Faire un macérat huileux

Faire un macérat huileux

A base de plantes médicinales

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.

C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.

Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.

Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.

 


Les huiles

Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.

Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.

Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.

Voici les différents types d’huile à considérer :

  • Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
  • Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
  • Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.

Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.

Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.

L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.

Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :

  • La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
  • La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.

La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !


Préparation de la plante

Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.

Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.

Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.

Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.

Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.


Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.


Macération simple

Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.

  • Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
  • Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
  • Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
    • Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
  • Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
  • Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
    • Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
  • Remuez le mélange de temps en temps ;
  • Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
  • Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
  • Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
  • Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
    • Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
  • Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
  • Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
  • Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération à température contrôlée

La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.

Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesEnsuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.

Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.

La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesElles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesAu bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.


Macération avec intermédiaire alcoolique

Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.

Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.

Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :

Achillea millefolium
Arnica spp
Calendula officinalis
Commiphora myrrha
Cupressus
Echinacea
Geranium
Grindelia
Juglans
Matricaria
Monarda
Rosmarinus
Ruscus aculeatus
Salvia
Scrophularia
Stachys
Symphytum
Thuja
Usnea
Verbascum

Première partie :

  • Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
  • Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
  • Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
    • Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
  • Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.

Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.

Deuxième partie :

  • Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
  • Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
  • Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
  • Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
  • Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
  • Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération de plante fraîche

Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?

Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.

  • Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.

Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).


Conservateurs

Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :

  • La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
  • Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.

Le résultat final

Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.

Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.

Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).

Fabriquer un macérât huileux

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1 569 réponses

  1. Bonjour
    J’ai réalisé un macérat huileux de millepertuis par intermédiaire alcoolique à partir des partie aériennes fleurie sèches. Après la macération au bain marie pendant 2h, celui-ci n’a pas rougi. Faut il continuer la macération au bain marie?
    Merci d’avance pour vos précieux conseils!

    1. Bonjour Isabelle
      Le millepertuis n’est pas une plante si facile que cela à apprivoiser
      Je n’ai jamais fait avec intermédiaire alcoolique concernant le millepertuis, déjà parce qu’il perd un peu au séchage ,donc pour moi le meilleur c’est frais dans l’huile et exposé au soleil , contrairement à d’autres il a besoin des rayons du soleil pour modifier sa chimie interne!
      Mais parfois pour une raison qui m’échappe , il ne rougit pas et je n’ai pas d’explication , cela m’est arrivé assez souvent , surtout lorsque j’étais dans le sud ouest
      Je ne sais pas si l’alcool utilisé pour l’intermédiaire alcoolique était suffisant pour extraire l’hypericine , dans mes expériences, j’ai eu séparé ma cueillette et mis une dans l’huile et l’autre dans l’alcool , autant la partie alcool avait rougi mais pas la partie huile , je n’ai pas d’explications pour ces réactions, il doit bien y en avoir une mais je ne l’ai pas.

  2. bonjour, j’ai une question peut être bête mais tant pis : si l huile n’est pas un très bon solvant pour certaines plantes alors pourquoi s’embêter à faire un macerat huileux avec celles ci ? pourquoi ne pas juste faire une alcoolature ? en général les macerats huileux sont pour une application externe donc est ce que mettre de l alcoolature sur une compresse ne serait pas suffisant ? quel est le plus de faire un macerat huileux plutôt qu une alcoolature pour une plante comme le plantain par exemple ? merci

    1. bonjour Haziel
      Même si l’huile n’est pas le meilleur solvant , il est quand même intéressant pour pas mal de plantes, les alcoolatures ne peuvent s’appliquer à tout le monde et pour toutes les situations, par exemple sur l’érythème fessier du bébé je ne pense pas qu’il apprécie bcp une compresse d’alcoolature, et surtout en application externe le mh avec lequel on peut faire crèmes et onguents a fait ses preuves depuis longtemps.
      Tout est question de nuances , de subtilités , il n’y a pas ou tout blanc ou tout noir, mais il y a bcp plus que 50 nuances de gris 🙂

  3. Bonjour,
    J’ai réalisé un macérât d’immortelles et de calendulas par intermédiaire alcoolique. J’ai utilisé de l’huile d’olive. Je trouve que l’huile n’a pas spécialement changé de couleur. Une fois le mélange mis dans le blender et mixé, faut-il laisser macérer plus longtemps ? J’ai tout de suite pressé l’huile…
    Merci de partager votre travail !

