La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Bonjour CHRISTOPHE
J’aimerai faire de alcoolature d’ail. Pouvez vous me donner la proportion d’ail et d’alcool et le modus operendi. Merci
bonjour
ail frais taux alcool pur (96° ou 95°) proportion 1 volume de matière et 2 volumes d’alcool (1:2 ) et suivre le protocole indiqué dans l’article
Bonjour,
Une Extraordinaire base de données! Je me régale.. Merci pour nous offrir toutes ces connaissances et toutes ces réponses.
Je souhaiterai faire une teinture mère de Safran. Pouvez-vous me conseiller ?
J’ai lu, aussi, que l’on pouvait utiliser les pétales frais , partiellement, dans certaines préparations? Avez-vous une idée de comment utiliser ces petales dans d’autres préparations?
Merci et encore Merci.
Marie, horticultrice et productrice de Safran .
Bonjour Marie,
On m’a déjà posé la question ici : https://www.altheaprovence.com/blog/faire-une-teinture-mere-maceration/#comment-14759
Ma réponse est juste en dessous (tout en bas dans les commentaires de ce même article)
Bonjour Christophe,
Merci de partager avec nous toutes ces belles connaissances.
Je me posais une question, quelle est la différence entre une teinture, une TM, une alcoolature et un alcoolat ? Peut-être sauriez-vous répondre à cette question un peu particulière mais pas évidente pour tous !
Je vous remercie.
Bonjour Johanna
pour faire simple (car souvent chacun apporte des définitions plus ou moins nuancées et plus techniques et donc que les puristes me pardonnent)
une teinture = une alcoolature ou extrait hydroalcoolique avec plante fraiche
une teinture mère = teinture ac plante sèche (la teinture mère homéopathique est une tm très codifiée un peu différente de celle dont on parle ici)
un alcoolat (si on prend la définition c’est une distillation d’une macération de plante , mais souvent selon les écrits les définitions changent un peu , ou carrément employé pour parler d’une teinture
Bonjour Christophe.
Tout d’abord bravo pour votre site qui est une mine d’or d’informations!
J’ai retrouvé 2 bocaux de teintures-mères (de chélidoine et de lamier blanc) qui macèrent toujours depuis 1 an et demi… J’ai complètement oublié de les filtrer.
Est-ce qu’elles sont toujours utilisables? Que se passe-t-il exactement lorsque la plante a macéré trop longtemps?
Merci d’avance pour votre réponse.
Anaïse
Bonjour Anaïse,
Oui absolument, les bocaux sont toujours utilisables – l’exception serait si la plante dépassait de l’alcool est a commencé à s’oxyder – noircir. Pas de problème à laisser macérer la plante plus longtemps que prévu, il faut juste que la macération se soit passée dans les bonnes conditions (un minimum d’exposition de la plante à l’air, la plante doit bien être recouverte d’alcool).
Bonjour!
J’ai fait une macération de CE BAI YE (plante en médecine chinoise) pour activer la circulation du sang en surface et favoriser la pousse des cheveux. Est il possible de le prescrire sur un enfant de 12 ans en friction quotidienne ou doit on le « couper » avec de l’eau ?
Merci de votre réponse!
Bonjour Aurélie,
Je ne pourrais pas vous dire, je ne connais pas du tout la plante. Mais d’une manière générale, on dilue toujours une teinture pour une application locale – on tourne dans les 1 volume de teinture pour 2 à 5 volumes d’eau, en fonction de la force de la plante. Et là, je ne sais pas trop, mais oui, il faut diluer avant de faire une friction.
Merçi beaucoup pour cet article Christophe Bernard. j’ai bien regarder une de tes videos (Atelier des plantes qui parle de Calmez vos douleurs articulaires; lotion de Gingembre.) voila Christophe j’ai pas trouver la teinture de Gingembre chez nous en Algérie , je voudrai la réaliser moi meme. Dite moi comment la faire s.v.p Merci d’avance Christophe.
Bonjour Ziad,
Vous trouverez les informations qu’il vous faut ici : https://www.altheaprovence.com/blog/gingembre-zingiber-officinale/
Bonjour
Je viens de préparer une TM de reine des près avec des fleurs sèches. Étant donné que cette plante est riche en tanin, quel temps de macération conseillez vous?
Merci beaucoup.
Bonjour Peggy
15 jours de macération font une très bonne teinture
Merci Sabine.
