La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Bonjour
Pour diluer une teinture-mère dont le taux d’alcool est trop élevé au départ, quelle eau utiliser: eau de source, du robinet, du commerce en bouteille, acide, basique ?
Merci pour la réponse.
Salutations.
Luc
Bonjour Luc
inutile de diluer votre teinture en avance, le fait ensuite de prendre la teinture en gouttes diluées dans de l’eau suffira , si vous la diluez en avance vous risquez de la fragiliser et de réduire son temps de conservation
Merci beaucoup Sabine pour la réponse.
Effectivement votre conseil me convient.
Vous travaillez tard, j’ai l’impression !
Cordialement.
Luc
bonjour maumau
nous avons des données sur les constituants secondaires , mais pas de données sur les constituants primaires
Ah quelle déception! J’ai payé un prix de fou de l’alcool 94% en me disant que ça va me durer longtemps vu que je vais la diluer! On dilue une glycérine avec de l’eau bouillie mais on ne peut pas diluer un alcool à 94% pour atteindre le 40% requis?
bonjour Marie Eve
je ne comprends pas votre « déception » , car oui on peut diluer à partir de l’alcool fort, voici la table de gay lussac pour les indications http://www.spc.ac-aix-marseille.fr/labospc/sites/www.spc/labospc/IMG/pdf/dilution-alcool-gay-lussac.pdf
Je faisais référence à ce message plus haut :
sabine says
15 juillet 2019 at 21:53
Bonjour Luc
inutile de diluer votre teinture en avance, le fait ensuite de prendre la teinture en gouttes diluées dans de l’eau suffira , si vous la diluez en avance vous risquez de la fragiliser et de réduire son temps de conservation
Puis-je utiliser de l’eau bouillie ou il faut nécessairement acheter de l’eau distillée? Merci!
Bonjour Marie Eve
il faut faire une différence entre diluer un alcool pour le mettre au degré souhaité et ensuite faire sa teinture et diluer une teinture pour la consommer, on mets toujours les gouttes de teinture dans de l’eau ou de l’infusion
utiliser l’eau la moins minéralisée possible
Bonjour, pourquoi les teintures se font principalement avec des plantes sèches ?
Bonjour Dany
vous pouvez faire les deux, on fait avec plantes fraiches quand on a accès à l’alcool pur
Merci beaucoup.
Si j’ai bien compris, il vaut mieux faire une teinture de plante fraîche mais du fait que l’alcool pur soit difficile à trouver, on fait donc principalement des teinture avec des plantes sèches.
Bonjour Dany
oui tout à fait , on fait au mieux , la méthode des plantes quasi fraiches est intéressante aussi
Bonjour,
J’ai réalisé une TM de millepertuis frais dans de l’alcool a 96°. Au bout de 24h, l’alcool est rouge très foncé et la plante a blanchie, dois je continuer la macération ou est il temps d’arrêter?
Merci!
Bonjour Olivier
laissez le macérer 15 jours car il n’y a pas que l’hypericine (qui donne la couleur rouge)ses autres constituants doivent aussi s’exprimer pour que le millepertuis puisse nous interpréter toute sa gamme 🙂
Super! merci!
J’ai la chance en Belgique d’avoir accès à de l’alcool à 96°. Je viens de faire une macération avec du thym frais. Le taux va redescendre à 50-60°. Faut-il encore le diluer ? et si oui de combien. Pour usage interne (début de refroidissement par ex) ou externe (désinfecter une plaie). Merci d’avance pour votre réponse et pour tout le reste.
bonjour
oui lorsque vous prenez la teinture vous diluez les gouttes dans de l’eau ou une infusion
bonjour, merci pour vos précieux conseils, en vérité je m’embrouille un peu, je voudrais faire une teinture mère de menthe fraiche, j’en ai 3 qualités différentes entre autres la menta piperita, j’ai vu qu’elle contient plus de 70% d’eau, un peu plus de 75% en fait, et je cherche è calculer l’alcool que je dois ajouter, je vis en italie et ai donc la chance de procurer alcool à 95°, pouvez vous m’aider s’il vous plait à faire le calcul? dois-je forcément partir d’une plante mi-sèchée ou je peux travailler la plante à peine cueillie? merci pour l’écoute
Bonjour Maria
les proportions pour plante fraiche pour 100g de plante : 200ml d’alcool pur
un grand merci sabine pour la prompte réponse
un grand merci sabine pour la prompte réponse, est ce que pour la sauge et le romarin les proportions changent?