    1. Bonjour Angeline
      vous avez fait votre MHIA en mettant les deux plantes ensemble ou séparément?
      je n’ai jamais fait avec intermédiaire alcoolique concernant l’hélichryse , par contre le MHIA de calendula est plutôt foncé (marron-orangé avec des touches verdâtres)

  4. Bonjour, je viens tout juste de prendre connaissance de vos instructions sur le macérât huileux… tout juste après avoir réalisé le mien avec des aiguilles de pin blanc fraîchement cueillies 🙁 et de l’huile d’olive, le tout macéré au bain-marie pendant 11 heures sur feu doux.
    Dois-je considérer ma macération comme tout juste bonne à jeter? Étant donné que j’ai utilisé de la plante fraîche et un peu de chaleur (j’ignore le degré, je n’ai pas mesuré au thermomètre)…
    Merci de me répondre.

    1. Bonjour Sylvie
      non non ne jetez pas, vérifiez qu’il n’y ait pas d’eau au fond du bocal et surveillez que votre préparation ne moisisse pas au fil du temps, mais il serait trop dommage de jeter une si belle préparation 🙂

  5. Bonjour. J’aurais aimé utiliser de l’huile de ricin pour certaines de ses propriétés (antitaches…). Que pensez-vous de son utilisation pour confectionner un macérat huileux ? Merci d’avance

    1. Bonjour Véronique
      je ne l’ai jamais utiliser pour faire un macérat huileux (car je la trouve trop visqueuse ) mais pourquoi pas ;
      par contre je la rajoute parfois dans des mélanges de macérats huileux

      1. Merci pour votre réponse. Je me demandais justement par rapport à ce côté visqueux, était-il préjudiciable à l’extraction des principes de la plante ? Je testerai, en mélange ou pas, on verra bien.

        1. bonjour Véronique
          disons que comme solvant je ne sais pas , par contre j’en rajoute parfois dans l’élaboration de mes baumes ou de mes crèmes

  6. Bonjour, Je souhaite enrichir mon huile d’olive utilisée quotidiennement pour mes salades, et romarin. Ce macérat huileux peut il être utilisé, donc en interne, et selon quel dosage par rapport à ma quantité d’huile d’olive ?

    1. Bonjour Le Monnier
      Oui on peut utiliser les mh en interne et dans le cadre de vinaigrette aussi , mais difficile de doser de façon thérapeutique, pas vraiment d’expérience côté dosages.

      1. Merci pour votre réponse. Je vais commencer à 5 gouttes 2 fois par jour sur mes salades. Merci à Christophe pour son Grand manuel de fabrication des remèdes naturels. il est tellement précis qu’il m’a permis de me lancer en toute confiance.

  7. Bonjour, j’ai réalisé un macérât huileux de plantain mais il a moisit (une couche dans le fond du bocal)… est-ce dangereux de l’utiliser pour des démangeaisons? Ou a t-il peut être perdu ses propriétés?

    Merci d’avance pour votre réponse et belle journée à vous

    1. bon jour Ta Waï
      De mon point de vue, il faut jeter, vous avez fait un macérat de plante fraiche?

      1. Il me semble qu’elle était sèche mais c’était dans un bocal presque vide il y avait donc beaucoup d’air…

        1. bonjour TA Waï
          Peut-être restait il un peu d’humidité ? en tout cas si moisi , je ne conseille pas de garder (je sais c’est plus que contrariant de devoir jeter , cela m’est déjà arrivé et j’avoue avoir été de très mauvaise humeur

  8. Bonjour, j’ai à ma disposition un déshydrateur qui peut garder une température constante de 45degré. est ce trop élevé pour un macérât huileux (calendula, camomille, bleuet) ou cela pourrait-il convenir ?

    merci beaucoup pour votre aide, et pour les supers articles. Bonne Journée, Marie

    1. Bonjour Marie
      si je reformule votre question pour être sûre d’avoir compris
      vous voulez savoir si 45° peut abîmer les plantes que vous aller faire sécher (en vue d’un mh )?
      pour les fleurs et feuilles fragiles 35° me parait correct , 45° me parait un peu trop fort, on monte la température éventuellement pour des racines ou feuilles un peu coriaces

