L’impuissance sexuelle

Les plantes pour nous, les hommes

Impuissance sexuelle

L’impuissance sexuelle, encore appelée dysfonction érectile, est caractérisée par l’incapacité à obtenir ou à maintenir une érection dans le temps, empêchant ou écourtant l’acte sexuel. Elle toucherait plus de 30% des hommes âgés de 40 ans ou plus(1).

C’est une condition très frustrante pour l’homme, souvent à l’origine d’un stress ou d’une dépression passagère ou durable. La santé du couple en est parfois affectée. Le marché est remplit d’herbes et de potions miracles sensées ramener vigeur et prouesses sexuelles. Les résultats sont très souvent décevants.

L’objectif de cet article est d’exposer mon approche de travail et mes vues sur les causes possibles. J’espère vous donner assez de pistes pour pouvoir effectuer vos propres recherches.

Bien évidemment, ne vous attendez pas à des résultats fulgurants. Les plantes agissent sur le long terme, mais en général de manière durable. Donnez leur le temps. Si le protocole est bien construit, les résultats se feront sentir à un moment ou un autre.


Impuissance : les causes possibles

Voici les facteurs déclenchants les plus courants. Nous allons les passer en revue un à un dans le reste de cet article.

  • Causes cardiovasculaires ;
  • Causes médicamenteuses ;
  • Causes hormonales ;
  • Causes métaboliques/surpoids ;

Il y a aussi un facteur commun qui se retrouve chez la plupart des hommes affectés :

  • Stress/anxiété/dépression chronique ;

Le but est donc d’essayer de comprendre la ou les causes probables et d’accompagner la personne convenablement avec les plantes et la nutrition. En parallèle, je conseille de systématiquement apporter une aide pour le stress chronique.


1. Causes cardiovasculaires

Le pénis est constitué d’une masse spongieuse qui se gorge de sang lorsqu’il y a excitation sexuelle. C’est le processus d’érection. Cette capacité à se gonfler de sang d’une manière rapide demande une excellente circulation artérielle. Le pénis est très sensible aux rétrécissements artériels dus à l’athérosclérose.

Ce rétrécissement artériel peut se fait ressentir de manière plus subtile ailleurs (peut-être des pieds de plus en plus froids, peut-être un brouillard mental où la personne a du mal à se concentrer). Par contre, au niveau du pénis, l’impact est plus évident.

L’impuissance est donc parfois un symptôme avant-coureur de maladie cardiovasculaire. Je ne veux pas vous affoler non-plus, tout dépend de votre âge et de vos facteurs de risque : tabac, alcool, alimentation, activité physique, stress quotidien, antécédents familiaux, etc. Mais une dysfonction érectile est une excellente occasion pour effectuer un check-up complet avec votre médecin.

Les plantes circulatoires

Le choix des plantes peut dépendre d’un éventuel traitement en cours, à valider avec votre médecin. Si vous êtes actuellement traité pour des problèmes cardiovasculaires et que vous prenez par exemple du préviscan, sachez que de nombreuses plantes peuvent interagir avec ce médicament.

L’aubépine

Impuissance sexuelle et aubépineVoir mon article détaillé sur les bienfaits de l’aubépine.

En nourrissant le coeur (augmentation de l’apport de sang artériel vers l’organe), et s’il y a déficience de ce coté là, le coeur sera en mesure de faire un travail de pompage plus efficace et d’envoyer un meilleur apport de sang vers les extrémités.

Blague mise à part, le pénis est effectivement dans notre cas considéré comme une extrémité.

 

Piment/Gingembre/Cannelle

Impuissance sexuelle et épices

Les épices sont d’excellentes plantes circulatoires, augmentant la circulation périphérique chez ceux qui en ont besoin.

On dit souvent que le gingembre est aphrodisiaque. Je dirais plutôt ceci : chez la personne qui a une mauvaise circulation périphérique due à une déficience cardiovasculaire (constitutionnelle ou développée), le gingembre peut augmenter le flot de sang en périphérie et contribue à améliorer cette impuissance « circulatoire ».

Sur une échelle circulatoire, le piment (épice alimentaire, capsules, teinture mère) est plus circulatoire que le gingembre (épice alimentaire, capsules, infusions, teinture mère), lui même plus circulatoire que la cannelle (capsules, infusions, teinture mère).

