Il y a des plantes qui évoquent des souvenirs d’enfance. Et pour moi, le bouillon-blanc fait partie de ces mémoires.
Je me souviens d’avoir joué au milieu des tiges sèches pendant l’hiver. On cassait la tige et on en faisait des épées, et puis on s’inventait des histoires de dragon qui se planquaient derrière les bouquets de chênes verts dans ma garrigue natale.
Bien évidemment, à l’époque, je ne savais pas que cette grande plante médicinale nous aide à combattre le feu, pas des dragons, mais des inflammations… Dans cet épisode, on va parler des molènes, quasiment toutes les molènes devraient fournir les mêmes propriétés, mais on va surtout parler du fameux « cierge de Notre-Dame », le bouillon-blanc, qui est devenu l’espèce emblématique de toutes les molènes.
Avant de démarrer, je vous rappelle que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Je suis là pour partager ma passion avec vous. Mais ceci ne remplace aucunement un suivi médical, et n’a pas vocation d’être diagnostic ou prescription médicale. En particulier vu qu’on va parler de certaines conditions, comme l’asthme, qui requièrent un accompagnement médical.
Nom latin : Verbascum thapsus.
Noms communs : Bouillon-blanc, Molène, Molène bouillon-blanc, Cierge de Notre-Dame, Herbe saint fiacre
Famille : Scrofulariaceae
Constituants :
Le bouillon-blanc est une plante bisannuelle de la famille des scrofulariacées. Elle vit donc deux ans. Son nom scientifique, c’est Verbascum thapsus. Vous allez la trouver dans quasiment toutes les régions de France. Et si vous ne trouvez pas le bouillon-blanc, vous trouverez probablement d’autres molènes.
Les autres espèces de Verbascum sont en général médicinales aussi : Verbascum sinuatum, V. densiflorum, V. phlomoides, et bien d’autres. Bien que ces dernières ne soient pas appelées « bouillon-blanc ». Pierre Lieutaghi(3) nous rappelle que de toute façon, toutes les espèces s’hybrident facilement entre elles, « et font du genre Verbascum un casse-tête pour le botaniste : l’herboriste, heureusement, n’a cure de ces subtilités ». Dans la version vidéo de cet épisode, je vous montre la magnifique molène de Boerhave (Verbascum boerhavii) qui pousse dans ma région.
Conclusion : si c’est une molène, elle sera fort probablement médicinale. Cela dit, renseignez-vous pour votre flore locale.
La première année, pendant le printemps et l’été, elle développe une rosette de feuilles qui reste au ras du sol. Les feuilles sont de forme ovale et pointue, relativement grandes (atteignant 40 à 50 cm) parfois sinuées (dans le cas de Verbascum sinuatum). Les feuilles sont d’un vert tendre, assez robustes et épaisses tout en étant souples et douces au toucher. Les feuilles sont couvertes de petits poils blancs que l’on peut voir à l’œil nu.

Les parties aériennes du bouillon-blanc sont très résistantes aux froideurs de l’hiver. On arrive même à trouver les feuilles intactes sous la neige.
Le printemps suivant, une tige centrale unique apparait, qui donnera lieu au fameux « cierge de Notre-Dame ». Les feuilles sont plus grandes au ras du sol, et deviennent de plus en plus petites en se rapprochant de la tige fleurie. Certaines espèces comme Verbascum sinuatum ont de nombreuses tiges fleuries, donc la plante est très ramifiée, ce qui lui donne une forme tout à fait différente de V. thapsus.
Toutes les fleurs ne s’ouvrent pas en même temps sur le bouillon-blanc, ce qui complique la tâche du cueilleur. Elles s’ouvrent en suivant une logique qui est propre à la plante. Quelques fleurs s’ouvrent puis se fanent, alors que la majorité des fleurs de la tige n’ont soit pas encore fleuri, soit a déjà fleuri. Pour ramasser une certaine quantité de fleurs, il faut donc faire des passages fréquents.
