Faire un macérat huileux
A base de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.
C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.
Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.
Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.
Les huiles
Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.
Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.
Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.
Voici les différents types d’huile à considérer :
- Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
- Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
- Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.
Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.
Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.
L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.
Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :
- La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
- La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.
La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !
Préparation de la plante
Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.
Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.
Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.
Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.
Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.

Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.
Macération simple
Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.
- Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
- Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
- Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
- Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
- Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
- Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
- Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
- Remuez le mélange de temps en temps ;
- Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
- Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
- Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
- Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
- Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
- Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
- Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
- Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération à température contrôlée
La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.
Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.
Ensuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.
Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.
La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.
Elles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.
Au bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.
Macération avec intermédiaire alcoolique
Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.
Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.
Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :
| Achillea millefolium Arnica spp Calendula officinalis Commiphora myrrha Cupressus Echinacea Geranium |
Grindelia Juglans Matricaria Monarda Rosmarinus Ruscus aculeatus Salvia |
Scrophularia Stachys Symphytum Thuja Usnea Verbascum |
Première partie :
- Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
- Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
- Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
- Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
- Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.
Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.
Deuxième partie :
- Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
- Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
- Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
- Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
- Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
- Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération de plante fraîche
Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?
Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.
- Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.
Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).
Conservateurs
Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :
- La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
- Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.
Le résultat final
Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.
Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.
Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).







1 588 réponses
Je suis vraiment très intéressée par votre transmission. Peut-on utiliser la macération intermédiaire pour la fabrication du savon par exemple.
bonjour Caroline
oui tout à fait, on peut utiliser le macérat huileux d’une plante pour la fabrication des savons
Bonjour,
D’abord merci pour ce « paysdesmerveilles.com » ! Que d’infos passionnantes, qui nous engagent à l’action, à tel point que voilà, j’ai entrepris la fabrication de différents macérâts huileux, à la yaourtière et par intermédiaire alcoolique. (Suivis d’onguents, crèmes, baumes à lèvres… Oui je me suis emballée, et ça m’enchante !).
Une question en ressort : dans les 4 cas (plantain, souci, consoude et achillée), le macérât yaourtière est joliment coloré et obtient une nette odeur de la plante, alors que l’intermédiaire alcoolique a une couleur un peu plus soutenue, mais garde une odeur d’huile d’olive moins agréable.
Et donc ma question : ne serait il pas intéressant de combiner les 2 méthodes : macération à la yaourtière après les 2h d’imprégnation à l’alcool et avant filtration ?
Encore merci, bravo et surtout, continuez !
Anne
Bonjour Anne
oui la macération après le passage alcool est tout aussi intéressante
Merci Sabine, je m’en vais de ce pas l’expérimenter !
Bonjour Sabine,
Après test, mon macérât huileux à température contrôlée par intermédiaire alcoolique de calendula est d’un orangé profond avec de beaux reflets verts et une odeur incroyable ! La crème au calendula qui en résulte est «miraculeuse » (très objectivement ;-)). Je recommande et recommence l’expérience à plus grande échelle pour mes cadeaux de Noël.
Un question quand même : j’utilise du rhum à 55% faute de mieux, cela peut-il poser un problème ?
Merci encore, pour tout !
Anne
Bonjour Anne
au vu de ce que vous décrivez votre crème est au top alors vive le rhum à 55° 🙂 et non cela ne pose pas de problème
Bonjour, est il possible d’avoir vos recettes ainsi que celle de la crème au calendula?
D’avance merci!!!!
Bonjour,
Je suis partie des recettes de Christophe que j’adapte à mon humeur du moment. Je m’inspire aussi du blog de Caroline, très intéressant également, dans un autre style (https://mesrecettesnaturelles.com/cosmetiques-naturels/ ). Et j’improvise là dessus…
Bonjour Anne, J’envisage aussi de le faire avec du rhum, avez vous pris un rhum bio?Combien de temps avez vous laissé macéré dans la yourtière?merci!
