Ashwagandha (Withania somnifera) : stress et troubles du sommeil

Ashwagandha (Withania somnifera)

Plante « rasayana » par excellence (qui régénère, qui rajeunit), l’ashwagandha fait son apparition dans les écrits de médecine ayurvédique il y a plus de 3000 ans. Aujourd’hui c’est peut-être, avec le basilic sacré, la plante la plus appréciée de la médecine ayurvédique. Je vous propose de l’étudier au travers de cet article.


Nom commun : ashwagandha, cerise d’hiver, ginseng indien

Nom latin : Withania somnifera

Famille : Solanaceae

Constituants :

  • Alcaloïdes (pipéridine, pyrazole, pyrrolidine, etc.)
  • Phytostérols (withanolides, β-sitostérol, etc) – structure similaire aux ginsenosides du Panax ginseng
  • Plusieurs acides-aminés, tryptophane par exemple
  • Fer

Goût :

  • Doux
  • Amer
  • Pungent (à l’odeur forte) – le nom sanskrit de la plante signifie « comme le cheval », en référence à son odeur et à ses propriétés stimulantes de la sphère sexuelle

Energétique :

  • Réchauffant
  • En terme de médecine chinoise : tonifie le Yang avec une affinité particulière pour les reins ;

Ashwagandha (Withania somnifera)


Utilisation de l’ashwagandha

Stress physique et psychique

  • Classée dans la famille des plantes « adaptogènes » (qui aide à s’adapter à des situations de stress), un terme proposé par les Russes dans la période d’après guerre lors de leurs études poussées sur l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) ;
  • Aide la personne à s’adapter à une variété de situations stressantes, que ce soit un stress psychologique (travail, famille) ou physiologique (froid, chaud, douleur, etc.)
  • Les adaptogènes sont en général stimulants – l’ashwagandha se démarque des autres, étant probablement le seul adaptogène qui soit calmant ;
    • Il est donc indiqué dans les cas d’insomnie causés par le stress ;
  • Amène une vitalité et une endurance accrue, préparant la personne aux petits ou aux grands défis de la vie moderne ;
  • Diminue les marqueurs de stress d’une manière notable, le cortisol sanguin en particulier(1) ;
  • Peut être utilisée dans les cas où le ginseng (Panax ginseng), rouge ou blanc, est trop stimulant, trop chaud (en termes énergétiques) pour une personne de nature instable et explosive ;
  • Attention au piège : la personne en bonne santé pourrait trouver dans l’ashwagandha une méthode pour faire travailler son corps plus vite, plus fort, plus loin, repoussant ainsi l’échéance ultime – le burnout.

Déséquilibres psychologiques

  • L’ashwagandha est anxiolytique(1)(3) ;
    • Aussi efficace que le lorazepam dans une étude effectuée sur animal(4) ;
  • L’ashwagandha aide à combattre les états dépressifs ;
    • Efficace seule, ou d’après une étude effectuée sur animal, particulièrement efficace lorsque administrée avec l’imipramine(5) – consultez votre médecin avant toute coadministration ;
  • Améliore les troubles obsessionnels compulsifs chez la souris, avec un effet comparable à la fluoxétine, ritansérine et parachlorophénylalanine ;
  • Semble agir à des niveaux multiples, en particulier au travers du cycle du GABA (acide γ-aminobutyrique), de la sérotonine et d’autres neurotransmetteurs ;
  • Efficace dans les cas de déprime, de « brouillard mental » avec problèmes de concentration, de pertes de motivation et de moral causées par une longue période de stress. La personne passe d’un taux de cortisol trop élevé à un taux de cortisol trop bas ;
    • Peut être utilisée pour l’hyperactivité de l’enfant avec ou sans trouble de la concentration, il est bon de considérer le Brahmi (Bacopa monnieri) comme plante d’accompagnement ;

Faiblesse, émaciation

  • Pour les périodes de faiblesse et de perte de poids et de vitalité, que ce soit chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée ;
  • Pour les problèmes de croissance chez l’enfant (ref : Mills & Bone) ;
  • Comme expliqué auparavant dans « attention au piège », l’ashwagandha est utilisée pour se reconstruire en période de burnout, pour se sortir du burnout. Mais pas pour repousser l’échéance sans se remettre en cause.
  • Idéalement utilisée pendant les fatigues saisonnières (automne, printemps) ou cycliques dues au travail, afin de retrouver une énergie stable (et donc à utiliser si possible bien avant que le burnout s’installe).
    • Une bonne énergie physique permet d’avoir une meilleure énergie émotionnelle, une meilleure motivation pour se poser les bonnes questions : suis-je en train de brûler la chandelle par les deux bouts ? Si oui, que puis-je faire pour changer ma situation ?
  • Utilisée en médecine ayurvédique pour les épuisements dus à des pertes menstruelles importantes ;

Ashwagandha (Withania somnifera)

Avancement dans l’âge

  • Sans parler de plante miracle ou de fontaine de jouvence, les études et l’expérience nous montrent que l’ashwagandha permet de réduire l’incidence de certaines maladies liées à l’âge : artériosclérose, arthrite, diabète, hypertension et maladies dégénératives(6) ;
    • Grace à sa teneur en antioxydants, elle protège les lipides contre la péroxydation due au stress(7). Sachant que la paroi cellulaire est faite en grande partie de lipides, on arrive à voir comment cette plante peut ralentir le vieillissement cellulaire (voir aussi note sur protection du collagène dans la section suivante );
  • La plante améliore les performances cognitives de l’individu (confirmé sur animal(18)) ;
  • Utilisée en médecine Ayurvédique pour les pertes musculaires et osseuses (ostéoporose) – d’une manière générale, la plante semble contrer le processus de dégradation et de dégénérescence des tissus.

