Aubépine (Crataegus monogyna) : troubles cardiaques et émotionnels

Noms communs : Aubépine, Aubépin, Cenellier, Epine blanche

Nom latin : Crataegus monogyna, C. laevigata, C. oxyacantha

Famille : Rosaceae

Constituants : l’aubépine contient :

  • Des flavonoïdes (vitexine, quercétine, rutine, etc). Il semble que les flavonoïdes jouent un rôle clé dans les effets cardiovasculaires de la plante. Les fleurs et feuilles en contiennent jusqu’à 1,8%(6).
  • Des proanthocyanidines (epicatéchine et catéchine). Les fleurs et feuilles en contiennent jusqu’à 2,4%(6).
  • Des saponines (acide ursolique et crataegolique)
  • Des amines (choline)

Ce sont les fleurs qui contiennent le plus de flavonoïdes, et les feuilles qui contiennent le plus de proanthocyanidines. Afin de maximiser l’efficacité de votre préparation, vous pouvez utiliser toutes les parties de la plante : feuilles avec morceaux de branches, fleurs et fruits.


Description

Si pendant votre enfance vous avez trébuché dans un buisson d’aubépine, vous vous souvenez peut-être encore de cette rencontre. Car dans le mot aubépine, il y a le mot « épine » qui prédomine, petit éperon végétal que l’on retrouve en abondance sur la plante.

Epines d'aubépine

L’aubépine est un arbre buissonnant que l’on trouve dans la plupart des régions de France. Il perd ses feuilles en hiver et n’expose qu’un réseau intriqué de branches et d’épines menaçantes. Au printemps, il donne naissance à des feuilles alternes plus ou moins lobées selon l’espèce.

Voici un gros plan sur les feuilles alternes (qui ne sont pas opposées, qui montent en alternance autour de la branche) et fortement lobées de C. monogyna :

Feuilles d'aubépine

Au printemps apparaissent de nombreuses fleurs banches, parfois légèrement rosées, groupées en corymbes d’une dizaine de fleurs. Les fleurs exhibent 5 pétales, et sont très odorantes. L’odeur est plaisante et fleurie, mais certains la trouvent désagréable. Disons qu’elle est difficile à ignorer lorsque l’on passe à coté d’un buisson en fleur.

Fleurs d'aubépine

A l’automne, les fleurs laissent place aux fruits rougeâtres (les « cenelles »), qui donnent au buisson une apparence complètement différente. Une des astuces pour distinguer entre Crataegus monogyna et C. laevigata est de regarder le nombre de graines que contient un fruit. S’il n’a qu’une seule graine, vous êtes en présence de C. monogyna. C. monogyna a aussi des feuilles largement plus lobées que ses cousins.

Les feuilles vont ensuite tomber et laisser place aux fruits qui vont s’assombrir et se ratatiner. La plupart tombe pour tenter de donner naissance à la génération suivante.

Aubépine (Crataegus monogyna)
Fruits de l’aubépine (Crataegus monogyna)

L’aubépine peut parfois être confondue avec le prunellier sauvage (Prunus spinosa), lui aussi un buisson à épine comme son nom latin l’indique. Par contre, le prunellier fleurit bien avant d’avoir des feuilles contrairement à l’aubépine, et ses fruits sont de couleur très foncée, d’un goût acide et âpre.


Tempérament

  • Rafraîchissant
  • Calmant

Goût

  • Doux
  • Acide
  • Astringent

Le goût doux nous rappelle que la plante est très nutritive, avec des fruits riches en amidon et en flavonoïdes protecteurs.

Le goût acide la rend rafraîchissante et calmante pour certaines inflammations. L’astringence lui permet de tonifier les tissus, et associée à l’effet protecteur des flavonoïdes, lui permettent de garder nos artères en bon état.

Enfin, n’oublions pas que l’aubépine appartient à la famille des rosaceae, et partage donc ses propriétés rafraîchissantes et astringentes pour calmer les tissus et les esprits enflammés.


Cueillette et séchage

Bien que les feuilles peuvent se cueillir au printemps, pendant l’été et à l’automne, elles sont beaucoup plus belles et tendres au printemps lorsqu’elles sortent juste.

La fleur se cueille à peine éclose ou lorsqu’elle est encore en bouton, ou les pétales se détacheront au séchage. On les fera sécher à l’abri du soleil dans un endroit sec. Conservez-les dans des bocaux hermétiques pour les conserver le plus longtemps possible à l’abri de l’humidité.

Utilisez des gants de jardinier, et encore, les épines passent souvent au travers. Vous pouvez attraper une branche à sa base et tirer vers l’extrémité, enlevant au passage feuilles, bouquets de fleurs et branchettes. Faites sécher le tout à plat sur une grille.

Une fois sèches, les feuilles et fleurs doivent garder leur couleur d’origine. Voir photo ci-dessous. Les fleurs jauniront un peu avec le temps, c’est normal.

Aubépine sèche
Aubépine – fleurs et feuilles sèches

Le fruit se cueille à l’automne lorsqu’il est toujours d’un beau rouge. Ils garderont un beau rouge qui va un peu se foncer, et se flétriront légèrement tout en durcissant. Voir photo ci-dessous.

Aubépine - fruits séchés
Aubépine – fruits séchés

Pour la préparation d’une teinture incorporant en même temps les fruits, les feuilles et fleurs :

  • Au printemps, teinturez les feuilles, branchettes et fleurs en bouton lorsqu’elles sont à peine sèches ;
  • A l’automne, teinturez les fruits secs ;
  • Mélangez ensuite les deux teintures mères à 50% de chaque.

