
Plante « rasayana » par excellence (qui régénère, qui rajeunit), l’ashwagandha fait son apparition dans les écrits de médecine ayurvédique il y a plus de 3000 ans. Aujourd’hui c’est peut-être, avec le basilic sacré, la plante la plus appréciée de la médecine ayurvédique. Je vous propose de l’étudier au travers de cet article.
Nom commun : ashwagandha, cerise d’hiver, ginseng indien
Nom latin : Withania somnifera
Famille : Solanaceae
Constituants :
- Alcaloïdes (pipéridine, pyrazole, pyrrolidine, etc.)
- Phytostérols (withanolides, β-sitostérol, etc) – structure similaire aux ginsenosides du Panax ginseng
- Plusieurs acides-aminés, tryptophane par exemple
- Fer
Goût :
- Doux
- Amer
- Pungent (à l’odeur forte) – le nom sanskrit de la plante signifie « comme le cheval », en référence à son odeur et à ses propriétés stimulantes de la sphère sexuelle
Energétique :
- Réchauffant
- En terme de médecine chinoise : tonifie le Yang avec une affinité particulière pour les reins ;

Utilisation de l’ashwagandha
Stress physique et psychique
- Classée dans la famille des plantes « adaptogènes » (qui aide à s’adapter à des situations de stress), un terme proposé par les Russes dans la période d’après guerre lors de leurs études poussées sur l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) ;
- Aide la personne à s’adapter à une variété de situations stressantes, que ce soit un stress psychologique (travail, famille) ou physiologique (froid, chaud, douleur, etc.)
- Les adaptogènes sont en général stimulants – l’ashwagandha se démarque des autres, étant probablement le seul adaptogène qui soit calmant ;
- Il est donc indiqué dans les cas d’insomnie causés par le stress ;
- Amène une vitalité et une endurance accrue, préparant la personne aux petits ou aux grands défis de la vie moderne ;
- Diminue les marqueurs de stress d’une manière notable, le cortisol sanguin en particulier(1) ;
- Peut être utilisée dans les cas où le ginseng (Panax ginseng), rouge ou blanc, est trop stimulant, trop chaud (en termes énergétiques) pour une personne de nature instable et explosive ;
- Attention au piège : la personne en bonne santé pourrait trouver dans l’ashwagandha une méthode pour faire travailler son corps plus vite, plus fort, plus loin, repoussant ainsi l’échéance ultime – le burnout.
Déséquilibres psychologiques
- L’ashwagandha est anxiolytique(1)(3) ;
- Aussi efficace que le lorazepam dans une étude effectuée sur animal(4) ;
- L’ashwagandha aide à combattre les états dépressifs ;
- Efficace seule, ou d’après une étude effectuée sur animal, particulièrement efficace lorsque administrée avec l’imipramine(5) – consultez votre médecin avant toute coadministration ;
- Améliore les troubles obsessionnels compulsifs chez la souris, avec un effet comparable à la fluoxétine, ritansérine et parachlorophénylalanine ;
- Semble agir à des niveaux multiples, en particulier au travers du cycle du GABA (acide γ-aminobutyrique), de la sérotonine et d’autres neurotransmetteurs ;
- Efficace dans les cas de déprime, de « brouillard mental » avec problèmes de concentration, de pertes de motivation et de moral causées par une longue période de stress. La personne passe d’un taux de cortisol trop élevé à un taux de cortisol trop bas ;
- Peut être utilisée pour l’hyperactivité de l’enfant avec ou sans trouble de la concentration, il est bon de considérer le Brahmi (Bacopa monnieri) comme plante d’accompagnement ;
Faiblesse, émaciation
- Pour les périodes de faiblesse et de perte de poids et de vitalité, que ce soit chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée ;
- Pour les problèmes de croissance chez l’enfant (ref : Mills & Bone) ;
- Comme expliqué auparavant dans « attention au piège », l’ashwagandha est utilisée pour se reconstruire en période de burnout, pour se sortir du burnout. Mais pas pour repousser l’échéance sans se remettre en cause.
- Idéalement utilisée pendant les fatigues saisonnières (automne, printemps) ou cycliques dues au travail, afin de retrouver une énergie stable (et donc à utiliser si possible bien avant que le burnout s’installe).
- Une bonne énergie physique permet d’avoir une meilleure énergie émotionnelle, une meilleure motivation pour se poser les bonnes questions : suis-je en train de brûler la chandelle par les deux bouts ? Si oui, que puis-je faire pour changer ma situation ?
- Utilisée en médecine ayurvédique pour les épuisements dus à des pertes menstruelles importantes ;

Avancement dans l’âge
- Sans parler de plante miracle ou de fontaine de jouvence, les études et l’expérience nous montrent que l’ashwagandha permet de réduire l’incidence de certaines maladies liées à l’âge : artériosclérose, arthrite, diabète, hypertension et maladies dégénératives(6) ;
- Grace à sa teneur en antioxydants, elle protège les lipides contre la péroxydation due au stress(7). Sachant que la paroi cellulaire est faite en grande partie de lipides, on arrive à voir comment cette plante peut ralentir le vieillissement cellulaire (voir aussi note sur protection du collagène dans la section suivante );
- La plante améliore les performances cognitives de l’individu (confirmé sur animal(18)) ;
- Utilisée en médecine Ayurvédique pour les pertes musculaires et osseuses (ostéoporose) – d’une manière générale, la plante semble contrer le processus de dégradation et de dégénérescence des tissus.
Douleurs articulaires
- L’ashwagandha calme les douleurs de l’arthrite(14)(15), protège nos articulations, en particulier le cartilage et le collagène, contre l’inflammation et le stress oxydatif(8), expliquant l’utilisation traditionnelle de cette plante contre les douleurs arthritiques (confirmé sur animal(9)) ;
- La plante fournit aussi un effet analgésique significatif(6) ;
- Applications possibles pour l’ostéoarthrite et la polyarthrite rhumatoïde ;
Ashwagandha et hypothyroïdie
- Voir mon article détaillé sur l’hypothyroïdie et les propriétés de l’ashwagandha dans ce contexte.

