une sténose de ces artères coronaires, c’est-à-dire un rétrécissement du tuyau, le sang n’arrive plus à circuler efficacement vers le cœur. Manque d’oxygène. La cause principale de l’angine de poitrine, aujourd’hui, c’est la plaque d’athérome. C’est cette plaque artérielle qui réduit le diamètre des coronaires. L’Assurance Maladie française nous dit qu’elle est responsable de 90% des cas. C’est un sujet que je développerai une autre fois (pourquoi cette plaque se développe-t-elle, etc.)
Il existe une forme plus rare, qui s’appelle angor vasospastique, et qui est due à une contraction anormale et intermittente d’une artère coronaire, que cette artère soit saine ou le siège de plaques d’athérome. Mais bon, c’est un cas un peu à part. Dans la majorité des cas, l’obstruction est due à la plaque artérielle.
La profession médicale distingue différents types d’angine :
En ce qui concerne la prise en charge médicale, elle dépend de la situation spécifique de la personne, du type d’angine (stable ou instable). Il peut y avoir chirurgie avec pose de stents dans les artères coronaires sténosées.
Pour le médicaments, classiquement, on trouve :
Il est donc classique d’avoir une poly-médicamentation, avec plusieurs molécules prises chaque jour. Le risque d’interactions avec les plantes est donc non négligeable. Déjà, le risque d’interaction entre ces différentes molécules médicamenteuses est non négligeable. Mais si on rajoute les plantes, ça fait encore plus d’inconnues.
Votre interlocuteur pour ce genre de questions, c’est le pharmacien. C’est toujours une bonne ressource à consulter, en particulier si vous en trouvez un qui s’intéresse aux plantes. Je ne vais pas parler des risques d’interactions plantes-médicaments dans cet épisode, mais sachez qu’ils existent et qu’il faut les passer en revue.
OK, ceci étant dit, je vous propose qu’on s’intéresse aux plantes qui semblent prometteuses dans le contexte de l’angine de poitrine. Contrairement à d’autres épisodes, je ne vais pas m’aventurer à vous proposer des programmes avec telle ou telle plante, les quantités, etc. C’est trop délicat et c’est du cas par cas, et ça doit être impérativement validé par votre équipe médicale.
Ce que j’aimerais faire, en revanche, c’est vous ouvrir des perspectives et vous donner envie de faire plus de recherche sur le sujet. J’aimerais aussi vous amener de nouvelles plantes que vous ne connaissez peut-être pas. Je vais vous présenter 3 plantes principales, une de médecine ayurvédique, une de médecine chinoise, et une de chez nous. Donc on va voyager un peu.
On pourrait sélectionner l’une de ces trois plantes comme pilier d’un programme. Ensuite, je vous parlerai de plantes auxiliaires, qui viennent soutenir d’une manière un peu plus large la problématique.
Notez que la partie développement de l’athérome doit être incluse dans une stratégie globale. En supposant que l’on parle d’angine de poitrine provoquée par une ischémie à cause de la plaque artérielle. Le but, c’est de freiner le développement de cette plaque, car sinon, elle ne va pas s’arrêter là. Elle va continuer son travail d’obstruction. Je vais considérer que cette partie est hors contexte de la discussion d’aujourd’hui, donc on va mettre de côté, on reviendra un de ces jours à l’athérosclérose.
On a aussi toute la partie remise à plat de l’hygiène de vie, bien sûr : surpoids, syndrome métabolique, diabète, hypertension, tabagisme, etc. Toujours extrêmement importante de faire ce travail de fond.
Bien. Notre première plante nous vient de la médecine Ayurvédique. On va parler d’un arbre qui s’appelle arjuna (Terminalia arjuna). Il appartient à la famille des Combretaceae, une famille que l’on trouve particulièrement dans les régions subtropicales à tropicales. Je vous avais parlé du kinkeliba dans un autre épisode, un arbre qui appartient à cette famille.
