Faire un macérat huileux

Faire un macérat huileux

A base de plantes médicinales

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.

C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.

Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.

Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.

 


Les huiles

Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.

Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.

Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.

Voici les différents types d’huile à considérer :

  • Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
  • Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
  • Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.

Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.

Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.

L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.

Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :

  • La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
  • La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.

La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !


Préparation de la plante

Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.

Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.

Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.

Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.

Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.


Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.


Macération simple

Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.

  • Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
  • Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
  • Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
    • Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
  • Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
  • Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
    • Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
  • Remuez le mélange de temps en temps ;
  • Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
  • Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
  • Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
  • Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
    • Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
  • Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
  • Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
  • Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération à température contrôlée

La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.

Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesEnsuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.

Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.

La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesElles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesAu bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.


Macération avec intermédiaire alcoolique

Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.

Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.

Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :

Achillea millefolium
Arnica spp
Calendula officinalis
Commiphora myrrha
Cupressus
Echinacea
Geranium
Grindelia
Juglans
Matricaria
Monarda
Rosmarinus
Ruscus aculeatus
Salvia
Scrophularia
Stachys
Symphytum
Thuja
Usnea
Verbascum

Première partie :

  • Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
  • Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
  • Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
    • Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
  • Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.

Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.

Deuxième partie :

  • Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
  • Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
  • Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
  • Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
  • Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
  • Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération de plante fraîche

Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?

Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.

  • Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.

Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).


Conservateurs

Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :

  • La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
  • Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.

Le résultat final

Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.

Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.

Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).

Fabriquer un macérât huileux

Facebook
Twitter
YouTube
Pinterest
Instagram
Licence Creative Commons
Cette page ainsi que tout le contenu de ce site (vidéos incluses) est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Partager

1 588 réponses

  1. Bonjour,

    Dans votre article vous parlez de l’huile de marguerite comme d’un bon anti-inflammatoire. Pouvez-vous me dire pour quel type de problème exactement (articulaire, problème de peau…) ?

    Et peut-on l’utiliser en infusion ?

    Merci beaucoup.

    1. Bonjour Delphine,
      Le macérat huileux est antiinflammatoire pour la peau, c’est un macérat classique pour les peaux à tendance inflammatoire ou qui s’abiment vite. L’infusion est antihistaminique et donc permet de mieux gérer les allergies saisonnières, se combine bien avec le plantain lancéolé pour cela.

  2. Bonjour,
    J’ai fait 2 macérats de Bellis. Après 15 jours de jours de soleil, il a disparu et jamais revenu. Comment puis-je savoir si mon macérat est valable, puisque ce soleil n’est plus ?

    1. Bonjour Maya,
      La pâquerette n’ayant pas une forte personnalité coté goût et odeur, c’est compliqué à dire en particulier si c’est votre premier. Lorsque vous en aurez préparé plusieurs, vous commencerez à avoir l’habitude du goût, ce qui vous permet de dire si la dernière préparation est prête. Mais là, par intermédiaire d’un clavier et d’un blog, je ne peux pas vous dire sinon utilisez-le pour des problèmes de peau et voyez s’il vous apporte un réconfort…

      1. Bonsoir Christophe,
        En effet, c’est mon premier et pas pour un souci particulier; c’était le plus facile, en temps que cueillette surtout. J’attendrais le soleil, si attendu, pour en refaire. Merci pour le site, même si on je ne mets pas souvent des commentaires, mais je l’apprécie bcp.
        Merci Christophe

  3. Bonjour Christophe et bravo pour votre site qui est une mine d’or pour moi!

    J’ai une question : je souhaite faire un macérât huileux de pâquerettes, dois-je les faire sécher avant?

  4. J’aimerais réaliser un macérât huileux de carotte qui, sauf erreur de ma part, n’a pas été évoqué ici. Je voudrais le faire à l’huile d’olive (les MH de carotte du commerce sont, à l’écrasante majorité, à base d’huile de tournesol, ce qui me semble moins intéressant pour la peau).
    Quelle est la bonne façon de procéder, la carotte étant fraîche et donc riche en eau? Méthode yaourtière??
    Merci de vos conseils et, plus généralement, de vos articles passionnants et toujours utiles.

    1. Bonjour Marie,
      Bonne question, ce n’est pas un macérat que j’ai moi-même préparé. Je dirais :
      – yaourtière
      – repos de 24h et décantation, voir si dépôt aqueux au fond du récipient et si oui, siphonner afin de récupérer l’huile.
      Mais je ne sais pas quelle quantité d’huile pour la quantité de carotte.

