Vous avez entendu énormément de choses sur le curcuma. Oui c’est une plante formidable, oui elle a été banalisée par les magazines à grande circulation.
Mais comment l’utiliser exactement lorsque vous avez des problèmes de santé ? Quelles sont les doses efficaces ?
C’est ce que je vous explique dans cet article accompagnée d’une vidéo.
Lien mentionné dans la vidéo :
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Curcuma longa – la plante
D’abord un petit mot au sujet de la plante elle-même.
Elle s’appelle Curcuma longa, c’est une vivace qui appartient à la famille des Zingiberacées, donc même famille que le gingembre, ce qui est intéressant car on va retrouver certaines propriétés communes comme l’aspect anti-inflammatoire.
Le curcuma est originaire d’Asie. Aujourd’hui l’Inde est le plus gros producteur et exportateur mondial de rhizomes. Le curcuma est aussi produit en Indonésie, en Chine, au Bangladesh, etc.
C’est une épice très prisée en Inde aussi bien pour la médecine que pour la cuisine. Vous savez probablement que c’est l’une des épices principales qui rentre dans la constitution du curry.
La partie médicinale : le rhizome de couleur orangée.
Constituants du curcuma
- Huiles essentielles (0,3 % à 5 %) contenant des cétones sesquiterpéniques – zingibérène, phellandrène, sabinène, cinéole et bornéol ;
- Curcuminoïdes (pigments jaunes – entre 3 % et 6 %), aussi connus sous le nom diarylheptanoïdes et incluant la curcumine (diféruloylméthane), desmethoxycurcumine et bisdesmethoxycurcumine ;
- Polysaccharides ;
- Mucilages.

Propriétés du curcuma
La propriété la plus importante, celle qui a fait que le curcuma s’est vraiment établi comme une plante médicinale majeure : sa capacité à diminuer l’inflammation, où que soit l’inflammation.
Les constituants du curcuma arrivent même à aller dans les endroits où peu de substances parviennent à pénétrer, dans l’environnement cérébral par exemple (1). Cet environnement est protégé par la barrière hématoencéphalique qui ne laisse passer que très peu de choses.
Le curcuma est donc ce qu’on appelle un « anti-inflammatoire systémique », c’est-à-dire qu’il agit dans tout le système pour calmer l’inflammation.
Autre propriété intéressante, c’est un antioxydant majeur. Il protège nos cellules, notre ADN contre les agressions des radicaux libres. Ceci est un effet supérieur à d’autres antioxydants puissants comme la vitamine E ou le bêtacarotène (2).
Et là, même chose, c’est un effet antioxydant systémique, qui protège nos cellules où qu’elles se trouvent.
Autre propriété, le curcuma protège nos cellules contre les radiations : il réduit les dommages au niveau des chromosomes. Dans certaines études faites sur animal, il bloque aussi le développement du cancer provoqué par des radiations.
De plus, il semblerait que le curcuma protège les cellules saines et rende les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiothérapie (3).
Ces propriétés-là, anti-inflammatoire et antioxydant en particulier, font du curcuma une plante majeure pour tout ce qui est prévention des maladies dégénératives :
- Maladies inflammatoires chroniques (arthrose et compagnie) ;
- Maladies cardiovasculaires ;
- Maladies neurodégénératives ;
- Cancer.
En effet, dans le développement de toutes ces maladies, vous avez quasiment toujours deux conditions qui se superposent : premièrement la réserve en antioxydants de la personne se retrouve dépassée par les agressions de la vie moderne. Deuxièmement une inflammation de bas niveau s’installe d’une manière chronique et fait des dommages.
Les Américains appellent cette situation-là « inflammaging », qui est une combinaison de « inflammation » et « aging », c’est-à-dire un vieillissement cellulaire prématuré du à l’inflammation. On trouve ces deux facteurs des années avant qu’une maladie dégénérative n’apparaisse.
Si vous arrivez à comprendre ce point, vous voyez pourquoi il est intéressant d’intégrer le curcuma dans votre vie d’une manière régulière. C’est un incroyable protecteur.

Sortons de ce contexte de prévention des maladies dégénératives et passons maintenant en revue les différents problèmes de santé déclarés pour lesquels le curcuma a démontré une efficacité.