La fleur est jaune vif et présente une corolle à 5 pétales, 5 étamines, 3 supérieures plus courtes avec des poils sur leur filament, et 2 inférieures plus longues. La fleur, riche en nectar, fait le bonheur des abeilles et autres butineurs.


Le bouillon-blanc va ensuite progressivement sécher en fin de vie pour laisser place à des tiges droites et marron pendant l’hiver de sa deuxième année, tige qui va persister encore plusieurs mois pour éparpiller ses graines. Les tiges sèches seront plus ou moins grande, selon l’espèce de molène et la région dans laquelle vous vivez. Chez moi dans le Vaucluse elles restent assez courtes.
Les capsules de graines sont très dures et s’ouvrent grâce à deux petites valves qui répandent les graines minuscules près de la plante mère. C’est pour cela que l’on trouvera probablement d’autres plants dans la même zone l’année d’après, pas exactement au même endroit, mais pas trop loin non plus.
En ce qui concerne les parties utilisées : toutes les parties de la plante sont intéressantes, ce qui fait du bouillon-blanc une plante très polyvalente.
Les fleurs, une fois sèches, ont tendance à pomper l’humidité, car elles sont riches en mucilages. Gardez-les dans un endroit bien sec, quitte à employer un déshumidificateur à l’endroit où vous stockez vos plantes.
Pour récolter la fleur, je préfère largement Verbascum sinuatum pour des raisons pratiques. D’abord, elle a les mêmes propriétés que V. thapsus. Mais elle fait surtout de fines tiges fleuries et multiples. Les fleurs sont espacées sur la tige, ce qui me permet de placer mes doigts à la base de cette tige, et de remonter en tirant, récupérant ainsi toutes les fleurs (ouvertes ou en bouton) de la tige dans ma main. J’en ai vite rempli un panier. Ci-dessous, un bocal de fleurs séchées de V. sinuatum.

D’autres molènes, là encore selon votre région, auront peut-être une configuration similaire dans laquelle de nombreuses fleurs s’ouvrent simultanément.
Pour les feuilles, cueillez-les sur la plante pendant sa première année. La deuxième année, une grande partie de l’énergie de la plante (et donc de ses constituants) s’élève dans la tige fleurie. Cueillez quelques belles feuilles par rosette, cela suffira pour votre récolte, tout en préservant la plante. La feuille est grande et peut être découpée en morceaux pour les infusions que l’on devra impérativement filtrer (désolé mais je vais répéter ce point souvent dans cet épisode).
Si la feuille commence à s’assombrir au fil des mois, il se peut qu’elle ait pris un peu trop l’humidité, la couleur sombre étant un signe de vieillissement prématuré. Le compost les attend. Voir photo ci-dessous.

Pour la racine, qui est utilisée en herboristerie américaine (on en reparlera dans quelques minutes); ramassez-la sur les plantes pendant l’automne et l’hiver de la première année, lorsque toute l’énergie est repartie vers les racines. Il vaut mieux attendre le jour après une bonne pluie, à un moment où la terre est souple. La plante possède une racine principale en pivot central (donc ça ressemble à une grosse « carotte » avec des bifurcations secondaires).
Certaines racines seront mangées en partie par des larves. Une fois brossée et nettoyée, on peut couper la racine dans le sens de la longueur afin d’exposer les larves éventuelles et les retirer. Si la racine est trop mangée, compostez-la directement. Une fois nettoyée, vous pouvez la faire sécher pour la teinturer plus tard ou pour faire une décoction. Contrairement à la fleur ou à la feuille, la racine ne pompe pas l’humidité.
Vous ne trouverez pas de produits à base de racine de bouillon-blanc dans le commerce. Vous ne trouverez pas non plus la racine en vrac dans les herboristeries. Il faudra donc la cultiver et/ou la ramasser vous-même si vous voulez tester.

Alors, on fait quoi avec le bouillon-blanc exactement ?
Notez bien : toute préparation à base de feuilles ou fleurs bouillon-blanc doit être filtrée au préalable, nous en reparlerons plus bas.
