Faire un macérat huileux
A base de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.
C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.
Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.
Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.
Les huiles
Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.
Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.
Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.
Voici les différents types d’huile à considérer :
- Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
- Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
- Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.
Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.
Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.
L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.
Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :
- La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
- La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.
La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !
Préparation de la plante
Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.
Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.
Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.
Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.
Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.

Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.
Macération simple
Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.
- Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
- Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
- Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
- Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
- Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
- Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
- Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
- Remuez le mélange de temps en temps ;
- Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
- Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
- Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
- Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
- Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
- Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
- Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
- Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération à température contrôlée
La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.
Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.
Ensuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.
Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.
La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.
Elles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.
Au bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.
Macération avec intermédiaire alcoolique
Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.
Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.
Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :
| Achillea millefolium Arnica spp Calendula officinalis Commiphora myrrha Cupressus Echinacea Geranium |
Grindelia Juglans Matricaria Monarda Rosmarinus Ruscus aculeatus Salvia |
Scrophularia Stachys Symphytum Thuja Usnea Verbascum |
Première partie :
- Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
- Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
- Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
- Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
- Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.
Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.
Deuxième partie :
- Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
- Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
- Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
- Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
- Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
- Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération de plante fraîche
Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?
Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.
- Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.
Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).
Conservateurs
Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :
- La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
- Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.
Le résultat final
Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.
Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.
Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).







1 588 réponses
Bonjour Christophe 🙂
Je souhaite faire un macérât huileux de roquette. On trouve (quelquefois) de « l’huile de roquette » dans le commerce, mais l’huile de macération est toujours du Tournesol…
Que pensez vous de l’huile de Coco fractionnée (Caprylis ) ? Ou de l’huile de Sésame ?
Macération à froid ou à chaud ?
Est il préférable de laisser les feuilles intactes ou hacher ?
Des précautions ou des suggestions ? 😉
Merci par avance !
Stéphanie
Bonjour Stéphanie,
Je n’ai jamais fait cette huile, et cela me parait un peu délicat vu le taux d’humidité de la roquette.
– D’abord faire déshydrater en partie, utiliser la roquette flétrie mais pas complètement sèche, afin de laisser partir le plus d’eau et d’éviter les problèmes de fermentation
– Une fois flétrie, la couper en petit morceau. Un bon vieux hachoir de grand-mères est l’idéal. Sinon ciseaux.
– Pour l’huile, oui pour coco fractionnée car acide caprylique et caprique sont des acides gras saturés donc stables. Mieux que sésame qui contient une fraction assez importante de polyinsaturées.
– Macération à chaud, je pense, à température contrôlée si possible, au bain marie, pas trop chaud non plus (ne pas faire cuire).
Bonsoir Christophe,
Merci beaucoup pour votre blog qui est une mine d’infos, découverte grâce à l’association Kiwi-Nature avec qui je fais une formation botanique ^^
J’ai entendu que pour la fabrication de macérât huileux de plantes, on pouvait mettre au bain-marie durant 2 heures les parties de plantes (feuilles/fleurs/ou racines) immergées dans de l’huile (de préférence olive). Mélange qui repose 48h pour être ensuite filtré. Utilisable pour 6 mois et double de temps si ajout de cire d’abeille. Qu’en pensez-vous s’il vous plaît ? Je commence dans le domaine et j’aimerai me lancer dans une préparation. J’ai toutefois peur de me tromper.. d’où mes interrogations… Merci de votre aide.
Bonsoir Anne
je ne connais pas cette méthode , par contre sachant que l’huile n’est pas un solvant je dirais …très « rapide » , deux heures à la chaleur me parait un peu court.
Bonjour Sabine,
Merci pour la réponse.
Je souhaite savoir si pour la fabrication de macérât huileux de bellis, je peux utiliser que les fleurs sans leur pétiole ou est-ce possible et pertinent de mettre pétiole /feuille avec les fleurs ? Les racines peuvent être ajouter au macérât ou faire 1 autre où il n’y a que les racines ?
Merci beaucoup de votre aide. Je me sens soutenue dans la fabrication que j’entreprends.