 Douleurs articulaires

  • L’ashwagandha calme les douleurs de l’arthrite(14)(15), protège nos articulations, en particulier le cartilage et le collagène, contre l’inflammation et le stress oxydatif(8), expliquant l’utilisation traditionnelle de cette plante contre les douleurs arthritiques (confirmé sur animal(9)) ;
  • La plante fournit aussi un effet analgésique significatif(6) ;
  • Applications possibles pour l’ostéoarthrite et la polyarthrite rhumatoïde ;

Ashwagandha et hypothyroïdie

Ashwagandha (Withania somnifera)

Ashwagandha et Cancer

  • De nombreuses études(10)(11)(12) démontrent un effet anti-cancer in-vitro et sur animaux pour divers types de cancers – des résultats prometteurs, avec une extrapolation sur l’être humain difficile comme toujours ;
  • L’ashwagandha peut être utilisée pour réduire les états de fatigue induites par la chimiothérapie(13) ;

Système immunitaire

  • L’ashwagandha active le système immunitaire(19), et peut donc être utilisée dans les cas d’immunité basse ;
  • L’ashwagandha calme/régule le système immunitaire dans les cas de maladies autoimmunes (ref : Winston) ;
    • Winston la recommande en particulier pour toute maladie autoimmune affectant les articulations et les muscles : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosantepolymyosite et polymyalgie rhumatismale ;
    • Une minorité de personnes peuvent faire une réaction inverse à l’ashwagandha, c’est-à-dire noter une aggravation des symptômes. Il faut bien évidemment arrêter la plante dans ce cas là.
  • Peut être utilisée pour soutenir la personne lorsque maladie invalidante avec système immunitaire compromis – SIDA par exemple (ref : Tierra) ;

Ashwagandha (Withania somnifera)

Ashwagandha et Alzheimer

  • De nombreux chercheurs(16) pensent que l’ashwagandha est une plante prometteuse pour aider à gérer la maladie d’Alzheimer, grâce à ses composants inhibiteurs de la cholinestérase (certains médicaments utilisés aujourd’hui pour cette maladie sont des inhibiteurs de la cholinestérase) ;
  • Cet effet est confirmé sur la souris(17), améliorant le comportement et diminuant l’accumulation de peptides β-amyloïdes dans le cerveau des animaux étudiés ;

Impuissance, infertilité, sexualité

  • L’ashwagandha améliore la qualité du sperme chez l’homme(20), ainsi que le nombre et la mobilité des spermatozoïdes(21). Pour plus d’informations, voir mon article sur ce sujet ;
  • La plante est traditionnellement connue pour améliorer les problèmes de libido et d’érection chez l’homme ;
  • Utilisée chez la femme pour renforcer le fonctionnement du système reproducteur et hormonal, souvent combiné avec le shatavari (Asparagus racemosa) ;
  • Utilisée comme aphrodisiaque dans la tradition ayurvédique ;
    • Là encore, faire un rapprochement entre manque de libido et stress – si la personne est très stressée et épuisée par ce stress chronique, l’ashwagandha pourra effectivement améliorer la situation ;

Ashwagandha (Withania somnifera)

Divers

  • Etant antispasmodique et anti-inflammatoire, Winston la recommande pour la fibromyalgie (avec le kava et la scutellaire), le syndrome des jambes sans repos et la maladie de Gilles de la Tourette (lorsque faible à modérée) ;
  • Diminue la tolérance à la morphine(22)(23), certains auteurs suggèrent un rôle potentiel dans la gestion des addictions ;
  • Fournit un effet anti-inflammatoire similaire à la cortisone ou au phenylbutazone(23) ;
  • L’ashwagandha est riche en fer, et peut être utilisée pour l’anémie ferriprive – à prendre diluée dans du lait entier et sucré à la mélasse, également riche en fer (ref : Winston) ;
  • Utilisée en médecine ayurvédique pour les problèmes touchant la sphère pulmonaire : l’asthme, l’emphysème, et différents types de toux ;
  • Utilisée en médecine ayurvédique pour les ulcères de l’estomac ;

Précautions

  • Utilisée dans certaines médecines traditionnelles comme substance abortive, donc à ne pas utiliser pendant la grossesse ;
  • Peut interagir avec les médicaments sédatifs, hypnotiques et les antidépresseurs ;
  • Ne pas utiliser si hémochromatose, c’est-à-dire un excès de fer (ref : Winston) ;
  • Ne pas utiliser si hyperthyroïdie (ref : Winston) ;

Hémochromatose : Certains auteurs, Winston en particulier, déconseillent la plante dans les cas d’hémochromatose. En effet, la plante est riche en fer. Elle semble aider à combattre les situations où le fer est trop bas(25). De ce point de vue là, elle est contrindiquée pour les problèmes d’hémochromatose.

Par contre, la plante aide aussi le foie à combattre le stress oxydatif lié aux excès de fer(26), et probablement dans les autres organes aussi dû à son pouvoir antioxydant. L’un des problèmes majeurs de l’hémochromatose est le stress infligé aux cellules du foie.

Il est donc difficile de trancher avec certitude. Le principe de précaution nous dit de l’éviter dans la plupart des cas d’hémochromatose. Pour information, la plante contient environ 324 μg de fer par g de plante (ref : Lokhande, Singare & Andhale). Une dose journalière variant entre 3 à 10 g représente donc entre 0,9 et 3 mg de fer additionnel par jour. Un médecin m’a récemment contacté en me faisant remarquer que vu le bénéfice potentiel, cette dose n’était probablement pas si problématique que cela. Vérifiez tout de même avec votre médecin.