Puis je également fait de la TM de ribes nigrum et de la TM de myrtilles avec des feuilles séchées dans les 2 cas? 1:5 et 15 jours aussi?
Votre site est fabuleux. Étudiante en naturopathie c’est un vraie bonheur de l’avoir découvert !!!
Bonjour Peggy
oui tout à fait, sachant qu’avec les plantes sèches il faut remuer souvent, au minimum tous les jours (après si on oublie ce n’est pas non plus grave, disons que de remuer optimise la préparation)
Merci. Et pour la posologie? On conseille souvent jusqu’ à 50 gouttes 3 fois par jour. Mais par rapport à une autre recette que j’avais et qui fonctionnait par volume (1 volume de plante pour 9 volumes d’alcool) votre recette me semble plus concentrée… faut il de ce fait diminuer la posologie ?
Bonsoir Peggy
la posologie est pour la teinture de plante sèche (selon Moore) de 90 à 120 gouttes jusqu’à 4 fois par jour dans un grand verre d’eau ou une infusion
Bonjour Monsieur Bernard,
Que pensez vous de combiner deux plantes dans la préparation d’une teinture ? Je pense notamment à l’astragale et aux ginseng en poudre macérées dans du rhum ? Deux plantes très réputées en médecine chinoise qui se combinent dans plusieurs formules.
Merci de votre réponse.
Bonjour William,
C’est tout à fait possible. Mais en principe, on préfère faire les teintures séparément puis on fait la formulation après. Cela donne plus de flexibilité pour réutiliser les teintures pour d’autres formulations. De plus, certaines plantes ont des besoins différents côté degré d’alcool.
Par exemple, pour l’astragale, un alcool à 45° suffit.
Pour le ginseng asiatique, il faut monter à 70°.
Donc ici, les différents degrés d’alcool nous obligent à faire la macération séparément, puis à faire le mélange une fois les teintures terminées.
Bonjour, et merci pour toutes ces informations!!
J’ai lu dans les commentaires que la TM d’écorce de saule donne une couleur émeraude. J’en ai démarré une avec un alcool à 45 °, il y a quelques jours, elle a une couleur émeraude trés prononcée, comme la décoction.
L’écorce de saule a-t-elle une couleur spécifique?
Cordialement.
Bonjour, l’écorce de saule a une couleur marron assez classique je dirais. Je n’ai jamais remarqué une couleur émeraude.
Bonjour,
Merci pour vos partages, Christophe, et de jouer si bien ce rôle d’intermédiaire ente la générosité de la nature et nos besoins.
J’aurai plusieurs questions:
1) Le sené est la plante laxative par excellence. Peut-on en faire une TM? Y-aurait-il un processus particulier? Quel serait la posologie.
2) Pour fabriquer une TM curcuma, ou gingembre, qui serait le plus efficace, la racine fraîche, la racine séche, ou la poudre?
3) Quelles sont les posologie et indications de la TM de sauge.
Cordialement.
Bonjour,
1. Oui on peut en faire une TM, cela se préparait dans l’ancien temps, mais je ne connais pas les dosages.
2. La poudre fonctionne très bien et est très facile à préparer en teinture.
3. Cela dépend de ce qu’on veut en faire. Entre 30 et 60 gouttes je dirais, 1 à 3 prises par jour.
Bonjour Christophe et Sabine, je viens de parcourir votre blog sur les teintures mères et j’ai lu une grande partie de vos réponses. Bravo pour votre savoir, votre magnifique capacité à passer des messages pour nous aider à être autonome et à passer le premier pas dans l’acte de l’utilisation des plantes médicinales et surtout votre patience. Gratitude à vous.
Avez vous un livre qui relate toutes ces connaissances et les recettes pour accéder à cette communion avec les plantes ? Ou un site qui relate vos publications ?
D’avance merci à vous , pascal
Bonjour Pascal
oui le livre est dans les starting block 🙂
Bonjour, C’est super, merci de m’informer quand votre publication sera disponible.
cordialement pascal
Bonjour, question peut être bête mais pourquoi faut il diluer une teinture lors d’une application externe ? Je penses notamment à la teinture d’achillée millefeuille contre les saignements.
Merci pour votre savoir !
