La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 692 réponses
Un grznd merci a vous pour tous ces precieux renseignements que l’on ne trouve pas ailleurs en francais. J’ai lu plus haut que l’on peut faire de la tm de marronier d’inde. Confirmez vous que cela n’est pas toxique comme certains le dise et, est il possible de faire des tm de plantes mélangées pour leurs propriétés en synergie. Merci par avance
Bonjour, la teinture de marron d’inde n’est pas toxique aux doses recommandées, et fournit des propriétés très utiles pour les problèmes de retour et congestion veineuse. Les mélanges de teintures mères sont tout à fait possible, et se font une fois les teintures mères terminées. C’est à dire vous allez d’abord préparer vos TM individuelles, puis vous les mélangées une fois finies pour créer l’effet recherché (par exemple, pour un problème de retour veineux, on pourrait envisager un mélange 40% fragon, 40% vigne rouge ou hamamelis, 20% marron d’inde).
Merci encore. Ou peut on trouver les informations concernant les associations de plantes ?
Dans de nombreux ouvrages de phytothérapie qui proposent des protocoles complets pour régler des déséquilibres de santé. Je ne suis pas très fort coté livres français car ma bibliothèque est 98% anglaise. Si vous lisez l’anglais, je vous conseille par exemple Medical Herbalism de David Hoffmann (pas spécialement pour débutant, mais un excellent livre).
Malheureusement je ne lis pas l’anglais mais je trouverais sachant ou chercher. Merci encore pour ces precieux renseignements
Bonjour,
De retour de vacances et avec du temps, je voudrais peaufiner cette préparation à base de TM de Fragon (40%), Vigne Rouge (40%) et Marron d’Inde (20) comme vous me l’avez indiqué mais, à quelle dose journalière dois-je la prendre et en cures de combien de temps ?
En même temps j’aurais aimée connaître la posologie pour l’utilisation de la TM de marron d’inde pour combattre les hémorroÎdes (pout ma fille), et, pendant que j’y suis, je voudrais savoir si l’on peut préparer un remède anti rhum, rinite, synisite à base de TM, par exemple thym et eucalyptus avec de la TM de propolis ?
Au fait, je n’arrive pas à trouver de réelles documentations dans le commerce sur l’art de se soigner par les plantes, a part des livres sans intérêts. Vous êtes ma seule source et, je suis vraiment désolée d’habiter si loin de vous. J’espère que vous continuerez longtemps à nous fournir toute la richesse de votre savoir.
Merci encore
Pour les doses, consultez la materia medica de Michale Moore ici :
https://www.altheaprovence.com/blog/materia-medica-michael-moore/
Pour rhume/rhinite, etc. la première étape et de voir si l’on peut remonter le système immunitaire. Ensuite, ponctuellement, voir comment compléter avec d’autres plantes. Si rhinite avec mucus épais par exemple, jaune qui a du mal à sortir, gingembre et autres plantes qui font circuler et transpirer, qui vont liquéfier les mucus. Si gorge, plutôt astringents et désinfectants de type sauge + miel. Si toux sèche, plutôt réglisse/guimauve, etc.
puis je faire de la teinture mere avec des bourgeons de vigne? merci de me répondre.
Bonjour, la feuille de vigne se prépare très bien en teinture mère. Il en est donc de même pour les bourgeons.
Bonjour Christophe, J’ai filtré ma TM d’arnica et suite a votre réponse dernière, je me poser la question suivante: spécifiquement pour l’arnica, vaut’ il mieux des fleurs sèches ou des fleurs fraiches .
Je voudrais faire de la TM d’achillé pour toutes ces propriétés; que me conseillé vous ?
Merci Amicalement Françoise
Pour l’arnica, frais (alcool pur) ou récemment séché (alcool à 50°) donnent une bonne teinture.
Pour l’achillée, je préfère la teinture de plante fraiche.