        1. Bonjour Marie, ma réponse n’est peut-être pas nécessaire mais au cas ou quelqu’un d’autre passerait par ici… Je vous donne ma façon de procéder pour le obtenir macérât huileux de carotte :
          D’abord je lave bien mes carottes, puis je les découpes avec un « couteau économe », pour avoir de très fine lamelles, ensuite je les déshydrate soit en les laissant sur un radiateur, soit en les passant dans un four à très basse température, ou alors au soleil en été mais en les recouvrant d’un tissu pour éviter que les UV du soleil ne dégrade la carottes. : il faut bien aéré les lamelle pour éviter le risque de moisissure.

          Ensuite je fais une macération avec intermédiaire alcoolique comme expliqué sur le site (je ne sais pas si c’est utile mais en tout cas ça va toujours plus vite que d’attendre 1 mois…) et pour finir, avant de filtrer je laisse l’huile macéré avec les carotte dans un bol chauffant à 40°. Mais ça m’est arrivé aussi de laisser l’huile macéré quelque jours en bouteille avec les carottes (ou plante diverse…) mais bon, comme j’aime pas trop attendre pour ce genre de choses… Voilà, voilà, en espérant que sa en aide quelques uns.

          PS : Perso je préfère largement les macérât fais maison, parce que j’ai quand même de gros doutes quand à la qualité (ou l’intelligence?) de fabrication des macérâts huileux proposé par certain site internet… surtout quand ont voit le procéder de fabrication.. bref.

          Cordialement.

  5. Bonjour Christophe,
    Je vis en Belgique, et cela fait plusieurs année que je prépare des macérats huileux de consoude et de souci, que je transforme après en baume.
    J’ai toujours utilisé des plantes fraiches, fermé mon pot avec un couvercle et mes préparations n’ont jamais ranci ???
    Ai-je eu de la chance ?
    Par ailleurs j’aimerais préparer un huiles d’achillée mille feuilles, et je me demandais si ses vertus hémostatiques se retrouverons dans le produit fini.
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Christel

    1. Bonjour Christel,
      Oui je pense que vous avez de la chance et un bon doigté ! Bon ceci étant dit la feuille de consoude, si c’est la feuille que vous utilisez, n’est pas très humide. La fleur de souci l’est un peu plus. Ensuite, idéalement, il faudrait faire une petite décantation pour s’assurer qu’il n’y ait vraiment pas de liquide. Mais si cela fonctionne, tant mieux !
      Et oui pour l’achillée, les vertus se retrouvent dans l’huile si elle est bien préparée (produit fini aromatique) – pas la forme la plus adaptée pour une plaie par contre car en principe on ne met pas d’huile pour que la plaie respire.

      1. Merci pour votre réponse,
        J’avais une autre petite question.
        Quant vous parlez de laissez le bocal ouvert pour laisser l’humidité s’évaporer, n’y a t-il pas un risque d’oxydation de l’huile qui est au contacte de l’air ? Sous notre climat Belge l’air est plus humide et beaucoup moins sec que chez vous. Y as t-il pas le risque dans ce cas de faire rentré plus d’humidité dans le bocal que d’en retirer ?

        Encore merci pour votre réponse, et bon weekend à vous

        Christel

        1. Bonjour Christel,
          C’est une bonne question et je ne saurais pas vous répondre, je ne sais pas ce qui présente le plus de risque – fermé ou ouvert dans un air très humide. Et dans ce contexte humide, je dirais que la méthode à température contrôlée est probablement la meilleure.

  6. Bonjour, Bonsoir, cela dépends de l’heure à la qu’elles vous lisait ça.

    Donc j’avais plusieurs questions:
    1ère question: Peut t-on faire TOUT les macérâts huileux avec la technique de l’alcool?

    2ème question: Est-ce possible d’utiliser de l’alcool à 90º et de laisser plus longtemps et si oui combien de temps?

    3ème question: La méthode de l’alcool dure bien seulement 2h si j’ai tout compris?

    4ème question: Combien de temps environ faut t-il laisser séchée les fleurs et peut t’on faire la technique de l’alcool avec des fleurs fraîches?