La fleur est la partie la plus connue dans notre tradition. Mais la feuille est souvent utilisable en remplacement, et lorsque cette substitution est possible, je vais le mentionner.
Et pour la racine, c’est une utilisation typiquement américaine, mais on va en parler aussi.
Démarrons avec la sphère ORL, qui regroupe les utilisations les plus connues depuis l’Antiquité (chez Pline l’Ancien, Dioscoride, etc).
La tisane des fleurs ou des feuilles calme l’inflammation et les picotements au niveau du larynx et de la trachée. Ces picotements commencent parfois d’une façon nerveuse, mais au bout d’un moment un cercle vicieux s’installe. La gorge est rouge et enflammée et les picotements, exhacerbés par l’inflammation, font à nouveau tousser la personne. C’est un cercle vicieux. On aimerait que cette inflammation soit maîtrisée, car elle se transformera peut-être en infection, la muqueuse enflammée devenant affaiblie.
Donc on est dans une situation de toux sèche. Le bouillon-blanc agira ici comme plante émolliente qui vient calmer le feu et l’inflammation des muqueuses grâce à sa teneur en mucilages et autres constituants comme les flavonoïdes.
Les enfants sont particulièrement susceptibles à ces picotements, car ils ont beaucoup de mal à se contrôler et n’arrêteront pas de tousser, aggravant la situation. Ces toux nerveuses et inflammatoires arrivent souvent la nuit, au grand désarroi des parents. Parfois il y a un rhume qui accompagne, et ce sont les écoulements post-nasaux qui irritent (c’est-à-dire les écoulements qui proviennent du nez et qui coulent dans la gorge).
On retrouve aussi ce genre de toux dans les allergies saisonnières, ou lorsque la personne souffre de reflux gastrique. On pourrait rajouter des feuilles de plantain à la tisane (Plantago lanceolata ou P. major), car il calme ce genre de réaction histaminique.
Pour les enfants qui ont la gorge enflammée et qui pique, on trouve parfois la recette suivante dans la tradition : on fait chauffer un peu de lait, puis on fait infuser une bonne pincée de fleurs de bouillon-blanc à couvert pendant 20 minutes. On filtre bien, on rajoute une cuillère de miel et on fait boire le mélange à l’enfant.
F.J. Cazin(1), célèbre docteur de campagne du 19ᵉ siècle, utilise une « décoction des fleurs dans les affections de poitrine, soit avec le suc de réglisse, soit avec du miel« . On arrive à voir l’intérêt de cette association, la réglisse étant, elle aussi, émolliente et anti-inflammatoire. Le miel est émollient et adoucissant.
Donc on résume, première utilisation, pour des toux sèches et irritatives, sans toux grasse, sans trouble infectieux, sans descente de la condition plus profondément dans les poumons.
Maintenant, on va prendre l’ascenseur et descendre un peu plus bas dans les bronches, avec ce qu’on pourrait appeler une « vieille toux ».
Lorsqu’une bronchite ou autre infection pulmonaire est mal résolue, elle s’installe parfois d’une manière chronique et elle traîne dans le temps. Elle s’assèche au bout d’un moment, car les muqueuses pulmonaires épuisées n’arrivent plus à fabriquer un mucus de bonne qualité.
Le but, à ce moment-là, est de ramener de l’humidité (grâce aux mucilages), mais aussi d’aider ces restes de mucosité à sortir (une action qu’on appelle mucolytique et expectorante). La tisane de bouillon-blanc ramène l’humidité, grâce à ses mucilages, et ici la feuille devient encore plus intéressante que la fleur, car elle apporte aussi un petit effet mucolytique et expectorant en plus (probablement grâce à l’action des saponines).
Encore mieux, accompagnez-le de thym, hysope ou eucalyptus. Si vous en avez, la racine de grande aunée (Inula helenium) en décoction rendra aussi service. Ou des résineux comme les bourgeons de pin ou de sapin. Ces plantes apportent un aspect mucolytique beaucoup plus énergique que le bouillon-blanc. Par exemple, un simple mélange bouillon-blanc et thym devrait faire l’affaire dans ce contexte. Bien filtré.
