La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Christophe, merci, merci, merci beaucoup pour cet article, muchas gracias por este (y todos) tus articulos!! Argentina
Bonjour,
Quelle différence y a t-il entre une teinture mère et une macération alcoolique?
Merci pour toutes les précieuses informations que vous nous communiquez à travers ce site 🙂
Fanny
Bonjour Fanny
Dans une approche puriste , l’appellation teinture mère est réservée aux préparations homéopathiques et est la base pour la fabrication des dilutions homéopathiques, c’est une alcoolature codifiée pour obtenir un rapport 1/10 où 10g de teinture mère correspondent à 1g de plante fraiche (et souvent nous employons ce terme de façon erronée)
Une macération alcoolique est une préparation d’alcool et de plantes , soit alcoolature si plante fraiche ou teinture si plante sèche
Bonjour
Afin de réaliser un alcool à 50°, est-il possible de mélanger de l’alcool à 96° et de l’eau?
Merci!
Bonsoir Louise
tout à fait , vous avez ce que l’on appelle les tables de dilution comme par exemple celle de Gay-Lussac qui vous donne les quantités d’eau pour diluer http://www.fnsrpe.com/downloads/table_dilution.pdf
Merci beaucoup pour cette réponse précise!
bonjour
vous parlez d’une presse hydraulique pour presser les marcs
pourriez vous me dire quel type de presse convient ,puissance, modele, marque
je serai interréssé
merci
olivier
almeras.olivier@wanadoo.fr
06 14 11 17 80
Bonjour Olivier
ce sont des presses que l’on ne trouve pas encore en France dixit Christophe , on peut trouver à quoi ça ressemble en cherchant sur internet à « tincture press » et vous aurez une idée
Je possède un ginkgo biloba et je voudrais en préparer un extrait hydro-alcoolique pour en faire une cure à base de gouttes quotidiennes.
Quelles sont les quantités à utiliser pour réaliser cet extrait ?
Posologie ?
Merci
Bonjour JP
avec des feuilles sèches et un alcool à 60° vous faites le rapport 1:5 (pour 100g de plante / 500ml d’alcool )
Merci Sabine
La littérature pharmaceutique établit un distinguo entre « teinture mère » et « extrait hydro-alcoolique ».
Les solvants sont évidemment les mêmes (eau et alcool), mais pour une cure, il semble qu’il es préférable d’employer un extrait hydro-alcoolique dont les proportions sont différentes.
Pour le ginkgo, l’extrait hydro-alcoolique standardisé correspond à la référence EGb 761
Quelles sont svp, les proportions feuilles sèches/alcool concernant cette référence ?
Car ceci n’est pas précisé.
Merci à l’avance
bonjour JP
si l’on veut être précis :
– alcoolature, terme réservé à la plante fraiche
– teinture mère, terme réservé aux préparations homéopathiques, on ne traite pas de celle là sur le site , même si parfois le terme teinture mère est employé de façon erronée
– et la teinture « classique », donc pour faire une teinture si plante sèche ( voir Moore) proportions alcool à 60° 1:5
Pour l’alcoolature de ginkgo, feuilles fraiches alcool à 80° 1:2.
ici nous ne faisons pas de formules de laboratoire mais que des préparations maison
Bonjour et merci pour toutes ces formidables perles de savoir.
je n’ai pas tout à fait compris le rôle de la plante « quasi-fraîche » par rapport à la fraîche.
La plante quasi-fraîche est-elle là lorsque nous manquons d’alcool pur à 90-96* ? Auquel cas la plante perd un minimum de ses propriétés?
La teinture de plante fraiche obtient entre autre une meilleure conservation qu’une teinture de plante quasi-fraîche?
Et finalement la conservation d’une teinture de plante sèche peut-elle être moindre ou cela depend uniquement de la stabilité de la plante au séchage?
merci encore pour vos réponses si limpides.
bonjour Xavier
– oui exactement on fait cette préparation quand pas accès à l’alcool pur ; c’est une teinture qui va avoir une qualité équivalente à la teinture de plante fraiche, peut être légèrement moins bonne, mais à peine.
– Tout dépend du degré d’alcool final qu’il y a dans la teinture… mais normalement les deux préparations se conservent bien
– la conservation comme je le disais dépend du degré d’alcool , c’est pour ça que pour une plante fraiche (avec un certain taux d’humidité ) il faut un alcool fort car l’eau de la plante va venir diluer l’alcool et faire baisser son degré
Salut Monsieur, vous êtes vraiment inspirant.
J’ai voulu savoir l’efficacité de huile d’olive dans l’extraction des huiles essentielle a partir des plantes aromatiques séchés et broyées et la durée optimale de macération huileuse pendant une saison froide.