    Voilà c’est enfin fini. J’aime beaucoup ce que tu fais et j’espère que tu me répondra. Bisous

    1. Bonjour,
      1. quasiment tous effectivement.
      2. oui l’alcool à 90° non dénaturé fait très bien l’affaire, pas besoin de laisser plus longtemps, c’est équivalent au 96°.
      3. c’est bien cela, 2h suffisent pour commencer une extraction des substances qui seront ensuite basculées dans l’huile.
      4. non pour la fleur fraiche, et pour la faire sécher, cela dépend de la période de l’année et du niveau d’humidité dans votre région, chez moi c’est souvent sec en 2 ou 3 jours.

      1. Bonsoir Christophe,
        un grand merci à vous !!! vos conseils et commentaires sont précieux, votre implication avive la flamme de pleins de jeunes passionnés !!! (-:
        je suis fane de la percolation à présent et me questionne bcp sur les solvants, la solubilité des molécules, le froid ou le chaud …
        en lisant la « materia medica de Michael Moore au sujet du millepertuis :
        « HYPERICUM
        Sommités fleuries. Teinture de plante fraiche [1:2, alcool à 95°] 20 à 30 gouttes jusqu’à 3 fois par jour. La plante sèche est beaucoup moins active, mais essayer une infusion standard, 90 à 180 ml. »
        je voulais savoir :
        1) -dans votre réponse à Zacador si le choix « plante sèche » est du a la conservation future dans l’huile uniquement?
        2) -si la plante fraiche est plus riche et que Mr Moore préconise la teinture de plante fraiche pourrait on alors faire une teinture puis au moment de filtrer utiliser la méthode que vous décrivez pour transférer les principes actifs dans l’huile puis filtrer, laisser décanter et siphonner l’alcool ou mettre au frigo pour solidifier l’huile et vider l’alcool ? (ceci étant pour des personnes qui ne supporte pas l’alcool ou pour des huiles en application externe et interne par exemple…)
        3)- peut on alors également remplacer l’alcool par de l’eau (faire des infus ou décotion), passer au blender avec l’huile puis mettre au frigo pour solidifier l’huile décanté de l’eau?
        4) Si la chaleur détériore les molécules es ce important d’utiliser au maximum de l’eau froide, de l’alcool ou autre solvant sans les chauffer du tout (temperature ambiante) si l’on recherche le totum de la plante? y aurait il des plantes qui posent problemes, si elles necessitait de la chaleur ou un séchage pour activer certain principes actifs (oxydation, decarboxylation etc…) ?
        5) Es-ce que la chaleur électrique, celle du feu ou des photons de la lumière est la même? je me demande si il y a une meilleur source de chaleur du point de vue qualitatif ? Mon seul exemple serait le yaourt maison que je trouve bien meilleur (c’est peut être juste mon goût) quand il se solidifie sur le poile à bois plutôt que dans la yaourtière électrique. Rire
        Excusez moi si mes questions sont longues et peut être un peu dispersées, il y a tellement de paramètres et de principes qui croisent leurs chemins (-:

        1. Bonjour Tristan,
          1. dans la plupart des cas, la plante sèche est utilisée pour faire une huile car sinon, si la plante n’est pas bien sèche, elle va introduire de l’humidité. Et de l’eau dans l’huile, ce n’est pas très bon, on peut faire tourner l’huile. Moyen pour la conservation, sauf si on fait une étape de décantation (mais ça complique).
          2. oui c’est possible. En d’autres termes, on pourrait très bien prendre une c-à-café de macérat huileux par intermédiaire alcoolique plutôt qu’une dose de teinture. Essayer de faire des équivalences en doses par contre.
          3. non, car contrairement à l’alcool pur, l’eau s’évapore très mal et une grosse partie va rester dans l’huile. Et dans cette partie aqueuse que vous allez éliminer par décantation, vous allez laisser tous les constituants qui sont hydrosolubles. Grosse perte.
          4. dans le contexte du macérat huileux, si l’huile a une fraction polyinsaturée, la chaleur va petit à petit l’oxyder. C’est plutôt une histoire de protection de l’huile. Pour la plante elle-même, nous avons une longue tradition d’infusion et de décoction, nous savons que ces processus ne posent pas de problèmes. Quant à l’alcool, pas besoin de chauffer, il fait son travail à température ambiante.
          5. je ne suis pas fan de chaleur micro-onde. Pour le reste – réchaud électrique, gaz, bois, je ne pourrais pas vous dire s’il y a une différence.