Bonjour Anne
Oui vous pouvez mettre les deux feuilles et fleurs, les pétioles peu d’intérêt, les racines je ne sais pas
excusez moi, mais avez vous verifiez si l huile de roquette que j ai deja vu sur des site indien etait fait avec des feuilles ou des graines de roquettes. En inde on fait aussi de l’huile de moutarde avec des graines de moutardes.
Je ne sais pas désolé.
Bonjour,
je voudrais faire un onguent pour appliquer à mon jars il a une plaie qui saigne environ tous les quinze jours. Je l’ai amené au vétérinaire qui m’a répondu de le laisser finir sa vie tranquillement. Il a 8 ans. Il me faudrait un onguent qui sécherait sa plaie en profondeur. Pourriez-vous m’aider.
Merci
Bonjour Rose,
Tout d’abord, si c’est une plaie, pas d’onguent – pas de corps gras sur la plaie qui a besoin de respirer. Si c’était moi, j’utiliserais une combinaison de plantain lancéolé pour faire sortir les saletés, et de consoude pour stimuler la plaie à se refermer. Par contre, attention à la consoude qui peut faire fermer une plaie en surface sans pour autant avoir laissé le temps aux tissus de se fermer en profondeur. Si la plaie est de type coupure, donc fine mais en profondeur dans les tissus, il y a un risque. Si la plaie est bien ouverte, pas très profonde et large pour avoir accès à la base de la plaie, alors la consoude est tout à fait indiquée.
La meilleure application de ces deux plantes se fait sous forme de cataplasme. On ramasse les plantes, ou on les achète en herboristerie. Puis on verse de l’eau bien chaude dessus, pas bouillante mais presque, puis on les pile à l’aide d’un pilon. On applique cette pâte sur l’animal. Si pilé bien fin, il y a toujours assez de pâte qui reste en place. Mais c’est à voir. S’il enlève la pâte tout de suite avec son bec, il vaudra mieux appliquer une infusion concentrée de la plante, à l’aide d’une compresse, plusieurs fois par jour si possible.
– Si plaie de type coupure, fine et en profondeur : plantain lancéolé et fleurs de souci (fleurs entière, avec capitule), broyer le tout au pilon avec eau quasi-bouillante, et soit faire le cataplasme, soit récupérer le jus pour appliquer en compresse. Une fois que la partie profonde semble soignée, passer à la consoude pour finir le travail.
– Si plaie plus large et plus en surface : plantain lancéolé et consoude, même méthode au pilon, et soit cataplasme, soit jus en compresse.
Merci pour vos bons conseils, je vais aller mardi chercher le nécessaire pour lui faire un cataplasme.
Je suis également très contente d’ avoir trouvé ce site et je ne manquerai de le recommander à mes amies.
Merci
Bonjour Sieur Christophe,
Permettez-nous tout d’abord de vous remercier et vous félicitez pour votre site web et vos nombreux et judicieux conseils !…
…avec mon épouse nous nous apprêtons, sans grande expérience (mais avec un jardin potager et dit « de curé » généreux) à concocter quelques onguents…
…pour ma part, j’ai rassemblé les ingrédients (43) pour une formule « magique » assez conséquente… en revanche, je n’ai pas le mode d’emploi quand à l’ordre avec lequel procéder… pourrais-je dans un second temps vous produire la liste afin d’être guidé dans les étapes à franchir ?…
Bien à vous, et peut-être à plus!…
Christian & Magdalée
Bonjour Christian et Magdalée,
On peut toujours essayer ! Parfois un peu compliqué par écrit, mais donnez toujours la liste et je réfléchis dessus.
Bonjour Sieur Christophe,
… et merci pour votre réponse !…
… oui, ce n’est pas toujours évident par écrit, mais enfin… voici la liste en question :
Ingrédients :