Pour la préparation de la tisane des fruits :

Vous pouvez tout simplement placer une bonne épaisseur des fruits secs dans votre tasse, verser l’eau chaude dessus et laisser infuser une trentaine de minutes.

NOTEZ BIEN :

Dans le passé, j’ai donné une recette qui consiste à passer au moulin à café les fruits secs avant de faire l’infusion. Les noyaux contiennent probablement une petite quantité d’hétérosides cyanogènes qui peuvent s’avérer toxiques si on en consomme en trop forte quantité.

Quelle est la teneur ? Que veut-on dire par « trop forte quantité » ? Je n’ai hélas pas l’information. D’autres noyaux de la même famille (rosacées) ont été étudiés : abricots, pêches, prunes. Mais rien sur l’aubépine. Je ne suis donc pas en mesure d’affirmer que cette préparation est dénuée de toxicité.

Je la laisse car je la connais bien et je l’ai vue pratiquée aux États-Unis. Certaines herboristeries américaines vendent la poudre pour la consommation. Mais ce n’est pas un gage d’innocuité.

On pourrait enlever les petits noyaux. Ceci doit être fait lorsque le fruit est encore frais. on peut écraser le fruit et mettre la « pâte » de côté (chair et peau) et les noyaux de l’autre, puis faire sécher les résidus sans noyaux. Cela me parait compliqué…

Voici donc la recette :

Tout d’abord, broyez grossièrement vos fruits séchés au moulin à café. Achetez un moulin qui ne servira qu’à broyer les plantes, ou l’odeur du café prédominera dans vos infusions.

Aubépine - fruits pulvérisés
Aubépine – fruits pulvérisés

Placez ces fruits broyés dans une tasse et versez l’eau bouillante dessus. Laissez infuser à couvert pendant une vingtaine de minutes, puis passez à la passoire et buvez. La tisane sera légèrement épaisse dû aux amidons du fruit, et son goût sera riche, fruité, légèrement acide et nourrissant.

Aubépine - infusion des fruits
Aubépine – infusion des fruits

La plante des cœurs brisés (physique)

L’aubépine est la plante du cœur la plus connue, la plus respectée, et probablement celle qui amène le plus de résultats dans une grande variété de cas. Il y a bien sûr d’autres plantes qui ont été traditionnellement utilisées pour le cœur, mais elles sont toutes puissantes et unidimensionnelles, contenant principalement des glycosides cardiaques : la digitale, le muguet, etc.

Le docteur Ellingwood, inspiration du courant médico-herbaliste du début des années 1900 aux États-Unis, nous résume brillamment le rôle de l’aubépine(6) :

« Il est supérieur à n’importe quel autre remède connu et utilisé pour le traitement des maladies de cœur, parce qu’il semble guérir alors que d’autres remèdes sont tout au plus palliatifs »

Et comme vous pouvez vous en douter, un médecin n’utilise jamais le mot « guérir » à la légère. L’aubépine est différente des plantes contenant des glycosides cardiaques. Elle est multidimensionnelle, agit au travers d’une multitude de composants, et nourrit et régénère au lieu de manipuler et forcer.

La digitale par exemple augmente d’une manière directe la force de contraction du muscle cardiaque. L’aubépine, elle, agit plus en subtilité, en améliorant la nutrition, l’apport de sang, les réserves et la relâche d’énergie dans la fibre musculaire cardiaque.

Ellingwood donne plus de détails :

« J’ai traité 118 patients souffrant de maladies cardiaques variées grâce à l’aubépine ».

« Des 157 comptes rendus de patients que j’ai reçu de mes collègues docteurs sur l’aubépine, 148 sont louables et favorables, et pour les 9 autres, le docteur arrêta le traitement car l’aubépine provoqua des problèmes d’estomac. Si le docteur avait diminué la dose, les problèmes auraient disparus et il aurait obtenu des effets favorables. »

Doit-on en dire plus ?

La plante agit mieux lorsqu’elle est utilisée en tant que tonique, fabriquée à partir de la plante entière pour s’assurer que tous les composants sont là (fruits, feuilles, fleurs, branchettes) et utilisée au long terme, pendant plusieurs mois.

En 1994, le ministère de la santé Allemand reconnu officiellement l’aubépine comme remède pour le cœur, avec les indications suivantes(6) :

  • Traitement au long terme de la perte de fonction cardiaque ;
  • Toute condition pour laquelle le patient ressent une oppression dans la région du cœur ;
  • Les arythmies cardiaques mineures (extrasystoles, tachycardie) ;
  • Les conditions d’un cœur vieillissant qui ne justifient pas l’utilisation de la digitale. Elle sera donc la plante idéale pour accompagner la personne âgée qui souffre de petites faiblesses cardiaques (ref : Weiss).

Rudolf Weiss(7), fameux phytothérapeute Allemand, rajoute les indications suivantes:

  • Chez les patients souffrant de dégénération du muscle cardiaque ;
  • Maladies affectant l’artère coronaire ;
  • Pour calmer les symptômes de l’angine de poitrine ;
  • Faiblesses du myocarde après une maladie infectieuse ;
  • Insuffisances musculaires chez la personne prenant de la digitale (l’aubépine peut optimiser les effets de la digitale) ;

Mills et Bone rajoutent(1) :

  • Les problèmes circulatoires (artériosclérose, maladie de Buerger).