Bonjour j’ai fait des macerats huileux à base d’huile d’olive de laurier noble, immortelle ( fleurs) menthe verte, mélisse, lavandin et bien sur millepertuis. Trouvez vous un intérêt thérapeutique à ces macerats ( hormis millepertuis) en les utilisant pour des synergies d’huiles essentielles? Je pensais utiliser lavandin laurier noble pour douleurs ou contractures musculaires mycoses cutanées, immortelle contre les coups bleus des enfants, mélisse dans une synergie anti stress ou calmante et menthe verte plutôt pour les rhumes. Qu’en pensez vous?
Merci et belle journée à vous!
Je viens de découvrir depuis cet été votre site que j’adore! Merci !
bonjour Castellar
oui la synergie macérats huileux et huiles essentielles est très intéressante
Bonjour,
Je viens juste de découvrir votre site et vous remercie déjà de la mine d’informations qu’il contient. J’ai donc une petite question concernant les macérats huileux. Est-il possible de faire un MH d’écorce? Si oui, quel procédé me conseilleriez-vous? Merci encore pour ces informations
Tatanka
bonjour Tatanka
pour de l’écorce je choisirais le macérat huileux par intermédiaire alcoolique
Bonjour Christophe, j’ai fait le macération par intermédiaire alcoolique du calendula Officinalis de.mon jardin, j’ai suivi vos instructions d’éviter site et de votre livre ( Grand manuel pour fabriquer ses remèdes naturels) mais j’ai eu quelques problèmes, j’ai essayé avec 40 gr. de fleurs entières broyées, mais j’ai dû mettre 66 ml d’alcool à 96% pour imbiber le tout, en faisant le test du compactage. Je suis loin des 40 gr de fleurs broyées avec 20gr. d’alcool comme vous l’expliquez. Est-ce que le reste de la préparation reste valable, repos de 2 heures et ensuite passer au blender avec 280 ml d’huile d’olive (7x le poids des fleurs)? Où est-ce que la préparation est a jeter compte tenu du fait que vos données ne sont pas respectées et que le résultat donnerait une huile de macération de soucis de mauvaise qualité. Avec les 20 gr d’alcool le mélange était humide mais il était impossible de le compacter. Qu’est-ce que j’ ai mal fait?
Un grand merci pour votre aide, je voudrais tant arriver à faire cette macération. De plus ici au Québec, à Montréal, chez l’Alchimiste en herbe, herboristerie reconnue, une herboriste vous connaît, Mme. Judith Le tartre, mais elle n’a jamais essayé cette technique et attend mes résultats.
Bravo pour votre site il est extrêmement intéressant, je m’y connecté tous les jours.
Bonne soirée et un Bonjour du Québec.
Bonjour Yvan
non votre préparation n’est pas fichue, elle sera jusgte bien « alcoolisée » 🙂
soit vous mettez le macérat au bain-marie (feux très doux) pour faire évaporer l’alcool
soit si vous avez l’intention de transformer le macérat huileux en baume ou crème , le surplus d’alcool s’évaporera pendant la préparation
Bravo aussi pour votre site, je suis devenu une fanatique, je cultive, je ramasse, je prépare, un vrai bonheur de se mettre aussi près de la nature…
juste un petit doute sur la préparation du macérat avec intermédiaire alcoolique, vous dites au début 100gr de plante sèche broy
ée+50gr d’alcool pur etc… puis vous passez des grammes au volume de la plante sèche dans le calcul de l’huile : « 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml « . donc volume ou poids, j’ai un doute, merci de bien vouloir me préciser avant de me lancer dans l’aventure…
Bonjour Marie Pierre
restez sur les ml , voici ce qu’en dit Christophe
« c’est 7 fois le poids de plante sèche. Pour 35 g de calendula par exemple on rajoute donc 7×35 = 245 ml d’huile d’olive. J’utilise les méthodes anglophones qui jonglent entre poids et volumes, donc on ne reste justement pas cohérent avec les unités, c’est voulu.