Pour l’arjuna, on utilise l’écorce de l’arbre, qui est riche en tanins, en flavonoïdes et en saponosides triterpéniques. En tradition Ayurvédique, la plante est très appréciée pour sa capacité à soutenir la santé cardiovasculaire et tonifier le cœur. Et on a des données relativement solides sur ses bénéfices chez les personnes souffrant d’angine de poitrine.
Son action est considérée cardiotonique et anti-ischémique. Nous avons une étude clinique en double aveugle contre placebo sur des hommes souffrants d’angine stable (2). Étude réalisée en Inde, un pays qui investit dans la recherche sur les plantes (merci).
Les résultats obtenus grâce à l’arjuna :
La forme utilisée était un extrait sec de l’écorce dosée à 500 mg 3 fois par jour pendant une semaine (donc une période de prise assez courte). Je n’ai pas de détails sur la concentration de l’extrait utilisé, si ce n’est qu’il s’appelle IPC-53. En général, ces extraits secs sont concentrés du style dans les 10 à 15 fois. Ce qui voudrait dire que ces 1500 mg d’extrait sec correspondent à 15 g d’écorce brute, ce qui me parait une quantité élevée. Donc là, on aurait une quantité élevée prise sur une courte durée. En revanche, prenez ceci avec un gros grain de sel car je n’ai pas d’info sur ce fameux IPC-53.
Pour des dosages un peu plus traditionnels, certains ouvrages mentionnent de 1 à 3 grammes d’écorce en poudre par jour, forme gélule ou autre forme équivalente. La décoction, de couleur rougeâtre qui rappelle un peu la couleur de la décoction d’aubier de tilleul, est très astringente et elle peut aussi être utilisée (3).
Notre 2ᵉ plante, elle nous vient de la Médecine Traditionnelle Chinoise. La plante est une sauge bien particulière, on l’appelle Dan shen (Salvia miltiorrhiza). J’en ai cultivé au jardin. Elle est magnifique. Et figurez-vous qu’on utilise les racines, de couleur orange-rouge, signature du sang et de toute la fonction cardiovasculaire.
Elle est reconnue comme cardioprotectrice, vasodilatatrice, antiagregant plaquettaire. Elle prévient les situations d’ischémie.
Nous avons plusieurs études réalisées par des chercheurs chinois, car la Chine s’intéresse aux plantes, ils valident les propriétés traditionnelles avec des études cliniques (merci à eux). Par contre, c’est compliqué de vous faire un résumé applicable à notre pratique, car parfois les médecins ont recours à des injections intraveineuses de constituants isolés de certaines plantes, c’est le cas pour cette sauge (4).
Parfois, il y a prise par voie orale, mais on la combine avec une autre plante comme le panax notoginseng (5). Globalement, comme dit l’une des études, cela fait plusieurs décennies que les formes à base de Dan shen sont utilisées en Chine pour traiter l’angine de poitrine. Il me semble qu’entre la pratique clinique et les recherches, on a quelque chose qui tient la route.
Pour les formes, on peut faire des décoctions de racines, on peut faire les racines en poudre, on peut faire une teinture des racines. Je ne vais pas vous donner de plages de dosages ici, trop compliqué. Mais c’est une plante qui me parait prometteuse dans ce contexte.
Notre 3ᵉ plante, bien de chez nous, elle ne va pas vous surprendre. C’est la grande plante du cœur : l’aubépine. Eh oui. Pas d’études, à ma connaissance, sur l’angine de poitrine. Contrairement à certains pays qui mettent en avant les plantes de leur pharmacopée traditionnelle et qui investissent dans la recherche, on est un peu à la ramasse.
Par contre, tout ce qu’on connait de la plante va dans la bonne direction. C’est quasiment une spécifique pour les conditions dans lesquelles le cœur manque de fonction, soit car il n’est plus assez alimenté (c’est le cas de l’angine) ou lorsque l’organe lui-même est fatigué (c’est le cas de l’insuffisance cardiaque).
L’aubépine est cardioprotectrice, augmente l’apport de sang et d’oxygène vers le cœur, c’est un dilatateur des coronaires, il régule le rythme cardiaque, régule la tension, etc. Donc très englobant et régulateur des fonctions cardiaques.