Ashwagandha et Cancer
- De nombreuses études(10)(11)(12) démontrent un effet anti-cancer in-vitro et sur animaux pour divers types de cancers – des résultats prometteurs, avec une extrapolation sur l’être humain difficile comme toujours ;
- L’ashwagandha peut être utilisée pour réduire les états de fatigue induites par la chimiothérapie(13) ;
Système immunitaire
- L’ashwagandha active le système immunitaire(19), et peut donc être utilisée dans les cas d’immunité basse ;
- L’ashwagandha calme/régule le système immunitaire dans les cas de maladies autoimmunes (ref : Winston) ;
- Winston la recommande en particulier pour toute maladie autoimmune affectant les articulations et les muscles : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, polymyosite et polymyalgie rhumatismale ;
- Une minorité de personnes peuvent faire une réaction inverse à l’ashwagandha, c’est-à-dire noter une aggravation des symptômes. Il faut bien évidemment arrêter la plante dans ce cas là.
- Peut être utilisée pour soutenir la personne lorsque maladie invalidante avec système immunitaire compromis – SIDA par exemple (ref : Tierra) ;

Ashwagandha et Alzheimer
- De nombreux chercheurs(16) pensent que l’ashwagandha est une plante prometteuse pour aider à gérer la maladie d’Alzheimer, grâce à ses composants inhibiteurs de la cholinestérase (certains médicaments utilisés aujourd’hui pour cette maladie sont des inhibiteurs de la cholinestérase) ;
- Cet effet est confirmé sur la souris(17), améliorant le comportement et diminuant l’accumulation de peptides β-amyloïdes dans le cerveau des animaux étudiés ;
Impuissance, infertilité, sexualité
- L’ashwagandha améliore la qualité du sperme chez l’homme(20), ainsi que le nombre et la mobilité des spermatozoïdes(21). Pour plus d’informations, voir mon article sur ce sujet ;
- La plante est traditionnellement connue pour améliorer les problèmes de libido et d’érection chez l’homme ;
- Utilisée chez la femme pour renforcer le fonctionnement du système reproducteur et hormonal, souvent combiné avec le shatavari (Asparagus racemosa) ;
- Utilisée comme aphrodisiaque dans la tradition ayurvédique ;
- Là encore, faire un rapprochement entre manque de libido et stress – si la personne est très stressée et épuisée par ce stress chronique, l’ashwagandha pourra effectivement améliorer la situation ;

Divers
- Etant antispasmodique et anti-inflammatoire, Winston la recommande pour la fibromyalgie (avec le kava et la scutellaire), le syndrome des jambes sans repos et la maladie de Gilles de la Tourette (lorsque faible à modérée) ;
- Diminue la tolérance à la morphine(22)(23), certains auteurs suggèrent un rôle potentiel dans la gestion des addictions ;
- Fournit un effet anti-inflammatoire similaire à la cortisone ou au phenylbutazone(23) ;
- L’ashwagandha est riche en fer, et peut être utilisée pour l’anémie ferriprive – à prendre diluée dans du lait entier et sucré à la mélasse, également riche en fer (ref : Winston) ;
- Utilisée en médecine ayurvédique pour les problèmes touchant la sphère pulmonaire : l’asthme, l’emphysème, et différents types de toux ;
- Utilisée en médecine ayurvédique pour les ulcères de l’estomac ;
Précautions
- Utilisée dans certaines médecines traditionnelles comme substance abortive, donc à ne pas utiliser pendant la grossesse ;
- Peut interagir avec les médicaments sédatifs, hypnotiques et les antidépresseurs ;
- Ne pas utiliser si hémochromatose, c’est-à-dire un excès de fer (ref : Winston) ;
- Ne pas utiliser si hyperthyroïdie (ref : Winston) ;
Hémochromatose : Certains auteurs, Winston en particulier, déconseillent la plante dans les cas d’hémochromatose. En effet, la plante est riche en fer. Elle semble aider à combattre les situations où le fer est trop bas(25). De ce point de vue là, elle est contrindiquée pour les problèmes d’hémochromatose.
Par contre, la plante aide aussi le foie à combattre le stress oxydatif lié aux excès de fer(26), et probablement dans les autres organes aussi dû à son pouvoir antioxydant. L’un des problèmes majeurs de l’hémochromatose est le stress infligé aux cellules du foie.
Il est donc difficile de trancher avec certitude. Le principe de précaution nous dit de l’éviter dans la plupart des cas d’hémochromatose. Pour information, la plante contient environ 324 μg de fer par g de plante (ref : Lokhande, Singare & Andhale). Une dose journalière variant entre 3 à 10 g représente donc entre 0,9 et 3 mg de fer additionnel par jour. Un médecin m’a récemment contacté en me faisant remarquer que vu le bénéfice potentiel, cette dose n’était probablement pas si problématique que cela. Vérifiez tout de même avec votre médecin.
Préparation de l’ashwagandha
Parties utilisées :
- Racines de la plante dès la première année (à récolter à l’automne lorsque les parties aériennes meurent) – voir photo ci-dessous ;
- La racine séchée commence à perdre de ses propriétés au bout de 2 ans (ref : Winston) ;
- Certains vendeurs fournissent hélas de la racine pulvérisée qui a passé trop d’années sur une étagère ;
Formes utilisées :
- Racine sèche et pulvérisée
- Racine sèche et standardisée en withanolides (concentrations varient de 1,5% à 7,7%) – forme comprimés ;
- Teinture de la racine sèche (1:5 – alcool à 50°) ;
Doses :
- Michael Tierra, expert en médecine ayurvédique et chinoise, conseille les doses suivantes (ref : Tierra) :
- Poudre : 3 à 6 g par jour, ou jusqu’à 5 à 10 g pour une utilisation occasionnelle en tant que tonique ;
- Décoction : 16 à 31 g rajoutés à du lait chaud ;
- David Winston recommande 40 gouttes de teinture 3 fois par jour (ref : Winston)
- Michael Moore recommande les doses suivantes (ref : Moore)
- Poudre : 2 à 5 g par jour en infusion, décoction ou capsules ;
- Extrait standardisé à 1,5% de withanolides : 1 à 3 capsules «00» par jour ;
- Teinture alcoolique : 30 à 60 gouttes jusqu’à 3 fois par jour ;

Voir aussi
Références
(1) Chandrasekhar K, Kapoor J, Anishetty S. A prospective, randomized double-blind, placebo-controlled study of safety and efficacy of a high-concentration full-spectrum extract of ashwagandha root in reducing stress and anxiety in adults. Indian J Psychol Med. 2012 Jul;34(3):255-62.
