Vous avez peut-être entendu dire que, basé sur des études scientifiques relativement récentes, l’ashwagandha n’est pas une plante sûre car elle pourrait endommager votre foie.
Dans cet épisode, j’aimerais faire la lumière sur la situation. Parce que ce qui émerge des études, c’est en réalité assez complexe. Et il serait facile de prendre cette grosse salade d’informations, de la simplifier à l’extrême et de créer des titres sensationnalistes.
Donc, dans cet épisode, j’aimerais qu’on parle des points suivants :
L’épisode est indexé, donc si vous voulez aller directement aux recommandations pratiques à la fin, vous pouvez. Bien que… c’est un format long car je préfère ne pas prendre de raccourci et vous expliquer pleinement ce qui est en jeu ici. L’épisode tourne autour de l’ashwagandha, mais plusieurs points sont génériques à l’ensemble du secteur des plantes médicinales.
Avant de démarrer, je vous rappelle que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Je suis là pour partager ma passion avec vous. Mais ceci ne remplace aucunement un suivi médical, et n’a pas vocation à être un diagnostic ou une prescription médicale.
Tout d’abord, vous devez savoir que je suis biaisé. Et vous aussi. Nous le sommes tous. Nous avons tous nos biais. Le mien, c’est que j’ai confiance dans la phytothérapie et l’herboristerie.
Cela dit, je dois être capable d’accepter que :
Il faut aussi être capables de voir quand les preuves scientifiques ne sont pas assez fiables, parce que le produit a pu être adultéré avec des parties de la plante qui n’ont pas leur place dans le produit. L’ashwagandha entrera aussi dans cette catégorie.
Cela étant dit, commençons par le tableau général. L’ashwagandha est l’une des plantes les plus utilisées dans la pratique moderne de la phytothérapie dans les différents pays du monde. Elle provient de la médecine ayurvédique et elle a des milliers d’années d’utilisation derrière elle.
L’ashwagandha est maintenant utilisée dans la plupart des pays occidentaux. C’est une plante adaptogène (je vous renvoie vers ma série sur les plantes adaptogènes, je vous mettrai le lien dans l’article). Nous la cultivons localement en France depuis quelques années.
Et voici un point important : historiquement, elle a une solide réputation de sécurité.
Mais au cours de ces 10 dernières années, nous avons commencé à voir des rapports de lésions hépatiques chez l’humain, entraînant une surveillance accrue de la part des chercheurs et une pression croissante des autorités réglementaires dans certains pays.
Et donc, nous devons aller au fond de ces problèmes afin de voir ce qu’il en retourne.
Toutes les données à l’origine de ce questionnement proviennent d’études de cas.
On ne parle pas d’études interventionnelles ici, en double aveugle contre placebo. On parle de cas spécifiques, c’est-à-dire de personnes spécifiques. Comme disent les Américains, on est dans du N = 1, c’est-à-dire que dans une étude de cas, l’échantillon c’est une seule personne. Je ne dis pas ceci pour discréditer l’étude, mais juste pour la replacer dans la pyramide des différents types d’études que je vous avais présentés dans d’autres épisodes (là encore je vous remets le lien dans l’article).
Depuis environ 2017, une série de cas a commencé à émerger. D’abord, au Japon, puis aux États-Unis et en Islande en 2020, suggérant tous un lien possible entre l’ashwagandha et des lésions hépatiques (Björnsson 2020 ; Inagaki 2017). Les références sont sur mon site.
Le développement le plus significatif est survenu en 2023, avec ce que nous appelons une « série de cas » en provenance d’Inde (Philips 2023). Ce qui signifie que les chercheurs ont inclus plusieurs rapports, plusieurs cas, dans la même étude.
Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de trois hôpitaux en Inde, sur une période de quatre ans. Ils ont d’abord identifié 23 cas suspects.
Ensuite, ils ont éliminé ce que nous appelons les « facteurs confondants » : consommation d’alcool, autres médicaments ou plantes, et les causes alternatives de maladie hépatique.
