Noms communs : Pissenlit, Liondent, Groin de porc, Laitue de chien, Couronne de moine, Salade de taupe
Nom latin : Taraxacum officinale
Famille : Astéracées
Constituants : le pissenlit contient :
- Des composants amers (lactones sesquiterpéniques) ;
- Des triterpènes (composant résineux) ;
- Des acides phénoliques (agissent comme antioxydants) ;
- Des phytostérols (lipides similaires au cholestérol) ;
- Des minéraux (du potassium en particulier – jusqu’à 4,5% dans la feuille) ;
- Dans la racine : de l’inuline, surtout en automne ;
- Dans la racine : du fructose, surtout au printemps ;
- Dans la feuille : des flavonoïdes et des vitamines.
Description
Les botanistes m’excuseront, je m’apprête à grandement simplifier le monde complexe du pissenlit. Car au cas où vous ne le sauriez pas, il existe plus de 1,200 espèces et sous-espèces en Europe (sans parler du reste du monde).
Nous allons donc nous concentrer sur la grande famille du « dent de lion », facilement reconnaissable par les traits que je vais décrire. Et si cette vulgarisation inclut cent ou mille sous-individus, qu’importe. Car les propriétés médicinales seront les mêmes d’une sous-espèce à l’autre.
Le pissenlit est une plante vivace et non une annuelle comme certains le pensent. La partie aérienne de la plante reste ou disparait selon les températures en hiver, et l’énergie de la plante repart vers les racines. Lorsque la partie aérienne meurt, la plante donne naissance à une nouvelle rosette de feuilles à la fin de l’hiver ou au début du printemps.
Le pissenlit pousse dans les endroits suivants : à peu près partout. Dans les champs cultivés, les champs en friche, sur le bord des routes, aux abords des maisons. Certaines plantes médicinales sont dures à trouver. Pour le pissenlit, c’est plutôt l’inverse, l’éviter serait bien trop compliqué. Et c’est tant mieux, car comme nous le verrons plus bas, c’est une pharmacie à lui seul.

Le pissenlit est très variable en taille, en fonction de l’environnement dans lequel il pousse. Au plus le sol sera riche, au plus sa masse aérienne sera importante. La forme des feuilles varie grandement, elle aussi, et est plus ou moins découpée et dentée.
Pour être sûr de bien identifier le pissenlit « traditionnel », nous nous concentrerons sur la feuille divisée qui se termine en pointe de flèche comme montré sur l’image ci-dessous.

La base des feuilles est souvent blanche, puis la tige devient rougeâtre puis verte.

La tige florale est un tube creux qui laisse s’écouler un latex (lait blanc) lorsqu’on la casse. Ce que l’on appelle la fleur (le pompon jaune) est en fait un capitule constitué de petites fleurs jaunes.
Pissenlit fleur encore en bouton :

Il n’y a qu’un seul capitule par tige florale. La fleur et très mellifère et attire une multitude d’abeilles. Les fleurs n’ont pas besoin d’être fécondées pour produire les graines.
Pissenlit fleur ligulée bien visible :

Lorsque les capitules floraux deviennent matures, ils se referment pour ensuite se rouvrir et laisser échapper les petits parachutes portant la graine.

Il suffira d’un souffle pour disséminer les graines et assurer la propagation de l’espèce.

La racine est constituée d’une carotte centrale assez charnue d’où se détachent plusieurs racines beaucoup plus fines. La racine est, elle aussi, laiteuse si on la casse. Elle est de couleur brune pour sa couche externe et blanche à l’intérieur (il suffit de gratter la couche brune avec l’ongle pour voir apparaitre la couleur blanche).

Comme nous le verrons par la suite, la feuille et la racine sont toutes deux médicinales.
Tempérament
- Refroidissant
- Asséchant
Goût
- Amer
- Légèrement salé
- Racine : une douceur discrète
- Racine : huileux
L’aspect amer de la plante va refroidir les conditions et les tempéraments enflammés. Ce point-là est particulièrement mis en avant dans la médecine Chinoise, qui utilise le pissenlit pour contrer la chaleur et le feu interne (voir plus bas).
L’aspect amer va aussi stimuler un système digestif qui tourne au ralenti. L’aspect amer/diurétique la rend asséchante. Comme nous le verrons, la feuille est particulièrement asséchante de par son aspect diurétique.
Quelles sont les vertus du pissenlit ?
Vertus du pissenlit pour le foie
Le pissenlit est principalement connu comme plante dépurative, et ceci depuis des millénaires. Si l’on combine efficacité, accessibilité et abondance en nature, aucune autre plante n’arrive à l’égaler. C’est la racine qui sera employée dans ce contexte.
J’ai longuement parlé de la cure dépurative dans l’article à ce sujet. Elle est non seulement toujours d’actualité, elle est aussi un outil indispensable pour les personnes qui veulent faire de la prévention de maladies. Les organes d’élimination de l’homme moderne sont constamment sollicités. Lorsque petits excès et engorgements amènent à des problèmes d’encrassage (un terme de Jean Seignalet), le pissenlit peut faciliter l’évacuation des déchets en « ouvrant » les canaux d’élimination.
Cazin(1) nous dit qu’il l’utilise « en décoction dans les vices de sécrétion de la bile ; dans l’ictère essentiel ou symptomatique, et surtout dans les engorgements hépatiques ou spléniques qui suivent les fièvres intermittentes ». Le terme ictère signifie jaunisse. On notera l’expression « vices de sécrétions de la bile », dénotant une faiblesse hépatobiliaire. Cette faiblesse se retrouve chez beaucoup d’individus aujourd’hui d’une manière constitutionnelle, et s’exprime souvent par des difficultés à digérer tout ce qui est gras. En effet, on se souviendra que la bile émulsifie les lipides afin d’augmenter leur surface de contact pour que les lipases puissent intervenir d’une manière efficace.
Plus tard, Leclerc(5) confirme ces propriétés : « L’observation clinique m’a mis à même de constater que le pissenlit possède réellement la propriété de favoriser le cours de la bile ; en le prescrivant à des malades atteints d’angiocholite chronique, de congestion du foie, de cholélithiase, j’ai vu s’atténuer les crises douloureuses et s’amender les symptômes d’insuffisance hépatique ».
Les études récentes nous montrent que le pissenlit non seulement augmente l’activité du foie, mais il le protège aussi grâce à ses propriétés antioxydantes(2). Il peut donc être utilisé pour protéger un foie qui souffre (noté au travers de taux d’ALAT trop élevés par exemple).
Le pissenlit est connu comme « nettoyeur du sang ». Cette vieille notion de « charge sanguine » peut être comprise par tous. De nombreux déchets sont véhiculés en circulation sanguine et doivent être éliminés rapidement par le foie. Lorsque le foie tourne au ralenti, le sang devient « sale ». Le pissenlit, en activant le métabolisme de ces déchets au niveau du foie, peut nettoyer le sang.
