Faire une teinture de plantes médicinales : la macération

La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.

La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.

Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.

Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.


Le solvant

Le type d’alcool

Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.

Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.

Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.

Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :

  1. La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
  2. Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
  3. Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.

Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.

La concentration

Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.

L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.

Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.

Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.

Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.

Les autres solvants

Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.

Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.


Préparation de la plante

Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :

  • Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
  • Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
  • Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.

Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :

  • On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.

Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.

Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :

Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?

Quelques commentaires à ce sujet :

  • Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
  • Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.

En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.

Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

Faire une teinture mère de plantes médicinales


La teinture par macération

1. Pour faire une teinture de plante sèche :

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
  • Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
  • Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
    • Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
  • Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
  • Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
  • Versez l’alcool par dessus ;
  • Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
  • Remuez bien tous les jours ;
  • Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
    • Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction
Faire une teinture mère de plantes médicinales : millepertuis
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum)

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
    • Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
    • Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
  • Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.

Conseils pratiques

Durée optimale d’extraction

J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.

Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.

Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.

Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.

L’alcool doit recouvrir complètement la plante

Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.

Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?

Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bacopa
Méthode 1 : un bocal fin et long est inséré à l’intérieur du bocal principal et fait pression sur la plante (parties aériennes de bacopa).
Faire une teinture mère de plantes médicinales : échinacée
Méthode 2 : un galet propre de rivière fait pression sur la
plante (racines d’échinacée)

Augmenter la surface de contact

Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.

Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : rumex crispus

Pressage

Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.

Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.
Faire une teinture mère de plantes médicinales : mini presse

Filtration

Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : filtrage

Quel type de bocal utiliser ?

Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bocaux

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal

Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.

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1 689 réponses

  1. Bonjour M. Bernard
    J’aimerais faire une teinture mère avec la mélisse fraîche et la camomille fraîche dans l’alcool 94%. Peut on mélanger les deux ensembles?
    En vous remerciant d’avance.

    1. Bonjour Marie-Chantal,
      Oui vous pouvez les mélanger, mais pour plus de flexibilité pour le futur je conseille toujours de les faire à part, au moins vous pouvez les utiliser seules ou les mélanger comme vous le voulez par la suite.

  2. pour info on peut enfin acheter de l’alcool pur à 90 sur internet, au litre; je ne veux pas faire de pub, je pense que chacun peut faire une recherche dans ce sens…

      1. Bonjour
        je vous donne le lien, vous verrez si vous souhaitez le laisser sur le site; pas de douanes pour des petites quantités, c’est inclus dans le prix; un certain nombre de produits sont réservés aux professionnels avec un No UTI
        dommage car il y a du bio et trés économique!!
        Il a aussi le cosmenol bio pour cosmétiques et parfumerie, accessible aux non pro mais par 10L
        http://shop.nadal-alcools.com/francais

        1. Bonjour. Il faut acheter librement de l’alcool à 95° en Espagne et c’est 15€ le litre environ. Par contre pour l’importation en France c’est réglementé !!

          1. Quand on habite en Auvergne on ne va pas faire ses courses en Espagne…En Italie aussi c’est différent et moins cher. On ne peut que regretter que l’Europe là dessus n’harmonise pas les conditions de vente des alcools; en France les taxes sont énormes et la réglementation inouïe, on a du mal à comprendre ces différences
            Cela éviterait du trafic d’avoir un système cohérent au niveau européen. Donc on fait comme on peut en attendant 🙂
            et le progrès est qu’on peut se procurer de l’alcool pur, bien que cher mais je n’en fais pas une grosse consommation…

        2. Bonjour,
          Je suis allée sur ce site il y a 2 mois environ, ils étaient en rupture de stock. J’ai finalement trouvé de l’alcool au Luxembourg, mais l’expédition est chère: 30 euros! ce qui fait le litre à environ 50 Euros.

  3. bonjour , je trouve tres interressant ctte facon de procéder pour utiliser au maximum les plantes.
    je désire réalisé une teinture mère avec des feuilles fraiches de Ginkgo Biloba. Pouvez me donner quelques conseils, je souhaite utilisé de l’alcool a 90 ou autre …
    merci

    1. Bonjour, pour le ginkgo, on arrive bien à le faire sécher et il reste stable, donc si vous voulez préserver votre alcool à 90°, vous pouvez faire sécher et utiliser tout simplement de la vodka avec les feuilles sèches, 500 ml pour 100 g de feuilles. Sinon, pour les feuilles fraiches, 200 ml d’alcool pur pour 100 g de feuilles fraiches coupées menu.

