C’est en allant ramasser du pourpier pour me faire une petite salade que je me suis dit, tiens, et si je vous faisais un petit article/vidéo au passage ?
C’est une excellente plante nutritive, mais c’est aussi une plante médicinale (je ne sais pas si vous saviez).
Je vous explique ici comment en profiter un maximum.
Le pourpier en quelques mots
On l’appelle aussi le pourpier potager, le pourpier des jardins, le pourpier maraicher ou encore la porcelane.
C’est une plante qui pousse un peu partout : vous allez le trouver dans les champs, dans les vignes, dans les terrains pauvres et compactés. Très souvent il s’invite dans les potagers.
Il a un port plat, reste couchée sur le sol, et supporte de gros stress. On peut le piétiner sans problèmes, il résiste !
Il tolère aussi la forte chaleur et la sècheresse, les terrains très pauvres. C’est donc un couvre sol parfait !
Le fait qu’elle résiste au chaud est très intéressant chez moi en Provence car au jardin, lorsqu’il fait très chaud, les salades qui commencent à avoir triste mine. Certaines commencent à monter en graine. Et tout autour, on peut avoir du pourpier magnifique et bien juteux.
Figurez-vous que certains jardiniers ne peuvent pas le supporter ! J’ai discuté avec des jardiniers que m’ont dit que rien que de le toucher, ils sont dégoûtés pour une raison qui m’échappe complètement.
Surtout ne l’arrachez pas, laissez-le tranquille, et coupez-en de temps en temps pour vous préparer des salades qui sont très nutritives.
Un peu de botanique
Son nom latin : Portulaca oleracea, oleracea car il est riche en huile, on en reparlera un peu plus tard.
C’est une plante annuelle qui a un port couché, au ras du sol. Il fait de nombreuses tiges qui partent dans toutes les directions.
Les tiges sont charnues, elles ont souvent une couleur rougeâtre.
La plante est glabre, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de poils.
Les feuilles sont charnues, remplies d’humidité, elles font un peu penser à des feuilles d’une plante grasse en fait. Elles ont une forme ovale ou de spatule, elles sont sessiles, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas de pétiole.
Les fleurs sont petites et jaunes et elles ont de 4 à 6 pétales. Le fruit est une petite capsule remplie de graines.
Le pourpier dans l’assiette
Nous allons maintenant parler de l’aspect nutritif du pourpier. Vous allez voir c’est une vraie bombe nutritionnelle.
Voici ce que les études nous disent. Tout d’abord, les feuilles de pourpier contiennent une très forte teneur en protéines vu que nous avons 44 g de protéines pour 100 g de pourpier sec. C’est énorme – presque la moitié du poids sec !
Sachant que la plante contient plus de 90% d’humidité (3), vous pouvez doubler le poids si vous utilisez du pourpier frais. Par exemple ici, vous auriez dans les 8,8 g de protéines pour 200 g de pourpier frais.
Et pour vous donner une idée du poids de la plante fraîche d’un point de vue visuel, la quantité que je vous montre dans la vidéo (dans l’assiette) est de 150 g.
Vous avez les minéraux suivants (2) :
- Potassium : 494 mg ;
- Magnésium : 68 mg ;
- Calcium : 65 mg ;
- Fer : 33 mg.
Potassium, calcium et magnésium sont essentiels au bon fonctionnement de notre métabolisme, de nos os, de notre système nerveux et musculaire.
A ce stade, vous allez peut-être me dire que franchement, 68 mg de magnésium pour 100 g de plante sèche par exemple, cela n’a rien d’impressionnant.
Mais gardez en tête que lorsque vous absorbez ces vitamines et minéraux sous forme naturelle, sous la forme qui nous est offerte par la nature, votre corps sait comment les métaboliser. Vous avez besoin de quantités plus faibles que si vous les preniez sous forme de compléments alimentaires.
Le pourpier contient une quantité non négligeable d’acides gras essentiels, entre 0,1% et 0,6% du poids frais. Ce qui nous fait entre 100 et 500 mg d’acides gras pour 100 g de plante fraiche (4).
Les acides gras les plus présents sont les acides alpha- et gamma-linolénique. Vous avez donc une combinaison d’acides gras oméga 3 et oméga 6. C’est probablement la plante qui contient le plus d’acides gras essentiels dans la nature autour de nous.
