La consoude

La consoude, charpentier du corps


Cet article est paru dans le magazine Plantes & Santé n°165


Avez-vous des maladroits à la maison, des têtes en l’air qui se donnent des coups de marteau sur les doigts, des imprudents qui dégringolent de l’échelle? Si c’est le cas, vous avez définitivement besoin d’un plant de consoude au jardin.

Cette herbacée est la grande réparatrice de la charpente humaine.

Traumatisme osseux

Consoude (Symphytum officinale)

La consoude, comme son nom l’indique, a la capacité de ressouder les fêlures et les cassures. Elle agit sur les os, le cartilage et, d’une manière générale, sur tout tissu abîmé, peau et muqueuses incluses. C’est sa richesse en allantoïne et en silice qui en font une telle reconstructrice.

Ayez le réflexe consoude si vous avez reçu un choc aux os ou au cartilage. Mais attention, l’os doit être remis en place avant d’appliquer la plante ou il pourrait bien être ressoudé de travers. En cas de la présence d’un plâtre, on fera le maximum pour appliquer la consoude le plus près possible du traumatisme.

Attention pour les plaies ouvertes et profondes: elle les referme rapidement, mais en surface. Si la plaie n’est pas résolue en profondeur, il y a risque d’abcès. J’ai fait moi-même cette erreur à la suite d’une grosse coupure au doigt.

En interne, la plante était jadis prise sous forme de teinture ou d’infusion afin de réparer toute ulcération des muqueuses digestives, ulcère gastrique en particulier. Aujourd’hui, on déconseille son utilisation en interne à cause de la présence d’alcaloïdes pyrrolizidiniques, des substances toxiques pour le foie. On s’en tiendra donc à des applications externes : teinture diluée dans de l’eau, infusion bien concentrée des feuilles sèches, huile infusée, onguent ou crème (voir ci-dessous).


Au jardin

Consoude (Symphytum officinale)

La plante est difficile à trouver en jardinerie. Mieux vaut la commander chez un pépiniériste qui connaît les médicinales. Achetez la vraie consoude officinale (Symphytum officinale) et pas la variété russe (Symphytum x uplandicum) qui contient beaucoup plus d’alcaloïdes problématiques pour le foie.

Les graines d’abord

Pour que la graine germe plus facilement, stratifiez-la à froid pendant trente jours avant de semer en plaçant la graine dans un peu de sable humide dans un sac au réfrigérateur. Puis semez dans un terreau et recouvrez d’une fine couche de terre. Tassez bien et gardez humide. La germination peut prendre entre quinze et trente jours.

Une fois germée, gardez la plantule dans des pots individuels pendant au moins trois mois avant de la transplanter. En Provence, la consoude apprécie le soleil du matin et l’ombre l’après-midi. Il lui faut un sol riche et humide avec un bon drainage. Pensez à arroser régulièrement. Si ces conditions sont remplies, votre consoude vous donnera une profusion de feuilles.

Pailler les pieds

Au bout de quelques mois, les feuilles à la base de la plante commencent à dépérir. Afin de relancer une nouvelle croissance, vous pouvez la rabattre et utiliser les feuilles pour faire un paillage tout autour du pied.

Attention, la plante devient vite envahissante. De plus, elle est quasiment impossible à éradiquer : il suffit d’un petit bout de racine pour qu’elle reparte la saison suivante. Afin de calmer ses ardeurs, vous pouvez la garder dans un gros pot (une quinzaine de litres) et placer celui-ci en terre, sachant que vous cueillerez alors plutôt les feuilles que les racines.

La consoude est vivace. Rabattez-la avant les jours froids et n’oubliez pas d’incorporer en surface une bonne couche de compost au début du printemps suivant.

Récolte et séchage

La racine, médicinale, a l’avantage d’être très mucilagineuse. Fraîche, elle fait d’excellents cataplasmes car on peut la pilonner pour la transformer en bouillie. Mais pour la plupart des préparations, la feuille est plus facile à ramasser et tout aussi efficace.