Premièrement, tout ce qui est inflammation articulaire, musculaire ou tendineuse ➜ arthrose, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, tendinites, lumbago, etc. Le curcuma ne va peut-être pas faire disparaître les douleurs, mais il va vous aider à mieux les gérer (4).
Lorsque l’inflammation se situe au niveau des nerfs, de la couche de myéline, ce qui est le cas dans la ➜ sclérose en plaques, le curcuma peut aider à calmer cette l’inflammation et à stabiliser la situation (5).
Bien sûr, lorsque l’on parle de maladies lourdes comme la sclérose en plaques, le curcuma ne va pas faire disparaître la maladie en claquant des doigts. Soyons réaliste. Par contre, intégré à un programme d’accompagnement naturel, il peut améliorer la qualité de vie d’une manière significative.
Ensuite, tout ce qui est inflammation ou ulcération des muqueuses digestives.
On commence par la bouche, les études nous disent que le curcuma en application locale peut aider pour tout ce qui est ➜ aphtose chronique (6).
On descend un peu plus bas et on voit que le curcuma peut aider à calmer une ➜ œsophagite (7), c’est-à-dire une inflammation de l’œsophage, ce qui peut arriver lorsqu’on souffre de reflux gastriques.
Un peu plus bas, dans l’estomac et le duodénum, le curcuma peut aider à réparer les lésions d’un ➜ ulcère gastrique ou duodénal (8).
Encore plus bas, dans l’intestin, il agit sur la ➜ colite ulcéreuse ou la ➜ maladie de Crohn. Ces deux situations sont très sérieuses et demandent un suivi médical bien évidemment.
Mais sachez que nous avons des études qui confirment les propriétés calmantes du curcuma dans ce contexte, parfois en combinaison avec des médicaments comme la mésalamine, parfois pris seul, avec des personnes qui ont pu diminuer la prise de médicaments d’une manière significative, parfois même arrêter la prise avec l’accord de leur médecin.

On passe maintenant à tout ce qui touche le cerveau et le concept d’inflammation cérébrale.
Nous avons de nombreuses conditions aujourd’hui pour lesquelles une inflammation cérébrale est impliquée. Par exemple, on parle beaucoup d’inflammation dans le contexte de la ➜ dépression nerveuse (9). Pas étonnant que le curcuma ait des propriétés antidépressives (10).
Autre situation dans laquelle on retrouve une forte inflammation cérébrale : les ➜ pertes des capacités cognitives chez la personne âgée avec à l’extrême la ➜ maladie d’Alzheimer. Dans ce contexte le curcuma va agir comme puissant anti-inflammatoire cérébral et va aider à stabiliser la situation.
Le curcuma est un grand protecteur du foie.
Si le foie souffre, si le foie est détruit, le curcuma peut aider à limiter les dommages. Ceci a été démontré dans le contexte de la consommation d’alcool, de produits chimiques toxiques, de métaux lourds.
Et donc il peut être utile dans le contexte de ➜ l’hépatite et de la ➜ cirrhose. Ou d’une manière plus générique, dès qu’il y a élévation des transaminases et gamma-GT.
Le curcuma a aussi un effet protecteur sur les reins, car les produits toxiques, les métaux lourds endommagent aussi les reins au passage. C’est un protecteur des organes de dépuration et d’élimination.

Nous avons un effet positif sur toute la lipidémie sanguine. Le curcuma est souvent utilisé lorsqu’il y a ➜ excès de cholestérol et de triglycérides.
Le curcuma protège aussi certains transporteurs du cholestérol comme le LDL. Il bloque ce qu’on appelle l’oxydation du LDL, un phénomène impliqué dans formation de plaque artérielle. De plus, le curcuma a aussi un effet antiagrégant plaquettaire, c’est-à-dire qu’il rend le sang plus fluide.
Tout ceci signifie que le curcuma a un rôle important à jouer en prévention du développement des ➜ maladies cardiovasculaires, sachant que là encore l’inflammation chronique est impliquée dans ce contexte. S’il y a trouble cardiovasculaire déclaré, il peut aussi être très utile, mais attention aux interactions avec les anticoagulants !
Je vais m’arrêter là. Je sais, la liste est longue et je n’ai même pas fait le tour de tout ce que le curcuma peut faire.