« Le pissenlit essore l’éponge hépatique et rince le filtre rénal » Henry Leclerc
Cette notion s’applique à de nombreux déséquilibres de santé. Chez les allergiques, par exemple, le foie doit se débarrasser des complexes immuns. Dans les douleurs articulaires liées à un excès d’acide urique, le foie et les reins doivent se débarrasser de cette substance problématique.
Lorsque les organes de nettoyages fonctionnent mieux, on arrive à s’imaginer comment d’autres processus physiologiques arrivent à en bénéficier. Le système immunitaire peut être plus efficace(3). La personne peut se sentir moins fatiguée(4).
De plus, tout ceci ne semble être qu’une vue partielle, en surface. Weiss(7) explique que « tous ces effets ne sont que des aspects partiels de l’effet général de la plante sur l’activité cellulaire ». Le pissenlit agirait donc au cœur même de la cellule, ce qui nous amène à la section « anti-cancer » que vous trouverez plus bas.
La salade de pissenlit :

A la sortie de l’hiver, les rosettes des jeunes pissenlits sont tendres. La salade de pissenlit est une tradition dépurative ancestrale que je suis depuis plusieurs années. Voici une façon de les préparer, à la Provençale :
- Ramassez la rosette entière avec un tout petit morceau de la racine. Ceci permet d’obtenir l’effet hépatique de la racine et l’effet diurétique de la feuille. De plus, la racine donne du croustillant à la salade (et de l’amer aussi). N’en coupez qu’un tout petit bout près de la rosette afin que la plante puisse se régénérer ;
- Lavez vos pissenlits plusieurs fois ;
- Préparez une vinaigrette à base d’huile d’olive, de vinaigre de vin et de moutarde. Ne soyez pas avare sur la quantité ;
- Rajoutez de l’ail écrasé ;
- Rajoutez quelques anchois écrasés ;
- Mélangez le tout.
Le sel des anchois va légèrement s’opposer à l’effet diurétique afin d’éviter un effet trop diurétique. L’huile d’olive, la moutarde et l’ail sont « réchauffants » et vont équilibrer la froideur de la plante. Nous rentrons ici dans la phytothérapie énergétique, et nous tentons d’équilibrer les énergies pour cette préparation qui doit rester nourrissante avant tout.
Bienfaits du pissenlit pour le système digestif
Le pissenlit peut être utilisé comme digestif amer. On le prendra avant les repas afin de stimuler la sécrétion des sucs gastriques (au niveau de l’estomac, de la vésicule biliaire et du pancréas) et la tonicité des muscles lisses digestifs lorsque nécessaire.
Cazin(1) explique qu’il est efficace « pour relever les forces digestives et rétablir les sécrétions ». On peut l’utiliser chez la personne manquant d’appétit après une longue maladie par exemple. Culpeper(10) parle de pissenlit dans les cas de cachexie, affaiblissement profond de l’organisme lié à une dénutrition importante.
La racine de pissenlit peut corriger les problèmes de constipation chronique en augmentant le débit de bile, notre laxatif naturel. La racine de pissenlit n’est pas aussi efficace que la racine de patience crépue pour la constipation, mais elle est par contre mieux tolérée sur le long terme. Chez l’enfant constipé, le pissenlit est mieux toléré que la patience crépue qui peut être trop irritante pour les muqueuses intestinales.
Nous n’avons pas parlé du pancréas, mais les observations cliniques pointent vers une action positive du pissenlit sur la glycémie sanguine.
Fournier(6), en utilisant les termes de Ripperger, nous donne un beau résumé des propriétés digestives de la plante : « Le pissenlit est un exemple de l’harmonieuse pluralité d’action des remèdes végétaux, qui […] concourent dans leur complexité à l’alternance harmonisée qu’exige l’ensemble de l’appareil digestif comme récepteur, transformateur, puis distributeur des substances alimentaires et en fin de compte, dont a besoin tout l’organisme pour son parfait fonctionnement ».
Je simplifie : le pissenlit agit un peu comme chef d’orchestre de tous les organes digestifs.
Diurétique
Comme son nom l’indique, le pissenlit augmente la diurèse et ceci de manière notable. Et notez que c’est la feuille qui a une affinité particulière pour les reins, plus que la racine.
On l’utilise donc dans les cas de rétention d’eau et œdèmes. Si vous vous sentez gonflé et que vous suspectez une rétention d’eau, la feuille de pissenlit pourra valider cette hypothèse. Faites-en une cure pendant une semaine. Si vous arrivez à perdre un peu de poids, vous n’avez hélas pas maigri d’une manière miraculeuse. Vous avez plutôt « pissé » une partie de votre eau (pardonnez l’expression).
Cazin(1) parle « d’hydropisie de poitrine » (ancien terme pour l’œdème) chez un patient : « l’usage du suc de pissenlit le soulagea beaucoup en excitant la sécrétion urinaire. Itard a vu une anasarque assez considérable se dissiper au bout de trois semaines par l’usage de ce suc. Hanin a eu aussi de fréquentes occasions d’observer les bons effets du pissenlit dans les hydropisies » (anasarque = syndrome œdémateux généralisé).
Weiss(7) la recommande chez la personne âgée, «elle encourage l’excrétion rénale et l’élimination des substances qui ont tendance à se déposer dans le corps» de ces personnes. Le pissenlit est aussi indiqué «pour contrer la tendance à développer des calculs».
Vous pouvez l’utiliser dans la gestion de l’hypertension essentielle, lorsque la pression systolique ne dépasse pas les 15 à 16.
Elle est aussi utile chez la femme dans la gestion de la rétention d’eau prémenstruelle. Dans ce contexte, mélangez racine et feuille. La feuille agira comme diurétique, la racine activera le foie, organe essentiel dans la gestion des problèmes hormonaux (le foie recycle le trop plein d’hormones).

Bienfaits du pissenlit pour les douleurs articulaires
Comme mentionné plus haut, un problème d’élimination peut être la cause de douleurs articulaires. C’est Weiss(7) qui en parle le mieux dans ce contexte : « L’utilisation du pissenlit pour le traitement des maladies dégénératives des articulations est beaucoup plus importante. Le processus arthritique est l’indication primaire pour Taraxacum. La plante a été utilisée avec beaucoup de succès dans les traitements préventifs ».
Notez ici qu’on envisage le pissenlit lorsque les douleurs articulaires sont accompagnées de difficultés d’élimination (qui peuvent être dues à des causes constitutionnelles – le foie et les reins ont toujours été « paresseux » par exemple).