Merci et a bientôt de vos bon conseils. Amicalement Françoise
bonjour Christophe
(venant de faire le lien (mieux vaut tard que jamais, entre le saule blanc et l’osier (çui qui se transforme en panier …!) je me demandais si je pouvais faire une TM de feuilles (voire même de tiges ) …(en fait oui je peux personne ne m’en empêche ..) mais y-a-t-il une utilité médicinale ?
…… infusions, décoctions etc… bref puis je grignoter , infuser, teinturer, etc. …… mes paniers , mon tipi , la barrière vivante de ma coupine ?
🙂
Très dur de répondre à cette question au delà du « l’écorce contient en général plus de salicylates que la feuille et la tige ».
Les études nous disent que cela dépend en fait de l’espèce de Salix, de sa localisation, et de ses conditions de croissance.
En particulier, le contenu semble être le plus haut dans :
– l’écorce de S. fragilis (1-10%)
– l’écorce de S. purpurea (3-9%)
– les feuilles de S. repens (5-12%)
– les feuilles de S. rosmarinifolia (7-10%)
– l’écorce de S. alba (1.5-11%)
Donc pour certaines espèces, les feuilles contiennent plus que l’écorce. Mais je dirais aussi que pour deux S. alba poussant dans des endroits différents, les feuilles de l’un pourraient contenir plus que l’écorce de l’autre.
Bref, dur de répondre, il faudrait presque faire des analyses. Coûteux pour un recyclage de panier ou tipi !
Christophe, une autre question: est il mieux pour le millepertuis de faire une teinture mère plutôt qu’un macéra huileux ?
Merci Amicalement Françoise
Tout dépend de l’application. Dans l’absolu, l’alcool est un solvant bien supérieur à tous les autres, huile y compris. La teinture mère va extraire beaucoup plus de composants que l’huile. Et elle peut aussi s’appliquer d’une manière locale, en teinture mère diluée. Mais c’est vrai que si le but est de faire une huile contre les coups de soleil par exemple, mieux vaut une base huileuse, la peau brulée en aura besoin. J’ai tendance à transformer la plupart de mon millepertuis en TM, et en garder une petite partie pour l’huile.
Bonjour Christophe,
J’ai découvert votre site voila quelque jours, et je le trouve fort intéressant. J’ai fait séché des fleurs d’arnica, que j’ai ensuite mis dans un bocal et recouvertes d’alcool a 90 pur.
J’aimerais savoir combien de temps je doit laisser macéré, et si je doit après filtration ajouter de l’eau et en quel quantité, pour obtenir une bonne teinture mère.
Merci. Amicalement Françoise
Bonjour Françoise. Pour les fleurs sèches d’arnica, il aurait fallu utiliser de l’alcool à 50°, au taux de 1:5 (500 ml d’alcool pour 100 g de plante). On utilise l’alcool pur pour la plante fraiche (au taux de 1:2, 200 ml d’alcool pur pour 100 g de plante fraiche). Vous avez faite une mixture des deux méthodes 🙂
Bref, 2 semaines suffiront. N’oubliez pas de presser le marc, soit à la main dans un tissu, soit avec une petite presse comme indiqué dans l’article, vous en trouvez chez Ikea.
http://www.ikea.com/fr/fr/catalog/products/76114285/
Une fois filtré, n’ajoutez pas d’eau. Le taux d’alcool sera très élevé vu que vous avez utilisé de l’alcool pur au lieu de 50°, mais mieux vaut diluer juste avant application, 1 dose de TM d’arnica pour 3 doses d’eau, histoire d’obtenir une concentration autour des 20 ou 25°.
Bonjour Christophe,
Je voulais vous remercier pour votre site riche et detaille.
Je voulais savoir si c était possible de faire une TM de feuilles de ronce, et savoir si elle gardait les memes propriétés que l infusion ? Meme question avec la feuille de violette et la baie d aubépine.
Merci par avance de votre réponse.
Jennifer
Bonjour Jennifer,
Feuille de ronces : non, les propriétés minéralisantes et astringentes sont beaucoup mieux exprimées dans une simple infusion. Aucun avantage de faire une TM avec.
Feuille de violette : pareil, pour la feuille, infusion ou en tant qu’aliment.