Mais si vous gardez en tête ce concept d’inflammation, vous allez lui trouver d’autres applications :
- Le curcuma peut-il servir pour calmer l’inflammation de l’endométriose ? Absolument.
- Calmer l’inflammation qui fait rage lorsqu’on souffre de diabète ? Bien sûr.
- Etc.
Curcuma : formes et dosages
Là encore beaucoup de choses à dire.
(1) D’abord vous avez les formes fraîches, c’est-à-dire le rhizome frais que vous trouvez en magasin bio. Vous pouvez le râper et le rajouter à l’alimentation ou le passer à l’extracteur de jus.
(2) Vous avez la forme rhizome sec en poudre. C’est la poudre orange que vous connaissez bien, je dirais la forme la plus classique.
(3) Vous avez des formes liquides, souvent une macération alcoolique des rhizomes.
(4) Puis vous avez toutes une gamme de produits qui sont standardisées en curcuminoïdes, ce sont en général des gélules, qui vous garantissent en général 95 % de curcuminoïdes dans le produit.
Tout d’abord, les curcuminoïdes, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une famille de composants actifs du curcuma, la curcumine en fait partie.
Les études sont claires à ce sujet, les curcuminoïdes sont puissamment anti-inflammatoires.
Mais il y a aussi tout le reste, les autres composants, ils ont probablement un rôle à jouer aussi ! Mais on s’est principalement intéressé à la famille qui est la plus prometteuse.
Et là malheureusement, on perd un peu la notion de totum de la plante, la notion d’un tout avec de nombreux constituants qui agissent en synergie. D’ailleurs les experts en médecines ayurvédiques nous disent qu’ils ont utilisé la forme simple du curcuma pendant des millénaires et cela fonctionne très bien.

Alors, on utilise quoi au juste ?
Je vais vous faire très très simple ici. Car au final, c’est très simple. Le marché veut rendre les choses compliquées et mystérieuses car cela fait vendre des petites gélules. Mais au final, c’est simple.
| Point 1 : utilisez le rhizome frais pour tout ce qui est prévention. En revanche, si vous avez une situation inflammatoire aiguë, par expérience, je peux vous dire que ce n’est pas la bonne forme. Dans ce rhizome frais, il y a 80 % d’eau ou plus, et au final d’un point de vue dosage, cela va vous coûter relativement cher. |
| Point 2 : le curcuma en poudre fonctionne, et les produits standardisés et concentrés à 95 % de curcuminoides fonctionnent aussi.
Il faudra par contre prendre beaucoup plus de curcuma en poudre que de produits concentrés. Mais la poudre est beaucoup moins chère. Il y a donc un compromis quantité/efficacité à faire entre ces deux formes. |
| Point 3 : si vous rajoutez du poivre, du gingembre et un corps gras à la poudre de curcuma, de l’huile d’olive par exemple, vous allez augmenter l’absorption des curcuminoïdes au travers de la muqueuse intestinale.
Avec un mélange curcuma, gingembre, poivre et corps gras, on va donc se retrouver quelque part entre les deux formes précédentes d’un point de vue coût, quantités et efficacité. |
Exemple de dosages
Pour comprendre l’efficacité des différentes formes, laissez-moi vous donner des plages de dosages.
| Pour le curcuma en poudre pour une condition aiguë, certains experts conseillent une cuillère à café bien remplie, c’est-à-dire environ 4 g, 2 à 3 fois par jour. Donc on est dans les 12 g de poudre par jour.
Certains experts en médecine Ayurvédique, comme K.P. Khalsa aux États-Unis, recommandent parfois jusqu’à 30 g par jour, ce qui fait beaucoup. Disons qu’en moyenne on est dans les 12 g par jour pour une condition aiguë. |
| Pour le mélange avec gingembre et poivre, vous avez peut-être vu sur mon blog que je vous propose ce que j’appelle le mélange 9-5-1, ce qui signifie 9 proportions de curcuma, 5 proportions de gingembre et 1 proportion de poivre.