Bonjour Gauthier
vous pouvez l’appliquer pure, ça ne va pas augmenter son potentiel, mais par contre l’alcool sera bien présent et jouer son rôle de désinfectant
j’ai testé les deux façons (sur des coupures bien saignantes) c’est même résultat et par exemple sur des personnes qui sont un peu douillettes ou sur des enfants il vaut mieux diluer 🙂
Bonjour,
J’ai fait une teinture de sauge quasi-fraîche dans un rhum à 55 degrés. Elle a macéré 19 jours au lieu de 15.
Sur le dessus, la sauge était devenue noire sur environ 1 cm autour du caillou posé dessus.
Je l’ai filtrée. Elle est marron foncée et je lui trouve un goût très amer.
Est-ce c’est normal ? Est-ce qu’elle a la bonne couleur et le bon goût ? Est-ce qu’elle est utilisable ?
Merci 🙂
Bonjour Sylvie
oui le goût est amer et on y retrouve le goût de la sauge en multiplié par (pfiouuu 🙂 ) et oui marron très foncé (je confirme ) je viens d’aller vérifier avec la mienne , donc le principal c’est le goût puissant de cette « maitresse plante »
Merci Sabine
Ça me rassure d’autant plus que je l’ai faite avec la sauge de mon jardin. Il y a donc beaucoup d’amour dedans, j’aurai été triste de la jeter…
Je présume que du coup elle doit être particulièrement concentrée. Est-ce qu’il y a une dose à ne pas dépasser ?
je ne pense pas qu’elle soit particulièrement concentrée, par contre elle a une nature puissante et cette année particulièrement son odeur dans le jardin et lorsque je l’ai conditionnée m’a vraiment interpelé et je me suis dit waou respect Dame Sauge 🙂
En règle générale on parle de 30 à 60 gouttes 2 fois par jour, que vous diluez dans de l’eau ou une infusion, ensuite tout dépend du pourquoi vous voulez la prendre https://www.altheaprovence.com/blog/sauge-salvia-officinalis/
A vrai dire, quand j’ai fait ma teinture de sauge, je ne savais pas A vrai dire quand j’ai décidé de faire ma teinture, je ne savais pas encore vraiment ce que j’allais en faire… j’avais juste beaucoup de sauge au jardin.
En ce moment, je prends un peu de sauge en tisane tous les jours un quart d’heure après les 2 repas principaux, ça calme mes premières bouffées de chaleur et aide à mon problème de digestion trop lente (en association avec de la camomille ou de la verveine selon les jours)
Est-ce que je peux éventuellement remplacer ma sauge par sa teinture ? ça peut être plus pratique par exemple en déplacement ?
Ou bien, vaut-il mieux la réserver pour des symptômes forts si elle est est plus puissante ?
Sinon, j’ai pensé aussi faire le mélange sauge/houblon proposé par Christophe.
Bonjour Sylvie
la sauge est vraiment intéressante lorsque bouffées de chaleur particulièrement lorsque épisodes de transpiration un peu excessifs, le houblon va apporter une aide quand problème de sommeil donc bonne association , souvent dans les protocoles de ménopause avec bouffées de chaleur il peut être intéressant de rajouter des plantes
oui la teinture est une bonne option
Bonjour,
pouvez vous me conseiller une presse hydraulique car j’ai une méchante tendinite.. j’ai acheté une presse à fruit manuelle mais cela ne marche pas .
Merci à vous pour tout ces partages.
sonia
Bonjour Leone
avez vous tenté avec la presse à café ? https://www.youtube.com/watch?v=H-V9Fj8siZo
Je fais de grosses quantités, il m’en faudrait une 50taine :-)) et je perds jusqu’à 30% d’alcool avec la presse à main. Je recherche une presse hydraulique mais pas trop cher.
Bonjour Leone
je n’ai pas d’adresse à vous donner mais sur internet vous avez un peu tous les prix
En fait j’aimerai connaître le type de presse, pour ne pas en acheter encore une qui ne convient pas. Si vous pouvez me montrer une photo? Merci
si vous tapez tincture press sur google vous aurez les presses utilisées, je ne peux pas vous en dire plus , je crois que Christophe a fait fabriquer ou fabriquer la sienne avec des matériaux de récupération (style cric de voiture)
merci
Bonjour,
J’aurais une question: afin de faire des teintures plus concentrées, est-il possible de filtrer au bout de deux semaines, puis de recommencer une macération avec de nouvelles plantes dans la même teinture? Et si oui, combien de fois ce processus peut-il être répété? Cela permettrait d’avoir des préparations très concentrées à diluer.