Notez que les épices ne seront pas adaptés à une personne qui a une digestion « chaude » (hyperacidité gastrique), ou une sensibilité alimentaire aux épices, en particulier dans les cas de reflux gastro-oesophagien (une condition en général « froide » dans des termes énergétiques car il y a très souvent une hypoacidité, mais qui ne bénéficie en général pas de l’action réchauffante des épices).

Le romarin

Impuissance sexuelle et romarinJ’utilise le romarin lorsque la déficience circulatoire est accompagnée de difficulté à se concentrer. Je le recommande en infusion, et je l’associe parfois à la fleur de lavande, toujours en infusion, car elle est elle aussi tonique pour la sphère cérébrale.

Le romarin est l’un des meilleurs antioxydants dans le monde des plantes. Il protège les lipides polyinsaturés contre le stress oxydatif. Et nous savons aujourd’hui que l’oxydation des lipides à l’intérieur de la molécule de LDL (transporteur sanguin de lipides) est impliquée dans le développement de l’athérome. Il a donc une action préventive contre le développement de l’athérosclérose.

Les plantes favorisant une bonne fluidité du sang

Il y en a plusieurs, en voici quelques unes.

Le ginkgo biloba

Le ginkgo augmente la circulation artérielle et l’oxygénation des tissus. C’est un antagoniste du facteur d’activation plaquettaire. Il a aussi un effet antioxydant marqué, protégeant les tissus contre le stress oxydatif (voir mon commentaire précédent sur l’oxydation du LDL).

Impuissance sexuelle et ail

L’ail

L’ail est l’une des meilleures plantes pour maintenir une bonne santé cardiovasculaire. Il diminue les taux de LDL et de triglycérides tout en augmentant les taux de HDL. C’est un antagoniste du facteur d’activation plaquettaire et un antioxydant efficace, augmentant les taux de glutathione dans certains tissus.

Plante simple et bon marché, elle donne de très bons résultats lorsque consommée fraîche d’une manière quotidienne. Pour ceux qui ont des obligations sociales, de l’ail désodorisé peut aussi être utilisé.

Le curcuma

Le curcuma, dans des formes et des doses adaptées, a les mêmes propriétés que les plantes précédentes, en apportant en plus un effet cholagogue et hépatoprotecteur (qui est intéressant si le foie souffre en raison d’une surconsommation d’alcool ou de médicaments). Certaines formes concentrées (et standardisées en curcuminoïdes) permettent une meilleure absorption du curcuma par rapport aux formes alimentaires.

D’un point de vue compléments alimentaires, les oméga 3 (forme poissons des mers froides) ont aussi un effet fluidifiant.

Faites attention si vous prenez actuellement des médicaments, en particulier ceux qui fluidifient le sang. Dans le doute, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

La nutrition et le mode de vie

Fumer est très fortement lié au stress oxydatif et donc à l’athérosclérose. Une surconsommation d’alcool entraîne des taux de triglycérides trop élevés (épaississement du sang). La nutrition et le sport contribuent fortement au bien-être cardiovasculaire. Bref, tout doit être remis à plat.

Certains compléments alimentaires comme la l-arginine (un acide aminé) peuvent aider à la production d’oxide nitrique, contribuant à une meilleure vasodilatation et donc une meilleure érection, ce qui peut être utile si rétrécissement artériel.


2. Causes médicamenteuses

Les béta-bloquants

Les béta-bloquants entraînent parfois des problèmes d’impuissance. Ils sont en général prescrits pour l’hypertension essentielle. En diminuant la force de contraction et le battement cardiaque, ils affectent la manière dont le sang est distribué vers les extrémités.

Je ne suis pas médecin, je ne demande donc jamais à mes clients d’arrêter un traitement en cours. De plus, sachez qu’arrêter brutalement les béta-bloquant est dangereux. Par contre, sachez aussi que certaines plantes très diurétiques comme le pissenlit sont souvent efficaces pour faire baisser une tension systolique autour de 16 à 14. Le sevrage progressif des béta-bloquants doit toujours se faire avec l’accord de votre docteur.

