Faire une teinture de plantes médicinales : la macération

La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.

La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.

Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.

Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.


Le solvant

Le type d’alcool

Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.

Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.

Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.

Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :

  1. La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
  2. Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
  3. Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.

Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.

La concentration

Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.

L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.

Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.

Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.

Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.

Les autres solvants

Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.

Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.


Préparation de la plante

Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :

  • Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
  • Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
  • Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.

Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :

  • On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.

Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.

Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :

Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?

Quelques commentaires à ce sujet :

  • Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
  • Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.

En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.

Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

Faire une teinture mère de plantes médicinales


La teinture par macération

1. Pour faire une teinture de plante sèche :

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
  • Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
  • Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
    • Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
  • Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
  • Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
  • Versez l’alcool par dessus ;
  • Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
  • Remuez bien tous les jours ;
  • Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
    • Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction
Faire une teinture mère de plantes médicinales : millepertuis
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum)

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
    • Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
    • Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
  • Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.

Conseils pratiques

Durée optimale d’extraction

J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.

Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.

Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.

Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.

L’alcool doit recouvrir complètement la plante

Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.

Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?

Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bacopa
Méthode 1 : un bocal fin et long est inséré à l’intérieur du bocal principal et fait pression sur la plante (parties aériennes de bacopa).
Faire une teinture mère de plantes médicinales : échinacée
Méthode 2 : un galet propre de rivière fait pression sur la
plante (racines d’échinacée)

Augmenter la surface de contact

Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.

Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : rumex crispus

Pressage

Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.

Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.
Faire une teinture mère de plantes médicinales : mini presse

Filtration

Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : filtrage

Quel type de bocal utiliser ?

Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bocaux

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal

Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.

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1 692 réponses

  1. Bonjour,

    je voudrais faire de la teinture de Stevia avec de la poudre de feuilles (donc seches).

    Est-il possible de faire cette teinture sans alcool?

    Merci!

    1. Pour toute plante, vous avez besoin d’un solvant. Et le meilleur solvant, c’est l’alcool (ou pour être plus précis, un mélange alcool + eau, donc un alcool à 50° par exemple). La glycérine ne fait pas un bon travail d’extraction. Vous pouvez descendre jusqu’à 20° d’alcool avec la feuille sèche, mais cela commence à être un peu limite pour la conservation. Je ne descendrais pas au dessous.

      Sinon, il faut passer par des méthodes qui ne sont pas les teintures. Vous pouvez par exemple faire une infusion concentrée de feuilles de stévia, et garder l’infusion dans un bac à glaçons, quoi que la quantité délivrée dans un glaçon sera bcp trop.

      La meilleure manière de prendre la stevia reste simplement la forme pulvérisée, rajoutée dans la nourriture ou une infusion. Cette forme ne vous convient pas et vous voulez passer à une forme liquide ?

  2. Bonjour

    Merci pour votre site d’une grande richesse d’information.
    J’ai de grandes quantités d’orties, que je consomme fraîches, je voudrais en conserver pour l’hiver, qu’est il préférable de faire, les sécher ou sous forme de teinture mère a l’alcool 96º
    Faut il utiliser les feuilles , les graines, avec ou sans les racines.
    A l’aide de vos informations j’ai fait beaucoup de TM.
    Merci encore

    1. Bonjour,
      La feuille d’ortie est une plante à infusion avant tout. Elle se sèche relativement bien, et garde ses propriétés. La teinture fraiche rajoute une forte charge en alcool qui n’est pas nécessaire pour cette plante.
      Les graines sont de plus en plus utilisées pour les insuffisances rénales, et comme adaptogène léger, saupoudrées sur la nourriture par exemple. Là encore, consommées sèches. Elles sont donc utilisées pour des déséquilibres très spécifique. Mis à part ces indications, elle reste d’une bonne qualité nutritionnelle.
      La racine est utilisée pour l’hyperplasie bénigne de la prostate, en TM.