(2) Kaurav BP, Wanjari MM, Chandekar A, Chauhan NS, Upmanyu N. Influence of Withania somnifera on obsessive compulsive disorder in mice. Asian Pac J Trop Med. 2012 May;5(5):380-4.
(3) Andrade C, Aswath A, Chaturvedi SK, Srinivasa M, Raguram R. A double-blind, placebo-controlled evaluation of the anxiolytic efficacy ff an ethanolic extract of withania somnifera. Indian J Psychiatry. 2000 Jul;42(3):295-301.
(4) Bhattacharya SK, Bhattacharya A, Sairam K, Ghosal S. Anxiolytic-antidepressant activity of Withania somnifera glycowithanolides: an experimental study. Phytomedicine. 2000 Dec;7(6):463-9.
(5) Maity T, Adhikari A, Bhattacharya K, Biswas S, Debnath PK, Maharana CS. A study on evalution of antidepressant effect of imipramine adjunct with Aswagandha and Bramhi. Nepal Med Coll J. 2011 Dec;13(4):250-3.
(6) Singh N, Bhalla M, de Jager P, Gilca M. An overview on ashwagandha: a Rasayana (rejuvenator) of Ayurveda. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2011;8(5 Suppl):208-13. doi: 10.4314/ajtcam.v8i5S.9. Epub 2011 Jul 3.
(7) Dhuley, J.N. Effect of ashwagandha on lipid peroxidation in stress-induced animals. J. Ethnopharmacol. 1998, 60, 173-178.
(8) Sumantran VN, Kulkarni A, Boddul S, Chinchwade T, Koppikar SJ, Harsulkar A, Patwardhan B, Chopra A, Wagh UV. Chondroprotective potential of root extracts of Withania somnifera in osteoarthritis. J Biosci. 2007 Mar;32(2):299-307.
(9) Begum, V.H.; Sadique, J. Long term effect of herbal drug Withania somnifera on adjuvant induced arthritis in rats. Indian J. Exp. Biol. 1988, 26, 877-882.
(10) Roy RV, Suman S, Das TP, Luevano JE, Damodaran C. Withaferin A, a Steroidal Lactone from Withania somnifera, Induces Mitotic Catastrophe and Growth Arrest in Prostate Cancer Cells. J Nat Prod. 2013 Sep 30.
(11) Senthil V, Ramadevi S, Venkatakrishnan V, et al Withanolide induces apoptosis in HL-60 leukemia cells via mitochondria mediated cytochrome c release and caspase activation. Chem Biol Interact . 2007;167(1):19-30.
(12) Stan SD, Hahm ER, Warin R, Singh SV. Withaferin A causes FOXO3a- and Bim-dependent apoptosis and inhibits growth of human breast cancer cells in vivo. Cancer Res . 2008;68(18):7661-7669.
(13) Biswal BM, Sulaiman SA, Ismail HC, Zakaria H, Musa KI. Effect of Withania somnifera (Ashwagandha) on the development of chemotherapy-induced fatigue and quality of life in breast cancer patients. Integr Cancer Ther. 2013 Jul;12(4):312-22.
(14) Rasool M, Varalakshmi P. Suppressive effect of Withania somnifera root powder on experimental gouty arthritis: An in vivo and in vitro study. Chem Biol Interact . 2006;164(3):174-180.
(15) Khanna D, Sethi G, Ahn KS, et al. Natural products as a gold mine for arthritis treatment. Curr Opin Pharmacol . 2007;7(3):344-351.
(16) Choudhary MI, Nawaz SA, ul-Haq Z, Lodhi MA, Ghayur MN, Jalil S, Riaz N, Yousuf S, Malik A, Gilani AH, ur-Rahman A. Withanolides, a new class of natural cholinesterase inhibitors with calcium antagonistic properties. Biochem Biophys Res Commun. 2005 Aug 19;334(1):276-87.
(17) Sehgal N, Gupta A, Valli RK, Joshi SD, Mills JT, Hamel E, Khanna P, Jain SC, Thakur SS, Ravindranath V. Withania somnifera reverses Alzheimer’s disease pathology by enhancing low-density lipoprotein receptor-related protein in liver. Proc Natl Acad Sci U S A. 2012 Feb 28;109(9):3510-5.
(18) Bhattacharya SK, Kumar S, Ghosal S. Effects of glycowithanolides from Withania somnifera on an animal model of Alzheimer’s disease and perturbed central cholinergic markers of cognition in rats. Phytother Res . 1995;9(2):110-113.
(19) 47. Mikolai J, Erlandsen A, Murison A, et al. In vivo effects of Ashwagandha ( Withania somnifera ) extract on the activation of lymphocytes. J Altern Complement Med . 2009;15(4):423-430.
(20)Ahmad MK, Mahdi AA, Shukla KK, Islam N, Rajender S, Madhukar D, Shankhwar SN, Ahmad S. Withania somnifera improves semen quality by regulating reproductive hormone levels and oxidative stress in seminal plasma of infertile males. Fertil Steril. 2010 Aug;94(3):989-96.
(21) Mahdi AA, Shukla KK, Ahmad MK, Rajender S, Shankhwar SN, Singh V, Dalela D. Withania somnifera Improves Semen Quality in Stress-Related Male Fertility. Evid Based Complement Alternat Med. 2009 Sep 29.
(22) Kulkarni S, Ninan I. Inhibition of morphine tolerance and dependence by Withania somnifera in mice. J Ethnopharmacol . 1997;57(3):213-217.
(23) Ramarao P, Rao KT, Srivastava RS, Ghosal S. Effects of glycowithanolides from Withania somnifera on morphine-induced inhibition of intestinal motility and tolerance to analgesia in mice. Phytother Res . 1995;9(1):66-68.
(24) Fügner A. [Inhibition of immunologically induced inflammation by the plant steroid withaferin A]. Arzneimittelforschung. 1973 Jul;23(7):932-5.
