Myodésopsie (mouches volantes) : comprendre et agir

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Bonjour,

Ces derniers temps, on m’a posé plusieurs fois la question au sujet des mouches volantes (qu’on appelle dans le jargon médical « myodésopsie »). Ce sont ces petites taches ou filaments qui semblent flotter dans votre champ de vision. En réalité, ce ne sont pas des objets devant vos yeux, mais des petites opacités à l’intérieur du vitré (donc dans le gel transparent à l’intérieur de votre œil).

Plusieurs questions reviennent. C’est quoi, est-ce que c’est dangereux, est-ce qu’on peut stopper l’évolution, est-ce qu’on peut les faire disparaitre avec des méthodes naturelles.

Je suis donc allé investiguer ce sujet pour vous. Rien dans la tradition sur les plantes médicinales, donc on ne peut pas s’appuyer sur des remèdes du passé. C’est donc un épisode qui va se baser sur une revue de la science et sur des approches modernes à la problématique.

Avant de démarrer, je vous rappelle que l’école Altheaprovence vous propose toute une gamme de formations en ligne sur l’herboristerie appliquée, pour vous aider à comprendre comment vous pouvez accompagner vos proches ou vos clients pour différents types de problématiques de santé, toujours en complément d’un suivi médical.

Je vous rappelle aussi que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Les informations partagées dans cet épisode sont à visée éducative uniquement et n’ont pas vocation à remplacer un suivi médical.

Myodésopsie : paysage avec des "mouches" devant les yeux


Myodésopsie : pourquoi le vitrée devient-il moins transparent ?

Allez, c’est parti, on va d’abord décrire le phénomène. Si ça vous affecte, vous le savez probablement car un jour vous avez regardé le ciel, ou une autre surface d’une couleur uniforme, et vous avez vu ces petites taches ou ces petits serpentins. J’en ai moi-même plusieurs, et en fonction de leur localisation, je vois comment ça peut être assez gênant pour la vision.

Bien sûr, je ne vais pas le répéter, mais la première des choses à faire, c’est d’aller voir un médecin ophtalmologiste pour vous assurer que tout va bien à l’intérieur de votre œil et qu’il ne se passe pas quelque chose de plus sérieux. On va donc enlever les causes graves et pathologiques de la discussion.

Une personne m’a récemment dit « ce sont de petites veines abîmées dans l’œil » et c’est ça qu’on voit à la lumière. Alors pas du tout. Ça vient du vitré en fait.

Le vitré (qu’on appelle aussi corps vitré ou humeur vitrée), c’est un gel composé à 98% d’eau et 2% de macromolécules, principalement du collagène et de l’acide hyaluronique. Ces deux molécules vous parlent probablement car on en parle beaucoup pour l’intégrité de la peau, pour le vieillissement des tissus. Eh bien on les retrouve aussi dans le vitré.

Et ce gel, surtout en ce qui concerne sa partie « fibreuse » si je puis dire (c’est-à-dire la partie macromolécules), est très bien organisé. C’est cet ordre qui le rend transparent. Les macromolécules sont très bien réparties et organisées dans le gel. Malheureusement, cette structure peut se dégrader. Pourquoi, quels sont les facteurs de dégradation ? On mentionne beaucoup l’âge et la myopie comme facteur de risque. Mais vous pouvez aussi rajouter les facteurs comme le stress oxydatif qui dépasse nos capacités et nos réserves antioxydantes. Et tous les facteurs pro-inflammatoires de la vie industrialisée, je ne vais pas vous faire la liste.

Donc, dans ce contexte, le collagène et l’acide hyaluronique ne restent plus bien liés ensemble et intriqués, imbriqués si je puis dire, et ils vont se séparer. On le voit bien sur certaines photos dans les études, plutôt que d’avoir les deux bien entremêlées, on commence à voir des rassemblements d’acide hyaluronique d’un côté, séparés du collagène, et des paquets de collagène d’un autre côté.