Les statines

La problématique autour des statines et de l’impuissance est la suivante :

  • Les statines bloquent la production de cholestérol au niveau du foie ;
  • Les taux de testostérone baissent car le cholestérol est précurseur de la testostérone ;
  • Cette déficience hormonale entraîne une impuissance sexuelle.

Impuissance sexuelle et médicaments

Vous connaissez probablement le débat actuel autour des statines. Je ne vais pas m’attarder là-dessus car il me faudrait écrire des pages. Le message est simple : un cholestérol élevé n’est pas, en soi-même, un problème. Il le devient si d’autres marqueurs d’une « mauvaise vie » (pour reprendre une expression du professeur De Lorgeril) sont présents.

Les experts reconnaissent aujourd’hui qu’il n’y a aucun lien de causalité entre taux de cholestérol et maladies cardiovasculaires. Je vous encourage vivement à regarder les vidéos du professeur De Lorgeril (celle-ci en particulier).

Je travaille régulièrement avec des clients qui veulent se sevrer des statines. Là encore, n’étant pas docteur, je ne demande jamais à mes clients d’arrêter un traitement en cours. Par contre s’ils viennent me voir pour des recommandations sur le sujet, je les fournis, et ils en discutent ensuite avec leur docteur.

La stratégie est simple :

  1. Je conseille des mesures alimentaires et une liste de plantes médicinales hypolipidémiantes ;
  2. La personne effectue une nouvelle prise de sang et constate une lipidémie améliorée ;
  3. La personne demande conseil à son docteur afin de voir s’il peut diminuer ou supprimer les statines basé sur ces résultats ;
  4. Si le docteur accepte, nous adoptons un régime « de croisière » pour maintenir une lipidémie acceptable basé sur la réduction ou suppression des statines.

Les antidépresseurs

Les études confirment le fait que les antidépresseurs entraînent des dysfonctionnements sexuels. Une étude(2) démontre que :

  • 37% des personnes prenant des antidépresseurs souffrent de dysfonction sexuelle ;
  • Le bupropion est associé à 22% de problèmes (taux le plus bas des antidépresseurs testés, ce qui reste relativement élevé) ;
  • Pour le citalopram, fluoxetine, venlafaxine, et sertraline : entre 30% et 40% ;
  • Pour la mirtazapine et paroxetine : 41% et 43% respectivement.

Là encore, le sevrage peut être long mais possible avec le soutien du docteur traitant. Je travaille au niveau de la nutrition, des compléments alimentaires (en particulier les minéraux et cofacteurs – Mg et B6, etc), et des plantes médicinales (la liste des « nervines » est trop longue à exposer ici).

Les médicaments réduisant la DHT

Certains médicaments contre l’alopécie ou l’hyperplasie bénigne de la prostate (finastéride, dutastéride) font baisser les taux de dihydrotestostérone (DHT). Une étude montre que la prévalence de l’impuissance sexuelle chez ceux qui prennent ces médicaments varie entre 5% et 9%, un taux conséquent.

En ce qui concerne l’alopécie, si le médicament est en effet la cause du problème, la personne devra hélas faire un choix entre perte de cheveux et dysfonction érectile. En ce qui concerne le traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate, la personne devra demander conseil à son médecin traitant afin de voir si les plantes médicinales typiquement utilisées pour l’hyperplasie (épilobe, sabal, racine d’ortie, etc) peuvent être utilisées en remplacement.


3. Les causes hormonales

Le manque de testostérone est l’une des causes majeures d’impuissance sexuelle chez l’homme.

Une déficience peut être mesurée par prise de sang. Mais il y a aussi des signes physiques et psychologiques chez l’homme. La personne est souvent fatiguée, déprimée, de mauvaise humeur. Un taux trop bas se traduit en général par une perte de muscle. Chez l’homme, la masse musculaire la plus dense se trouve au niveau des fesses. On remarque donc souvent le profil caractéristique suivant :

  • Perte de masse musculaire au niveau des fesses avec des pantalons qui flottent ;
  • Augmentation de la masse abdominale (ce que les américains appellent le « beer belly », le ventre du buveur de bière).

