Connue depuis l’antiquité pour ses puissantes propriétés diurétiques, la baie de genièvre est aujourd’hui beaucoup plus consommée dans le fameux gin que dans les infusions médicinales. Dans cet article, je vous propose de renverser cette tendance.
Le genévrier pousse dans quasiment toutes les régions du monde, vous en trouverez probablement près de chez vous. La ramasse est un peu délicate à cause de son tempérament piquant ! Mais je vous explique plus bas comment contourner ce problème.
Le genévrier oxycèdre ou genévrier cade (Juniperus oxycedrus) est utilisé d’une manière interchangeable avec J. communis. Lieutaghi explique que “les fruits et les feuilles de l’oxycèdre s’emploient comme ceux du genévrier commun ; peut-être sont-ils même plus actifs”. C’est en tout cas mon expérience car l’oxycèdre est très abondant chez moi en Provence.
Attention : si vous voyez des feuilles en écailles, vous avez affaire à un genévrier toxique – genévrier Sabine (Juniperus sabina) ou genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea).
Nom commun : Genévrier
Nom latin : Juniperus communis, J. oxycedrus
Famille : Cupressaceae
Constituants (baies) :
- Huiles essentielles, de 1 à 4% (terpinène-4-ol, α- et β-pinène en particulier)
- Sucres (oligosides), de 15 à 30%
- Résines, environ 10%
- Protéines, 4%
- Lactone (principe amer) : Junipérine
- Tanins condensés (proanthocyanidols)
- Flavonoïdes : rutine, quercétine, apigénine, etc.
- Vitamine C
- Minéraux (soufre, cuivre, cobalt, etc.)

Goût :
- Epicé
- Acre
- Doux
- Huileux
- Légèrement amer
Energétique :
- Réchauffante
- Asséchante
Il est d’ailleurs intéressant de noter que Cazin recommande le genièvre pour ceux qui habitent dans des régions humides et froides afin de se protéger contre les maladies infectieuses. Cela colle bien avec son tempérament énergétique.
Utilisation du genièvre
Il est moins usité qu’il ne devrait l’être. Il le serait d’avantage s’il était moins commun.
C’est la triste vérité. Au plus une plante médicinale est commune, au plus on la dénigre. Et pourtant, le genièvre renferme une puissance peu soupçonnée aujourd’hui.
La clé d’utilisation réside dans son tempérament réchauffant et asséchant. On va donc plutôt l’employer dans les conditions anciennes, chroniques, des conditions considérées comme “froides”. Pareil pour les conditions “humides” avec rétention de liquide et sécrétions atoniques de mucus. On ne parle pas ici de la sécrétion abondante qui accompagne l’inflammation aigüe, mais du suintement lent de la condition chronique.

Diurétique
Le genièvre est un puissant diurétique. On l’utilise dès que le corps à du mal à évacuer un excès d’eau. Ceci s’exprime souvent par des rétentions d’eau, en particulier dans la partie inférieure du corps – cuisses, chevilles, pieds (ref : Wood).
On va aussi l’utiliser pour toute condition qui bénéficie d’une irrigation accrue des reins afin de balayer la zone : infections urinaires ou pour faciliter le passage de petits calculs.
Mais là où le genièvre se distingue, c’est dans sa capacité à désinfecter le système urinaire. C’est l’un des antiseptiques urinaires les plus puissants. Et c’est probablement l’une des seules plantes qui puisse faire une différence dans un cas d’infection urinaire résistante aux antibiotiques (ref : Buhner). Notez-le car si une telle situation vous arrive, le genièvre peut faire toute la différence. A utiliser sous forme de teinture ici.
Dans ce contexte d’infection urinaire, le genièvre s’associe bien à la busserole (Arctostaphylos uva-ursi), la bruyère cendrée (Erica cinerea), le karkadé (Hibiscus sabdariffa), le thym (Thymus vulgaris), etc. Le genièvre va souvent faire la différence lorsque les infections deviennent récurrentes et chroniques. Elle ne remplace pas les autres plantes, busserole et compagnie, mais elle se combine avec pour rajouter de la force au protocole.
On peut aussi l’utiliser pour les blennorragies car, là encore, la plante est fortement antibactérienne.