Anti-cancer
Siyaram Pandey, un chercheur à l’université de Windsor au Canada, étudie le pouvoir anti-cancer de la racine de pissenlit depuis plus de 3 ans. Il fut d’abord approché par le docteur Caroline Hamm, une oncologue curieuse de comprendre pourquoi certains de ses patients buvant de l’infusion de pissenlit semblaient se rétablir mieux que les autres.
« Pour être honnête avec vous, j’étais très pessimiste au début » raconte Pandey lors d’un entretien avec CBC News. «Cela pouvait être une coïncidence ».
Coïncidence ? Point du tout.
Les équipes de Pandey démontrèrent que la racine de pissenlit force les cellules cancéreuses les plus agressives à se suicider (un processus appelé l’apoptose), le tout dans le contexte de la leucémie myélo-monocytaire.
« C’était surprenant, mais pas aussi surprenant que de constater que le pissenlit était bénin pour les cellules normales » nous dit Pandey.
Michael Tierra, phytothérapeute américain très apprécié et fondateur de la East West School of Planetary Herbology, explique dans un article sur taraxacum et arctium (article hélas non disponible actuellement) : « J’ai étudié littéralement des centaines de plantes du monde entier, et en prenant en compte le coût, la disponibilité, le goût (à ne pas négliger car les gens souffrant de maladies chroniques comme le cancer doivent prendre leurs plantes au moins trois fois par jour pendant des mois) – il n’y a probablement aucune plante anti-cancer sur cette planète aussi simple et puissante que le pissenlit et la bardane » (nous parlerons de la bardane dans un futur article).
Tierra rajoute : « Ceci ne veut pas dire que le pissenlit et la bardane garantissent un traitement du cancer. La même affirmation ne peut être dite au sujet des traitements médicaux conventionnels. Ceci veut simplement dire que ces plantes sont capables d’optimiser les processus physiologiques nécessaires pour détruire les cellules cancéreuses et prévenir leur prolifération ».
Il est évident que tout ceci ne doit être entrepris qu’en complémentarité d’un accompagnement médical adéquat (et avec l’accord de l’oncologue). Pour aller plus loin, vous pouvez lire cet excellent article.
Bienfaits du pissenlit pour la « chaleur interne »
Matthew Wood(8) nous donne des indications spécifiques liées à la médecine énergétique.
Il l’indique lorsque la chaleur descend profondément dans les tissus, épaississant les fluides et ralentissant le drainage des tissus. Ceci entraîne une inflammation des tissus profonds, ce qui peut infecter les muscles et les os. Le pissenlit va refroidir l’excès de chaleur et disperser les fluides épaissis. Culpeper d’ailleurs, dans son fameux ouvrage datant de 1652(10), nous disait déjà que le pissenlit a des qualités d’ouverture et de nettoyage des passages.
Wood utilise la langue pour déterminer si le pissenlit est nécessaire : la langue est « géographique », semble être ulcérée par endroits, avec des taches plus foncées et plus claires, et laissant entrevoir des points rouges et sensibles (une observation documentée par les homéopathes, Boericke en particulier). Cette cartographie peut parfois être observée au sommet ou sur la pointe de la langue, parfois sur les cotés.
Wood explique qu’« après avoir donné du pissenlit, la langue passe en général du rouge foncé au rose foncé, indiquant que la chaleur a été libérée des profondeurs, mais qu’une sensibilité à la chaleur persiste ». Il a utilisé le pissenlit avec succès dans des cas de trouble maniaco-dépressif accompagné de langue géographique.
La médecine Chinoise parle aussi de taraxacum (T. mongolicum) pour « clarifier la chaleur toxique » entrainant abcès (du sein, du poumon, appendicite), douleurs et gonflements. Le point commun étant une chaleur et inflammation (le pissenlit étant de nature refroidissante) ainsi que du liquide épaissi et bloqué (le pissenlit étant diurétique et relâchant les fluides). On constate, par exemple, qu’une otite séreuse correspond à cette situation.
Sa capacité à éliminer non seulement la chaleur, mais aussi la toxicité au niveau profond nous ramène à la détoxification cellulaire, les « pathologies d’encrassage » de Seignalet, et la propriété anti-cancer exposée ci-dessus.
Les études récentes(9) confirment un effet anti-inflammatoire au niveau cellulaire. Tout se recoupe…
Bienfaits du pissenlit pour la sphère émotionnelle
L’élixir floral de fleur de pissenlit apporte des propriétés intéressantes. On l’utilise pour la personne de type A, constamment en mouvement, constamment au travail, mettant la barre très haut.
La personnalité pissenlit est souvent l’entrepreneur qui connait seulement deux états : ON ou OFF. Le problème étant l’épuisement dû au stress chronique (le « burnout»). La personne abuse de sa résistance physique et n’arrive pas à s’écouter.
L’élixir va aider cette personne à écouter ses besoins corporels, à ralentir, à retrouver un équilibre. Il agit parfois sur les tensions musculaires provoquées par ce stress constant (un stress très souvent positif, mais qui néanmoins use la machine).
Là encore, tout se recoupe : on retrouve la personnalité Pita de médecine ayurvédique, caractérisée par le chaud et le feu, avec un pissenlit qui s’avère refroidissant et calmant. On pensera aussi à lui pour les caractères susceptibles et irascibles avec colères explosives et rougeur/chaleur à la tête – la montée du feu du foie de la médecine chinoise. On revient au foie, on boucle la boucle.
Indications diverses
- Le suc de la racine peut être utilisé pour brûler les verrues plantaires ;
Contrindications et précautions
- Le pissenlit est mal adapté à la personne fine, frêle et ayant tendance à avoir souvent froid ;
- Vu son effet diurétique, elle aggrave les problèmes de peau et muqueuse trop sèche ;
- Elle est contrindiquée chez la personne faisant de l’hypotension ;
- Vu l’effet marqué de la plante sur le foie, il peut y avoir interaction avec certaines classes de médicaments.
Utilisation du pissenlit
Les feuilles sont utilisées pour leur effet diurétique. La racine est utilisée pour son action sur le foie et au niveau cellulaire.
L’infusion des feuilles est beaucoup plus amère que la décoction des racines.
La plante est très facile à ramasser ou à trouver en herboristerie.
- Teinture des feuilles séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 40° à 50°. Prendre 40 à 60 gouttes de 2 à 3 fois par jour selon la personne et la condition ;
- Teinture des racines séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 50°. Sinon, utilisez la méthode de teinture de plante « quasi-fraîche » expliquée dans mon article sur les teintures mères. Même dosage ;
- Infusion des feuilles : 30 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
- Décoction des racines, 30 à 50 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
- Racine pulvérisée (style médecine chinoise) : de 2 g à 15 g de poudre , à prendre en 2 ou 3 fois par jour selon l’objectif
- Suc de racine fraiche : 1 à 2 cuillères à soupe par jour(5).