Les jeunes feuilles contiennent beaucoup d’alcaloïdes pyrrolizidiniques, les feuilles matures beaucoup moins. Cueillez les feuilles les plus grosses. Faites-les sécher entières ou coupées en morceaux (la feuille peut être très grosse) à plat sur une grille. Gardez-les ensuite dans de grands sacs en papier dans un endroit le plus sec possible. L’humidité les ferait noircir.


A l’atelier : onguent de consoude

Consoude (Symphytum officinale)

Un onguent est une préparation grasse faite à partir du macérat huileux de la plante et de cire d’abeille. Pour plus d’informations concernant le macérat huileux de consoude, voir l’article ici. Vous pouvez également vous le procurer tout prêt.

1. Faire chauffer la quantité de macérat huileux désirée au bain-marie. Rajouter 12 grammes de cire pour chaque 100 ml de macérat. Faire fondre en remuant.

2. Verser le mélange encore chaud dans des pots en verre préalablement stérilisés. Ne pas les refermer tout de suite.

3. Une fois que l’onguent commence à prendre (un fin anneau de cire apparaît sur le bord du pot) et pour chaque 100 ml de macérat huileux de départ, rajouter 6 gouttes d’huiles essentielles et 8 gouttes de vitamine E pour assurer une bonne conservation. Si vous utilisez des pots de 50 ml, cela fait 3 gouttes d’huile essentielle et 4 de vitamine E par pot. Mélanger à l’aide de baguettes et refermer immédiatement les pots. Les huiles essentielles les plus protectrices pour l’onguent sont celles de romarin (chémotype cinéole) ou de lavande vraie.

4. Conserver l’onguent dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière, jusqu’à deux ans s’il est accompagné de conservateurs. Il s’applique sur la zone traumatisée plusieurs fois par jour.


Teinture de consoude

Pour faire une teinture de consoude, coupez finement la feuille sèche et placez-la dans un bocal. Pour chaque 100 g de feuilles, rajoutez 500 ml d’alcool de fruits à 45° et laissez macérer deux semaines en remuant tous les jours. Lestez les feuilles à l’aide d’un galet si l’alcool ne les recouvre pas complètement. Cette teinture de feuilles diluée dans deux volumes d’eau fournit une excellente préparation à appliquer en compresse. La nature aqueuse et alcoolique de ce liquide assure une pénétration rapide au travers de la peau afin d’atteindre os et cartilage.

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205 réponses

  1. Bonjour, je n’ai pas trouvé de feuilles de consoude pour préparer un macérat huileux ou alcoolature mais uniquement des racines sèches en herboristerie. Que puis-je faire de ces racines ? Comment puis-je les utiliser ? (Avec 4 footeux à la maison disons que j’en aurais souvent besoin 😉 )

    1. Bonjour Marina
      vous pouvez couper voire même hacher vos racines et les recouvrir d’huile vous laissez macérer un mois ensuite vous filtrez et vous avez votre macérat huileux de racines de consoude qui peut vous servir de base pour onguent ou crème ou juste huile de massage

  2. bonjour,
    pourriez vous me dire si vous avez une expérience d’une utilisation de symphytum pour une paradontose donc des dents qui bougent par ostéopenie locale et si oui sous quelle forme est il préférable de l ‘utiliser
    merci d ‘avance
    nicolas le berre

    1. Bonjour Nicolas
      je ne pense pas que la consoude soit la plante appropriée pour une baisse de densité osseuse mais je vous invite à lire cet article peut-être vous donnera t il des pistes https://www.altheaprovence.com/blog/osteoporose-traitement-naturel/
      1) revoir la globalité (alimentations carence, rechercher les causes …)
      2) les applications locales (bains de bouches et là aussi il vous faudra bien cibler les plantes (minéralisantes, anti inflammatoires…) par exemple dans un bain de bouche avec infusion de sauge/ortie (par exemple)à laquelle vous rajoutez de la teinture de souci (ce dernier permet aux fibroblastes de fabriquer du collagène et des protéines de construction d’une manière plus rapide )et qui est aussi un bon anti inflammatoire des muqueuses