(25) Shukla KK, Mahdi AA, Mishra V, Rajender S, Sankhwar SN, Patel D, Das M. Withania somnifera improves semen quality by combating oxidative stress and cell death and improving essential metal concentrations. Reprod Biomed Online. 2011 May;22(5):421-7.
(26) Bhattacharya A, Ramanathan M, Ghosal S, Bhattacharya SK. Effect of Withania somnifera glycowithanolides on iron-induced hepatotoxicity in rats. Phytother Res. 2000 Nov;14(7):568-70.
Livres et ouvrages cités :
- Mills & Bone, « Principles and Practice of Phytotherapy », 2000
- Moore, Michael, « HERBAL MATERIA MEDICA », 5ème édition
- Tierra, Michael : voir son site
- Winston & Maimes, « Adaptogens – Herbs for Strength, Stamina, and Stress Relief », 2007




530 réponses
Bonjour, souffrant depuis des années d’insomnies dû à un cerveau qui ne décroche jamais l’ashwagandha m’aide énormément, seulement voilà je suis maman de deux petits bouts qui souffrent du même mal que moi et cela fait presque 4 ans que nous n’avions pas eu de nuit complète avec mon mari. Puis je utiliser l’ashwagandha sur les enfants (4 ans et 2 ans) à très faible dose pour les aider à avoir un sommeil plus serein (jusqu’à 6/8 réveils certaines nuits), en sachant que nous avons vraiment tout essayé avant ça … Et que nous n’avons plus aucun recours sauf d’attendre que ça passe tout seul d’ici quelques années ? Merci de votre conseil ! Une maman désespérée.
Bonjour Marion
je compatis car avoir des nuits ainsi morcelée est vraiment dur à vivre
vous pouvez essayer de leur en donner, ensuite pour les dosages il faut se baser sur le poids de l’enfant (les doses étant généralement données pour un adulte de 70kg il faut faire une petite règle de 3
je ne sais pas si vous avez « visiter » cet article? https://www.altheaprovence.com/insomnie/
Bonjour Sabine,
J’ai acheté de la poudre d’ashwagandha récemment. Dans le mode d’utilisation, ça dit: 5g par jour, dilués dans une boisson froide. Ok. Sauf que… Beurk j’ai trouvé ça amer. Alors j’ai tenté dans un lait chaud avec miel, ça passait mieux mais c’était toujours amer et pâteux (la fille chiante ^^).
Du coup vu que Christophe parle de teinture, avez vous testé sous cette forme et si oui que pensez vous de son efficacité par rapport à la poudre ? Idem ou pas?
Merci à vous, bonne soirée.
Bonjour Léa
oui la teinture est aussi une bonne option
Merci Sabine, bonne journée
Bonsoir Christophe et Sabine.
Je viens, hélas! vous annoncer une triste nouvelle: cette plante extraordinaire qu’est l’ashwaganda vient d’être interdite à la vente en France (qui sait, peut-être en Europe entière) en dehors des pharmacies. Je voulais m’en procurer auprès de mon fournisseur de plantes ayurvédiques, et il m’annonce cela, alors même que l’immense majorité des pharmaciens ne connaissent rien de rien à la médecine ayurvédique et probablement à l’ashwaganda.
La dictature rampe et progresse: après l’obligation des 11 vaccins à tous les nourrissons de notre pays, après la décision prise la semaine passée par l’ordre des médecins de ne plus reconnaître aucune nouvelle compétence de médecin-homéopathe, voici des restrictions de disponibilité de plantes médicinales extraordinairement utiles et efficaces(l’andrographis est également concerné) comme si « on » voulait en rendre l’usage impossible… Quel sera le prochain ukase?
Heureusement que des personnes comme vous, sérieuses, curieuses et généreuses continueront de divulguer le savoir et la connaissance, tout en contribuant à rendre les utilisateurs et amis des plantes responsables et non pas risque-tout ou inconscients. Nous en avons grand besoin. Merci!
Bonjour, où avez-vous trouvé cette nouvelle règlementation ?
Bonjour.
Il ne s’agit probablement pas de quelque chose de nouveau… Mon fournisseur habituel de plantes ayurvédiques a retiré ce produit (entre autres) de la vente, en France, et m’a informé de ce diktat. Pour mémoire, vous pouvez vous référer à la liste des ingrédients pouvant entrer dans la composition des compléments alimentaires; les autres sont interdits. Et les plantes à indication thérapeutique (dont l’ashwaganda) sont de la dispensiation exclusive des docteurs en pharmacie! Voici le lien pour consulter le texte administratif:
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029254516&categorieLien=id
J’ai regardé le document, j’ai cherché « ash » et « wit » et même « somni », rien trouvé. Mais l’arrêté date de 2014, peut-être y a-t-il quelque chose de plus récent…
le fameux décret précise les plantes autorisées: celles qui n’y paraissent pas sont interdites (dont l’ashwaganda)
Bonjour Sabine et Christophe. La dose de 2 à 6 g de poudre par jour est-elle adaptée en cas de myosite? C’est très curieux de voir qu’une même plante peut stimuler l’immunité ou la calmer. C’est comme si elle était capable de diagnostic. Merci Christophe pour tout ce savoir transmis et Sabine pour la bienveillance des réponses.
Bonjour Jeanne
commencez par la plus petite dose (sur une semaine 10 jours) et si pas de troubles particuliers , vous pouvez augmenter progressivement (tenez un journal de bord pour noter vos impressions)
Bonjour,
Ma femme prend des capsules d’ashwagandha KSM-66 qui lui ont été conseillé pour gérer principalement le stress et l’anxiété du au travail, la prise de ces capsules lui laisse la bouche sèche. Le marché anglais conseille cette forme KSM-66 parce que; « the highest concentration, highly Bioavailable, full spectrum root extract ». Qu’en pensez vous ? Une forme plus naturelle tel que les gélules bio de la marque Ayur-vana ne serait-elle pas tout aussi efficace ? Merci. Cordialement. Marc
Bonjour Marc
je ne connais pas cette marque, mais si l’effet bouche sèche vient de ce produit, (il vous faut faire le test , effet bouche sèche avec et sans le produit et vous notez si différence ) si cela s’avère exact alors vous passez à aux autres marques (et faites le même test) il se peut aussi que ce soit une réaction à l’ashwagandha (parfois des personnes ont des réactions peu communes, nous sommes tous différents )
Bonjour Sabine,
Merci.