Bonjour
l’huile d’olive va extraire un petit peu des huiles essentielles des aromatiques , si vous faites votre macération en hiver ,il faut quand même maintenir votre macérât à la chaleur
Merci Sabine mais a partir de l’experiencec on a pas besoin de chauffage deja pendant 6 jours l’arome de la plante est devenue dominante vis a vis l’arome de huile d’olive mais j’ai voulu savoir le temps minimale necessaire pour arriver a extraire la quntite maximale des actifs y inclus HE . Ainsi la pourcentage de ses actifs dans la solution filtree.
bonjour
l’huile extrait un peu de tout y compris les molécules aromatiques , par contre rien à voir la concentration liée à la distillation, et je n’ai aucune idée du pourcentage d’huile essentielle que l’huile d’olive peut extraire (si j’ai l’info , je reviendrai vers vous )
C’est tres gentille Sabine de meme pour vous si je trouverai une nouvelle.
Bonjour, je souhaiterais faire une teinture mère de laminaria digitata. Je me demande sous quel fome la faire ? PLante sèche ou fraiche ? et dans quels proportion d’alcool et d’algues la réaliser ?
Merci d’avance pour vos précieux conseils.
Bonjour Benjamin,
Je ne sais pas trop, je n’ai jamais essayé, mais si je devais la faire : plante sèche coupé le plus finement possible (et même pourquoi pas en poudre au moulin à café). Puis alcool à 40°, je pense que cela suffira largement. Proportion 1:5.
Bonjour,
Tout d’abord merci pour cet article !
J’essaye actuellement de réaliser une teinture mère de Bourse a Pasteur (sechées), quel genre d’alcool dois-je utilisé ? Et avec cette technique qui parait tres simple, puis je obtenir les resultats medicinaux d’une teinture mère du commerce ?
Merci d’avance
bonjour Camille
pour la plante sèche alcool à 50° 1:5 , pour la qualité de la teinture tout va dépendre de la qualité de votre plante
Bonsoir,
Merci pour votre site très documenté et instructif.
Dommage que votre livre ne soit plus disponible à ce jour. J’ai pourtant cherché à me le procurer par tous les moyens!
J’ai une question toute bête concernant la macération alcoolique.
Si dans les préconisations il est marqué de laisser macérer 2 semaines dans de l’alcool à 45°, cela peut il correspondre à laisser macérer 1 semaine dans de l’alcool à 90° ?
La percolation semble donner de meilleurs résultats que la macération. Cependant si on ne dispose que de peu de matière, genre une dizaine de gramme, la percolation me semble difficile.
Est ce que je me trompe?
Ou alors faut-il se rabattre sur la macération, ou attendre une année pour une cueillette plus importante ?
Merci de votre réponse
Bien cordialement
Bonjour Brioso
– non le degré d’alcool ne correspond pas au temps de macération , il correspond aux constituants de la plante et si fraiche ou pas
– les petites quantités sont toujours plus compliqués à travailler , surtout pour les plantes fraiches, si plante fraiche 10g c’est 20ml d’alcool pas facile à recouvrir et à maintenir dans l’alcool, si plantes sèches 10g pour 50ml , un peu moins embêtant , vous pouvez prendre un petit récipient plus haut que large question de pouvoir tasser la plante et permettre à l’alcool de la recouvrir; pour la percolation : 10g de plantes pulvérisées , imaginons que cela vous donne approximativement un volume de 50ml , cela vous ferait au total 100ml d’alcool moins la quantité d’alcool pour imbiber la plante c’est à dire qu’il vous resterait environs 34ml pour faire la percolation ….mais pourquoi pas 🙂
Bonjour,
j’aimerai fabriquer un teinture mère d’harpagophytum, et pour ce faire j’aimerai savoir quelle est la partie de la plante que je doit utiliser, si elle doit être fraiche ou sèche et quel est l’alcool le plus approprié?!?
je vous remercie par avance pour votre réponse, et pour vos articles des plus intéressants!
Gill
Bonjour Gill
– ce sont les tubercules bulbeux qui sont utilisés
– sèche , on fait une teinture concentrée c’est à dire 1:2 (pour 100g de racines séchées ==> 200g d’alcool à 60° )
merci Sabine pour votre réponse rapide et complète, il ne me reste plus qu’à trouver ces racines…
Gill
Bonjour,
Je voulais savoir s’il était possible d’extraire les saponines de la saponaire et de les conserver dans une teinture afin de les utiliser ultérieurement comme un shampoing en diluant avec de l’eau ? Je ne sais pas si la teinture est la forme la plus adaptée à mon utilisation ?
Je souhaiterais faire de même avec les autres plantes que je veux ajouter à mon shampoing, comme l’ortie, l’hibiscus ou le thym.