  3. Bonjour, je tenais à vous remercier, j’ai préparé mon macérât huileux de feuilles de consoude hier. Il est d’un beau vert foncé ! Je voulais savoir si c’est normal qu’il soit dans un état solide ? J’ai utilisé de l’huile de coco pour le faire, ce qui me fait penser que c’est normal, mais ne sait on jamais !

  4. Bonjour! Je suis kinésithérapeute et cette fameuse consoude m’intéresse beaucoup pour m’aider à soigner mes patients souffrant d’algoneurodystrophie ( inflammation et déminéralisation de l’os ,souvent après des fractures réduites chirurgicalement)
    J’ai récupéré et séché des feuilles de consoude ( j’ai planté quelques rhizomes pour l’année prochaine) et je compte en faire un macérât huileux et masser ces patients avec. Pensez vous que c’est pertinent ?
    Si l’année prochaine j’ai de beaux plants de consoude,sous quelle forme sera-t-elle la plus efficace ? Fraîche,en onguent,en macérât huileux?
    Merci pour vos conseils qui nous éclairent toute l’année !!!

      1. Bonjour, donc si jai fait mon macérât avec que des feuilles et huile, il ne sera pas bon? Dois-je jeter et recommencer ou je peux utiliser quand même en pensant qu’il sera moins efficace? Merci.

    1. Bonjour, je m’intéresse à la consoude depuis longtemps et la teste de différente manière. il faut savoir que la racine est dix fois plus concentrée en principe actif que les feuilles. Je l’utilise pour la fibromyalgie de mon compagnon, pour les entorses, coups etc j’ai soigné 2 x plus vite un lumbago. Elles soulage les tendinites bref, une plante miracle. Bien à vous

      1. bonjour Murielfe
        merci pour votre retour, auriez vous des études ou des sources confirmant cette informations? (hormis la concentration des alcaloïdes effectivement plus forte dans les racines )

        1. Les allantoïnes sont plus concentrées dans la racine également > 2X – Ce sont les allantoïnes qui confèrent à la plante ses pouvoirs cicatrisant et consolidant – Les alcaloïdes ont également des propriétés indéniables > anti-inflammatoire et analgésique > 10 X plus dans la racine – ce qui confère à la racine une arme d’une efficacité redoutable pour la guérison et calmer les douleurs. Vous trouverez ces informations dans bon nombre d’ouvrage sur la consoude et voici un lien: https://abiodoc.docressources.fr/doc_num.php?explnum_id=412
          Les feuilles contiennent de la vitamine B12 > très intéressante pour le potager ou comme plante fourragère avec toutes les propriétés > activateur de cellules > ex j’ai recueillis des poules en piteux états, j’ai donné des feuilles de consoudes pour les nourrir, elles sont après un mois incroyablement en forme, toutes les plumes ont repoussées, elles pondent malgré le froid de beaux gros œufs. Voici un livre à lire absolument si vous aimez la consoude: la consoude, trésor du jardin de bernard Bertrand >éd. le compagnons végétal – je fais mon travail de fin d’études en herboristerie sur cette plante et je pourrai communiqué une copie dès qu’il sera terminé. Bien à vous,

          1. merci beaucoup pour ces compléments d’informations, oui je connais bien les ouvrages de Bernard Bertrand dont celui sur la consoude et je complète régulièrement ma « collection » du compagnon végétal , je n’habite d’ailleurs pas très très loin:), ce que je demandais c’était les sources des recherches/ études publiées sur les constituants des feuilles de consoude, pour l’instant je n’arrive pas à trouver en tout cas sur le site pubmed qui est censé regrouper quasiment toutes les études scientifiques mondiales ….. disons que c’est ma curiosité personnelle 🙂
            et oui avec plaisir si vous pouviez nous partager le fruit de votre travail, c’est toujours enthousiasmant