Sphère utérine
Le genièvre a été traditionnellement utilisé pour les aménorrhées (absence de règles) ou dysménorrhées (règles douloureuses). La plante n’est pas aussi efficace que l’armoise commune (Artemisia vulgaris) pour l’aménorrhée ou l’achillée millefeuille (Achillea millefolium) pour la dysménorrhée, mais donnez-lui une chance si vous n’avez pas accès aux deux autres.
On l’utilise aussi pour les leucorrhées (sécrétions vaginales, glaires). A ce sujet, Cazin nous dit : “J’ai vu des leucorrhées anciennes avec débilité des voies digestives […] céder à l’usage d’une forte infusion aqueuse ou vineuse de baies de cet arbuste.”
Bronches
Comme toute plante riche en résines, le genièvre est un désinfectant pulmonaire efficace. De plus, il est fluidifiant bronchique et expectorant et se combine bien avec d’autres plantes pour les bronches comme l’hysope (Hyssopus officinalis), le thym (Thymus vulgaris) ou le marrube (Marrubium vulgare).
L’huile essentielle est excellente en inhalation pour les infections respiratoires rebelles.

Pour être plus spécifique, j’aime beaucoup comment Cazin la positionne, Cazin qui était médecin dans les années 1800 et qui a beaucoup utilisé les plantes locales des campagnes. Il la positionne pour les problématiques chroniques, donc des conditions des poumons qui trainent. Il parle de son utilisation dans les zones froides et humides, des régions dans lesquelles on avait souvent des problèmes chroniques de poumons dans le passé.
En termes d’énergétique des plantes, on voit ici l’association d’une plante de nature chaude et sèche, typique des résineuses, pour des conditions froides et humides, des conditions qui trainent et dans lesquelles l’organe est fatigué et froid. La personne a peut-être eu une bronchite il y a quelques semaines, mais elle est toujours faible, il y a toujours un peu de toux grasse, les choses ont l’air de stagner, le plus gros de l’infection est passé mais il reste quelque chose et on n’arrive pas à résolution.
On peut utiliser le genièvre dans ce contexte, associé au thym, à l’hysope, au marrube, à d’autres résineuses comme le bourgeon de pin, etc
Digestion
Voici un autre domaine où le genièvre excelle.
Il agit sur les digestions paresseuses, les incapacités à digérer tout ce qui est un peu dense, les protéines et les graisses en particulier. Utilisez-le si vous avez l’impression que la digestion stagne pendant des heures au moindre écart avec douleurs intestinales et une forte production de gaz. Il est en particulier utile chez la personne âgée (les sécrétions gastriques diminuent avec l’âge).
Ses huiles essentielles créent une légère irritation des organes digestifs, ramenant la circulation et donc la fonction vers ces organes. Les huiles éliminent au passage certaines bactéries et levures responsables de la production de gaz.
Au final, c’est un excellent un anti-fermentation et antiputride intestinal, il ralentit les fermentations des glucides que l’on retrouve surtout dans le colon droit, et la putréfaction des protéines que l’on retrouve surtout dans le colon gauche, en particulier lorsque le système digestif n’a pas pu faire tout le travail en amont au niveau de l’estomac et de l’intestin grêle.
Pour relancer la digestion, combinez le genièvre avec une amère de type gentiane (Gentiana lutea) ou petite centaurée (Centaurium erythraea). La combinaison des deux fera toute la différence. Ces plantes sont prises 10 minutes avant le repas, sous forme de teinture dans un peu d’eau, à faire pendant plusieurs semaines car relancer la machine prend un peu de temps.
Douleurs articulaires
Le genièvre est un évacuateur de l’acide urique et autres toxines responsables des douleurs articulaires (ref : Valnet).
Leclerc la combine avec la prêle (Equisetum arvense) pour les arthritiques dont la fonction rénale a besoin d’être stimulée, la prêle étant une excellente diurétique riche en silice et apportant donc l’un des matériaux de construction pour l’os et le cartilage.
De bonnes combinaisons aussi avec la feuille de bouleau (Betula pendula) et la feuille de cassis (Ribes nigrum), bouleau pour l’aspect dépuratif et cassis pour l’aspect anti-inflammatoire.
Usage externe
La plante sèche pulvérisée (les feuilles en particulier) peut être saupoudrée sur une blessure afin de résoudre ou prévenir une infection. Passez la feuille au moulin à café au dernier moment, passez la poudre à la passoire (celle utilisée pour les infusions par exemple) et utilisez la poudre tamisée.
Précautions
N’utilisez pas le genièvre si vous êtes enceinte (il stimule les contractions utérines) ou si vous allaitez.