Préparation de l’ashwagandha

Parties utilisées :

  • Racines de la plante dès la première année (à récolter à l’automne lorsque les parties aériennes meurent) – voir photo ci-dessous ;
  • La racine séchée commence à perdre de ses propriétés au bout de 2 ans (ref : Winston) ;
  • Certains vendeurs fournissent hélas de la racine pulvérisée qui a passé trop d’années sur une étagère ;

Formes utilisées :

  • Racine sèche et pulvérisée
    • Mélangée dans du lait entier et sucré au miel (méthode ayurvédique)
    • Mélangée dans du ghee (méthode ayurvédique) ;
    • Diluée dans un verre d’eau ;
    • En décoction ;
    • En gélules ;
  • Racine sèche et standardisée en withanolides (concentrations varient de 1,5% à 7,7%) – forme comprimés ;
  • Teinture de la racine sèche (1:5 – alcool à 50°) ;

Doses :

  • Michael Tierra, expert en médecine ayurvédique et chinoise, conseille les doses suivantes (ref : Tierra) :
    • Poudre : 3 à 6 g par jour, ou jusqu’à 5 à 10 g pour une utilisation occasionnelle en tant que tonique ;
    • Décoction : 16 à 31 g rajoutés à du lait chaud ;
  • David Winston recommande 40 gouttes de teinture 3 fois par jour (ref : Winston)
  • Michael Moore recommande les doses suivantes (ref : Moore)
    • Poudre : 2 à 5 g par jour en infusion, décoction ou capsules ;
    • Extrait standardisé à 1,5% de withanolides : 1 à 3 capsules «00» par jour ;
    • Teinture alcoolique : 30 à 60 gouttes jusqu’à 3 fois par jour ;

Ashwagandha (Withania somnifera)

 


Voir aussi


Références

(1) Chandrasekhar K, Kapoor J, Anishetty S. A prospective, randomized double-blind, placebo-controlled study of safety and efficacy of a high-concentration full-spectrum extract of ashwagandha root in reducing stress and anxiety in adults. Indian J Psychol Med. 2012 Jul;34(3):255-62.

(2) Kaurav BP, Wanjari MM, Chandekar A, Chauhan NS, Upmanyu N. Influence of Withania somnifera on obsessive compulsive disorder in mice. Asian Pac J Trop Med. 2012 May;5(5):380-4.

(3) Andrade C, Aswath A, Chaturvedi SK, Srinivasa M, Raguram R. A double-blind, placebo-controlled evaluation of the anxiolytic efficacy ff an ethanolic extract of withania somnifera. Indian J Psychiatry. 2000 Jul;42(3):295-301.

(4) Bhattacharya SK, Bhattacharya A, Sairam K, Ghosal S. Anxiolytic-antidepressant activity of Withania somnifera glycowithanolides: an experimental study. Phytomedicine. 2000 Dec;7(6):463-9.

(5) Maity T, Adhikari A, Bhattacharya K, Biswas S, Debnath PK, Maharana CS. A study on evalution of antidepressant effect of imipramine adjunct with Aswagandha and Bramhi. Nepal Med Coll J. 2011 Dec;13(4):250-3.

(6) Singh N, Bhalla M, de Jager P, Gilca M. An overview on ashwagandha: a Rasayana (rejuvenator) of Ayurveda. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2011;8(5 Suppl):208-13. doi: 10.4314/ajtcam.v8i5S.9. Epub 2011 Jul 3.

(7) Dhuley, J.N. Effect of ashwagandha on lipid peroxidation in stress-induced animals. J. Ethnopharmacol. 1998, 60, 173-178.

(8) Sumantran VN, Kulkarni A, Boddul S, Chinchwade T, Koppikar SJ, Harsulkar A, Patwardhan B, Chopra A, Wagh UV. Chondroprotective potential of root extracts of Withania somnifera in osteoarthritis. J Biosci. 2007 Mar;32(2):299-307.

(9) Begum, V.H.; Sadique, J. Long term effect of herbal drug Withania somnifera on adjuvant induced arthritis in rats. Indian J. Exp. Biol. 1988, 26, 877-882.

(10) Roy RV, Suman S, Das TP, Luevano JE, Damodaran C. Withaferin A, a Steroidal Lactone from Withania somnifera, Induces Mitotic Catastrophe and Growth Arrest in Prostate Cancer Cells. J Nat Prod. 2013 Sep 30.

(11) Senthil V, Ramadevi S, Venkatakrishnan V, et al Withanolide induces apoptosis in HL-60 leukemia cells via mitochondria mediated cytochrome c release and caspase activation. Chem Biol Interact . 2007;167(1):19-30.

(12) Stan SD, Hahm ER, Warin R, Singh SV. Withaferin A causes FOXO3a- and Bim-dependent apoptosis and inhibits growth of human breast cancer cells in vivo. Cancer Res . 2008;68(18):7661-7669.

(13) Biswal BM, Sulaiman SA, Ismail HC, Zakaria H, Musa KI. Effect of Withania somnifera (Ashwagandha) on the development of chemotherapy-induced fatigue and quality of life in breast cancer patients. Integr Cancer Ther. 2013 Jul;12(4):312-22.

(14) Rasool M, Varalakshmi P. Suppressive effect of Withania somnifera root powder on experimental gouty arthritis: An in vivo and in vitro study. Chem Biol Interact . 2006;164(3):174-180.

(15) Khanna D, Sethi G, Ahn KS, et al. Natural products as a gold mine for arthritis treatment. Curr Opin Pharmacol . 2007;7(3):344-351.

(16) Choudhary MI, Nawaz SA, ul-Haq Z, Lodhi MA, Ghayur MN, Jalil S, Riaz N, Yousuf S, Malik A, Gilani AH, ur-Rahman A. Withanolides, a new class of natural cholinesterase inhibitors with calcium antagonistic properties. Biochem Biophys Res Commun. 2005 Aug 19;334(1):276-87.