Baie d’aubépine : j’utilise les deux méthodes avec satisfaction. Je fais une TM de baies fraiches que je mélange à une TM de fleurs fraiches. Je fais la TM de fleurs fraiches au printemps, la TM des baies à la fin de l’été, puis je mélange les deux 50/50.
Je fais aussi sécher les baies, puis je les pulvérise au moulin à café et j’en fais une infusion – essayez, vous m’en direz des nouvelles.
Merci Christophe. Je vais essayer mais les baies d aubépine, comment faites vous pour les faire sécher ?
Je les laisse sécher à plat sur des clayettes en bois que je me suis fabriqué. Un simple cadre en bois avec un grillage en dessous puis un morceau de moustiquaire sur le grillage. Sinon, une simple passoire devrait suffire. Le tout est de les laisser dans un endroit sec.
Juste une petite question, je suis en train de réaliser une teinture de millepertuis avec votre astuce du petit bocal à l’intérieur du grand, du coup le tout se retrouve bien compressé mais s’il faut remuer quotidiennement, que dois-je faire ?, ouvrir le grand bocal et retirer le petit pour bien mélanger ? sinon il me semble que ça ne remue pas grand chose….ouvrir le bocal tous les jours augmente l’oxydation? Voilà, merci pour tous vos conseils et votre réponse à venir.
Si vous avez utiliser du millepertuis frais et de l’alcool pur, pas besoin de remuer (l’action de fait par déshydratation). Si millepertuis sec ou quasi sec, voici l’astuce. Laissez 2 semaines sans remuer. Ensuite, passez au blender. Il n’y aura plus aucun problème de volume, plus besoin de petit bocal dans le grand. Laissez encore cette bouillie macérer une semaine, puis filtrez.
Bonjour Christophe
merci à François pour sa question j’avais la même au bout de mes touches , car après avoir bataillé avec la TM de Matricaire , dont les fleurs remontent et où le tit bocal se coince, et où le galet devient galère ….Je me demandais où était mon problème ?
et la question subsidiaire Christophe : pour la camomille (récemment séchée) peut-on pratiquer pareil ?
d’après ce que vous écrivez ==> ce ce ferait 3 semaines de macération , n’y a t-il pas de risque de précipitation ?
Car j’avais fait cette méthode avec le Laurier , mais en suivant les indications il y en avait en tout pour 2 semaines
Bonjour Sabine.
La méthode du blender est, je pense, la meilleure manière de procéder pour toute plante très volumineuse. Si vous essayez par exemple de teinturer les fruits laiteux de l’avoine (une excellente teinture pour les états d’épuisement nerveux), les taux (1:2) sont impossibles à respecter si macération classique. Il faut mettre l’alcool dans le blender, et commencer à faire une purée. Puis rajouter de la plante, et continuer la purée, etc. C’est un peu le cas extrême, le type de plante qui a l’art de rendre chèvre l’herbaliste amateur (et expérimenté).
Pour un cas un peu plus simple, comme la matricaire, le but est de trouver un objet de lest qui puisse couvrir la plupart de la surface du bocal. Un galet de rivière bien rond et lourd reste pour moi la meilleure approche. Encore faut-il avoir un galet qui couvre quasiment toute la surface.
Et pour la plante sèche, en effet, on ne peut pas secouer le bocal car présence du galet. Donc, au bout d’une semaine ou deux, on peut passer au blender, et laisser macérer la purée pendant encore quelques jours.
Tous ces temps sont en fonction du résultat désiré bien sur. Si vous vouliez extraire plus d’aromatiques et moins d’amers de la matricaire car, par exemple, vous préparez une quantité pour un enfant, il faudrait faire plus rapide, 3 ou 4 jours avec le galet, puis blender, puis encore un ou deux jours. Et gouter au fur et à mesure.
Et puis pour la grande majorité des cas où l’on oublie le bocal dans le fond du placard et qu’on s’en aperçoit au bout de 3 mois, c’est tout bon aussi ! Pas optimal, mais sacrément bon tout de même.