          1. Merci à vous,
            votre réponse m’a éclairée!!
            En ce qui vous concerne quelle type de macération huileuse vous semble la plus appropriée (je veux dire l’extraction la plus riche ) pour le millepertuis (frais ou sec)?

            1. Pour le millepertuis, le « quasi sec ». Vous attendez qu’il soit tout ratatiné, mais pas 100% sec, et à ce moment là vous le mettez à macérer dans l’huile.

  7. Bonjour, j’ai mis des fleurs séchées de camomille romaine que j’ai recouverte d’huile de sésame mais l’huile a une odeur rance…est ce c’est dangereux de l’utiliser quand même en massage? J’ai laissé les fleurs plusieurs mois avec l’huile est ce que cela peut avoir participé ?
    Merci de votre réponse !

    1. Dangereux, non. L’huile est rance, elle est oxydée, notre corps a du mal à la gérer lorsque prise en interne, en externe pas un énorme problème mais loin d’être optimal comme préparation. Si l’huile est restée dans un endroit un peu chaud ou au soleil, elle se sera oxydée.

  8. Bonjour Christophe,
    Tout d’abord merci pour ce site très riche en enseignements et votre livre « Les Recettes secrètes de mon Herbaliste » qui est devenu une véritable bible pour moi !
    Je voudrais tester un macérat huileux de calendula sauvage avec intermédiaire alcoolique (95°) mais mon souci du détail – c’est le cas de le dire – me laisse perplexe sur un point :
    Dans votre livre et ici même, vous préconisez un contact à température ambiante de 2 heures avec l’alcool (temps que je suppose correspondre à celui nécessaire pour extraire la partie résineuse des constituants), puis un passage au blender le temps que l’huile tiédisse, avant de filtrer et de mettre en bouteille.
    Or pour une macération à température contrôlée, vous préconisez 7 à 10 jours, voire 2 semaines de macération. D’autre part, je crois avoir lu sur ce blog qu’une macération de 5 à 6 heures à température contrôlée est insuffisante pour obtenir un soin suffisamment riche en principes actifs.
    Bref, ai-je raté une étape ?
    Merci encore pour votre partage de savoirs.

    1. Bonjour Fanette,
      Je vais simplifier. Vous avez 2 choix :
      – Avec intermédiaire alcoolique, et vous avez bien compris le processus avec le blender pour faire évaporer l’alcool (on peut aussi passer au bain marie)
      – Sans intermédiaire alcoolique et avec température contrôlée. Attente de 7 à 10 jours idéalement pour obtenir une bonne huile.

      1. Merci Christophe pour vos détails.
        En fait je me suis mal exprimée : je ne comprends pas pourquoi dans le cas d’une macération avec intermédiaire alcoolique, il ne semble pas nécessaire de faire macérer plusieurs jours le mélange plantes + alcool évaporé + huile, alors qu’il faut un minimum de 7 à 10 jours par exemple dans le cas d’une macération à température contrôlée.

        1. L’huile est un mauvais solvant d’une manière générale. Il n’est pas polaire, et d’un point de vue chimique est relativement passif. Il lui faut du temps pour faire son travail. L’alcool lui est probablement le meilleur solvant que nous ayons à notre disposition (avec l’eau). L’eau est hors de question dans l’huile. L’alcool pur étant puissant et polaire, il va extraire les molécules polaires de la plante en un rien de temps. Une fois qu’il a fait son travail d’extraction, les molécules sont maintenant hors de la plante, dans l’alcool. Il suffira de mélanger à l’huile et faire évaporer l’alcool pour avoir un macérat huileux d’une qualité surprenante.

  9. Bonjour Christophe,

    Tout d’abord un peu d’originalité : votre site est formidable !

    L’évident étant dit, j’ai quelques questions à vous poser. Suite à la lecture de votre livre (les recettes secrètes de mon herboriste) et de cet article, j’ai pu constater quelques contradictions :

    1) Dans le livre, en ce qui concerne la macération simple, vous parlez d’une durée de macération allant jusqu’à 2 semaines seulement. Alors que dans l’article vous parlez de 4 semaines voir plus.