Il faudrait en boire régulièrement pendant la journée, et pendant plusieurs jours, pour que les vieilles mucosités se libèrent et soient éliminées.
On ferait le même type de mélanges pour la toux matinale du fumeur, ou la toux matinale de la personne qui souffre de broncho-pneumopathie obstructive chronique (BPCO). Pourquoi une toux matinale ? Eh bien parce que les petits cils bronchiques qui font remonter le mucus sont abîmés et il y a accumulation pendant la nuit en position allongée. Et le matin, il faut expectorer ces déchets.
Le bouillon-blanc est une plante souvent mentionnée pour les problématiques d’asthme. La fleur, ou encore mieux, la feuille. Maud Grieve(4), à son époque, nous rappelle que certains asthmatiques fument la feuille de bouillon-blanc et obtiennent un soulagement rapide. Et oui, on est d’accord, il y a mieux comme voie d’administration.
Le docteur Leclerc nous dit : « J’ai vu plus d’un vieil asthmatique soulagé par l’usage de cette infusion qui parait exercer une légère action narcotique« . Quand il dit « narcotique », rien à voir avec le sens moderne du terme, comme un opiacé, mais dans le sens ancien : une action sédative, apaisante, légèrement hypnotique. Ca signifie que la plante, dans ses observations, semble diminuer l’excitabilité nerveuse, notamment celle qui contribue aux spasmes bronchiques et à la toux.
Pour l’asthme, on pensera aussi au plantain, à l’hysope, à l’aunée pour ces situations. L’astragale de Chine est très bien aussi. Un exemple de programme pourrait inclure une tisane bouillon-blanc, plantain et hysope (1/3 de chaque, bien filtrer pour les poils), et de la racine d’astragale pour accompagner (gélules ou poudre dans une compote ou autre).
D’autres conditions pulmonaires associées à un sentiment de resserrement et d’oppression peuvent aussi bénéficier de la feuille de bouillon-blanc, les cas d’emphysème par exemple (en association avec d’autres plantes là encore).
Dans le passé, si vous alliez dans une herboristerie pour ce genre de situations, on vous aurait peut-être parlé de la « tisane pectorale des 4 fleurs », qui contient bouillon-blanc, coquelicot, mauve et tussilage. Il y avait aussi la tisane des 7 fleurs, une version un peu plus riche avec en plus les fleurs de guimauve, de pied-de-chat et de violette. Ce sont de très beaux mélanges visuellement vu qu’on a uniquement des fleurs avec tout un panel de couleurs dans la tasse.
On parle maintenant d’otites moyennes et de douleurs d’oreille.
C’est la fleur qui est utilisée ici. J’ai appris à faire ce mélange lors de mes années aux États-Unis. C’est vraiment un grand classique. Tout d’abord, on prépare un macérât huileux à partir des fleurs récemment séchées de bouillon-blanc. Faut le faire à l’avance et en avoir tout prêt lorsqu’on en a besoin.
On prélève une petite quantité de ce macérat dans une cuillère à café. On va faire légèrement chauffer à la flamme afin que le macérât soit chaud (mais pas trop non plus). Vous allez comprendre pourquoi. Ensuite vous ajoutez un peu d’ail frais et râpé très finement. Remuez quelques secondes dans le macérat huileux chaud, ça va libérer les constituants de l’ail. L’ail est très antiinfectieux par contact.
Filtrez, imbibez un morceau de coton et placez dans l’oreille douloureuse, gardez le plus longtemps possible. Certains déposent une goutte, à l’aide d’un compte-goutte, au fond de l’oreille douloureuse. Répétez l’application si nécessaire. Et ensuite on place l’oreille sur quelque chose de chaud comme une bouillotte, et en général ça fait du bien.
Attention : s’il y a un risque de perforation du tympan due à l’otite, ne mettez rien dans l’oreille, et surtout pas une huile. Consultez votre médecin en cas de doute.