Différentes formes fonctionnent : de la simple infusion des sommités fleuries jusqu’à la teinture de plante fraiche ou sèche, la gemmothérapie de bourgeons d’aupébine, etc. C’est une plante qui peut se prendre sur le long terme si pas de contrindication et si approbation de l’équipe soignante. Et je vous dirais même que les résultats les plus intéressants arrivent lorsque la prise se fait sur le long terme, des mois et des mois durant.
Parlons maintenant de quelques plantes auxiliaires, qui ne vont pas forcément agir directement sur la problématique, c’est-à-dire réduction de l’ischémie, meilleure perfusion directe du cœur, etc. Mais elles vont apporter des bienfaits pour que le sang s’aggrège moins (auquel cas risque d’interaction avec les antiagrégants plaquettaires), vont réguler la tension, vont réguler le rythme cardiaque, etc. Donc elles peuvent avoir un rôle important.
Trois plantes d’intérêt ici.
Nous avons l’ail qui a été longuement étudié pour ses propriétés cardiovasculaires : hypotenseur, antiagrégant plaquettaire, hypolipidémiant, anti-athérogénique, etc. Différentes formes existent en fonction de la tolérance digestive ou de la capacité à gérer l’odeur de l’ail (6). Risque d’interaction possible avec certains médicaments en fonction de la dose. Mais une bonne plante à intégrer sur le long terme.
Le ginkgo biloba, puissant antioxydant, antiagrégant plaquettaire, vasodilatateur, avec un potentiel d’améliorer la perfusion du cœur. Nous avons des données précliniques intéressantes pour certains de ces aspects comme l’amélioration de la circulation dans les coronaires (7).
La forme la plus utilisée et la plus connue s’appelle EGb 761. Ne vous fiez pas à ce nom de code, c’est la forme la plus répandue dans le commerce. Elle est standardisée et titrée, les doses recommandées varient en général entre 120 et 240 mg par jour. Risque d’interactions possibles avec certains médicaments là encore.
Et le piment. Oui, le piment de Cayenne, qu’on utilise dans la cuisine. Bien connu en phytothérapie américaine pour l’aspect circulatoire et cardiaque. Il permet une meilleure perfusion des tissus. Nous avons une étude sur des patchs à la capsaïcine dans le contexte de l’angine de poitrine (8). Références sur mon site comme d’habitude.
On l’utilise en général en petites quantités, poudre ou teinture, à intégrer aux préparations comme les tisanes, si bien toléré et pas d’irritations digestives ou troubles hémorroïdaires.
Pour terminer, j’aimerais souligner l’importance des plantes antispasmodiques et relaxantes. La corrélation entre stress et crises d’angine est bien établie dans les études (9). Ce qui ne nous surprend pas vu que le lien entre système nerveux et fonctions cardiaques (et vice-versa) est bien établi. Dans une étude, on voit que la TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale) pour gérer le stress chez des personnes souffrant d’angine permet d’améliorer les symptômes, le besoin de médicaments et la tolérance à l’effort.
Pour revenir aux plantes, nous avons un grand choix, depuis le tilleul jusqu’à la scutellaire en passant par la passiflore. L’aubépine jouera ce rôle de plante calmante aussi. Mais j’aimerais en mentionner une autre, un peu plus spécifique peut-être. C’est l’agripaume (Leonurus cardiaca), qu’on appelle aussi la cardiaque pour son effet sur le système nerveux et sur le cœur. Plante très amère, donc à combiner avec d’autres plus douces si on voulait la prendre sous forme de tisane. Pourquoi pas agripaume, aubépine, tilleul et camomille matricaire, par exemple.
Les plantes adaptogènes fourniront aussi un accompagnement de fond ici, que l’on parle d’ashwagandha, éleuthérocoque ou autre.
Maintenant que nous avons fait le tour des plantes, j’aimerais vous toucher deux mots sur l’usage de ces plantes. Elles s’inscrivent dans une approche à la fois préventive et de soutien sur le long terme. La prise ne se fait pas du style pendant 3 semaines, puis on refera une cure dans 6 mois. Ça s’étale sur du long terme, et ça s’intègre dans des habitudes quasi quotidiennes, avec des pauses de temps à autre certes, et en fonction des résultats. Mais on fera certainement plus de jours de prise que de jours de pause pendant une année, une fois l’approche validée par l’équipe médicale.
