Vous avez entendu énormément de choses sur le curcuma. Oui c’est une plante formidable, oui elle a été banalisée par les magazines à grande circulation.
Mais comment l’utiliser exactement lorsque vous avez des problèmes de santé ? Quelles sont les doses efficaces ?
C’est ce que je vous explique dans cet article accompagnée d’une vidéo.
Lien mentionné dans la vidéo :
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Curcuma longa – la plante
D’abord un petit mot au sujet de la plante elle-même.
Elle s’appelle Curcuma longa, c’est une vivace qui appartient à la famille des Zingiberacées, donc même famille que le gingembre, ce qui est intéressant car on va retrouver certaines propriétés communes comme l’aspect anti-inflammatoire.
Le curcuma est originaire d’Asie. Aujourd’hui l’Inde est le plus gros producteur et exportateur mondial de rhizomes. Le curcuma est aussi produit en Indonésie, en Chine, au Bangladesh, etc.
C’est une épice très prisée en Inde aussi bien pour la médecine que pour la cuisine. Vous savez probablement que c’est l’une des épices principales qui rentre dans la constitution du curry.
La partie médicinale : le rhizome de couleur orangée.
Constituants du curcuma
- Huiles essentielles (0,3 % à 5 %) contenant des cétones sesquiterpéniques – zingibérène, phellandrène, sabinène, cinéole et bornéol ;
- Curcuminoïdes (pigments jaunes – entre 3 % et 6 %), aussi connus sous le nom diarylheptanoïdes et incluant la curcumine (diféruloylméthane), desmethoxycurcumine et bisdesmethoxycurcumine ;
- Polysaccharides ;
- Mucilages.

Propriétés du curcuma
La propriété la plus importante, celle qui a fait que le curcuma s’est vraiment établi comme une plante médicinale majeure : sa capacité à diminuer l’inflammation, où que soit l’inflammation.
Les constituants du curcuma arrivent même à aller dans les endroits où peu de substances parviennent à pénétrer, dans l’environnement cérébral par exemple (1). Cet environnement est protégé par la barrière hématoencéphalique qui ne laisse passer que très peu de choses.
Le curcuma est donc ce qu’on appelle un « anti-inflammatoire systémique », c’est-à-dire qu’il agit dans tout le système pour calmer l’inflammation.
Autre propriété intéressante, c’est un antioxydant majeur. Il protège nos cellules, notre ADN contre les agressions des radicaux libres. Ceci est un effet supérieur à d’autres antioxydants puissants comme la vitamine E ou le bêtacarotène (2).
Et là, même chose, c’est un effet antioxydant systémique, qui protège nos cellules où qu’elles se trouvent.
Autre propriété, le curcuma protège nos cellules contre les radiations : il réduit les dommages au niveau des chromosomes. Dans certaines études faites sur animal, il bloque aussi le développement du cancer provoqué par des radiations.
De plus, il semblerait que le curcuma protège les cellules saines et rende les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiothérapie (3).
Ces propriétés-là, anti-inflammatoire et antioxydant en particulier, font du curcuma une plante majeure pour tout ce qui est prévention des maladies dégénératives :
- Maladies inflammatoires chroniques (arthrose et compagnie) ;
- Maladies cardiovasculaires ;
- Maladies neurodégénératives ;
- Cancer.
En effet, dans le développement de toutes ces maladies, vous avez quasiment toujours deux conditions qui se superposent : premièrement la réserve en antioxydants de la personne se retrouve dépassée par les agressions de la vie moderne. Deuxièmement une inflammation de bas niveau s’installe d’une manière chronique et fait des dommages.
Les Américains appellent cette situation-là « inflammaging », qui est une combinaison de « inflammation » et « aging », c’est-à-dire un vieillissement cellulaire prématuré du à l’inflammation. On trouve ces deux facteurs des années avant qu’une maladie dégénérative n’apparaisse.
Si vous arrivez à comprendre ce point, vous voyez pourquoi il est intéressant d’intégrer le curcuma dans votre vie d’une manière régulière. C’est un incroyable protecteur.

Sortons de ce contexte de prévention des maladies dégénératives et passons maintenant en revue les différents problèmes de santé déclarés pour lesquels le curcuma a démontré une efficacité.
Premièrement, tout ce qui est inflammation articulaire, musculaire ou tendineuse ➜ arthrose, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, tendinites, lumbago, etc. Le curcuma ne va peut-être pas faire disparaître les douleurs, mais il va vous aider à mieux les gérer (4).
Lorsque l’inflammation se situe au niveau des nerfs, de la couche de myéline, ce qui est le cas dans la ➜ sclérose en plaques, le curcuma peut aider à calmer cette l’inflammation et à stabiliser la situation (5).
