Faire un macérat huileux
A base de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.
C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.
Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.
Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.
Les huiles
Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.
Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.
Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.
Voici les différents types d’huile à considérer :
- Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
- Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
- Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.
Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.
Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.
L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.
Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :
- La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
- La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.
La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !
Préparation de la plante
Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.
Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.
Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.
Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.
Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.

Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.
Macération simple
Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.
- Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
- Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
- Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
- Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
- Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
- Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
- Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
- Remuez le mélange de temps en temps ;
- Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
- Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
- Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
- Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
- Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
- Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
- Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
- Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération à température contrôlée
La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.
Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.
Ensuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.
Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.
La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.
Elles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.
Au bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.
Macération avec intermédiaire alcoolique
Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.
Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.
Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :
| Achillea millefolium Arnica spp Calendula officinalis Commiphora myrrha Cupressus Echinacea Geranium |
Grindelia Juglans Matricaria Monarda Rosmarinus Ruscus aculeatus Salvia |
Scrophularia Stachys Symphytum Thuja Usnea Verbascum |
Première partie :
- Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
- Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
- Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
- Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
- Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.
Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.
Deuxième partie :
- Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
- Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
- Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
- Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
- Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
- Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération de plante fraîche
Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?
Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.
- Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.
Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).
Conservateurs
Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :
- La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
- Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.
Le résultat final
Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.
Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.
Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).







1 588 réponses
Bonjour,
J’ai posté un message hier soir, j’ai voulu corriger une faute ce matin mais apparemment je n’ai réussi qu’à le supprimer car il a disparu de la page, je le réitère donc ce matin, désolée si cela fait double emploi.
J’envisage de faire un macérat huileux de feuilles de laurier noble et je dispose d’alcool à 55°, serait-il judicieux de faire une macération avec intermédiaire alcoolique, quitte à laisser les plantes macérer plus longtemps après l’étape du blender ?
Si oui, dois-je le faire avec les feuilles fraîches ou sèches ? Et combien de temps dois-je laisser macérer après le mixage ?
Au passage, merci pour ce super site !
bonjour Sylvaine
vous pouvez faire avec intermédiaire alcoolique et alcool à 55° donc il y a 45° d’eau , il vous faudra faire décanter (après le passage blende et filtration ) pour voir si de l’eau reste au fond du récipient, et si c’est le cas soit vous essayer de verser l’huile en faisant en sorte que l’eau reste dans le récipient (si l’eau il y a) sinon vous pouvez passer la préparation au bain marie question d’éliminer les dernières traces d’eau , voir même faire au bain marie dès le départ, un peu plus long
Merci Sabine ! Pas de problèmes, on va faire décanter. Donc, si j’ai bien compris, feuilles sèches et pas de macération supplémentaire après le blender ?
Bonjour Sylvaine
après le blender, et la filtration soit vous laissez décanter et surveillez si de l’eau reste au fond du récipient , si eau il y a soit vous versez l’huile tout doucement question de ne pas prendre l’eau , ou alors vous passez au bain marie question question de faire évaporer l’eau restante
Bonjour
Je souhaiterais une précision pour la macération par intermédiaire alcoolique, si j’ai bien compris il y a macération uniquement dans l’alcool et pas dans l’huile qui vient en complément ?
Merci
Xavier
bonjour Xavier
il y a une macération dans l’huile mais qui est en accéléré avec le passage blender qui va chauffer l’huile , c’est une extraction à deux temps
Bonjour Christophe ! merci, pour tout le contenue. J’ai fait mon premier macérat. mais je viens de lire que les plantes doivent toujours être sèche. Voila que je l’ais fait avec des feuilles fraiches de consoude. ma question est; Dois-je recommencer ? ou je peux continuer ? Merci de me répondre.