On distingue généralement deux stratégies :
Quels résultats espérer dans un système de santé intégrative dans lequel une équipe pluridisciplinaire pourrait travailler ensemble, avec soins médicaux et soins naturels intégrés ?
A court terme (on parle de plusieurs semaines)
Les données nous disent que l’on peut espérer :
A moyen-terme (on parle de 3 à 6 mois et plus)
En conclusion, il est possible de mettre en place un programme naturel d’accompagnement de l’angine de poitrine. Ce programme ne peut intervenir qu’en complémentarité d’un soin médical, et doit impérativement être revu et approuvé par l’équipe médicale constituée du médecin et du pharmacien.
Encore mieux serait de repenser le système de santé dans une philosophie intégrative dans laquelle une équipe pluridisciplinaire, constituée de personnes ayant des connaissances, compétences et expertises variées, puisse travailler ensemble avec un seul objectif : l’amélioration de la qualité de vie du patient. C’est vraiment dingue de se dire qu’en 2025, on est encore très loin de ce type de soin.
Merci pour votre écoute et à très bientôt !
(2) Bharani A, Ganguli A, Mathur LK, Jamra Y, Raman PG. Efficacy of Terminalia arjuna in chronic stable angina: a double-blind, placebo-controlled, crossover study comparing Terminalia arjuna with isosorbide mononitrate. Indian Heart J. 2002 Mar-Apr;54(2):170-5. PMID: 12086380.
(3) Khalsa, K. P. S., & Tierra, M. (2008). The way of Ayurvedic herbs: The most complete guide to natural healing and health with traditional Ayurvedic herbalism. Lotus Press.
(4) Yan FF, Liu YF, Liu Y, Zhao YX. Sulfotanshinone Sodium Injection could decrease fibrinogen level and improve clinical outcomes in patients with unstable angina pectoris. Int J Cardiol. 2009 Jun 26;135(2):254-5. doi: 10.1016/j.ijcard.2008.03.020. Epub 2008 Sep 14. PMID: 18790543.
(5) Yu Y, Hu S, Li G, Xue J, Li Z, Liu X, Yang X, Dong B, Wang D, Wang X, Liu S, Liu J, Chen B, Wang L, Liu S, Chen Q, Shen C, Wang Z, Wang Y. Comparative effectiveness of Di’ao Xin Xue Kang capsule and Compound Danshen tablet in patients with symptomatic chronic stable angina. Sci Rep. 2014 Nov 14;4:7058. doi: 10.1038/srep07058. PMID: 25394847; PMCID: PMC4231340.
(6) Miki S, Takashima M, Suzuki JI. Anti?atherosclerotic effect of aged garlic extract: Mode of action and therapeutic benefits (Review). Exp Ther Med. 2025 Mar 26;29(5):104. doi: 10.3892/etm.2025.12854. PMID: 40171135; PMCID: PMC11959349.
(7) Tian J, Liu Y, Chen K. Ginkgo biloba Extract in Vascular Protection: Molecular Mechanisms and Clinical Applications. Curr Vasc Pharmacol. 2017;15(6):532-548. doi: 10.2174/1570161115666170713095545. PMID: 28707602.
(8) Fragasso, Gabriele MD; Palloshi, Altin MD; Piatti, Pier Marco MD; Monti, Lucilla MD; Rossetti, Enrico MD; Setola, Emanuela MD; Montano, Chiara MD; Bassanelli, Giorgio MD; Calori, Giliola MD, PhD; Margonato, Alberto MD, FESC. Nitric-Oxide Mediated Effects of Transdermal Capsaicin Patches on the Ischemic Threshold in Patients with Stable Coronary Disease. Journal of Cardiovascular Pharmacology 44(3):p 340-347, September 2004. | DOI: 10.1097/01.fjc.0000137161.76616.85
(9) Verthein U, Köhler T. The correlation between everyday stress and angina pectoris: a longitudinal study. J Psychosom Res. 1997 Sep;43(3):241-5. doi: 10.1016/s0022-3999(97)00054-8. PMID: 9304550.