      1. Bonjour,
        lors de mes étude j’ai appris et testé avec efficacité la teinture de feuille d’ortie fraîche pour son action anti-histaminique symptomatique lors des crises d’allergie. J’ai aussi appris, mais pas testé, que une consommation de tisane d’ortie journalière sur une longue période peut modifier le terrain allergique. Est ce que tu as de l’expérience avec cette utilisation de l’ortie?

        1. Bonjour Monica,
          Oui, je l’utilise régulièrement, avec le plantain, comme anti-histaminique de fond – c’est-à-dire tous les jours, sans exception, pendant des mois, en démarrant un mois avant le début des allergies. Si on la prend une fois par-ci par-là en infusion, les résultats ne sont pas probants.

  3. Bonjour,

    Je m’interroge sur le phénomène d’oxydation lors de la macération et sur l’influence de la lumière. Savez-vous quelque chose sur ce point ? Par exemple, les fruits, et particulièrement les noix qui macère ne donnent pas le même résultat selon qu’elles sont à la lumière ou non. La lumière favorise-t-elle la macération et la récupération des arômes ?

    1. La chaleur facilite la récupération des arômes, ce que l’on appelle une « digestion » à température contrôlée. Mais nous savons aujourd’hui que l’exposition directe aux UVs endommage certains constituants fragiles. D’où la suggestion de mettre à macérer au soleil, mais dans un sac en papier opaque afin de protéger justement contre les UVs.

      1. Merci.

        Je présume que vous parles des UVc, les plus nocifs qu’on utilise dans certains procédés de stérilisation. Donc si je comprend bien, on est encore au stade un peu expérimental sur les effets des composants de la lumière sur des macérations spécifiques.

  4. Bonjour et merci pour cet article…
    J’aimerais savoir s’il est possible d’utiliser ce procédé avec de la chélidoine. L’utilisation voulue est pour le traitement des verrues, donc en traitement externe. Elle pousse à l’état sauvage dans mon jardin qui en est abondamment fleuri. Je commence un traitement avec le suc frais que j’applique directement sur la zone à traiter. Cependant, au cas où le traitement devrait se prolonger où si je suis amené à en avoir besoin durant l’hiver, j’aimerais préparer une teinture mère.
    Le suc de la chélidoine disparaissant au séchage, je compte utiliser la plante, comme vous le dîtes, à l’état : »quasi-fraîche ». Sachant que je souhaite surtout traiter les verrues avec cette teinture et que le suc est surtout actif pour cette utilisation, dois-je privilégier une partie plutôt qu’une autre de cette plante? Auriez-vous d’autres conseils et/ou sources à me partager?
    Merci

    1. Bonjour,
      C’est en principe la plante fraiche effectivement qu’il faut utiliser. Vous pouvez essayer d’en préparer une petite quantité avec un rhum à 55° et garder au frigo, au cas ou le suc de la plante dilue trop l’alcool (200 ml de rhum à 55° pour 100 g de plante fraiche). Vous pouvez aussi effectivement en préparer avec la méthode quasi fraiche, mais cela ne sera pas optimal.
      C’est toute la partie aérienne qui est utilisée.

  5. Ravie de découvrir ce blog ! Maintenant que l’on ne peut plus trouver de T.M. en pharmacie, il faut que je me mette à les fabriquer. Je voudrais faire de la T.M. de myosotis. Quelle partie de la plante dois-je utiliser ? Comment procéder sachant que je suis très novice…

    Merci pour votre réponse

    1. Ce n’est pas une plante que je connais personnellement. Je ne pourrais donc pas parler de l’utilisation ou doses traditionnelles. Je constate que certains sources mentionnent une dilution homéopathique, qui peut vouloir dire que la plante est très puissante et la teinture ne doit pas être utilisée non-diluée. Ce sont les sommités fleuries qui ont l’air d’être utilisées, ou les parties aériennes selon certaines études (qui peuvent être feuilles uniquement, ou feuilles + fleurs). Par contre, je ne sais pas si la teinture doit être faite à partir de la plante fraiche ou sèche. Pour la dilution et les doses, j’espère que vous avez de bonnes sources pour vous guider.