    2) Dans le livre, en ce qui concerne la macération à température contrôlée, vous dîtes que la température doit être comprise entre 43°C et 45°C. Alors que dans l’article vous parlez de 38°C à 40°C

    3) Dans le livre, vous dîtes que la méthode qui convient le mieux pour une plante quasi fraîche est la macération simple. Dans l’article vous préconisez plutôt la macération à température contrôlée afin que l’humidité s’évapore au fur et à mesure. Argument tout à fait pertinent cependant l’article étant plus ancien que le livre, le doute s’est installé.

    Et enfin 4) Dans votre réponse du 5 août 2013, vous listez des plantes à utiliser quasi fraîche afin d’obtenir un macérat huileux optimale. Dans le livre on retrouve certaines de ces plantes dans un tableau mais dans une colonne intitulée « plante sèche » (arnica, soucis, reine des prés, hamamelis, millepertuis, peuplier)

    Pourriez vous me donner les informations qui vous semblent optimales ? sinon mon esprit perfectionniste risque de dérailler 🙂 Merci d’avance et encore une fois : beau boulot !

    1. Merci pour ces commentaires, je vais refaire une passe sur l’article afin de réconcilier les deux.
      1) j’aurais du expliquer dans mon livre la chose suivante : 2 semaines minimum, 4 semaines recommandées, plus si possible. L’huile n’est pas un bon solvant, et donc contrairement à l’alcool qui a fait son travail au bout de 2 semaines, l’huile bénéficiera d’une période un peu plus longue. Si digestion à la chaleur, période beaucoup plus courte est OK.
      2) 43°C à 45°C car j’introduis le concept de yaourtière dans le livre, qui il est vrai chauffe plus que les 38°C à 40°C qui sont idéaux. Les deux fonctionnent bien, je dirais si possible rester dans les 40°C pour les aromatiques, et monter un peu plus haut pour les non-aromatiques.
      3) Je ne retrouve pas l’info dans le livre. Vous avez un n° de page ?
      4) Je viens de revoir la liste du 5 août 2013, et effectivement, avec plus d’expérience, je ne suis plus d’accord avec cette liste que je viens d’ailleurs d’effacer. Ces plantes doivent être récemment séchées pour une meilleure huile, mais pas obligatoirement « quasi sèches ».

        1. OK j’ai trouvé. Là encore mal formulé, vous me faites réaliser. Par classique j’entends « pas par intermédiaire alcoolique », et donc soit simplement dans un bocal lorsqu’on a pas d’appareil pour faire chauffer, soit (mieux) dans un appareil de type cuiseur.
          Bon, s’il y a un jour une 2ème édition, j’aurai un peu de travail à faire coté clarification 🙂

          1. Après avoir laissé mes mails de côté pendant 1 mois, je prends enfin note de votre réponse. Et je vous en remercie ! (vaut mieux tard que jamais 😉 )

  10. Bonsoir Christophe,
    J’ai voulu faire un peu dans l’urgence un macérat huileux de consoude. Je n’étais pas sur la bonne page et j’ai râpé ma consoude fraiche. Cela me donne une bouillie visqueuse. Dois-je tout jeter et recommencer en faisant sécher avant ma racine. Où puis-je l’utiliser si je l’emploie rapidement ? Malgré la consistance l’huile va-t-elle extraire les composants de la consoude ?
    Un grand MERCI pour ce site et le partage de ton savoir en toute simplicité et générosité.

    1. Bonjour Régine,
      Elle ne se gardera pas, votre huile va tourner rapidement (en commençant par une fermentation qui fera de petites bulles).
      Si vous l’utilisez rapidement, elle délivrera ses propriétés, la bouillie en question contient en partie des mucilages mais aussi l’allantoïne et les autres constituants (silice, etc) qui font de la consoude une excellente réparatrice. Mais ne la gardez pas plus que quelques jours.

  11. bonjour,
    j’ai une jument qui viens de ce faire une entorse du genou, je voudrais faire un macérat huileux de grande conssoude, j’ai pris des racines dans mon jardin apparemment c’est la partie la plus riche en allantoine est ce qu’il faut que je fasse sécher mes racines je les ai nettoyées lavées
    merci de me conseiller je n’ai encore jamais fais cela

    1. Oui il faut faire sécher avant tout macérat huileux. Ensuite vous faites macérer dans l’huile d’olive, mais cela va prendre plusieurs semaines. A la place, vous pouvez pilonner la racine fraiche et appliquer en cataplasme 2 fois par jour. Utilisez du film plastique de cuisine pour garder en place.