Leclerc(5) donne la recette suivante pour stabiliser le suc de racine fraiche :
- Suc de racines fraiches de pissenlit : 100 g
- Alcool à 90° : 18 g
- Glycérine : 15 g
- Eau : 17 g
Cueillette et séchage
La feuille se ramasse au besoin tout au long de l’année, bien qu’elle soit plus tendre à la sortie de l’hiver pour les salades.
La racine se ramasse idéalement à l’automne lorsque l’énergie repart vers les racines. Mais l’herboristerie pratique nous dit ceci : on ramasse au besoin. J’ai ramassé la racine à tout moment de l’année, et les effets sont tout aussi satisfaisants.
La racine se présente sous la forme d’une carotte, il faut donc faire attention à ne pas la casser ou en laisser des morceaux dans le sol. L’idéal est de ramasser après une pluie, ou de déverser un arrosoir sur la plante, laisser pénétrer puis déraciner à la bêche.

Coupez les feuilles à l’aide d’un sécateur à la base de la partie blanche (en dessous du rouge).

Nettoyez et stockez la racine entière afin de minimiser la surface de contact avec l’air. La découpe pour la décoction ou la teinture, ou la pulvérisation se fait au dernier moment.
Stockez les feuilles entières. Pas besoin de les découper pour préparer la teinture mère de feuille, ou une infusion des feuilles.
Le stockage se fait dans des bocaux hermétiques, ou dans des sacs en papier gardés dans une pièce sombre, fraiche et sèche. La plante se garde assez longtemps sans perdre ses propriétés.

Confiture de pissenlit
Miam ! La confiture de pissenlit, que l’on appelle aussi « cramaillote », est en fait une gelée préparée à partir des fleurs (ou pour être plus précis, des capitules floraux). La gelée fournit un goût subtil et légèrement miellé.
Voici une recette traditionnelle simple à réaliser. La recette m’a été donnée par mon ami Guillaume Besson de Nature en Conscience. Guillaume est un éternel expérimentateur, constamment à ajuster ses recettes jusqu’à obtenir le mélange parfait. Comme toujours en cuisine, n’hésitez pas à expérimenter avec un peu plus de ceci et un peu moins de cela (moins de sucre ? je vous comprends !)
Ingrédients :
- 900 gr d’inflorescences de pissenlits
- 3 litres d’eau
- 2 oranges
- 2 citrons
- Sucre : 1 kg pour 1,5 litre d’infusion
- Agar agar : 5 g/litre d’infusion
Préparation :
- Détachez les fleurs des capitules. Le but est de pouvoir enlever les parties vertes qui sont relativement amères, et ne garder que les parties jaunes. Cela dit, par expérience, enlever seulement le pédoncule suffit.
- Coupez les agrumes en gros quartier en gardant la peau.
- Mettez dans une grosse casserole les agrumes, les fleurs, l’eau et chauffer.
- Une fois le mélange à environ 90°C, laissez macérer toute la nuit.
- Le lendemain, filtrez et pressez la préparation pour garder le plus de jus possible.
- Pesez ensuite ce jus, le sucre et l’agar-agar. Gardez 50 ml d’infusion à part pour diluer l’agar-agar dedans. Réservez.
- Ajoutez le sucre au jus filtré et chauffez ce sirop jusqu’à que le sucre soit dissout.
- Ajoutez ensuite le restant de jus avec l’agar-agar. Portez à ébullition quelques minutes.
- Mettez en pot.
Questions/Réponses
Au fil des années, j’ai reçu de nombreuses questions au sujet de notre cher pissenlit. Voici les plus courantes…
Quand manger les pissenlits ?
Ils seront largement plus tendres au printemps, avant la floraison. C’est le bon moment de le manger en salades des feuilles. Voir ma recette un peu plus haut. En ce qui me concerne, je mange une salade 100% sauvage à la sortie de l’hiver et au printemps avec des feuilles de pissenlit, crépis, picris, laiterons, etc. J’aime la diversité.
Je n’ai pas besoin de rajouter de feuilles de laitue ou frisée pour « couper » le goût. En revanche, si vous n’êtes pas encore habitué au goût amer, vous pouvez faire un mélange avec des salades plus douces (celles que vous trouvez dans votre magasin bio).
Un peu plus tard dans la saison, à la fin du printemps, voire même en été, j’aime faire cuire les feuilles qui sont largement moins tendres qu’au début du printemps (cela dit, je continue aussi avec mes salades). Ma recette favorite s’appelle « bourbouillade ». Oui, c’est une recette du sud de la France comme son nom l’indique 🙂 Voir recette ci-dessous.
Comment manger les pissenlits ?
Les feuilles en salade, tout simplement, comme expliqué un peu plus haut (recette avec les anchois) dans la section Vertus du pissenlit pour le foie.
Les feuilles cuites en « bourbouillade« . Voici la recette :
On utilise un mélange de feuilles de plantes sauvages : pissenlits, laiterons, roquettes sauvages, plantain lancéolé, mauves sylvestres. Il m’arrive de faire une bourbouillade uniquement avec des feuilles de pissenlit, elle sera un peu plus amère que si on mélange avec d’autres feuilles (le plantain et la mauve coupe un peu l’amertume, la roquette amène de l’épicé/moutardé).
Lavez vos feuilles puis faites-les revenir dans une bonne huile d’olive avec de l’ail haché. Salez et poivrez. Faites cuire à l’étouffé jusqu’à ce que les feuilles soient cuites et tendres.
Ensuite faites une petite « sauce blanche » directement dans votre poêle. Je rajoute un peu de lait, un peu de farine, pour faire une « mini-béchamel », rapide. Ensuite, j’étale cette préparation sur de belles tranches de pain complet, je rajoute du conté râpé dessus et je fais gratiner au four.
Servir en entrée en réalisant que toute cette bonne amertume ouvre l’appétit 🙂
Quelles sont les vertus du pissenlit ?
Je vous renvoie en début d’article, mais je vous fais aussi un petit résumé ici en sélectionnant trois propriétés qui peuvent rendre service au quotidien :
- C’est une grande plante amie du foie. On utilise la racine sèche en décoction et on fait une petite cure dépurative d’une dizaine de jours à raison de 2 tasses par jour. Elle apporte ses bienfaits dans les périodes où l’on se sent un peu « engorgé », plein, congestionné, en général après quelques abus alimentaires (arrosés ou non) accompagnés de manque d’activité physique.
- Elle régule le transit (toujours en décoction des racines) lorsque l’on souffre de constipation légère, passagère ou chronique. En stimulant l’axe hépatobiliaire et en permettant une meilleure production de bile, la racine de pissenlit stimule le transit.