Bien sûr, lorsque l’on parle de maladies lourdes comme la sclérose en plaques, le curcuma ne va pas faire disparaître la maladie en claquant des doigts. Soyons réaliste. Par contre, intégré à un programme d’accompagnement naturel, il peut améliorer la qualité de vie d’une manière significative.
Ensuite, tout ce qui est inflammation ou ulcération des muqueuses digestives.
On commence par la bouche, les études nous disent que le curcuma en application locale peut aider pour tout ce qui est ➜ aphtose chronique (6).
On descend un peu plus bas et on voit que le curcuma peut aider à calmer une ➜ œsophagite (7), c’est-à-dire une inflammation de l’œsophage, ce qui peut arriver lorsqu’on souffre de reflux gastriques.
Un peu plus bas, dans l’estomac et le duodénum, le curcuma peut aider à réparer les lésions d’un ➜ ulcère gastrique ou duodénal (8).
Encore plus bas, dans l’intestin, il agit sur la ➜ colite ulcéreuse ou la ➜ maladie de Crohn. Ces deux situations sont très sérieuses et demandent un suivi médical bien évidemment.
Mais sachez que nous avons des études qui confirment les propriétés calmantes du curcuma dans ce contexte, parfois en combinaison avec des médicaments comme la mésalamine, parfois pris seul, avec des personnes qui ont pu diminuer la prise de médicaments d’une manière significative, parfois même arrêter la prise avec l’accord de leur médecin.

On passe maintenant à tout ce qui touche le cerveau et le concept d’inflammation cérébrale.
Nous avons de nombreuses conditions aujourd’hui pour lesquelles une inflammation cérébrale est impliquée. Par exemple, on parle beaucoup d’inflammation dans le contexte de la ➜ dépression nerveuse (9). Pas étonnant que le curcuma ait des propriétés antidépressives (10).
Autre situation dans laquelle on retrouve une forte inflammation cérébrale : les ➜ pertes des capacités cognitives chez la personne âgée avec à l’extrême la ➜ maladie d’Alzheimer. Dans ce contexte le curcuma va agir comme puissant anti-inflammatoire cérébral et va aider à stabiliser la situation.
Le curcuma est un grand protecteur du foie.
Si le foie souffre, si le foie est détruit, le curcuma peut aider à limiter les dommages. Ceci a été démontré dans le contexte de la consommation d’alcool, de produits chimiques toxiques, de métaux lourds.
Et donc il peut être utile dans le contexte de ➜ l’hépatite et de la ➜ cirrhose. Ou d’une manière plus générique, dès qu’il y a élévation des transaminases et gamma-GT.
Le curcuma a aussi un effet protecteur sur les reins, car les produits toxiques, les métaux lourds endommagent aussi les reins au passage. C’est un protecteur des organes de dépuration et d’élimination.

Nous avons un effet positif sur toute la lipidémie sanguine. Le curcuma est souvent utilisé lorsqu’il y a ➜ excès de cholestérol et de triglycérides.
Le curcuma protège aussi certains transporteurs du cholestérol comme le LDL. Il bloque ce qu’on appelle l’oxydation du LDL, un phénomène impliqué dans formation de plaque artérielle. De plus, le curcuma a aussi un effet antiagrégant plaquettaire, c’est-à-dire qu’il rend le sang plus fluide.
Tout ceci signifie que le curcuma a un rôle important à jouer en prévention du développement des ➜ maladies cardiovasculaires, sachant que là encore l’inflammation chronique est impliquée dans ce contexte. S’il y a trouble cardiovasculaire déclaré, il peut aussi être très utile, mais attention aux interactions avec les anticoagulants !
Je vais m’arrêter là. Je sais, la liste est longue et je n’ai même pas fait le tour de tout ce que le curcuma peut faire.
Mais si vous gardez en tête ce concept d’inflammation, vous allez lui trouver d’autres applications :
- Le curcuma peut-il servir pour calmer l’inflammation de l’endométriose ? Absolument.
- Calmer l’inflammation qui fait rage lorsqu’on souffre de diabète ? Bien sûr.
- Etc.
Curcuma : formes et dosages
Là encore beaucoup de choses à dire.
(1) D’abord vous avez les formes fraîches, c’est-à-dire le rhizome frais que vous trouvez en magasin bio. Vous pouvez le râper et le rajouter à l’alimentation ou le passer à l’extracteur de jus.
(2) Vous avez la forme rhizome sec en poudre. C’est la poudre orange que vous connaissez bien, je dirais la forme la plus classique.