Bonjour Marie Josée
surveillez votre récipient pour voir s’il y a de l’eau au fond du bocal, si oui , il vous faudra soit passer votre préparation au bain marie question de faire évaporer l’eau , ou alors verser l’huile dans un autre récipient en faisant attention que l’eau ne passe pas
bonjour, j’aimerais faire un macérat d hélichyse, quelle méthode me conseillez-vous ? plante fraiche , sèche ? quelle serait l’huile idéale? merci
Bonjour Alain
un macérat classique donne un bon parfum (fleurs et feuilles sèchées (elles sèchent très vite car assez pauvres en eau) ) mais j’avoue que par intermédiaire alcoolique ça donne une certaine puissance
Bonjour, je souhaiterais en apprendre d’avantage sur la méthode de macération par intermédiaire alcoolique. Je me demande par exemple, l’alcool utilisé en 1er ne bloque t il pas les molécule liposolubles? auriez vous des lectures à me conseiller à ce sujet? cordialement
Bonjour Anaïs
le seul ouvrage que je connais qui décrit la méthode est le grand manuel pour fabriquer ses remèdes naturels de Christophe bernard https://www.lalibrairie.com/livres/grand-manuel-pour-fabriquer-ses-remedes-naturels_0-5408205_9782889531035.html?ctx=54a012821574ba27f998c41c49c2edfd
l’alcool utilisé en premier ne bloque pas les molécules liposoluble mais va extraire ce que l’huile ne fait pas d’où l’intérêt de cette méthode
Bonjour, pour un macérât de plantain dans le but de réaliser un baume par la suite, dois je utiliser la méthode sur plante sèche ou non et alcoolique ou non ?
Je vous remercie
Bonjour Bouchard
la meilleure méthode pour le plantain est sans hésiter le macérat huileux avec intermédiaire alcoolique (donc plante sèche, et c’est là où se trouve la difficulté , arriver à faire sécher les feuilles sans qu’elles ne noircissent )
Bonjour, est il possible de faire un macérât de coquelicot ? Merci
Bonjour Emilie
oui c’est possible , prenez plutôt les pétales séchés , je n’ai jamais essayé mais ça me tente bien d’essayer 🙂
Merci pour votre réponse.
Je vais de ce pas cueillir des pétales et les faire sécher ! 🙂
Bonjour, pour faire un macérat huileux de chèvrefeuille quelle méthode est la plus appropriée pour bien conserver l’odeur de la fleur .je voudrai ensuite faire une crème pour le corps. Je réalise déjà beaucoup de vos recettes . Je n’ai plus que des produits fait maison et je fait de nombreux cadeaux . C’est super Merci beaucoup.
Laurence
bonjour Laurence
macération simple vous les faites sécher (vérifiez qu’en séchant elles gardent bien leur odeur) et vous les recouvrez d’huile, vous laissez macérer au moins 3 semaines (je n’ai jamais essayé avec les fleurs de chèvrefeuilles et je ne sais pas si elles gardent leur parfum en séchant )
Bonjour, faire un macérât à partir de plusieurs plantes…c’est possible? Je me fais des onguents pour le psoriasis et le macérât est à base de calendula, plantain, racine bardane et millepertuis. Pas ‘inconvenient?
Bonjour Emmanuelle
il est préférable de faire de faire macérer les plantes chacune individuellement , et ensuite lorsque les macérat sont filtrés alors vous pouvez les mélanger
bjr: j’ai de la bourrache. peut-on faire une huile de macération? que peut-on faire avec la Tanaisie? et le sauge clarée ? macérations ou lotion…. merci
Bonjour Maryse
Voici la réponse de Christophe
Pour le chardon-marie, l’idée du MH est intéressante car la silymarine est liposoluble. Donc il y a peut-être une bonne extraction de ces substances qui sont localisées dans la pellicule externe de la graine.
On peut en faire une huile par expression aussi, qui je pense doit contenir les constituants actifs.
En revanche je n’ai pas d’expérience avec ce type de préparations. Mais je vois une logique
Bonjour Sabine,
Le livre de Christophe étant ma bible (quasi..), j’ai entrepris de faire une crème en suivant sa recette. Je dois être surdouée, dès le début rien ne s’est passé comme indiqué: en faisant fondre les macérats huileux et la cire je n’ai jamais vu apparaitre d’anneau plus clair sur la parois du bol, bon. Episode blender, j’ai arrêté au bout d’un certain temps et le surplus d’hydrolat était vraiment important au fond du blender, je l’ai retiré et ai mis le résultat dans un pot. Ce résultat, Ma Crème est jaune pâle, assez lisse, sent très bon, mais même en en mettant très peu, la peau est extrêmement luisante, bien que ma peau soit sèche, fine et sans problème (à part l’âge, mature). Pensez-vous que j’aie été trop vite dans les manips? J’hésite à continuer dans cette voie créative manuelle …. Merci pour vos précieux conseils qui m’ont toujours bien aidée.
Quand « Recettes secrètes de mon herbaliste » va t’il être disponible?