A) SUBSTANCES À FAIRE chauffer au bain-marie
1. Huile d’olive pure (pressée à froid) 1 l.
2. Vin rouge « astringent » (Bordeaux ou Chianti) 0, 285 l.
3. Eau de fleur d’oranger (celle du citrus vulgaris)200 ml
4. Eau de rose 200 ml
5. Mastic (résine pistacia lentiscus) 7,2 gr.
6. Benjoin amygdaloïde (aliboufier/teinture) 7,2 gr.
7. Bois d’aloès (aloès Barbadensis) 1,4 gr. 200 ml / 34.90 frs
8. Poivre long 1,6 gr. 20 gr. / 5.90 frs
9. Noix de muscades 2,1 gr. 10 gr. / 3.50 frs
10. Styrax liquide (liquidambar oriental) 1,4 gr.
11. Myrrhe pure 4,3 gr. 10 gr. / 3.50 frs
12. Poivre noir 3.6 gr.
13. Bois de baumier (résine sapin / Baume du canada) 0,5 gr.
14. Baies de myrte 0,7 gr.
15. Nard celtique (Valériane) 1,4 gr. 10 gr. / 3.35 frs
16. Girofle (huile essentielle) 4,32 gr. 10 ml / 6.30 frs
17. Cannelle (huile essentielle écorce) 4,32 gr. 10 ml / 6.20 frs
18. Térébenthine de Venise / Briançon (mélèze) 5,04 gr.
19. Marjolaine 1,44 gr. 5 ml. / 20.- frs
20. Encens libanais blanc (grains) 7.20 gr. 10 gr. / 4.40 frs
21. Gingembre blanc (poudre) 4,32 gr. 10 gr. / 3.40 frs
22. Curcuma (poudre de gingembre sauvage) 1,80 gr. 10 gr. / 3.20 frs
B) ESSENCES À MÊLER AUX PRÉCÉDENTS APRÈS LEUR CUISSON :
23. Huile de Girofle 0,5 gr. 10ml. / 6.30 frs
24. Huile de Cannelle de Ceylan 0,5 gr. 10ml. / 6.20 frs
25. Baume de la Mecque /Galaad 5 gr.
26. Huile essentielle de Rose 1 ml 85 frs
27. Huile de Citron 0,25 gr. 10 ml. / 5.80 frs
28. Huile de Marjolaine 20,12 gr.
29. Huile de Laurier 0,25 gr. 5 ml. / 18 frs
30. Huile de Romarin 0,125 gr. 10 ml. / 5.10 frs
31. Huile de Lavande 0,125 gr. 10 ml. / 6.15 frs
32. Musc de Chine ou musc du Tonkin 0,14 gr. ml. / frs
33. Ambre gris (Vrai Ambre) 0,23 gr. ml. / frs
34. Cinnamome … gr. ml. / frs
35. Roseau Aromatique (Acore Odorant) … gr. ml. / frs
36. Casse (Cassia fistula) … gr. ml. / frs
37. Cannabis (Kaneh-bose … gr. ml. / frs
38. Safran …gr. ml. / frs
39. Eucaliptus … gr. ml. / frs
40. Opium … gr. ml. / frs
41. Camphre (al kafur) … gr. ml. / frs
42. … … gr. ml. / frs
43. Cire d’abeilles … gr. ml. / frs
Déjà, nous avons un petit problème avec le mastic, la térébenthine, la myrrhe, le camphre, l’encens : insolubles dans l’eau. Soluble dans l’alcool pur. Et ce n’est pas vraiment la quantité présente dans le vin qui va faire une extraction significative.
Ensuite, il y a une fraction aqueuse (0,3 l de vin pour 1 l d’huile) – qui me pose un petit problème, sauf si chauffage jusqu’à l’évaporation totale de la partie aqueuse (nécessaire pour éviter les fermentations). Ce sont les 2 gros points qui m’interpellent. Dans l’ensemble, mélange extrêmement compliqué d’un point de vue constitution – jamais fais aussi complexe personnellement, donc dur de dire comment bien combiner les choses…
très intéressant
comment on prepare un macerat a laurier?( feuille + fruit?)
Une autre question encore comment on prepare le macerat a l’ achillea?Merci beaucoup
Pour le laurier : utiliser les feuilles récemment séchées et les pulvériser au moulin à café. Si possible, utiliser méthode d’intermédiaire alcoolique – macération à température contrôlée en second choix.
Pour l’achillea : idéalement feuilles et fleurs quasi sèches ou même fraiches (elles n’ont pas beaucoup d’eau), macération à température contrôlée. Si sec, macération si possible avec intermédiaire alcoolique (sinon simple en dernier recours).