En ce qui concerne les vitamines (2), toujours pour 100 g de plante fraiche, vous avez 26 mg de vitamine C, 22 mg de vitamine E, des vitamines B1, B2, B3, B6 et B9. Bref, comme je vous l’ai dit, c’est une bombe nutritionnelle.
En salade, elle a un petit goût acidulé et un petit côté charnu et légèrement huileux. Normal vu qu’elle contient des acides gras essentiels.
J’aime bien la mélanger avec une salade de tomate, de mâche, de riz ou de pomme de terre. Elle rajoute un petit côté frais et croquant.
Pour l’accompagner, très simple : un peu d’huile d’olive, un filet de citron, une pointe de sel, c’est délicieux !
On peut aussi la passer à l’extracteur de jus, elle est très souple et très juteuse et donc pourquoi ne pas en rajouter à un petit jus de légumes. Par contre, faites-le à la fin de votre jus, sinon le gel des feuilles va complètement engluer votre machine… et le jus aura du mal à passer au travers du tamis.
Le pourpier, plante médicinale
Tout d’abord c’est une plante qu’on appelle émolliente, c’est-à-dire qui adoucit les tissus enflammés.
Rappelez-vous ce que je vous ai dit, on dirait un peu une plante grasse avec ses feuilles charnues. Les feuilles sont remplies de gel, un peu comme la feuille d’aloe vera. On va donc faire des utilisations très similaires :
- Inflammation de l’œsophage (oesophagite), lorsqu’il y a un reflux gastrique par exemple ;
- Inflammation de l’estomac de type gastrite ;
- Inflammation de l’intestin de type colite ;
- Tout ce qui est ulcération des muqueuses digestives (ulcère gastrique/duodénal, colite ulcéreuse, etc).
Le docteur Valnet explique que l’on peut aussi l’utiliser pour tout ce qui est inflammations respiratoires et urinaires :
- Mal de gorge, trachéite, bronchite ;
- Cystite, inflammations dues au passage de petits calculs.
Notez bien que ce n’est pas spécifiquement une plante pour la bronchite, ou une plante pour la cystite. C’est une plante d’accompagnement. On va la combiner à d’autres plantes, chacune aura son rôle à jouer. Son rôle est d’adoucir les muqueuses enflammées.
Gardez en tête l’image que nous donne le docteur Leclerc. Il nous dit c’est un « cataplasme à usage interne ». Imaginez-vous la douceur de la feuille de pourpier qui recouvre vos muqueuses enflammées pour les calmer et leur permettre de se régénérer. Un peu comme un cataplasme, un pansement naturel.
Le pourpier peut avoir un petit côté laxatif, au travers de son côté un peu gras. Il va stimuler l’axe hépatobiliaire et la bile a un petit côté laxatif. Cet effet est aussi dû à son taux d’humidité. Il a une affinité pour l’eau qu’il va retenir dans le tube digestif pour permettre un meilleur transit. Il peut donc vous aider si vous avez une petite tendance à la constipation.
Autre point intéressant, Le docteur Valnet nous explique que le pourpier augmente la coagulabilité sanguine, il permet au sang de coaguler plus facilement.
Valnet recommande donc le pourpier lorsqu’il y a saignements, et même saignements assez sérieux dans son expérience, saignements des poumons, saignements dans les urines, etc. Et bien évidemment, si cela vous arrive, vous aller voir votre médecin directement, ne faites pas de bêtises.
Formes utilisables
Outres les formes alimentaires (forme feuilles fraîches), en tant que plante médicinale vous avez aussi la forme sèche.
Vous faites sécher les parties aériennes et vous en faites des infusions, une forme que personne n’utilise aujourd’hui. C’est dommage car cela peut être pratique pendant l’hiver lorsqu’il n’y a plus de pourpier en nature.
Vous coupez les parties aériennes et vous les faites sécher à plat sur une grille. Ensuite, vous les stockez dans des sacs en papier dans une pièce bien sèche. Attention car elle va facilement se regorger d’eau : si vous la laissez dans un endroit humide et elle peut moisir.
Les dosages, chez Valnet : 20 à 30 g des feuilles sèches par litre d’eau, 3 ou 4 tasses par jour.