Cette séparation va entraîner 2 processus :

  • D’abord le gel devient plus liquide. Logique, on sépare la partie structurelle de la partie aqueuse, donc la partie liquide devient encore plus liquide.
  • Et les fibres de collagène vont se regrouper et s’épaissir.

Ce sont ces fibrilles de collagène, regroupées alors qu’elles ne devraient pas l’être, qui créent des opacités qui dispersent la lumière. D’où l’apparition des mouches volantes, qui ressemblent parfois à de petits tunnels, ou de petits vaisseaux. C’est bon, vous me suivez jusque-là ?

Le décollement du vitré postérieur

Quand ces processus s’aggravent, le vitré peut se séparer progressivement de la rétine. C’est ce qu’on appelle le décollement du vitré postérieur, le phénomène le plus courant qui cause les mouches volantes les plus gênantes.

Coupe transversale de l'oeil. Anatomie


Un problème plus sérieux qu’on ne l’imaginait

Pendant longtemps, on a pensé que ces opacités n’étaient qu’une gêne cosmétique sans importance. Mais en pratique, elles peuvent réellement réduire notre sensibilité au contraste, notre capacité à distinguer les détails et finissent par affecter la qualité de vision, et donc indirectement la qualité de vie. Quand elles sont vraiment gênantes, on parle désormais de « myodésopsie dégradant la vision » (ou VDM).


Myodésopsie : les solutions proposées aujourd’hui

En ce qui concerne les solutions proposées aujourd’hui, on pourra vous parler de plusieurs options :

  • L’observation (c’est-à-dire ne rien faire et attendre que le cerveau s’adapte à ces perturbations). C’est ce que font la plupart des personnes.
  • Certaines interventions chirurgicales comme la vitrectomie (c’est-à-dire la chirurgie pour retirer le vitré), ou la vitréolyse au laser (qui consiste à fragmenter les opacités avec un laser).
  • Et certaines plantes et compléments alimentaires dont nous allons parler.

Autant vous dire que l’ophtalmologie n’est pas ma spécialité, donc j’ai découvert pas mal de choses en recherchant le sujet. Surtout en ce qui concerne les interventions chirurgicales. Je crois comprendre qu’elles ne sont proposées que dans les cas plus graves, dans lesquels les opacités interfèrent considérablement avec la vision ou deviennent un problème quasi intolérable d’un point de vue psychologique.

Parlons un peu de ces interventions…

La vitrectomie (ablation du gel oculaire)

La vitrectomie : c’est une intervention dans laquelle il y aura ablation partielle ou totale du gel oculaire. Ça parait un peu effrayant dit comme ça. C’est-à-dire qu’on va vider partiellement ou totalement le corps vitré en faisant une petite incision dans l’oeil. Une fois le gel enlevé, l’œil n’est pas laissé vide, bien évidemment. Le chirurgien remplace le gel avec une solution saline stérile ou un gaz spécial qui se résorbe avec le temps. Le corps va ensuite recréer naturellement un nouveau gel pour remplir l’œil.

Une analyse regroupant 18 études sur plus de 2000 yeux montre que cette intervention chirurgicale obtient d’excellents résultats : 90 % des patients sont satisfaits. La vision et la sensibilité au contraste s’améliorent. En revanche, une cataracte se développe chez plus de 30 % des patients et un décollement de rétine survient chez environ 1,5 % des patients, ce qui fait un peu peur (Dysager 2022). Références sur mon site.

Le laser Nd:YAG

Nous avons aussi le laser Nd:YAG (qui est un type de laser au grenat d’yttrium-aluminium dopé au néodyme – on respire). Ça semble tout droit sorti de Star Trek.

Nous avons deux essais rigoureux contre placebo qui montrent que le laser fonctionne en termes de résultats, une étude de 2017 (Shah 2017), et une de 2020 (Ludwig 2020) avec des taux d’amélioration assez significatifs et une réduction des opacités du gel. Une autre étude de 2019 par contre (Nguyen 2019) ne signale aucun changement pour la qualité de la vision ni la qualité de vie globale. Donc des résultats mitigés. Dommage car c’est beaucoup moins invasif qu’une vitrectomie.