            1. bonjour Murielfe
              hooo merci beaucoup, en plus j’ai eu Robert Pujol en tant que formateur à l’elpm, et c’est une personne très rigoureuse et compétente ….c’est vraiment super 🙂

  5. Bonjour j’ai mon frère qui a une escarre de type 4 et nous souhaitons utiliser des cataplasmes de racine de consoude qu’en pensez vous? Et où puis je en trouver en poudre et comment me conseillez vous de faire .dois je le mélanger a autre chose et sachant que c’est une plaie ouverte où l’on voit l’os y a t’il un risque merci pour votre réponse .

    1. Bonjour Khadir,
      J’hésiterais avant d’en venir à la consoude, basé sur de mauvaises surprises dans le passé avec ces blessures profondes.
      Donc si c’était moi, outre aller consulter un médecin bien sûr, j’appliquerais d’abord des plantes pour améliorer la situation, la consoude peut-être lorsque la blessure apparait plus comme superficielle. Le souci est mieux adapté ici (Calendula officinalis). Diluer une teinture 1 volume teinture pour 5 ou 6 volumes d’alcool et appliquer en compresses. Le miel est aussi très utilisé pour ce type de situation.
      Voir le document du CHU de Limoges ici : http://www.chu-limoges.fr/IMG/pdf/peau_de_miel_2013w.pdf

  6. Bonjour Christophe,
    avec mon mari , nous avons découvert vos vidéos depuis peu , et quel plaisir de les visionner. Quel travail de recherches aussi bien scientifiques qu’historiques. Grand merci pour la clarté des explications.

    Ma question concerne la consoude. Je sors d’une fracture du péroné au niveau de la malléole. J’ai pu récupérer hier un pied de consoude et j’ai voulu tenter de faire un cataplasme avec les racines. Par contre je me suis vite retrouvée confrontée à la dureté de ces petites racines justement, m’attendant à ce que cela soit facile à travailler comme cité dans les vidéos. J’ai procédé de la sorte : ces petites racines fines comme un petit doigt je dirais, je les ai grossièrement débarrassées de l’enveloppe ou peau noire, en grattant légèrement avec la pointe du couteau, puis tenter d’écraser, ce que je n’ai pas réussi. Je les ai donc découpé en tout petits morceaux et j’ai laissé tremper dans un peu d’eau, qui au bout de quelques minutes est devenue un peu visqueuse. Est ce que je peux utiliser cette eau en l’état pour frictionner sur ma malléole? Vaut-il mieux tenter de passer mes petits morceaux de racines au mixeur ? Une autre solution ?
    Et autre question, peut-on l’utiliser pour des problèmes de tendinites ?
    Grand merci à vous d’aussi bien partager vos connaissances.

    Isabelle

    1. Bonjour Isabelle
      vous pourriez utiliser cette eau , mais je ne pense pas que ce soit la méthode optimum, par contre après leur « petit bain » les racines ne sont elles pas un plus plus molles? et dans ce cas, j’aurais tendance à tout passer au blender (si vous en avez un) recoupez le plus possible et mettez dans le blender, puis rajoutez un peu d’eau de manière à faire une pâte, ensuite la facilité c’est de prendre les feuilles soit fraiches soit sèches https://www.altheaprovence.com/blog/cataplasme-de-plantes-medicinales/
      et pour la tendinite je dis oui, au départ je n’étais pas convaincue, mais l’expérience m’a montré que si c’était une aide précieuse

  7. Bonjour Christophe,
    Merci de partager tes connaissances des plantes avec nous afin que ce savoir se propage pour le bien de tous.

    J’aimerais savoir ce qui est le mieux pour une lésion du ménisque .

    Un cataplasme, un macérat huileux ou une crème.