En application externe, vous pouvez hacher les feuilles, ou utiliser le jus de la plante passé à l’extracteur de jus. Ceci calmera les inflammations et les brûlures de peau, les coups de soleil, là encore un peu comme avec le gel d’aloe vera.
Précautions et contre-indications
- Vu que la plante agit sur la coagulation sanguine, il se pourrait qu’il y ait interaction avec les médicaments anticoagulants. Ceci est spéculatif de ma part, mais je pense qu’il vaut mieux garder ça en tête ;
- Évitez d’en prendre trop souvent en cas de calculs rénaux car la plante est riche en acide oxalique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne va pas en manger tous les jours non plus, ni la prendre à de trop fortes doses pendant trop longtemps. En effet, elle peut irriter les reins sur le long terme.
- Il faut savoir que l’acide oxalique peut s’associer à des minéraux et se précipiter sous forme de cristaux, cristaux d’oxalate de calcium par exemple qui peuvent irriter le système rénal.
- Une étude montre qu’il peut avoir des effets stimulant sur l’utérus. C’est un peu spéculatif vu que dans l’étude l’extrait de pourpier était injecté dans le sang, mais bon, comme d’habitude, par principe de précaution on va y aller tout doucement pendant la grossesse.
Références
(1) A. I. Mohamed and A. S. Hussein, “Chemical composition of purslane (Portulaca oleracea),” Plant Foods for Human Nutrition, vol. 45, no. 1, pp. 1–9, 1994.
(2) M. K. Uddin, A. S. Juraimi, M. S. Hossain, M. A. U. Nahar, M. E. Ali, and M. M. Rahman, “Purslane weed (Portulaca oleracea): a prospective plant source of nutrition, omega-3 fatty acid, and antioxidant attributes,” The Scientific World Journal, vol. 2014, Article ID 951019, 6 pages, 2014.
(3) Rashed AN, Afifi FU, Disi AM. Simple evaluation of the wound healing activity of a crude extract of Portulaca oleracea L. (growing in Jordan) in Mus musculus JVI-1. J Ethnopharmacol. 2003 Oct;88(2-3):131-6.
(4) Oliveira, Ivo & Valentão, Patrícia & Lopes, Rosário & Andrade, Paula & Bento, Albino & Pereira, José. (2009). Phytochemical characterization and radical scavenging activity of Portulaca oleraceae L. leaves and stems. Microchemical Journal. 92. 129-134. 10.1016/j.microc.2009.02.006.
84 réponses
“Le pourpier, souvent considéré comme une simple mauvaise herbe, révèle ses super-pouvoirs dans cet article fascinant ! Non seulement il est un super aliment riche en protéines et résistant à la sécheresse, mais il sert également de pansement naturel grâce à ses propriétés adoucissantes. Une lecture qui change notre regard sur cette plante robuste et versatile. Merci pour ce partage enrichissant !”
Bonjour, sous forme de salade, quelle quantité maximum sur quelle période de temps faut-il respecter pour être sûr de ne pas avoir de souci ? Merci
bonjour Jeremiel
Le pourpier est un légume, et comme pour tout l’excès n’est jamais recommandé , si vous mangiez du pourpier toute la journée et tous les jours ,je pense que vos intestins s’en offenseraient rapidement 😉
Merci Sabine. Je sais bien qu’il faut éviter les excès, mais ça ne répond pas vraiment à la question. Y a-t-il une quantité limite dans le cas du pourpier ? Ce n’est de la salade verte ou des épinard…
Merci pour le complément de précision.
le pourpier est un légume , pas une plante médicinale et donc ce ne sont pas les mêmes « réglages » que pour une médicinale!
Bonjour à tous, existe-t’il un macérât de pourpier, pour utilisation quotidienne de la peau (visage) ? Je serai très intéressée d’avoir une recette et plus de renseignements s’ils existent! Merci pour les commentaires précédents, c’est une plante passionnante! Amandine
bonjour Bart
je ne sais pas , je n’ai pas expérimenté
je prends un cachet anti-coagulent combien de fois je peux manger du pourpier là ça fait une fois par semaine pour inviter une interaction je prends un comprimé de lercanidipine 20mg par jour
bonjour Monfray
en tant qu’introduit dans votre alimentation il n’y a pas de problème, et inutile d’en prendre de très grosses quantités
bonjour, peut on lactofermenter le pourpier ? je voulais essayer en l’associant par exemple avec une aromatique (basilic, aneth) qu’en pensez vous ?