Bonsoir Claudia
oui parfois lorsque les éléments échappent à notre contrôle ce peut être folklorique 🙂 difficile de dire ce qui n’a pas été , donc le mieux sera de recommencer en notant toutes vos étapes et les proportions , normalement la deuxième fois devrait être la bonne 🙂
le livre « recettes secrète de mon herbaliste » ne va plus être en circulation, c’est le nouveau livre qui prend la relève https://www.altheaprovence.com/grand-manuel-pour-fabriquer-ses-remedes-naturels/
Bonjour,
Merci pour cet article.
Petite question, jusqu’a présent j’utilisais pour mes macérât de l’huile d’olive bio achetée en magasin. J’ai désormais accès à de l’huile d’olive artisanale non filtrée. Est ce que ce détail peux changer quelque chose ? Est ce que le macérât restera stable avec une huile non filtrée ?
Merci ^_^
Bonjour Gana
l’huile d’olive non filtrée et bio est pour mes papilles gustatives meilleure et conserve cette saveur un peu amère piquante que l’on retrouve de façon moins prononcée dans les huiles d’olive filtrée (mais c’est vraiment une question de goût )
la difficulté risque d’être la conservation car dans la non filtrée il reste souvent ce qu’on appelle la lie (des petites particules de pulpes) et de l’humidité qui peuvent créer soit de l’oxydation, soit de la fermentation ou même parfois des moisissures et dans tous les cas l’huile filtrée se garde moins longtemps et donc risque de fragiliser la préparation
ensuite rien ne vous empêche de tenter l’aventure , en rajoutant soit de la vitamine E et /ou des he qui permettent une meilleure conservation , mais si vous avez accès de façon plus facile à de la non filtrée je crois qu’il faut essayer, car parfois nos préparations n’ont pas le temps de vieillir 🙂
Merci !
Je mettrais donc un conservateur alors, parce depuis que j’ai goûté cette huile d’olive je ne peux plus en acheter une autre, elle est en effet d’un goût tout à fait incomparable et j’ai vraiment envie de l’utiliser pour mes macérât.
Merci encore et bonne fin de journée ^_^
Bonjour Gana
Tenez nous au courant du résultat, et régalez vous bien 🙂
Bonjour, Pour un macérat de calendula ou de lavande dans de l’huile d’olive, est-ce suffisant de remplir la moitié du pot avec les fleurs et de compléter jusqu’en haut avec l’huile ou faut il remplir entièrement le pot de fleurs?
Merci
Bonjour Céline
il faut que vos plantes soient recouvertes par l’huile (1/2 à 1 cm à peu près au dessus )
Je vous remercie pour votre réponse rapide!
Je me permets de vous poser une autre question.
_Pourquoi enlever les fleurs au bout de quelques semaines? Ne peut-on pas les laisser plusieurs mois ou années?
Merci
Bonjour Céline
en général parce que le macérat huileux sert de base pour faire des onguents et/ou des crèmes, et même si vous devez vous en servir comme huile de massage avec les plantes dedans ce n’est pas très pratique et que passé un mois, il ne va plus se passer grand chose côté extraction des constituants
Bonjour,
Est-t-il possible de de faire un macérât huileux (avec phase préalable d’extraction à l’alcool), avec des racines fraîches de consoude ?
Si non, faut-il faire sécher les racines entières ou peut-on les découper pour un séchage plus rapide?…
Merci !
Bonjour Pistoresi
ce n’est pas l’idéal , car le risque est d’avoir de l’eau dans son MH, ou alors vous pouvez laisser décanter et voir si il y a de l’eau au fond du bocal ou du saladier et dans ce cas filtrer
il est plus pratique de couper les racines avant
Quel talent! Merci pour ce superbe article! Même vos réponses aux commentaires aident énormément!
J’ai juste une question à propos de la réglisse… j’ai vu plus haut que vous recommandiez une macération simple. Je me demande juste si une macération avec intermédiaire alcoolique ne serait pas mieux…
Je suis très intéressée par les propriétés de cette poudre, mais je voudrais l’intégrer à un baume anti bobo, donc j’aimerais bien ne pas faire d’extraction avec une solution aqueuse. Que me conseillez-vous?
Merci beaucoup!