En tout cas, si la situation est très invalidante pour vous, c’est définitivement une discussion à avoir avec un chirurgien ophtalmologiste qui pourra vous en dire beaucoup plus en termes de retour d’expérience sur ces procédures.

Interieur de l'oeil


Myodésopsie : substances naturelles

En ce qui concerne les substances naturelles, nous avons une pincée d’études qui pourraient nous pointer dans certaines directions intéressantes. Vous allez voir qu’il y aura une partie spéculative, mais on n’a que ça à l’heure actuelle, donc on fait avec ce qu’on a, et je pense qu’il y a des informations à garder.

Enzymes protéolytiques

Les premières substances étudiées sont des enzymes protéolytiques tirées de certains fruits comme la papaye, l’ananas et la figue. On parle ici de 3 enzymes qui s’appellent bromélaïne, papaïne et ficine. Vous avez peut-être déjà entendu parler des deux premières, vu qu’on en trouve dans différentes formulations de laboratoires.

Elles sont utilisées aujourd’hui pour mieux digérer les protéines, pour favoriser la « lyse » (c’est-à-dire la dégradation) de la fibrine et du fibrinogène, donc pour différents troubles liés au cardiovasculaire. Elles ont des propriétés anti-inflammatoires aussi. Ici, l’idée est de voir si elles arrivent à casser ces amas de collagène dans le vitré.

Nous avons une étude de 2022, menée par des universitaires japonais et taïwanais, sur 224 patients se plaignant de myodésopsie. Étude en double aveugle contre placebo, le placebo étant une capsule de vitamine C, et l’intervention étant une capsule contenant 190 mg de bromélaïne, 95 mg de papaïne et 95 mg de ficine. Le tout pendant 3 mois.

On a divisé les groupes en ceux qui ont vu la condition apparaitre spontanément, et ceux qui ont vu leur condition apparaitre après une hémorragie du vitré. A noter aussi, une division en sous-groupes prenant soit 1 capsule, soit 2 capsules, soit 3 capsules par jour.

Résultats : dans le groupe d’apparition spontanée du problème, le taux de disparition des corps flottants était de 55 %, 62,5 % et 70%  après la prise de 1, 2 et 3 capsules respectivement, donc les améliorations sont dose-dépendantes. Pour le groupe dans lequel les corps flottants apparaissent suite à une hémorragie du vitré, le taux de disparition des corps flottants était de 18 %, 25 % et 56 % respectivement. Donc des résultats qui semblent très significatifs, et d’autant plus dans le groupe d’apparition spontanée, ce qui est le cas de beaucoup de personnes aujourd’hui.

De plus, la vision des personnes s’est améliorée de 0,63 à 0,19 LogMAR. C’est une échelle utilisée pour mesurer l’acuité visuelle. Et là, a priori (et corrigez-moi si votre évaluation est différente de la mienne), une diminution de 0,44 LogMAR me semble très significative.

J’aimerais noter, au passage, une 2ᵉ étude de 2024, in vitro en revanche, dans laquelle on a pris du vitré que l’on a mélangé avec ces mêmes enzymes protéolytiques extraites de fruits, plus hyaluronidase, collagenase dans certains échantillons. Ensuite, on a regardé l’impact sur l’opacité du vitré. L’étude confirme que la digestion du collagène par certaines enzymes peut améliorer la nature du vitré dans les cas d’agrégation de collagène. Cela dit, c’est une étude in vitro, donc à prendre avec un gros grain de sel, mais qui semble valider dans un tube à essai ce qu’on a constaté dans l’étude sur humains.

En conclusion, il me semble que cette approche de supplémentation orale d’enzymes fibrinolytiques (bromélaïne, papaïne et ficine) a du potentiel pour réduire les opacités du vitré. Les patients de cette étude ont montré un haut niveau de satisfaction et on voit aussi une amélioration de l’acuité visuelle. Sachant qu’il y a un effet dose-dépendant.