(3) Vous avez des formes liquides, souvent une macération alcoolique des rhizomes.
(4) Puis vous avez toutes une gamme de produits qui sont standardisées en curcuminoïdes, ce sont en général des gélules, qui vous garantissent en général 95 % de curcuminoïdes dans le produit.
Tout d’abord, les curcuminoïdes, qu’est-ce que c’est exactement ? C’est une famille de composants actifs du curcuma, la curcumine en fait partie.
Les études sont claires à ce sujet, les curcuminoïdes sont puissamment anti-inflammatoires.
Mais il y a aussi tout le reste, les autres composants, ils ont probablement un rôle à jouer aussi ! Mais on s’est principalement intéressé à la famille qui est la plus prometteuse.
Et là malheureusement, on perd un peu la notion de totum de la plante, la notion d’un tout avec de nombreux constituants qui agissent en synergie. D’ailleurs les experts en médecines ayurvédiques nous disent qu’ils ont utilisé la forme simple du curcuma pendant des millénaires et cela fonctionne très bien.

Alors, on utilise quoi au juste ?
Je vais vous faire très très simple ici. Car au final, c’est très simple. Le marché veut rendre les choses compliquées et mystérieuses car cela fait vendre des petites gélules. Mais au final, c’est simple.
| Point 1 : utilisez le rhizome frais pour tout ce qui est prévention. En revanche, si vous avez une situation inflammatoire aiguë, par expérience, je peux vous dire que ce n’est pas la bonne forme. Dans ce rhizome frais, il y a 80 % d’eau ou plus, et au final d’un point de vue dosage, cela va vous coûter relativement cher. |
| Point 2 : le curcuma en poudre fonctionne, et les produits standardisés et concentrés à 95 % de curcuminoides fonctionnent aussi.
Il faudra par contre prendre beaucoup plus de curcuma en poudre que de produits concentrés. Mais la poudre est beaucoup moins chère. Il y a donc un compromis quantité/efficacité à faire entre ces deux formes. |
| Point 3 : si vous rajoutez du poivre, du gingembre et un corps gras à la poudre de curcuma, de l’huile d’olive par exemple, vous allez augmenter l’absorption des curcuminoïdes au travers de la muqueuse intestinale.
Avec un mélange curcuma, gingembre, poivre et corps gras, on va donc se retrouver quelque part entre les deux formes précédentes d’un point de vue coût, quantités et efficacité. |
Exemple de dosages
Pour comprendre l’efficacité des différentes formes, laissez-moi vous donner des plages de dosages.
| Pour le curcuma en poudre pour une condition aiguë, certains experts conseillent une cuillère à café bien remplie, c’est-à-dire environ 4 g, 2 à 3 fois par jour. Donc on est dans les 12 g de poudre par jour.
Certains experts en médecine Ayurvédique, comme K.P. Khalsa aux États-Unis, recommandent parfois jusqu’à 30 g par jour, ce qui fait beaucoup. Disons qu’en moyenne on est dans les 12 g par jour pour une condition aiguë. |
| Pour le mélange avec gingembre et poivre, vous avez peut-être vu sur mon blog que je vous propose ce que j’appelle le mélange 9-5-1, ce qui signifie 9 proportions de curcuma, 5 proportions de gingembre et 1 proportion de poivre.
Avec ce mélange, la dose efficace se situe entre les 6 à 8 g par jour. Donc des doses efficaces plus basses, environ la moitié de la dose précédente. Comment suis-jre arrivé à ces proportions 9-5-1 ? Au travers de l’expérimentation. Non ce n’est pas le seul mélange curcuma-gingembre-poivre qui fonctionne, vous pouvez mettre plus ou moins de gingembre, vous pouvez mettre moins de poivre si vous voulez. Je vous dis juste qu’avec ces proportions, cela fonctionne très bien comme anti-inflammatoire. |
| Si vous prenez un produit concentré à 95 % de curcuminoïdes, on va en général vous conseiller l’équivalent de 500 mg à 1 g de curcuminoïdes par jour, ce qui va faire peut-être 1 à 2 gélules par jour selon le produit. Donc on en prend beaucoup moins. Mais c’est beaucoup plus cher. |
Dans l’ensemble, la forme poudre, avec ou sans poivre et gingembre, va vous revenir moins cher.
Ce que j’aime aussi avec la forme poudre, c’est qu’on ne dépend pas d’un laboratoire et d’une forme complexe.
Un désavantage de la poudre : on se lasse rapidement du goût si on le prend à la cuillère. Au bout d’un moment tout a le goût au curcuma et on en a marre !