KSM 66 est un procédé d’extraction breveté. Il a fallu 14 ans de travail pour parvenir à une poudre d’extrait du spectrum complet de racine, hautement biodisponible et extrêmement concentré. Cela permet aussi de contrôler la qualité, une plante étant différent d’une année à l’autre, d’une région à l’autre, ou même selon la terre, le producteur etc.
Plusieurs marques l’utilisent. Ma question revient : un produit plus naturel (moins transformé) ne serait-il pas meilleur ?
Marc
Bonjour Marc
Disons que les produits « simples » et à portée de « nos mains » ont fait leurs preuves depuis très longtemps, et dans l’optique de la liberté de santé, c’est à dire arriver à une certaines autonomie, nous privilégions l’usage des plantes brutes ou transformées maison
c’est donc un choix personnel selon nos possibilités , pas une notion de « mieux que » le but in fine, c’est que le résultat soit là
J’utilise le maca que je mélange à ma farine pour faire des mufin… Puis je faire la même chose avec ashwagandha
Bonjour Caro
c’est une idée intéressante, jamais essayé mais ça peut-être une façon de le prendre, ensuite si on veut être dans les bonnes doses thérapeutiques je ne sais pas si c’est la bonne option
La cuisson détruit une bonne partie des propriétés des plantes et les mufins sont cuit au moins à 180°C, il ne doit plus y avoir beaucoup d’effets bénéfiques venant de la plante, sans même parler de l’interaction avec les autres ingrédients et particulièrement le sucre et l’amidon. Au-delà de 120 °C, non seulement la chaleur détruit des nutriments, mais elle entraîne des réactions chimiques et la formation de substances; des produits de glycation avancée, appelés AGE (ou PTG en français) qui, à force d’être ingérées, peuvent se révéler nocives. http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/150604
Bonjour Marc
effectivement c’est un point à soulever merci 🙂
Merci Christophe, pour toutes ces informations si précieuses.
J’ai pu lire dans les contre-indications que l’aschwaganda ne serait pas recommandé pour des personnes ayant une tension basse.
Quelle est votre expérience dans de telles situations ?
Merci pour votre partage et belle été, plein de belles rencontres de plantes et de personnes .
bonjour linkni
je n’ai pas cette information dans mes tablettes , pourriez vous me dire où vous l’avez lu?
Bonjour Sabine,
Je l’ai trouvé sur plusieurs sites en anglais dont celui-ci par exemple.
https://www.webmd.com/vitamins/ai/ingredientmono-953/ashwagandha
Ayant une tension relativement basse, j’hesite à prendre cette plante.
Merci
Bonjour Lieny
je n’ai pas trouvé d’étude confirmant le fait, Christophe m’a dit que c’était purement spéculatif basé sur le fait qu’elle peut faire baisser une tension trop haute liée au stress.
bonjour
je prenais de l’ashwaganda pour tenter de « gérer » une situation stressante qui s’est malheureusement dénouée par le décés de quelqu’un qui m’était trés proche
je dois intervenir pour lire un texte que j’ai écrit pour ses obseques
d’experience je sais que ça peut mal se passer (je me suis déja liquéfié pour les obseques d’un ami et là c’est quelqu’un de bien plus proche)
donc ma question est quelle plante peut m’aider
est que l’ashwaganda que je maintiens toujours 3g matin 3g aprés midid en infusion de 10 minutes (avec consommation de la poudre aprés) peut suffire
puis je augmenter la dose la veille au soir et le matin des obseques
une autre plante serait elle plus pertinente
sinon je compte emmener avec moi de l’HE de camomille romaine et de mandarine verte
je sais que Christophe est parti se promener
si Sabine est là ce serait super pour m’aider !
merci d’avance
Bonjour Robinson
je compatis à votre chagrin
continuez l’ashwagandha et pour l’après aussi et pensez au magnésium en mode ++ par exemple le d-stress booster (synergia), commencez par 2 sachets et éventuellement 3 si votre transit intestinal le supporte ou du citrate de magnésium (plusieurs marques en pharmacie ou sur internet) vous avez aussi le magnésium 300+ de chez boiron
je souhaite beaucoup de courage pour surmonter cette épreuve
merci beaucoup Sabine
j’ai des sachets de ce bon vieux chlorure de magnesium
bonne biodisponibilité
12% de Mg dans le chlorure
–> pour une dose equivalente à 2 sachets d-stress synergia (400 mg de Mg)
je prendrai 3,4g de chlorure de Mg , ça devrait equivaloir (c’est pas bon mais c’est pas grave) dilué dans une petite bouteille d’eau que j’emmenerai avec moi
bonjour Robinson
avec le chlorure de magnésium (faites attention au dosage pour vos intestins, qu’ils ne s’expriment pas à un moment inopportun )
je fais un essai aujourd’hui
je me rends compte que la dose serait plutot à 20g/L
à3,4g je ne risque pas grand chose mais je risque aussi de ne pas avoir les effets positifs
je vais me rabattre sur mes HE de camomille romaine , mandarine verte et lavande vraie ! merci encore Sabine
vous avez aussi le D-stress booster de synergia (un peu cher en pharmacie) mais dans les cas « d’urgence » il rend bien service
je suis de tout coeur avec vous
Bonjour. Dans le cas d’une intolérance aux aliments de la famille des solanacées (aubergines, pommes de terre…), peut-on quand même prendre ashwagandha pour ses propriétés adaptogènes ou faut-il l’éviter? En vous remerciant pour votre réponse et pour cet article très complet. Bien cordialement.