      1. Bonjour Sabine, je n’avais pas reçu la notification de votre réponse, merci beaucoup!! en fait je me suis mal exprimée je voulais placer mon récipient (huile + fleurs séchées) dans mon déshydrateur mais entre temps j’ai pu me faire aider pour bricoler mon cuit riz avec un thermostat 🙂 encore merci pour votre réponse. Marie

          1. bonjour Nicole
            Dans la mesure où il y a un thermostat qui peut régler la température pour ne pas dépasser 45°

  9. Bonjour,
    Merci pour cet article et sa qualité !
    Je me questionne sur le macérât avec intermédiaire alcoolique.
    Je comprends bien l’intérêt de capter les constituants qui ne sont pas liposolubles grâce à l’extraction alcoolique.
    Mais alors tremper la plante sèche dans l’alcool n’ajoute pas d’eau à la préparation huileuse & favorise le risque que la préparation rancisse ? Comment éviter ça : doit on jouer sur le degré d’alcool ou préciser une durée de conservation plus courte que sans intermédiaire alcoolique ?

    Merci pour votre réponse.

    1. bonjour Suzie
      désolée mais pourriez vous reformuler votre question car je n’ai pas compris
      l’huile n’est pas le meilleur solvant mais par contre extrait un peu de tout , l’intermédiaire alcool va enrichir la préparation huileuses de molécules qui n’auraient pas pu s’y trouver.

  10. Pour un macérat huileux par intermédiaire alcoolique j’ai à ma disposition de l’alcool à 86 % seulement. Cela est faisable ? Les qualités seront elles au rdv ? Quelles conseils pouvez-vous me donner pour « rattraper le coup » ? Faut il mettre plus d’alcool ? Faudra-t-il décanter pour extraire l’humidité ?
    Merci d’avance pour votre réponse et mille mercis pour le partage de toutes ces informations précieuses ! Bien amicalement à Christophe et à toute l’équipe.

  11. Bonjour Sabine, j’ai trouvé un alcool à 95° chez Match, mais c’est un alcool ménagé. Est-ce que je peux l’utiliser quand même ? Merci

  12. Bonjour,

    Encore moi ! En relisant l’article, je m’aperçois que les quantités d’huile pour le macérat à température ambiante et le macérât par intermédiaire alcoolique sont différentes : on recouvre juste les plantes dans le premier cas, et on met 7 fois le volume de la plante dans le second. On a donc un macérât plus « dilué » dans le second cas, non ? Pourquoi cette différence ?

    Merci beaucoup pour votre travail et votre énergie !

    1. bonjour Kisa
      voici la réponse de Christophe
      « La méthode du macérat huileux par intermédiaire alcoolique provient de la pharmacopée américaine des années 1800, une belle époque d’expérimentation et d’optimisation. Le ratio 7 pour 1 a été déterminé au travers de l’expérience. Et vu que c’est une méthode tellement efficace pour l’extraction, cela me va bien de diluer plus, sachant qu’au final on obtiendra un macérat huileux tellement plus concentré que la macération classique, ce n’est même pas comparable, on est presque dans des classes de produits différents. »

  13. Bonjour sabine, la méthode de macérât huileux par intermédiaire alcoolique est-elle conseillée pour le plantain ? Merci et belle journée.

  14. Bonjour,

    Je cherche à faire une macération par intermédiaire alcoolique de consoude. J’ai deux questions :

    1 – Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris : il faut tremper la plante avec l’alcool, et après deux heures la passer au blender avec l’huile, puis filtrer tout de suite après ? Je ne comprend pas comment les principes actifs de la plante peuvent passer si rapidement dans l’alcool, sachant que l’huile n’est exposée que très brièvement à la plante. Est-ce aussi efficace que de la faire macérer 10 jours dans de l’huile chauffée ?

    2 – Je ne dispose que d’alcool à 55° max. C’est moins bien que 96° et mieux que rien, mais puis-je faire quelque chose au niveau du dosage pour contre-balancer l’effet de dilution ? D’ailleurs est-ce que le protocole fonctionne aussi à ce degré ?

    Merci de vos lumières !