Ceci est parfois signe de syndrôme métabolique avec résistance à l’insuline. Voir chapitre suivant à ce sujet. Résistance à l’insuline mise à part, la chute de la production de testostérone est souvent attribuée à l’âge, et va chuter trop rapidement pour certains.

Alimentation

Nous réduisons la glycémie des repas.

Nos introduisons ou gardons une certaine quantité de bons gras, en particulier ceux riches en cholestérol stable comme le jaune d’oeuf. Nous utilisons le beurre clarifié et/ou l’huile de noix de coco, et surtout l’huile d’olive. Les poissons des mers froides (sardine, saumon, maquereau, harengs, anchois) sont consommés pour leur teneur en oméga 3. Nous éliminons les huiles instables qui s’oxydent rapidement (de type oméga 6).

Une déficience en zinc peut entraîner une baisse de la testostérone(9). En effet, le zinc empêche la conversion de testostérone en oestrogènes chez l’homme. Les aliments riches en zinc sont donc importants : les huîtres, le foie de veau, la viande de qualité (boeuf, porc, agneau), l’ail et l’oignon, les graines de courge, etc.

Les légumes de la famille des crucifères (brocoli, choux-fleur, choux, etc. – ceux contenant l’indole-3-carbinol) pourraient aussi favoriser l’élimination d’un excès d’oestrogènes.

Activité physique

L’activité physique est cruciale pour une bonne production de masse musculaire, pour contrer la résistance à l’insuline, pour diminuer le stress et favoriser la production de testostérone. Une activité (1) musculaire et (2) aérobie sont introduites.

Les plantes

Impuissance sexuelle et tribulusLe tribule terrestre (Tribulus terrestris) favorise la conversion du cholestérol en testostérone.

Les études montrent également que le tribule terrestre a un effet favorable sur la contraction du corps caverneux(7).

Les autre plantes « anabolisantes » peuvent aussi apporter une aide : une grande partie des plantes adaptogènes présentées dans le chapitre sur le stress.

Autre

Evitez les xénoestrogènes. Ceci inclut les pesticides et insecticides (acheter bio), les récipients en plastique surtout si vous utilisez un four microondes, les boites de conserve (bisphénol-A), les parfums et produits cosmétiques contenant des parabènes.


4. Les causes métaboliques

Lors de votre dernière prise de sang, vous avez peut-être été surpris par :

  • Un taux de triglycérides trop élevé ;
  • Un taux de HDL trop bas.

De plus, vous avez pris du poids, avec en particulier une forte masse abdominale et une perte de muscles fessiers (et de tous les muscles en général). Votre rapport taille-hanche est supérieur à 1. Sachez que le surpoids est fortement lié aux problèmes d’impuissance(4).

Vous souffrez peut-être de syndrome métabolique avec résistance à l’insuline. Cette situation peut évoluer vers un diabète noninsulinodépendant (type 2).

La résistance à l’insuline est accompagnée d’un stress oxydatif élevé, avec au long terme des troubles circulatoires et neuropathiques qui ont un impact sur la fonction du pénis. De plus, votre taux de cortisol est élevé. On pense aujourd’hui que ce phénomène consomme une grande partie du cholestérol (précurseur du cortisol) avec une déficience pour la production de testostérone (même précurseur – le cholestérol)

Impuissance sexuelle et causes métaboliques

Le protocole se concentre bien évidemment sur ce syndrome métabolique, avec insistance sur une alimentation à glycémie basse, et certains compléments alimentaires antioxydants comme le lycopène(3), la vitamine C, les plantes comme le romarin.

La réduction de la masse abdominale et la reconstruction de la masse musculaire est une priorité, afin de rétablir une bonne sensibilité à l’insuline et un taux de testostérone acceptable.

Le chrome, le magnésium, les vitamines B, les oméga 3 (forme poissons des mers froides) sont eux aussi importants dans ce protocole.


5. Stress/anxiété/dépression

Impuissance sexuelle et stress chronique

Le stress chronique a un impact majeur sur les performances sexuelles. Inversement, une dysfonction sexuelle entraîne un stress et une anxiété chronique. Nous sommes ici dans un cercle vicieux qu’il faut enrayer.