Et ils ont retenu 8 cas où l’ashwagandha était le facteur probable. Les âges allaient de 31 à 75 ans. Certaines personnes avaient du diabète ou de l’hypertension. Plusieurs avaient une maladie hépatique préexistante. Les dosages d’ashwagandha varient de ce qu’on pourrait appeler dosage normal à des doses relativement élevées variant de 10 à 20 g de plante par jour.
Parmi ces 8 cas :
8 cas sévères dont 3 décès, ce n’est pas rien. Rapporté aux millions d’utilisateurs, c’est relativement rare, mais suffisant pour justifier de la prudence.
On va noter un point critique ici : tous les problèmes sont survenus chez des patients atteints de maladie hépatique préexistante. Il semble que l’ashwagandha ait aggravé la situation.
Les symptômes étaient la jaunisse, des démangeaisons, de la fatigue, et malheureusement la mort pour les 3 cas.
Au niveau tissulaire et organique, on a noté une inflammation de la veine porte, une infiltration du système immunitaire dans les cellules du foie, et une nécrose hépatocellulaire (donc une nécrose des cellules du foie) dans environ la moitié des cas.
Et ici, pour prendre du recul, il est bon de se rappeler que lorsque nous ingérons une substance, il existe deux principaux types de toxicité hépatique.
Le premier est une toxicité directe. Elle est rapide, dose dépendante, et assez prévisible. Si vous testez cette substance sur de pauvres animaux, par exemple, vous verrez qu’ils tombent rapidement malades de manière prévisible. Si vous leur donnez plus, ils tomberont plus gravement malades et finiront par mourir. Ce n’est pas ce qui s’est passé ici avec l’ashwagandha.
Le second type, nous l’appelons « réactions idiosyncrasiques ». Ces réactions sont assez imprévisibles, ne dépendent pas de la dose ; elles mettent un certain temps à apparaître, et elles dépendent de la susceptibilité individuelle. Les cas de toxicité hépatique d’ashwagandha relèvent clairement de cette seconde catégorie.
C’est ici que nous allons entrer dans des détails plus techniques. Les réactions idiosyncrasiques impliquent généralement les deux phases de détoxification hépatique.
Dans la première étape, la substance à éliminer est traitée par les enzymes du cytochrome P450. Désolé pour le terme technique, mais ce sont des enzymes des cellules du foie qui effectuent la première passe de détoxification. Elles sont toutes codées avec des lettres et des chiffres, et elles ont toutes une affinité pour différentes substances en fonction de leur configuration chimique.
Donc si la molécule ressemble à ceci, le foie utilisera l’enzyme A. Si la molécule ressemble à cela, il utilisera l’enzyme B pour métaboliser la substance, etc. Sauf qu’au lieu d’être appelées A ou B ou C, elles s’appellent CYP3A4, CYP1A2, CYP2C8, etc. Il y en a toute une série, parce que les substances à éliminer se présentent sous toutes sortes de configurations chimiques. Jusque-là vous me suivez ?
Nous appelons ce processus « détoxification de phase I ». Cette phase va créer des métabolites intermédiaires. Certains sont inoffensifs ; d’autres non. La « phase II » du processus de détoxification hépatique est censée prendre ces métabolites intermédiaires et les métaboliser rapidement pour s’en débarrasser définitivement. Une fois sorti de la phase II, le métabolite est généralement assez inoffensif et prêt à être évacué dans la bile ou l’urine.
Mais voilà où ça devient problématique. Chez certains individus, ce passage de la phase I à la phase II ne se fait pas assez rapidement et efficacement. Donc les métabolites bloqués entre les deux phases peuvent causer des dommages. Ils restent trop longtemps au milieu.
En plus de cela, si vous rajoutez une réactivité particulièrement élevée à ces substances chez un individu (probablement à cause de polymorphismes génétiques en lien avec les capacités de détox), alors Houston, nous avons un problème.