- La feuille est très diurétique, elle permet donc (en tisane des feuilles sèches), d’aider à éliminer les œdèmes et rétentions d’eau. On dégonfle un peu grâce à la feuille lorsqu’on a tendance à accumuler l’eau, dans les parties basses du corps en particulier. Ceci peut arriver chez la personne qui a une mauvaise circulation pendant les jours les plus chauds. Chez la femme, il peut y avoir cette situation en syndrome prémenstruel.
Comment utiliser le pissenlit pour le foie ?
On prépare une décoction des racines sèches coupées en petits morceaux.
Vous pouvez ramasser et faire sécher les racines vous-même, ou les acheter en herboristerie. Je mentionne un peu plus haut la quantité 30 g par litre, mais vous pouvez faire plus simple en utilisant une cuillère à dessert des racines sèches pour une grande tasse. Pour 2 tasses par jour, on mettrait donc 2 bonnes cuillères à dessert dans 3/4 de litre d’eau, on laisse frémir 5 minutes, on éteint le gaz et on laisse reposer encore une 15’aine de minutes. Cette quantité devrait fournir 2 grosses tasses pour la journée.
Vu que cette décoction peut un peu « remuer » le foie, introduisez graduellement la tisane pour voir si vous la supportez bien.
Est-ce que le pissenlit est toxique ?
Non, le pissenlit n’est pas toxique. Il est à la fois comestible et médicinal. En supposant que vous avez bien ramassé du pissenlit bien évidemment.
Il peut, en revanche, contenir des substances toxiques en fonction du lieu de ramasse. Ramassez toujours loin des zones industrielles et champs de cultures conventionnelles. Ramassez aussi loin de tout passage d’animaux, les risques d’échinococcose (hors contexte de cet article) étant non négligeables.
Quels sont les pissenlits comestibles ?
Il existe plus de 1,200 espèces et sous-espèces en Europe (sans parler du reste du monde). Globalement, tous les pissenlits (du genre Taraxacum) sont comestibles. Notez au passage que les ramasseurs confondent le vrai pissenlit avec d’autres salades sauvages type crépis, picris, laiteron, lampsane, etc. J’ai envie de vous dire « peu importe, car toutes ces salades sauvages sont comestibles ».
En revanche, j’ai aussi entendu assez d’histoires bizarres pour vous dire qu’il faut connaître sa botanique et savoir identifier les plantes. Sortez donc avec des associations locales qui vous feront découvrir toutes ces salades comestibles. Mieux vaut un cueilleur averti qu’un cueilleur malade (voir pire).
Cela dit, globalement, si ça ressemble à un pissenlit, en général, c’est comestible.
Références
(1) Cazin, F.J., « Traité pratique & raisonné des plantes médicinales indigènes , 1850
(2) Colle D, Arantes LP, Gubert P, da Luz SC, Athayde ML, Teixeira Rocha JB, Soares FA. Antioxidant properties of Taraxacum officinale leaf extract are involved in the protective effect against hepatoxicity induced by acetaminophen in mice. J Med Food. 2012 Jun;15(6):549-56.
(3) Lee BR, Lee JH, An HJ. Effects of Taraxacum officinale on fatigue and immunological parameters in mice. Molecules. 2012 Nov 7;17(11):13253-65.
(4) Jinchun Z, Jie C. The effects of Taraxacum officinale extracts (TOE) supplementation on physical fatigue in mice. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2011;8(2):128-33.
(5) Leclerc, Henri, « Précis de phytothérapie : essais de thérapeutique par les plantes françaises », 1954
(6) Fournier, Paul-Victor, « Dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947
(7) Weiss, Fintelmann, « Herbal Medicine » , 2000
(8) Wood, Matthew, « The Earthwise Herbal: A Complete Guide to Old World Medicinal Plants », 2008.
(9) Koh YJ, Cha DS, Ko JS, Park HJ, Choi HD. Anti-inflammatory effect of Taraxacum officinale leaves on lipopolysaccharide-induced inflammatory responses in RAW 264.7 cells. J Med Food. 2010 Aug;13(4):870-8.
(10) Culpeper, « The English Physician », 1652




350 réponses
Bonjour,
Je découvre, en lisant votre article, que l’on peut faire des infusions de feuilles de pissenlits SÉCHÉES, pour un effet diurétique. Est-ce la seule indication ?
Pouvez-vous, svp, me confirmer que, pour réaliser ces infusions, je peux cueillir des feuilles actuellement, les faire sécher et les conserver ensuite, plusieurs mois, comme des fleurs de tilleul ?
Par avance, merci de vos conseils.
Cordialement
bonjour Ysaline
oui par contre attention de ne pas les cueillir trop avancées, car elles peuvent continuer à évoluer en akènes
Bonjour Sabine,
Qu’est-ce que « l’évolution en akènes » ?
J’imagine qu’il faut cueillir les feuilles avant la naissance de la fleur, quand le pissenlit est « jeune » ?
Cordialement.
– lorsque les fleurs se transforment en petits pompons et s’envolent dès que l’on souffle dessus ou que le vent voyageur les envoient ensemencer d’autres arpents vers 🙂
– oui il est recommandé de cueillir avant floraison, dans la réalité on cueille au besoin
Merci !
Bonjour Christophe et Sabine , j ai revu avec plaisir la vidéo sur le pissenlit, par contre je ne peux pas mettre de j aime a la fin de la vidéo !
Voici ma question : j ai beaucoup de pissenlits ds mon jardin , ainsi que des oliviers et de la fumeterre , je pense pour l avoir entendu ds la vidéo que je peux faire un mélange de plantes, celles que j ai citées plus haut en ajoutant un peu de romarin ; cela pour m aider ds le traitement de mon hypertension moyenne et stabilisée et en même temps faire une petite cure de printemps. ….
Je me demande si il serait possible de prendre la fumeterre en jus ou ds un smoothies?
Si je fais un.litre de tisane a boire pour la journée qu’elle quantité de chaque plante dois je mettre ?
Je vous remercie pour votre aide
Bonne journée
bonjour Sylvie
Pour une hypertension essentielle vous pouvez faire un mélange avec des plantes citées dans cet article https://www.altheaprovence.com/blog/hypertension/
pour la cure dépurative, introduire la fumeterre dans des jus, pourquoi pas, par contre attention à ne pas en mettre beaucoup, quelques feuilles mélangées à d’autres ça peut le faire, car par exemple 20g de fumeterre dans un mélange infusions c’est correct pour cure dépurative, mais ne donneront quasi rien en production de jus (donc attention pour les jus au surdosage)
vous pourriez tenter si vous voulez faire en même temps
pour 1 litre d’eau
pour ma part je ferais les choses en 2temps, une cure dépurative pendant 10 jours et ensuite je m’attaquerais au problèle d’hypertension
Bonjour Sabine ,
Et merci infiniment pour votre réponse et vos conseils.