  4. Bonjour,

    Je viens de faire de la teinture mère d’achillé millefeuille avec alcool pur 94%. Je voulais faire par percolation mais vu mon trop petit contenant Perrier j’ai du la faire par macération. J’avais 100gr. de fleurs et 500 ml d’alcool. Es-ce que cela convient et quelle quantité de gouttes doit-on prendre.

    Merci à l’avance

    1. Bonjour, si la plante était sèche, ce qui était le cas vu votre taux de 1:5, il ne fallait pas mettre de l’alcool à 94°, c’est beaucoup trop fort, un alcool à 45° aurait été préférable pour utiliser l’eau comme solvant. L’alcool fortement titré n’est utilisé que pour la plante fraiche, auquel cas le taux est plutôt de 1:2. Pour les dosages, voir Materia Medica ici : https://www.altheaprovence.com/blog/materia-medica-michael-moore/

          1. Bonjour, Merci pour la réponse, J’ai pensé que peut être ajouter de l’eau à la finition de la teinture ce serait moins fort ?

  5. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article sur la teinture mère en macération. Je me suis lancée dans la teinture de soucis avec des fleurs fraîches et un alcool à 95°. Je n’ai pas coupé les fleurs. Est-ce que j’aurais dû le faire ? Si oui, est-ce que je peux encore le faire alors qu’elles sont déjà dans l’alcool?
    Merci par avance pour votre réponse et mes meilleurs messages

    1. Bonjour Claude,
      Faites-le maintenant, il n’est pas trop tard, vous augmenterez la surface de contact entre la plante et l’alcool, ceci permet une meilleure extraction. Si vous avez un blender, vous pouvez aussi faire tourner quelques secondes et faire une purée, puis laisser macérer encore 1 semaine.

    2. Il me semble avoir déjà répondu, je ne me souviens plus. Ceci peut être un doublon. Oui vous pouvez toujours le faire maintenant et oui il aurait fallu le faire d’abord, mais il n’est pas trop tard pour le faire.

  6. Très intéressant de vous lire ainsi que les intervenants. Aujourd’hui j’ai fait la cueillette de la prèle, achillée millefeuille et chardon marie à l’état sauvage, près d’un lac ici au Québec.

    Je voudrais faire des teintures mères avec ces plantes, surtout le chardon marie que j’ai cueillis en branches. Pouvez-vous me conseiller? merci d’avance.

  7. Bonjour,

    Je vous remercie pour ce site ! Je souhaite faire de la teinture mère de sauge, est-ce que je peux l’utiliser sèche ? Un grand merci pour votre conseil,

    Salutations,
    Syndie

      1. Je vous remercie pour la rapidité de votre réponse ! Ma sauge est fortement aromatisée oui. Je viens de la faire sécher. Par contre, mauvaise surprise, même en tassant bien, il n’y avait que la moitié de mes feuilles dans l’alcool. J’ai donc doublé la quantité d’alcool pour pouvoir bien tout recouvrir. Est-ce que j’aurais dû hacher finement mes feuilles séchées ? Autre question: Est-ce que je peux rajouter la même quantité de feuilles séchées après plusieurs jours de macération pour arriver enfin au bon rapport 1:5 ? Ou est-ce fichu ? Je dois refaire sécher une grande quantité de feuilles car j’avais tout mis pour ce premier essai. Un immense merci pour votre précieuse aide !

        1. Il vous faut regarder la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=H-V9Fj8siZo
          Oui il faut toujours couper très finement les plantes fraiches ou sèches avant de les mettre en macération. Oui vous pouvez rajouter des feuilles afin de plus concentrer la teinture après plusieurs jours de macération. Mais il vous faudra un moyen de lester la plante, une pierre propre et un peu lourde devrait faire l’affaire. Et puis si vous n’avez pas exactement le 1:5 ce n’est pas bien grave non plus, la teinture sera toujours bien aromatique.

          1. Bonjour,

            Après beaucoup de recherches au sujet de l’utilisation des plantes aromatiques (ici, en cuisine), je suis (enfin?!) tombée sur votre site : le jour et la nuit en matière de qualité des informations!! Merci!!

            Une question concernant l’oxydation des plantes (j’ai essayé d’éplucher le fil de conversation pour voir si cela n’avait pas déjà été abordé, je ne crois pas avoir trouvé…): est-ce que les plantes ne s’oxydent pas également en les coupant? Pourquoi ne pas les laisser entières dans l’alcool? Et si on les presse dans l’alcool, vont-elles s’oxyder de la même manière que si on les coupe?… Je crois qu’on a bien dû apprendre ça dans le cours de biologie du collège mais malheureusement peu de choses en sont restées.