La science nous permet de jeter un œil « sous le capot » et de constater que les effets de l’aubépine sur le cœur sont les suivants(2)(3)(4) :

  • Il augmente la contractilité du muscle cardiaque (effet inotrope positif) ;
  • Il augmente la conductivité du muscle cardiaque, donc une meilleure transmission du signal électrique régulant les battements cardiaques (effet dromotrope positif) ;
  • Il diminue l’excitabilité du muscle cardiaque (effet bathmotrope négatif) ;
  • Il normalise les battements cardiaques.
  • Il réduit la pression artérielle systolique et diastolique selon les études ;
  • Il diminue l’hypercholestérolémie sanguine (favorise l’excrétion de bile et réduit la synthèse de cholestérol par le foie).

Comment une simple plante peut-elle régulariser autant de problèmes cardiaques ? Si l’on garde la vue d’ensemble en tête, on voit que l’aubépine augmente la circulation coronaire. L’aubépine nourrit donc le cœur, en favorisant un meilleur apport de sang vers cet organe. Car certes le cœur distribue le sang vers les autres organes et tissus, mais il a lui aussi besoin d’être nourri. Le cœur, mieux nourri, pourra tout simplement mieux fonctionner.

Les anciens médecins nous disent que l’aubépine semble renforcer l’action inotrope positive des glycosides cardiaques (la digoxine par exemple), sans pour autant augmenter la toxicité de ces glycosides(1).

L’aubépine a un effet cardioprotecteur lors des ischémies/reperfusions (c’est-à-dire lorsque le sang retourne vers les tissus du cœur après une période d’interruption créé par un infarctus du myocarde)(1). Ce sera donc l’une des plantes essentielles de soutien pour les gens souffrant d’angine de poitrine et ceux qui ont déjà souffert d’une crise cardiaque.

L’aubépine peut être associée à lail frais ou à la feuille d’olivier pour limiter les problèmes d’artériosclérose. Michael Moore(8) la recommande particulièrement lorsque la pression artérielle diastolique est élevée et trop rapprochée de la systolique, un signe que les artères ont perdu leur élasticité.  L’aubépine aide à ramener les taux de LDL et de HDL à des niveaux acceptables.

Outre le caractère antioxydant marqué des flavonoïdes qui peut empêcher l’oxydation de certains dépôts sur nos parois artérielles, les études montrent que l’aubépine renforce la matrice de collagène de nos artères, s’assurant donc que la structure même des artères est en bon état. Il est logique de penser que la plante stabilise le collagène ailleurs dans notre corps, agissant donc comme plante anti-vieillissement des tissus.

Matthew Wood(9) utilise le test suivant pour déterminer si l’aubépine est indiquée : lorsque la personne a la paume des mains et l’intérieur des poignets rouge, faire pression avec le doigt sur la base du pouce de la personne (disons à la base du métacarpe) et voir si la couleur rouge revient rapidement. Si l’endroit reste blanc pendant quelques secondes, le sang a du mal à revenir à l’endroit, et il y a donc résistance/friction dans les artérioles.

Les études cliniques sont nombreuses, et confirment toutes ces propriétés in-vivo sur des patients souffrant de maladies cardiaques diverses, diminuant les difficultés respiratoires (dyspnée), réduisant les palpitations, les oedèmes et la congestion pulmonaire.

Fleurs d'aubépine

Prévention

Lorsque certaines maladies cardiovasculaires courent dans la famille, peut-on prendre l’aubépine en prévention comme protecteur du cœur, a un moment ou la personne est toujours en bonne santé ? Vous ne trouverez pas la réponse dans les ouvrages de référence, car la plante a surtout été utilisée en palliatif et non en préventif.

De toutes les plantes à notre disposition, l’aubépine est probablement l’une de celles qui se rapproche le plus du « tonique », car elle est nourrissante et fortifiante, sans pour autant bloquer ou forcer certains processus physiologiques. Elle peut être utilisée au long terme et elle travaille tout en douceur. Mon opinion est donc que oui, c’est une plante tout à fait adaptée à la prévention.

Fruits d'aubépine


La plante des cœurs brisés (émotionnel)

La relation entre stress, problèmes psychologiques et problèmes cardiovasculaires est complexe. Mais il serait naïf d’ignorer la corrélation entre les deux.

Les personnes subissant une opération à cœur ouvert tombent souvent en dépression clinique après cette opération majeure.

A l’inverse, les états de stress et de dépression peuvent, au long terme, favoriser le développement des pathologies cardiaques. Le stress altère le fonctionnement de l’axe hypothalamus-glandes surrénales, qui provoque des dysfonctions de l’endothélium, avec inflammation et états prothrombiques(10) (favorise la formation de caillots). Ce lien est aujourd’hui reconnu par les cardiologues.

L’aubépine peut agir au niveau psychologique chez la personne qui a le coeur brisé par certains évènements de sa vie. Lorsque la personne exprime clairement et verbalement le fait que « cet évènement » ou « cette personne m’a brisé le cœur« , pensez à l’aubépine, qui peut être ajoutée aux formulations (infusions, teintures ou autre).

On notera que l’élixir floral (à la manière du docteur Bach) de fleurs d’aubépine est très utilisé pour cette même indication de cœur moral/spirituel brisé. Et dans mes observations, consommer une tisane des fleurs, ou quelques gouttes de teinture des fleurs, amène des effets similaires aux élixirs floraux.

Autres états psychologiques

La plante est souvent utilisée pour les troubles du sommeil. Elle a sa place dans une formulation, mais joue un rôle d’accompagnateur pour détendre la personne et préparer à une meilleure nuit de sommeil.