Conseils que je vai suivre ,en faisant d abord la cure dépurative .
Je vai prendre la fumeterre en tisane ce sera plus simple !
Mélangée avec du romarin ,c est assez bon ,un peu de feuilles de pissenlits et voila
Pour l hypertension je verrai après .
Encore merci .
Bonne journée à vous .
Bonjour Christophe,
J’aime beaucoup ta video sur le pissenlit. Dans le monde anglo-saxon, également en Corée, on boit le café de pissenlit et parfois de pissenlit et bardane combinés. Il semble que l’effet laxatif soit toujours là. La torréfaction augmente, parait-il, la solubilité des constituants (ou seulement de certains?) et la boisson est vite préparée. C’est très pratique. Mais comment se comparent les valeurs thérapeutiques du café, de la décoction de racines sèches et de la décoction de racines fraîches?
Parfois je rajoute quelques morceaux de racines de pissenlit aux carottes pour un jus frais. Je pense que je devrait faire cela quotidiennement pendant 15 jours pour profiter des effets bénéfiques.
Les feuilles fraîches de pissenlit font un très bon légumes, à la vapeur pas exemple, surtout quand on sait tous les minéraux qu’elles contiennent.. Je connais des agriculteurs-éleveurs qui mettaient leurs moutons ou leurs chèvres de temps en temps dans des prés où il y avait beaucoup de pissenlit et cela leur faisait beaucoup de bien, disaient-ils.
Bonjour Philippe,
Je connais bien le café de pissenlit – racines torréfiées, je trouve ça sympathique à boire. J’aime bien la chicorée aussi, une cousine qui a des propriétés similaires. Par contre je ne saurais pas comment comparer les valeurs thérapeutiques. De toute façon, logiquement, si tu torréfies, tu vas détruire certains constituants fragiles au passage. Donc rien ne vaut la feuille en légume ou un petit de morceau de racine pour un jus frais.
Bonjour Christophe,
C’est un plaisir d’apprendre avec vous. Merci!
Dans votre vidéo sur le pissenlit, vous parler de l’interêt de la fleur dans la prévention de la dégénérescence maculaire ainsi que pour conserver une bonne santé occulaire, grâce à la lutéine qu’elle contient.
En la consommant sous toutes ses formes? crue, cuite, en infusion? La teinture -mère est-elle interessante? Le macérât huileux?
Bon week-end à vous ,
Catherine
Bonjour Catherine,
Je vous mets la réponse que j’ai donné à une autre Catherine d’ailleurs…
Basé sur mes recherches, le pissenlit sec garde une grande partie de la lutéine et zéaxanthine. Par contre, dès qu’on en fait une infusion ou teinture, on y perd au change. Donc à les faire sécher, mieux vaudrait les conserver à l’abri de la lumière pour garder toute les couleurs, puis éventuellement les réhydrater pour une salade ou les pulvériser au moulin à café avant de consommer.
Pour les proportions/dosages, nous n’avons pas vraiment de recul à ce sujet. Nous savons que nous devons consommer régulièrement ces antioxydants afin de protéger certaines structures fragiles, maintenant, combien par jour, c’est là où j’aurais bien du mal à vous dire. Par rapport à ne pas en consommer du tout, le fait de prendre régulièrement quelques jolies fleurs dans une salade est un gros plus.
Cher Christophe,
Merci beaucoup pour votre réponse si rapide et tout à fait claire, mais j’ai encore une petite question: si la lutéine et la zéaxanthine ne supportent pas bien la chaleur ni l’alcool, en est-il de même pour un macérât huileux?
Encore merci pour votre partage,
Catherine
Bonjour Catherine
la lutéine et la zéaxantine qui sont des pigments naturels , (la zéaxantine est un isomère de la lutéine) sont liposolubles donc tout a fait compatibles avec un macérat huileux
On peut consommer les fleurs de pissenlit, fraîches, en salade ?
bonjour Ysaline
oui tout à fait, c’est une des meilleures façon de les consommer 🙂
Merci de votre réponse.
Je vais goûter ces fleurs…
Belle journée.
Bonjour!
Et pour les fleurs et leur action sur les yeux , peut-on les secher ? quelles proportions utiliser?sous quelle forme?
Merci pour tout ce partage! Je suis ravie de suivre votre formation! Merci beaucoup!
Bonjour Catherine,
Basé sur mes recherches, le pissenlit sec garde une grande partie de la lutéine et zéaxanthine. Par contre, dès qu’on en fait une infusion ou teinture, on y perd au change. Donc à les faire sécher, mieux vaudrait les conserver à l’abri de la lumière pour garder toute les couleurs, puis éventuellement les réhydrater pour une salade ou les pulvériser au moulin à café avant de consommer.
Pour les proportions/dosages, nous n’avons pas vraiment de recul à ce sujet. Nous savons que nous devons consommer régulièrement ces antioxydants afin de protéger certaines structures fragiles, maintenant, combien par jour, c’est là où j’aurais bien du mal à vous dire. Par rapport à ne pas en consommer du tout, le fait de prendre régulièrement quelques jolies fleurs dans une salade est un gros plus.
Bonjour, j’aimerai faire une cure detox de printemps avec les pissenlits de mon jardin. Est-il possible de faire une décoction de racines de pissenlit fraîches. J’ai trouvé une recette qui utilise 10g de racines séchées pour 1/2 l d’eau. Combien faut-il mettre de racines fraîche à la place?Merci
Bonjour Vanessa
entre 50g et 60g /1/2 litre
Merci Sabine!
Encore une question : avez-vous essayé ( ou quelqu’un de votre connaissance) de mâcher des tiges de fleurs de dendelion selon les recommandations de Maria Treben ?
oui j’ai essayé : 10 tiges de pissenlit le matin à jeun ; Il faut aimer l’amer, pour ma part ça fait du bien ,j’ai essayé aussi la cure de pissenlit à volonté avec un peu d’huile d’olive :on entend littéralement la vésicule qui se vide !!!!
Bonjour Christophe et, une fois de plus ne fait que du bien, MERCI !
J’ai déterré des racines de pissenlit en automne, elles ont séché.
J’en ferais bien de l’infusion (ou décoction, je ne sais pas…) car j’ai décidé, il y a trois semaines, de me débarrasser du diurétique qui accompagne le métabloquant anti-tension – et ensuite abandonner ce dernier avec précaution. Je vous contacterai à cette étape grave. Les médecins (généraliste, cardiologue etc. refusent de m’accompagner, je songe à jeûner une semaine)
Revenons au pissenlit : que faire avec mes racines sèches ?