  12. Bonjour,
    Etant professionnelle en massage bien-être, je suis intéressée pour fabriquer des MH, afin d’avoir une huile de massage parfumée tout en limitant l’usage des HE (je les utilise pour mon usage personnel, mais je crains de développer des réactions, voire des allergies si utilisation trop fréquente sur le long terme…).
    Vous utilisez principalement l’huile d’olive, avez-vous testé ou eu des retours sur les MH à base d’huile de sésame? Je ne parviens pas à trouver de réponse claire concernant la stabilité de cette huile…
    Merci de votre éclairage 🙂

    1. Bonjour Delphine,
      J’ai effectivement testé de nombreuses huiles – sésame, pépins de raisin, noisette, amande, argan, les différentes beurres – karité, coco, etc.
      Dans cet article, je parle de préparation optimale pour une bonne conservation. Mais effectivement, si votre application est le massage bien-être, il faudra passer par d’autres huiles qui donnes une meilleure fluidité et une sensation au toucher moins épaisse et grasse.
      Le sésame fera très bien l’affaire coté toucher, par contre 41% d’acides gras polyinsaturés, donc conservateurs indispensables si vous désirez la garder. Vitamine E et un minimum d’HEs. De toute façon j’imagine que vous allez faire tourner vos stocks d’une manière relativement rapide, donc on ne parle pas de garder 1 an ou plus.

  13. Bonsoir 🙂
    L’huile d’olive bio et le bocal sont prêts… Et me revoilà avec mes fleurs de soucis bien sèches… et encore une question avant de les plonger…
    Maintenant que le soleil se fait pauvret et plus aussi fort qu’avant, est-ce que je pourrais mettre le bocal au coin de la cheminée (insert fermé) ? Le bocal serait posé sur les briques réfractaires qui sont à peine tièdes sous la main, même quand ça a chauffé toute la journée.. Peut-être que je devrais mettre le thermomètre à cet endroit pour voir ?

  14. Bonjour,

    pour le millepertuis, n’est-il pas mieux de faire un intermédiaire alcoolique ? En général lorsqu’on met de l’alcool sur la plante une couleur rouge vient assez vite si la plante est de qualité. L’huile serait-elle plus riche en principe actif ?

    1. Bonjour Samuel,
      C’est l’une des plantes qui donne généreusement dans l’huile. Je n’ai en fait jamais essayé l’intermédiaire alcoolique tellement l’huile est bonne en simple macération. Mais je suis convaincu qu’elle serait aussi de grande qualité, probablement légèrement plus riche que sans intermédiaire alcoolique.

  15. Bonjour Christophe,

    déjà merci pour la réponse pour la liqueur de verveine à 94° elle prend une couleur verte d’enfer 🙂 Déjà envie de la goûter…Mais patience 🙂

    Maintenant je m’attelle à 3 MH par intermédiaire alcoolique (toujours à 94°) pour fabriquer des crèmes anti douleur (rhumatismes) :
    – reine des prés
    – laurier
    – cassis

    J’ai suivi dans ton bouquin la recette. Pulvériser jusqu’à obtenir une poudre fine et la mouiller d’alcool par moitié de ma quantité de plante. Mais pour obtenir un marc qui ne s’effritait pas comme tu l’indiques j’ai dû au minimum doubler la quantité d’alcool comparé à la recette…(pour 100ml MH de cassis: 15g de plante ds 7,5ml d’alcool) mais ici j’ai bien dû mettre 20ml d’alcool pour obtenir une boule en main sans alcool qui goutte pour autant…? Ai-je déconné qqpart? Ou c’est du fait que l’alcool s’évapore supra vite ou autre?

    Aussi je pensais mélanger pour chacun de mes 100ml de MH: 50ml d’huile olive vierge, 25ml de MH d’arnica, 25ml de MH de millepertuis (du commerce). Penses-tu que les MH d’arnica et de millepertuis ne saturent pas de leurs composés leur huile qui fait que mon cassis ne pourra se disperser suffisamment dans ses 50ml d’huile d’olive? Ou vaudrait-il mieux les faire « nature » à 100% dans l’huile d’olive et rajouter à la prépa de la crème les MH d’arnica et de millepertuis? Quel est ton avis?