(17) Sehgal N, Gupta A, Valli RK, Joshi SD, Mills JT, Hamel E, Khanna P, Jain SC, Thakur SS, Ravindranath V. Withania somnifera reverses Alzheimer’s disease pathology by enhancing low-density lipoprotein receptor-related protein in liver. Proc Natl Acad Sci U S A. 2012 Feb 28;109(9):3510-5.

(18) Bhattacharya SK, Kumar S, Ghosal S. Effects of glycowithanolides from Withania somnifera on an animal model of Alzheimer’s disease and perturbed central cholinergic markers of cognition in rats. Phytother Res . 1995;9(2):110-113.

(19) 47. Mikolai J, Erlandsen A, Murison A, et al. In vivo effects of Ashwagandha ( Withania somnifera ) extract on the activation of lymphocytes. J Altern Complement Med . 2009;15(4):423-430.

(20)Ahmad MK, Mahdi AA, Shukla KK, Islam N, Rajender S, Madhukar D, Shankhwar SN, Ahmad S. Withania somnifera improves semen quality by regulating reproductive hormone levels and oxidative stress in seminal plasma of infertile males. Fertil Steril. 2010 Aug;94(3):989-96.

(21) Mahdi AA, Shukla KK, Ahmad MK, Rajender S, Shankhwar SN, Singh V, Dalela D. Withania somnifera Improves Semen Quality in Stress-Related Male Fertility. Evid Based Complement Alternat Med. 2009 Sep 29.

(22) Kulkarni S, Ninan I. Inhibition of morphine tolerance and dependence by Withania somnifera in mice. J Ethnopharmacol . 1997;57(3):213-217.

(23) Ramarao P, Rao KT, Srivastava RS, Ghosal S. Effects of glycowithanolides from Withania somnifera on morphine-induced inhibition of intestinal motility and tolerance to analgesia in mice. Phytother Res . 1995;9(1):66-68.

(24) Fügner A. [Inhibition of immunologically induced inflammation by the plant steroid withaferin A]. Arzneimittelforschung. 1973 Jul;23(7):932-5.

(25) Shukla KK, Mahdi AA, Mishra V, Rajender S, Sankhwar SN, Patel D, Das M. Withania somnifera improves semen quality by combating oxidative stress and cell death and improving essential metal concentrations. Reprod Biomed Online. 2011 May;22(5):421-7.

(26) Bhattacharya A, Ramanathan M, Ghosal S, Bhattacharya SK. Effect of Withania somnifera glycowithanolides on iron-induced hepatotoxicity in rats. Phytother Res. 2000 Nov;14(7):568-70.

Livres et ouvrages cités :

  • Mills & Bone, « Principles and Practice of Phytotherapy », 2000
  • Moore, Michael, « HERBAL MATERIA MEDICA », 5ème édition
  • Tierra, Michael : voir son site
  • Winston & Maimes, « Adaptogens – Herbs for Strength, Stamina, and Stress Relief », 2007
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530 réponses

  1. Bonjour Christophe,
    Merci pour votre article et votre site offrant de très précieuses informations.
    Ayant des problèmes de stress entraînant des difficultés de sommeil, je souhaite combiner les deux programmes.
    L’ashwagandha apparaît alors comme un élément indispensable car commune à ces deux problématiques.
    Comment alors combiner, en soirée la prise de l’ashwagandha et des plantes telles que la passiflore et l’escholtzia ?
    l’ashwagandha doit-elle être prise juste avant le coucher ou avant le repas du soir ?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Samuel

    1. Bonjour Samuel,
      L’ashwagandha agit au long terme, c’est une « plante de fond ». L’escholtzia agit plutôt rapidement. Donc on combine tout simplement les deux. L’ashwagandha ET l’escholtzia peuvent être prises le soir ensemble par exemple. Les deux se combinent bien je trouve.
      Si problème pour s’endormir, plutôt 1h avant d’aller au lit. Si problème de réveil nocturne, plutôt juste avant d’aller au lit (et là je suppose forme teinture ou poudre et non infusion car sinon, lever aux toilettes oblige…)

      1. Bonjour Christophe,

        Souffrant régulièrement d’insomnies (difficultés d’endormissement, et réveil au petit matin) j’ai pensé que l’ashwagandha pourrait aider. J’en prends depuis 2 soirs et résultat impossible de dormir avant 3h du matin. Je précise que je prends aussi de l’escholtzia et passiflore en teinture mère le soir et Rhodiola le matin..
        Je pense donc que dans mon cas l ’ashwagandha (gélules achetés chez Anastore) a un effet contraire.
        Qu’en pensez vous? Merci

        1. Bonjour Philippe,
          Oui c’est une bonne conclusion en effet. Comme je l’explique souvent, on rencontre ces réactions inverses de temps en temps.
          Il se peut que la forme utilisée passe mal aussi, je pense un extrait sec et concentré. C’est une plante que j’utilise sous forme de racine en poudre, non concentré. Je pense que cela passerait mieux, peut-être faire le test.

          1. Christophe, merci pour votre réponse et vos conseils.
            Je vais me procurer la racine en poudre, non concentré, et je ferai le test.
            Philippe

  2. Bonjour Christophe,

    Merci pour votre article, très fourni.
    J’ai pris de l’ashwaghanda au printemps dernier combiné avec de la réglisse et cela m’a redonné beaucoup de tonus.
    Je souhaite refaire une cure car je me sens très déprimée à l’approche de l’hiver et j’aurai aimé la coupler avec le millepertuis (qui aura plus une action sur le moral). Qu’en pensez-vous ?
    Certains préconisent le griffonia pour le moral mais cette plante me donne des nausées.