Si vous désirez un effet plus sédatif, il faudra l’associer, par exemple, à l’escholtzia (Eschscholtzia californica), la passiflore (Passiflora incarnata) ou le houblon (Humulus lupulus).

Vous pouvez l’utiliser d’une manière générique pour le stress ou l’anxiété, soit encore mieux rechercher des signes particuliers, soit physiologiques (palpitations, pouls rapide ou irrégulier) soit psychologiques (cœur brisé).

Pour plonger (tête première 🙂 ) dans la gestion du stress par les plantes, >>> voir ma formation ici <<<

Déficit d’attention et hyperactivité

L’aubépine est recommandée par Wood(9) chez l’enfant ou l’adulte agité, toujours en mouvement, de nature « chaude », et qui a du mal à se calmer et à s’asseoir en classe, au travail ou à la maison pour se concentrer sur une tache. L’aubépine est de nature rafraîchissante pour ces états d’excitation. Voir mon article sur le déficit d’attention et l’hyperactivité.

Mucoviscidose

Les sécrétions d’ions chlorure de l’épithélium des patients qui souffrent de mucoviscidose fonctionnent mal(11)(12). Pendant la 11ème Conférence Nord Américaine Annuelle sur la Mucoviscidose, des chercheurs présentèrent leurs vues encourageantes sur l’action de certains flavonoïdes (apigénine et quercétine) sur les sécrétions d’ions chlorure chez les patients souffrant de mucoviscidose.

L’aubépine contient une grande quantité de ces flavonoïdes. Basé sur cette étude, des individus souffrant de mucoviscidose ont essayé l’aubépine pendant des durées plus ou moins longues, et ont posté leurs résultats sur internet. Ceci n’est bien sûr pas une évidence scientifique, et reste très anecdotique. Mais le lien entre l’étude mentionnée ci-dessus et l’aubépine me semble assez logique.

Les personnes ayant essayé cette approche sous suivi médical notent :

  • Une diminution de la consommation de Créon® ;
  • Une diminution quasi-totale de la consommation de Pulmozyne ;
  • Un besoin en antibiotiques très réduit ;
  • Un augmentation nette de la qualité de vie : condition générale (regain de poids, moins de douleurs intestinales, qualité de la peau), fonctions pulmonaires, résultats d’analyses sanguines (amélioration des taux d’IgA, IgG, Vitamine E, enzymes hépatiques, HbA1c).

Pour donner une idée de la quantité prise, le produit suivant est mentionné sur internet : Extractum Crataegi Folii et Fructus 1:2, standardisé à 40 mg par tablette, avec un dosage de 4 tablettes par jour en rythme de croisière pour une adolescente âgée de 17 ans souffrant de mucoviscidose.

Arriver au bon dosage semble compliqué. L’effet de l’aubépine semble démarrer 1 heure après la prise et continue pendant 10 à 11 heures. D’après les témoignages, le dosage de Kréon doit être réajusté chez ceux qui ont toujours une fonction résiduelle du pancréas. Le risque d’un mauvais dosage Aubépine-Kréon ne doit pas être sous-estimé, la conséquence peut être une obstruction distale de l’intestin (DIOS). Les doses d’aubépines doivent être augmentées petit à petit afin de contrôler les effets.

Les personnes notent qu’au fur et à mesure que l’état général s’améliore, les effets secondaires des médicaments se font plus marqués (un signe que les doses de ces médicaments peuvent être diminués).

Notez que toute introduction de plantes médicinales chez le patient souffrant de mucoviscidose doit se faire sous suivi médical.

Fleurs d'aubépine


Formes et dosages

Les meilleurs résultats sont obtenus en employant le totum de la plante, c’est-à-dire un mélange de feuilles, pointe de branches, fleurs et fruits.

L’aubépine est une plante qui se consomme très bien en infusion. La teinture donne un peu plus de flexibilité pour la préparation du totum. J’explique pourquoi ci-dessous.

Comme expliqué auparavant, pour avoir des résultats durables, l’aubépine doit se prendre sur des périodes de plusieurs mois.

  • Teinture des feuilles, fleurs et fruits secs : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 40° à 50°. Prendre 10 à 20 gouttes 3 fois par jour (ref : Weiss) ;
  • Teinture de plante fraîche : possible, mais pas nécessaire si la plante a été bien séchée.
  • Infusion des feuilles et fleurs récemment séchées : infusion 1 cuillère à soupe de plante sèche par tasse (ref : Fournier), 1 à 3 fois par jour.
  • Infusion des fruits secs passés au moulin à café. Voir ci-dessous.

Précautions

En théorie, l’aubépine renforce l’activité des médicaments cardiotoniques comme la digitale, le muguet, la strophantine, ainsi que les glycosides cardiaques : digitoxine et digoxine. Et vu qu’elle a des effets vasodilatateurs et anti-arythmiques, elle peut aussi aider à réduire la toxicité de ces glycosides, en réduisant le dosage nécessaire pour atteindre les effets voulus (seul un médecin pourra prendre cette décision).

Stragrove, Treasure et McKee(13) mentionnent une interaction positive possible avec la doxorubicine, une substance utilisée en chimiothérapie ayant une certaine cardiotoxicité. L’aubépine pourrait contrer ces effets négatifs sur le coeur, bien que les données à ce sujet soient très préliminaires et doivent être confirmées par des études cliniques.