Bonjour Sarah
vous pouvez faire un macérat simple de réglisse , pour faire un baume il n’y a pas de partie aqueuse
Bonjour, merci pour votre article. On s’est serre beaucoup pour nos macérats. J’ai par conséquent besoin d’un éclaircissement sur la méthode avec intermédiaire alcoolique. J’ai cherché dans les précédents commentaires sans trouver une réponse exacte. Alors: nous parlons de POIDS plante sèche de départ, POIDS alcool pur (ça j’ai pu voir que finalement la formule exacte est 1/2 poids sèche mais en volume soit 100g plante sèche = 50 mL alcool) ca OK!
Mais pour l’huile? On part également des 100g de la plante sèche ou bien on la mesure pour avoir son volume? Exemple sur un macérat de calendula: 35g de PS donne 150mL de poudre du coup le calcul qui a été fait pour ce macérat est 150 * 7 =1050mL d’huile à ajouter. Est ce exacte ou bien faut il faire 35g*7 = 245mL d’huile à ajouter… (ou plus exactement 245g si on veut rester cohérent entre les unités)
La différence n’est pas négligeable du tout (pas comme pour l’alcool).
Je vous adresse d’avance mes mercis pour l’éclaircissement que vous pourrez m’apporter. Une belle continuation.
Flora
Bonjour, c’est 7 fois le poids de plante sèche. Pour 35 g de calendula on rajoute donc 7×35 = 245 ml d’huile d’olive. J’utilise les méthodes anglophones qui jonglent entre poids et volumes, donc on ne reste justement pas cohérent avec les unités, c’est voulu.
Super merci Christophe pour votre réponse super rapide.
Et merci pour votre site rempli de trésors.
bonjour, j’aimerais faire un macérat de lys blanc , quelle méthode me conseillez-vous ? quelle huile serait ideale pour agir sur mes taches pigmentaires ?
Bonjour Véronique
je pense que vous pourriez tester la méthode par intermédiaire alcoolique
les huiles intéressantes qui ont une action antioxydant et qui sont riches en vitamine A : huile d’argousier, de rose musquée ou de nigelle
on peut y rajouter des huiles essentielles comme l’huile de géranium rosat par exemple
Bonjour !
Je voudrais aussi faire ce macérat huileux de Lys. Les fleurs doivent elles être fraîches ou complètement sèches ? car je peux lire sur d’autres sites qu’il faut mettre les fleurs « fraiches » à macérer pour garder les principes actifs de la fleur… Ce qui n’est pas conseillé à priori à cause de l’humidité dans l’huile…
Merci infiniment pour vos lumières 😉
Bonjour Valérie
Pour le macérat huileux, fleurs quasi-fraiches (leur faire perdre une bonne partie de leur eau, elles seront toutes molles, mais ne pas les faire sécher complètement). Ensuite macération classique, puis filtrer et laisser décanter afin de s’assurer qu’il n’y ait plus de résidu d’eau. Si vous avez une petite accumulation d’eau au fond du récipient, il faut récupérer l’huile sans l’eau.
Bonjour,
J’avais commandé un macérat de consoude que j’ai reçu de couleur jaune. Est-il efficace pour la cicatrisation de l’acné ? Comment savoir pour quel plante il faut utiliser une macération classique ou à intermédiaire alcoolique ? Vous dites dans les commentaires qu’il faut une macération classique pour le millepertuis il me semble et intermédiaire alcoolique pour la consoude. Quels sont les composés à savoir pour savoir le type de macération ? L’allantoine est-elle mal extraite avec de l’huile et a plus d’affinité avec l’eau ? ( Pour savoir si il faut favoriser la décoction ou l’onguent de consoude) car j’utilise mon onguent depuis quelques mois et aucune amélioration au niveau de mes cicatrices d’acné, toujours la présence de creux et rougeurs…
Merci d’avance
Bonjour Nasri
– oui la consoude peut avoir son rôle à jouer dans la cicatrisation , si l’acné est fini , c’est à dire que la peau a été fragilisée et que son film hydrolipidique est altéré, mais pour cicatriser une peau acnéique la décoction de racine de consoude ou d’infusion de feuilles sera plus adaptée pour nettoyer la peau, et en application crème si la consoude seule ne fonctionne pas, regardez du côté de la centella asiatica (Gotu kola) en crème en alternance avec du gel d’aloé vera;
Il est intéressant d’utiliser en crème de jour à base de Gotu kola et pour la nuit une crème à base d’échinacée (avec de l’huile de copahu et/ou d’argousier et d’alterner avec du gel d’aloé
il peut être aussi intéressant de connaitre votre type de peau pour pouvoir cibler le choix de vos huiles
– difficile de faire une liste, globalement les plantes dont les principes actifs sont plutôt extraits par l’alcool (la liste est longue, Christophe nous en a proposée une dans son livre qui est assez importante
Merci de votre réponse je vais regarder pour la gotu kola . Un herboriste m’a conseillé la macération qui est plus riche en principes actifs mais je vais me mettre au cataplasme en ayant vu votre reponse. J’ai quand même une question qui me reste, pensez-vous que la macération soit plus riche en allantoine ou en décoction ?