D’après les ouvrages classiques, la plante a une action irritante sur les reins si on l’utilise trop longtemps ou à des doses trop fortes. La plante est contrindiquée dès qu’il y a irritation du tissu rénal, sang dans les urines, néphrite, etc. En suivant cette logique, elle serait donc contrindiquée dans le passage des calculs rénaux qui abiment la structure du rein, alors qu’au contraire la tradition l’utilise pour cela.
Buhner réfute cette contrindication, à priori retracée à une seule étude administrant de fortes doses d’huile essentielle chez l’animal. Chez l’adulte à doses normales, Buhner explique que les risques d’irritation sont exagérés et ne devraient pas être pris en compte. Cela corrobore les observations des thérapeutes aujourd’hui. Voir aussi article (en Anglais) de Paul Bergner à ce sujet (basé sur les recherches de Mills & Bone).

Préparation du genièvre
Parties utilisées
On cueille la baie noire qui a parfois 2 ans d’âge, souvent 3 ans, car la baie est longue à murir sur la plante. C’est pour cela que l’on voit sur les genévriers à la fois des baies vertes et des baies mures.
Les fruits noirs ont un goût caractéristique : âcre et sucré. On les récolte en octobre ou novembre. Ramasser une quantité suffisante entraine de nombreuses perforations de doigts. Dans certaines régions où la plante croit abondamment, on peut couper des branches et les taper dans un seau afin d’en faire tomber les baies. On peut aussi fouetter les branches au-dessus d’un parapluie renversé (ref : Lieutaghi).
Eliminez ensuite les débris en faisant sauter les baies et en soufflant énergiquement, puis faites sécher sur une grille en une couche (n’empilez pas les baies les unes sur les autres). Conserver dans un bocal hermétique lorsque la baie est bien sèche.
Les jeunes pousses séchées sur une claie, coupées en petits morceaux et conservées dans une boite fermée, constituent un excellent thé (Valnet). On les coupe à la floraison.
Ma préparation préférée, celle que je trouve la plus efficace, est la teinture de baies fraiches et feuilles terminales. Je coupe donc les pointes des branches riches en fruits et feuilles, je les coupe finement et je les mets à macérer fraiches dans l’alcool. Voir section suivante.
Formes utilisées
- Teinture
- La teinture des fruits + feuilles terminales est la forme la plus efficace. Je les teinture frais au 1:2 avec de l’alcool à 90°.
- Vous pouvez aussi les teinturer secs au 1:5, alcool à 75° (taux d’alcool élevé car présence de résines). Si vous ne désirez teinturer que les fruits secs, utilisez ces mêmes proportions et taux d’alcool.
- Infusion
- Des fruits secs
- Fruits consommés entiers
Note sur l’huile de cade : elle est obtenue par distillation sèche et lente, à l’abri de l’air, du bois des vieux arbres, des branches et des racines de l’oxycèdre. Son utilisation est surtout vétérinaire : dermatose chez l’animal – eczéma, psoriasis, gale. On peint l’huile de cade sur le problème.
Doses
- Teinture
- 15 gouttes dans une infusion après les repas (Valnet).
- 20 à 40 gouttes (Moore).
- Prise avant le repas pour relancer une digestion difficile combinée à une amère, après le repas pour calmer crampes et flatulences.
- Infusion
- 20 à 30 g de fruits concassés par litre ou une cuillère à café par tasse, 3 tasses par jour (Valnet).
- Fruits entiers
- Gestion de la glycémie : moudre chaque jour une dizaine de baies et les absorber avec de l’eau (Valnet)
- Digestion :
- 15 à 20 baies à la fois (ref : Cazin)

Références
- Cazin, « Traité Pratique et Raisonné des Plantes Médicinales Indigènes », 1868
- Faucon, Michel, « Traité d’aromathérapie scientifique et médicale – Fondements et aide à la prescription » , 2015
- Leclerc, « Précis de Phytothérapie », 1973
- Lieutaghi, « Le Livre des Arbres, Arbustes et Arbrisseaux
», 2004
- Moore, Materia Medica
- Valnet, « La Phytotherapie », 2001
- Wood, Matthew, « The Earthwise Herbal: A Complete Guide to New World Medicinal Plants
», 2009




101 réponses
Bonjour Sabine, Bonjour Christophe,
J’en profite pour vous souhaiter une belle année 2019.