    J’espère en tout cas que ces crèmes vont avoir une action anti-douleur et anti-inflammatoire remarquable!

    Merci encore pour ta rapidité de réponse et tes bons conseils…
    Jeff

    1. Jeff, pour la première question c’est l’humidification qui compte plus que la quantité, certaines plantes boivent plus que d’autres. Si tu as obtenu la bonne consistance en main, alors pas d’inquiétude.
      Deuxième question : n’utilise pas une huile dans laquelle une plante a déjà macéré. Utilise une huile vierge. Donc nature, puis tu rajoutes ensuite ton huile de millepertuis ou arnica, huiles essentielles si besoin, etc. Pour une macération, toujours démarrer avec un solvant vierge.
      L’HE de gaulthérie rajoute définitivement un aspect anti-inflammatoire intéressant pour les articulations, muscles, nerfs, tendons.
      Pour muscles et articulations, je suis un fan de MH de gingembre personnellement, et éventuellement piment qui interfère avec la substance P (signal de nociception – fais des recherches sur internet, très intéressant).

      1. Grand merci pour ta réponse complète!

        Je vais lancer un MH de gingembre et de piment aussi pour complémenter ma recette 🙂 et vais revoir dans mes cours pour la substance P, je l’avais oubliée celle-ci!

        Bonne journée et à bientôt.

  16. Bonjour, j’aimerais faire un macérat huileux à partir de graines de fenugrec (car c’est une huile très dur à trouver 100% bio et naturelle dans le commerce), cependant j’ai peur qu’en faisant une macération à froid je ne puisse obtenir le maximum d’actifs. Du coup je me demandais si en utilisant de l’alcool ce serait plus efficace, mais pour le coup ça risque d’assécher la peau, non?

    1. Non car l’alcool est évaporé si vous suivez la méthode « par intermédiaire alcoolique ». Et c’est une excellente idée pour le fenugrec. Par contre pulvériser les graines avant au moulin à café, sinon l’alcool ne pénètre quasiment pas. La graine est très dure.

  17. Bonjour,
    Je souhaite faire un macérat de laurier sauce avec des baies et des feuilles. J’ai lu ci-dessus que l’intermédiaire alcoolique était mieux mais comme ce macérat me servira à fabriquer un savon type Alep, l’alcool n’est pas le bienvenu. N’ayant pas de déshydrateur pour faire sécher les baies, j’aurai souhaité savoir comment les faire sécher sans avoir besoin d’attendre plusieurs semaines, d’autant plus que je vis en Bretagne où l’humidité est assez élevée. Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour Nadia,
      Si vous avez des problèmes d’humidité, vous pouvez utiliser votre four chaleur minimale en laissant la porte légèrement entre-ouverte et en vérifiant régulièrement l’état des baies et des feuilles. Le laurier étant aromatique, attention de ne pas faire trop chauffer ni de laisser trop longtemps.

        1. bonjour Nadia
          peut être au dessus d’un radiateur ou à côté d’un poêle ? pour ma part je mets en ce moment certaines plantes (ex plantain très absorbeur d’humidité) dans une cagette et hop sur le radiateur !
          quant au laurier pour avoir expérimenté , il sèche assez vite et sans précautions particulières par contre pour les baies je n’ai pas expérimenté.

            1. Bonjour,
              A quel moment sait-on si les baies de laurier sont assez sèches ? Je les ai laissé 3 heures à 35° au four mais je ne ‘ai pas l’impression qu’elles soient assez sèches. Sur certaines je vois juste des petits points blancs se former. Merci.

  18. j’aimerais créer un parfum à partir de bourgeons de peuplier baumier pour parfumer mes savons. La sève contenue dans les bourgeons est très collante. Je n’ai pas d’alambic pour faire une huile essentielle
    Avez-vous une méthode pour extraire ce parfum sans utiliser d’alcool ?