    1. bonjour Bulotte
      le Millepertuis me parait une bonne approche , une bonne combinaison par exemple : millepertuis (teinture) et mélisse (fraiche de préférence , en tisane ) font bon ménage , une supplémentation en vitamine D peut apporter un plus en cas de « dépression saisonnière »
      Toutefois , attention , les contrindications avec le millepertuis sont nombreuses , il interviendrait en interaction avec de nombreux médicaments

  3. Bonjour Christophe,

    Merci pour cet article très complet concernant cette merveilleuse plante que je prends depuis des années maintenant pour un problème de fatigue chronique et de système immunitaire fonctionnant de façon anarchique – la plupart du temps pas assez ou alors vraiment trop (allergies avec des effets spectaculaires: oedèmes, chutes de tensions, urticaires géants…).

    Je l’ai utilisée en poudre (gélules), mais ce sont les décoctions qui donnent de loin les meilleurs résultats. Comme pour la plupart des plantes et ainsi que vous le soulignez souvent, les infusions et décoctions me paraissent être les préparations à privilégier: en plus d’être moins onéreux, c’est souvent plus efficace. Depuis peu et suivant le conseil donné sur votre blog à propos de l’astragale, j’associe ashwaganha et astragale et les effets me semblent encore augmentés.

    Je fais aussi, comme le commentateur précédent, régulièrement des pauses de quelques semaines où je prends alors de la rhodiola que j’associe souvent avec le lapacho (ça fonctionne bien au niveau du goût et des effets).

    Ce sont des plantes que je recommande complètement, car elles m’ont sorties de grandes difficultés face auxquelles la médecine conventionnelle s’est avérée impuissante.

    Merci pour toute cette information que vous partagez si généreusement!

  4. Bonjour.
    Merci à vous pour votre excellent article et vos réponses et conseils aux différentes personnes qui ont écris sur cette page. Je prend de l’ashwagandha depuis plusieurs années et c’est une des plantes qui m’aide le plus par rapport à la fatigue intense liée à une maladie de Lyme chronique. Par contre, je me pose la question si c’est une bonne chose d’en prendre sur du si long terme. Je fait des poses occasionnelles de quelques semaines, et à part certaines courtes périodes sans rien prendre du tout, je sens tout de même le besoin quand d’alterner pendant ces temps de poses avec d’autres adaptogènes comme la rhodiola, le ginseng ou du Jiagoulan. Mais c’est quand même l’ashwagandha que je prend le plus fréquemment. Que pensez vous de son utilisation sur le long terme ?
    Sur un autre sujet, il me semble aussi qu’il y a des contre-indications au niveau digestif que vous ne mentionnez pas dans votre article. Lors d’un séjour dans un centre ayurvédique en Inde les médecins disaient qu’avant de prendre des rasayanas comme l’ashwagandha, il fallait d’abord un agni (feu digestif) assez fort pour bien les digérer car sinon ils seront mals absorbés ce qui peut engendrer de l’ama (toxines).

    1. Bonjour David et merci pour ce partage.
      Comme pour toute adaptogène, l’utilisation sur le long terme est parfois nécessaire. Cela fait des années que je me bats contre la fameuse « cure de 3 semaines ». Je trouve que dans certains contextes, elle n’a plus de raison d’être. Et non, dans l’ensemble, je n’ai jamais noté d’accoutumance du corps à une plante. J’en parle d’ailleurs ici : https://www.altheaprovence.com/blog/plantes-en-cure-ou-en-continue/
      Pour les contre-indications, je n’ai jamais noté de souci avec les rasayanas d’un point de vu agni. Le basilic sacré, par exemple, est très bien absorbée par tous en particulier sous forme d’infusion. Pour l’ashwagandha, basé sur son goût, la digestion va être légèrement plus compliquée en particulier si on l’associe à du ghee. Et le goût est parfois problématique (amertume en particulier). Mais de là à engendrer de l’ama… j’ai mes doutes. Mais notez que je ne suis pas un expert en médecine ayurvédique non plus, toute tradition a son histoire et ses habitudes que je respecte. Mais vous me demandez mon opinion personnelle et je vous dirais que basé sur mon expérience, dans le pire des cas, l’ashwagandha n’a pas donné de résultats notables mais n’a pas non plus généré un sentiment « d’encrassage du système », un sentiment que l’on va souvent retrouvé suite à une période d’abus alimentaire par exemple.

  5. Bonjour Christophe,
    Pour la teinture mère tu préconises la racine sèche/alcool à 50 °
    Est-ce qu’une teinture de racine fraîche à 90° ou 96° ne serait pas mieux ?
    Merci

    1. Bonjour Sandrine,
      D’après certains experts de médecine ayurvédique que je connais aux Etats-Unis, la racine fraîche est trop irritante. Je n’ai jamais trop remis en cause cette affirmation, je devrais probablement. Bref, j’ai toujours fait sécher ma racine avant d’en faire une teinture. Si c’est dans la tradition, c’est qu’il doit y avoir une raison. Mais j’aime bien tester par moi-même aussi, et là, je ne l’ai pas encore fait.

      1. Bonjour Christophe,
        J’ai laissé sécher la racine, et elle est devenue tellement dure que même un robot ménager ne peut plus la pulvériser. Est ce que dans ces conditions l’alcool peut extraire les substances à l’intérieur de ce bloc ligneux compact ?
        Merci de partager votre expérience à ce sujet.
        Antoine

        1. Bonjour Antoine
          C’est vrai qu’il est préférable avant de faire sécher la racine de la couper en petits morceaux, par contre ce que vous pourriez essayer c’est de mettre la racine telle que dans votre bocal mettre l’alcool , la laisser s’imbiber et ramollir une semaine environ (attention qu’elle se s’oxyde pas ) et ensuite la ressortir la couper et mettre le tout au blender avec l’alcool et relaisser macérer une semaine

  6. Bonjour.
    J’ai acheté Chez Iherb (Site Americain connu pour la qualité de ses produits) de l’ashwagandha (de chez NOW). lls conseillent sur le flacon 1 gélule (450mg ashwagandha extract, total Withanolides 11mg). Je ne trouve pas cela suffisant ? et quand la prendre? (rien) C’est écrit en Anglais et il y a trés peu d’informations.
    Merci de vôtre éclairage er grand bravo pour ce que vous faîtes

    1. Bonjour, il faudrait savoir la concentration de cet extrait sec – qui peut varier de 1:3 à 1:10… c’est un produit standardisé en withanolides aussi, donc on a toujours un peu de mal à traduire cela en équivalent de plante brute. Je ne peux pas vous dire hélas pour les doses. Prise plutôt le soir.