Egalement, est-il pertinent de mélanger une teinture faite précédemment à une nouvelle teinture de la même plante, dans le but de ne pas avoir plusieurs bouteilles pour chaque type de teinture??
Enfin, y a-t-il une date « limite » pour laisser les plantes macérer? Sinon, à part au niveau de la texture ou du goût, rien n’empêcherait de laisser les plantes à demeure dans la teinture, me trompe-je?
Merci d’avance, et vraiment, toutes mes félicitations pour ce site, c’est un travail exceptionnel, qui me semble d’une grande qualité!
Bonjour Tom
– non ce n’est pas une bonne option, car la première teinture est saturée par les constituants, rajouter de nouvelles plantes les gâcheraient et n’apporteraient rien de plus
– je pense que c’est possible de réunir deux teintures de la même plantes dans un seul flacon
– disons qu’au delà de 3 semaines certains constituants risquent de se précipiter au fond du bocal et ne plus être biodisponibles, idem pour une infusion
Merci beaucoup! Une belle soirée à vous!
Bonjour,
Je prenais une teinture de millepertuis, et je suis tombé sur une teinture que j’avais faite précédemment, avec deux remacérations. Le liquide semble beaucoup plus concentré (opaque) et l’effet est tout à fait plus prononcé: je trouvais la teinture simple peu efficace, et là une dizaine de gouttes mettent clairement bien en forme, et de bonne humeur. Qu’en pensez vous?
Bonjour Tom
qu’appelez vous 2 remacérations? de toute façon si cette dernière vous est plus efficace continuez 🙂
2 remacération, cela signifie qu’au bout de 2 semaines, j’ai filtré puis mis une nouvelle fois du millepertuis quasi-sec dans la teinture, et j’ai répété ça une troisième fois, de sorte qu’en gros, 3 doses de plantes ont macéré à la suite dans le même alcool.
Vous m’avez dit précédemment « la première teinture est saturée par les constituants, rajouter de nouvelles plantes les gâcheraient et n’apporteraient rien de plus », mais je constate que, pour le millepertuis au moins, la teinture ayant macéré trois fois est bien plus sombre, a beaucoup plus de goût et agit plus puissamment. Constatant cela, je vous en fais part, et me demande ce que vous en pensez! Et cela pourrait permettre de faire des teintures beaucoup plus concentrées, donc de réduire les doses d’alcool mises en oeuvre/consommées, ce qui est intéressant!
Bonjour Tom,
Merci pour le retour.
La macération multiple est une pratique qui se fait parfois pour augmenter la concentration de la teinture effectivement. Le gain marginal est faible, mais il existe. En d’autres termes, si vous preniez ces plantes du 2ème bain et que vous les faisiez macérer dans un alcool « neuf », l’extraction serait largement supérieure. Ici, vous allez extraire une faible quantité de constituants (car l’alcool est déjà bien saturé), mais assez pour rajouter une concentration en plus.
Dans nos cercles, on a l’habitude de dire que ce n’est pas une bonne utilisation de la plante car justement on ne va pas l’épuiser dans cet alcool déjà saturé. Mais c’est possible, et cela rajoute un petit plus. Beaucoup plus concentré, je ne pense pas, du moins basé sur mes essais, et je vous dirais que cela va dépendre de la plante utilisée.
Mais effectivement, dans ce contexte, on pourrait voir les choses comme suit :
– Conserver la plante et utiliser plus d’alcool
– Conserver l’alcool et utiliser plus de plantes
Bonjour Christophe et Sabine et merci pour votre site que j’adore.
Pour savoir si une plante est stable au séchage ou pas, existe-il un tableau de référence? ou un futur article que vous allez faire? 🙂
Est-ce qu’on peut déjà se fier à l’odeur (ou l’absence d’odeur) de la plante sèche pour le déterminer?
Merci à vous.
Bonjour Béatrice
non, pour l’instant il n’existe pas de tableau de référence (mais ça peut être une bonne idée 🙂 )
et oui le mieux ce sont nos sens, car la même plante d’une année sur l’autre selon le temps, sèchera et se conservera différemment , par exemple j’ai eu de la mélisse qui au bout de 6 mois était toujours bien parfumée, et une autre année 15 jours après elle ne ressemblait à rien et quasiment plus d’odeur…
Bonjour Christophe,
Je voudrai faire une teinture mère d’harpagophytum, j’ai de la poudre d’harpagophytum et de l’alccol a 60 ° pensez vous que cela soit possible et dans quelles proportions ?