    J’aimerais savoir combien mettre de teinture de consoude dans une crème, ou si tu as une recette à me suggérer ce serait encore mieux.

    Encore une fois merci et bravo pour ce site web.

    1. Bonjour Liane
      la crème a l’avantage de pénétrer un peu plus en profondeur mais le macérat huileux va agir sur plus longtemps, le cataplasme est très efficace mais un peu astreignant côté logistique , donc je dirais les 3 façons se valent, et vous pouvez alterner selon vos disponibilités
      pour la teinture dans une crème ne pas dépasser les 20% de la partie aqueuse en TM afin de ne pas créer un effet trop asséchant (dû à l’alcool) ou caustique.

  8. Bonjour Christophe,
    j’ai fait un macérât huileux de feuilles de consoude et je me demandais si je pouvais l’appliquer sur un ménisque fendu (interne et externe), merci pour vos informations qui sont toujours d’une qualité parfaite

  9. Bonjour, puis je utiliser l’une ou l’autre forme de préparation sur une vilaine fracture de poignet qui date d’à peine 4 semaines. Sous attelle plus ou moins amovible depuis quelques jours, sans avoir à la retirer je peux accéder à la peau pour y deposer quelque chose …J’ai un pied de consoude au jardin ..Puis je en faire quelque chose à utiliser sans délai ? Merci

    1. Bonjour Catherine
      infusion concentrée des feuilles, ensuite vous imbibez une compresse et tentez de la glisser , ensuite si vous avez un onguent à la consoude essayez de l’appliquer, pas facile avec une attelle, et pensez à vous reminéraliser par exemple avec de l’ortie et de la prêle

  10. Bonjour. Je me suis récemment planté un couteau dans le pouce, dans l’intérieur de la première phalange juste au dessous de l’articulation avec la seconde, d’une profondeur d’un bon demi-centimètre. J’ai d’abord appliqué de la teinture d’achillée pour désinfecter, parer le sang et commencé à cicatriser. Puis, à partir du surlendemain, j’ai appliqué de l’huile de consoude pour achever la cicatrisation. D’apparence, la blessure semble parfaitement refermée, mais j’ai eu peu après une douleur nerveuse ou de tendon allant du poignet à la première articulation, notamment lorsque j’utilise le pouce comme préhenseur. Je me demande donc s’il est possible que cette douleur vienne de quelque chose qui aurait mal ou pas cicatrisé. En ce cas, est-ce problématique? Cela s’arrange avec le temps ou mieux vaut-il consulter un médecin?

    1. Bonjour Tom
      le problème avec la consoude est qu’elle a un pouvoir cicatrisant très rapide, et du coup le danger c’est que la plaie se referme trop vite avant la cicatrisation en profondeur, du coup il serait préférable de voir si vous ne faites pas une infection

      1. Merci pour votre réponse. Donc à part une infection ou un abcès, pas d’autre risque? Car aucun signe d’infection, juste une douleur que je pense nerveuse ou venant d’un tendon.

        1. Bonjour Tom, ceci relève du diagnostic médical afin de voir si cela peut-être un abcès, tendon endommagé, au autre. Mieux vaut avoir une vue claire de la problématique avant de réfléchir à une stratégie à base de plantes.

  11. Bonjour christophe
    Merci pour les newsletters qui nous font bien souvent rire et auxquelles nous nous identifions souvent-
    Je me découvre une hernie inguinale réductible sous une vieille cicatrice d’appendicite suite à une perte de poids rapide et perte d’eau et de graisse abdominale importante (10cm de moins de taille en quelques mois) ; je suis musclée et en bonne santé à 46 ans-
    J’aimerais évidemment éviter l’intervention-
    Je me demandais si la consoude agissait pas seulement sur les os mais aussi sur les tissus déchirés ou étirés pour leur redonner du tonus ?
    Dans ce cas je me disais que je pourrais tenter d’appliquer des feuilles fraiches le soir et toute la nuit sur la hernie rentrée ?
    Qu’en penses tu ?
    Merci !