bonjour Mayor
je n’ai jamais testé , mais je crois que certains le font , peut-être un lecteur d’althéa saura vous répondre
J’ai fait 7 pots en fermentations avec du basilic c’est très bon, et comme le bocal se garde un bon mois ouvert au frigos je rape d’autres légumes et en mets qu’une petite portion. j’ai fait également 40 pots que je stérélise pour faire des gratins, des soupes, et j’ai ai aussi mélanger à une farce pour farcir des légumes, c’est très bon
bonjour Eliane
miaam cela met l’eau à la bouche 🙂
Bonjour
Je découvre votre communication très intéressante sur le pourpier, ce qui me donne l’idée d’apporter une information sur la présence de cette plante sur le sol. La nature nous parle et ne laisse rien au hasard.
Le pourpier est une plante bio indicatrice d’un sol qui se décalcifie (baisse du taux de calcium) puis ira vers une désaturation du complexe argile/humique (centrale chimique naturelle de la minéralisation et disponibilité des nutriments pour les plantes « réserve labile ») et ceci faute de suffisamment d’élément calcium. La présence de la valérianelle (doucette) ou de la spergule, expriment entre autres la même information. Ces phénomènes de dénaturation et de décalcification du sol s’opèrent dans les sols où l’on n’apporte pas de fertilisation ce qui baisse le niveau de l’élément azote indispensable à la chaine microbienne pour faire évoluer l’humus. Apporter de la matière organique (fumier d’animal, tontes de gazons, humus nobles et naturels…) est une bonne alternative qui permettra au sol de nourrir sa faune microbienne et d’éviter sa dégradation. (Mais ne surtout pas faire d’apports d’azote chimique)
Cordialement, pascal
bonjour Pascal
et merci pour le partage, je garde précieusement ces informations 🙂
Bonsoir Sabine
Je me permets d’ajouter une précision importante, le risque de décalcification et donc de dénaturation du sol est à prendre en compte quand la population de « portulaca (pourpier) » est importante (plusieurs plantes par m2 ou fréquemment retrouvée en moyenne sur la zone observée.
Par contre il est surprenant de constater les qualités nutritives de cette plante (calcium, magnésium, fer, protéines…) alors qu’elle bio indique un sol en déstructuration et donc par ailleurs peut être néfaste pour durabilité des sols. Sa capacité à fixer de l’eau dans ses feuilles prête à croire qu’elle prévoit de s’adapter à vivre dans des sols retournant à l’état minéral (roche originelle non liée par les argiles ou limons et matières organiques)
il y a là une cohérence qui m’échappe. Autrement dit; l’équilibre biologique du sol n’est pas lié positivement ou négativement à des critères de qualités nutritifs ou de propriétés de santé.
Plus ça va moins « j’affirme savoir ».
Il nous faut déconstruire l’enseignement (les certitudes) que l’on nous a inculqué pour accepter que dans la nature rien n’est blanc ou noir et surtout que l’adaptation est synonyme de sauvegarde de vie.
Néanmoins, je reste sur l’idée de faire des apports d’humus « naturels » pour éviter la dégradation de nos sols.
Gratitudes à cette surprenante nature qui je le pense nous permettra à nous aussi de continuer à exister autrement.
pascal
Merci Pascal pour ce partage , super intéressant
J’ai trouvé dans un pot chez moi (à Bamako, MALI) une plante qui a poussé toute seule, et qui ressemble beaucoup au pourpier que vous nous montrez. A quelle adresse puis-je vous envoyer la photo (prise le 21 septembre 2021) pour vérification ? Grand merci pour vos précieuses informations.
bonjour Robert
je vous ai répondu 🙂
Bonjour, le pourpier me semble intéressant et je pensais en faire une teinture mère. Qu’en pensez-vous ?
bonjour Sabcestbien
Christophe ne voit pas trop l’intérêt, il est clair que si c’est une alcoolature, on va extraire tout le « jus » y compris les acides gras, mais on va prendre une quantité infime au final comparé à la méthode alimentaire
Bonjour, est ce que le pourpier, sous forme d’infusion, fournit également un apport conséquent d’oméga 3 ? Je souhaite utiliser cette plante pour des douleurs neurologiques suite à une opération. Est ce qu’il y aurait d’autres plantes aussi efficace car j’ai aussi une malabsorption des graisses ce qui demande un complément doux.
bonjour Yoann
on ne peut pas extraire l’huile (omega3) avec de l’eau
ravie de découvrir cette plante, mais n’y a t’il pas des espèces similaires non comestibles? j’ai peur de me tromper!