      1. Bonjour.
        Je vous remercie de vôtre rapide réponse, , bien que je ne sois pas plus éclairée… J’achèterais dorénavant ce produit en poudre et en vrac car j’ai lu que vous préconisiez plutôt celle-ci, pour la rhodiola que je prends avec.

  7. Bonjour je viens de commencer une cure d ashwahanda . J ai acheté des gélules 250 mg. Je suis un homme de 34 ans , 83kg et je souhaite diminuer mon angoisse et traiter aussi dépression . Combien de gélules me conseillez vous par jour ? J aimerai y ajouter une autre plante ? Que mon conseillez vous également ?
    Cordialement .
    Merci
    Florent

  8. Bonjour je prends ashwaganda pour de l anxiété et c’est très efficace pour moi cela fait trois mois que je la prends et me demande si je peux continuer ou est ce dangereux je prend 250 mg de sensoril par jour ( extrait standard) je ne prends pas de médicaments .Merci
    Bravo pour votre beau travail

    1. Bonjour Patricia,
      Si cela vous fait du bien, je ne vois pas le problème à continuer, parfois les plantes adaptogènes comme l’ashwagandha peuvent se prendre sur le long terme si le besoin s’en fait sentir, plusieurs mois si nécessaire. Il faudra arrêter au bout d’un moment, c’est clair, à un moment où l’on se sent bien et stable dans sa tête, capable de dormir mieux, de mieux gérer le stress.

  9. Bonjour et merci infiniment pour cet article très instructif.

    Durant mes études, je me suis habituée à prendre un somnifère par soir pendant les longues périodes de révisions/examens et j’ai gardé ce réflexe le premier mois d’un nouveau job ou la veille d’une échéance importante (ex: entretiens d’embauche). En dehors de ces schémas là, mon rythme est complètement décalé. Je peux dormir à 4h ou 6h du matin et me réveiller à 14h ou même à 16h.

    Après un tour chez Aroma Zone, j’ai décidé d’acheter des huiles essentielles : camomille romaine et marjolaine à coquilles pour m’apaiser et favoriser un endormissement rapide. J’ai également acheté de l’ashwagandha en poudre pour favoriser un sommeil rapide et me donner de l’énergie durant la journée. Cependant, je ne sais pas du tout comment l’utiliser ni à quelles doses/fréquence ? Je crains qu’elle me donne de l’énergie le soir et qu’elle soit sédative la journée si je m’y prends mal.

    Merci d’avance pour l’attention que vous porterez à ma problématique.

    Cordialement

    1. Bonjour Amina,
      Pour l’ashwagandha, on prend en général 1/2 cuillère à café de racines en poudre le patin et 1 cuillère à café le soir, idéalement sous forme d’infusion (c’est amer). Il faut bien 3 à 4 semaines à la plante pour faire son effet. Si vous êtes sensibles aux plantes, il se peut que des doses plus basses fassent l’affaire, disons que ces doses là sont des moyennes. Non la plante ne va pas vous donner de l’énergie le soir, c’est l’une des seules adaptogènes sédatives, elle est bien adaptée à votre situation, mais il faut lui donner le temps. Pendant la journée, il faut aussi recaler vos rythmes circadiens – sortir beaucoup à la lumière directe du soleil. Le soir, baisser les lumières, faire des activités calmes, lire sous lumières tamisées.

      1. Bonsoir,

        Je vous remercie pour votre réponse. Pour être sûre d’avoir bien compris, il est préférable de la prendre en infusion, qu’il s’agisse du matin ET du soir ? Par infusion, voulez-vos dire qu’il faille faire bouillir l’eau puis ajouter une 1/2 c.à.c (ou 1 c.à.c le soir) puis laisser refroidir ou plutôt mettre la poudre dans l’eau et laisser jusqu’à ébullition ?

        Merci.

        1. Vous placez la poudre dans une tasse, vous versez l’eau bouillante dessus (idéalement un peu moins chaude, 80°C si vous avez une bouilloire à température contrôlée) puis vous laissez infuser la poudre pendant 10 minutes à couvert. Vous buvez ensuite, idéalement avec la poudre.

  10. Bonjour,
    Y a t’il une contre indication d’associer Ashwagandha (1x300mg) le midi et la grande camomille 2x200mg matin et soir ?
    Merci.

    1. Bonjour Axel,
      Chaque plante a certaines contrindications. Par exemple l’ashwagandha peut interagir avec certains médicaments du système nerveux. La grande camomille peut interagir avec les médicaments anticoagulants. Mais en soi, il n’y a pas de problème avec l’association ashwagandha + grande camomille.