Bonjour,
je suis belge, 63 ans, j’ai un master en biologie médicale, je vis au Québec depuis 12 ans, j’étudie actuellement à Montréal pour devenir naturothérapeute (branche de la naturopathie spécialisée en aromathérapie) et depuis plus d’un an je parcours votre site tous les jours, il est exceptionnel, tellement complet que je m’intéresse de plus en plus à l’herboristerie et comme les transformations de plantes médicinales font parties des cours d’aromathérapie, c’est un vrai délice de vous lire ainsi même que les commentaires, on y apprend beaucoup de chose en complément de ce que nous apprend déjà Christophe. Félicitations à Christophe et pour votre site.
Dans cet article consacré aux macérations, je voudrais savoir quelle est la meilleure technique, celle qui extrait le plus les principes actifs, est-ce la macération avec intermédiaire alcoolique? Je dois vous dire qu’ici au Québec, les herboristes n’ont pas l’air de connaître cette technique, mais par contre on trouve l’alcool pur à 96 degré sans problèmes.
J’essaie de faire un onguent pour l’eczéma en utilisant comme plantes (bio) la calendula, le plantain, le millepertuis, la consoude, le mouron des oiseaux, le noyer noir, le molène et l’hydraste en partant des macérations séparées de ces plantes (sèches) dans l’huile d’olive (extra vierge et 1ère pression à froid) et cire d’abeille bio.
Quel type de macération me conseilleriez-vous? Ici au Québec, comme ils ne connaissent pas cette technique, ils utilisent beaucoup les plantes fraîches (ou parties) qu’ils font cuire à basse température pendant 7 à 10 jours (je suppose que c’est ce que vous appelez la macération à température contrôlée)
D’autre part si j’ai bien compris la macération avec intermédiaire alcoolique, elle dure tout au plus 3 à 4 heures au total alors que la macération simple tarde entre 4 et 6 semaines, est-ce correct?
Je vous remercie d’avance et bonjour du Québec.
bonjour Yvan
l’avantage de la macération avec intermédiaire alcoolique c’est qu’elle est effectivement rapide et donne un produit final vraiment étonnant.
Christophe nous explique que l’huile est un solvant relativement médiocre qui extrait beaucoup de constituants mais dans de petites
quantités alors que l’alcool à l’inverse, est un excellent solvant qui va extraire les constituants polaires qui résistent en général à l’huile.
Bonjour! Ici au Québec on est plusieurs à ne pas trouver le fameux rhéostat pour l’auto-cuiseur. Auriez-vous un hyper-lien afin de se le procurer par Internet comme sur Amazon par exemple? Merci beaucoup.
bonjour Marie Eve
rhéostat ou qu’on appelle aussi « variateur d’intensité » souvent utilisé pour varier l’intensité lumineuse , on peut maintenant les brancher directement sur une prise et ensuite brancher son appareil dessus , il faut juste s’assurer que le voltage correspond bien (dixit Christophe) donc vérifier le voltage de son appareil et celui du variateur d’intensité
par exemple celui là https://www.indoordiscount.com/fr/regulation-du-climat/9337-prise-variateur-analogique-winflex-ventilation-3701058819862.html
Apparemment cet appareil (non testé ni par Christophe ni par moi, juste pour l’exemple) tolère jusqu’à 920 W., Christophe nous explique d’aller regarder son cuiseur, de regarder derrière ou dessous, la petite plaque avec les infos, s’assurer qu’il consomme moins de 920 W.
Bonjour, bravo pour votre article. J »achèterai votre livre c »est sur! est-ce qu »on peut faire des macérât avec les plantes exotiques qu »on trouve en afrique comme le Okra, les feuilles de baobab ou de moringa? Merci
Bonjour Amy
oui on peut faire des macérats 🙂
Merci Sabine, avez-vous une idée de l »huile idéale a utiliser pour ces plantes svp? merci
Bonjour Amy
je vous invite à lire cet article https://www.altheaprovence.com/blog/huiles-vegetales-comment-les-choisir/
Bonjour, j’ai fait un macérat de fleurs séchées d’immortelle comme décrit sur la macération simple,(actuellement 1 mois de macération) je ne comprend pas cette opération ?
Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ; ou met-on le coton ? extérieur du saladier…
bonjour ortuzar
le tissu est pour filtrer votre macérat , vous pouvez le placez au dessus du saladier et verser votre préparation, l’huile va s’écouler et les fleurs vont rester dans le tissu
Bonjour,
J’ai réalisé un macérât de fleurs de soucis et de camomille. Que faire des fleurs maintenant ? Puis-je les réutiliser pour un autre macérât ?
Merci
Audrey
Bonjour Audrey
il n’y a pas d’intérêt à les réutiliser, le compost est une bonne option
Bonjour,
Merci pour votre réponse.
Bonjour, j’adore ALTHEA et ce site. Merci à vous. Une question : est-ce que broyer des baies de laurier pour en faire un macérat huileux à usage externe est toxique? Un grand merci pour la réponse; Nathalie
Bonjour Nathalie
oui c’est une bonne option pour un mh et non pas toxiques
Article très intéressant, juste une question lorsque l’on fait un macérat huileux est ce que cela est intéressant de l’utiliser complètement ou d’en rajouter de temps au temps.
bonjour Jauffrey
je ne comprends pas trop le sens de votre question , vous souhaitez rajouter des plantes au fur et à mesure dans un macérat en préparation ?
Bonjour Sabine, non lorsque le macérat est réalisé et que je l’utilise ma question est de savoir si il est mieux de l’utiliser complètement et d’en refaire quand il est vide ou il il est possible de « refaire le niveau » pour éviter qu’il soit vide.
Bonjour Jauffrey
si vos MH ne sont pas trop éloignés dans le temps, je pense que vous pouvez rajouter (par exemple vous faites un mh en août et ensuite en septembre ou octobre on peut rajouter ) mais ensuite plus on avance dans le temps plus l’huile « vieillit » et risquerait de tout gâcher mais cela dépend aussi des huiles que vous choisissez et si vous mettez des conservateurs dedans (vitamine e, he …)
de mon côté, je préfère changer de récipient
Bonjour,
Juste une petite question de néophyte concernant la cueillette de l’hélichryse.
Est-il possible de concocter un macérât huileux d’hélichryse à partir d’une cueillette faite au mois d’août. En clair, à partir de fleurs séchées sur le plant?
Merci pour votre retour et Merci beaucoup pour la richesse et la convivialité de votre site. J’adore!
Laurence
Bonjour
oui tout à fait possible si les fleurs ont gardé leur belle couleur et leur parfum 🙂
Bonjour,
Est-il intéressant de faire un macérât huileux d’onagre ? Si oui, pour quelles utilisations et quelle est la meilleure méthode ?
bonjour Sylvaine
La fleur est mucilagineuse, donc on pourrait faire un macérat des fleurs sèches un peu comme on fait un macérat de fleurs de mauve ou de guimauve. Je ne pense pas que ce soit une préparation classique / traditionnelle, mais pourquoi pas. Je ne pense pas que l’on puisse faire un macérat intéressant avec les feuilles.
Christophe au passage, souhaiterait clarifier le point suivant : un macérat huileux d’onagre n’est pas l’huile d’onagre (avec le profil en acide gras polyinsaturés dont on parle souvent aujourd’hui). Celle ci ne peut s’obtenir que par expression des graines.