    1. C’est peut être possible, mais je ne verrai pas trop l’intérêt sachant que le fruit sec se conserve et garde relativement bien ses propriétés. Si j’avais à en faire, j’utiliserais un taux de 1:5, alcool à 40° avec des baies sèches, et passer le tout au blender avant la macération. Cela donnerait une sorte de liqueur. Mais là encore, pourquoi rajouter de l’alcool alors qu’on peut s’en passer.

  6. Merci, je viens de consulter le site materia medica pour la TM de ruscus aleatus mais il faut de l’alcool à 95 , , comment faire, impossible de trouver se degré. Vous pouvez me donner un conseil. Sinon, je viens de trouver du fragon mais Est ce la saison pour le déraciner

    1. Il vaut mieux le déraciner à l’automne, mais si vous en avez besoin maintenant, faites au besoin – pourquoi attendre encore 6 mois si l’on a des problèmes d’insuffisance veineuse ou hémorroïdes. Si pas d’alcool pur, faites sécher les racines longilignes, puis une fois qu’elles sont quasi sèches, flétries, ratatinées mais pas complètement sèches, coupez-les en tout petits morceaux et mettes à macérer dans de l’alcool à 50°, au taux de 1:5. Cela fonctionnera bien.

  7. Quel livre de reference,dois je me procurer pour réaliser mes teintures mères, le plus adapté, pour débutante. Merci

  8. Bonjour, j’aimerais connaitre les dates de péremption des teintures mères. J’ai des tm depuis plus de 10 ans??? merci beaucoup

    1. Excellente question, et pas de réponse standard. Certaines peuvent se garder pendant des décennies. Les américains ont retrouvé dans les années 1990 des teintures datant des Lloyd Brothers et leur fameux laboratoire de teinture des années 1800. Les teintures étaient toujours aussi puissantes.
      Il faut donc se fier à ses sens :
      – gouter la teinture – fournit-elle le gout et l’odeur habituelle ?
      – y-a-t’il un dépôt au fond de la bouteille ?
      – le liquide est-il décoloré ?
      – de quelle plante s’agit-il ? quel était le taux d’alcool au départ ? certaines plantes se dégradent plus vite que d’autres.
      Vous serez souvent surprise par la durée de vie d’une teinture qui a été bien préparée et conservée dans un endroit frais et à l’abris de la lumière.

  9. J’aimerais faire de la teinture mère avec des bourgeons de peuplier baumier.
    Ces bourgeons contiennent beaucoup de résine, alors est-il nécessaire de les couper
    pour les faire macérer dans l’alcool?
    Quelle concentration d’alcool dois- je utiliser: 50% ou plus ?
    Merci beaucoup pour vos précieux conseils.

    1. Pour fabriquer un » parfum « avec bourgeons de peuplier baumier frais, un taux de 1:2 avec alcool 70% est-il adéquat ?
      Je ne trouve aucun endroit ( pharmacie, commission des liqueurs ) où me procurer de l’alcool 90%. Avez-vous une suggestion?

      Merci beaucoup, bonne journée
      Odette Tremblay

      1. Au canada, avez vous access à un alcool qui s’appelle Everclear ? Il est en vente libre aux états-unis, la version 75% dans tous les états (je pense) et la version 90% dans certains états. Sous la dénomination « Everclear 150 » et « Everclear 180 ». 70% sera un peu juste, mais on fait avec ce que l’on a, il faut essayer, il se peut que cela donne une macération tout à fait satisfaisante.

        1. Bonjour Christophe
          Je viens de cueillir une autre quantité de ce fantastique bourgeon. Il a des propriétés insecticides, en plus d’un arôme envoutant! J’oriente donc mes expériences dans la fabrication d’un parfum.