Vous pouvez donc mettre votre poudre en gélules comme je vous explique dans ma formation sur la fabrication de produits maison à base de plantes. Mettre en gélule va résoudre le problème de goût bien évidemment.
Je répète le message car il est très important : toutes ces formes fonctionnent, c’est pas une histoire où il y a la forme concentrée qui est efficace et pas les autres. C’est faux, et c’est largement prouvé par l’expérience ainsi que par les études car de nombreuses études ont été faites avec la poudre non concentrée.
Par contre, il faudra prendre beaucoup plus de poudre. Au final, personnellement, je reste, très souvent avec mon mélange curcuma, gingembre et poivre, parfois je prends juste avec la poudre de curcuma, cela va dépendre le contexte.

Durée de prise :
Si problème chronique, il faut prendre le curcuma sur le long terme, plusieurs semaines, puis lorsque l’inflammation baisse, on peut parfois faire une pause et reprendre lorsqu’on voit que l’inflammation revient. Mais dans l’ensemble on parle de prise tous les jours au long terme.
Dosages en prévention :
Je vous dirais qu’il n’y a pas de consensus pour la prévention.
Personnellement, je prends régulièrement une cuillère à café de poudre que je mélange avec un peu d’huile d’olive, je rajoute une pincée de poivre et je mange à la cuillère. Souvent je mets aussi la moitié d’un rhizome dans mon extracteur de jus, c’est très bien aussi.
Précautions pour le curcuma
- Si vous avez une inflammation digestive quelle qu’elle soit, pas de poivre dans votre mélange. Vous allez aggraver la situation. Et allez-y tout doucement avec le gingembre aussi ;
- Le curcuma vous est contre-indiqué si vous avez des problèmes d’obstruction biliaire ;
- Le curcuma peut interagir avec un traitement anticoagulant, faites attention.
- Attention la consommation de doses supplémentaires de curcuma, peut augmenter considérablement les niveaux d’oxalate urinaire, augmentant ainsi le risque de formation de calculs rénaux chez les individus sensibles (11)
Poivre et hyperperméabilité intestinale ?
Certains m’ont dit la chose suivante : ton mélange avec le poivre, ce n’est pas bon car cela va créer un problème d’hyperperméabilité intestinale.
Bien sûr que le poivre va augmenter la perméabilité intestinale ! C’est le rôle du poivre ici afin faire pénétrer plus de curcuminoïdes en circulation sanguine.
Mais c’est un effet temporaire.
Comme je vous ai dit auparavant, si vous avez déjà une inflammation intestinale, ne prenez pas la forme avec du poivre. Vous ne la supporterez pas de toute façon.
En revanche, ce mélange ne crée pas un problème d’hyperperméabilité intestinale chronique, sinon on n’aurait pas des centaines de personnes qui ont des maladies dégénératives et qui sont soulagés par ce mélange. Au contraire, le mélange avec le poivre aggraverait le problème.

Curcuma, note de la fin
Ne sous-estimez pas la puissance du curcuma. Mais dosez-le bien.
Et bien doser le curcuma, ce n’est pas en rajouter une pincée sur la fricassé de légumes. Oh que non !
C’est plutôt à la cuillère à café, voire à la cuillère à soupe. Je vous renvoie à la section de l’article sur les dosages…
Voir aussi mon coup de gueule : Le curcuma ne marche pas… vraiment ?
Références
Références :
(1) Reddy PH, Manczak M, Yin X, Grady MC, Mitchell A, Tonk S, Kuruva CS, Bhatti JS, Kandimalla R, Vijayan M, Kumar S, Wang R, Pradeepkiran JA, Ogunmokun G, Thamarai K, Quesada K, Boles A, Reddy AP. Protective Effects of Indian Spice Curcumin Against Amyloid-β in Alzheimer’s Disease. J Alzheimers Dis. 2018;61(3):843-866.
(2) Subramanian M, Sreejayan, Rao MN, Devasagayam TP, Singh BB. Diminution ofsinglet oxygen-induced DNA damage by curcumin and related antioxidants. Mutat Res. 1994 Dec 1;311(2):249-55.
(3) Jagetia GC. Radioprotection and radiosensitization by curcumin. Adv Exp Med Biol. 2007;595:301-20.
(4) De nombreuses études existent au sujet du curcuma et des inflammations de type ostéoarthrite, polyarthrite rhumatoïde, etc. Je ne peux pas toutes les citer, cela serait trop compliqué. En voici une comme exemple :
Akuri MC, Barbalho SM, Val RM, Guiguer EL. Reflections about Osteoarthritis and Curcuma longa. Pharmacogn Rev. 2017 Jan-Jun;11(21):8-12. doi: 10.4103/phrev.phrev_54_16. Review.
