Suppression du certificat d’herboriste, en France, sous le régime de Vichy en 1941 : on me demande souvent « mais pourquoi a t’il été supprimé ? ». Je vais essayer de vous expliquer tout ça dans cet épisode.
Et petite précision au passage, ce n’était pas un diplôme, mais un certificat. Un diplôme, c’est un titre reconnu par l’État (en principe). Un certificat atteste qu’une personne a suivi une formation ou acquis des compétences dans un domaine précis, mais il est moins officiel qu’un diplôme. Vous allez dire que je joue sur les mots, mais c’est une distinction importante.
Donc je vais vous faire un petit résumé, à ma manière, de cet épisode de l’histoire de l’herboristerie françaises, et tenter de vous expliquer les tenants et aboutissants. Ce résumé balaye les années 1800 jusqu’à la suppression du certificat en 1941. Mon résumé est basé sur le travail d’Ida Bost, que j’avais interviewée sur ma chaîne en 2020. Le livre, qui accompagne sa thèse, s’appelle « Les herboristes au temps du certificat », et je vous conseille de l’acheter si vous voulez tous les détails.

Déjà, plaçons-nous à la fin des années 1700.
A cette époque, le secteur de la Santé comprend globalement trois corps de métiers : les médecins, les chirurgiens et les apothicaires. Les apothicaires sont les ancêtres des pharmaciens. Le médecin est un instruit qui sort des universités. Le chirurgien, lui, est plutôt un artisan qui apprend dans les corporations, auprès d’un maître, hors des universités. C’est un artisan du pansement, des saignées, des amputations, des arrachages de dents, etc.
A ces trois métiers « officiels » viennent se greffer d’autres acteurs qui vendent et conseillent des remèdes, comme les épiciers, les droguistes ou les herboristes.
Chez les herboristes, on trouve ceux qui vendent leurs plantes sur les marchés. Ces herboristes sont en général non instruits. Ils font ce travail à temps plein ou en complément d’autres activités. On a aussi des herboristes installés dans des boutiques, qui ont un certain niveau d’éducation. Par exemple, dans les années 1700, certains herboristes se formaient au Jardin du Roi qui dispensait un enseignement gratuit. Les matières enseignées comprenaient la botanique, la chimie pharmaceutique et l’anatomie.
Et là, on pourrait passer des heures à parler du jardin du Roi. Je fais juste une petite parenthèse parce que c’est intéressant. Le Jardin royal des plantes médicinales est créé par Louis XIII en 1635 à l’instigation de son médecin, Guy de la Brosse. C’est un établissement chargé de cultiver et de conserver les plantes médicinales qui servent à la formation des apothicaires et des droguistes. Le jardin propose aussi un enseignement structuré destiné à former les futurs médecins à l’utilisation des plantes. Mais ce projet ne plait pas à la faculté de médecine de l’université de Paris qui y voit un concurrent à son propre enseignement, d’autant que les cours étaient ouverts à tous et donnés en français, non en latin. Ce jardin du Roi est devenu aujourd’hui le Jardin des plantes de Paris et le Muséum national d’histoire naturelle, situé dans le 5ᵉ arrondissement. J’y étais justement il y a quelques semaines, à flâner dans les jardins et à admirer des spécimens de ginkgos centenaires, de platanes plantés sous Buffon en 1785…
Mais revenons aux herboristes. On pourrait parler de l’herboriste de la rue, qui n’a pas d’éducation, et celui des boutiques, qui s’est formé et qui demande reconnaissance face aux autres.
Dans ce contexte, on n’a pas un système cohérent de santé, mais plutôt un amalgame de métiers qui ont évolué au travers de l’histoire, avec des activités qui se superposent beaucoup, et donc de nombreux points d’achoppement. Tout le monde se tire dans les pattes en fait.