Ils mentionnent aussi une interaction positive possible avec l’hydrochlorothiazide, un diurétique utilisé pour les cas d’insuffisance cardiaque. L’aubépine améliore la capacité des patients a mener une activité physique et réduit la sévérité des symptômes de la maladie.

D’une manière générale, l’aubépine semble donc présenter des opportunités d’interactions positives et bénéfiques avec les traitements conventionnels pour le coeur. Toute expérimentation sera bien évidemment réalisée sous supervision médicale.

Effets indésirables possibles :

  • Certaines personnes peuvent avoir une bradycardie après la prise d’aubépine, c’est-à-dire un cœur qui bat trop lentement.
  • Certaines personnes, rarement, peuvent avoir des palpitations après la prise d’aubépine, c’est-à-dire faire l’expérience des symptômes que la plante est supposée soigner. C’est ce que l’on pourrait appeler une « preuve homéopathique ».
  • En diminuant le dosage, ces effets devraient disparaître.

Références

(1) Mills, Bone, « Principles and Practice of Phytotherapy », 2000

(2) Schüssler M, Hölzl J, Fricke U. « Myocardial effects of flavonoids from Crataegus species. » Arzneimittelforschung. 1995 Aug;45(8):842-5.

(3) Joseph G, Zhao Y, Klaus W. « Pharmacologic action profile of crataegus extract in comparison to epinephrine, amirinone, milrinone and digoxin in the isolated perfused guinea pig heart. » Arzneimittelforschung. 1995 Dec;45(12):1261-5.

(4) Loew D. « Phytogenic drugs in heart diseases exemplified by Crataegus. » Wien Med Wochenschr. 1999;149(8-10):226-8. Review.

(5) Ellingwood, Finley, MD, « The American Materia Medica, Therapeutics and Pharmacognosy », 1919

(6) Hoffmann, « Medical Herbalism », 2003

(7) Weiss, Fintelmann, « Herbal Medicine », 2000

(8) Moore, Michael, « Specific Indications for Herbs in General Use », 3ème édition

(9) Wood, Matthew, « The Earthwise Herbal: A Complete Guide to Old World Medicinal Plants »  , 2008.

(10) Von Känel R. « Psychosocial stress and cardiovascular risk : current opinion. » Swiss Med Wkly. 2012 Jan 20;142:0. doi: 10.4414/smw.2012.13502. Review.

(11) Illek, Beate et.A1. « The Genistein Analogues Apigenin and Quercetin Activate CFTR in VIVO and in VITRO. » Pediatric Pulmonology, Supplement 14, August 1997, page 235, No. 9

(12) Illek Beate and H. Fischer. « Flavonoids stimulate Cl conductance of human airway epithelium in vitro and in vivo. » American Journal of Physiology. Lung 275(5); 902; 1998 Nov

(13) Stargrove, Treasure & McKee, « Herb, Nutrient, and Drug Interactions », 2008

(14) Fournier, Paul-Victor, « Dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947

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418 réponses

  1. Depuis une semaine, je passe des heures sur votre site.
    Bravo pour votre gentillesse et vos conseil !
    Dans le cadre d’une dépression sévère suivie par un médecin ( antidépresseur et somnifère),
    je dors toujours mal et j’ai l’âme et le coeur en miettes.
    Alors je veux essayer autre chose. J’ai fait des TM par macération de Achillée mille feuilles et de sauge (j’ai 50 ans), une TM de valériane par percolation.
    Pour l’aubépine, la passiflore et le pavot californien, une TM par percolation est-elle judicieuse ?
    J’ai essayé toutes ces plantes (séchées ) en infusion sans problème.
    Mon idée est de me débarrasser des somnifères. Aussi, que me conseillez -vous comme mélange des plantes sus-citées pour optimiser ma qualité de sommeil ?
    Merci pour vos réponses
    Anne

    1. Bonjour Anne,
      Tout d’abord bravo pour votre démarche. Pour répondre à la première question, l’aubépine, la passiflore et le pavot de californie se percolent toutes trois.
      Ensuite, effectivement on peut les combiner pour améliorer le sommeil. Ou on peut tout simplement commencer par le pavot seul, c’est une plante simple et qui en général est assez efficace. Comme vous pouvez vous l’imaginer, on peut créer des mélanges assez complexes, mais j’aime bien rester simple, ne serait-ce pour arriver à dire quelle plante fonctionne. Mais bon, retour à votre mélange, oui, c’est un choix judicieux pour apaiser un esprit anxieux et induire un état de sommeil.

      1. Merci beaucoup pour vos réponses.
        Une autre petite question : les TM étant à base d’alcool, n’est ce pas nocif à la longue, même en doses infimes journalières, ? (mon foie va très bien)

        1. A ces doses, je ne pense pas, mais il est vrai que pour le long terme, je préfère largement l’infusion, en particulier pour une plante comme l’aubépine – infusion agréable, et bonne extraction à l’eau.

  2. Bonjour, Merci pour cet article très complet sur l’aubépine, j’ai pu lire que chez certaines personnes cela pouvait faire ressortir les symptômes de la tachycardie, cela est mon cas lorsque je la prend en tisane.
    Je voulais savoir si pouvais continuer , et si les effets allaient s’estomper?
    Les effets seront peut-être moindres si je prends l’aubépine en teinture mère ou EPS? ou en phytostandard à la pharmacie? ( j’ai acheté une boîte mais n’ose essayer encore)

    En vous remerciant,
    Alecksa

    1. Bonjour Alecksa,
      En principe il calme la tachycardie, mais effectivement on vois parfois ces réactions inverse à ce qu’on avait prévu. Non je ne pense pas que la teinture ou l’EPS change la donne. Si vous avez essayé l’infusion, j’ai bien peur que la plante ne soit pas pour vous. Et je ne pense pas que les effets s’estompent sur le temps. Maintenant je ne peux pas être sûr, chacun réagit différemment.