Bonjour Christine
oui c’est tout à fait possible et mieux vaut éviter , il faudrait pouvoir vérifier (tout dépend des symptômes de l’intolérance , est ce intolérance ou allergie ? car si c’est allergie mieux vaut éviter totalement , si c’est intolérance avec juste des inconvénients digestifs pas trop forts et si vous êtes curieuse et aventurière vous pourriez peut-être tester quelques jours (en notant sur un journal de bord) mais bon il y a d’autres adaptogènes 🙂
Bonjour,
Merci pour votre réponse. Je n’ai pas d’allergie mais juste une intolérance aux solanacées détectée récemment (car dysbiose) mais je prends quand même l’ashwagandha pour dormir, cette plante est magique pour le sommeil. Sinon, connaissez vous d’autres adaptogènes aussi efficaces que l’ashwagandha pour le sommeil et pas de la famille des solanacées? Bien à vous. Christine
si l’ashwagandha vous convient ce serait dommage de ne pas profiter de ses bienfaits
vous pourriez faire le test d’arrêter pour voir si l’ashwagandha a un effet sur votre intolérance
1) vous notez sur un journal de bord vos symptômes et la prise d’ashwagandha (vous faites cela sur une semaine environ ) (profitez en pour noter ce que vous mangez, question de repérer d’éventuels autres aliments susceptible de « mal agir » envers votre flore intestinale )
1) vous ne prenez plus d’ashwagandha pendant quelques semaines et vous notez la fréquence des troubles (dysbioses)
2) au bout de 3 semaines (vous notez aussi la qualité de votre sommeil) vous réintroduisez l’ashwagandha et vous notez si vos symptômes augmentent ou pas et /ou si la qualité du sommeil est au rendez-vous
ensuite vous avez le jiaogulan, alors elle ne va pas agir rapidement , il lui faudra plusieurs semaines , mais va stabiliser, réguler le sommeil
bonjour Sabine et Christophe
petite question sur l’ashwagandha
je viens d’acheter de la poudre de racine d’ashwagandha
car je vis au quotidien une situation trés stressante (ma femme est trés faible et en attente d’une greffe bi-pulmonaire, dernier espoir)
j’essaie de resister mais me consumme
je fonde pas mal d’espoir dans l’ashwagandha pour ameliorer mon etat de stress accessoirement de depression (plutot etat depressif mais actif par la force des choses!)
je prends facilement tout ce qui est phyto (rien ne me fait peur pour la forme le gout et l’odeur)
je recherche donc la meilleure façon de prendre l’ashwagandha afin d’avoir l’effet maximal/quantité ingérée (et donc achetée !)
je peux faire mes gélules (je suis équipé de la machine à faire de gélules
ou infusion ou decoction ?
dans les deux cas on filtre ou est-ce un plus d’avaler la poudre infusée avec le liquide ?
macerat alcoolique teinture mère ? interet –> pb alcool tous les jours
en gros quelle est la meilleur forme ?
pourrais je l’ajouter à mon thé vert sencha et faire infuser la poudre 10min comme mon thé vert ?
prise matin midi ou soir en sachant que je ne le prends pas pour dormir (etrangement je dors relativement bien)
merci à vous deux
Bonjour Robinson
oui , faites le plus simple , infusion de la poudre dans votre thé , vous prenez 1/2 c à café le matin et 1 cuillère le soir
n’oubliez pas de vous complémenter en magnésium
et courage à vous et à votre épouse
merci Sabine
je viens de mettre en pratique
la poudre est trés fine et passe sans doute à travers le filtre car je ne la vois plus dans le thé vert retiré du filtre
donc je pense en consommer une bonne partie en plus des propriétés extraites lors de l’infusion
donc parfait
et à suivre pour les résultats
vous pouvez avaler la poudre, pour ma part j’en fais une cure en ce moment et je mets la poudre directement dans ma tasse et je verse l’infusion dessus , et j’absorbe le tout
Bonjour, Je prends entre 250 à 500 mg d’Ashwaganda le soir. Est-il préférable de le prendre à jeun. Si oui combien de temps avant ou après un repas.
Je l’associe au Rhodolia que je prends le matin à jeun.
Bonjour David
De préférence entre les repas
Bonsoir, je prends des gélules (sensoril) d’ashwaganda le soir au coucher car il m’arrive de me réveiller vers 3 heures du matin. Est-il préférable de les prendre à jeun. Si c’est préférable combien de temps les prendre après le repas?
Bonjour David
difficile à vous répondre, mais il arrive que des personnes ne le supporte pas, c’est rare mais j’ai déjà vu le cas, je ne connais pas les gélules dont vous parlez, est ce de la bonne qualité ? soit vous arrêtez quelque temps et vous reprenez (en notant si vous ressentez des effets) soit vous changez de produit et vous re testez soit vous changez de plante, c’est qu’elle n’est pas bonne pour vous
Bonjour,
Depuis deux ans je suis rentrée dans la spirale de la préménopause. depuis qques mois je prenais simplement du magnésium pour les maux de tête dus à l’entrée en ménopause. Depuis qques semaines, j’ai pris en pleine face les sueurs, chaleurs et insomnies …
Je prends un complexe homéopathique, Acthéane pour les bouffées de chaleur.
Ma question, enfin lol … puis-je reprendre de l’ashwaghanda (déjà pris précédemment) en mm temps que mon magnésium et que l’homéopathie ?
Un grand merci
Bonjour Anouk
oui vous pouvez prendre du magnésium avec l’ashwagandha, concernant le traitement homéopathique je ne sais pas
plus globalement, on trouve sur le net des liens entre aswhagandha, oestrogènes et progestérone où il est présenté comme équilibrant. comme c’est une plante que j’utilise depuis quelques années et qui me réussit sur le sommeil et la résistance, pensez vous qu’il soit utile dans la ménopause? est-il compatible aussi avec le yam?
à très bientôt
sandrine
Bonjour Sandrine
oui tout à fait, l’ashwagandha est bien utile pendant cette période de transition (surtout si baisse de moral, dépression) et à ma connaissance il n’y a pas de contre indication avec le yam
Il existe en magasin d’aliments naturels un produit qui s’appelle: Sels de Schussler. Il y en a 12 qui correspondent aux minéraux naturellement dans le corps. Le sel no. 9, de son petit nom : Natrum Mur équilibre les liquides et font en sorte que les chaleurs ne soient plus des sueurs. On continue d’avoir chaud mais sans cette sudation si désagréable.. En principe 4 petites granules matin et soir règlent le problème au bout de q.q. jours.
Bonjour Sabine et Christophe,
2 questions concernant l’ashwagandha:
– la 1ère sur ses indications. Par principe de précaution, vous déconseillez l’usage de cette plante pour les femmes allaitantes, avis que je conçois et partage.