Bonjour,
Pour l’allantoïne, voici les solubilités dans l’eau :
– 0.57 g/100 mL à 25 °C
– 4.0 g/100 mL à 75 °C
Donc déjà, logiquement, il faut faire chauffer l’eau car l’extraction de l’allantoïne semble largement supérieure.
Ensuite, on peut faire une macération longue afin de s’assurer que cette substance hydrosoluble soit bien extraite.
Exemple : faire bouillir l’eau, verser sur la plante, couvrir et laisser macérer pendant 1 heure.
Bonjour, je voudrais avoir quelques conseils, parce qu’après avoir lu votre article je me rend compte que j’ai tout fais de travers. J’ai voulu faire un macérât huileux pour pouvoir utiliser cette huile dans un savon SAF, cependant j’ai utilisé de l’huile de colza avec des fleurs de jacinthes tout juste cueillies. Puis je l’utiliser tout de même si je le fais rapidement ? Ai-je besoin de mettre mon bocal au soleil pour que cela aille plus vite ? Merci d’avance !
Bonjour Coralie
non tout n’est pas perdu , il vous faut surveiller votre bocal et voir si de l’eau se dépose au fond, vous pouvez aussi mettre la préparation au bain marie et la faire chauffer tout doucement pour évacuer cette eau (si eau il y a )
Bonjour,
Je voudrais faire un macérât huileux de Gotu Kola.
Je n’ai pq de yaourtière ou cuiseur mais jai un deshydrateur qui chauffe à 45°. Mais je ne sais pas comment laisser ouvert pour l’évaporation surtout qu’il est dans mon garage donc au froid.
Auriez vous un conseil svp? Dans quel récipient puis je le mettre?
Je viens de découvrir votre site et je le trouve très intéressant. Merci
Bonjour Aurore
une macération avec un déshydrateur je ne sais pas
vous pouvez si vous n’avez pas de yaourtière, utiliser la technique du bain marie comme l’explique Christophe dans son livre, vous mettez votre préparation huile-plante dans un bocal, bocal (ouvert) que vous mettez dans un récipient d’eau bouillante, cette eau va chauffer l’huile du bocal, remuez l’huile du bocal avec un thermomètre , lorsque l’huile atteint la température de 40° , ensuite retirez le bocal, fermez le, et mettez le à l’abri de la lumière, recommencez
l’opération tous les 2-3 jours pendant 3 semaines, ensuite vous filtrez et faites comme un macérat huileux classique
Bonjour,
Je viens juste de voir votre réponse 🙂 Merci beaucoup. Je vais donc faire cela.
Par contre j’ai du dentelle en poudre (acheté sur AZ) pour essayer et j’ai pris de l’huile d’amande douce bio sur le meme site
Quelle quantité de chaque dois-je utiliser svp?
Merci infiniment
Bonjour Aurore , qu’est ce que du dentelle?
correcteur automatique. Je voulais dire Centella 🙂
Bonjour,
Je viens juste de voir votre réponse 🙂 Merci beaucoup. Je vais donc faire cela.
Par contre j’ai du centella en poudre (acheté sur AZ) pour essayer et j’ai pris de l’huile d’amande douce bio sur le meme site
Quelle quantité de chaque dois-je utiliser svp?
Merci infiniment
Bonjour Aurore
il n’y a pas de dosage particulier, le tout est que votre poudre soit bien recouverte par l’huile, vous mélangez bien , et laissez macérer en remuant tous les jours dans un endroit sombre et à température douce, environ 1 mois , 1 mois 1/2 , au bout de ce temps vous filtrez
ou si vous êtes plus pressée vous pouvez faire au bain marie pendant 30mn , (attention à ce que la température ne dépasse pas 50° (le mieux c’est 40° – 45°)
et vous filtrez