Le seul risque de précipitation majeur est lorsque présence d’alcaloïdes + tannins. Car alcaloïdes = bases, tannins = acides tanniques = acides, et (souvenez vous des cours de chimie) acide + base = sel + eau. Le sel est ce qui se précipite. Pour la matricaire et beaucoup de plantes classiques, nous n’avons pas ce risque.
Et si risque il y a, 10% de glycérine végétale va régler le problème (les groupement OH de la glycérine s’associent de manière lâche avec les groupes H+ de l’acide tannique, empêchant les acides de réagir avec les bases). Voir materia medica de Moore, lorsqu’il mentionne glycérine.
j’avais oublié de vous remercier pour votre réponse !
je prends bonne note (surtout côté chimie ….bé voui car je me demande bien où j’étais lors des cours de chimie ….! du coup en ce moment je me fais des séances de rattrapage non stop !
Bonjour Christophe, mon jardin étant « infesté » de valériane j’ai suivi votre recette de teinture-mère et désormais je dors comme un bébé, merci !!
Cette fois-ci j’ai utilisé du Rhum à 55° mais comme je n’aime pas du tout le goût et l’odeur cet automne j’en referai avec du Spirytus (96° que je ramènerai à 90°).
Merci pour votre site.
Bonjour Christophe,
Encore merci pour tous ces précieux articles!
J’ai ramassé du millepertuis que j’ai mis à sécher pour la teinture mère mais voilà, je me demande si la plante n’est pas trop sèche et donc sans plus trop de principes actifs…
Je l’ai laissé sécher environ 15 jours car les boutons étaient encore gorgés d’eau.
Ils sont maintenant bien secs, les fleurs bien fripées; il n’y a que les feuilles qui effritent.
J’ai peur de louper mon coup, vaudrait-il mieux que j’aille ramasser d’autre plantes?
J’ai également mis de l’huile à macérer derrière un pare brise depuis 3 jours mais n’a toujours pas de teinte rouge, est-ce normal?
Merci d’avance pour vos réponses et très bonne journée ensoleillée!
Bonjour Rita,
15 jours, pas de problèmes. De toute façon, pour la teinture mère, le test est facile. Prenez un peu de millepertuis sec, et placez le dans de l’alcool à 40° de type rhum ou vodka. Laissez 48 heures. Si l’alcool devient rouge, c’est bon.
Pour l’huile, cela devrait être pareil. Par contre, il faut en général plus de jours pour que l’huile tourne au rouge. Laissez-là bien une semaine avant de pouvoir en tirer des conclusions.
Bonjour,
J’ai fait un stage auprès d’une droguiste qui préparait elle-même ses teintures mères, mais n’utilisait que de l’alcool entre 30° et 40°. Cependant elle laissait macérer ses plantes (fraiches, parties aériennes et racines) durant une année entière. Que pensez vous de cette méthode? Est-ce efficace?
J’aimerais produire des teintures à mon tours, mais je ne sais plus où donner de la tête tellement les indications changent d’une référence à l’autre.. Pour reprendre une question posée plus haut, pouvez-vous me conseiller un bon livre de référence sur les teintures? Et oui, je lis très bien l’anglais.
Merci d’avance pour votre réponse.
Et merci pour votre site qui est très intéressant!
Bonjour Sabrina,
Du coté Anglais, simple et efficace : Making Plant Medicine de Richo Cech.
Il y a différentes manières de préparer les teintures. Les anglais utilisent beaucoup par exemple des taux de 1:3, un taux qui n’est pas du tout classique du coté américain ou français. En règle générale, si la plante est de qualité, et que l’alcool est assez concentré dans la préparation finale pour assurer une bonne conservation, vous devriez avoir une préparation thérapeutique. Il ne faut pas trop stresser sur les taux, les concentrations. Il faut se lancer, en démarrant d’une recette qui vous semble acceptable, même si elle diverge des autres recettes que vous verrez sur l’internet.
Merci beaucoup pour votre réponse!
Je vous souhaite un bon début de semaine!