Cela peut entraîner une accumulation d’intermédiaires toxiques. Conduisant à une inflammation, des lésions tissulaires, et éventuellement la mort des tissus.
Alors, quels constituants de l’ashwagandha pourraient être impliqués ici ? Le principal suspect s’appelle la withanone, qui est l’un des withanolides, identifiés comme « constituants actifs ». Pourquoi ce constituant est-il suspect ? Eh bien car des études in vitro suggèrent que la withanone possède des groupes réactifs susceptibles de former ce que nous appelons des « adduits à l’ADN ».
Imaginez votre ADN comme un long manuel d’instructions pour vos cellules, fait de minuscules blocs de construction. Un adduit à l’ADN se produit lorsqu’une molécule étrangère se fixe directement sur l’un de ces blocs. Ceci peut perturber le fonctionnement normal de la cellule et augmenter le risque de maladies comme le cancer.
Encore une fois, si la phase II ne se produit pas assez rapidement, la withanone ne sera pas éliminée assez vite, ce qui augmente le risque de toxicité.
OK, donc maintenant qu’on a compris le risque, ajoutons une complication supplémentaire. Le problème ne vient peut-être pas de la racine, qui est la partie de la plante traditionnellement utilisée. Il pourrait venir des feuilles. C’est quoi l’histoire ?
Eh bien les feuilles sont moins chères à récolter que les racines. Et puis les feuilles sont plus riches en constituants que nous utilisons pour standardiser les extraits de racines. Dit autrement, les feuilles font meilleur effet sur l’étiquette du produit, elles donnent l’impression que le produit est plus concentré.
Y a-t-il donc un risque d’adultération des poudres et extraits secs de racines d’ashwagandha avec des feuilles ? Bien sûr que oui. À moins que vous n’achetiez auprès d’une source réputée. Vous pouvez aussi acheter les racines entières (ou coupées en morceaux), car il est facile de faire la différence entre les racines et les feuilles. Avec une poudre fine, on peut tricher très facilement.
Et ce n’est pas juste théorique. Il y a des cas documentés où les produits sont étiquetés « racine » mais contiennent en réalité des quantités significatives de feuilles. Cela change complètement le profil chimique. Les feuilles contiennent des niveaux beaucoup plus élevés de withanolides, parfois dramatiquement plus élevés. La withanone incluse (Kaul 2016). Souvenez-vous, la withanone est le constituant qui pourrait être impliqué dans les cas de toxicité hépatique.
A noter pour les cas indiens : l’analyse détaillée n’a trouvé aucun contaminant majeur, pas de métaux lourds, pas de polluants, pas de médicaments mélangés à la plante. Donc le problème ne peut venir que des constituants de la plante chez certains individus sensibles, possiblement aggravé par l’ajout de feuilles dans des produits censés contenir des racines.
Et puis, tant qu’on y est, on va rajouter le fait que les études sur les animaux suggèrent un effet anti-inflammatoire sur le foie et un effet protecteur sur les cellules hépatiques (Alghamdi 2024).
Alors oui, ce sont des études animales, et nous devons être prudents quant à leur application aux humains. Néanmoins, cela souligne un effet protecteur et pas destructeur. Comme quoi, c’est vraiment compliqué cette histoire. Les réactions dépendent du contexte précis, de la personne et de sa sensibilité aux substances actives, de sa capacité de détoxification hépatique et de ses conditions hépatiques préexistantes.
OK, on respire un grand coup, et on conclut :
Point n°1 : le profil de sécurité global de l’ashwagandha reste solide. Nous avons des milliers d’années d’utilisation extensive en Inde, et des décennies d’utilisation dans les pays occidentaux ; c’est l’une des plantes adaptogènes les plus utilisées et appréciées.
Point n°2 : nous ne pouvons pas écarter une hépatotoxicité. Elle semble rare, mais elle est possible. Les cas indiens semblent le confirmer.