Les médecins pensent que les chirurgiens manquent d’éducation et sont des bouchers. Les chirurgiens pensent que les médecins sont des théoriciens déconnectés du réel. Les médecins reprochent aux apothicaires d’extorquer les individus avec des mélanges compliqués qui ne servent à rien. Ils estiment aussi que l’apothicaire se prend pour un prescripteur. Les apothicaires pensent que les médecins sont arrogants, déconnectés de leurs patients et de la matière médicale, c’est-à-dire des substances qu’ils prescrivent. L’herboriste, face à l’apothicaire, est considéré comme un charlatan dangereux qui vend n’importe quoi et n’a pas l’instruction pour le faire. Donc la situation est assez tendue.
Face aux herboristes, les apothicaires demandent au roi un monopole sur la délivrance des plantes en 1761. Plutôt que d’obtenir le monopole, ils acquièrent, en 1767, le droit d’inspection des herboristeries dans la ville et les faubourgs de Paris. Les médecins n’apprécient pas, ils estiment qu’eux seuls peuvent définir le sort des herboristes. Ils font supprimer les inspections des herboristeries par les apothicaires, et prennent désormais en charge les inspections.
Les herboristes voient ceci positivement, et ils iront rechercher le soutien des facultés de médecine en jouant sur ce conflit entre médecins et apothicaires. Dans le sens où l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur du groupe des herboristes, il y a aussi des conflits, avec l’herboriste des boutiques qui essaie de faire disparaitre l’herboriste des rues, qu’il considère comme dangereux.
Donc vous voyez, rien n’est clair, les responsabilités sont mal définies. Tout ceci sera critiqué dans les cahiers de doléances de 1789 et porté à l’ordre du jour révolutionnaire. En mars 1791, l’Assemblée Constituante décide d’abolir les corporations de métiers et de proclamer la liberté professionnelle. Les universités et les sociétés médicales sont abolies. Pendant une dizaine d’années, n’importe qui peut s’établir médecin, après paiement d’une patente. Donc on achète le droit de devenir médecin. Vous pouvez vous imaginer la dangerosité de la situation. Dans ce contexte, Napoléon Bonaparte entreprend des démarches pour reconstruire et réorganiser le monde médical.
Ainsi nait, après beaucoup d’âpres discussions et de négociations, une nouvelle structuration de la médecine et de la pharmacie.

Le 11 avril 1803, le certificat d’herboriste voit le jour. Il fait partie d’un cadre beaucoup plus large de la réglementation de l’exercice de la pharmacie, qui est un gros chantier de l’époque.
Cette loi du 21 germinal est fondamentale pour l’herboristerie, car elle institue le fameux certificat dont on parle encore aujourd’hui. L’article 37 de la loi stipule que nul ne pourra tenir boutique d’herboriste, s’il n’est pourvu d’un certificat d’examen, délivré par l’une des écoles de pharmacie. Donc le certificat est rattaché aux facultés de pharmacie.
Le problème, qui se paiera dans les décennies à venir, c’est le fait que la loi n’a pas défini clairement le statut de l’herboriste. L’article est très peu explicite sur les limites des droits et des devoirs de l’herboriste. C’est très flou.
On pourrait comprendre ce nouveau statut de 2 manières :
D’abord, on pourrait voir l’herboriste comme un « pharmacien restreint », une sorte de sous-catégorie de pharmacien. Cette lecture s’appuie sur le fait que la loi de 1803 est, avant toute chose, une grande loi de la pharmacie. De plus, l’examen d’herboriste était obligatoirement réalisé par les professeurs des écoles de pharmacie.
Deuxième interprétation, on pourrait voir l’herboriste comme un simple « vendeur de plantes », donc un rôle strictement commercial. Car l’examen d’obtention du certificat ne portait que sur la connaissance des végétaux, les précautions de séchage, stockage et conservation. Il n’y avait aucune question sur les propriétés médicinales des plantes, leurs modes d’utilisation ou de préparation. Et ça, peu de gens le savent aujourd’hui, on s’imagine des études beaucoup plus approfondies.