Merci !
bonjour Siku
La teinture n’est définitivement pas la forme la plus adaptée. Par contre les teintures de plantes riches en saponosides moussent. vous mettez de la teinture de réglisse dans une bouteille d’eau que vous secouez, ça mousse. Maintenant, pas comme un shampoing. Donc en gros – possible, mais jamais testé, donc je ne sais pas si pouvoir moussant suffisant. Et l’alcool va assécher le cuir chevelu.
Bonsoir,
Je viens de récolter 38gr de feuilles de verveine citronnée fraîchement cueillies, que j’ai dilué dans 80ml d’alcool à 96°, cependant même en utilisant une cafetière à poussoir et en pressant un maximum, cela ne recouvre pas complètement les feuilles. Dois-je attendre 24heures et passez le tout au blender ou dois-je rajouter un peu d’alcool pour vraiment couvrir les feuilles ? Si oui jusqu’à combien puis-je rajouter pour que la teinture reste efficace ? Je pense avoir respecté les indications du livre 100 gr de plantes pour 200ml d’alcool (1;2). Belle soirée.
bonjour Eve , effectivement lorsque très peu de plante , difficile de la presser pour que l’alcool la recouvre , du coup il faut rajouter un peu , rajoutez juste ce qu’il faut pour que la plante ne reste pas à l’air et ne s’oxyde, ce n’est pas optimal mais mieux que rien.
Bonjour et merci pour cet article très pédagogique et intéressant!
je viens de lancer une macération de racines de rumex obtusifolius pour en faire une teinture mère: pour 200 gr de racine j’ai mis 1L00 de rhum à 55°. je vais laisser la préparation à macérer à l’abri de la lumière pendant 1 mois. j’espère que mon dosage sera efficace….
Ainsi j’espère préparer un bon remède pour ma famille et amis pour lutter contre l’intoxication à l’aluminium, molécule néfaste pour le corps humain et très difficile à éliminer sans rumex obtus!
Puisque les vaccins à l’alu sont sur le point de devenir obligatoires et que -peut-être- les chemtrails l’épandent massivement, il ne reste plus qu’une solution: se dépolluer le corps…
Bonjour et merci pour vos articles ainsi que pour toutes les précisions apportées dans les commentaires.
Je souhaite faire ma première teinture mère avec la propolis récoltée il y a peu dans mes ruches.
J’ai lu vos préconisations sur le rapport 1:5 et sur l’utilisation d’un alcool à 96° que je me suis procuré.
J’aimerai connaitre, une fois la propolis dissoute ou comme vous le précisez, une fois la teinture mère saturée avec quelques blocs non dissous, le temps de conservation de cette préparation et s’il faut filtrer ou non pour la conservation ou pour la consommation.
J’aimerai aussi connaître les doses journalière et les modes d’administration (mélangée à du miel comme pour une huile essentielle par exemple ?) .
Merci d’avance !
Nicolas
Bonjour Nicolas
– vous pouvez conserver la teinture mère plusieurs années (à l’abri de la lumière ), vous pouvez filtrer (je prends un tissus très fin réservé à cet usage) et s’il reste de la résine non dissoute , vous pouvez recommencer une macération en rajoutant de l’alcool , ça fonctionne bien
– en interne 5 à 15 gouttes dans un peu de miel , en général il n’en faut pas beaucoup (vérifier à ne pas être allergique) , ensuite tout dépend de l’usage que vous voulez en faire.
Merci je vais essayer !
bonjour
je voudrais savoir s il est possible d utiliser une teinture -donc avec de lalcool- dans des produits cosmetiques ou autres.
une fois la teinture melangee dans du gel par exemple,l alcool s evapore.donc ma question :reste t il assez d actifs dans le produit fini.
merci
Bonjour Lucie
oui il est tout à fait possible de rajouter une teinture dans une préparation de crème , entre 10 à 20 % de la phase aqueuse, pas plus car l’alcool est très asséchant pour la peau.
je ne crois pas que l’alcool va s’évaporer (à vérifier )
Bonjour Christophe,
Tout d’abord merci mille fois pour ce partage passionnant, je démarre dans ce procédé, et je souhaiterais faire une teinture mère de marron d’inde.
Est-ce possible de le faire avec de la vodka ? (comment trouver de l’alcool à 95° non dénaturé? pour plantes fraîches? )
Y A T il quelques précautions à prendre par rapport à ses composés toxiques ?
Je vous remercie beaucoup par avance pour votre réponse.