non, mêmes proportions
Bonjour Sabine et Christophe,
Je souhaite confectionner une teinture mère de calendula que je trouve très intéressante à avoir car polyvalente.
Aussi, je voudrais savoir quelles sont les parties de la plante à utiliser ?
Merci et très belle journée à vous !
Uhaina
Bonjour Uhaina
la fleur et son calice (celle qui est bien collante)
Merci !
Et un autre petite question.
Je souhaite fabriquer un liquide antiseptique à base de TM de calendula pour désinfecter et aider à la cicatrisation des plaies. Je pensais la diluer avec de l’eau mais je doute sur la conservation de la préparation. Qu’en pensez-vous ?
vous pouvez diluer au besoin, quand vous en avez besoin
Bonjour,
J’ai quelques questions malgré la lecture des commentaires très instructif!
J’ai des beaux et grands pieds de mélisse avec lesquels j’aimerais me lancer dans ma 1ère TM. (plantes fraiches)
Ou peut-on se procurer de l’alcool à 95% ?
Merci encore pour votre superbe site !!!
Bonjour Vincent
c’est la question 🙂 comme l’alcool pur est interdit de vente en France, il faut aller voir si l’on peut chez nos voisins (Italie Espagne par exemple)
ou vous demandez à votre pharmacien , je sais qu’ils ont de l’alcool à 90° pur, et si vous lui expliquez (certains sont compréhensifs) pourquoi , peut être acceptera t il de vous en procurer
sinon vous faites la préparation de plante quasi fraiche comme expliqué dans l’article
Merci Sabine,
Je vais voir ça, sinon teinture quasi fraiche avec rhum…
Merci encore
Bonjour Christophe, merci pour toutes ces vidéos et ces articles très intéressants. J’ai acheté en herboristerie une tisane nommée bonheur soir et constituée des plantes suivantes : Passiflore, Coquelicot, Aspérule, Escholtzia et je dois dire qu’elle est très bien. Mais comme ce genre de tisane se prend généralement le soir, l’effet diurétique fait qu’elle reste dans un placard. Pour la sortir de là, je pensais en faire une teinture 1:5 avec un alcool à 45° par exemple. Votre avis m’intéresse grandement. Bien cordialement
Bonjour Christian
pour faire une teinture avec le mélange de plante ça risque d’être compliqué , car l’extraction risque de ne pas être optimale, il vaut mieux en règle générale faire les teintures séparément et une fois faites vous pouvez faire des mélanges selon vos besoins
Bonjour, merci pour cet article de grande qualité. La variété arbustive de millepertuis à grande fleur – Hypericum calycinum – est-elle également utilisable pour la préparation de teinture? Ses propriétés sont-elles identiques à celle de de Hypericum Perforatum?
Merci par avance de vos lumières
Diane
Bonjour Diane
Disons que c’est l’hypericum perforatum qui est étudié et utilisé, maintenant peut être que calycinum a des vertus médicinales, mais il n’y a pas vraiment de documentation ni d’expérience avec
après vous pouvez toujours faire l’expérience d’en mettre un peu en teinture et de voir déjà s’il devient rouge , ce qui serait un bon début
Bonjour Sabine et Christophe,
Après avoir lu votre article, j’ai compris qu’une teinture de plante fraîche doit être réalisée (dans l’idéal) avec un alcool très fort (90 degrés environ), et cela pour bien extraire tous les principes actifs.
Du coup en regardant les teintures du commerce, je vois qu’aucune teinture de plante fraîche n’utilise un degré aussi élevé. Le plus haut degré que j’ai trouvé dans leurs teintures est un alcool à 65 degrés.. et en plus ils rajoutent de l’eau, sachant que l’alcool dilué + la plante fraîche en contiennent déjà..