    1. Bonjour Laurence
      oui la consoude va apporter son aide précieuse sur les tissus déchirés ou étirés et participer de fait à une réparation et je pense qu’elle peut aussi agir sur l’hernie, je verrai plutôt un onguent à base de consoude en massages réguliers sur la zone concernée

      1. Oui ! L’onguent est une bonne idee je vais lr fabriquer aveccla consoude du jardin ! Merci !
        Je donnerai mon retour dans quelques temps sur cet essai !
        Merci sabine et tres belle journée avec le bonjour du Gard

  12. bonjour Christophe, je suis a la recherche d,une recette d,onguant (( miel de chataignier, marron d,inde, racine consoude)) j,ai bien trouvé un macérat huileux , mais pour faire ce que je veux ,le miel est bien , et de plus il est bon pour la circulation)) as tu quelque chose merci bonne soirée

    1. Bonjour perelatisane
      je n’ai jamais testé avec du miel mais si je devais faire je crois que je ferais déjà mes macérats huileux à part, 1 pour chaque plante , puis pour la fabrication de mon onguent je commencerais par faire fondre la cire puis je rajouterai le miel (à feu très très doux pour ne pas abimer le miel) et ensuite mes MH, j’attendrais que tout soit bien homogène et je mettrais en pots

  13. Bonjour,
    J ai une amie qui a une aponevrose avec épine calcaneene, je lui aurais bien dit de faire des cataplasmes de consoude fraiche ou en teinture mere .mais j hésite à cause de l épine? ..
    Je lui ai fait un baume he :gaultherie, laurier, eucalyptus citronné,helycryse dans du ma cerat huileux d’arnica , calendula.
    Et je lui ai fait prendre concience de bien s alimenter ,
    Tout ça à côté des traitements en cours qui ne lui font pas grand chose.
    J aurais surtout voulu savoir pour la consoude.
    Merci

    1. Bonjour Magali,
      Bonne question, je tenterais bien car il y a inflammation aux tissus / tendons. L’arnica est une bonne idée, je lui donnerais priorité. Mais je pense que j’essaierais la consoude aussi (notez : je n’ai jamais essayé dans ce contexte).
      Je sais que la chaleur fait énormément de bien pour l’épine, faites une recherche sur la technique de la « brique chaude ». J’ai eu de bons retour à ce sujet.

      1. Merci de ta réponse, je lui ai donc fait une crème consoude(huile de macération par intermédiaire alcoolique et teinture mere),macérât d arnica avec un hydrolat de lavande aspic ,et nous allons faire des recherche sur la brique chaude.

  14. Bonjour!
    Petit témoignage : Monsieur se plaignait hier de douleur au bras, cela ressemblait à une tendinite, il avait trop forcé en faisant des travaux, point névralgique au niveau du coude, irradiation de la douleur vers le haut.
    Bref, je sors ma trousse de secours….j’imbibe une compresse de TM de consoude filtrée il y a 4 jours, (oui, j’ai oublié les recommandations de Christophe et je n’ai pas dilué avec de l’eau….)
    J’ai entouré avec un film plastique, M. a dormi avec, et ce matin, miracle! plus de douleur…

    Mille fois merci, une fois de plus, Christophe et Sabine

    1. Bonjour Isabelle
      merci pour votre témoignage et merci à votre mari d’offrir ainsi son corps à notre science 🙂

  15. Bonjour, merci pour votre blog très inspirant. Vous dites que la feuille est aussi intéressante que la racine. Est ce qUe je peux faire un macérat huileux à base de feuilles bien séchées ?
    Merci d’avoir pris le temps de me lire et de me répondre
    Bien cordialement.

  16. Bonjour,
    J’ai commencé un macerat huileux de feuille de consoude B14 avec une yaourtiere.Je n’ai pas surveillé les premières heures.c’est monté à 48°c pendant environ 4h.est ce que ma macération est fichu?
    Merci.