Bonjour,
Atteinte de la maladie de Lyme chronique et ayant déjà eu plusieurs cures d’antibios, je voudrai me tourner vers quelque chose de plus naturel. Je viens de trouver de la cardère et de récupérer les racines. Mais l’endroit où je les ai trouvé et ramassé me turlupine. Je les ai trouvé en bord d’autoroute et deux jeunes pieds sur le côté d’une voie ferrée. Il y avait quelques déchets aux alentours. Je voudrai savoir s’il est sage que je fasse ma teinture-mère avec celles-ci et s’il y a donc en conséquence un moyen de purifier les racines ou s’il vaut mieux que je laisse tomber? Qu’en pensez-vous?
Merci d’avance! 🙂
Bonjour Solène,
Effectivement vous avez ramassé dans des endroits qui sont probablement pollués. J’éviterais personnellement. Il n’y a pas moyen de purifier les racines hélas.
De plus, la racine de cardère se cueille pendant la première année. C’est une bisannuelle qui fleurit la deuxième année. Si la plante est montée en fleur, il est trop tard pour ramasser, car toute l’énergie (constituants) est partie dans les parties aériennes. Il faut que la plante ne montre que la rosette, et donc idéalement au printemps de sa première année.
Christophe
Merci beaucoup pour votre réponse Christophe!
Bon bhun… je jette 🙁
Je vais commander des graines et un flacon de teinture-mère toute prête dans ce cas!
Votre site est super, merci pour votre travail.
Bonjour Solène,
le mot Lyme vient me titiller car je le connais trop bien.
Une plante qui pourrait t’être utile est l’Artemisia Annua. Une plante de provenance d’Asie. Elle détient un pouvoir anti-parasitaire puissant. Elle peut dans certains cas guérir complètement la borréliose.
C’est aussi une plante qui en infusion, soigne la quasi-totalité des cas de paludisme en une semaine. D’ailleurs Christophe peut-être la plante est encore plus efficace en teinture savez-vous?
Je me lance dans un traitement avec cette plante sous peu. Pour une semaine – une pause – puis 21 jours pour débuter. Cette plante n’a pas le droit d’être vendue en France pour l’instant. Il est possible de s’en procurer par une association, Maison-Artemisia, en lui faisant un don en tant qu’adhérent. C’est comme ça que je viens de me la procurer en attendant le printemps car j’ai aussi réussi à trouver des graines.
Je peux vous communiquer les améliorations si vous le souhaitez pour les résultats du traitement d’ici un bon mois.
En espérant un commun rétablissement.
Bonjour comment faire une TM de coriandre pour detox métaux lourds avec des graines séchés Merci
Bonjour Marie,
Pour la TM de coriandre, vous pouvez utiliser feuilles ou graines :
– Feuilles fraiches, 1:2 alcool à 80° à 90°
– Feuilles récemment séchées, 1:5 alcool à 40° à 50°
– Graines sèches, 1:5 alcool à 50°
Bonjour,
Voila je voudrais faire une teinture mère de cardère (dipsacus sylvestris) avec les racines et je voudrais connaitre le procédé pour ne pas commettre d’erreurs.
-Dois je faire sécher les racines et combien de temps ?
-Quel alcool dois je utiliser (60,90,vodka)?
-Le temps de macération ?
Tous conseils sont les bienvenus
Merci
Bonjour,
Le cardère se teinture très bien sec. Alcool à 50°, taux de 1:5, macération pendant 2 semaines. Pulvériser la racine sèche si possible avant de la mettre à macérer, sinon la couper en morceaux les plus petits possibles.
bonjour, j’ai réalisé une teinture mère de cardère comme vous l’avez indiqué. J’ai broyé les racines séchées et recouvert de vodka. Mais au bout de 2 semaines le jus est tout noir, est-ce normal et gênant pour la qualité du produit. C’est pour mon cheval atteint de la maladie de Lyme. Merci
La teinture peut être foncée, pas de problème. La plante était elle bien recouverte d’alcool ? (pas de partie qui dépasse à l’air et qui pourrait s’oxyder). La teinture a-t-elle un goût très amer, caractéristique du cardère ?