Du coup, je m’y perds.
J’ai donc deux questions : les teintures du commerce sont elles »trop » diluées pour être efficaces ?
Et si je fais macérer une plante fraîche dans un alcool à 60 degrés par exemple, cela signifie que je n’aurai pas tous les principes actifs de la plante fraîche ?
Merci à vous.
Bonjour Léa
les teintures artisanales maison sont souvent plus fortes et plus puissantes que celles des labos, car souvent ils font des extractions plus diluées (par exemple au 1/10è (car ils ont l’obligation de correspondre à un tableau des charges stricte pour avoir un taux d’alcool standard facilement reproductible)
concernant le taux d’alcool, si vous utilisez des plantes fraiches avec un alcool pur (disons 96°) il faudra tenir compte du taux d’humidité de la plante et celui de l’eau contenu dans l’alcool (96° , c’est à dire qu’il y a 96% d’alcool et 4% d’eau ) et in fine la préparation finale ne fera pas 96° mais entre 50° et 70° selon la plante (là il faut faire des petits calculs pour avoir le taux exact) donc plante fraiche (disons mélisse qui aurait un taux d’humidité de 70%) il ne resterait plus grand chose comme alcool (vous faites le calcul (60° = 60% alcool et 40% d’eau )= 40g d’eau et à peu près 47g d’alcool (pour faire les calculs on met tout en g (sachant que 1l d’alcool pèse environ 789g)
l’alcool va faire éclater les cellules de la plante fraiche et du coup extraire l’eau desdites cellules et diluer l’alcool (les 60%)
ensuite 30° d’alcool est le taux minimum pour une bonne conservation de la teinture mais pour une meilleure extraction des principes , tout dépend des composants de la plantes parfois il faut un alcool fort (par exemple si résine ou comme l’échinacée) et parfois il faut du moins fort
Merci Sabine pour cette réponse très détaillée !
Donc en gros, si je n’ai qu’un alcool à 60 degrés j’abandonne mes préparations de teintures de mélisse qui risqueraient d’être beaucoup trop diluées ? Justement je comptais faire de la mélisse en plus, vu qu’elle perd ses propriétés au séchage..
Vous pouvez opter pour la méthode de teinture de plante quasi fraiche https://www.altheaprovence.com/blog/faire-une-teinture-mere-maceration/ et donc prendre avec un alcool moins fort 🙂
Ah mais oui exact, j’étais tellement obnubilée par la fraîche que j’avais zappé cette méthode ! Merci en tout cas Sabine, bonne soirée à vous
Bonjour !
J’ai une question concernant la teinture mère de plantain.
Quelles sont les parties de la plante utilisées pour cette teinture ?
Merci pour votre site qui est une mine d’or d’informations et que j’ai énormément de plaisir à consulter !
Bonne journée ensoleillée
Uhaina
bonsoir Uhaina
ce sont les feuilles du plantain lancéolé
bonne soirée
Merci Sabine pour ta réponse rapide !!
Bonne soirée à tous ☺️
Bonjour
Est-il possible de faire une teinture mère avec le plantain des oiseaux? De mélanger lancéolé et des oiseaux?
Merci
bonjour Lou
le grand plantain (Plantago major) peut être mélangé avec le lancéolé (dans l’absolu) mais pas forcément préparé en même temps , sachant que le major est plus riche en mucilages (donc plus en affinité avec l’eau) que le lancéolé
Bonsoir,
Mille merci pour vos video et votre site si passionnants.
J’ai un questionnement.
Ayant terminé mon flacon d’HE de laurier noble et ayant du laurier noble dans mon jardin, je me demande s’il est possible de faire une teinture mère avec les feuilles de laurier qui aurait les mêmes propriétés utilisée en externe pour un massage dans le cas de douleurs musculaires et/ou articulaires ?