Par avance
Merci
Bonsoir Pierre
oui alcool à 60° et 1:2
Bonjour Sabine et merci de votre réponse rapide, j’ai entre temps consulté le livre de Mikael Moore qui bien sur confirme votre réponse mais qui estime que cela n’est pas très intéressant
STATUT : S/Rare/C (avec peu de succès)
Qu’en pensez vous et avez vous une autre alternative, mon épouse ne supporte plus les anti inflammatoires et je ne sait plus que faire
Merci de me conseiller
Pierre
bonjour Pierre
votre épouse souffre de problèmes articulaires?
avez vous vu la vidéo sur le curcuma? https://www.altheaprovence.com/blog/curcuma-longa-puissant-anti-inflammatoire-et-antioxydant/
bonjour
je recherchai un site référence sur les teintures…j’ai trouvé.
J’ai lu le miracle de la détoxication de Robert Morse.
Est-il possible de réaliser des mélanges de plantes pour les teintures comme Robert Morse le préconise ? si oui dans quelle proportion ?
Sur quel site peut on acheter les plantes ?
Si j’ai bien suivi, il est préférable d’acheter l’alcool de fruit a un degré maximal ( 90°-85°) puis diluée avec de l’eau.
Robert Morse préconise les plantes fraiches pour leurs efficacités, qu’en pensez vous ?
peut-on se procurer des plantes fraiches dans le commerce (internet surtout) ?
je vous remercie.
Bonjour Grego,
Oui on peut mélanger des plantes en teinture pour faire des formulations, ce qui rend les choses pratiques pour les prendre.
Pour acheter les plantes, voir mes adresses recommandées sur la page : https://www.altheaprovence.com/blog/herboristerie-en-ligne/
Pour l’alcool, pas forcément, tout dépend si on veut préparer une teinture de la plante fraîche ou sèche. Dans l’absolu, oui travailler à partir d’un alcool pur donne plus de possibilités, quitte à le diluer.
En général, une teinture de plante fraîche sera plus remplie de vitalité, je suis d’accord.
Il est très compliqué, voir impossible d’acheter la plante fraîche par internet ou même dans le commerce, outre les menthes, basilics et autres condimentaires.
Bonjour,
J’apprécie vraiment vos conseils, merci.
J’aimerais faire une teinture mère de prêle. Pouvez-vous me conseiller?
bonjour Isabelle
la teinture n’est pas vraiment le meilleur moyen pour la prêle d’exprimer le meilleur d’elle même, vu sa richesse en minéraux plutôt solubles dans l’eau, mais si je devais en faire je choisirais un alcool pas trop fort 40°-45° 1:5
Bonjour Christophe,
D’abord un grand merci pour la richesse de votre site…pour ma part c’est une vrai « Caverne d’Ali Baba » avec tout ces trésors et son Alchimie
Je fais actuellement des alcoolatures au 1/10
On me suggère de les diluer(des Herbalistes) ,pour garder ma « Base mère »,et donc avoir plus de quantité
De mon coté je prime sur la qualité( j’ai plusieurs outils pour la dynamiser, la ritualiser….la lunaliser…)
Bref,je suis plus à l’écoute de la plante que dans les calculs mathématique…..J’aimerais si c’est possible avoir votre avis sur une dilution à 1/100,à partir de ma base 1/10
Vais je perdre de la qualité première?Comment je procède pour la diluer?
Sur mon exemple:un flacon de 30 ml à 1/10……..??
ou puis je procéder à la méthode des Fleurs de Bach?(sans le cognac, qui me reviendrais bien cher)
Merci Beaucoup pour votre réponse
Bonjour Gwenaelle,
En principe, on dilue avec un solvant neutre qui contient juste assez d’alcool pour assurer la conservation. Alcool à 25° à 30° en général.
Donc vous prenez votre base mère (non diluée), et pour 1 volume de base vous rajoutez 9 volumes de solvant neutre. Vous avez votre dilution au 10e par rapport à la base neutre.
Si vous diluez encore au 10e (1 volume de la dilution 1/10 dans 9 volumes de solvant neutre), vous aurez une dilution au 1/100.
Etc.
Merci beaucoup pour votre réponse,
Cela va me permettre des alcoolatures moins concentré, sans me « perdre » dans des schémas mathématique
Gwenaelle