Point n°3 : et ça, vraiment, ça vient mettre la pagaille dans une conclusion qui pourrait être un peu plus claire et nette. Mais il est possible que l’hépatotoxicité ait été grandement amplifiée par l’inclusion de feuilles dans le produit. Est-ce qu’on verrait les mêmes cas avec la racine seule ? Je ne sais pas si nous avons les données pour conclure.
Quelles sont les implications pour l’utilisation de la plante dans nos pratiques ?
Ici, je vais partager les recommandations fournies par un grand auteur et praticien. Il s’appelle Simon Mills. Voici un lien vers l’article qu’il a écrit sur ce sujet spécifique.
Premier point : contrôler la source. Utiliser uniquement des racines. Éviter les extraits très riches en withanolides qui apparaitraient comme « plus puissants » et qui pourraient contenir des feuilles. Travailler avec des fournisseurs de confiance offrant une bonne traçabilité, ou encore mieux, travailler directement avec le cultivateur s’il effectue aussi la transformation en poudre ou en teinture. Et vous pouvez aussi moudre et tamiser les racines vous-même à l’aide d’un moulin à café. À la maison.
Deuxième point : si vous prenez de l’ashwagandha pour vous ou si vous la recommandez à une autre personne, assurez-vous que la personne n’a pas de problèmes hépatiques. Cirrhose, maladie hépatique chronique, marqueurs hépatiques élevés (signe d’inflammation du foie – transaminases, gammaGT), ou cancer du foie.
Troisième point : assurez-vous qu’il n’y ait pas de consommation régulière de médicaments qui enflamment ou abiment le foie, comme le paracétamol.
Si vous intégrez ces 3 points dans votre réflexion, et que vous estimez que l’ashwagandha est vraiment un bon choix pour la situation, il devrait y avoir une faible probabilité que l’ashwagandha pose problème.
Avant de vous laisser, j’aimerais souligner le fait que cette question va bien au-delà de l’ashwagandha. Elle met en lumière un défi plus large, qui est l’écart entre l’usage traditionnel des plantes et les produits modernes.
Nous avons maintenant des extraits concentrés, qui sont des poudres dans lesquelles la plante n’est plus reconnaissable. Il peut y avoir d’autres substances indésirables dedans. C’est à prévoir avec les chaînes d’approvisionnement mondialisées et une industrie obsédée par la rentabilité.
L’ashwagandha reste une plante extrêmement précieuse. Toujours largement considérée comme sûre. Personnellement, je continuerai à la recommander à mes clients dans ma pratique lorsque je jugerai cela approprié, mais je serai aussi un peu plus prudent et suivrai de près les recommandations fournies par Simon Mills.
C’est tout pour cet épisode. Merci d’être là. Je vous dis à très vite.
Björnsson HK, Björnsson ES, Avula B, Khan IA, Jonasson JG, Ghabril M, Hayashi PH, Navarro V. Ashwagandha-induced liver injury: A case series from Iceland and the US Drug-Induced Liver Injury Network. Liver Int. 2020 Apr;40(4):825-829. doi: 10.1111/liv.14393. Epub 2020 Feb 11. PMID: 31991029; PMCID: PMC8041491.
Inagaki K, Mori N, Honda Y, Takaki S, Tsuji K, Chayama K. A case of drug-induced liver injury with prolonged severe intrahepatic cholestasis induced by Ashwagandha. Kanzo. 2017;58:448–454.
Philips CA, Valsan A, Theruvath AH, Ravindran R, Oommen TT, Rajesh S, Bishnu S, Augustine P; Liver Research Club India. Ashwagandha-induced liver injury-A case series from India and literature review. Hepatol Commun. 2023 Sep 27;7(10):e0270. doi: 10.1097/HC9.0000000000000270. PMID: 37756041; PMCID: PMC10531359.
Alghamdi AAA, Abdallah EAA, El-Refaei MF. Anti-inflammatory and anti-angiogenic effects of Withania somnifera extract on liver toxicity induced by silver nanoparticles in vivo. J Med Life. 2024 Jul;17(7):728-738. doi: 10.25122/jml-2024-0050. PMID: 39440339; PMCID: PMC11493168.