(5) Qureshi M, Al-Suhaimi EA, Wahid F, Shehzad O, Shehzad A. Therapeutic potential of curcumin for multiple sclerosis. Neurol Sci. 2018 Feb;39(2):207-214.
(6) Deshmukh RA, Bagewadi AS. Comparison of effectiveness of curcumin with triamcinolone acetonide in the gel form in treatment of minor recurrent aphthous stomatitis: A randomized clinical trial. Int J Pharm Investig. 2014 Jul;4(3):138-41.
(7) Mahattanadul S, Radenahmad N, Phadoongsombut N, Chuchom T, Panichayupakaranant P, Yano S, Reanmongkol W. Effects of curcumin on reflux esophagitis in rats. J Nat Med. 2006 Jul;60(3):198-205.
(8) Prucksunand C, Indrasukhsri B, Leethochawalit M, Hungspreugs K. Phase II clinical trial on effect of the long turmeric (Curcuma longa Linn) on healing of peptic ulcer. Southeast Asian J Trop Med Public Health. 2001;32(1):208–215.
(9) Dowlati Y, Herrmann N, Swardfager W, Liu H, Sham L, Reim EK, Lanctôt KL. A meta-analysis of cytokines in major depression. Biol Psychiatry. 2010 Mar 1;67(5):446-57.
(10) Al-Karawi D, Al Mamoori DA, Tayyar Y. The Role of Curcumin Administration in Patients with Major Depressive Disorder: Mini Meta-Analysis of Clinical Trials. Phytother Res. 2016 Feb;30(2):175-83.
(11) Tang M, Larson-Meyer DE, Liebman M. Effect of cinnamon and turmeric on urinary oxalate excretion, plasma lipids, and plasma glucose in healthy subjects. Am J Clin Nutr. 2008 May;87(5):1262-7. doi: 10.1093/ajcn/87.5.1262. PMID: 18469248.




414 réponses
bonjour je recherche du curcuma pour ma mère qui a des problemes articulaires mais elle a un calcul dans la vesicule biliaire qui n’a jamais était enlevé car pour le moment ça se maintient pensez vous que ce soit risqué de prendre du curcuma ? que pensez vous de la teinture mère? Merci de tous vos bons conseils
Bonjour Prat
le curcuma est aussi un stimulant du foie, et va l’aider à produire plus de bile, donc le risque de faire sortir le caillou du « bois » est à prendre au sérieux , si calcul avéré , je ne prendrai pas le risque, ou alors faites le en coopération avec votre médecin
Bonjour Christophe ,,
Mon médecin à diagnostiquer que j’ài la maladie de blasedow ya deux semaines est ce que vous avez un remède naturel pour moi . J’ai commencé un traitement avec carbimazole.
j’ai 39ans pas d’enfants j’ai fait une fiv au mois de mars 2018 qui était négatif. mon médecin ma conseillé de pas faire la 2eme tout de suite.
Merci beaucoup
À vous lire
Hm
Bonjour Hm, voir mon article ici :
https://www.altheaprovence.com/blog/hyperthyroidie/
Bon courage !
Bonjour Christophe,
Je vais essayer de planter du curcuma dans mon jardin, et si ça marche, faire ma propre poudre.
Vous me confirmez que la poudre, bien séchée, garde toutes les propriétés de la plante?
Merci pour votre réponse
Arnaud
Bonjour Arnaud
oui tout à fait
Bonjour Christophe,
Si l’ on n’utilise pas de poivre et de gingembre pour une meilleure assimilation du curcuma, quel est le rôle de l’huile d’olive seule?
Merci pour la réponse
Arnaud
Bonjour Arnaud
le corps gras (que ce soit huile d’olive, de coco, de beurre….) permet une meilleure biodisponibilité , car ses composants (dont les curcuminoïdes) sont liposolubles
Bonjour Christophe et Sabine, je viens d’acheter du curcuma en poudre dans un magasin bio que j’ai préparé avec du poivre noir et un peu d’huile d’olive. Je ne lui ai trouvé aucun goût. Est-ce que le produit serait de mauvaise qualité?
Merci beaucoup pour votre réponse.