            1. Bonjour Laura
              c’est sûr qu’il y a un risque plus grand d’oxydation en les coupant et en les laissant à l’air libre , mais plongées dans l’alcool non, par contre si vous en laissez flotter à la surface oui il y a risque d’oxydation.
              en les coupant on augmente la surface de contact et donc une meilleure extraction des constituants
              on peut les passer au blender quand elles ont macéré un temps et les laisser reposer en faisant attention qu’elles ne restent pas en surface.

  8. Bonjour et un grand merci pour votre site et le partage de toutes vos connaissances.
    Je viens de faire un macérat alcoolique de millepertuis dans de l’alcool à 95° avec des plantes fraîches (et non quasi fraîches). Est-ce juste ou est-ce qu’il faut absolument les faire en partie sécher avant ? ça fait maintenant une semaine que mes plantes macèrent (la macération est devenue rouge presque instentanément. Je n’arrive pas trop à déterminer le bon moment pour filtrer. Comme l’alccol est à 95°, je pense que les propriétés sont libérées très rapidement (dans les heures qui suivent). Est-ce juste et est-ce que j’aurais déjà dû filter ma préparation ? A combien de temps estimez-vous qu’une macération de plantes de millepertuis fraîches soit prête ?
    Merci beaucoup pour votre réponse et mes meilleurs messages.

    1. Bonjour, vous avez bien fait d’utiliser le millepertuis frais, vous avez accès à de l’alcool pur (non dénaturé j’espère, de l’éthanol de consommation) et donc vous pouvez vous le permettre. Dans mon expérience, au bout de 10 jours, une teinture de plante fraiches est bonne à filtrer. Attendez encore quelques jours. Ce que vous voyez en rouge, c’est l’hypericine, mais vous avez des centaines d’autres constituants, certains sont moins rapides que d’autres à être extraits. Une dizaine de jours et vous êtes OK pour filtrer votre millepertuis. Vous pouvez laisser plus longtemps bien sûr, pas de problème.

  9. Bonjour

    Un grand merci pour vos précieux conseils !
    J’en suis à la presse de mon millepertuis; est-ce qu’un extracteur de jus ou une centrifugeuse peut faire l’affaire ?
    Merci merci

  10. Bonjour,

    j’étais inscrit à l’atelier des plantes et pour le plantain, je ne sais plus si elle doit être fraîche ou sèche

    merci
    René

  11. Bonjour,
    Merci pour tous ces précieux conseils, j’ai des problèmes de circulation et je voudrais faire de la teinture de marron d’inde. je vais les ramasser, faut-il les faire sécher, les concasser ?
    quel alcool utiliser ? j’ai vu que le marrons peuvent être toxiques, quelles sont les précautions à prendre ?

  12. Bonjour,
    Super article!
    une petite question concernant la récolte de racines d’orties. Les racines sont très en profondeur, difficile à récupérer, en fait on tombe surtout sur des tiges traçantes souterraines. Peut t’on considérer ces dernières comme la ‘partie racine’ (sachant qu’il y a quelques petites racines qui se développent à partir de ces tiges) ?
    Merci d’avance pour vos précisions.

  13. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour informations concises et précieuse sur la macération. Je voulais vous demander : comment peut-on concentrer davantage les principes actifs de l’alcoolature. J’ai l’idée suivante :faire évaporer mon extrait à l’isopropanol ou alcool isopropylique (ou même alcool pur 90°) en partie. Par exemple faire évaporer de moitié me permettra-t-il de réduire le dosage par deux ?
    Merci de me donner la faisabilité de cette entreprise.

    Corentin

    1. Bonjour Corentin,
      Oui on peut effectivement faire évaporer l’alcool, mais attention que la teinture ne contienne pas de substances aromatiques, sinon bye-bye.
      Donc pas pour les plantes aromatiques.
      Et oui, on peut concentrer et réduire le dosage, mais l’évaporation doit se faire très lentement. Pour faire un extrait sec par exemple (évaporation totale), on vaporise la teinture sur de grandes surfaces. C’est une méthode industrielle. Pour du fait maison, un bain marie suffira.
      Mais je me répète, pas pour toutes les plantes.

  14. Bonjour
    Au détour d’une promenade je découvre un champs de coquelicot.
    Je sais comment utiliser les fleurs, en sirop. Mais… les graines ?
    Une teinture mère est-elle possible ?
    Merci

    1. Bonjour, je ne sais pas, je n’ai jamais essayé. Je ne pourrais pas témoigner de sa puissance par rapport à d’autres de la famille. Pour les pétales, oui, le sirop définitivement.