Le cholestérol est précurseur du cortisol, l’hormone de stress, et de la testostérone. Le stress chronique entraîne une hypercortisolémie, et cette surconsommation de cholestérol pour fabriquer la cortisone se fait au profit de la testostérone.

Nous agissons donc au niveau du stress, en adoptant une approche en 2 temps :

  1. Nous utilisons un mélange de plantes pour calmer les nerfs ponctuellement et rapidement ;
  2. Nous agissons au niveau des glandes surrénales pour réduire le stress sur le plus long terme, en utilisant certaines des plantes adaptogènes suivantes :
    • Le ginseng (Panax ginseng)(11) pour l’homme d’âge mur, ou lorsqu’il y a un véritable épuisement physique ;
    • L’eleutherocoque (Eleutherococcus senticosus) pour l’homme plus jeune ;
    • L’ashwagandha (Withania somnifera), excellent pour une impuissance accompagnée d’épuisement des glandes surrénales ;
    • Le maca (Lepidium meyenii), qui remonte légèrement une thyroïde déficiente, et est anti-dépressive ;
    • Le rhodiola (Rhodiola rosea) ;
    • Le codonopsis « ginseng du pauvre » (Codonopsis pilosula) ;
    • Le basilic sacré (Ocimum sanctum) ;

Je sais que les rapports sexuels planifiés sont trop routiniers. Mais s’il y a un semblant de planification, il peut aussi y avoir prise d’une plante relaxante 1 heure avant les rapports.

Nous nous assurons aussi que vous obtenez un sommeil de qualité (voir mon article sur les problèmes de sommeil liés à un taux élevé de cortisol).


Un mot sur le « Viagra Naturel »

Amusez-vous à faire une recherche sur internet en tapant cette expression dans votre moteur de recherche favori. Les produits sont nombreux, le marketing parfois graphique, souvent trompeur, et les résultats en général décevants.

Impuissance sexuelle : viagra naturel

Les plantes constituant ces produits tombent dans 3 catégories :

  1. Celles qui peuvent avoir un effet sur la circulation, le stress chronique, les niveaux de testostérone ou de cortisol. On les parsème dans tous ces compléments. Au plus il y en a, au mieux c’est. Ginkgo, ginseng, gingembre, tribule terrestre, etc. En les mettant toutes dans un shaker et en secouant bien, on finira bien par tomber sur une qui marche ;
  2. Les exotiques, celles qui paraissent rares et étranges ;
  3. Celles proviennent de folklore local des différents pays du monde.

Nous avons déjà parlé de la première catégorie, avec une approche structurée et non de « mitraillage ».

Un mot sur la deuxième catégorie, en prenant comme exemple le Butea superba, plante de Thaïlande qui a fait son apparition relativement tardivement sur le marché.

Deux études(5)(6) examinant les différents produits commerciaux à base de Butea ont révélé que les produits étaient mélangés à du sildénafil, la molécule du Viagra. Lorsque le produit pur fut finalement testé, aucun bénéfice ne put être mesuré. Efficace : oui. Mais nous savons pourquoi. Autant prendre du Viagra.

En ce qui concerne la 3ème catégorie, j’ai un certain respect pour les folklores locaux car ils sont souvent étayés par des siècles d’utilisation. Le maca (Lepidium meyenii) est un exemple.

Je conseille le maca d’abord parce que c’est un adaptogène qui convient dans les cas de stress chroniques. Mais il est clair que des siècles d’utilisation au Pérou pour les problèmes de dysfonction sexuelle est un facteur que j’intègre dans mon mode de réflexion.


Conclusion

Aucune plante en particulier ne peut contrer l’impuissance sexuelle d’une manière durable. Peut-être obtiendrez vous une amélioration temporaire avec certains « viagra naturels » que vous trouverez sur internet, mais pour combien de temps ?

Vous pouvez aussi essayer de taper un peu au hasard dans la liste des plantes et des compléments alimentaires mentionnés ça et là sur les sites internets ou dans les revues masculines. Mais ce qui a marché pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre. Le chemin vers le rétablissement sera long, avec des résultats attribués au hasard et pas à une démarche rationnelle.

La clé pour accomplir de vrais progrès est de tout d’abord essayer de comprendre la cause sous-jacente. Une fois cette réflexion accomplie, vous serez en mesure de construire un protocole adapté à votre situation.