Bonjour Elena
ha ce n’est pas bon signe, car on ne peut pas passer à côté du goût du curcuma (ni même de son odeur), donc je serais assez encline à penser que ce n’est pas un bon produit
Bonjour Christophe,
Hier et avant hier j’ai essayé un melange au lait d’amandes, gingembre frais râpé et curcuma frais râpé avec du miel. Le premier jour, apres ingestion grosse palpitation et grosse fatigue obligee de dormir pour calmer et repos complet. Une heure a peine apres lingestion grosse diarrhee et douleurs intenses intestinales. Le lendemain je réitère avec moins de gingembre parce que j’ai vu qu’il etait un cardiotonique. Pas de palpitations mais grosse fatigue et rebelote grosse diarrhée a plusieurs reprises et cette fois ci douleurs et diarrhée toute la journée. Je precise que j’ai la maladie de crohn sous traitement en corticoides depuis 7 ans sans interruption et je voulais essayer cette nouvelle approche parceque je souffre de douleurs lombaires et intestins depuis quelques mois suite a une infection du rein, mon immunité a du mal a se remettre je me sens constamment fatiguee. Peut etre auriez vous d’autres plantes a me conseiller ? Aujourdhui je n’ai pas réessayer le melange gingembre et curcuma de peur d’empirer mes douleurs. Merci d’avance et merci pour ce chouette blog
Bonjour Julia,
Pour un Crohn, surtout pas de gingembre ni de poivre. Du curcuma sec et en poudre, tout simple. Pas du frais, très fibreux, il peut irriter la muqueuse.
Bonjour Christophe,
merci pour votre vidéo très intéressante et toutes les réponses que vous donnez aux questions qui vous sont posées.
Vous dites dans votre vidéo qu’il ne faut pas prendre de curcuma (9-5-1) si on prend des anti-coagulants. Suite à 2 problèmes cardio-vasculaires (AIT et SVCR) je dois prendre du Kardégic 75 mg tous les jours. Suis-je « condamnée » à ne jamais pouvoir essayer cette recette miraculeuse ?
Merci d’avance pour votre réponse.
Bonjour Nathalie
il peut y avoir un risque d’hémorragie , le curcuma accentuant l’effet anti coagulant du médicament… donc il vaut mieux éviter, ou alors voyez avec votre médecin comment gérer les doses pour que ça ne devienne pas un problème
Bonjour, à priori en médecine ayurvédique, on se sert du curcuma pour faire des masques de beauté il s’agit là d’un très bon antioxydant, moi, j’ai adopté votre recette de crème anti-âge à la centella asiatica mais je voulais essayer d’en faire une de nuit avec du curcuma et de la canelle qu’en pensez-vous ? J’ai un peu peur car certains blogs disent que le curcuma est irritant et qu’il peut provoquer des plaques ou de l’eczéma ? Je voulais votre avis sachant que j’aurai mis dans la fabrication de ma crème 1 cc de curcuma + 1 cc de canelle + 1cc romarin ou He romarin. Problème ce sont des plantes fortes et j’ai peur de me lever le matin avec le visage plein de plaques rouges pour aller travailler !!! J’attends désespérément la sortie de votre dernier livre pour avoir quelques astuces en attendant je me questionne sur le curcuma toute une nuit sur le visage ?
Bonjour Stéphanie
le plus simple c’est de tester (par exemple au pli du coude ) pour voir votre réaction car tout le monde ne réagit pas de la même façon
Bonjour Christophe,
Concernant le curcuma,
Je suis sujet à hémorroïdes et bien que j’adore le poivre et le gingembre, j’essais de ne pas en prendre en trop grande quantité.
Doit on mettre les 3 ingrédients ( huile, gingembre et poivre), ou juste l’huile d’olive pourrait être suffisant?
Je saupoudre mes crudités de curcuma, d’un peu de poivre noir et de vinaigrette maison à base d’huile d’olive, huile de colza et de vinaigre de cidre ou balsamique? C’est bien?
Merci pour ta réponse et ton super site.
Arnaud
Bonjour Arnaud
Si vous souffrez d’hémorroïdes il vaut mieux éviter poivre et même gingembre (du moins en grande quantité) et oui vous pouvez utiliser le curcuma et l’huile d’olive sans problème
J’ai vu quelque part (!) que la transformation en poudre des épices pouvait impliquer l’utilisation de l’oxyde d’éthylène destiné à les aseptiser. Qu’en est-il de cette éventualité ?
C’est vrai, j’ai lu cela moi aussi. L’oxyde d’éthylène servait (sert toujours dans certains pays) à détruire bactéries, moisissures et champignons éventuels dans les épices.
D’après le cahier des charges de l’association européenne des épices (producteurs, importateurs, etc), voici ce que j’ai trouvé :
« La réglementation communautaire a interdit l’utilisation d’oxyde
d’éthylène comme fumigant. Cette interdiction est valable aussi bien
pour les matières premières traitées à l’oxyde d’éthylène au sein de
l’Union européenne qu’à l’extérieur (i.e l’utilisation de matières
premières traitées à l’oxyde d’éthylène avant importation est aussi
interdite) »
Ceci pourrait donner l’impression, donc, qu’en Europe, ceci est interdit.