oui j’ai bien fait attention de recouvrir, mais j’avais un doute car le noir est plus en surface, mais en fait comme sur la photo mise au dessus. Pour le goût j’ai pas encore testé. Merci
salut jai des question un peut bete mais je comprend pas comment extraire la teinture mére a la fin de la maceration faut t’il geter l’alcool et presser que la plante a macerer ou recuperer tous le contenu du bocal meme l’alcool + le liquide presser de la plante
– a propos de la vigne rouge a utiliser sur les cerne elle et efficace en macerat alcoolique ou huileux merci
elle et plus efficace en maceration alcoolique ou huileuse
-derniere question pour ma part jai trouver un alcool absolue a 96° est ce que je peut l’utiliser merci de me repondre
–
Beaucoup de questions, je vais essayer d’y répondre une à une :
– à la fin de la macération, vous pressez le marc et vous gardez l’alcool qui extrait les composants de la plante. Nous avons donc beaucoup plus que de l’alcool, nous avons un liquide constitué d’alcool dilué par du jus de plante. Vous compostez le marc pressé, qui devrait être relativement peu humide vu que vous l’avez pressé.
– pour la vigne rouge, elle se prépare bien en simple infusion, ou en teinture mère. Si vous la faites en huile afin de la passer d’une manière locale, je vous conseille d’utiliser l’intermédiaire alcoolique comme décrit dans mon article sur les macérâts huileux.
– le macérât alcoolique sera plus concentré, il contiendra plus de choses, par contre il sera plus compliqué à appliquer de manière locale. Il faut diluer l’alcool dans de l’eau avant l’application.
– si vous avez accès à de l’alcool pur à 96°, vous pouvez faire des macérations de plantes fraiches, ce qui est un plus car la plante fraiche est toujours plus riche en éléments. Vous pouvez, par exemple, faire une teinture de racines fraiches de valériane, de racines fraiches d’échinacée, de parties aériennes fraiches de mélisse, etc.
bonjour Christophe
y-a-t-il un intérêt à faire de la TM de reine des prés ?
Oui, c’est une plante qui se teinture bien je trouve. Teinture de plante fraiche si possible.
Merci Christophe
alors pour être fraiches sûr elles sont fraiches ,
Nous avons une « mets-tes-hauts » qui nous dit » mets tes bas « avec des températures ayant du mal à dépasser les 20° grrr !
Et dès que le soleil fera une sortie de plusieurs jours d’affilés j’irai ramasser ces belles dames !
dites moi Christophe , la reine des prés pousse-t-elle facilement dans le Vaucluse ?
Non, pas assez humide pour qu’elle puisse s’établir de manière notable. De plus elle aime une terre riche, et pas la caillasse calcaire du vaucluse. Je garde les miennes soit dans un petit bassin avec un peu d’eau, soit dans un endroit à l’ombre et bien humide.
Bonjour,
Merci pour toutes ces infos! J’ai une question concernant les extraits aqueux d’ortie que l’on utilise pour les rhumatismes par exemples. Certaines marques vendent un extrait aqueux à 99.4% d’ortie plus acidifiants et mélange d’HE. Ma question est : ont ils fait macérer la plantes seulement dans l’eau (et si oui quand ajoute t on les HE ?) ou sinon ont ils fait une teinture mère puis évaporation de l’alcool, à votre avis ?
Merci pour votre réponse.
Aline
Bonjour Aline,
Les extraits aqueux sont des infusions, parfois concentrées. On fait parfois évaporer une partie du liquide pour ne garder qu’une solution épaisse. Parfois on fait évaporer toute l’eau pour obtenir ce que l’on appelle un extrait sec.
Dur à dire leur manière de procéder. De toute façon, il faut rester logique. On fait d’abord l’extrait aqueux (infusion, plus ou moins concentrée). Ensuite, on peut épaissir un peu en laissant évaporer doucement. L’ortie ne contient pas d’aromatiques, donc la solution reste stable.
Puis on laisse refroidir, et l’on rajoute les HEs à ce moment là (une fois refroidi).