Avec ce mélange, la dose efficace se situe entre les 6 à 8 g par jour. Donc des doses efficaces plus basses, environ la moitié de la dose précédente. Comment suis-jre arrivé à ces proportions 9-5-1 ? Au travers de l’expérimentation. Non ce n’est pas le seul mélange curcuma-gingembre-poivre qui fonctionne, vous pouvez mettre plus ou moins de gingembre, vous pouvez mettre moins de poivre si vous voulez. Je vous dis juste qu’avec ces proportions, cela fonctionne très bien comme anti-inflammatoire. |
| Si vous prenez un produit concentré à 95 % de curcuminoïdes, on va en général vous conseiller l’équivalent de 500 mg à 1 g de curcuminoïdes par jour, ce qui va faire peut-être 1 à 2 gélules par jour selon le produit. Donc on en prend beaucoup moins. Mais c’est beaucoup plus cher. |
Dans l’ensemble, la forme poudre, avec ou sans poivre et gingembre, va vous revenir moins cher.
Ce que j’aime aussi avec la forme poudre, c’est qu’on ne dépend pas d’un laboratoire et d’une forme complexe.
Un désavantage de la poudre : on se lasse rapidement du goût si on le prend à la cuillère. Au bout d’un moment tout a le goût au curcuma et on en a marre !
Vous pouvez donc mettre votre poudre en gélules comme je vous explique dans ma formation sur la fabrication de produits maison à base de plantes. Mettre en gélule va résoudre le problème de goût bien évidemment.
Je répète le message car il est très important : toutes ces formes fonctionnent, c’est pas une histoire où il y a la forme concentrée qui est efficace et pas les autres. C’est faux, et c’est largement prouvé par l’expérience ainsi que par les études car de nombreuses études ont été faites avec la poudre non concentrée.
Par contre, il faudra prendre beaucoup plus de poudre. Au final, personnellement, je reste, très souvent avec mon mélange curcuma, gingembre et poivre, parfois je prends juste avec la poudre de curcuma, cela va dépendre le contexte.

Durée de prise :
Si problème chronique, il faut prendre le curcuma sur le long terme, plusieurs semaines, puis lorsque l’inflammation baisse, on peut parfois faire une pause et reprendre lorsqu’on voit que l’inflammation revient. Mais dans l’ensemble on parle de prise tous les jours au long terme.
Dosages en prévention :
Je vous dirais qu’il n’y a pas de consensus pour la prévention.
Personnellement, je prends régulièrement une cuillère à café de poudre que je mélange avec un peu d’huile d’olive, je rajoute une pincée de poivre et je mange à la cuillère. Souvent je mets aussi la moitié d’un rhizome dans mon extracteur de jus, c’est très bien aussi.
Précautions pour le curcuma
- Si vous avez une inflammation digestive quelle qu’elle soit, pas de poivre dans votre mélange. Vous allez aggraver la situation. Et allez-y tout doucement avec le gingembre aussi ;
- Le curcuma vous est contre-indiqué si vous avez des problèmes d’obstruction biliaire ;
- Le curcuma peut interagir avec un traitement anticoagulant, faites attention.
- Attention la consommation de doses supplémentaires de curcuma, peut augmenter considérablement les niveaux d’oxalate urinaire, augmentant ainsi le risque de formation de calculs rénaux chez les individus sensibles (11)
Poivre et hyperperméabilité intestinale ?
Certains m’ont dit la chose suivante : ton mélange avec le poivre, ce n’est pas bon car cela va créer un problème d’hyperperméabilité intestinale.
Bien sûr que le poivre va augmenter la perméabilité intestinale ! C’est le rôle du poivre ici afin faire pénétrer plus de curcuminoïdes en circulation sanguine.
Mais c’est un effet temporaire.
Comme je vous ai dit auparavant, si vous avez déjà une inflammation intestinale, ne prenez pas la forme avec du poivre. Vous ne la supporterez pas de toute façon.
En revanche, ce mélange ne crée pas un problème d’hyperperméabilité intestinale chronique, sinon on n’aurait pas des centaines de personnes qui ont des maladies dégénératives et qui sont soulagés par ce mélange. Au contraire, le mélange avec le poivre aggraverait le problème.

Curcuma, note de la fin
Ne sous-estimez pas la puissance du curcuma. Mais dosez-le bien.
Et bien doser le curcuma, ce n’est pas en rajouter une pincée sur la fricassé de légumes. Oh que non !
C’est plutôt à la cuillère à café, voire à la cuillère à soupe. Je vous renvoie à la section de l’article sur les dosages…
Voir aussi mon coup de gueule : Le curcuma ne marche pas… vraiment ?