Une petite note au sujet des produits du commerce contenant ces enzymes. On parle ici de produits de laboratoire, donc s’assurer que le laboratoire est de confiance avec des labels de qualité. Vous n’allez pas trouver exactement cette formulation avec ces dosages-là. Certains produits contiennent 2 enzymes sur les 3 mentionnées. C’est la réalité du marché. Est-ce qu’on obtiendra exactement les mêmes résultats ? Je ne peux pas vous dire, mais on reste globalement dans des propriétés protéolytiques qui nous intéressent dans ces produits du commerce.

papaye, ananas, figues

Polyphénols

La deuxième étude que j’ai pu trouver, faite sur humains, est une étude de 2021, menée par une équipe irlandaise et allemande. Le problème : conflit d’intérêt. L’étude est sponsorisée par ceux qui ont breveté le produit, donc on est obligés de prendre du recul sur les résultats, vu que l’équipe avait tout intérêt à faire ressortir des résultats positifs. Cela dit, on va essayer de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, comme on dit, et voir si on trouve des pistes. Ce type d’étude ne peut pas apporter de certitudes, mais juste des pistes éventuelles.

La formulation contient une partie micronutritionnelle, la voici : 125 mg de L-lysine, 40 mg de vitamine C et 5 mg zinc. Elle contient aussi une partie extraite de plantes : 26 mg d’extrait de pépins de raisin standardisé en proanthocyanidols, et 100 mg d’un extrait d’agrume standardisé en hespéridine. La supplémentation s’est faite pendant 6 mois.

Pourquoi ce choix ?

  • Les proanthocyanidols et l’hespéridine inhibent la glycation des protéines, donc inhibent le processus qui endommage le collagène. Ce sont des antioxydants et anti-inflammatoires, et ils pourraient donc réduire la dégradation du vitré.
  • La L-lysine, la vitamine C et le zinc car un corps vitré sain contient une certaine concentration de ces micronutriments et on pense qu’elles contribuent à la protection ou régénération de la partie structurelle. Une supplémentation orale est-elle suffisante pour aller combler des carences à cet endroit ? Très bonne question.

Bref, c’est un mélange breveté. La société annonce 5 études cliniques qui ont déjà été réalisées, 2 études observationnelles, 2 études en cas témoin et un essai randomisé en double aveugle, c’est celui dont nous parlons. Au passage, je vous rappelle que si ce sujet vous intéresse, je vous avais fait deux épisodes complets (partie 1 et partie 2) pour vous expliquer les différents types d’études à notre disposition aujourd’hui, je vous remets les liens dans l’article associé à cet épisode.

Du coup, retour à l’étude. Les résultats sont clairement positifs sur plusieurs points. Amélioration du confort visuel, diminution de l’opacité du corps vitré. Je vous passe les limitations de l’étude : l’utilisation d’un questionnaire non reconnu, l’absence de biopsie du vitré pour confirmer certains résultats, etc.


Mes conclusions

Que faire avec ceci ? Acheter un complément et le prendre pendant 6 mois comme dans l’étude (idéalement celui qui sera commercialisé à partir du brevet, tant qu’à faire) ? Utiliser des sources de proanthocyanidols et d’hespéridine que l’on peut préparer nous-même ? Comme une infusion de feuilles de vigne ou de cassis que l’on combine avec des écorces d’orange douce ou d’orange amère ?

Doit-on prendre encore plus de recul et se concentrer sur les substances qui bloquent la glycation des protéines et les dommages au collagène ? Doit-on considérer les cofacteurs du collagène comme la silice et la vitamine C ? Et les plantes comme la centella asiatica qui semble aider à régénérer le collagène ? Peut-être. On m’a récemment fait un retour d’ailleurs, une personne qui prend du collagène pour des troubles ostéoarticulaires et qui a remarqué que ses opacités oculaires avaient disparu !