  15. Bonjour Christophe, comment savoir quelles sont les plantes à utiliser en TM, infusions ou gellules, notamment pour soulager la polyarthrite rhumatoïde.
    Par ailleurs, j’ai fabriqué de la teinture-mère de racines d’ortie suivant vos indications. Super!
    Merci pour vos précieux conseils et bonne journée
    Yentl

    1. Bonjour, pour savoir quelle forme pour quelle plante, c’est plutôt éparpillé à droite et à gauche dans certains ouvrages, l’information n’est pas facile à trouver, et par dessus tout ceci vous allez trouver les opinions des différents auteurs. Bref, je n’ai hélas pas de réponse rapide à vous fournir, mais effectivement il faudrait que je m’attelle à un tel ouvrage un de ces jours…

      1. pour soulager l arthrite rhumatoide avec l ortie moi qui en souffre je vous conseille de la teinture de chardon marie en complement . sa fait un bien fou 😉

  16. Bonjour,
    Je souhaiterais faire une teinture de chélidoine, avec les racines. J’en ai plein mon jardin et j’ai justement des verrues…Faut-il faire sécher la plante avant ou pas ? Et quel alcool vaut-il mieux employer?
    D’avance merci pour vos conseils et vos articles

    1. Bonjour Sophie,
      Pour une utilisation externe sur les verrues, je vous conseille vivement :
      – d’utiliser la plante fraiche et non sèche
      – d’utiliser de l’alcool pur ou faute de pur à minimum 80°
      Vous pouvez la plante fraiche en petits morceaux (le plus petit possible, c’est important), vous utilisez ensuite 200 ml d’alcool pour chaque 100 g de plante (ou un peu plus, il faut arriver à recouvrir la plante avec l’alcool).
      La teinture sera prête au bout de 2 semaines.

    1. Je pense oui, en général on fait plutôt soit une distillation où l’on récupère l’hydrolat (la fameuse eau de fleurs d’oranger), soit une simple infusion avec les fleurs achetées en herboristerie. Mais je suppose que l’on peut faire une teinture, je n’ai jamais essayé mais la partie aromatique sera bien extraite par l’alcool.

  17. Bonjour Christophe,
    Je récolte du bouillon-blanc pour un ami qui a lancé une entreprise d’herbes sauvages à fumer.
    Pour l’instant il me demande d’arrêter alors j’ai pensé en faire de la teinture mère. Le même jour ma voisine me montre plusieurs teintures qu’elle a faites il y a 13 mois mais sans vraiment remuer les pots. Pensez-vous que des tentures qui ont traînées dans une armoire sont encore viables.
    Merci

    1. Bonsoir Olivier,
      Oui mais en principe on s’assure que la plante n’ait pas été en contact avec l’air. Il faut que l’alcool recouvre bien la plante. Sinon la plante s’oxyde à l’air, et cela donne une couleur noirâtre à la teinture et un goût déplaisant. Si cela est vérifié, votre teinture sera toujours bonne et même probablement excellente. Si le taux d’alcool était suffisant bien sûr, sinon, si taux d’alcool trop bas, une teinture peut tourner. Vous savez quel alcool a été utilisé ? Bouillon blanc frais ou sec mis en macération ?

  18. Bonjour Christophe,
    Je suis fan de votre site très riche et qui reflète votre passion pour les plantes comme pour la transmission de votre connaissance en la matière. Novice, j’apprends la théorie, auprès de vous, avant de me lancer, notamment dans les alcoolatures.
    Voici ma question :
    Je possède depuis 15 ans un bidon de 10 litres d’alcool pur qui appartenait à mon père, médecin biologiste. Conservé dans les meilleures conditions. A l’olfaction, aucune odeur. Existe-t-il un test pour s’assurer qu’il a gardé toutes ses qualités ?
    En vous remerciant de votre réponse,
    Sylvie

    1. Bonjour Sylvie,
      Ce qui nous intéresse ici c’est surtout son degré d’alcool. Et pour mesurer cela, vous pouvez acheter un alcoomètre qui, je pense, ne doit pas coûter bien cher. Une fois le degré d’alcool connu, cela vous permettra de faire les bonnes dilutions pour faire vos teintures.

      1. Bonsoir Christophe,
        Merci pour cette réponse dominicale claire et rapide. Je vais m’empresser d’acquérir cet alcoomètre.
        A bientôt

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