Bonjour Ruello
oui tout à fait vous pouvez en faire une teinture ou mieux un macérat huileux avec intermédiaire alcoolique , et même au moment de faire le massage vous pourriez mettre quelques gouttes de teinture avec le macérat huileux
Merci beaucoup. Je vais donc me lancer sur un macérat huileux et une TM.
Bonjour, je suis en train de faire une teinture de plantain pour me faire la main, et j’ai déjà une couleur marron très intense au bout d’une journée est-ce normal ? J’ai utilisé un rhum transparent. Je vous remercie.
bonjour Mimi siku
disons qu’en premier c’est vert très foncé et ensuite ça passe au brun vert foncé
vous avez utilisé plante sèche ou fraiche?
Bonjour, plante sèche !
Bonjour,
Est-ce possible de faire une teinture mère ou une macération dans l’alcool de tiges ligneuses ou de copeaux de bois et comment selon votre expérience ? Je me demande aussi ça peut se prêter à un macérat huileux.
Merci,
Bonjour GJFO
Vous parlez de quel arbre ou arbuste ?
Bonjour,
Je ne consomme pas d’alcool. Est-ce possible de préparer une teinture à base de vinaigre de cidre ou …..
Merci
Bonjour Farac
oui vous pouvez, mais le pouvoir solvant du vinaigre est assez limité, c’est intéressant pour les plantes à alcaloïdes ou pour les plantes riches en minéraux comme l’ortie par exemple
https://www.altheaprovence.com/blog/vinaigres-medicinaux/
Bonjour Christophe, Bonjour Sabine,
Je m’apprête à faire une teinture de fragon avec des racines que j’ai préalablement fait sécher. Un alcool de fruits à 40° est-il adapté ou vaut-il mieux choisir du rhum qui sera légèrement plus élevé en alcool? Je vous remercie d’avance pour votre réponse et votre temps, ainsi que pour toute la mine de précieuses informations que vous nous offrez ici!
Bonjour Léa
Pour le fragon on essaie de prendre dans la mesure du possible un alcool à 50° , donc pour le rhum oui vous pouvez faire avec 🙂
merci beaucoup! 🙂
Je cherche le lien que vous m’aviez donné l’an passé pour baisser le taux d’alcool 94 degré à 75 degré.
Bonjour Ginette
et voila 🙂
Bonjour, je viens de trouver un site marchand qui propose de l’alcool à 96° de seigle bio:
http://shop.nadal-alcools.com/francais/alcool-surfin-bio-96.html
Est-ce le bon alcool si je veux faire mes macérats ? Ils proposent également de l’alcool à 90° pour les fruits.
Avant de commander je préfère avoir votre avis.
Merci
Renée
Bonsoir Renée
pour l’alcool à 96° il faut être professionel, pour l’alcool à 90° le particulier peut acheter (un peu cher )
Bonjour Christophe et Sabine,
En tant que professionnelle des PAM (et on est loin de tout savoir), je me pose la question suivante: que pensez-vous du pouvoir et de la qualité d’extraction d’une plante avec du miel et de l’alcool, pour une plante fraîche, comme en gemmothérapie par exemple?
Est-ce que, étant donné que le miel va faire baisser le degré d’alcool, ça n’altérerait pas la qualité de l’osmose alcool/eau de la plante, mais au contraire augmenterait la dissolution des principes actifs?
Et si oui, quel degré d’alcool de départ me conseillerez-vous?
La gemmo fonctionne bien ainsi, pourquoi pas une teinture (ou devrais-je dire macérat miellé-alcoolique)!
Merci pour tout ce que vous apportez et Bonne année à vous!
Bonjour Magalie,
Je me suis posé la même question dans le passé.
J’ai donc préparé des teintures de bourgeons en utilisant des bourgeons frais et de l’alcool fort (80°) et j’ai toujours trouvé le produit résultant puissant et efficace. Donc lorsque je dois préparer des bourgeons, je fais en gros une teinture.