Ce manque de clarté sur ce qu’est un herboriste, entre le petit pharmacien et le simple débiteur de plantes, entraînera des problèmes quotidiens pour l’herboriste, concernant la limite de ce qui constitue un « médicament » et les accusations d’exercice illégal de la pharmacie. En même temps, peu d’herboristes se font sanctionner, et lorsqu’ils sont sanctionnés, les amendes sont considérées comme trop faibles par leurs adversaires, leur permettant de continuer à exercer.

Malgré le statut juridique flou, le certificat va connaître un réel succès. L’École Supérieure de Pharmacie de Paris va organiser jusqu’à 245 examens annuels jusqu’en 1935. Donc de nombreux herboristes sortent de cette école chaque année. Les herboristes s’installent principalement dans la capitale. Si on fait le bilan au début des années 1900, on pense qu’il y avait plus de 2000 herboristeries en France. Mais revenons aux années 1800.
Les postulants sont majoritairement issus de milieux modestes : les artisans et les petits commerçants sont les plus représentés. Beaucoup exercent déjà une activité, souvent en lien avec la santé, la culture des plantes ou le petit commerce. Par exemple, on peut avoir des employés de pharmacie, des fleuristes, des droguistes, des épiciers. L’âge moyen des candidats tourne autour de 30 ans, ce qui suggère une utilisation du certificat comme une activité complémentaire à une autre activité, à une époque où les gens commencent à travailler très tôt.
Concernant le niveau scolaire, de nombreux postulants ont un faible niveau d’éducation. Comparativement aux études de pharmacie (qui exigent le baccalauréat), l’herboristerie reste accessible à ceux qui ont un bagage scolaire faible, voire non existant.
Le certificat était accompagné d’une grande valeur de prestige par celles et ceux qui l’obtenaient. On se disait « diplômés » plutôt que « certifiés » et mettant en valeur l’appartenance à une École ou Faculté de pharmacie.
Les femmes deviennent majoritaires dans ce métier à partir des années 1870 jusqu’à la suppression du certificat. Elles représentent 88 % des candidats en 1935 à Paris. Les femmes associaient souvent l’herboristerie à d’autres professions, comme celle de sage-femme. Il y avait un cumul de métiers pour des raisons économiques.
On voit que l’herboriste est bien ancré dans le tissu social des villes. Il joue un rôle important dans le soin de proximité, particulièrement dans les quartiers populaires.
En même temps, comme on l’a déjà évoqué, le flou juridique expose les herboristes à des accusations d’exercice illégal de la pharmacie ou de la médecine.
À partir de la fin des années 1800, face à la multiplication des propositions de loi qui visent à supprimer le métier d’herboriste (propositions initiées notamment par l’Association Générale des Pharmaciens de France), les herboristes ressentent un besoin pressant de s’organiser pour défendre leur existence légale.
Ils vont fonder des associations, des syndicats, des journaux corporatifs, puis la Fédération Nationale des Herboristes de France et des Colonies en 1924. Le but était de se regrouper et de se défendre contre les accusations et tentatives de suppression. Il y avait aussi un objectif de transformer l’herboristerie en profession à part entière et d’en rehausser le prestige social. Ainsi nait le syndicalisme de l’herboristerie.
A l’époque, plusieurs journaux corporatifs circulent comme « l’Herboristerie Française » ou « La revue des herboristes ». J’ai retrouvé les archives de « La revue herboristique » (publiée de 1925 à 1937), et qui était le mensuel du Syndicat Régional des Herboristes du Nord de la France. Voici le lien si vous voulez consulter les éditions des années 1920 et 1930 qui sont répertoriées.
Pour lutter contre l’image d’ignorance et de faiblesse scolaire, le syndicalisme revendique le caractère scientifique du savoir de l’herboriste. Les syndicats critiquent ouvertement l’examen officiel, jugé insuffisant et trop axé sur la botanique et pas assez sur le reste. Ils dénoncent également la tutelle humiliante des pharmaciens, qui sont à la fois leurs concurrents et leurs évaluateurs.
En l’absence de réforme de l’État, la Fédération crée son propre centre de formation : l’École Nationale d’Herboristerie (ENH), inaugurée en 1927. L’ENH propose un enseignement ambitieux, qui intègre la botanique, l’anatomie, la physiologie, la chimie, les propriétés des plantes, la comptabilité. Le but de l’école, c’est de garantir la solidité des connaissances des herboristes.