Références
Références :
(1) Reddy PH, Manczak M, Yin X, Grady MC, Mitchell A, Tonk S, Kuruva CS, Bhatti JS, Kandimalla R, Vijayan M, Kumar S, Wang R, Pradeepkiran JA, Ogunmokun G, Thamarai K, Quesada K, Boles A, Reddy AP. Protective Effects of Indian Spice Curcumin Against Amyloid-β in Alzheimer’s Disease. J Alzheimers Dis. 2018;61(3):843-866.
(2) Subramanian M, Sreejayan, Rao MN, Devasagayam TP, Singh BB. Diminution ofsinglet oxygen-induced DNA damage by curcumin and related antioxidants. Mutat Res. 1994 Dec 1;311(2):249-55.
(3) Jagetia GC. Radioprotection and radiosensitization by curcumin. Adv Exp Med Biol. 2007;595:301-20.
(4) De nombreuses études existent au sujet du curcuma et des inflammations de type ostéoarthrite, polyarthrite rhumatoïde, etc. Je ne peux pas toutes les citer, cela serait trop compliqué. En voici une comme exemple :
Akuri MC, Barbalho SM, Val RM, Guiguer EL. Reflections about Osteoarthritis and Curcuma longa. Pharmacogn Rev. 2017 Jan-Jun;11(21):8-12. doi: 10.4103/phrev.phrev_54_16. Review.
(5) Qureshi M, Al-Suhaimi EA, Wahid F, Shehzad O, Shehzad A. Therapeutic potential of curcumin for multiple sclerosis. Neurol Sci. 2018 Feb;39(2):207-214.
(6) Deshmukh RA, Bagewadi AS. Comparison of effectiveness of curcumin with triamcinolone acetonide in the gel form in treatment of minor recurrent aphthous stomatitis: A randomized clinical trial. Int J Pharm Investig. 2014 Jul;4(3):138-41.
(7) Mahattanadul S, Radenahmad N, Phadoongsombut N, Chuchom T, Panichayupakaranant P, Yano S, Reanmongkol W. Effects of curcumin on reflux esophagitis in rats. J Nat Med. 2006 Jul;60(3):198-205.
(8) Prucksunand C, Indrasukhsri B, Leethochawalit M, Hungspreugs K. Phase II clinical trial on effect of the long turmeric (Curcuma longa Linn) on healing of peptic ulcer. Southeast Asian J Trop Med Public Health. 2001;32(1):208–215.
(9) Dowlati Y, Herrmann N, Swardfager W, Liu H, Sham L, Reim EK, Lanctôt KL. A meta-analysis of cytokines in major depression. Biol Psychiatry. 2010 Mar 1;67(5):446-57.
(10) Al-Karawi D, Al Mamoori DA, Tayyar Y. The Role of Curcumin Administration in Patients with Major Depressive Disorder: Mini Meta-Analysis of Clinical Trials. Phytother Res. 2016 Feb;30(2):175-83.
(11) Tang M, Larson-Meyer DE, Liebman M. Effect of cinnamon and turmeric on urinary oxalate excretion, plasma lipids, and plasma glucose in healthy subjects. Am J Clin Nutr. 2008 May;87(5):1262-7. doi: 10.1093/ajcn/87.5.1262. PMID: 18469248.




414 réponses
Bonjour Christophe et Sabine,
merci pour ces précieuses informations et le ton humoristique de la Newsletter 🙂
Petite question, les troubles de l’anxiété relèvent aussi, du moins on le soupçonne, de problèmes inflammatoires au niveau neuronal. Donc, est-ce que le Curcuma pourrait être indiqué dans ce type de pathologie. Je n’ai pas vu cette plante citée dans le descriptif de votre formation sur la gestion du stress/anxiété.
Bonne randonnée, et bonne rentrée !
Bonjour, c’est un excellent point. S’il y a une cause inflammatoire sous-jacente, alors c’est à tester.
Il y a de nombreuses plantes que l’on n’a tout simplement pas testé dans certaines conditions car à une époque cela ne paraissait pas logique. Il faut donc constamment se remettre en question.
Bjr je prends en gélule dosage pour 6 gélule 1800mg on est loin du compte est ce qu’il existe un dosage plus fort ?