          Dans les pharmacies canadiennes on peut trouver de l’alcool 99%. Évidemment c’est de l’alcool à friction, mais pour fabriquer un  » parfum « , croyez-vous que ça serait efficace?
          Je ne voudrais pas détruire les propriétés insecticides du bourgeon avec un solvant inadéquat.

          Merci beaucoup

          1. Bonjour Odette,
            Vous le savez déjà, mais je le répète – l’alcool à friction est toxique pour consommation interne. Et personnellement je n’irais pas m’en mettre sur la peau. Mais bon, je sais que c’est vendu comme « alcool à friction », donc pour application locale.
            Ce qui compte pour dissoudre les résines de ces bourgeons, c’est la teneur en alcool. D’un point de vu concentration d’alcool, celui-ci ferait donc l’affaire.
            Mais j’en reviens à l’application sur la peau – personnellement je préférerais essayer un alcool à 70° plus naturel.

          2. Bonjour Christophe
            J’ai enfin trouvé un alcool éthylique 95%. Je suivrai donc vos conseils à la lettre.
            Une dernière question: Faut-il broyer les bourgeons dans l’alcool et quel est le temps de macération pour extraire le principe actif?
            Merci encore et bon printemps!
            Odette de Baie St-Paul Québec

            1. Bonjour Odette,
              Les bourgeons sont de petite taille et offrent donc une bonne surface de contact avec l’alcool. Pas besoin de broyer. Macération pendant 2 semaines.
              Bonne préparation !

  10. Bonjour,
    Ce n’est surement pas la bonne page pour poser ma question, mais je n’en ai pas trouver d’autre sur le site.
    Pourriez-vous m’expliquer comment créer son extrait hydro-glycériné de lierre grimpant.
    Dans l’attente de vous lire avec impatience, je vous souhaite une bonne journée.
    Isabelle

    1. Bonjour,
      La glycérine végétale est un très mauvais solvant. Je ne pourrais donc pas vous dire si un mélange glycérine + eau peut extraire les saponines du lierre. De plus, la capacité de conversation sera réduite par le rajout d’eau. Pour la teinture mère, je peux vous dire à peu près le taux d’alcool minimal pour la conservation. Pour cette préparation, je ne sais pas. Donc je ne pourrais pas vous dire combien d’eau par rapport à combien de glycérine. Personnellement, je préfèrerais une teinture de feuilles sèches au 1:5 avec un alcool à 50°.

      Si je devais faire un extrait hydroglycériné (j’improvise) :
      – feuilles sèches pulvérisées
      – rajouter 5 fois plus de solvant (glycérine + eau, proportion à déterminer pour conservation, je dirais tester avec 50/50)
      – remuer tous les jours, laisser macérer 1 mois et tester.

  11. Bonjour Christophe,

    votre article est une mine d’or. Une question sur les TM. Comment fait-on une TM d’insectes ou d’acariens ? comme pour le remède Apis melifica fait a partir d’abeilles ouvrières?

    merci de votre réponse

    1. Je ne sais pas comment procéder. De plus, la complexité vient ensuite de la dilution, afin d’effectuer une dilution homéopathique appropriée. C’est une spécialité que je ne sais pas faire. Si je devais faire, je démarrerais de la recette de macération pour plante sèche. Mais pour la suite, je ne sais pas.

  12. Bonjour,
    Un grand merci pour la réponse rapide à ma première question!!
    Peut-on faire de la teinture mère de Guarana, si oui comment dois-je m’y prendre.
    Je suis diabétique, y a t’il une plante à faire en teinture mère qui pourrait m’aider à avoir une glycémie normale.
    Encore merci pour votre aide!!
    Isabelle

    1. Bonjour,
      Pour le guarana sec, taux de 1:5 avec de l’alcool à 45°. Certains proposent une teinture au 1:3 – je ne l’ai jamais faite personnellement, cela serait à essayer.
      Pour les diabétiques, absolument, de nombreux protocoles contenant teinture mère de cannelle, de fénugrec, de panax, etc. Faites très attention à la prise concurrentielle avec médicaments anti-diabétiques, les plantes peuvent parfois provoquer des hypoglycémies graves. Demandez conseil à votre médecin.