  11. Bonjour,
    heureusement que j’ai pris le temps de lire les commentaires, je m’apprêtais tout juste à percoler la poudre reçue d’AZ… la pensez-vous trop épaisse?
    Je ne suis pas sûre de supporter les méthodes ayurvédiques 2fois par jour pendant plusieurs semaines. Ce n’est pas mauvais mais je crains de trouver ça écœurant à force… Toutefois la consommer en mangeant ne m’inspire guère… pensez- vous qu’il vaille mieux l’associer avec une matière grasse (type ghee justement, beurre) ou n’importe quel aliment ferait l’affaire?
    Je me demandais également s’il ne faudrait pas cesser de la prendre lorsqu’on est en pleine infection à cause de son fort contenu en fer… qu’en pensez-vous?
    merci encore et bonne journée

    1. Si vous avez du mal avec l’infusion, la version « pâte dans du miel » ou « pâte dans du ghee » est excellente. Vous pouvez même faire les deux un peu de miel, un peu de ghee, faire une pâte avec la poudre. Vous allez voir, ce n’est pas désagréable. Mais pour la perco, oui ça va être trop fin.
      Entre parenthèse, au plus ça va, au plus la qualité AromaZone descend. Mieux vaut aller voir d’autres fournisseurs comme l’herboristerie du Valmont qui en vent aussi.

  12. Bonjour Christophe,

    Ma question est pour une personne qui est en surpoids et qui vient d’apprendre qu’elle a du diabète.
    La prise en charge va consister en une grosse remise en cause de son hygiène de vie et la nécessité de se mettre au sport, d’adopter une bonne alimentation pour perdre du poids (surtout améliorer le rapport masse maigre/masse grasse).
    Du coup je me demandais si l’ashwagandha pourrait aider dans cette situation de stress? A priori, elle est plutôt conseillée pour les personnes qui sortent de convalescence et qui ont besoin de reprendre du poids…
    Je viens de lire dans le « Alternative bien-être » de ce mois-ci que cette plante aiderait en cas de régime en stabilisant les émotions, et donc permettait de faire « taire la faim émotionnelle » (probablement la cause du problème ici). De plus, réduire le cortisol contribue à réduire le catabolisme. Sachant que plus de muscle consomme plus d’énergie, est-ce ça ne va pas dans le bon sens?
    Donc ce cas, est-ce que l’ashwagandha peut-être une bonne option? Est-ce qu’une autre adaptogène serait mieux adaptée?

    Merci,
    Thomas.

    1. Bonjour Thomas,
      Ces adaptogènes sont très intrigantes, et on pourrait dire très intelligentes. Ce n’est pas une histoire de faire baisser les taux de cortisol, mais plutôt de les ramener à la normale. Lorsqu’il y a stress chronique, il y a en général hypercortisolémie, et dans ce contexte, l’ashwagandha peut faire baisser la production de cortisol. Et il ne faut pas oublier que sous l’influence du cortisol, on relâche les réserves de glucose stockées sous forme de glycogène, et ceci n’est pas désirable lorsque chronique. Donc ne vous inquiétez pas au sujet de cet effet, c’est bénéfique.
      Deux adaptogènes particulièrement étudiées pour réduire les problèmes de glycémie (voir mon article sur le syndrome métabolique, ou encore faire des recherches sur la résistance à l’insuline) : le Panax ginseng (qui peut vite devenir excitant selon la personne, passe très bien chez d’autres) et le basilic sacré (gros problème si on ne l’a pas au jardin pour faire une teinture : s’approvisionner en quantité).
      Dans tous les cas, prendre du recul sur la situation et voir si priorité est gestion d’un stress chronique et fatigue (adaptogènes) ou s’il faut simplement aider à réguler la glycémie (attention si prise de médicaments !) – fenugrec, cannelle, momordique, etc.

  13. bonjour,une vendeuse en magasin bio m’a conseillé la poudre d’ashwagandha(une cuillere a cafe dans un verre d’eau en debut de soirée) contre l’angoisse,le stress et l’epuisement physique et moral,seulement je suis inquiete car je prend des antidepresseurs(prozac 20 mg 2 gelules par jour) et un anxiolitique leger(atarax 0,25 1comprime par jour ),puis je quand meme prendre l’ashwagandha?je risque quelque chose?si oui quoi? merci beaucoup pour votre reponse

    1. Lorsque vous avez une plante qui a une action similaire à un médicament, vous rentrez dans un cas que l’on appelle une « interaction positive ». En d’autres termes, et en théorie, si le médecin était prêt à travailler avec les deux, les quantités de médicament pourraient être réduites. Maintenant, en pratique, les choses se compliquent. En effet, nous n’avons pas de recul sur combien de plante est nécessaire pour pouvoir baisser un médicament d’une certaine dose. Cette histoire d’interaction plantes-médicaments est relativement nouvelle. Du coup, on ne sait pas vraiment comment gérer, si ce n’est au travers des symptômes. En d’autres termes, je prends l’ashwagandha, je sens que je vais mieux au bout de X semaines, et je peux donc réduire les doses de médicaments.
      Donc comme vous le voyez, votre question n’a pas de réponse claire et nette. Une interaction est possible, et c’est en principe une interaction positive. La plante peut augmenter l’effet du médicament.

  14. Bonjour, je vois que la plante est déconseillée pendant l’allaitement. Serait-ce du à son contenu en alcaloïdes et en lactones stéroïdales? On craint un effet délétère sur le foie du bébé et un potentiel impact hormonal?
    Qu’en serait-il pour l’allaitement d’un enfant de 1 an, diversifié, ne tétant plus que 2-3 fois/jour et à volonté le week-end?
    Si malgré ça, la plante ne convient pas, par quoi la « remplaceriez »-vous? Je pensais à l’avoine, plus douce et nutritive. Toutefois, en cas d’Hashimoto, je me demande l’impact de ces 2 plantes au niveau hormonal en présence d’un THS… L’ashwagandha était mon 1e choix.
    Merci de vos lumières!