Références

(1) Giuliano F, Chevret-Measson M, Tsatsaris A, Reitz C, Murino M, Thonneau P. Prevalence of erectile dysfunction in France: results of an epidemiological survey of a representative sample of 1004 men. Eur Urol. 2002 Oct;42(4):382-9. Erratum in: Eur Urol. 2002 Nov;42(5):529.

(2) Clayton A, Keller A, McGarvey EL. Burden of phase-specific sexual dysfunction with SSRIs. J Affect Disord. 2006 Mar;91(1):27-32. Epub 2006 Jan 20.

(3) Gao JX, Li Y, Zhang HY, He XL, Bai AS. Lycopene ameliorates erectile dysfunction in streptozotocin-induced diabetic rats. Pharmazie. 2012 Mar;67(3):256-9.

(4) Travison TG, Shabsigh R, Araujo AB, Kupelian V, O’Donnell AB, McKinlay JB. The natural progression and remission of erectile dysfunction: results from the Massachusetts Male Aging Study. J Urol. 2007 Jan;177(1):241-6;

(5) Cortés-González JR, Arratia-Maqueo JA, Gómez-Guerra LS, Holmberg AR. The use of Butea superba (Roxb.) compared to sildenafil for treating erectile dysfunction. BJU Int. 2010 Jan;105(2):225-8.

(6) Balayssac S, Trefi S, Gilard V, Malet-Martino M, Martino R, Delsuc MA. 2D and 3D DOSY 1H NMR, a useful tool for analysis of complex mixtures: application to herbal drugs or dietary supplements for erectile dysfunction. J Pharm Biomed Anal. 2009 Nov 1;50(4):602-12.

(7) Kam SC, Do JM, Choi JH, Jeon BT, Roh GS, Hyun JS. In vivo and in vitro animal investigation of the effect of a mixture of herbal extracts from Tribulus terrestris and Cornus officinalis on penile erection. J Sex Med. 2012 Oct;9(10):2544-51.

(8) Gur S, Kadowitz PJ, Hellstrom WJ. Effects of 5-alpha reductase inhibitors on erectile function, sexual desire and ejaculation. Expert Opin Drug Saf. 2013 Jan;12(1):81-90.

(9) Prasad AS, Mantzoros CS, Beck FW, Hess JW, Brewer GJ. Zinc status and serum testosterone levels of healthy adults. Nutrition. 1996 May;12(5):344-8.

(10) Mathers MJ, Brandt AS, Rundstedt Fv, Roth S, Sommer F, Klotz T. [Metabolism of nitric oxide (NO) and arginine: significance for male health]. Aktuelle Urol. 2009 Aug;40(4):235-41.

(11) Kim TH, Jeon SH, Hahn EJ, Paek KY, Park JK, Youn NY, Lee HL. Effects of tissue-cultured mountain ginseng (Panax ginseng CA Meyer) extract on male patients with erectile dysfunction. Asian J Androl. 2009 May;11(3):356-61.


Dans ses objectifs d'éducation à l'international, Christophe Bernard fournit par internet des informations éducatives pour tout lecteur francophone vivant dans n'importe quel pays du monde. Ces données ont été puisées dans la littérature historique et traditionnelle sur les herbes. Elles n'ont pas pour but de remplacer l'avis médical dispensé par un médecin en ce qui attrait aux problèmes d'ordre médical, y compris le diagnostic, le traitement ou la guérison de maladies ou autres affections physiques ou mentales, etc. Il n'est donc aucunement dans l'intention de Christophe Bernard de poser des diagnostics ou d'établir des prescriptions. Il décline formellement toute responsabilité, quelle qu'elle soit, dans les cas d'auto-prescription sans l'autorisation préalable d'un médecin.

Copyright © 2010-2014 Althea Provence / Christophe BERNARD - Tous droits réservés
N° SIRET : 788 484 871 00017

2 thoughts on “Impuissance sexuelle et plantes médicinales

  1. voila je souffre d’impuissance sexuelle alors je voulais essayer les soins par des plantes comme le celeri ortie et dautres alors je vous demande de me conseiller svp sur cette methode merci

    Répondre

Ecrire un commentaire

requis

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>