Faire une teinture d’ortie n’est pas un procédé efficace, on jette un peu l’alcool par la fenêtre, car c’est une plante qui s’extrait très bien dans l’eau. De plus, le terme « extrait aqueux » nous dit que c’est une infusion (peut aussi décrire une décoction, mais pour l’ortie, une infusion simple suffira). Si c’était une teinture, on appellerait cela « extrait hydro-alcoolique ».
bonjour Christophe
j’aimerais faire de la TM d’artichaut et comme je voudrais en tirer sa substantifique moelle je me demandais si je devais mettre les feuilles et les tiges coupées en morceaux ou plutôt broyées , ou bien que les feuilles ?
Dois-je les faire sécher ou c’est mieux frais ?
d’autre part ma TM d’achillée mise en macération le 27/06 (fraiche ac alcool à 90%) est vraiment très colorée et je sens bien l’amertume , je trouvais qu’elle était piquante , mais après avoir goutté l’alcool à 90% pur j’ai découvert que le coupable piquant c’était lui et je me demandais combien de temps je pouvais la laisser avant que les tanins ne sautent sauvagement sur ses principes et que ce soit la guerre dans mon bocal ..?
Bonsoir Sabine,
Pour l’artichaut, et vu que nous ne sommes pas en présence de composants volatiles, broyer la feuille augmente la surface de contact et facilite la macération de feuille sèche. Je trouve que la feuille sèche donne une teinture très satisfaisante, et permet de conserver son alcool pur pour d’autres préparations, car c’est une denrée précieuse aujourd’hui. Ceci est en principe valable pour la plupart des amères non-aromatiques.
Pour l’achillée, amère, aromatique et astringente, nous sommes en présence d’une personnalité complexe. Si vous ne voulez extraire que les aromatiques et une partie des amers, 2 à 3 jours suffisent. Les tannins, timides jusque là, commencent à s’exprimer à partir de 3 à 4 jours. Par contre, une grande partie de l’effet hémostatique est dû aux tanins. Il en faut donc dans la préparation. Combien exactement, dur à dire. Je laisserais tout de même au moins 4 à 5 jours pour la teinture de plante fraiche.
Merci Christophe
le 5ème jour est aujourd’hui , je la filtrerai donc en fin de journée!
Effectivement , denrée rare .. pfff , va falloir partir en quête des descendants de Borsalino…!
je prends note des informations
-plantes amères non-aromatiques ; on peut faire sécher pour teinturer (par ex. le pissenlit (le 2ème effet c’est une économie d’alcool )
pour l’Achillée, comme nous sommes devant une plante complexe il va falloir apprendre à écouter ses intuitions et déductions pour que le complexe puisse s’exprimer simplement !
Comme quoi vos réponses au delà des informations concrètes et pratiques , deviennent peu à peu des in-formations (qui forment à l’intérieur !)
encore merci
C’est tout à fait ça. La règle suivante est valable la plupart du temps : si la plante est aromatique, elle perdra de ses propriétés au séchage. Mais ce n’est pas suffisant, car certaines aromatiques perdent vite (mélisse) alors que d’autres restent aromatique longtemps même après séchage (absinthe). La règle n’est donc, en elle même, pas suffisante. Retour au cas par cas…
Il y a un autre facteur qui se superpose, mais là je vais commencer à compliquer les choses. Je vais donc en dire juste assez pour intriguer 🙂 En médecine chinoise par exemple, la plante sèche a une énergétique différente de la plante fraiche. Le gingembre sec a, par exemple, une capacité réchauffante largement supérieur au frais. De plus, le gingembre frais a une affinité particulière pour l’estomac. Facile à confirmer. Rien de tel qu’une infusion de gingembre frais pour harmonizer une digestion déficiente et accélérer la vidange gastrique lorsque les choses stagnent. Le sec par contre est plus « tranchant » en goût et donnera une bonne sueur plus rapidement, mais le soulagement sur la digestion sera moins efficace.