L’ENH, bien qu’étant une école privée sans reconnaissance officielle, recherche l’excellence, exige des évaluations approfondies et même une thèse en dernière année. Son succès est indéniable, l’école attire un nombre croissant d’étudiants (plus de 120 en 1938). Elle joue un rôle clé dans la construction identitaire du métier, organise des cérémonies de remise des prix et encourage l’appartenance à la « grande famille des herboristes ».
Les syndicats jouent un rôle crucial dans cette période. Ils offrent un encadrement économique et juridique. Ils publient des listes de tarifs, créent des caisses de prévoyance et fondent leur propre coopérative à Paris (qui s’appelle « La Flore ») pour l’approvisionnement des plantes en gros. Et surtout, ils assurent la défense en justice de leurs membres et fournissent des avocats et des guides juridiques.
La lutte politique est très intense. Les syndicalistes développent des réseaux d’appui parlementaires (avec des députés et sénateurs qui sont amicaux à leur cause). On organise des banquets et des comités d’honneur pour faire du lien. Ces alliés politiques défendent l’herboriste comme un pharmacien du pauvre et s’attaquent aux accusations d’exercice illégal.
Le syndicalisme élabore ses propres propositions de loi, visant à transformer le certificat en diplôme et à autoriser explicitement la vente de mélanges de plantes, les mélanges faisant partie du flou juridique. La question des mélanges était un point de friction constant avec les pharmaciens.
Cela dit, malgré tous les efforts, la machine syndicale reste fragile : elle repose sur un petit nombre de personnes très engagées, principalement des hommes (malgré la majorité féminine dans la profession). Il faut savoir aussi que seulement la moitié des certifiés étaient syndiqués, ce qui est jugé insuffisant pour soutenir le syndicat. Et comme dans toute organisation humaine, des conflits internes vont aussi affaiblir la cohésion du groupe.

Les menaces de suppression du certificat se concrétisent durant la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de ralentissement de l’action syndicale et de crise financière.
Le couperet tombe, le décret-loi du 11 septembre 1941 vient supprimer le certificat d’herboriste. On est en plein régime de Vichy. Les sociétés pharmaceutiques font pression sur les politiques depuis maintenant bien longtemps, c’est presque un miracle que le certificat ait tenu jusqu’à cette date en fait. Et là, les détracteurs y sont enfin arrivés.
On ne peut plus s’inscrire pour obtenir le certificat après cette date. Les herboristes certifiés sont toutefois autorisés à continuer d’exercer leur vie durant.
Après 1941, les syndicalistes gardent espoir et redoublent d’efforts pour obtenir le rétablissement du certificat. Une lutte qui s’est poursuivie jusque dans les décennies suivantes, en s’appuyant sur l’argument que les plantes représentent les remèdes des pauvres, délaissés par les pharmaciens. Mais sans succès.
Voilà pourquoi et comment le certificat d’herboriste a disparu le 11 septembre 1941.
Marie-Antoinette Mulot, la dernière herboriste connue du grand public, autrice d’ouvrages comme celui-ci, nous a quittés en 1999 à l’âge de 85 ans. Mais la « vraie » dernière, beaucoup moins connue, était Madame Marie Roudaut, et elle nous a quittés en 2017, à l’âge de 105 ans.
Mesdames, merci. Vous avez été des pionnières en votre temps, les dernières à porter ce titre d’herboriste, à une époque où ce mot désignait celle ou celui qui vend des plantes dans une boutique et délivre un conseil avec le produit. Mais les choses sont en train de très vite changer. De nombreux métiers de l’herboristerie ont vu le jour, et pas seulement en lien avec une boutique. Je vous ai d’ailleurs fait un épisode sur ces nouveaux métiers.
Et maintenant ? Eh bien maintenant, il est temps d’écrire une nouvelle page de cette histoire…
Avant de poster, merci de lire les instructions ici
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