En attendant, je mange des poireaux, des asperges (en bocal), je bois du kéfir de fruits… Pour le moment ça va.
Quel est votre avis sur ma pratique et mes intentions ?
Je vous remercie d’avance.
Bonjour Prudence
pour le côté diurétique du pissenlit , ce sont plutôt les feuilles sèches qui sont utilisées , la racine est surtout utilisée pour le foie
par contre parlez en avec votre médecin avant de vous lancer dans ce genre de changement
Merci pour votre réponse.
Les médecins (généraliste, cardiologue etc. refusent de m’accompagner, je songe à jeûner une semaine) et je verrai après.
Bonjour,
Vous précisez que le pissenlit n’est pas adapté aux personnes frêles et frileuses. Je me demandais donc ce que vous conseilleriez comme plante qui ne draine pas fortement (car provoque de la frilosité) mais aide le foie lors de la digestion ? (menthe poivrée, gentiane?)
Merci d’avance,
Juliette
bonsoir Juliette
le romarin est très intéressant , affinité avec le foie et plante réchauffante
Bonjour Christophe je viens vers vous car p etre pourrez vous répondre àbquelqu’une de mes interogation svp
Mon père est en insufisance renale terminale, le coeur de mm qui lui fonctionne grace a un pacemaker , il prend aussi de la coumadine et a fait a repetition anemie amboli pulmonaire et avc caillot et ya pas longtemps aorte femorale je sais pu qui cest ouverte ..
Rupture danevrisme..
Bon en gros cest delicat mais au niveau des prise de sang, du taux de potassiim creatinine tout ca , ca se stabilise depuis quil est rentre a la maison aprrs lhopital et que je lai fait mangé bio, diminué le cafe, faite a fond de decoc tisane thym gingembre sauge ortie ail miel et du curcuma partout , pu de viande et que des legumes adaptés…
dur travail mais je sent que je n’ai pas encore tt exploré cme possibilité avc les plantes.
P etre de meilleures facon de les preparer par rapport à son cas?
D’autres encore dont je ne connais pas les bien faits.. pourriez vous m’offrir conseil svp?
Poir le pissenlit cest quelqu’un qui a souvent le bout des doigts constament gelé et qui a tendance à avoir froid en general.
Bonsoir Cassandre
Vous avez l’air d’avoir pris un bon cheminement , par contre le cas de votre papa est trop complexe pour que l’on puisse donner des conseils généraux.
Courage à vou
Bonjour,
J’ai préparé une teinture de racine de pissenlit pour ma fille de 10 ans qui à souvent la langue géographique et qui a eut pas mal d’antibiotiques quand elle était petite… elle a plutôt un tempérament feu (tjrs chaud, joues rouges et parfois colérique)… c’est pourquoi je pense que la racine de pissenlit soit une bonne plante pour elle…
Votre site et vos recettes sont parfaitement expliquées mais je n’arrive pas à trouver la posologie à donner à ma fille… pouvez-vous m’aider svp?
Merci beaucoup pour votre réponse
Virginie
Bonjour Virginie,
Chez l’adulte, une bonne dose est 5 ml par prise, 2 fois par jour pour un petit nettoyage du foie, toujours dans un peu d’eau. Pour un enfant, on ferait un rapport par rapport au poids sachant que la dose adulte est pour 70 kg environ.
Donc si votre fille pèse 35 kg, cela ferait 2,5 ml par prise, donc environ 60 gouttes (je compte dans les 120 gouttes par 5 ml), 2 fois par jour dans un peu d’eau.
Le pissenlit est toujours mieux en décoction, mais je comprends que à cet âge on n’ait pas trop envie de boire ce genre de choses 🙂
Merci pour votre réponse !
J’aime me balader sur votre site qui est vraiment une mine d’or de bonnes et belles informations !
Merci pour votre générosité, c’est vraiment merveilleux de répondre à nos demandes de simples gens…
Bravo pour votre travail et votre partage:-)
Ne changer pas…
Bonjour,
Tout d’abord, un grand merci pour ce site, pour le partage!
J’aimerais pour la premiere fois faire un nettoyage du foie.Je suis un protocole phyto depuis 2 ans pour/contre le syndrome premenstruel/premenopause. J’ai 45 ans.
En lisant vos articles, il semble que la decoction de pissenlit (qui m’attire franchement) ne me soit pas adaptée: je suis mince et j’ai souvent froid (surtout en ce moment) et je sens que mon etre tout entier se prepare gentillement à l’hibernation ;o).
Confirmez vous au sujet du pissenlit ou puis je quand meme y aller?
merci beaucoup
Trés bonne continuation et longue vis à votre blog/site.
Claudine
Bonjour Claudine,
J’essaye souvent de dresser des caricatures pour expliquer comment on peut choisir les plantes. Et là, effectivement, chez la personne plutôt froide qui a aussi une tension plutôt basse, le pissenlit peut aggraver la situation. Mais si c’est le cas, on peut y associer un peu de réglisse pour contrebalancer le problème et doser un peu moins par rapport aux doses traditionnelles. On pourrait faire, par exemple, 20 g de racines de pissenlit, 5 g de racines de réglisse, le tout pour 1 litre et boire au cours de la journée pour un nettoyage plus en douceur.
Je vais suivre vos conseils. merci encore,
Bonjour,
Je souhaite savoir comment faire une teinture mere et une solution hydroalcoolique d un melange de pissenlit, persil et thym et quel serait la posologie pour une fillette de 8 ans autiste (pour un bon nettoyage des emonctoires). Merci beaucoup !
Bonjour Lina,
Mieux vaudra faire ces 3 préparations séparées. Donc une teinture de racines de pissenlit sèches, une teinture de thym frais si possible, sec sinon. Pour le persil, ne n’ai jamais été impressionné par le sec, donc je dirais teinture de plante fraiche ici. Allez voir mes articles sur la fabrication des teintures, vous y trouverez les quantités d’alcool à utiliser. Pissenlit sec, vodka ou alcool à 45° suffisante. Pour le thym et le persil, si utilisé frais, il faudra de l’alcool pur. Et si vous n’avez que du sec, là encore un alcool à 45° fera l’affaire…
Bonjour Christophe,
Je voudrais me lancer dans la préparation de teintures, mais j’ai un doute sur l’alcool qu’il faut utiliser.
S’agit-il de l’alcool que l’on trouve en pharmacie, vendu en tant que désinfectant, et que l’on peut demander à divers degrés (90°, 70°…) ?
Si ce n’est pas ça, où puis-je me procurer l’alcool ?