    1. bonjour Kisa
      bon si vous avez bien lu la recette , Christophe ne parle pas de tremper la plante mais de l’humidifier, l’alcool pur va commencer à extraire des constituants
      le fait de faire chauffer l’huile au blender permet une excellente extraction des constituants , mais on peut aussi faire macérer plus longtemps , ou faire au bain marie, à chacun de trouver la méthode qui lui convient.
      pour l’alcool à 55° cela vous fait 45% d’eau et l’eau et l’huile ne font pas bon ménage , donc là il faudra ensuite faire décanter votre préparation et vérifier qu’il ne reste pas d’eau au fond du bocal

      1. D’accord, merci pour votre réponse !
        Dernière question : comme il s’agit d’une utilisation en usage externe et que de toutes façon l’alcool est censé s’évaporer complètement, puis-je utiliser de l’alcool à 96° dénaturé ?
        Merci

        1. bonjour Kisa
          je me pose la question sur ce qui dénature l’alcool et qui n’est pas volatile , quels sont les dénaturants qui sont mis dedans, après c’est à vous de voir, disons que pour des produits que l’on fait soi-même on recherche avant tout la qualité

          1. D’accord, merci pour cette réponse !

            Pour faire avancer la question j’ai trouvé ceci comme information :
            – Le dénaturant le plus utilisé est le méthanol, très toxique et absorbé par la peau –> Ne pas utiliser
            – On peut trouver de « l’alcool spécialement dénaturé » (SDA) à destination de la fabrication de cosmétiques, dont le dénaturant est un principe amer (Aversion ou Bitrex : a priori inoffensif pour la peau). Celui là énumère en général le ou les dénaturants.

            Merci encore, bonne journée à vous

            1. bonjour Lisa
              merci pour l’information 🙂 à se renseigner s’il passe en circulation sanguine ou pas

  15. Salut, que pensez-vous de l’ajout de gros sel dans l’huile pour soi-disant capter l’humidité résiduelle des plantes? Merci d’avance de votre réponse et belles journées

    1. bonjour Claire
      je ne sais pas et Christophe non plus , la question que je me pose c’est si le sel absorbe l’eau de la plante fraiche il capture aussi ses constituants (contenus dans l’eau (la sève de la plante) , mais comme le sel ne se dissout pas dans l’huile , je me demande comme l’huile va récupérer les constituants

      1. Merci beaucoup.C’est un peu ce que je pensais et je me suis alors posé la question de ce que le sel pouvait changer à l’eau et ses propriétés par rapport à l’huile: le sel augmente la densité de l’eau donc çà va accélérer (et/ou amplifier?) le processus de décantation. Je me demande effectivement quelles conséquences cela peut avoir sur la séparation des molécules selon qu’elles sont plus ou moins hydrosolubles. A priori, pour les HE, l’avantage est qu’elles resteront plus facilement dans l’huile…. Si un chimiste passe par là, j’aimerais en avoir le cœur net…

  16. bonjour, est-il possible de faire un macérât huileux de santoline ? garderait il les vertues de la plante sur les troubles menstruels ? je pensais tester par un macérât à intermédiaire alcoolique. merci pour vos lumières.

    1. bonjour Blandine
      je n’ai pas encore testé la santoline , mais je pense que oui par intermédiaire alcoolique , tenez nous au courant

      1. merci pour votre réponse, j’hésite encore à cause des contre indications pour l’allaitement. j’aurais aimé faire un mélange avec la sauge et l’achillée utilisable même dans ce cas… un avis merci ? sinon j’ai laissé un macérât une nuit dans l’alcool au lieu de 2h dois-je recommencer ??? merci beaucoup

        1. bonjour Blandine
          ne connaissant pas votre situation difficile de vous répondre , l’achillée en application locale (si de bonne qualité) est vraiment intéressante quand il y a des spasmes, concernant la sauge je n’ai jamais testé en mh , et j’imagine que vous avez eu votre retour de couches, et que le bb n’est plus un nourrisson

          1. Merci pour votre réponse, c’est une question plutôt théorique. mon bébé est grand en effet mais c’est également pour des amies.