Merci beaucoup pour cette réponse, je dissociais bien le macérât huileux de l’huile, mais me demandais si la fleur pouvait avoir les mêmes propriétés que la graines, même en valeur moindre.
bonjour Sylvaine
je ne sais pas, c’est sûr que lorsqu’on la froisse entre ses doigt , sensation huileuse , mais je n’ai pas les informations de leurs constituants
Bonjour à ce sujet quel est l’intérêt de macérats huileux de plantes mucilagineuses (mauve, coquelicot)? Je ne parviens pas à trouver d’études, d’articles sérieux sur le sujet. Merci pour votre retour.
bonjour Magaly
les mucilages n’ont pas d’affinité avec l’huile, donc si l’objectif est de récupérer les mucilages de la plante aucun intérêt, en règle générale on recherche ces plantes pour leurs effets adoucissants et apaisants (les mucilages)
il y a certainement d’autres substances liposolubles qui seront extraites, peut être des antioxydants, mais si vous voulez un antioxydant efficace pour la peau par exemple, il vaut mieux aller voir du coté de plantes plus adaptées
Bonjour Sabine et Christophe,
pour la macération avec intermédiaire alcoolique, est-ce un problème si je laisse la plante en contact avec l’alcool pendant + de 2h.
Merci d’avance et bravo pour tout votre travail
Bonjour Christine
disons que 2h est le temps qui est nécessaire pour que l’alcool fasse son travail d’extraction , le laisser plus longtemps n’apporte rien , mais si vous l’oubliez 1h de plus ou que vous l’oubliez je ne pense pas que ce soit problématique non plus
c’est ce qu’il me semblait aussi, merci et encore beaucoup de plaisir avec les plantes
Bonjour Christophe et Sabine ,
J’ai démarré une macération de millepertuis dans de l’huile de sésame il y a un bon mois, il est donc à priori temps de le filtrer, or l’huile ne présente pas l’aspect rouge si distinctif de cette plante…Je suis sûre d’avoir utilisée la bonne plante, que j’ai fait sécher, l’huile est de 1 ere pression à froid, bio, donc où celà pêche t’il ?
Et un grand merci pour tout ce magnifique travail que vous nous partagez à pleines brassées !!
Bonjour Hélène
oui je sais ça arrive souvent , nous ne savons pas vraiment pourquoi, essayez soit de mettre le pot à la chaleur ou au bain marie , j’ai eu 2 années de suite le problème , cette année j’ai juste fait pré sécher mes fleurs et mis dans l’huile, au départ rien ne se passait , puis j’ai mis le pot dans la voiture et au bout de la journée l’huile avait viré au rouge
Bonjour. Je viens de réaliser un macérât d’ hélichryse. Placé dans deux récipients différents/ L’un des deux à un peu noircie. Enfin le pistil des fleurs à noirci pour être précise. Une fois les fleurs retirées, l’huile est légèrement plus foncé que l’autre macérât. Qu’en pensez vous? le macérât est il tout de même utilisable? merci de l’attention que vous porterez à ce message et mes félicitations pour votre travail. Chaleureusement. Magali
Bonjour Magali
Probablement un peu d’oxydation, la fleur n’était peut-être pas bien sèche. On essaie d’éviter en principe car ceci peut faire tourner l’huile au long terme. Bien filtrer, voir si une décantation laisse apparaitre un peu d’humidité. Dur à dire, il faudrait voir c’est du cas par cas.
Bonjour,
Je voudrais faire un macérât de lavande avec intermédiaire alcoolique (comme conseillé dans le dernier article) . Que dois-je prendre comme alcool…? Ici on ne trouve plus d’alcool pur.
(J’ai pas eu le courage de lire tout les commentaires pour savoir si la réponse à ma question s’y trouve…!)
Merci
Bonjour Sandra
choisissez l’alcool le plus fort que vous ayez , suivez la recette, mais après filtration laissez décanter pour voir si de l’eau ne stagne pas au fond , si c’est le cas, il vous faudra ou verser tout doucement l’huile dans un autre récipient en faisant attention de ne pas laisser passer l’eau , ou bien le chauffer tout doucement au bain marie en remuant pour que l’eau s’évapore
Merci !
Je vais tenter ça !