Bonjour Michèle
à ma connaissance il n’y a pas de confusion possible, par contre le pourpier peut avoir 2 modes opératoires de « pousse » soit s’il a de la place pour s’étendre, s’il n’a pas de place il va pousser de façon verticale
Merci pour cette indication importante. Cette plante est tout de même incroyable pour s’adapter n’importe où, et à n’importe quelle exposition et météo. Je la trouve assez belle.et décorative.
si elle grimpe à la verticale, je ne sais si elle va bien tenir car ses branches semblent un peu lourdes. Je vais l’adopter!
Merci Christophe, j’avais la rage contre cette « mauvaise herbe » que je trouvais moche et envahissante. Après la lecture de votre article, je la trouve belle cette plante. Des maintenant je vais la soigner. Merci.
Bonjour , Avez la bonté de me dire le dosage nomale pour chaque jour. Je suis québecoise alors s.v.p. donnez moi cela en onze. Merci. Vive le pourpier. Merci pour votre article . Suzanne-Christine
Bonjour Suzanne
je ne saurais vous dire pour des doses thérapeutiques, on l’emploi surtout comme « alicament » c’est à dire (comme beaucoup de légumes) il nourrit et soigne, donc consommer régulièrement comme un légume
Bonjour, Mervi pour votre réponse. J’ai trouvé sur le site de
Christophe BERNARD
Évitez d’en prendre trop souvent en cas de calculs rénaux car la plante est riche en acide oxalique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne va pas en manger tous les jours non plus, ni la prendre à de trop fortes doses pendant trop longtemps. En effet, elle peut irriter les reins sur le long terme.
Merci pourvotre réponse et éclairage là dessus. Suzanne
Bonjour, Je ne sais pas si vous avez eu mon message, mais je vous demandais le dosage normale et sécure pour chaque jour. Tout cela à cause du commentaire de votre propre site de M. Christophe: « Évitez d’en prendre trop souvent en cas de calculs rénaux car la plante est riche en acide oxalique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne va pas en manger tous les jours non plus, ni la prendre à de trop fortes doses pendant trop longtemps. En effet, elle peut irriter les reins sur le long terme. Alors, voyez pourquoi cela m’inquiète. Merci pour tout. Suzanne
bonjour Suzanne
désolée mais je n’ai pas de dosage général à proposer
Bonjour,
Merci pour cet article. Êtes vous certain de la teneur en protéines ? D’autres sites parlent plutôt de 2g/100g, et disent même que le pourpier apporterait moins de protéines que la moyenne des plantes.
Ici par exemple
http://www.aprifel.com/fiche-nutri-produit-analyse-pourpier,53.html
1.75g pour 100g de plante fraîche
bonjour Coralie
voici ce qu’en dit Christophe
« Je n’aurai pas le temps de refaire une recherche scientifique détaillée ici pour confirmer mes chiffres, mais cela a été fait lors de la préparation de l’article et de la vidéo. La teneur en protéines en pourcentage de poids sec est très élevée. Voici, par exemple, une étude qui démontre plus de 30%. Certaines études démontrent un taux encore plus élevé, dans les 40% du poids sec. Les autres sites parlent peut-être en poids frais, je ne sais pas ?
Abaza, Ibrahim & Shehata, Mona & Abbas, A.. (2010). Nutritional and biological evaluation of portulaca oleracea (purslane) as untraditional protein source in feeding growing rabbits. Egyptian J. Nutrition and Feeds. 13. 149-163. «
Le pourpier n’est pas une plante grasse ? elle est juste comparable à une plante grasse ?
bonjour Dany
c’est une plante grasse de la famille des Portulacacées
Bonjour Christophe Bernard, vous écrivez : « le docteur Leclerc… dit (que) c’est un « cataplasme à usage interne ». Imaginez-vous la douceur de la feuille de pourpier qui recouvre vos muqueuses enflammées pour les calmer et leur permettre de se régénérer. Un peu comme un cataplasme, un pansement naturel. »
Donc, comme pour l’aloe Vera, le pourpier doit être bon pour la Maladie Coeliaque/villosités abimées de l’ intestin grêle ?