Bonjour,
Je me permet de revenir vers vous, car hier le 3/01/14, je vous ai laissé un message concernant le le macérat/huileux et je ne le vois pas sur le blog. Est-ce-normal ?
A bientôt de vous lire
Cordialement
J’essaye de répondre d’une manière rapide, mais c’est vrai qu’en fonction de mes journées ce n’est parfois pas immédiat. Mais je réponds en général à tout commentaire posté, et à tout email qui m’est envoyé.
Bonjour,
J’ai découvert votre site par l’intermédiaire du magazine « Plantes & Santé ». Une vraie mine d’or. Merci pour votre passion.
Pour la réalisation de cosmétique maison, je souhaite faire des macérats/huileux à base de fleurs (ex mauve : pour son action adoucissante, apaisante des peaux sensibles, irritées et sèches) ou de plantes.
Puis-je utiliser une autre huile que principalement l’huile d’olive, comme vous l’indiquez plus haut ? Si oui, laquelle ?
Que pensez-vous de la glycérine végétale pour un macérat ? Sur les sites internet, on parle pour 1L d’huile mettre 200 à 300 grs de plantes séchés ? Qu’en pensez-vous ?
Peut-on faire sécher les feuilles de plantain ?
Merci pour votre aide
Bonjour Nicolas,
Oui vous pouvez utiliser d’autres huiles. Regardez la proportion d’huiles polyinsaturées par rapport aux monoinsaturées et saturées. Au plus vous avez de polyinsaturées, au plus l’huile rancira vite. D’où mon choix pour l’huile d’olive. Mais je reconnais que d’autres huiles ont des propriétés plus fluides par exemple, plus pénétrantes. A vous d’étudier tout cela et de choisir celle qui vous convient.
La glycérine végétale est le pire solvant. Il n’extrait quasiment rien. Notez que les macérats glycérinés vendus dans le commerce sont en fait une teinture mère qui a été transférée dans de la glycérine, et non une macération dans la glycérine (grosse différence). Si la macération se fait directement dans la glycérine, vous obtiendrez un produit final quasiment inerte.
Pour la quantité de plantes séchées par rapport à l’huile, j’essaye en principe de saturer mon huile lorsque je veux obtenir une huile bien concentrée (voir la photo tout en bas de mon article sur la camomille par exemple). Pour le taux proposé, cela me semble correct pour la plupart des huiles – mais là encore in faudra expérimenter avec chaque plante pour arriver aux proportions qui vous conviennent le mieux. J’ai tendance à mettre plutôt plus que moins pour les huiles, la quantité d’huile le permettant bien sur (elle doit recouvrir toute la quantité de plante).
Les feuilles de plantain se sèchent très bien, quoi qu’elles ont parfois tendance à noircir si on les laisse se re-gorger d’humidité puis re-sécher.
bonjour Christophe
petites questions techniques concernant l’auto cuiseur
vous avez vous même installé la rallonge avec le rhéostat ? Est-ce compliqué à faire ? , faut il s’y connaitre en électricité?
l’auto-cuiseur c’est la même chose que le rice cooker?
je serais assez preneuse de vos conseils « techeuniques »
merci d’avance
Oui auto-cuiseur = rice cooker je pense.
L’installation n’est vraiment pas compliqué, mais il faut tout de même un homme sous la main en principe 🙂 Cet homme n’a pas besoin d’avoir de connaissances en électricité en principe, c’est un branchement facile à faire.
– acheter rhéostat dans magasin de bricolage, cela a la taille d’un bloc interrupteur, avec un bouton que l’on peut tourner au milieu
– couper la rallonge, connecter le rhéostat
Moi, je l’ai installé directement sur le cable d’alimentation de mon cuiseur, donc pas besoin de rallonge. On m’a aussi dit qu’on pouvait acheter une rallonge toute faite avec rhéostat, mais je n’en ai jamais vu.
Bonjour !
3 ans après la question, je me risque à une réponse :
Grande utilisatrice du rice-cooker pour … cuire le riz (!), les lentilles, etc, je peux dire une chose : la température est systématiquement portée à 100°, l’eau bout, et le seul « contrôle » de l’appareil consiste à se couper tout seul quand la température dépasse les 100°, signe que toute l’eau a été absorbée et que le riz est cuit. Je me demande, du coup, si c’est idéal pour une macération, ça me parait un peu élevé, non ?