      1. Merci beaucoup pour votre réponse rapide,
        Pensez-vous qu’il est possible d’avoir les effets contraires pour plusieurs plantes,
        Est-il possible que cela soit un mécanisme automatique et que mon corps rejette ce qui doit le calmer?
        Existe-t’il d’autres plantes calmant la tachycardie? L’ylang ylang peut-être?

        En vous remerciant,
        Bonne journée à vous

          1. Merci beaucoup pour vos précisions, je vais tenter l’agripaume en teinture et voir ce que ça donne,
            Je vous tiendrai au courant,

            Bonne journée 🙂

  3. Bonjour,
    Merci pour cet article très instructif!
    Pouvez vous m’indiquer les propriétés de la teinture mère des fruits de l’aubépine ? et quelle est la recette ?
    Merci à vous par avance !

    1. Bonjour,
      Dans les fruits on peut trouver les mêmes flavonoïdes et tanins condensés que dans les sommités fleuries mais en quantité beaucoup plus faible. Je trouve personnellement que cette teinture complémente bien celle des sommités fleuries, je les mélange à 50/50 personnellement. Donc mêmes propriétés mais en plus doux. Pour la recette, vous passez les fruits secs au moulin à café puis vous employez 500 ml d’alcool à 45° pour 100 g de fruits.

      1. Merci pour toutes ces précisions ! et connaissez vous la posologie, les nombre de gouttes à prendre et pendant combien de temps ?

  4. Bonjour,

    je suis enceinte de 8 mois, et une tachycardie du bébé à été révélé… quelques signes d’inssufissance cardiaque nous ont conduit à prendre de la digoxine, et maintenant de la flecaine en plus..je suis hospitalisé et je ne suis pas fan des medicaments, je cultive des plantes médicinales et j’en connais certaines, jai justement des fleurs d’aubépines cueillis au printemps dernier…
    je voudrait me soigner naturellement ou en tout cas aider le traitement, puis je prendre des tisanes de aubépines à ce jour?? sachant que je suis surveiller au niveau de mon ECG.

    merci d’avance,
    cela dit je buvais deja un peu de tisanes, mélange de feuilles de framboisier,ortie et aubépine…

    1. Bonjour,
      Comme vous le savez probablement, je ne suis pas médecin, et répondre à ce genre de questions est très délicat. De plus, l’aubépine, en tant que plante agissant sur le coeur, peut interagir avec les médicaments que vous prenez. Je vous conseille donc d’en discuter avec votre médecin.

  5. Bonjour Christophe, je fais en ce moment une petite cure de pissenlit ,mon jardin en est rempli .puis je prendre en même temps de l aubépine ?j ai en teinture ou en tisane ,sachant que l aubépine se prend sur le long terme .en ce moment je fais une cure d omega 3 marin en gélules .je comptais mettre un peu de romarin ds ma tisane de pissenlit du matin ,mais j ai peur que ça fasse beaucoup 🙁

    Merci beaucoup pour vos articles quI sont très clairs et utiles .
    Très sympa aussi le nouveau look de votre site !
    Bonne journée .

    1. Bonjour Sylvie,
      Aubépine et pissenlit peuvent effectivement être combinés, tout dépend de ce que l’on veut accomplir. Après cela va dépendre de la personne. L’aubépine a un effet hypotenseur, le pissenlit diurétique. Donc si vous avez tendance à avoir une tension un peu basse, ce mélange peut créer une hypotension (selon les doses, les prises, etc). Mais à part ça, les deux peuvent être mélangées.

      1. Merci 🙂
        Ma tension est stabilisée avec un médicament ,je vai continuer la cure de pissenlit et voir pour l aubépine ,il faudrait pas que je fasse de l hypotension 🙂

  6. Bonjour Christophe,

    J’ai utilisé le Bodum pour faire les teintures-mères. Cela permet de garder les plantes sous la surface de l’alcool, mais il faut enlever le couvercle chaque jour pour remuer comme il faut. Il est possible qu’il y ait davantage de perte d’alcool puisque le Bodum n’est pas complètement hermétique, même recouvert d’un sac de plastique retenu avec un élastique.

    J’aimerais savoir si je peux récolter les fruits de l’aubépine, même l’hiver (très froid ici au Québec) ou si la plante perd de ses qualités médicinales à ce stade. Étant donné qu’il m’en manque, cela me permettrait de renouveler mon stock…

    Merci 🙂

    1. Bonjour Sophie,
      Le Bodum est un excellent instrument pour les teintures, et il peut au passage servir de presse lorsque la macération est terminée ! Oui, il faut s’assurer qu’il n’y ait pas d’évaporation et donc placer le bodum tout simplement dans un sac plastique. Bien vu.
      Pour les fruits de l’aubépine, mieux vaut récolter lorsque le fruit est bien rouge (flavonoides), mais il m’est eu arrivé de récolter plus tard lorsque le fruit avait tourné au marron. Et vu qu’il tourne au marron lorsqu’on le cueille rouge et qu’on le fait sécher, je me dit qu’il doit encore être actif lorsqu’il tourne au marron sur l’arbre. Mais je ne suis pas certain de ce point là.