Une fois la macération terminée de genévrier avec de l’alcool à 96 degré, devrais je la diluer avec de l’eau et quelle quantité avant de la consommer ?
Un grand merci
Bonjour Fabienne
Meilleurs vœux à vous aussi 🙂
Pour la conserver non pas de dilution, par contre au moment de la prise oui
vous avez les dosages à la fin de l’article , quant à la quantité d’eau à prendre cela dépend de votre sensibilité dans un petit verre d’eau ou un grand ou une infusion
Toujours aussi passionnant, Christophe !
Je vis en Haute-Provence au milieu des Cades ….
La matière première pour les travaux pratiques est dans mon jardin !
Merci encore .
Merci infiniment pour ce savoir. Vos exposés sont toujours passionnants.. A l’age de 6 ans ma fille est devenue sujette a de la bronchite, ce qui était très ennuyeux. Ces toux continuelles la fatiguaient énormément. C’est une camarade de sa classe de CE1 qui lui a dit de prendre 10 cônes de genévrier tous les matins pendant trois semaines. Perplexe, je demandais à notre pharmacien (il y a 40 ans de cela….) qui acquiesça. Au bout des trois semaines ma fille ne toussait plus. Nous refîmes une série de 3 semaines. Ma fille n’a jamais plus toussé….. Qu’en aurait-il était avec des antibiotiques?
Bonjour Christophe, je viens de recevoir votre lettre, étant sujet aux infections urinaires je vous rejoint sur la nécessité d’associer des plantes aux ABS, c’est déjà fait puisqu’un chercheur Marocain à trouvé une solution associant ABS et Huiles essentielles. Pour cela il a été primé mais voilà il souhaite que sa découverte profite à son pays et il semble qu’il fait l’objet de tracasseries de toutes sortes cela ne nous étonnera pas, plusieurs articles sont parus dans la presse voici un lien entre autres . Merci pour toutes vos infos, les plantes m’ont soulagé en prévention. Cordialement.
https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/ce-chercheur-marocain-a-trouve-une-alternative-naturelle-aux-antibiotiques-1187893.html
Bonjour, j’ai des baies de l’année dernière, puis je les utiliser pour faire de l’huile essentielle ?
Merci
Bonjour Annie
pour les he, ce sont généralement les plantes fraiches qui sont prises, donc là je ne saurais vous dire, mais pourquoi ne pas tenter?
Bonsoir,
Si je puis me permettre un petit article sur les propriétes des he du genevrier :
https://plante-essentielle.com/huile-essentielle-genevrier-des-montagnes/
Quid du gin ? Je sais l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, mais on parle bien d’un alcool à base de baies de genévrier non ?
Bonsoir Sandra
si vous lisez bien l’article , Christophe en parle un peu 🙂
Bonjour,
Quelles sont les propriétés des jeunes feuilles poussant au printemps ? Connait-on la composition ? Je n’ai rien vu sur ce sujet mais il est vrai que c’est une véritable gageure que de cueillir ces jeunes feuilles sans se piquer !
merci pour cet article fort intéressant.
Bonjour Ralph
Je ne saurais vous dire la composition des jeunes pousses de genévrier, par contre souvent elles sont très souvent présentes avec les baies et sont bien résineuses et c’est cela que je cueille, d’où la force d’une teinture de genévrier fait avec les deux.Le plus c’est d’arriver à avoir et les jeunes feuilles et les baies …:)
Merci pour cette réponse,
en effet comme les deux produits n’arrivent pas à maturité en même temps, il est préférable de cueillir les baies à l’automne pour les conserver jusqu’au printemps car l’humidité et le gel conduisent à la désagrégation des baies.
Bonjour,
Que pensez vous du genévrier en gemmothérapie ? les propriétés sont elles bien restituées ?
Merci encore de votre aide et de votre bienveillance
Bonjour Audrey,
Le macérat de bourgeons est un excellent draineur du foie et des reins… mais basé sur mes observations il n’aura pas la puissance désinfectante que la teinture. A utiliser différemment.
Bonjour Christophe,
Merci pour cet article fort intéressant et détaillé, tout comme celui de l’ortie et tous les autres aussi je dirais…. votre site est une Encyclopédie vivante, ouverte, pratique et interactive!
Suite à notre dernier échange je n’arrive malheureusement pas à me procurer de la teinture Mère de Genièvre (juniperus communis) qui j’ai l’impression est en voie de disparition…
Rupture à l’herboristerie du Valmont, les pharmacies ne la font plus car elle a perdu apparemment son AMM (autorisation de mise sur le marché) et Boiron ne la produit plus…?