Bonjour. Vous ne dites rien sur l’huile essentielle de curcuma ? A-t-elle des propriétés similaires au curcuma en poudre ? Merci de votre réponse.
Guy
Bonjour Guy,
On retrouve des propriétés communes : antioxydant puissant, anti-inflammatoire, cholérétique (favorise la production de bile), protecteur du foie.
Ce qui est intéressant, c’est que l’HE de curcuma ne contient quasiment pas de curcuminoïdes, elle est plutôt riche en turmérone et autres constituants. Ce qui confirme que le curcuma est actif au travers d’un éventail de constituants, certains non volatils (curcuminoïdes) et certains volatils, ceux qui se retrouvent dans l’huile essentielle.
Bonjour, Faisant de l’arthrose cervicale, quelle posologie me conseilleriez vous pour une action anti-inflammatoire au quotidien…Merci aussi, infiniment, pour votre lettre, votre site, et tout ce que vous faites en direction des autres avec tant de générosité. Merci.
Bonjour Guy
le protocole du mélange 9/5/1 (aux doses indiquées dans l’article) et si cela ne suffit pas on peut rajouter des plantes anti inflammatoires et antalgiques (chacune ayant ses spécificités) comme la reine des prés, l’écorce de saule, la résine de boswellia, la feuille de cassis. Tout ceci peut rentrer dans une tisane composée, ou sous forme de gélules, ou de teinture.
Bonjour Christophe
Comme d habitude je me suis empressée a vous lire ,j ai toute fois relevé une phase qui m a un peu gênée quand vous dite que le curcuma semblerait avoir des effets positifs dans le cadre d un traitement de radiothérapie du fait de son rôle d anti oxydation c est là le problème :car irradier un cancer c est le détruire par mort cellulaire en cassant son ADN donc provoquer une oxydation empêchant ainsi une reproduction de cellule cancéreuse .les cellules saines elles se réparent à l identique : saines .Je parle bien sûr dans le cadre d un traitement encadré par des professionnels de santé (chercheurs médecins physiciens ) Mais d autre part vous ne précisez pas comment ont ete faites ces études ,dans un labo ou sur des personnes consommant du curcuma quotidiennement ?
Une dernière précision je travaille dans un centre anti cancéreux et nos médecins n interdisent pas la consommation de curcuma dans le cadre d un régime normal mais le déconseillent à titre thérapeutique (donc a dose très élevée)pour un cancer révèle ceci à ce jour au vue des connaissances actuelles ……
Je vous souhaite une bonne randonnée
À bientôt au plaisir de vous lire
Bonjour,
Il semble y a une autre effet en jeu ici, dans le sens où le curcuma semble protéger les cellules saines (donc effet antioxydant) et rendent les cellules cancéreuses plus sensibles aux rayons. Démontré in-vitro (oui, je sais…) sur les cellules de cancer du colon, du rein, de la prostate, et d’autres.
Une étude explique que l’effet se passe au travers d’une activation épigénétique de miR-143 et de l’autophagie orchestrée par miR-143 (ceci pour l’étude sur les cellules de cancer de la prostate).
Confirmé sur animal (Yang G, Qiu J, Wang D, Tao Y, Song Y, Wang H, Tang J, Wang X, Sun YU, Yang Z, Hoffman RM. Traditional Chinese Medicine Curcumin Sensitizes Human Colon Cancer to Radiation by Altering the Expression of DNA Repair-related Genes. Anticancer Res. 2018 Jan;38(1):131-136.)
Dans cette dernière étude, on parle de surrégulation de CCNH and XRCC5 et sousrégulation de LIG4 and PNKP grâce à la curcumine, ce qui expliquerais l’effet sensibilisation. Donc là encore l’effet antioxydant ne semble pas s’opposer à ce mécanisme.
J’espère que ceci sera confirmé sur humain, car les données sont de plus en plus probantes…
Merci pour la précision au sujet des dosages et contrindications dans le centre dans lequel vous travaillez.
j essaye de puis des annees d utiliser le curcuma en teinture ou en poudre
le curcuma etant une plante chaude bien qu elle soit anti inflammatoire,elle ne me convient pas et cause des saignements
je cherche depuis une plante qui peut equilibrer la chaleur du curcuma et eviter les saignements
merci
Bonjour, j’ai lu que curcuma + boswellia était aussi tres efficace contre l’inflammation des articulations. Est-ce vrai?