    Merci de vos précieux conseils

    1. Oui une huile végétale. Le meilleur solvant pour les plantes riches en résines comme les bourgeons de peuplier : l’alcool. Deuxième solvant, l’huile végétale car les résines peuvent être extraites en partie. Par contre, je ne pense pas que cela convienne pour un parfum…

    2. Mon idée est de parfumer des savons avec cette odeur sublime du peuplier baumier.

      1-Je pourrais donc utiliser votre recette de » macération avec intermédiaire alcoolique »pour extraire le plus possible l’odeur des bourgeons de peuplier baumier ?

      2-Vous conseillez de faire sécher les plantes avant la macération, qu’en est-il des bourgeons gorgés de sève ?Doit-on également les faire sécher avant de les incorporer à l’alcool?
      Merci beaucoup, je sens que je suis sur une bonne piste.

      1. Bonjour Odette,
        1. Oui vous pouvez faire intermédiaire alcoolique pour une meilleure extraction, sinon macération classique. Sachez qu’il se peut qu’avec l’intermédiaire alcoolique il reste une petite odeur d’alcool. Mais l’extraction sera bien meilleure.
        2. Pas besoin de les faire sécher, on les utilise fraichement cueillis.

        1. Bonjour Christophe

          Quel serait le bon degré de température pour conserver mon macérat durant la période estivale. Est-ce que le frigo ferait l’affaire?

          Merci encore pour vos généreux conseils.

          1. Bonjour Odette,
            Si le récipient est bien fermé et hermétique, alors le frigo est un excellent endroit de conservation. Par contre attention si le récipient n’est pas bien hermétique, risque de condensation dans le récipient et donc de présence d’eau ce qui n’est pas désirable. Je ne pense pas qu’on ait aujourd’hui une « bonne température », on sait par contre que le froid ralentit l’activité bactérienne est agit comme excellent conservateur. Maintenant, je n’irais pas non plus mettre mon huile au congélateur, quoi que c’est peut être une bonne solution pour une longue conservation, je ne sais pas.

  19. Bonjour Christophe,
    j’ai lu dans votre article que la macération à chaud devait se faire en 8 à 10 jour, par contre sur beaucoup de site on trouve le système yaourtière en seulement 8 à 12 heures,
    quand pensez vous? Est ce trop peu ?.
    Pigal

    1. A une température contrôlée de 40°C, je préfère laisser macérer 2 semaines personnellement, je trouve que cela donne le temps à la plante d’être bien digérée par l’huile. Maintenant, tout est aussi une histoire de cas particulier. Il m’arrive d’arrêter avant, car je goûte l’huile et le goût et le parfum me satisfait. Donc on peut faire moins lorsqu’on commence à avoir un peu d’expérience. Mais 8 à 12 h me semblent effectivement bien trop peu pour avoir une huile optimale.

      1. Merci Christophe c’est aussi ce que je pensais, je vais opter pour une macération alcoolique de 2 h comme vous le préconiser mais avec un alcool à 50 ° (je n’ai pas trouvé plus fort) et ensuite la yaourtiére 8 à 10 jours, qu’en pensez vous ?

        1. La macération par intermédiaire alcoolique requiert un alcool pur. Trop risqué d’utiliser un alcool qui contient la moitié de son poids en eau. La yaourtière ne pourra certainement pas la faire évaporer, et votre huile va tourner. Si vous n’avez pas d’alcool pur, il faut basculer sur une macération classique sans alcool.

  20. bonjour, je débute dans les onguents et aimerait connaître le dosage pour réaliser un onguent à la racine de consoude et avec les feuilles de consoude également svp. bonne journée Monique

    1. Bonjour Monique,
      Pour la méthode simple, vous suivez la recette expliquée dans cet article. Vous faites sécher vos racines et vos feuilles. Vous les coupez en morceaux les plus petits possibles. Vu que la consoude n’est pas une aromatique, vous pouvez aussi la pulvériser grossièrement au blender, je vous le recommande. Puis vous recouvrez d’huile et vous laissez macérer, si possible autour des 40° dans une yaourtière, pendant 4 semaines. Ou mieux, méthode par intermédiaire alcoolique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avant de poster, merci de lire les instructions ici

Découvrir plus
Mentions légales - Conditions Générales de Vente - Conditions Générales d'Utilisation

Abonnez-vous à la lettre d’information gratuite de Christophe afin de garder ou retrouver la santé grâce aux plantes. En vous abonnant, vous recevrez le livret gratuit « Les 6 plantes pour les petits bobos de tous les jours ».