Kaul, S., Ishida, Y., Tamura, K., Wada, T., Iitsuka, T., Garg, S., Kim, M., Gao, R., Nakai, S., Okamoto, Y., Terao, K., & Wadhwa, R. (2016). Novel Methods to Generate Active Ingredients-Enriched Ashwagandha Leaves and Extracts. PLoS ONE, 11. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0166945.
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21 réponses
Bonjour,
mon compagnon a été soigné il y 5 ans pour un cancer du colon (chirurgie+chimio) + métastases au foie (presque1/2 foie enlevé) et poumons (radiofrequence).
voici une récidive avec 1 nodule aux poumons qui va être traité par radiothérapie. rdv dans 3 semaines avec le radiotherapeute… donc séances pas avant 1 bon mois. Dans l attente je compte lui faire prendre une teinture mere de racines d ashwaganda que j’ai faite moi même dans les règles de l art.
Ses analyses hépatiques sont bonnes.
Est ce que par mesure de prudence (hepatotoxicité) nous devrions éviter ?
Une cure à déjà était faite dans le passé avec de bonnes réactions…
Si une cure est suivie, à quelle posologie conseilleriez vous svp ?
Merci pour votre avis expert 🙂
ps : j’ai aussi une teinture d armoise annuelle… serait elle préférable ?
Bonjour Déborah
Désolée pour votre compagnon et aussi pour vous , mais le sujet est bien trop sensible et le site n’est pas le lieu pour proposer des conseils personnalisés , mieux vaudrait vous faire accompagner par un professionnel
Merci
Merci pour avoir prévenu que l’ ashwagandha pouvait présenter des risques pour le foie . J’en prenais parce qu’il semblait être efficace pour certains troubles, mais j’arrête de suite, en ayant lu à l’instant (sur un site de vente) qu’il était aussi déconseillé en cas de SEP (entre autre), ce qui est mon cas. Sinon j’adore vos publications, claires, utiles et toujours avec le soleil et l’accent du midi.
Merci pour tout ce travail
Expérience personnelle: je n’indique jamais une plante avant de l’avoir testé sur moi Une tisane de Grenade s’est révélé comme vomitif puissant et immédiat, le Millepertuis a provoqué des désordres d’équilibre surtout le soir (chute interminable dans le noir) , etc Une plante = une personne c’est ce que j’ai retenu
L’Aswhaganda à donné d’excellents résultats
Cordialement
bonjour Delphine
disons que même avec sa propre expérience ce n’est pas suffisant pour conseiller une plante à une personne , c’est tout un travail d’enquêteur
Apprendre les qualités de nos amies plantes est une chose (la base), savoir les utiliser à bon escient en est une autre
Merci pour votre réponse
Je conseille des plantes car je suis diplômée en la matière. ( Diplôme Canadien) Mais je les expérimentent sur moi par principe de précaution
Cordialement
Merci Christophe d’etre la!
Je ne connaissais pas cette plante. J’ai appris quelque chose comme souvent avec vous.
A bientot. Valerie.
Grand merci pour les informations claires.
Bien chaleureusement!
Bonjour,
Merci encore pour tous vos articles, si intéressants et bien documentés.