aussi: moi, je lacto-fermente le pourpier: après l’avoir bien lavé de la terre et coupé les racines, je le met dans un bocal propre (stérilisation non nécessaire) et je rempli le pot au 4/5 avec une saumure 30gr sel de mer/litre eau de source ou osmose inversée (sans chlore). Je mets un bouchon de chou, pour que le pourpier soit submergé complètement dans la saumure. ( voir le merveilleux site de Marie-Claire Frédéric http://nicrunicuit.com/ pour apprendre à faire ses propres légumes lacto-fermentés). Pcq la lactoFermentation qui conserve toutes les propriétés nutritives des légumes/plantes me permet de me faire une réserve pour l’hiver (j’habite au Québec, dans le Nord du Nord !). Je trouve que c’est bcp plus facile de lactofermenter du pourpier que de le faire sécher. Et je crois que les propriétés médicinales du pourpier lactofermenté sont autant sauvegardées, sinon plus, que le Pourpier Sec. Quand pensez-vous Christophe? J’en ai bcp dans mon jardin. Puisque la racine du pourpier n’est pas profonde, il paraît qu’elle ne nuit pas à la pousse des légumes qu’elle côtoie intimement, et ça fait un bon couvre sol qui conserve l’humidité? Merci de votre Blog super informatif, sympa et généreux sur les plantes. Je pense à suivre une de vos formations mais vu que je suis pas super argentée, est-ce que je pourrais étaler le paiement encore plus? Merci encore. Bon été. Ici, même si c’est dans le Nord, c’est la canicule, on a jamais vu ça! « Times…, they are a changing » Bob Dylan
bonjour Christine
le pourpier est considéré comme un atout ++ dans l’alimentation style crétoise ou méditerranéenne , donc oui il doit avoir une action bénéfique dans cette maladie
et excellent la lacto-fermentation, je n’ai pas encore testé mais déjà goûté et cette année je me lance et du coup ayant du pourpier qui pousse de façon généreuse , je vais tester la recette , merci 🙂
oui vous pouvez régler la ou les formations en plusieurs fois
Salut Sabine, voici 3 liens sur la fermentation des légumes d’été (pcq je ne t’ai pas donné de recette):
1-Fermenter les légumes d’été ( https://nicrunicuit.com/aide/conseils/fermenter-les-legumes-dete/ )
2-Selon moi, suivre la recette de l’ail ( https://nicrunicuit.com/faire/fermenter/comment-faire-de-lail-confit-en-saumure-alias-ail-lacto-fermente/).
Si la lacto t’intéresse vraiment, je te conseille vivement de potasser à fond le Blog niCruNiCuit.com de Marie-Claire Frédéric, grande spécialiste en la matière. Elle est de la trempe de Christophe Bernard: Super informée, généreuse de conseils et sympa. Marie-Claire ne donne pas de recettes de plantes médicinales et d’herbes -à part la feuille de Vigne
3-( https://nicrunicuit.com/faire/fermenter/comment-surir-les-feuilles-de-vigne/ )
Mais les herbes et les plantes comme le pourpier (comme presque tout, en fait) se fermentent aussi.Voici la recette d’un Mix d’herbes fermentées de Monique Trahan qui vit au Massachussets USA sur une petite ferme:
« I make fresh herb salad dressing mix in late summer and fall and use it all winter. I use whatever is growing in abundance, but my favorite is mostly basil, lots of oregano, parsley, seal-lions/chives, garlic, and a bit of hot pepper. Chop/mince (I use the chopping blade on my food processor), add brine (salty is good with this as it is used as a flavoring ingredient), and ferment at room temperature for three days or so. Then move it to the fridge for storage (altough we are building a root cellar this year). It is so easy to plop a spoonful into a cruet with vinegar and olive oil for a quick dressing, or into some drained kefir for a creamy dressing or dip. It can also go into soups and such for a very quick jolt of summer. I call it ‘Seasons of Refreshing’, and it is a hit with guests. » page110 de ’The Art of Fermentation’ de Sandor Ellix Katz, une Bible sur la Fermentation que tu peux te procurer sur Abebook.com.