Mais en toute franchise, je ne sais pas ce qu’il en est en réalité.
Merci de m’avoir répondu si promptement
.
L’oxyde d’éthylène a défié la chronique, il y a de cela quelques décennies. Il avait été utilisé dans des produits destinés à stériliser des biberons notamment. Je crois bien, d’ailleurs que certains bébés étaient même morts. L’interdiction viendrait de cette époque. Mais la question reste de savoir si les poudres d’épices importées sont indemmes de cet oxyde.
Quoiqu’il en soit, sachez que j’utilisé le curcuma, le gigembre ainsi que le poivre et que ce soir même, je confectionner ai votre recette 9-5-1.
Bien à Vous.
Bonjour ,
Je dois partir quelques jours , donc je me suis acheté un gellulier pour la forme plus pratique , donc suivant vos conseil pour mon cas , j’en étais à 12g de curcuma et 8g de bosweilia ce qui fait …32 gellules de 0g622 bien tassées , ça me parait difficile à prendre dans une journée , non ? dites moi
Merci d’avance
Toujours ravie de vos commentaires !
Bonsoir Jo
oui je sais ça parait beaucoup à avaler, si vous divisez en 4 ça vous fait 8 gélules 4 fois par jour, ça parait plus gérable 🙂
Bonjour ,
merci de votre réponse , je crois que je me suis trompée dans les quantités : c’est 4g de bosweilia et non pas 8 , ça m’en fera un peu moins …
bonjour, je vous fais par de mon expérience : j ai 62 ans et qqls problème d’arthrose , pouce et genoux. cette hiver j ai fais une cure de curcuma + gingembre ne connaissant pas les doses j ai fais « au pif » et pris deux fois par jour une cuillère à c dans un verre d’eau , pendant deux semaines . mes douleurs se sont bien estompés. depuis je recommence régulièrement . Merci pour les dosages se sera plus précis. pouvez vous nous parler de huile de Chai, ou de lin. j’en prend tous les matin une petit càc .je me suis aperçu que mon cerveau « fonctionnais mieux » MERCI
Bonjours,
Est ce que je peux ajouter le curcuma en poudre à mon vert de thé ou bien ça serait inutile puisque la poudre finirait au fond du verre
NAB: je suis sous levothyrox (hypothyroidie)
Merci
Bonjour Mounia
à ma connaissance il n’y a pas d’interaction avec le levothyrox, par contre comme toute plante ayant une action sur le foie, il est préférable de les prendre loin l’un de l’autre, oui vous pouvez rajouter du curcuma dans votre thé , le tout est de bien mélanger , (n’oubliez pas qu’avec peu de gras l’assimilation se fait mieux 🙂 )
Bonjour Christophe, la vésicule biliaire a été enlevée à mon beau frère récemment . Le chirurgien lui a fortement déconseillé de prendre du curcuma. Pourtant son foie n’est pas encombré et la vésicule ne peut plus s’obstruer. Peux tu préciser le mécanisme d’action du curcuma dans ce cas qui visiblement est dangereux?
Bonjour Muriel
Dans la première phase après l’opération il est déconseillé de prendre des plantes qui vont stimuler l’excrétion biliaire (dont le curcuma qui est certes un bon protecteur du foie mais aussi a une action qui stimule l’excrétion biliaire et donc dans ce cas d’opération il est inutile d’accélérer le processus), car la bile n’étant plus stockée dans la vésicule biliaire s’écoule directement du foie dans le duodénum et peut créer des irritations intestinales, causer des diarrhées, et difficultés à digérer les graisses,
Par contre la bonne nouvelle c’est qu’au fil des mois il va y avoir une formation d’une mini vésicule dans le reste du canal cystique, donc bien sûr ça ne sera jamais aussi efficace qu’une vésicule, mais quand même, et donc on va mieux digérer les graisses etc…
Bonjour Sabine
Merci pour cette réponse détaillée.
Bonjour Mr Christophe.
J’ai tellement aimé cet article sur le curcuma. Mais je voudrais savoir le rôle que jouer le curcuma sur la peau ( en cosmétique)
Merci pour tout.
Bonjour Dominique
le curcuma peut entrer dans des compositions cosmétiques (masque éclat de la peau : 1 cuillère à soupe de miel mélangeé avec 1 c.à soupe de curcuma en poudre et 2 gouttes d’he de gingembre,laisser 10mn et nettoyer avec de l’hydrolat de rose musquée)
le curcuma de par son pouvoir cicatrisant entre aussi dans des soins dermatologiques, attention quand même à la couleur orange 🙂
Bonjour,
Avec une forte inflammation de l’intestin, ok on prend juste 9/5 et et on oublie le poivre, mais alors quel est le dosage ideal par jour ?