Juste pour information, j’habite au Danemark (un pays conservateur en matière de vente de produits naturels). L’ashwagandha y est interdit après qu’un rapport scientifique danois a été publié, et la raison donnée est la suivante (je cite le texte officiel) :
« Sa racine a des effets négatifs sur les hormones sexuelles et la reproduction, tant chez les hommes que chez les femmes. De plus, la plante peut influencer le métabolisme, le système immunitaire et le système nerveux central. Par conséquent, il est illégal de vendre des produits contenant de l’ashwagandha au Danemark. »
Il semble toutefois que tout le monde ne soit pas d’accord avec ces conclusions https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11403136/
Trop bien, merci Chistophe pour la mise à jour ! L’Ashwaganda est tellement utilisée de nos jours… Pouvoir comprendre les mécaniques d’action, le contexte et toutes les causes possibles permet de réadapter sa pratique pour plus de sécurité. Gratitude pour tout ce que tu partages 🙂
Merci beaucoup pour cet article très intéressant
Merci Christophe pour toutes ces précieuses données que tu nous transmets. Il est toujours difficile de trouver des renseignements sûrs, avec des données scientifiques, sur les contre-indications, et interactions des plantes médicinales. Grâce à tout ce travail que tu fournis, tu as mis à notre disposition une quantité d’informations qui nous est précieuse depuis toutes ces années. J’espère que tu continueras encore longtemps à nous ravir avec tous les articles que tu publies. J’en profite également pour te remercier pour tes formations qui sont à la fois très riches en connaissances théoriques mais également pratiques. Tes années de praticien font vraiment la différence avec d’autres formations.
Merci Christophe pour ces informations claires.
Je dois dire que, comme je me méfie un peu des gélules toutes faites, j’achète l’ashwagandha en poudre, mais bio et en principe d’un fournisseur fiable. Et je fais donc mes gélules moi-même, pour quelques produits (vitamine C aussi, par exemple).
Quand je dois acheter le produit tout fait, je vérifie bien le contenu, mais il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de trouver la description des ingrédients (ni sur un site, ni sur l’emballage, en boutique). Et en effet, parfois le contenu théorique peut être inexact (ça m’est arrivé récmment) ou corrompu.
En ce qui concerne l’ashwagandha, comme je suis sensible à certaines molécules des solanacées, en effet, s’il y avait des feuilles dans ma poudre, ce serait plutôt problématique (personne ne mange les feuilles des tomates ou de la pomme de terre, en principe… 😀 ). Il faudra quand même que je me renseigne auprès du fournisseur pour être certaine… Encore merci de cette alerte. 🙂
Merci pour ces informations précieuses.
Dans les contre indications j’ajouterai les personnes qui ont une surcharge en fer.
Quel dosage journalier est sécuritaire pour vous ?
bonjour Florence
difficile à dire , si surcharge en fer , j’aurais tendance à éviter d’en prendre , mais il faudrait connaitre le contexte pour proposer quoi que ce soit
Passionnant ! Merci Christophe.
Bonjour Christophe,
Merci beaucoup pour votre travail je vous suis depuis plusieurs années maintenant. J’ai une question : est-ce que le label KSM-66 pour les withanomides indiquant l’utilisation de racines peut être déjà un point de départ positif pour un complément ? Si c’est une petite entreprise française, cela peut être également un plus ? Merci à vous. Charles
Bonjour Charles
voici la réponse de Christophe
c’est un extrait standardisé et breveté de racines du labo Ixoreal Biomed (siège social Californie, opérations à Hyderabad). A priori, pas de feuilles dans cet extrait. Vu que l’extrait est breveté, il doit être acheté à Ixoreal Biomed puis mis en gélules par le labo pour la vente. A ma connaissance, cela ne peut pas être une petite entreprise française qui fabrique cet extrait. Donc on revient à la traçabilité, les multiples intermédiaires, etc. Je ne suis pas en train de dire que c’est un mauvais extrait d’ailleurs, juste pour être clair. Basé sur ce que je peux lire du brevet, il contient de la racine uniquement.
Excellente vidéo merci Christophe !
J’ignorais que les extraits standardisés risquaient de contenir des feuilles… Merci l’arnaque. On doit vraiment se méfier de tout, c’est fatiguant à la longue.
En tout cas c’était passionnant comme toujours, grand merci
Merci beaucoup Christophe et bravo pour avoir réussi à expliquer de façon si claire les mécanismes compliqués du métabolisme par le foie des substances ingérées. Etant chercheur biologiste, je peux dire que votre raisonnement est très sensé scientifiquement.