    1. Bonjour Gueguen
      je ne saurai vous dire, mais 48° c’est encore relativement raisonnable , mais de toute façon ne jetez pas il en restera toujours un petit quelque chose de bien

  17. Bonjour
    Est il possible de faire la teinture mère de consoude à base de feuilles fraiches (avec alcool à 95°)?
    Merci

  18. Bonjour,

    Je souhaiterai savoir si l’utilisation du macérât huileux est équivalent au cataplasme sur « la réparation os et cartilage ».
    Autre question, est-il préférable d’utiliser le macérât huileux ou plutôt d’en faire un onguent pour os et cartilage?

    Merci de vos retours.
    Bonne journée
    Sandra

    1. Bonjour Sandra
      le cataplasme qui est une préparation à base de plantes écrasées ou broyées, sera sur une base aqueuse car si la plante est sèche on va rajouter un peu d’eau et si la plante est fraiche elle contient pas mal d’humidité, donc la pénétration va être bonne, car toute préparation aqueuse pénètre plus rapidement et plus profondément qu’une préparation huileuse. Le cataplasme sera gardé sur un certain temps (le plus longtemps possible, jusqu’à ce que la préparation soit sèche) et aura de fait une bonne pénétration, avec la consoude vous pouvez utiliser les feuilles cela évite de la déraciner
      la préparation huileuse qui reste plus longtemps en surface aura certes une pénétration moins optimale que la préparation aqueuse mais durera plus longtemps, et dans ce cas l’onguent est plus conseillé car il ne va pas dégouliner partout, et si par contre si vous faites une crème vous avez les deux : eau et huile avec une bonne pénétration

  19. Bonjour Bernand,

    Je te suis depuis plusieurs années maintenant mais c’est la première fois que je te laisse un commentaire. Je voulais donc commencer par te remercier. Je me forme depuis un moment aux médecines naturelles et je trouve que ta manière de transmettre tes connaissances et ton savoir est généreuse, enrichissante et très agréable. Merci.

    Concernant la consoude je pensais la proposer à une personne qui s’est cassé une côte à la suite d’une fragilisation du tissu osseux par les séances de radiothérapie. Cependant j’ai lu qu’elle favorisait la multiplication cellulaire (« La Consoude, trésor du jardin » Bernard Bertrand, Ed Le compagnon végétal). Je me demandais donc si elle était déconseiller dans ce cas (cancer du sein) au cas ou il resterait des cellules cancéreuses.

    Bonne continuation.

    Mathilde

    1. Bonjour Mathilde,
      Elle favorise en effet la multiplication cellulaire, en principe du tissu sain dans des voies de réparation.
      Y-a-t’il des risques réels (et non simplement théoriques) pour les cellules cancéreuses, je ne pourrais pas te dire, je n’ai pas l’information. Je te dirais que cela n’est pas une contrindication classique ou connue, mais je pense aussi que nous manquons de recul sur le sujet.

      1. Merci Christophe (et pas Bernard, j’avais le nez dans le bouquin de Bernard BERTRAND désolée) pour ton avis sur la question.

  20. bonjour Christophe,
    j’ai fait du macérât huileux de consoude simple, avec des racines pré séchées (24 h sur claies au déshumidificateur). Ensuite 5 fois 4 heures au bain-marie à 50 ° /60 °, base huile de tournesol (locale), puis filtrée.
    Je souhaite faire un baume mais sans HE pour éviter les allergènes.
    Peut-il se garder 2 ans ainsi , faut-il de la vitamine E pour qu’il se garde aussi longtemps?
    Merci

    1. Bonsoir Magalie
      Avec de l’huile de tournesol qui est une huile polyinsaturée, il y a des risque de rancissement, donc oui mettez de la vitamine E, mais pas garantie qu’elle se garde deux ans,si dans un récipient bien hermétique à l’abri de la lumière + vit.E , peut être, vérifiez régulièrement son odeur

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