Bonjour Myriam
oui c’est une bonne association
Je me prépare une pâte appelée le golden milk dans les proportions indiquées ( 9 5 1 ) , avec de l’huile de coco . Je conserve cette pâte au frais . J’en mets 1 cuiller à soupe dans une grande tasse , sur laquelle je verse 2/3 d’eau bouillante et 1/3 de lait de riz froid , je sucre avec du rapadura …. Une boisson délicieuse que je consomme chaque matin !
PS : j’ai la maladie de lyme avec des problèmes articulaires ….
GENIAL !… FORMIDABLE re-présentation de cette plante exceptionnelle qu’est le Curcuma… Vous m’avez convaincu depuis bien longtemps à travers nos discussions sur votre Blog… et pour l’avoir expérimenté et avoir continué à l’utiliser et avoir constaté ses bienfaits sous la forme du 9 5 1 + huile d’olive que je dilue dans une tasse de lait bio chaque matin, je tiens à approuver ce que vous avez dit dans cette vidéo et à témoigner … Merci Christophe pour apporter et diffuser de telles informations à travers des canaux grand public…. (pour info : j’alterne également la prise du 9 5 1 sous une autre forme qu’est la teinture alcoolique: Je réalise une première teinture de curcuma, une deuxième de gingembre et une troisième de poivre (qui est également une plante) et enfin je mesure un dosage en mélange de ces trois teintures, telle que 9 verres à liqueur de curcuma, 5 verres de gingembre et 1 verre de poivre auxquels j’ajoute de l’huile d’olive « au pif »…. Cette forme est agréable à prendre à l’apéro ou comme digestif … pur…et bien entendu en mélange dans de l’eau ou des jus de fruits (punch)…. Bien évidemment, il ne faut pas en prendre tous les jours pendant de longues périodes mais alterner avec d’autres formes de prises…
Comme ils disent, et pour respecter les Lois Républicaines : l’abus d’alcool peut être dangereux pour la santé (les médicaments chimiques aussi d’ailleurs…) … (note qui n’engage que moi !…)
Bonjour,
Merci beaucoup!
J’en prend déjà depuis 2 ans (suite à des problèmes de santé)
Ma recette à moi, c’est le miel doré: Un petit pot de verre avec un fond de miel, une pointe de poivre de cayenne, un soupçon de poivre noir.
Bien mélanger ,
Je ne rempli le pot de miel qu’après avoir mélangé les autres ingrédients.
Sur les rôtis beurrées c’est délicieux!
Merci Christophe pour cet excellent article sur le curcuma. J’en consomme souvent en variant l’accompagnement oléagineux (pour éviter de se lasser du goût). J’alterne huile d’olive et huile de coco. L’huile de noix est à préférer pour la protection de l’environnement cérébral. Attention, l’huile de noix se périme rapidement en perdant ses propriétés gustatives.
Bien à vous
merci pour la vidéo
Bonjour, merci pour les dosages de la poudre car il est vrais que les gélules toutes faites montent très vote le prix. Mais il est vrais quand j’ai envie de changer de goût j’en prend une, car vu mon métier physique et mon âge 45 ans, j’en consomme quotidiennement.
Bon weekend.
Bonsoir Christophe,
Je confirme par l’expérience tout ce qui est dit dans votre article!
Souffrant de lombalgies chroniques dues à une discopathie dégénérative accompagnée d’arthrose, je suis devenue une grande adepte de la recette 9-5-1. Je les fabrique moi-même pour être sûre de ce qu’il y a dans mes gélules. Perso, je ne fais pas trop confiance aux gélules toutes faites car il y a toujours un % de la composition qui reste nébuleux. Et c’est tellement facile à faire soi-même. Faut juste un peu de temps 😉
Depuis que mes petites gélules font partie de mon quotidien, bye bye infiltrations et autres médicaments et cerise sur le gâteau, pas besoin d’augmenter indéfiniment les doses parce que mon corps s’habitue trop vite à un traitement comme c’était le cas avec les anti-inflammatoires classiques!