Merci d’avance
Bonjour Lili,
Non pas d’alcool de pharmacie, ce qu’on appelle « alcool dénaturé », il contient des choses qui le rend impropre à la consommation. Quelqu’un a décidé que c’était OK de mettre cela sur la peau pour une raison qui m’échappe. Donc éthanol de consommation, qui est bien évidemment quasi impossible à trouver en France aujourd’hui.
Allez voir mon site de formation ici, section « Achats » :
https://formation-plantes-medicinales.com/autres-liens-utiles/
Bonjour Christophe,
Je viens de lire dans votre que l’alcool dénaturé n’était pas une bonne solution pour la confection d’alcool afin de réaliser un quelconque produit pour la peau. Est-ce vraiment grave?
Mon pharmacien m’en a vendu une bouteille à 70° et cela fait 3 mois que ma récolte de calendula s’y baigne.. Dois-je tout jeter?
Est-ce vraiment si pénétrant au point d’être néfaste pour le corps? Est-ce que ça « brûle » ou détruit les membranes cellulaires? Ou pénètre dans le sang de manière trop importante?
Merci de m’éclairer car je n’ai pas envie de jeter ma macération, surtout après avoir pris soin de mes fleurs tout l’été, mais je en veux pas non plus m’intoxiquer..
Bonjour Louise Marie
oui l’alcool modifié est toxique, il a été dénaturé exprès pour être impropre à la consommation, donc non à ne pas ingérer c’est certain , ensuite pour mettre sur la peau, dans la mesure où les molécules passent en circulation sanguine ce n’est pas le top, Christophe nous dit souvent que l’on devrait pouvoir manger ce que l’on se met sur la peau
D’accord, merci sabine pour ces précisions. Je vais donc me passer de mettre ça sur ma peau, déjà assez sensible.
Bonsoir Christophe,
J’ai enfin fait une teinture de la racine de pissenlit, comme c’était le devoir pour le module 1.
Mais je ne peut pas trouver le posologie, tu peut m’aider?
Merci
Bonjour Helma,
Cela dépend pour quoi 🙂 les doses peuvent varier d’une quarantaine de gouttes à la cuillère à café plusieurs fois par jour.
Bonjour,
J’ai récolté des racines de pissenlits aujourd’hui mais comme elles poussent en se tortillant dans la terre j’en ai coupé avec mon couteau et les ai entamées ! Est-ce gênant pour la consommation après lavage et séchage ?
Merci
Bonjour, non ceci n’est pas un problème, vous pouvez couper vos racines en morceau avant de les faire sécher, la qualité restera intacte.
Merci de votre réponse
Bonjour,
J’ai acheté de la racine de pissenlit et j’ai maché quelques petits morceaux et j’ai trouvé ça très bon.
En machant bien est-ce que je peux la consommer comme ça, si oui quel quantité et combien de temps?
Merci et bonne soirée.
Colette
Bonjour Colette,
Je suis d’accord avec vous, on s’attend à quelque chose de très amer, et en fait on tourne plutôt dans le douceâtre et légèrement salé. C’est plutôt bon comparé à d’autres plantes. Et oui, c’est une bonne méthode pour consommer la plante, sachant qu’il faut bien la mâcher, la réduire en bouillie dans la bouche avant d’avaler. L’équivalent d’une cuillère à café par jour et déjà on a une bonne dose. On fait en principe une cure d’une dizaine de jours.
Bonjour
Je voudrai intégrer intégrer de la RACINE de pissenlit dans un mélange composé de 7 plantes (pour cure de un mois). Les parties des autres plantes sont des fleurs ou des fleurs (notamment fleurs de reine des prés)
Comment dans ce cas prépareriez-vous les tisanes ? (sachant qu’on ne peut mettre des fleurs me semble-t-il en décoction)
Merci de votre réponse
Ariane
Bonjour Ariane,
Etape 1 : faire la décoction. Puis arrêter le gaz.
Etape 2 : soulever le couvercle, mettre les plantes à infusion, replacer le couvercle et laisser infuser encore 10 minutes.
Voila, tout simple !
Bonjour,
j’ai un amie souffrant de colopathie qui prend du pissenlit en TM depuis 1 semaine pour tenter de pallier à la constipation chronique (en plus de lin trempé) , avec depuis lors l’apparition de douleurs et crampes abdominales assez sévères. Il n’y a pas d’antécédent de calculs ni d’insuffisance rénale. Pourrait-il s’agir d’une forme de crise curative? La langue est chargée, il y a également quelques maux de tête… C’est une personne qui a été beaucoup médicamentée (et l’est encore un peu). Est-ce que l’augmentation du flot de bile pourrait provoquer de telles douleurs (sans pour autant réellement changer l’élimination)? Est-ce la remise en route de toxines stockées dans les tissus qui peuvent irriter les muqueuses (contexte de maladie auto-immune)? Elle hésite à continuer, et a pour le moment diminué fortement les doses… Pour avoir beaucoup utilisé le pissenlit, et expérimenté des phases de nettoyage parfois très inconfortables, je n’ai jamais vécu de symptômes au niveau abdominal, mais peut-être est-ce dû précisément à l’hyper-sensibilité des intestins des colopathes… Et je me demande si, du même coup, toutes les amères (cholérétique et cholagogue) auraient de tels effets sur elle?
je serai très curieuse d’avoir votre avis!
en vous remerciant très sincèrement
Bonjour Klara,
Bien vu comme analyse. Basé sur mes observations, même chose. Ceux souffrant de colopathie fonctionnelle ont des intestins très réactifs. Et là, une relâche de bile plus intense va irriter. Il se peut que de nombreuses amères aient un effet similaire. Il faut donc soit en tester d’autres (romarin ?), soit passer à un laxatif d’un autre type (psyllium blond ? magnésium ?), soit combiner pissenlit avec des plantes qui vont calmer et adoucir – menthe poivrée, camomille allemande, graines d’anis et de fenouil, etc.
Bonsoir !
je me retrouve beaucoup dans la description du pissenlit, j’aimerais beaucoup l’utiliser pour un nettoyage du foie et autres actions, j’ai tendance à avoir une petite tension, est-ce vraiment contre-indiqué ?
Que pourriez-vous me conseiller pour un nettoyage du côlon par les plantes ?
Je vous remercie
Fanny
Bonjour Fanny,
Lorsqu’on a une petite tension, toute plante diurétique (et il faut savoir que quasiment toutes les plantes sont diurétiques) peuvent, au fil des jours, aggraver le problème. Une solution simple est de rajouter de la racine de réglisse à la décoction de racines de pissenlit, disons 10 g pour un litre de décoction. La racine de réglisse pourrait être qualifiée « d’antidiurétique » dans ce contexte.
Je ne suis pas très nettoyage du côlon, mais je dirais que vu que la racine de pissenlit est légèrement laxative (elle excite la production de bile qui est elle-même laxative), elle effectuera au passage un léger nettoyage.