Avant de passer au système urinaire, je vous rappelle qu’AltheaProvence vous propose de nombreuses formations en ligne sur l’herboristerie pratique et appliquée aux problématiques d’aujourd’hui. Nous avons formé plus de 3500 étudiants depuis 2015. Nous avons des formations à la carte et des cursus longs. C’est en grande partie grâce à ces formations que l’on peut vous produire régulièrement du contenu de grande qualité comme aujourd’hui, et toujours accessible gratuitement.
Allez, on passe maintenant à la sphère urinaire, et je pense qu’on va parler de propriétés que peut-être vous ne connaissez pas… Ici, les indications de Cazin(1), notre cher médecin des campagnes des années 1800, et de Michael Moore(2), l’un des herbalistes américains qui a été à l’origine du renouveau de l’herboristerie à partir des années 1970.
Cazin recommande l’infusion de fleurs de bouillon-blanc dans les affections aiguës des voies urinaires (cystites par exemple), lorsque la personne doit uriner, mais n’y arrive pas à cause de la douleur, avec une urine fine et peu abondante, dans les mots de Cazin. Le bouillon-blanc rend les urines « limpides et abondantes », nous dit-il. On voit ressortir ici ses propriétés diurétiques et émollientes des zones enflammées. La feuille peut être substituée à la fleur ici.
Passons à Moore, qui recommande la racine de bouillon-blanc dans les cas suivants. J’ai essayé de rester le plus fidèle possible à l’auteur. Notez que je n’ai jamais vu ces indications ailleurs :
Et si on voulait résumer en un mot, on dirait que s’il y a incontinence ou énurésie, on pourrait tester la racine de bouillon-blanc pour voir si cela améliore la situation. La difficulté est d’en trouver si on ne ramasse pas soi-même.
Cazin nous dit que « les feuilles bouillies dans du lait, et appliquées en cataplasme sur les hémorroïdes douloureuses amènent du soulagement« . Le macérat huileux ou l’onguent peuvent aussi soulager en local, bien filtré là encore sinon… je vous laisse deviner.
La feuille de bouillon-blanc a été longtemps utilisée comme substitut du tabac. Ceux qui veulent s’arrêter de fumer d’une manière progressive peuvent couper le tabac avec de la feuille de bouillon-blanc cisaillée finement et pas trop sèche (sinon elle peut être irritante pour la trachée).
Notez que l’inhalation des fumées provenant de la combustion de toute substance, même naturelle, reste nocive pour les poumons. Et je ne suis pas fumeur moi-même, donc je ne fais que répéter ce que j’ai lu ici.
Maud Grieve(4) nous explique que les feuilles étaient placées à l’intérieur des chaussettes de ceux qui avaient une mauvaise circulation et les pieds toujours froids. Je spécule un peu ici, mais l’action se fait peut-être par irritation due aux poils, et qui dit irritation dit apport de sang vers la région irritée. Pas forcément très agréable… analogue à la flagellation à l’ortie ?
Et pour finir, un petit clin d’œil à Rosemary Gladstar et son fameux « papier toilette naturel »… je vous mettrai le lien vers la vidéo sur mon site.
En ce qui concerne les précautions, aucune connue si ce n’est de bien filtrer les infusions ou autres préparations pour éviter l’effet irritant des poils. De fortes réactions inflammatoires (bouche, gorge) dues à des tisanes non filtrées peuvent arriver.
Voilà, j’ai terminé avec cette grande plante médicinale qui a rendu service à de nombreuses générations avant nous. Si on ne devait retenir qu’une chose, ça serait le fait qu’elle calme la sécheresse, les tensions et le feu d’un système respiratoire en détresse.
Merci d’être là. A très bientôt pour un prochain épisode.