Mily
bonsoir Mily
le degré d’alcool de la vodka me parait un peu léger, on trouve dans les grandes surface de l’alcool pour fruit à 40° et parfois même à 50° (plus rare) , mais si vous n’avez pas mieux , faites tout de même c’est mieux que rien
Pour la toxicité, cela va dépendre des ouvrages que vous consultez et les pays. On peut estimer que 10 gouttes de teinture 3 fois par jour combinées avec du fragon et de l’hamamelis font très bien l’affaire pour des problèmes de circulation sanguine.
Quant à trouver de l’alcool pur , c’est très compliqué en France ….je ne sais pas vous répondre , essayez de voir avec votre pharmacien , parfois ils acceptent de vendre de l’alcool à 90° non modifié …
Bonjour,
Merci pour cet article très bien détaillé et documenté comme toujours.
J’ai fait au printemps une teinture de fleurs et feuilles d’aubépine. Il me semblait que l’on pouvait à l’automne compléter par une teinture faite à partir des baies d’aubépine et que l’on pouvait mélanger les deux teintures. Malheureusement, je ne retrouve l’article concernant l’utilisation de baies.
Pourriez-vous svp mindiquer la méthode?
Merci.
Bonjour. Vous pouvez passer les baies sèches au moulin à café puis vous teinturez d’une manière classique avec de l’alcool à 45°, ça suffit (500 ml pour 100 g de baies sèches et moulues). Vous pouvez ensuite mélanger avec la teinture des sommités fleuries. J’en parle dans ma fiche de plante sur l’aubépine.
Merci Christophe pour votre réponse mais aussi pour votre lettre et votre site que j’apprécie énormément.
GB
Bonjour Christophe,
On m’a rapporté, pensant bien faire, de l’alcool à 96° du Portugal. Sauf que c’est de l’alcool dénaturé… (96% ethanol, 0,25 % Cetrimida)
Est-ce que je peux au moins l’utiliser pour désinfecter mes ustensiles pour des préparations qui pourraient être prises en interne?…
Merci!!
Bonjour, je n’aime pas trop ce genre de produit même pour désinfecter personnellement… Mais bon, le cétrimide est une substance désinfectante, l’éthanol aussi, donc si faire bouillir pour désinfecter n’est pas une option, j’utiliserais un peu de cet alcool effectivement.
Bonjour à vous 🙂
D’abord, je voudrais vous dire un immense merci pour cet incroyable partage de connaissances que vous offrez ici, je trouve votre démarche vraiment géniale et tellement rare, je tenais à vous le dire.
J’ai acheté deux de vos livres, j’en suis ravie, étant productrice de plantes depuis peu, ils font partie de mes indispensables.
Au sujet des teintures/alcoolatures, je me posais deux petites questions, auxquelles vous pourrez peut être répondre :
– Je souhaite mélanger des alcoolatures avec de l’hydrolat, pour 1/ faire baisser le taux d’alcool sur le produit fini, 2/ ajouter un intérêt supplémentaire à la préparation.
L’idée est d’arriver à un taux max d’alcool de 15%, donc pensez vous que je puisse utiliser la table de mouillage habituelle, et remplacer l’eau par de l’hydrolat?
– Deuxième petite question : si je fabrique un élixir, avec une ou des alcoolatures et un sirop de plantes au miel, comment je peux calculer le taux d’alcool final, une fois le sirop ajouté?
J’ai fait des recherches sur le sujet, mais je ne trouve pas de réponse précise.
Le sirop ajouté aura-t-il la même capacité de « mouillage » qu’une eau neutre ou qu’un hydrolat? En d’autres termes, peut-il être considéré comme un « diluant »…
Instinctivement il me semblerait que oui, mais je ne suis pas sûre.
J’espère que vous aurez mon message car le post n’est plus tout récent!
Merci d’avance
Bonjour Gaby,
– En principe, il ne faut pas descendre en dessous de 25° de titrage pour assurer une bonne conservation. Ce que je ne sais pas, c’est l’effet conservateur additionnel des hydrolats. Certains sont clairement antibactériens, mais ce mélange va-t-il suffire pour une longue conservation, je ne sais pas. Le titrage me parait un peu faible. Je pense que la table de mouillage est utilisable, mais là encore pas 100% sûr.
– Votre question sur le sirop… je ferais un simple calcul de dilution, mais peut être que je me trompe car on ne parle pas d’eau ici. C’est possible. Prenons une bouteille de 100 ml constituée de 90 ml de sirop (substance aqueuse et sucre) et 10 ml de teinture à 45°. Je serais tenté de dire que la dilution finale est de 4,5°. Mais c’est peut être beaucoup trop simpliste comme calcul…
Merci beaucoup pour votre réponse.
J’ai trouvé entre temps d’autres pistes qui vont aussi pouvoir m’aider, et je pense aussi régler ma question (existentielle!) du % d’alcool…
Je vais faire des essais, pour tester, je verrai bien quelles sont les réactions.
Bonne soirée à vous