J’ai récolté ma lavande il y a quelques jours…
Bonjour Christophe,
Sur beaucoup de sites la macération à la yaoutiére est faite 8 à 10 h 3 fois alors que vous faites la macération sur 7 à 10 jours pensez vous que 3 fois 8h suffisent.
Cordialement
Pierre
bonjour Pierre
si vous arrivez avec votre yaourtière à avoir les bons réglages de température (40° environ) faire la macération une dizaine de jours mais toutes les yaourtières ont leur spécificité (température et durée de fonctionnement), certaines ont un fonctionnement ininterrompu mais en général elles ont des cycles courts , dans ce cas il vous faudra la relancer régulièrement de manière à garder une température constante (en général 1 fois par jour devrait le faire)
Merci beaucoup Sabine,
Je vais vérifier le fonctionnement de cet appareil qui ma été prêté
Merci encore pour cette réponse
.
Bonjour,
Si je comprends bien certaines molécules sont liposolubles et d’autres hydrosolubles. Quels sont les molécules liposolubles? Les Huiles essentielles? Les flavonoides? Les coumarines?
je lis dans l’article reine des prés que l’on peut utiliser un macerat huileux pour son activité anti inflammatoire pour les douleurs articulaires..je pensais que l’extrait aqueux etait la meilleur extraction. est ce l’intermédiaire alcoolique qui permet ce résultat ( présence d’eau dans l’alcool) ? Aurais t on le meme resultat en chauffant l’huile seulement ? Quel est la composition chimiqie exact de ce macerat simple en fin de processus ( huile essentielles? Acide salycilyque?)?
Et enfin j’ai remarqué qu’en maceration, ma préparation ( geranium rosat par exemple )était beaucoup plus parfumé après une semaine de macération que 3 semaines pourquoi? Perte HÉ par la chaleur ( macération chez moi à 25 /30 degrés sans contact direct avec le soleil)?
conserve t on les HE dans les macerats?
dois je faire la macérations en 2 temps: 3 semaines 1 préparation, 1 semaine une deuxième préparation et mélanger les 2 pour garder l’odeur?
Merci beaucoup pour tes réponses
Bonjour Joy
compliqué et un peu long pour répondre point par point
oui il y a des molécules liposolubles et hydrosoluble et parfois dans la même plante , impossible de vous lister ces molécules
pour la reine des prés le macérat huileux avec intermédiaire alcoolique apporte un plus
on peut mettre des he dans les macérats huileux soit pour un apport thérapeutique, soit pour les conserver (c’est l’he qui va apporter un plus de conservation pour l’huile végétale)et / ou apporter une touche parfumée
pour le géranium rosat je ne sais pas
Bonjour Christophe,
j’ai fait un macérat huileux de pétales de roses fraîches dans de l’huile de tournesol dans le but de l’utiliser assez rapidement sur une peau de bébé atopique. ça va à l’encontre de vos conseils (plante sèche, huile plus stable…)!!! et en effet, plein d’humidité, malgré pot ouvert avec gaze, au soleil dans sac en papier kraft et même passer avec un essui-tout propre pour enlever l’humidité sur les parois du pot. problème = les roses du dessus devenaient brunes, je les enlevais au fur et à mesure. j’ai fini par chauffer cette huile à basse température et par la filtrer après 1 semaine. mais ça ne sent pas très bon, un peu le moisi. est-il judicieux de l’utiliser sur une peau atopique….? ou vaut-il mieux la jeter…?
j’ai aussi dans mon enthousiasme fait macérer des roses trémières fraîches dans de l’huile de noyayx d’abricot, même odeur…
D’avance merci pour votre avis sur mon expérimentation!
belle journée,
alexia
Bonjour Alexia
si odeur de moisi/rance , ne mettez pas sur la peau de bb
Merci Sabine
bonjour alexia, vous dites les roses du dessus, vous n’avez mis que des petales ou les boutons avec,,?
Bonjour Marie Christine, je n’ai mis que des pétales