Belle soirée et au plaisir de vous lire dans un nouvel article ou de vous voir dans une nouvelle vidéo 😉
Très bon article merci
Bonjour,
Vous n’avez pas parlé des rages de dents de type inflammatoire comme dents de sagesse, gingivite, parodontose…
Je n’ai pas testé précisément dans ce contexte, mais cela doit fonctionner sur ce type de douleurs qui sont inflammatoire. Sans oublier conjointement de s’attaquer à résoudre la cause, bien sûr.
A;Durand http://vivelavie.jimdo.com
Excellent suggestion, merci Agnès, effectivement j’aurais pu en parler.
Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
Vous n’évoquez pas l’huile essentielle de curcuma.
Qu’en pensez vous ?
Bonjour Karine,
J’ai répondu à la question dans un autre commentaire, je vous fais un copier/coller :
On retrouve des propriétés communes : antioxydant puissant, anti-inflammatoire, cholérétique (favorise la production de bile), protecteur du foie.
Ce qui est intéressant, c’est que l’HE de curcuma ne contient quasiment pas de curcuminoïdes, elle est plutôt riche en turmérone et autres constituants. Ce qui confirme que le curcuma est actif au travers d’un éventail de constituants, certains non volatils (curcuminoïdes) et certains volatils, ceux qui se retrouvent dans l’huile essentielle.
C’est très explicite merci
Je retire ma question précédente sur le dosage
Bonjour,
Je vous souhaite une très belle randonnée et beaucoup de soleil.
Merci pour ce nouvel article sur le curcuma, il y a tellement à dire sur cette plante aux multiples vertus !!!
Personnellement, je le mélange avec du lait végétal, coco , amande, riz , ou macadamia, je mets juste un petit soupçon de poivre car je le supporte difficilement, ( je n’ai jamais pu faire le 5-9-1), j’ajoute de la cannelle , 1 c/c de gingembre frais râpé, et 1 c/c de curcuma en poudre, je chauffe le tout, et c’est délicieux.
Parfois je rajoute un fruit de saison.
Ma question est : Pensez-vous que le lait végétal puisse remplacer le corps gras de l’huile ? et que pensez-vous des proportions ?
Je vous souhaite de belles récoltes en cette fin d’été.
Bonjour Anne
pour le lait de riz je ne sais pas , je ne pense pas qu’il soit bien riche en corps gras, pour les autres (amande, macadamia oui)
le mélange est correct, 1 c/c de curcuma représente à peu près 4-5g , ensuite pas besoin de prendre beaucoup de « gras » c’est selon son goût il n’y a pas de dosage particulier, par exemple je fais souvent le mélange 9/5/1 en poudre , je mets 1 cuillère à café dans ma tasse je rajoute une c/c d’huile de coco et du miel, et je verse une infusion (au choix), lorsque je passe aux gélules je les prends au milieu du repas …
très bonne explication
à la Réunion on parle de curcuma médical pour la partie la plus centrale de rhizome,et culinaire pour le reste; y a-t-il une différence de résultat car le prix n’est pas le même;
Merci
Bonjour,
Très intéressant. Je ne sais pas, je suppose qu’il doit y avoir une différence en concentration de curcuminoïdes – plus au centre, moins à la périphérie. Mais je n’ai pas les données pour le confirmer.
Bonjour,jai actuellement un lumbago . Des le depart j ai suivi les preconisations de DOGNA soit 16 gelules par jour en crise aigue. Accompagné de cataplasmes d huile de ricin. Bref aucun effet au bout de 3 jours de repos j ai opté pour une prise de un médicament. J’ai également jeûner les 36 premières heures. Mes intestins sont en vrac depuis 4 jours. Merci de votre retour, qu’ai je loupé ?
Bonjour,
J’aimerais bien vous dire que vous avez loupé quelque chose… mais le corps humain est une machine complexe.
Pour les plantes, souvent cela fonctionne remarquablement bien chez certaines personnes, et chez d’autres aucun résultat.
Je pense que l’on superpose la grande complexité du corps humain sur la grande complexité de la plante et ses constituants et au final, on a une part d’imprévisibilité.
J’ai vécu cela de nombreuses fois – on travaille avec une certaine condition, on a l’impression qu’on a enfin trouvé un protocole qui fonctionne, puis on tombe sur la personne pour laquelle il n’y a absolument aucun effet, frustrant.
Bref, dans ces cas là, on passe à d’autres plantes – ici pourquoi pas reine des prés, ou saule blanc, ou boswellia, ou autre.