  13. bonjour Christophe je voudrais faire une teinture mere de chaga j’ai lue plus haut qu’il faut faire bouillire le chaga .. j’ai lue dans un autre article qu’il ne fallait pas le faire bouillire la temperature maximum est de 75 degré celcius pour preserver les vitamines.Les quantités que j’ai sont 14 g de chaga pour 1L d’eau peut tu svp m’eclaircire sur la rectte et si se n’est pas trop demander aurrai tu d’autres recettes avec des champignons medicinaux .

    1. Le chaga doit suivre impérativement une double extraction, car il contient des polysaccharides qui sont responsables de l’effet immunostimulant – hydrosolubles (et dur à atteindre, il faut donc chauffer), et il contient aussi des composants solubles dans l’alcool.

      -1- si sec, avec un marteau, briser le chaga en petits morceaux. Alternative : un gros couteau placé sur le chaga, et un maillet pour taper sur le couteau. Attention à ne pas se blesser. Tache ardue. Ensuite, avec les petits morceaux, essayer de passer au moulin à café ou au blender (note : j’ai grillé un ou deux blenders en faisant cela).
      -2- mettre dans un bocal, recouvrir d’alcool à 50°. Laisser macérer dans l’alcool pendant 2 mois. Secouer chaque jour.
      -3- passer cette soupe alcoolique au blender.
      -4- filtrer et mesurer la quantité de teinture.
      -5- mettez le marc de chaga dans une casserole à bain marie, versez la même quantité d’eau que d’alcool obtenu. faites chauffer doucement jusqu’à ce que le liquide soit réduit de moitié.
      -6- filtrer, presser le marc, et composter le marc.
      -7- rajouter le liquide aqueux avec la teinture, amenant le taux d’alcool à 25°, assez pour la conservation.

  14. Bonjour,
    Peut-on faire une teinture-mère de fucus vesiculosus et de pilosella ?
    Et si oui, vais-je trouver ses plantes chez un herboriste et quel alcool utilisé ?
    Article très intéressant!!
    Merci par avance pour votre réponse!

    1. Bonjour,
      Oui pour pilosella – plante sèche 1:5, alcool à 45°. Attention au contenu en alcaloïdes pyrrolizidinique, consommation limitée, court terme, et pas chez la personne ayant des problèmes de foie. Préférer une autre plante pour l’effet dépuratif ou diurétique, il y a bcp mieux, et moins problématique pour le foie.
      Pour fucus, la prise traditionnelle est sous forme entière ou poudre. Je n’ai jamais fait la teinture, mais si je devais la faire : plante sèche et broyée au pilon, taux de 1:5, alcool à 55°.
      Les plantes se trouvent en général en herboristerie. Les deux se trouvent chez le Père Blaize.

  15. Bonjour,
    Cet article est très intéressant.
    Pourriez-vous me dire s’il est préférable de fabriquer la teinture mère de basilique sur la base de la plante séchée ou fraîche (avec la plante fraîche, je suppose), les proportions en fonction, la durée de macération. La TM de basilique est introuvable désormais en pharmacie qui propose à la place l’Huile Essentielle…
    Merci de votre réponse, je m’abonne à vos parutions.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Pour le basilic, que ce soit le sacré ou le culinaire, je recommande vivement la teinture de plante fraiche – taux de 1:2, alcool à 80°. Si pas d’alcool aussi fort, essayer 2 méthodes et comparer :
      1. utilisation de la plante fraiche au même taux (1:2) avec un rhum à 55° du commerce. Mais attention, l’humidité de la plante va faire descendre le taux d’alcool, qui peux passer en deçà de la limite acceptable pour la conservation. La teinture sera excellente, mais la conservation peut être e courte durée.
      2. utilisation de la plante quasi-fraiche – voir méthode exposée dans mon article, 1:5, alcool à 45°.
      Ne pas laisser complètement sécher le basilic.