En revanche, ne prenez pas ceci comme une critique de la gemmothérapie et des méthodes de fabrication. La gemmo et la phytembryo sont des écoles de pensées qui ont été influencée par des personnes clés, qui ont évolué avec leurs méthodes spécifiques et qui ont obtenu d’excellents résultats. Donc lorsqu’on fait de la gemmo, en général, on suit les recettes typiques au sujet des solvants (1/3 de chaque, etc).
Mais perso je n’aime pas m’enfermer dans des boites, donc j’expérimente. Mes macérats sont excellents. Mais ce ne sont pas des macérats « gemmo » ou « phytembryo », ce sont juste… des macérats 🙂
Je me permets de vous contacter parce que d’après votre article il faut réaliser une macération au rapport 1:5. Je vois souvent des macération à l’alcool réalisé rapport 1:2 est-ce que vous recommander ce type de ratio et si oui dans quel cas de figure.
je souhaiterais réaliser une macération à l’alcool avec des boutons de roses séchés Qu’en pensez-vous ?
Je me permets une dernière question que pensez-vous de l’évaporation d’alcool à température douce, plus de 60 degrés est-ce que cela risque d’altérer les principes actifs ? pour ne conserver que la partie d’eau afin de l’incorporer dans des cosmétiques ? Certains utilise même une yaourtière qui n’excède pas 40 degrés j’aimerais vraiment avoir votre point de vue là-dessus.
Je vous remercie d’avance.
Bonjour Benjamin
en règle générale 1:5 pour plante sèche et 1:2 pour plante fraiche
pour la rose, à ma connaissance il n’y a pas d’intérêt à une macération alcoolique classique, certains font du vin de rose ou de la liqueur de rose mais je n’en ai pas l’expérience
pour la question sur l’évaporation de l’alcool pour incorporer dans vos cosmétiques , vous parlez de la rose ou en général?
D’une manière générale que pensez vous de l’évaporation de l’alcool qui permet de concentrer la solution même si la conservation en est réduite ? Les composants peuvent ils être dégrader a une température de 50/60 degré. Je crois savoir que les laboratoires évaporent l’alcool a cette température mais je m’interroge sur la qualité finale de la solution.
Y-a t’il une contre indication quelconque a utilisé un rapport 1:2 pour plante sèche au lieu de 1:5. Risque t-on de saturer l’alcool en composants de la plante qui, de ce fait ne va plus jouer son rôle de solvant ?
Merci
Autre point beaucoup font des macerats 50 % eau 50 % glycérine. Hors j’ai lu ici que la glycérine est un mauvais solvant. Pourtant quand je vois les photos de leurs macerats, ils semblent bien colorés et donc les principes actifs extraits.
Bonjour Benjamin,
Oui la teinture va être abimé dans de nombreux cas. En revanche, c’est une histoire de cas par cas. On arrive à fabriquer des « extraits mous » avec certaines plantes (des teintures épaissies par évaporation). Pour les résineuses comme la propolis par exemple, c’est possible car les résines sont relativement stables au séchage. Mais pour de nombreuses autres teintures, on va y perdre au passage.
Pour les taux, effectivement les différents taux que je liste ici ont été testés et approuvés par les pharmaciens des siècles précédents, à une époque où on faisait beaucoup d’expérimentations avec les plantes. Si on utilise moins d’alcool, on rentre dans des problèmes de saturation de solvant, et aussi du trop peu de liquide pour la quantité de plantes.
La glycérine est un mauvais solvant effectivement, sauf pour les plantes fraiches car la glycérine végétale a un fort pouvoir déshydratant. Pour la plante sèche en revanche, c’est un solvant médiocre.
Bonjour Christophe j’aimerais bien faire des TM avec les plantes sèches mais je n’ai que de l’alcool à 94% dois-je le diluer avec de l’eau genre déminéralisée? Ou bouillie ?