(1) Cazin, F.J., « Traité pratique & raisonné des plantes médicinales indigènes », 1850
(2) Moore, Michael, « Specific Indications for Herbs in General Use », 3ᵉ édition
(3) Lieutaghi, Pierre, « Le Livre des Bonnes Herbes », 3ᵉ édition révisée, 1996
(4) Grieve, Maud, « A Modern Herbal, Volume 2 », 1931
Avant de poster, merci de lire les instructions ici

Si vous me lisez depuis un bout de temps, vous avez remarqué que je me suis longuement intéressé à la
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159 réponses
J’ai eu dans mon jardin du bouillon blanc mais cette année, il n’y en avait pas. Est-ce que cette plante peut se semer?
Bonjour Josette
Il y a de fortes probabilités pour qu’elle se soit resemée toute seule c’est une bisannuelle
en attendant je vous invite à lire cet article sur la culture du bouillon blanc https://www.altheaprovence.com/cultiver-bouillon-blanc/
Bonjour,
Je suis ravie de tomber sur ce thème , la molène. je vois sur l’image une seule tige avec ses petites fleurs jaunes.
dans ma région je trouve cette plante mais avec plusieurs tiges qui forment une grande touffe très belle, sûrement une autre variété. mes recherches m’amène vers la molène mais je ne trouve pas de commentaires avec celle de ma région.
Bonjout Nadine
désolée pour ma réponse en retard
Les molènes ont sensiblement les mêmes propriétés dixit Paul Victor Fournier dans son livre « plantes médicinales et vénéneuses de France » ; je ne sais pas laquelle vous avez
Bonjour,
Le bouillon blanc peut-il être utilisé chez un bébé de 1 an ?
Est-ce qu’il y a des précautions particulières à prendre dans ce cas ?
Ou, dit autrement, quand vous parlez des enfants qui toussent dans votre article, vous pensez à des enfants de quel âge ?
Tout le meilleur à vous
Ariane
bonjour Ariane
Toujours très délicat de proposer pour des nourrissons, des bébés , des femmes enceintes
On est plutôt sur des enfants à partir de 3 ans (ne me demandez pas la logique , je ne la connais pas)
Malheureusement impossible de me procurer la plante je demeure en outre mer martinique
Bonjour Sabine !
Au vu des propriétés de cette plante formidable sur l’incontinence, peut-on penser que cela aiderait sur une vessie hyper-excitable ?
Merci d’avance !
bonjour Mélanie
Le bouillon blanc peut en effet avoir une place dans un protocole visant à calmer une vessie hyperactive, bien que ce ne soit pas l’une des plantes les plus spécifiques pour cette condition, car une vessie hyperactive peut avoir une origine unique ou être multifactorielle ( stress, inflammation , déséquilibres physiologiques, ).
Bonjour, en ce moment j’en ai autours de chez moi mais il y en a avec une tige principale ou on trouve les fleurs et d’autres avec pleins de tige qui partent du centre. Est_ce que je peux utiliser les 2? Y a t’il toxicité si ce n’est pas le bouillon blanc et sont elles toutes autant efficaces?
Merci et belle journée à vous!
bonjour Maud
oui vous pouvez , les molènes sont interchangeables
Bonjour,
pourriez vous donner les indications sur les formes à utiliser pour les fleurs, feuilles, racines et les dosages ?
Je vous remercie d’avance
bonjour Victoria
pour les fleurs et feuilles les indications sont dans l’article
Pour les racines Christophe dit que c’est une utilisation de phyto américaine pour tonifier la vessie et tout le système urinaire chez les personnes souffrant d’incontinence. On ne trouve absolument rien de tel du côté français. On reste dans les 30 à 50 gouttes par prise ici, donc plutôt en alcoolature.
Bonjour, pourquoi lors d’une infection, les muqueuses se sèchent (lors d’une toux sèche par exemple) ? Est-ce leur inflammation qui altère la production de mucus ? Et pourquoi, parfois, celles-ci sécrètent trop de mucus ?
bonjour Dany
la toux sèche est liée à une irritation /infection des parties hautes (larynx pharynx ) il n’y a pas d’expectoration de mucus , l’irritation peut avoir plusieurs origines