Beaucoup trop élevé ! Cela va cuire votre huile. Il faut un cuiseur à basse température, ou une yaourtière sans le couvercle, ou installer sur le cuiseur un variateur d’intensité (mais bon, il faut un peu bricoler).
bonjour Christophe
je viens de filtrer un MH de lavande, et je me demandais si avec ce qui reste de lavande (bien huilée) je pouvais en rajoutant de l’alcool extraire d’autres principes actifs ? question d’optimiser la plante, qu’en pensez vous ?
Excellente question – j’aime votre curiosité ! Logiquement l’huile aura extrait une bonne partie des HEs. Ce qu’il reste dans ce marc – une partie (mineure ?) des HEs, les tanins et les composants amers de la lavande. Je ne pense pas que cela donne qque chose de très intéressant…
bon alors voilà ce que je vais faire pour ne pas gâcher ce marc qui sent encore bon:
je vais le mettre dans le blender, une fois broyé je le mettrais en macération alcoolique (40°) quelque temps, puis je le filtrerai comme pour une macération normale et si l’alcool récupère l’odeur …. je m’en servirai comme désodorisant wc !
et je vous dirai si ça le fait « oupas » !
bonjour Christophe
la suite de ma petite expérience
la préparation obtenue avec la macération de mon reste de lavande dans l’alcool ayant gardé une très bonne odeur, de couleur foncée, j’ai l’ai mise dans un flacon pulvérisateur pour m’en servir comme désodorisant wc …très efficace. avec des wc sentant la lavande..mais ( forcément il y a toujours un mais avec moi !!)
depuis quelque temps je trouvais que mes toilettes se salissaient à vitesse grand V ! avec des tâches partout : par terre, sur la cuvette des wc, aussi sur les murs…là je commence à regarder mon mari d’un air suspicieux , en me disant , ça y est , il vieillit mal, (forcément c’était lui le premier suspect…) lui innocent offensé , me dit que pas lui ..hum hum
après une enquête digne d’Hercule Poireau j’ai fini par comprendre que c’était les particules de mon produit miracle qui se déposaient partout (car tout corps jeté en l’air même tout pitit et bien retombe ..!)
Du coup, j’ai donné une autre fonction ….à mon produit (je ne capitule pas si vite !
je me suis dit ..puisque mon produit tâche …que ce n’est pas forcément mauvais j’ai décidé de m’en servir pour peaufiner ma coloration henné et donc je m’en mets de temps à autre sur les cheveux (pour l’instant je ne vois pas grand chose de nouveau mais on ne sait jamais ..!
si d’ici quelque temps je deviens chauve , je vous le dirai
bonne soirée
Peu être que Christophe BERNARD dira le contraire mais j ai juste une piste. Avez vous essayer de mètre votre mélange huile-plante dissout avec de l alcool dans l eau du bain? Apres tout un des dispersant des huiles essentielles est l alcool, que l on peu ensuite mélanger correctement d ans l eau. C’est ce qu on fait aussi avec huile essentielles et vinaigre pour vinaigre parfumé et vinaigre de rinçage.
bonjour Christophe
après un essai de traduction ou l’art de se remettre à l’anglais …donc si je résume le peu que j’ai compris :
KatieLynne demanderait des précisions sur la terminologie du mot « feuille » se référant à la plante ? mais le rapport avec l’écorce ou l’aubier ?
ou bien la traduction du mot « sheet » ne serait pas feuille ?
Non je ne pense pas. Feuille botanique = leaf en anglais, feuille de papier = sheet.
Thank you Christophe so much for such informative articles with invaluable wisdom. I and just learning to heal myself and my husband naturally with plants and your website here is a fantastic resource. I have a question as to the meaning of a word of terminology : ‘sheet’ when referring to the part of a plant to use. Does it refer to bark? Again, thank you for your efforts.