            1. bonjour Blandine
              je pense que lorsque passé 3 mois, on peut mettre une crème à l’achillée , on commence petit pour voir si réaction ou pas

          2. d’accord, merci pour vos réponses. je vais tenter un mélange achillée – matricaire – sauge. bonne journée

  17. bonjour, je cherche à réaliser un macérat huileux antiinflammatoire pour application externe. Je compte mélanger deux plantes: le chanvre à CBD et une autre. J’envisage reine des prés ou romarin. Pensez vous que cela soit judicieux? La macération huileuse est elle efficace pour ces deux plantes? Et selon vous laquelle de ces deux plantes serait le plus approprié? Merci d’avance pour vos précieuses réponses! Thomas

    1. bonjour Thomas
      je n’ai jamais testé le chanvre donc je ne sais pas, par contre romarin ou reine des prés très intéressant en macérat huileux
      faites les deux macérats séparément et les mélanger ensuite

  18. Bonjour, merci pour votre article. J’ai fait ma macération intermediaire alcoolisé, et j’ai laissé la plante(humidifié au préalable 2h dans l’alcool) macérer dans l’huile pas mal de temps. Après l’avoir filtrer, l’odeur de l’alcool ne s’en va pas. Est ce un problème pour l’utilisation de cette huile? Merci à vous

    1. bonjour Lahais
      mais vous l’avez fait au bain marie? ou chauffé avec le blender, car pour que l’alcool s’évapore il faut une petite source de chaleur , donc si vous n’avez pas fait cette étape, il est normal que l’alcool soit toujours bien présent

        1. bonjour Lahais
          de quelle manière voudriez vous l’utiliser? si c’est en baume pas de problème l’alcool s’évaporera pendant la préparation , si c’est pour mettre directement sur la peau , je vous invite à faire évaporer l’alcool qui risquerait d’avoir un effet asséchant

          1. Merci pour votre réponse. C’est plutôt pour mettre directement l’huile sur la peau avec HE. J’ai mis au bain Marie mais je trouve que ça sent encore l’alcool.

            1. bonjour Lahais
              alors laissez quelques jours votre pot ouvert avec un tissu par dessus pour éviter les poussières et remuez régulièrement pour laisser échapper le reste d’alcool

  19. Bonjour Sabine et Christophe,
    Je viens de faire un macérât huileux de feuilles de consoude avec intermédiaire alcoolique, mais j’ai mis par erreur 4 fois plus d’alcool que la quantité préconisée !!!! Est-ce rattrapable ? Merci de votre avis.

    1. bonjour Anne
      rattrapable je ne sais pas , vous avez mis votre huile déjà ? si non vous pourriez rajouter de la plante (s’il vous en reste ) , mais si oui , je pense que ça fera certainement une préparation efficace, en tout cas il ne faut pas jeter , faut étiqueter : « expérience en cours de validation  » 🙂

      1. Merci Sabine, j’avais déjà mis l’huile… Au final mon MHIA attend dans un coin, que l’alcool s’évapore…

  20. Bonjour, que pensez vous de l’utilisation d’un concentré liquide alcoolique (CLA) fait à partir d’un alcool à 96 avec des plantes fraîches pour une macération par intermédiaire alcoolique sur la même plante comme CLA plantain/HO feuilles fraîches de plantain ou sur une plante différente comme avec un CLA de plantain/HO sommités fleuries fraîches d’achillée? Pensez-vous que ça puisse ajouter des composants actifs à l’extraction huileuse? Je comprends que le concentré alcoolique est moins alcoolisé parce que l’eau du plantain frais à dilué son taux d’alcool mais peut il quand même extraire de la nouvelle plante fraîche… ou bien serait-il trop saturé par les principes actifs de la première extraction?

    1. bonjour Jeannette
      je ne suis pas sûre de comprendre votre question , si je reformule , vous voudriez savoir si la teinture (cla) serait intéressante pour extraire les constituants des plantes prévues pour le mhia? si c’est le cas , je vous dirai que non , car la préparation cla est déjà riche en constituants , donc ne pourra pas extraire grand chose (de mon point de vue ) , si ce n’est pas votre question je vous invite à me la reformuler

      1. Merci pour votre réponse. C’était bien ça mon questionnement. Si la teinture est de la même plante que celle qui est utilisée pour le mhia, au final les extraits iront quand même bien dans l’huile… non? Par exemple, disons que je n’ai plus d’alcool à 94, je l’ai utilisé pour faire une teinture de plantain et je voudrais tester le mhia de plantain, ça pourrait quand même se faire en suivant le même procédé? Je me demandais aussi si c’était un test que vous aviez déjà fait…

        1. bonjour jeannette
          mais la teinture est un alcool saturé par les constituants de la plante, il ne peut plus intégrer d’autres constituants même si l’origine est la même , donc l’extraction ne sera pas bonne , maintenant rien ne vous empêche de tester , c’est comme cela aussi que l’on fait bouger les lignes

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