(10) Bundy, C., Carroll, D., Wallace, L., & Nagle, R. (1994). Psychological treatment of chronic stable angina pectoris. Psychology & Health, 10, 69-77. https://doi.org/10.1080/08870449408401937.
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12 réponses
Merci pour ce nouveau dossier fort intéressant. Vous ne parlez pas de la feuille d’olivier ? …qui a priori peut apporter sa pierre dans ce domaine ??
Bonjour Véronique
bonne question , effectivement la feuille d’olivier pourrait avoir un rôle à jouer , pour protéger les artères quand hyperglycémie https://www.altheaprovence.com/olivier-olea-europa/
Une nouvelle info publiée récemment (mai/juin 2025) relative aux recherches faites pour un traitement contre la SLA : https://www.chu-nimes.fr/actualites/nouvelles-perspectives-pour-traitement-sclerose-laterale-amyotrophique-maladie-charcot
+ Lancet :
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(25)00262-4/fulltext
… et pour plus d’infos pour ceux et celles qui sont intéressés (voire concernés) par cette maladie incurable et sans traitement, un long mais intéressant documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=X7Yc7XjxSKA
Merci beaucoup Hervé pour ces précieux partages
et beaucoup de courage à vous , je sais que vous n’en manquez pas
Bonjour Christophe
Excellent comme d’habitude. Sujet complexe et très sensible dont la participation active du patient est primordiale. Bravo pour embrayer sur la médecine intégrative ! c’est en répétant ou en nommant « les choses » qu’elles s’intègrent dans la pensée puis dans les actes ! Si je puis me permettre; ton approche est respectueuse et fine.
J’aime beaucoup ton commentaire de fin d’article :
Encore mieux serait de repenser le système de santé dans une philosophie intégrative dans laquelle une équipe pluridisciplinaire, constituée de personnes ayant des connaissances, compétences et expertises variées, puisse travailler ensemble avec un seul objectif : l’amélioration de la qualité de vie du patient. C’est vraiment dingue de se dire qu’en 2025, on est encore très loin de ce type de soin.
Gratitude
Toi ou ton équipe avez-vous des nouvelles de notre cher Hervé GOURIOU ?
notre dernière communication remonte en novembre 2024 avec le Ginkgo Biloba https://www.altheaprovence.com/ginkgo-biloba-grand-protecteur-circulatoire-et-cerebral/
bonjour Pascal
J’aime les coïncidences , Hervé vient de poster un message quasi en même temps que vous
Bravo pour votre courage à affronter des problèmes de santé très sévères comme l’angine de poitrine et les apports possibles de plantes médicinales en complément aux médicamentations classiques allopathiques. Avez-vous de telles « recettes » pour contribuer à soigner ou réduire les déficiences provoquées par des affections des « motoneurones », aujourd’hui sans solutions ni traitements allopathiques ?… De tout coeur, Merci !…
Bonjour Hervé, sans indiscrétions; je voulais juste prendre des nouvelles de votre santé.
Vos avis toujours intéressants et riches de connaissances nous manquent sur ce forum de Althéa Provence.