    1. Bonjour Klara,
      Pour l’allaitement, on donne cette contrindication car effectivement certains constituants nous font dire qu’il pourrait y avoir un impact sur le bébé. Mais nous n’avons pas d’informations plus spécifiques, c’est juste le manque de recul et le principe de précaution. J’ai déjà entendu des médecins ayurvédiques recommander la plante pendant l’allaitement. D’autres sources la contrindiquent. Lorsqu’il y a avis divergent et que l’on parle d’un être fragile, je préfère tabler sur la prudence, n’étant pas un expert ayurvédique et connaissant mal leur tradition et leur historique d’utilisation.
      L’avoine est effectivement beaucoup plus douce et nutritive, stimule la thyroïde en douceur. L’impact de ces plantes au niveau hormonal dépend de la personne en question, il y a autant de niveau de réaction que de personnes, tout va dépendre de l’état d’avancement des choses.

  15. Bonjour,

    J’ ai planté quelques graines d’ ashwagandha de votre site  » le jardin des médicinales » en pots sur un balcon et j’ ai l’ agréable surprise d’ avoir un développement de jolies plantes.

    Mes questions:

    En plus des racines peut-on consommer également les fruits et les feuilles de la plante ?

    La plante est de la famille des Solanaceaes existe t-il un risque de croisement si la plante est à proximité de plants de tomate cerise ?

    Les feuilles de tomate et les tomates vertes ont des substance nocives pour la santé, seules les tomates rouges (donc bien mures) sont bonnes pour la santé et peuvent être consommées sans risques.
    Est-ce la même chose pour les parties aérienne de la Withania somnifera) ?

    D’ avance merci pour vos réponses ….

    1. Bonjour Lionel,
      J’ai entendu parler de la consommation des feuilles dans certaines régions d’inde mais je ne suis pas 100% sûr, donc je m’abstiens. La racine est la partie traditionnelle. Les fruits sont parfois utilisés pour faire cailler le lait (je n’ai pas la méthode exacte). Là encore, on revient à la racine qui est la partie bien connue et sans toxicité.
      Pour les risques de croisement, effectivement je ferais attention, les deux plantes sont dans la même famille mais je ne sais pas s’il y a un risque. Ce n’est pas parce qu’elle sont de la même famille qu’elles peuvent se croiser.

  16. Bonsoir,
    Toutes mes félicitations pour votre travail et votre site. Je suis bien modestement dans la production depuis 30 ans de plantes bien différent de celle que vous étudiez et c’est un plaisir de lire vos publications. Ma question un de vos livres m’intéresse : Les recettes secrètes de mon herbaliste. Trouve-t-on de façon aussi précise que sur votre site, la description, l’ utilisation, usage des plantes. Merci pour votre réponse.
    Bien cordialement. JJ Labat

    1. Bonjour Jean Jacques,
      Non mon livre « recettes secrètes » ne parle que de méthodes de fabrications. Je ne parle pas d’indications et d’utilisation de plantes spécifiques. Par contre, je suis en train de travailler sur un livret qui regroupera bientôt toutes mes fiches de plantes.

      1. Bonjour Christophe,
        Un grand merci pour votre réponse. C’est avec attention que je surveillerai les informations concernant la date de parution de votre nouveau livre.
        Cordialement. JJ Labat

  17. bonjour,
    je viens d acheter des gélules de ASHWAGANDHA * Haut titrage en withanolides: 5% * 400 mg / 60 gélules végétales * Plante adaptogène de chez anastore. car j’ai de gros problèmes d’insomnie depuis janvier, je n’arrive pas à m’endormir le stress et les nerfs prennent le relais je finis par avoir mal aux ventres et le coeur qui me bat ds les oreilles avant de m écrouler vers 2h du matin.
    Pensez vous que cette plante me fera effet car j ai essayé la mélatonine et l homéopathie et rien…
    aussi puis je prendre du cardiocalm (aubepine) en meme temps si jamais mon coeur recommence en meme temps que de prendre de l ashwagandha.
    merci bien à vous

    1. Bonjour, oui c’est une plante bien adaptée à la situation que vous décrivez, mais (je me répète peut-être) il faut être patient avec elle – 4 à 6 semaines de prises minimum. L’aubépine se combine bien avec, pas de problème. Magnésium à tolérance digestive aussi.

  18. Bonjour et merci pour toutes ces précieuses information. J’ai acheté de la poudre sur aromazone et je voulais faire mes propres gélules comme avec d’autres plantes mais il semble que ce ne soit pas l’idéal pour l absorption? Que recommandez-vous ? Merci !

    1. Bonjour,
      Dans mon expérience, la gélule de la racine en poudre fonctionne très bien. D’autres formes possibles : la poudre dans un verre d’eau froide laissée à reposer pendant 1 heure, l’infusion de la poudre, la poudre dans un peu de compote, dans un peu de beurre clarifié, dans du miel. Bref, on peut l’utiliser de différentes manières.

      1. Super je vais donc continuer sur mes gélules pour le moment, 3 gélules par jour de 1g a peut-prêt. J’aurais une dernière petite question : est-il nécessaire de la prendre à jeun ou pendant les repas ? Merci par avance.

  19. Bonjour Christophe, je voudrais pour une amie qui est très déprimée faire une macération alcoolique d ashwagandha acheté chez Aromazone, combien de temps dois laisser macérer la teinture ?merci beaucoup ☺

    1. Bonjour Sylvie,
      Sous forme pulvérisée et en remuant énergiquement tous les jours, le travail sera fait au bout d’une dizaine de jours. Passer ensuite au filtre à café non blanchi pour filter la poudre.

  20. Bonjour,
    La prise d’ashawanga peut-il aider au sevrage d’antidépresseur imipraminique, type mianserine et quitaxon, ou d’anxiolitique, type lyxancia ?
    Est-ce compatible ?
    Cordialement

    1. Nous n’avons pas assez de recul pour répondre précisément à ce type de questions. Des actions entre plante et ces médicaments se superposent, donc les interactions sont possibles, et de nature à aider à un sevrage lorsque géré par un professionnel de santé.

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