Je suis allaitante, mais c’est un allaitement de longue durée (enfant de 16 mois, diversifié). Or, à la lecture de toutes les propriétés de cette plante, elle me semble répondre à mes besoins: fond de stress chronique, fatigue due à une mauvaise récupération post-accouchement, perte de poids, déminéralisation (prise de fer, magnésium, zinc éléments et d’eau d’argile), et le tout qui doit être lié. Si l’on calcule le bénéfice/risque dans ce cas de figure, considèreriez-vous cette plante comme utile, ou trop risquée pour l’enfant?
– 2ème question, sur la plantation d’Ashwagandha.
Je prépare mes listes de semences à acheter, récolte des pots pour mes futurs semis, et je m’interroge :
l’Ashwagandha est-il comme le thym? En ce sens que selon ses conditions de culture, le dosage des substances actives peut être très différent?
Je suis en Bretagne (nord), et je ne possède pas (encore) de serre, puis-je cultiver des plants et en espérer un usage médicinal? Sachant que certains disent que les tomates ici, qu’en serre cela pousse ; mais que j’ai pu observer des plants de tomates en plein air dans des potagers voisins…
Un grand merci par avance pour cette réponse et pour toutes les informations généreusement partagées ici.
Bonne journée
Bonjour Ju
1) je vous mets la réponse de Christophe pour une question similaire lié à un enfant de 1 an « … Pour l’allaitement, on donne cette contrindication car effectivement certains constituants nous font dire qu’il pourrait y avoir un impact sur le bébé. Mais nous n’avons pas d’informations plus spécifiques, c’est juste le manque de recul et le principe de précaution. J’ai déjà entendu des médecins ayurvédiques recommander la plante pendant l’allaitement. D’autres sources la contrindiquent. Lorsqu’il y a avis divergent et que l’on parle d’un être fragile, je préfère tabler sur la prudence, n’étant pas un expert ayurvédique et connaissant mal leur tradition et leur historique d’utilisation…. »
2) non, ce n’est pas une aromatique vivace, il lui faut une terre plutôt alcaline et drainante, pour ma part j’ai des bacs dans le jardins (assez grands) dans lequel je fais mes plantations pour mes plantes un peu exotiques (surtout parce que le rat taupier ou campagnole raffole de mes petites racines ) et que l’on peut assez facilement les transformer en mini serres si besoin est , et voici quelques conseils de Christophe concernant l’ashwagandha https://le-jardin-des-medicinales.com/cultiver-ashwagandha/
Mon plant d’ashwagandha a passé l hiver dans ma serre, il a jauni à cause de petites cochenilles, il refait des petites feuilles, est il vivace ?
Bonjour Françoise
oui on peut la cultiver comme vivace , j’ai testé sur 2 ans et puis après je n’ai pas été plus loin car je voulais vraiment récolter les racines
puis-je le prendre avec le gomphréna pour une anxiété chronique et des problèmes digestifs ainsi que pour mon conjoint 2eme burnt out en moins de 2ans? Merci par avance de votre aide namasté Aurélie
Bonjour !
avant « d’empiler » des plantes pour tenter de faire accélérer le mouvement, il serait peut-être judicieux de bâtir un protocole adapté à votre cas et celui de votre conjoint
commencez peut-être par tenir un journal de bord et notez ce que vous prenez et notez votre ressenti , par exemple on n’aborde pas la dépression, l’anxiété , le burnout de la même façon
je ne connais pas le gomprhena, qui apparemment est aussi une adaptogène , donc je ne saurai vous répondre concernant son association avec l’ashwagandha
mais commencez par en choisir une (adaptogène) avec pour des problèmes de digestion une plante comme la mélisse ou la matricaire (toutes deux ont des actions calmantes au niveau du système nerveux , par exemple la mélisse est intéressante lorsque anxiété
Bonjour Christophe et Sabine,
avant toute chose, merci pour votre travail et la connaissance que vous portez au plus grand nombre.
Mon épouse souffre de maux de tête important, peut être pas au stade de la migraine, avec une baisse de moral, au moment de ses règles., cela dure donc de 5 à 7 jours…
Le paracétamol ou l’ibuprofène sont inefficaces…
La question a sans doute déjà été traitée quelque part sur le site, mais après de longue recherche je n’ai pas trouvé, donc je poste un message.
Quelle stratégie phyto mettre en place, avant ou durant la phase critique ?
Je prends tous les conseils !!!
Bonne année 2019 !
Bonjour Azur et meilleurs vœux 🙂
c’est sur la prévention que les plantes peuvent avoir une action intéressante donc en premier il est importante de tenter d’en comprendre l’origine, par exemple pour votre épouse ce serait, d’après ce que vous dites, d’origine hormonale dont le mécanisme précis est compliqué à déterminer, souvent c’est une augmentation de la perméabilité capillaire (des petits vaisseaux) qui expliquerait en partie ce phénomène : un déséquilibre entre les taux d’oestrogènes (en excès et taux de progestérone trop faible (entre autre)
– tenir un journal détaillé du cycle et des migraines pendant environ 3 mois ce qui permet d’avoir une certaine visibilité de l’arrivée des crises
-et cela peut permettre d’agir en prévention quelques jours avant : les plantes qui peuvent avoir un effet positif Partenelle (Tanacethum parthenium), ginkgo, pétasite mais aussi le gattilier (vitex agnus castus qui exercerait un rééquilibrage entre excès œstrogène et baisse progestérone, à prendre en discontinu par ex du 8 au 21ème jour du cycle 50 gouttes de teinture dans un verre d’eau ou une infusion 2 à 3 fois par jour) , une supplémentation en magnésium pourrait aussi faire la différence ..
ensuite pendant la crise, les plantes n’ont que peu d’effets
Merci pour votre prompt retour ! Nous allons regarder cela…
Bonjour,
Je voudrais préciser ma question au sujet de l’effet potentiel de l’ashwagandha sur les reins. Y a-t-il des acides aristolochiques dans l’ashwagandha ?