  16. Bonjour,

    j’ai vu sur une photo que vous faites une teinture mère des paries aériennes de Bacopa. Il est possible de faire pousser cette plante en France (climat) ?
    A quoi sert cette plante?

    Salutations

  17. Bonjour

    depuis fin 2013 les pharmacies ne vendent plus de teintures mères (sureau noir, echinacée, calendula etc.) d’un célèbre labo qui commence par B et qui vend des petits granules. Apparement c’est une directive qui viendrait d’assez haut (d’après le medecin). Ce labo aurait sous-traité cette prépa de teintures à un labo européen sauf que le prix est multiplié par 10. Maintenant on nous prescrit à la place des macérats glycérinés (qui contiennent aussi de l’alcool mais moins que dans la teinture mère classique) et celle-ci sont toujours faites par le même labo (B…..). Certaines sont même en dillutions homéopatiques.
    Ferez-vous un tutoriel comme vous avez fait pour les teintures mères pour faire ce type de préparation (Extrait glycériné, Extrait glycériné hydro-alcoolique) ?
    Le site suivant (http://www.calybeauty.com/post/recette-teinture-mere-extrait-glycerine-extrait-hydro-alcoolique.aspx) explique comment faire, qu’en pensez-vous ? est-ce la bonne méthode ? Il parle d’un extrait glycériné hydro-alcoolique, ça ressemble à ce que nous vend maintenant la pharmacie?
    J’imagine qu’il faut de la glycérine végétale? Ou trouve-t-on ce type glycérine que l’on peut ingérer?

    Salutations

    1. Beaucoup d’extraits glycérinés de pharmacie sont réalisés de la manière suivante : extraction dans l’alcool, puis évaporation de l’alcool et transfer des composants dans la glycérine végétale. C’est la seule manière valable de procéder car la glycérine végétale est un très mauvais solvant. Il n’extrait quasiment rien. Si l’on mélange eau + alcool + glycérine, c’est l’eau et l’alcool qui feront le travail. La seule raison valable d’ajouter de la glycérine à une teinture : stabiliser les acides tanniques qui ont tendance à s’associer aux alcaloïdes pour former des sels.

      La glycérine végétale s’achète en pharmacie avec la mention « pas pour consommation interne » pour une raison qui m’échappe, car c’est un additif très utilisé par l’industrie alimentaire (sous le code E422).

      Notez que de bonnes teintures alcooliques se trouvent toujours chez certains petits labos comme BioSimples, Le Gattilier, Ladrôme, Phytofrance et autres.

      1. OK. En fait si on fait une teinture mère classique avec de l’alcool il n’y a pas vraiment d’intérêt d’ajouter le tout dans de la glycérine.

        1. Tout à fait, là encore sauf si la teinture contient beaucoup d’acides tanniques. C’est le cas de la cannelle par exemple, ou de la rhubarbe médicinale, ou du géranium (Geranium robertianum), etc. Mais c’est un argument au sujet de la stabilité de la teinture et pas au sujet de l’extraction des composants de la plante.

  18. Bonjour,

    Merci pour ce petit cours sur les teinture mère. Je souhaiterai faire une TM de propolis , produit très resineux. Pourriez vous me dire quel alcool utiliser (°) et combien de temps laisser macerer. J’ai trouvé de tout et nimporte quoi concernant cet TM specifique.

    Merci par avance

    1. Bonjour Christine,
      La propolis est quasiment 100% résineuse, donc l’alcool pur s’impose. Au taux de 1:10 (100 g de propolis pour 1 litre d’alcool pur). Remuer régulièrement jusqu’à dissolution totale de la résine. Si nécessaire, rajouter de l’alcool au bout de 2 semaine s’il reste de la résine au fond du récipient.

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