Hello KatieLynne,
Thank you for your encouragements. Regarding terminology, I never encountered the term ‘sheet’ for describing a plant part. It is either ‘bark’ (for oak for instance) or ‘inner bark’ (for linden for instance). Sometimes, the bark comes in sheets, it is the case with birch for instance. In that case, I guess one might use the term ‘sheet’ – but again, it is not a standard term in herbalism, as far as I know.
Christophe, Thank you for such a fast answer!
I should have said where I found this term . . . it is in the reply you gave to Danielle25 above–the list of herbs that should not be wilted or dried before infusing (maceration) in oil. For Hamamelis, Plantago, Rumix crispus, and Scrophularia the translator gives « (sheet) ». All of the other plant parts I believe translated okay (i.e. flowering tops, heads, buds, or whole plant). So I think it is the Google translator that has given an odd translation.
And so, could you maybe use another word that might translate better? Thank you so much!
Oh now I see – the term « feuille » was indeed translated to « sheet » – problematic !
So the true translation was indeed « leaf » and not « sheet ». In french, there is only one choice and one word used for both « a leaf » and « a sheet ».
Ahh….. Leaf! I should have known! I am usually a better mystery solver than that. :o)
You’re the best Christophe. Have a lovely day.
Bonsoir Christophe
concernant les feuilles de consoude, faut-il les couper voire les broyer avant des les mettre dans l’huile ou bien les laisser entières ?
Il est toujours préférable d’augmenter la surface de contact le plus possible lorsque nous n’avons pas affaire à des aromatiques. Pour la consoude, effectivement, broyer serait désirable avant de mettre en macération. Au minimum, couper finement au ciseau.
Bonjour,
et d’abord merci pour ce partage de votre savoir, vos articles sont très nourris et très intéressants.
Je souhaite faire un baume de consoude à partir d’un macérât de racines,
j’ai trouvé différentes recettes,
alors je me pose des questions sur la macérât:
faut-il utiliser la racine séchée?
Une fois lavée la racine ayant pris de l’humidité, il faut donc sûrement la faire sécher un moment.
Faut-il peler la racine ou s’utilise-t-elle avec la peau?
La recette du baume de Maria Treben propose de faire cuire la racine dans du saindoux,
la chaleur intense n’abime-t-elle pas les propriétés de la plantes?
Et d’autre part, que pensez vous de l’application du baume de consoude sur une plaie ouverte?
merci d’avance
Bonjour Murielle,
En ce qui concerne la consoude :
– la feuille est quasiment aussi efficace que la racine pour le macérât, et plus pratique à utiliser car sèche très vite
– si racine, racine doit être coupée finement et séchée d’abord, sinon macérât va tourner
– racine s’utilise avec la peau
– l’allantoine, composant actif de la consoude, est à peu près stable jusqu’à 80°C, donc attention à ne pas trop faire chauffer, et de contrôler la température
– attention pour application sur plaie ouverte. La consoude a tendance à refermer très efficacement en surface, sans pour autant résoudre la plaie en profondeur. c’est le piège, et je me suis fait piéger moi-même. Pas de baume ou d’huile si plaie encore à vif, car la partie huileuse empêche de respirer.
– beaucoup de discussion sur le fait que l’allantoine est soluble dans l’eau et pas dans l’huile. Certaines méthodes préconisent une première extraction dans l’eau, puis une lente évaporation pour obtenir un produit sec, qui sera mélangé à l’huile. D’un autre coté, l’expérience de ces dernières décennies nous dit que le macérât huileux est efficace, signifiant que comme toujours, la plante est complexe et ne peut être réduite à un composant actif. Mais le débat existe bel et bien.
Un grand merci pour ce partage , c’est le reflet d’une âme généreuse !
c’est le meilleur article que j’ai glané jusqu’à présent, et je vais bientôt pratiquer .
Je pensais utiliser des fleurs séchées de camomille achetées en boutique bio, qu’en pensez vous ?
je souhaite réaliser un baume à partir de cette base.
Merci pour ce commentaire, cela fait toujours plaisir à entendre !
Oui le macérât de fleurs de camomille donne une huile sympathique, traditionnellement utilisée pour masser le ventre des enfants lorsqu’il y a crampes et douleurs. C’est aussi une huile adoucissante et anti-inflammatoire, pour les petites égratignures et érythèmes. Cela donnera un baume qui devrait avoir un bon parfum si les fleurs ont été récemment séchées (ce qui n’est pas toujours le cas – les fleurs doivent toujours dégager une forte odeur).