      1. Bonjour Christophe!

        Je suis toujours ébahie par la rapidité de vos réponses, compte tenu du fait que vous avez tant d’occupations!!!

        Je ne vois pas trop comment je pourrais utiliser le Bodum comme presse, étant donné qu’il n’arrive pas jusqu’au fond du récipient en verre, mais si vous avez plus de détails à ce sujet, je suis preneuse car pour l’instant, j’utilise un presse-ail, une cuillère à la fois. Je n’ai pas encore trouvé de presse purée.

        Je me souviens que les cynorrhodons ne perdent pas leurs qualités d’antioxydants ni la vitamine C en restant gelés sur le pied et je souhaite de même que les drupes d’aubépine soient encore efficaces avec leurs propriétés…

        Merci pour tout !

        1. Pour le bodum, si vous placez assez de plante, cela fera un bon coussin sur lequel presser en fin de macération. Donc il faut mettre assez de plante pour pouvoir l’utiliser ensuite comme presse.

          1. Merci Christophe.
            Cependant, je trouve que le Bodum n’est pas assez puissant pour extraire le max de la teinture.
            J’ai une question: peut-on prendre simultanément (dans un même fond d’eau) les teintures mères d’aubépine et d’achillée, ou vaut-il mieux les prendre à des moments différents dans la journée? En fait, est-ce que l’une et l’autre ensemble peuvent diminuer leur efficacité thérapeutique?

            Merci et bonne journée!

            1. Aucun problème pour les mélanger. Ces plantes contenant des tanins, mieux vaut, dans l’idéal, les prendre loin des repas afin de ne pas interférer avec l’absorption de certains nutriments.

  7. Didier de l’ile Maurice – Bravo pour cet article..j’utilise de l’aubepine depuis un mois…reel amelioration au niveau du qualite de vie… mais moi j’utilise une autre variete d’aubepine (crataegus saligna)…variete willow …. J’ai souffert d’angine de poitrine depuis 13ans…. Faiblesse..palpitation…je suis sous propanol depuis 1an….plante miracle pour moi

        1. Bonjour Octau
          si cela vous inquiète , vous pouvez par exemple les écraser avec un pilon , pour moi ça fonctionne bien

  8. Bonsoir, je viens de découvrir cette page en faisant des recherches sur l’aubépine « plutôt » que les bêta-bloquants conseillés dès aujourd’hui par ma généraliste. Episodes de tachycardie, extrasystoles qui me réveillent parfois la nuit, bilan cardio et holter sont bons, tension jamais très haute. Dans mon cas, surmenage familial, stress et nervosité. je freine des quatre fers concernant les médicaments en général mais la situation devient désagréable à défaut de dangereuse de plus j’allaite encore mon dernier enfant.
    Pensez-vous que je puisse avoir des résultats avec l’aubépine qui me permettraient de me passer des bêta-bloquants? Si oui, sous quelle forme? Merci beaucoup.

    1. Bonjour Nanon,
      Vous connaissez probablement ma position délicate pour ce genre de questions n’étant pas docteur. Donc :
      – tout épisode de tachycardie ou extrasystoles doit être suivi par un docteur et ceci doit être l’approche primaire
      – l’aubépine est efficace pour réguler les problèmes de rythme cardiaque
      – l’aubépine peut se prendre sous forme d’infusion des sommités fleuries, ou de teinture/EPS, les deux formes sont efficaces. Ma préférence est l’infusion de sommités de qualité, je la trouve plus apaisante pour les conditions déclenchées par le stress. Voir par exemple le document de Michel Paris à ce sujet. L’aubépine se combine bien à la passiflore lorsque stress/anxiété déclencheur.
      – une autre plante à considérer : l’agripaume

      1. Merci beaucoup pour cette réponse rapide.
        Les bêtabloquants me sont prescrits à leur plus faible dosage et « juste » pour améliorer mon quotidien. Je vais donc me diriger d’abord vers ce que vous m’indiquez. Merci.

  9. Bonjour,
    Mon mari, en dépression depuis 1 an et demi, a du mal à dormir. Il se réveille souvent vers 3 ou 4 heures du matin et ensuite, il ne trouve plus le sommeil. Certaines idées, images, soucis… reviennent en boucle pendant la nuit. Pensez vous que l’aubépine en tisane puisse l’aider, sachant qu’il fait de l’hypotension ?
    Merci pour votre aide,
    Cordialement.

  10. Bonsoir ,l aubépine est en pleine floraison, si je fais une teinture avec les fleurs,branches et feuilles puis je l utiliser ou attendre les fruits et mélanger les deux teintures .j ai lu plus haut que vous conseillez le pissenlit ,mon hypertension est moyenne et familiale ..☺merci pour votre site très intéressant et instructif. Sylvien

    1. Bonjour Sylvie,
      Vous n’avez pas besoin d’attendre les fruits, c’est une préparation que je trouve personnellement très intéressante, mais une teinture des groupements terminaux de feuille et fleurs est tout à fait satisfaisante.

  11. Bonjour Christophe,
    Je me posais la question d utiliser la poudre de fruits d aubépine comme condiment ou tout simplement saupoudrer un porridge, est ce réaliste ou faudrait il en mettre beaucoup pour avoir un effet médicinal ? Merci de vos réponses si généreuses.