Donc on va réfléchir à tout ça, et lorsqu’on n’a pas les siècles de tradition et pas assez de données de la pratique, on est obligé de passer dans un mode un peu plus spéculatif et empirique. Donc à un moment, on arrête de partir dans toutes les directions, on va poser un premier programme, le tester pendant plusieurs mois, et voir si cela améliore notre qualité de vie. Et ici, ça s’exprimerait surtout avec moins de gêne visuelle et plus d’acuité visuelle, les deux étant liés, bien évidemment.

En ce qui me concerne, je poserais probablement comme protocole de départ :

  • Une formulation à tisane qui contient des sources de proanthocyanidols, d’hespéridine, d’autres flavonoïdes. Peut-être feuilles de vigne rouge, cassis, ginkgo, plus écorces d’orange. Parce que j’aime beaucoup travailler avec la forme tisane.
  • Et je rajoute un complément bien dosé avec des enzymes protéolytiques.

Je fais tourner pendant plusieurs mois, et j’essaie de voir s’il y a amélioration de la situation. C’est très imparfait comme méthode, mais c’est aussi très pratico-pratique. Et puis pour ces situations un peu nouvelles, c’est à peu près la seule méthode à notre disposition. Et parfois, ça nous donne de beaux résultats.

Voilà pour la myodésopsie. Merci d’être là, de vous intéresser à tous ces sujets. Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.


Myodésopsie : contre-indications et précautions

Enzymes protéolytiques : la broméline et la papaïne présentent plusieurs contre-indications et précautions d’emploi liées au risque hémorragique, aux allergies croisées et aux interactions médicamenteuses.

  • Arrêt 2–3 semaines avant chirurgie ou soins dentaires

Contre-indiqué si :

  • Prise d’anticoagulants
  • Prise d’AINS (ibuprofène, naproxène, aspirine)
  • Thrombocytopénie ou troubles de la coagulation
  • Grossesse et accouchement
  • Ulcère peptique ou autre inflammation de la muqueuse gastrique
  • Insuffisances hépatiques et rénales

Les patients allergiques à l’ananas, au latex, au céleri ou à la farine de blé présentent un risque accru de réaction à la bromélaïne. Globalement, la bromélaïne est un puissant sensibilisant capable d’induire des réactions allergiques respiratoires, gastro-intestinales et cutanées chez certains individus sensibles.


Référence

J.-W., Hung, J.-L., Takeuchi, M., Shieh, P., & Horng, C. (2022). A New Pharmacological Vitreolysis through the Supplement of Mixed Fruit Enzymes for Patients with Ocular Floaters or Vitreous Hemorrhage-Induced FloatersJournal of Clinical Medicine, 11.

Hammer, M., Muuss, M., Schickhardt, S. K., Scheuerle, A., Khoramnia, R., Łabuz, G., Uhl, P., & Auffarth, G. (2024). Forward Light Scattering of the Vitreous Gel After Enzymatic Aging: An In Vitro Model to Study Vitreous OpacificationInvestigative Ophthalmology & Visual Science, 65.

Ankamah, E., Green-Gomez, M., Roche, W., Ng, E., Welge-Lüssen, U., Kaercher, T., & Nolan, J. (2021). Dietary Intervention With a Targeted Micronutrient Formulation Reduces the Visual Discomfort Associated With Vitreous DegenerationTranslational Vision Science & Technology, 10.

Dysager, D. D., Koren, S. F., Grauslund, J., Wied, J., & Subhi, Y. (2022). Efficacy and Safety of Pars Plana Vitrectomy for Primary Symptomatic Floaters: A Systematic Review with Meta-Analyses. Ophthalmology and Therapy, 11, 2225 – 2242.

Shah, C., & Heier, J. (2017). YAG Laser Vitreolysis vs Sham YAG Vitreolysis for Symptomatic Vitreous Floaters: A Randomized Clinical Trial. JAMA Ophthalmology, 135, 918–923. https://doi.org/10.1001/jamaophthalmol.2017.2388

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