….. re bonjour
Pour une macération ac intermédiaire alcoolique , est ce que l’alcool à 90° peut faire l’affaire ?
Oui, c’est l’idéal.
Bonjour Christophe,
Merci pour cet article bien detaille, c’est tout a fait ce que je cherchais!
J’aimerais fabriquer une huile d’ecorce de grenade a laquelle la medecine ayurvedique prete des vertus raffermissantes. Pensez-vous qu’il faille utiliser l’ecorce fraiche ou sèche? Je n’ai malheureusement pas trouve d’infos sur le net…
Merci 🙂
Bonjour Emma,
Il faudra utiliser l’écorce sèche, car tout apport d’humidité dans une huile est en général néfaste. Afin d’améliorer la macération, passez l’écorce au moulin à café et cassez-là aussi finement que possible. Ceci augmentera la surface de contact.
Si vous avez accès à de l’alcool à 90, vous pouvez aussi essayer la méthode avec intermédiaire alcoolique afin de voir si cela améliore la qualité de l’huile (basé sur sa couleur, son odeur et son goût).
Bonne préparation !
bonjour
j’ai dans mon jardin de la lavande,de la citronnelle,de l’eucalyptus,du thym,de la sauge,de la menthe,stachys officinal
je voudrai faire des macerat huileux comme je fais déjà pour le calendula,bellis,arnicas mais je ne sais pas comment faire pour ses plantes la et je voudrais savoir aussi pourquoi les utiliser d’avance je vous remercie
Bonjour,
Pour ces plantes, vous pouvez suivre la méthode traditionnelle, bien que pour l’eucalyptus, la méthode avec intermédiaire alcoolique donnera de bien meilleurs résultats. Lavande simplement pour son odeur, mais aussi pour ses propriétés antiinflammatoires et réparatrices de la peau. Eucalyptus pour appliquer sur les bronches pendant l’hiver, en particulier si bronchite. Le thym et la sauge sont antispasmodiques, donc massage du bas du ventre lorsque spasmes digestifs, ou spasmes dus aux cycles féminins.
Merci beaucoup pour cette réponse Christophe. Je vais essayer avec du calendula et du millepertuis. Puis je ferai votre recette de pommade.
Merci pour cet article. Jusqu’à présent je faisais beaucoup d’erreurs en utilisant des plantes fraîches, et surtout en exposant le bocal hermétiquement fermé au soleil ! Tout ce qu’il ne faut pas faire.
Il s’agissait de souci et de millepertuis.
Puisqu’en France nous n’avons pas d’alcool pur, est-il néanmoins possible d’utiliser la méthode de macération avec intermédiaire alcoolique avec de l’alcool à 55 ° ? Cela présenterait-il un intérêt ?
D’autre part, avez-vous établi une liste des plantes que l’on doit sécher mais pas complètement avant macération ?
Merci pour votre aide précieuse.
Bonjour Danielle,
La réponse est : oui, avec un peu d’expérience. Il y aura l’introduction de pas mal d’eau à cause des 45% d’eau dans l’alcool (55% d’alcool, le reste c’est de l’eau). Il vaudra donc mieux basculer le mélange huile + plante + alcool dans un autocuiseur afin de chauffer doucement mais surement pour faire évaporer l’eau. Ne pas couvrir l’autocuiseur. Pour moi, ceci présente un grand intérêt pour les résineuses (souci, arnica, etc). Mais attention, on augmente tout de même les risques de moisissures si la partie autocuiseur est mal faite.
vraiment un super article sur les macerats huileux!
Je suis en train de faire mon 1er macérât, et j’ai choisi de l’huile d’olive , seulement je pense ne pas avoir assez fait sécher mes bellis, seulement 2 jours, mais elles me paraissaient sèches .
J’espère qu’elles ne contenaient pas trop d’humidité encore…
En tout cas, maintenant ,je saurais pour l’astuce de frotter le bouton centrale de la fleur entre ses doigts 🙂