Il existe le Macérat glycériné mais est-ce aussi efficace pour les infections urinaires à répétition?
Bien à vous,
Bonjour Christelle,
A priori il y en a encore au Valmont :
https://www.herboristerieduvalmont.com/teintures-mere-extraits-de-plantes-fraiches/1155-teinture-mere-de-genevrier-bio-50-ml-ladrome-3486330012246.html
merci pour tous vos precieux conseils
peut on mixer les fruits sec apres 3 ou 4 jours de maceration dans l’alcool à 75°ou cela n’est il pas necessaire ?
Bonjour Jean Luc
si vous n’avez mis que les fruits , oui pourquoi pas , si vous avez mis avec les branchettes , ça risque de mettre à mal les lames de votre blender , à cause de la résine desdites branchettes , je dis ça risque , j’ai eu une expérience malencontreuse ,mais avec extracteur de jus où j’avais trouvé très malin de les « presser » …. , la résine s’était colmatée dans l’appareil , bref tout un « patacaisse » pour le récupérer, du coup je reste très prudente 🙂
merci pour votre reponse rapide et pour le conseil
je n’avais pas pensé à la resine , j’aurais pris l’extracteur de jus a la fin du processus maceration car cela avait tres bien marché avec l’echinacea
mes proportions sont elles bonnes ? : 50 % fruits sec et 50% feuilles seches pour du cade le tout reduit en poudre avec un hachoir à main( pour hacher le persil et l’ail )des annees 50
encore merci pour votre disponibilité
Oui , cela parait bien équilibré 🙂 et je confirme l’extracteur fonctionne bien pour des plantes (herbes) mais dès que c’est un peu résineux ou un peu dur , mieux vaut éviter 🙂
Bonjour,
Très intéressant. J’ai des arbustes ressemblant à des genévriers près de chez moi, mais je n’ai jamais osé ramasser les baies car je n’étais pas sûre de leur identification. Apparemment, le critère est l’absence d’écailles sur les feuilles. Y-a t’il d’autres détails à observer pour être sûr d’avoir affaire à la bonne plante ?
Merci,
Une alsacienne qui met des baies de genièvre dans sa choucroute !
Bonjour Agnès,
Oui il y a d’autres critères, le manque d’écaille est juste pour écarter les espèces toxiques, mais ensuite il faut bien observer les feuilles et les baies. Les feuilles de Juniperus communis par exemple ont une bande blanche sur le dessus alors que les feuilles de J. oxycedrus ont deux bandes blanches. Les photos sur internet arriveront à vous éclairer mieux qu’une description par écrit.
Vous pouvez aussi demander aux associations locales de ramasse de plants. Voir ma liste ici :
http://formation-plantes-medicinales.com/associations-reconnaissance-plantes/
Voir aussi ici :
http://formation-plantes-medicinales.com/autres-liens-utiles/
J’ai de l’huile essentielle de genièvre et je voudrais savoir dans quelles proportions et comment peut être utilisée pour des problèmes de bronches. Merci pour le conseil et merci beaucoup pour votre temps.
Vous faites une inhalation classique en plaçant 2 ou 3 gouttes dans un inhalateur ou dans un bol d’eau tiède et surtout pas bouillante, vous placez immédiatement votre visage au dessus et vous inhalez pendant 5 minutes 2 ou 3 fois par jour.
Merci beaucoup. Je suis espagnol et je vous suis depuis la Catalogne. Magnifique le travail que vous faites.
Bonjour,
Merci pour cet article passionnant ! Je vais dès aujourd’hui à la cueillette des baies, et guetter les jeunes pousses, pour la TM.
La lecture de vos pages est toujours une belle aventure.
merci pour cet article très instructif, avec de magnifiques photos….
vous ne mentionnez pas l’utilisation des baies dans le domaine ophtalmique, et en particulier contre la cataracte… qu’en pensez vous?
Bonjour Marie-Christine,
Je n’ai rencontré aucune indication ancienne ou nouvelle fiable à ce sujet. Je crois voir que l’on en parle effectivement dans de nombreux articles, mais je n’ai pas réussi à remonter à la source.
Excellent, en plus justement je commence à le consommer et j’adore les baies. Je voudrai en planter chez moi, on peut faire germer le fruit sec?