l’odorat peut il être un bon témoin pour dire que telle ou telle aromatique a – oupas gardé ses propriétés ? Par exemple l’achillée qui est une aromatique , je la fais sécher et si elle sent toujours bon je peux dire qu’elle a gardé ses propriétés ?
hum effectivement nous arrivons en terrain subtil …!
dans votre article sur la brunelle , vous abordiez rapidement le sujet , je cite : » la médecine chinoise utilise les fleurs cueillies sèches et brunes sur la plante (voir photo ci-dessous), ce qui optimise la quantité de polysaccharides (stimulant du système immunitaire) ; je suppose que cueillir la fleur sèche donne un résultat différent de la fraiche qu’on aura fait sécher ?
donc , j’ai de la brunelle plein ma prairie ..si je cueille à tous les stades de croissance et que je mélange tout ensemble , du coup est ce que j’obtiens un bon équilibre de toutes les qualités de ladite plante ?
Pour les aromatiques, tout à fait – l’odorat reste le meilleur test d’efficacité. Je radote probablement, mais je suis assez estomaqué de voir la différence aromatique entre certaines achillées. Achillea millefolium var. littoralis reste ma préférrée, imbattable je trouve.
Pour le terrain subtil : la médecine chinoise a des vues qui lui sont bien propres. Et je suis loin d’être un expert en la matière, j’en sais juste assez pour continuer de fouiner dans l’herbalisme planétaire. La brunelle, en MTC, est cueillie uniquement sèche, et uniquement les sommités fleuries brunes. Des millénaires d’expérience leur font dire qu’effectivement, au plus elle reste sur la plante, au plus elle est efficace (la science moderne confirme en démontrant qu’elle développe plus de polysaccharides).
Puis en pratique, en ce qui me concerne, au plus j’avance, au plus je simplifie. Pour la brunelle, je coupe lorsque j’ai le temps et l’envie, je fais sécher, et la plante fonctionne. Par contre, votre méthode est intéressante à tester. J’aime explorer la partie puriste de la discussion, qui nous fait toujours avancer.
Bonjour,
Merci pour cet article sur la fabrication des teinture mère, il est difficile de trouver de telles infos ! J’ai appris depuis peu, suite a une sérologie positive,que j’étais atteinte de la maladie de Lyme. J’ai été infecté il y a plusieurs décennies mais je souhaiterais tout de même fabriquer ma propre teinture de racines de cardère et tenter de me traiter. Je n’ai trouvé que peu de détails dans l’ouvrage du Dr Wolf-Dieter Storl. Je m’interroge notamment sur le type d’alcool à utiliser ainsi que sur les proportions de racines/alcool. pouvez vous me renseigner là dessus ?
Bonjour. Pour la racine de cardère (Dipsacus sylvestris) sèche : alcool à 45° suffisant, au taux de 1:5.
Merci beaucoup pour votre réponse si rapide 🙂 Pour utiliser la racine fraîche, faut il dans ce cas un alcool plus fort et si oui lequel ? (et un taux de 1:2 convient il pour cette plante ?) J’ai lu à plusieurs reprises que la teinture de cardère devait se faire avec de la racine fraîche….je ne sais si cela est justifié…S’il est préférable de faire la teinture avec les racines partiellement séchées au préalable, combien de temps les faire sécher ? Enfin, j’ai de la grappa que l’on m’a offerte, cela pourrait il constituer une alternative à la vodka ? Merci.
Grappa alternative à la vodka : oui, c’est le degré d’alcool qui compte.
Frais mieux que sec : pas vraiment si la racine est récemment séchée. Si racine fraiche, alcool à 80° au moins, donc je ferais quasi sèche, je ne peux pas vous donner de jours, cela dépend de la condition atmosphérique et du lieu. Coupez la racine en rondelles. Lorsque les rondelles sont bien ratatinées et flétries mais pas complètement sèches, basculez dans la grappa au taux de 1:5, donc 500 ml de grappa pour 100 grammes de racines.
Au bout d’une semaine, passez au blender pour faire une bouillie. Puis laissez encore macérer 2 semaines.
Merci pour ces précieux conseils ! 🙂