    1. Bonjour Jennifer,
      Le fruit pulvérisé est utilisé en médecine chinoise, en particulier pour faciliter une digestion qui stagne (ingestion d’aliments trop gras, etc). Il est aussi utilisé pour la « stagnation de sang », et donc un effet cardiovasculaire aussi. En phyto américaine, le fruit est utilisé au même titre que la sommité fleurie pour les problèmes cardio. Donc oui, il a un effet médicinal, en particulier au travers de ses flavonoides. J’aime beaucoup la version fruit sec pulvérisé en infusion, mais saupoudrer une bonne c-à-café sur un porridge devrait aussi faire l’affaire.

      1. Bonjour Christophe,
        Les aubépines cultivars ont-elles les mêmes propriétés médicinales que les aubépines sauvages?
        Merci beaucoup, j’apprécie énormément votre site.
        Bonne soirée,
        Bruno

        1. Bonjour Bruno,
          C’est une excellente question, et je n’ai pas la réponse. Je n’ai toujours utilisé et ramassé que la sauvage.
          Si vous trouvez la réponse lors de vos pérégrinations, faites moi savoir !

  12. Je découvre votre site et je le trouve captivant…j’ai envie de tout savoir et d’avoir toutes ces belles plantes dans mon jardin ! J’en ai déjà quelques une, mais pas encore assez !
    Je doit rentrer dans mon pays, la Nouvelle-Calédonie, pays qui se trouve dans le pacifique sud et j’espère pouvoir faire germer dans de bonnes conditions ces graines adaptées aux pays tempérés…un petit conseil peut-être pour y parvenir ?
    Je vous remercie et encore BRAVO.
    Cordialement

    1. Bonjour Anne,
      Je pense que vous devriez avoir les conditions idéales pour la germination. Il faudra faire attention aux périodes humides et au risque de fonte des semis. Si stratification à froid nécessaire, le frigo est un outil tout à fait acceptable. Bonnes plantations !

  13. Bonjour,

    J’aime votre site, clair net et précis.

    A bientôt, pour d’éventuelles questions.

    Bonne journée.

  14. Bonjour Christophe BERNARD,
    Un site qui mérite vraiment des éloges
    En cherchant le dosage pour la teinture-mère d’Aubépine, je suis tombé dessus, vraiment bien fait.
    Je cherche le dosage pour une teinture-mère, c.à.d.:
    Poids des fleurs fraiches.
    Poids d’eau distillée.
    Poids d’huile végétale.
    Degrés et poids d’alcool.
    Temps de macération.
    Je m’en sert pour l’arythmie.
    Vos observations et conseils pour réussir le macérât.
    Bien à vous,
    Urbain

    1. Voir mon article : https://www.altheaprovence.com/blog/faire-une-teinture-mere-maceration/
      Faisons une petit exercice ensemble. Teinture de fleurs d’aubépine fraiches.
      Poids de fleurs fraiches : 200 g.
      Teinturage se fait au taux de 1:2 pour la plante fraiche avec de l’alcool pur à 96°, c’est à dire pour 100 g de plante il nous faut 200 ml d’alcool pur. Donc pour 200 g il nous faut 400 ml d’alcool pur. Pas besoin d’eau distillée. Aucune huile végétale nécessaire.
      Laisser macérer les fleurs dans l’alcool pendant 2 semaines. Filtrer et mettre en bouteille.
      Ceci répond à votre question ?

  15. Bonjour CHRISTOPHE
    l’aubepine peut-elle avoir des effets cumulatifs avec le propanolol (medicament prescrit pour les extra sixtol) ?
    le but étant de remplacer ce dernier( qui doit etre arreter progressivement ) par l’aubépine .

    Frédérique

    1. Bonjour Frédérique,

      Oui en théorie il peut y avoir interaction. Je dis en théorie car on a plutôt étudié les interactions entre aubépine et les glycosides cardiotoniques (digoxine, digitoxine, etc). Les docteurs qui ont écrit sur le sujet (Mills & Bone par exemple) n’ont noté aucune interaction dans leur expérience clinique. Mais dans toute pathologie cardiaque, il faut être prudent, et d’une manière pharmacodynamique, ont voit des effets qui peuvent se superposer.

      De plus, comme vous le notez, la diminution du béta-bloquant est très délicate et risquée et peut entrainer des troubles cardiaques graves, donc ne peut être entreprise qu’avec l’accompagnement d’un docteur. L’idée est bonne, mais en pratique, le naturopathe n’est pas qualifié pour accompagner la personne dans une telle démarche. Nous devons reconnaitre nos limites.

      1. Bonjour Christophe

        Il ne sagit pas de maladie cardiaque(tous les examens ont été fait pour ecarter cette hypothèse ) mais plutot de palpitations du au stress .j’apprécie la clarté de vos articles,je les trouve très explicite et lisible et aussi votre approche tempérée . c’est un plaisir de les lire,merci

  16. Bonjour

    J’apprécie beaucoup toutes vos bonnes informations
    Aujourd’ hui d’autant plus que je souffre hypertension
    Merci de vos bons conseils
    Colette

    1. Merci Colette. Si vous avez une hypertension essentielle qui reste en dessous des 16 systolique, je vous conseille aussi vivement de considérer les diurétiques comme la feuille de pissenlit en tisane ou teinture mère. C’est l’un de mes outils principaux, et cela fonctionne bien. Elle peut être associée à l’aubépine.

  17. Vos articles m’apportent toujours beaucoup d’informations justes et précises et répondent entièrement aux questions que je me pose. Le côté pratique pour la fabrication de tisanes, teintures mère,… est aussi très appréciable. Merci!

  18. Bravo pour vos articles et pour la qualité de vos photos, c’est un plaisir de vous lire. J’apprécie particulièrement la rigueur et le sérieux de vos informations.

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