Cordialement,
bonjour Sophie
à ma connaissance dans la racine non, du moins je n’ai rien trouvé, alors peut être dans les feuilles ou les fruits ? j’ai vu qu’un labo parlait entre autre de la présence d’acides aristolochiques ainsi que d’alcaloïdes pyrrolyzidiques mais ils ne citent pas leur source scientifique et je n’ai rien trouvé concernant ce constituant
Bonjour Sabine,
Merci pour votre réponse. En effet, j’ai vu le site de 2 labos qui indiquent que leur ashwagandha n’a pas d’acides aristolochiques, contrairement à d’autres marques, et donc je me suis demandé s’il peut y en avoir dans l’ashwagandha. Sinon, je n’ai rien trouvé non plus de plus précis à ce sujet sur l’ashwagandha.
Bonjour,
Merci pour toutes les informations et articles sur votre site. L’ashwagandha peut-elle avoir un effet négatif sur les reins et la fonction rénale ?
Cordialement
bonsoir Sophie
à ma connaissance non, et dans le cadre des dosages conseillés
Merci Sabine.
Bonjour,
J’ai commencé l’ashwagandha hier pour de l’anxiété, insomnie chroniques et j’aimerais prendre quelque chose avec qui agisse plus rapidement en attendant que les effets de la plante arrivent. Je me demandais si le tryptophane (le griffonia donne des maux de ventre) était redondant, agissait un peu de la même manière que l’ashwagandha vu que ça joue sur la sérotonine donc sur le cortisol ? J’ai aussi de L-théanine. Est-ce que l’un des deux pourrait être pris en complément ?
J’ai conscience que vous êtes spécialisé dans les plantes mais je demandais à tout hasard si vous connaissiez les points communs entre eux et s’il est judicieux de les associer
Merci d’avance
Juliette
Bonjour Juliette,
Basé sur mon expérience, l’hypothèse du manque de tryptophane (et au final du manque de sérotonine pour les problèmes émotionnels), ne m’a jamais vraiment donné satisfaction. C’est une vue très unidimensionnelle du problème. Donc tryptophane gélules ou version griffonia, c’est très moyen en ce qui me concerne d’un point de vue résultats. L-théanine oui définitivement mieux et à essayer. Et ne pas oublier un bon magnésium de qualité, tout simplement.
Bonjour,
Merci pour vos réponses, je m’oriente vers la théanine alors.
En prenant le basilic sacré (1,2 g par jour en gélule) et cela a l’air d’aider la digestion mais pour le moral pas d’effet, est-il possible de le combiner à un autre adaptogène aux doses recommandées ou il faut baisser des deux côtés pour les allier ?
Merci encore et bonnes fêtes à vous,
Juliette
Bonjour Juliette,
Oui absolument, il est possible de combiner le basilic sacré à une autre adaptogène.
Pour les doses, je maintiendrais le basilic aux mêmes doses et je rajouterais l’autre adaptogène aux doses recommandées.
Parfois on diminue les doses lorsqu’on combine les plantes effectivement, mais ici avec les adaptogènes je garde en général des doses un peu plus élevées.
Bonjour,
J’ai découvert votre excellent site hier et vous remercie tout particulièrement pour cet article. Je souffre d’anxiété forte et chronique et souhaiterais prendre de l’Ashwagandha mais il y a toujours cet effet masquant la fatigue physique et psychique donc repoussant le surmenage qui me gène avec les adaptogènes. J’ai découvert un site qui propose des gélules de L Théanine combinée avec du magnésium et du GABA. Me conseillerez vous de prendre cette combinaison avec de la scutellaire ( + passiflore et aubépine éventuellement comme vous le conseillez) ou avec de la mélisse + verveine (j’ai une « personnalité verveine ») ou bien avec du basilic sacré (dont j’ai l’impression d’après votre site qu’il est un adaptogène plus « doux ») ?
Un grand merci pour votre réponse.
Bonjour Haziz,
Une stratégie ne remplace pas l’autre. Pour moi, les adaptogènes ainsi que leur action sur l’axe hypophyse-hypothalamus-surrénales sont irremplaçables lorsque situation de stress chronique et soutenu, ou lorsque situation de burnout. Donc je combine volontiers les deux – adaptogènes, et passiflore, aubépine, etc.
Oui, il faut aussi en profiter pour se remettre en question est ralentir, ça c’est sur, sinon on fonce droit dans le mur. Mais n’est-ce pas le cas que l’on prenne les adaptogènes ou non ?
Bonjour Christophe,
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à ma demande. Effectivement, au bout d’un moment il faut se poser, ralentir ce qui n’est pas forcément évident lorsque l’on vit en milieu urbain. Auparavant, mon anxiété étant moins forte, je pratiquais quotidiennement la relaxation (travail sur ma respiration) pendant environ une heure le soir, ce qui fonctionnait bien. Ensuite, je suis passé aux plantes anxiolytiques, puis aux adaptogènes mais jusqu’à quand …?
Je tenais à vous remercier pour toutes les informations que vous partagez si généreusement sur votre site avec une volonté de transmettre simplement votre savoir et votre amour des plantes.
Haziz
Dans les constituants vous dites que l’ashwaganda contient du Tryptophane et dans votre commentaire vous dites qu’il n’en contient pas … qu’elle est votre réponse définitive ?
Bonjour Benoit
voici la réponse de Christophe
« Elle contient du tryptophane. Semble confirmé par les chercheurs ici par exemple :
https://www.researchgate.net/publication/284801881_Withania_somnifera_Ashwagandha_A_Review
En revanche je ne sais pas quelle quantité, si c’est minime ou significatif d’un point de vue consommation humaine. »
Bonjour Sabine, bonjour Christophe,
Peut-on utiliser l’Ashwagandha dans un contexte d’acné en grande parie liée au stress?
Bonjour Agathe,
Oui certainement, on peut commencer l’ashwagandha et laisser tourner plusieurs semaines. Elle va avoir 2 effets intéressants. Le premier est une régulation hormonale, le deuxième est une stabilisation des hormones de stress, ce qui sera positif si votre acné est en partie lié au stress.
Je ferais en revanche un petit quelque chose pour le foie aussi – racine de pissenlit ou de bardane. Ou encore plus simple, une infusion de romarin (2 fois par jour).
Merci beaucoup pour vos conseils et pour ce site tout à fait passionnant !
🙂