Merci d’avance pour votre réponse.
bonjour Mounette
la même chose, le poivre étant vraiment minoritaire juste pour augmenter le pouvoir d’absorption
Bonjour Christophe, merci pour cette vidéo qui complète bien toutes les informations déjà très riches sur le mélange 9-5-1.
Je le pratique et le fait pratiquer avec grande satisfaction. Personnellement, je mélange la cuillère de 9-5-1 dans un verre de jus de fruit que je bois au milieu du repas. 1càc / jour donne déjà des résultats fabuleux de cette façon, et n’étant pas en contact prolongé avec le goût, difficile de s’en lasser. En plus, comme je sais que ça me fait du bien, j’ai très envie d’aimer 😉
Petite question: mon beau frère à qui on a enlevé la vésicule biliaire dit que le Curcuma lui a été formellement déconseillé par son médecin. Cette information est-elle bonne?
Si oui, et par ce qu’il souffre d’inflammation articulaire, que peut-on lui proposer? J’ai pensé à la reine des prés parce qu’il a aussi un œdème qui se forme au niveau du genoux (problème de ménisque en attente d’opération). Est-ce une bonne idée? autre piste?
Bonjour Muriel,
Dans les mois qui suivent une ablation de la vésicule biliaire, la personne peut avoir des diarrhées à cause de la bile qui s’écoule constamment et irrite la muqueuse. D’un côté, le curcuma serait contrindiqué car il stimule le foie à produire plus de bile. D’un autre côté, c’est un excellent antiinflammatoire de la muqueuse digestive.
Ensuite, une fois que la personne s’est adaptée à sa situation (plus de vésicule), les plantes qui stimulent l’activité du foie sont bien supportées et souvent bénéfiques.
Mais il faudrait comprendre le point de vue du médecin plus en détails avant de conclure, en particulier s’il s’intéresse aux plantes.
Pour une inflammation des articulations avec oedème, la reine des prés est effectivement excellente car elle est à la fois antiinflammatoire articulaire et diurétique.
Bonjour Christophe, Merci beaucoup.
Merci Christophe, ce point de vue de l’herbaliste sur le Curcuma est une belle respiration de nature dans ce monde du curcuma devenu une course technologique à l’efficacité théorique et au profit. (http://sante-vivante.fr/curcuma-bienfaits-naturels-optimisation-effets-privatisation-profit-confusion-information/)
Après une étude approfondie du sujet, entre efficacité qui nécessite une dose et une durée de vie suffisante, l’assimilation digestive si l’effet systémique est recherché, la facilité d’utilisation, et le prix… je ne sais toujours pas quoi conseiller !
Et quand l’effet recherché est la protection de muqueuse intestinale, l’assimilation doit être évitée pour optimiser l’action locale, mais il y a alors le problème du manque de stabilité de la curcumine concentrée…
Le plus juste serait donc de faire des jus de concentré de rhizome… qui apporte le totum et une curcumine stable dans son élément et semble adapté à toutes les situations. Mais nécessite d’en approvisionner des kilos !
Bonjour Christophe
Merci pour vos vidéos toujours passionantes. Mais quand est ce que vous vous deciderez à nous concocter vos propres produits envers lesquels nous aurons totalement confiance…
Moi je fais beaucoup de choses ..mais là je me sens incapable de faire les mélanges et du coup je ne sais pas où acheter le meilleur dosage…
Peut être ai je sauté une information..
Merci si vous prenez le temps de me répondre et bravo pour toutes vos recherches et les précieuses informations que vous nous donnez
Bonjour Mounier
Vous avez le mélange 9-5-1 de chez diétanat ( inspiré de la recette de Christophe et je précise aucun lien commercial ni d’intérêt)
http://etudes.cellinnov.com/lettre/facebook-curcuma-solution-siecle/
Bonjour Christophe, je m’interroge après lecture de cet article, qui est bien sûr commercial, mais les études citées sont véridiques, qu’en pensez vous?
Bonjour, je ne remets pas en cause ce type de produit, il fonctionne, on en prend moins mais c’est plus cher comme expliqué dans la vidéo.
Mais l’histoire qu’il faut prendre 15 kilos de curcuma par mois, désolé mais je ne souscris pas du tout car cela ne correspond pas à l’expérience pratique. C’est du bon marketing par contre.
Merci, je continue donc la poudre