Les échanges font évoluer et surtout douter de nos certitudes
Merci Sabine pour vos relai altruistes …
Bien à vous, pascal
bonjour Pascal, Merci beaucoup pour votre sollicitude attentionnée à mon égard !… Oui, j’ai bien conscience de mes silences et je m’en fait souvent grief, en pensant que, tant Christophe, que Sabine et Vous, supposiez que j’ai pris le large et que je me désintéresse de Althea Provence… Mais tel n’est pas le cas !… En fait, mon esprit était mobilisé depuis maintenant 21 mois, pour rechercher avec, mais aussi bien souvent, sans les Médecins généralistes et spécialistes, ce qui m’étais tombé sur le corps subitement fin 2023, car j’ai été très perturbé et stressé de constater que je perdais progressivement l’usage de mon pied gauche puis de ma jambe, mais également par la suite, de la jambe droite qui devenait paralysées de jour en jour un peu plus… La plupart des examens médicaux n’ont rien donné pendant 18 mois et sur les conseils d’une doctoresse rhumatologue j’ai accepté d’être hospitalisé dans le grand hôpital universitaire Henri Mondor de Créteil pour y être examiné par le plus grand nombre possible de spécialistes de la médecine, qui au départ m’ ont catalogué de patient atypique… mais, les jours passant et les examens et analyses de plus en plus poussés, un verdict est enfin tombé le 09 juin 2025 : Mes motoneurones subissent une dégénérescence !… En d’autres termes je suis atteint par une S L A – Sclérose Latérale Amyotrophique – ou plus communément : maladie de Charcot Maladie neurodégénérative rare du motoneurone caractérisée par une perte progressive des neurones moteurs entraînant des troubles de la motricité et une paralysie progressive.
Il n’y a aucun traitement ni médicament connus pour arrêter la progression de cette dégradation des muscles et des nerfs et la durée de vie des patients est officiellement déterminée entre 3 et 5 années… Depuis maintenant un mois j’ai délaissé les béquilles qui m’ont quelque peu aidé et je me déplace désormais en fauteuil roulant car mes jambes refusent de me porter et m’ont provoqué de terribles chutes tous ces derniers mois… Christophe m’a fait parvenir un lien très intéressant d’un étude montrant le rôle du stress oxydatif dans l’apparition et le développement de cette maladie https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1155/2020/5021694 (or en y réfléchissant 2023 a été pour moi bien fournie en problèmes de tous genres qui m’avaient beaucoup affectés)… J’ai la chance aujourd’hui d’être très bien entouré par mon épouse et notre famille d’enfants et petits enfants qui sont très attentionnés et m’apportent beaucoup de bonheur… en attendant que la chimie puisse trouver un jour une molécule qui permettrait de ralentir puis de bloquer l’avancée de ces dégérescences fatales qui se propagent jusqu’aux poumons sans toucher au cerveau… Pour en savoir plus : https://www.centre-sla-paris.fr/
Bonjour Hervé
Grand merci pour votre partage , vous êtes courageux , curieux, un vrai scientifique et rien n’est jamais perdu
je vous embrasse très fort
Bonjour Hervé. A l’image de ces arbres (https://pixabay.com/photos/laurel-forest-laurel-tree-madeira-2228308/ ) la vie est une éternelle suite d’espoirs et de reconstructions ! Oui comme le souligne Sabine « rien n’est jamais perdu »
Je n’ai bien évidemment pas de solutions à émettre, seulement des pistes d’espoirs, des attentes de découvertes et surtout des réflexions, des témoignages pour maintenir énergie, réconfort et être sensible à l’amour des autres proches et amis !
Mon cher Hervé vous êtes un messager avec qui on aime partager. Je supposais bien que votre silence inhabituel ne délaissait personne mais donnait place à une expression, compréhension de votre santé. La maladie est un message qui n’est pas toujours facile à lire. En toute amité
Ps : En Allemagne, en Géorgie il semblerait qu’ils utilisent des virus, des phages… Pratiques interdites en France !
https://pixabay.com/photos/laurel-forest-laurel-tree-madeira-2228308/
https://www.livres-medicaux.com/4032-codex-ecn-edn (thérapie interdites… Traitements par virus en Allemagne et …)
Des témoignages (sclérose…) par le Dr Olivier Soulier
https://www.neosante.info/dr-olivier-soulier-oui-la-sclerose-en-plaques-est-guerissable/
https://www.lessymboles.com
l’amour qui guérit https://youtu.be/jRpDxHvHtPk
https://seppasunefatalite.wordpress.com/wp-content/uploads/2014/06/projets_de_vie_et_sep-2.pdf
https://seppasunefatalite.wordpress.com/du-sens/sortir-de-la-sclerose/
pour en savoir plus sur la SLA : https://institutducerveau.org/fiches-maladies/maladie-charcot-sla/symptomes-progression-et-lesperance-vie-maladie-charcot