Merci
Bonsoir Suzanne
oui tout à fait il vous faudra diluer au bon degré, prenez de l’eau la moins minéralisée possible (évitez l’eau déminéralisée du commerce) et pour faire sa dilution voir la table de gay lussac http://www.fnsrpe.com/downloads/table_dilution.pdf
Merci
Il y a de petit calculateur sur internet pour diluer son alcool, c’est pratique même si cela n’est qu’approximatif (je pense qu’il y a des erreurs de l’ordre de 4% dû à la contraction de volume quand nous mélangeons l’eau à l’alccol. http://www.fairesagnole.eu/homedistiller_fr/dilute.htm
Bonjour j’ai mis en pot du millepertuis plante sèche avec alcool 40% et je me demande si la couleur est normal.. il y a entre l’alcool et les plantes une partie genre laiteuse .. la plante macère depuis le 6 avril
Merci d’avance
Bonjour Suzanne
Vous avez bien mélangé plante et alcool? quand on met une plante sèche en macération, il est recommandé de remuer souvent pour les plantes sèches , je ne sais pas ce que pourrait être cette partie laiteuse , est ce que l’alcool a pris une teinte rouge?
Bonjour Christophe et Sabine,
et tout d’abord meilleurs voeux pour cette belle année en compagnie des plantes !
Bête question : j’ai 2 bouteilles de whisky que je ne boirai jamais ! Pensez-vous que ça puisse servir pour préparer des teintures mères efficaces ou pas?
Merci d’avance pour votre réponse
Bonjour Isabelle,
Non ce n’est pas une question bête. D’une manière simple, si le degré d’alcool est convenable, on pourrait faire une teinture avec un whisky. En revanche, on recherche aussi un alcool qui ait le moins de caractère possible afin de pouvoir ensuite évaluer le goût et le parfum de la teinture, une sorte de contrôle qualité si vous voulez. Mais sinon, pas de problème, il fera le travail d’extraction.
Merci pour votre réponse pour alcoolature d’ail – quand vous dites d’utiliser de l’alcool à 95 voir 96° ou pouvons nous nous en procurer quand en France tout est maintenant interdit !
ha ça c’est plus complexe, souvent les personnes qui sont proches des frontières peuvent en trouver en Espagne, en Italie…
sinon vous le faites pré sécher pour qu’il perde un maximum d’eau puis vous prenez l’alcool le plus fort que vous ayez …ce sera bien aussi
Bonjour,
Pour l’alcoolature d’ail faut t’il mieux utiliser de l’ail nouveau (récolté en mai-juin et qui na pas de germe et est très tendre ou cela n’a pas d’ importance? Pour l’ail récolté après faut t’il, pour la macération, retirer le germe?
Quand vous dites : proportion 1 volume de matière et 2 volumes d’alcool (1:2 ) qu’est ce que cela veut dire?
Enfin quelle est la posologie (nombre de goutte/jour) et sur quel durée. Peux t’on faire des cures plusieurs fois par an ou peut on en prendre toute l’année.
Merci pour vos réponses
Bonjour
je vous invite à lire cet article https://www.altheaprovence.com/blog/ail-allium-sativum/
1:2 : par exemple pour 100g de plante vous mettez 200ml d’alcool
Encore merci pour vos réponse rapides et limpides. Un dernier renseignement : est ce que vous privilégiez l’ail rose de l’ail violet ou blanc ou sans importance et ne pourrions nous pas faire une alcoolature avec de l’huile essentielle d’ail tout simplement éludant ainsi la macération de plante?
Bonjour, je ne pense pas que le type d’ail ait une importance, les deux sont médicinaux.
Je ne vois pas trop l’objectif de faire une alcoolature avec l’huile essentielle. Ce ne serait pas une alcoolature d’ailleurs, il n’y a pas de processus d’extraction, on mélangerait juste l’huile essentielle avec l’alcool. Mais autant prendre l’HE sous forme de gélules par exemple, pourquoi passer par l’alcool.
De plus, une teinture est beaucoup plus qu’une huile essentielle. L’alcool extrait à la fois les substances volatiles et non-volatiles. On a donc un totum de la plante. L’HE n’est pas le totum, elle est moins riche mais beaucoup plus concentrée. L’inuline de l’ail, par exemple, si important pour garder la flore intestinale en bon état, ne peut pas être entraînée par distillation.
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