3 ans Ca me paraît tres long!! La Nature nous apprend la patience. C’est tres juste ce que vous dites dans l’introduction, exactement comme pour les orties, alors que ce sont de super plantes, quelle ingratitude par ignorance parfois…
Où je dois trouver un pied en sauvage et récolter et replanter de jeunes pousses?
Pour les infections urinaires apparemment j’ai eu des témoignages disant que l’huile de ricin, en cataplasme chauffé à la bouillotte sur la zone urinaire fait des miracles. Une femme en randonné sans médicament a commencé une infection carabinée. Dans sa trousse de secours du ricin. Elle a passé la nuit avec et le lendemain c’était fini. Et elle disait que d’habitude avec des anciens traitements antibio, parfois Ca ne suffisait pas.
Ça serait donc tres bien de pouvoir coupler les 2.
A propos de l’achillée millefeuille et les règles, il m’est arrivée d’en boire sur un mois à peu près Xgrammes /jour, tous les jours (sauf peut être un ou deux jours sans sur le mois) (Xgrammes = une à deux tiges, avec la sommité fleurie en forme de parasol. 1seule mais 2si elles étaient petites). Une plante qui pousse chez moi que jai ramassé moi meme. En août, j’ai commencé des infusions de fraîches, le reste de la récolte sous claies, et en fin de mois les infusions avec cette plante un peu plus sèche. Je la buvais pour le plan psychologique, etre moins sensible, un fortifiant psychique en quelque sorte, et puis parce qu’elle pousse en sauvage sur mon terrain. Elle est délicieuse a boire. Mais en septembre, alors que j’avais arrêté d’en boire depuis 15 ou 20 jours, j’ai eu mes regles pendant 10 j sans s’arrêter, moi qui suis toujours réglée a 7 jours. Alors qu’en août javais bu ma tisane meme pendant mes regles et Ca n’avait rien modifié. Alors est ce du à l’achillée ? Ca n’arrive qu’une seule fois 10j et juste le mois d’avant j’en ai consommé pour la première fois. C’était peut être trop et trop long. En tout cas pour le psychique Ca a marché
Merci pour l’article j’ai appris plein de choses
Bonjour Myriam,
Je pense que faire germer un genévrier de graines est une tache de longue haleine. J’ai moi même essayé d’en transplanter au jardin de la nature environnante sans trop de succès car chez moi il pousse dans la pierre et je ne suis pas arrivé à prendre une motte assez grosse.
Je pense que l’on devrait en trouver en jardinerie. Regardez au jardin du pic vert sur internet, ils en vendent peut être (je n’ai pas pu avoir accès au site ce matin, il ne fonctionne pas).
Pour les règles, oui cela peut être l’achillée, on l’utilise pour décongestionner la zone de l’utérus et « faire circuler ». Mais en ramenant la circulation et donc l’énergie vers l’organe, on provoque parfois des petits dérèglements, en particulier si à l’origine vous n’en aviez pas besoin.
Pour l’huile de ricin, effectivement l’application de l’huile chaude sur la région urinaire ou utérine est très utilisée, en particulier dans les pays anglophones.
Article très instructif !! Merci beaucoup
Article fantastique et super interessant., Comme tous, d’ailleurs!
J’ai en ma possession les livres du Docteur Valnet, sur l’Aromaterapie et la Phytoterapie, et je vais suivre tes conseils car je fais de temps en temps des infections urinaires. J’espère pouvoir trouver chez mon herboriste à Gandia (Espagne) les baies et les feuilles de genièvre.
Merci Christophe.
Merci Christophe pour ce nouvel article tout aussi passionnant que ceux que vous nous offrez toujours..
Fidèlement dans vos pages
Magnifique article ! Je découvre le genévrier autrement que par sa simple utilisation en cuisine ! Dommage qu’il ne pousse pas dans ma région(Ardenne) car la teinture de baies et feuilles doit être super efficace. Par contre de la callune nous en avons beaucoup, et donc je penserai bien à les associer s’il y a cystite en vue ! Merci pour toutes ces précieuses informations ! 🙂
Plante intéressante.
Pourrait-elle être cultivée dans l’ouest de la Belgique?
Les fruits arriveraient-ils à maturité?
Bonjour Bernadette,
Je pense, d’après mes recherches il pousse en Belgique donc cela devrait être possible.
super article 🙂
que penses tu de l’utilisation d’un hydrolat de Genièvre ? aurait il des propriétés similaires ?