Je fais de la fermentation depuis plusieurs années pcq j’ai des problèmes de digestion et constipation (maladie coeliaque), et aussi pcq ça me permet de conserver mes légumes (et pourpier, gousses d’ail et fleurs d’ail…) avec toutes leurs propriétés nutritives pendant des années. La fleur d’ail coupée 1/3cm est une de mes fermentations préférées, c’est très facile: tu coupe tes fleurs 1/3cm, tu remplis ton bocal, tu ajoutes ta saumure: 30 gr sel/litre eau non chlorée, tu ferme le bocal, tu laisses fermenter à température ambiante c1semaine/10jours, puis tu mets au frais dans une cave, sinon frigo (moi je le laisse à temp ambiantepredque tout pcq j’en fait tellement que je n’ai plus de place dans le frigo), et il est prêt à manger après 7-10jours; mais si tu veux le conserver très longtemps pour l’hiver, tu le fermente 3-4 semaines de plus au frais. C’est succulent ! comme des câpres sucrés bourrés de vitamines. Je fais aussi bcp de jus de légumes fermentés avec mon Oméga à vis.
Merci pour l’info sur la formation, pour l’instant, j’ai trop à faire. Je vous recontacte quand je serai prête.
Merci pour les bonnes informations trouvées sur le Blog de Christophe Bernard.
bonjour Christine
hooooooooo merciii beaucoup pour ce généreux partage , j’ai pris note et je vais tester 🙂
bonne fin de semaine
De rien, merci à toi aussi et Christophe Bernard pour le merveilleux Blog Super informatif sur les plantes médicinales.
Bonne fin de semaine et d’été avec Mère Nature
Bonjour Christine,
J’aimerais savoir si vous êtes allé de l’avant avec le Pourpier-Fermenté ?
Quelle recette avez-vous utilisée finalement parmi celles que vous aviez proposées ?
Je viens tout juste de découvrir que j’avais tout plein de Pourpier autour de chez moi et je viens d’en cueillir une quantité respectable et je me croise les doigts pour que vous ayez mon message rapidement 🙂
Je réponds à moi-même pour réparer erreurs de texte pcq y’a eu comme un Bug (peut-être ma ligne internet est pas assez rapide?).
Alors revoici ma recette fermentée favorite de fleur d’ail: c’est très facile: tu coupe tes fleurs d’ail 1/3cm, tu remplis ton bocal, tu ajoutes ta saumure: 30 gr sel de mer/litre eau non chlorée, tu ferme le bocal, tu laisses fermenter à température ambiante 7-10jours, puis tu mets au frais dans une cave, sinon frigo (moi je le laisse à température ambiante très souvent pcq je fais tellement de légumes lactofermentés que je n’ai plus de place dans mon frigo: le goût est plus fort/moins subtil, mais le plus important, ça se conserve longtemps), et il est prêt à manger après 7-10jours. Mais si tu veux le conserver très longtemps pour l’hiver, tu le fermentes 3-4 semaines de plus au frais. C’est succulent ! comme des câpres sucrés bourrés de vitamines. Je fais aussi beaucoup de jus de légumes fermentés avec mon extracteur à jus Oméga à vis.
Vive les bons légumes et les plantes médicinales! Vive la Santé!
bonjour Christine
et grand merci pour le partage je note précieusement cette recette, je pense que cela va en intéresser quelques un(e)s 🙂
Bonjour, très intéressée par votre fiche sur le pourpier, néanmoins je me permets de relever un point qui m’a interpellé. le pourpier est très riche en oméga 3 notamment, pour quelles raisons alors augmenterait -il la coagulabilité sanguine, je ne comprends pas bien. les oméga 3 étant plutôt des anti thrombopéniques, si je ne me trompe pas. En vous remerçiant pour votre réponse. Elisabeth Lefèvre
bonjour Elisabeth
disons qu’il ne faut pas confondre une molécule et le totum d’une plante dont l’action souvent s’adapte à nos besoin (un des mystères de nos amies les plantes)
prendre des compléments alimentaires omega 3 (particulièrement issus des poissons des mers froides ) en capsules et dépasser les doses prescrites pourrait éventuellement créer des problèmes surtout chez des personnes souffrant de problème de coagulation comme l’hémophilie par exemple ou des personnes prenant des anticoagulants
de problèmes de coagulation comme l’hémophilie ou les personnes suivant un traitement à l’aspirine ou la warfarine.