Faire un macérat huileux
A base de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.
C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.
Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.
Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.
Les huiles
Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.
Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.
Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.
Voici les différents types d’huile à considérer :
- Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
- Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
- Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.
Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.
Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.
L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.
Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :
- La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
- La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.
La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !
Préparation de la plante
Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.
Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.
Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.
Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.
Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.

Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.
Macération simple
Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.
- Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
- Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
- Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
- Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
- Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
- Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
- Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
- Remuez le mélange de temps en temps ;
- Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
- Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
- Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
- Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
- Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
- Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
- Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
- Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération à température contrôlée
La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.
Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.
Ensuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.
Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.
La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.
Elles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.
Au bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.
Macération avec intermédiaire alcoolique
Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.
Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.
Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :
| Achillea millefolium Arnica spp Calendula officinalis Commiphora myrrha Cupressus Echinacea Geranium |
Grindelia Juglans Matricaria Monarda Rosmarinus Ruscus aculeatus Salvia |
Scrophularia Stachys Symphytum Thuja Usnea Verbascum |
Première partie :
- Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
- Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
- Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
- Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
- Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.
Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.
Deuxième partie :
- Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
- Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
- Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
- Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
- Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
- Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Macération de plante fraîche
Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?
Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.
- Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.
Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).
Conservateurs
Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :
- La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
- Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.
Le résultat final
Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.
Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.
Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).







1 588 réponses
J’ai une question sur la macération huileuse avec intermédiaire alcoolique. Pour la seconde partie lorsque l’huile est ajouté pour que le tout soit blendé, il est écrit qu’il faut 7 fois le volume de plante. Et dans l’exemple il est pris 200 x 7 = 1400 ml. Cependant, dans la partie 1 il est écrit prenez la moitié moins de poids d’alcool pur que de plantes, l’exemple étant de 200g. Pour résumé en 1 on a 200g de plante et en 2 on a 200 ml de plante. Le volume de notre échantillon peut varier selon la mouture des plantes alors je me demande ou aller avec ca? Approximativement 7 ml d’huile par gramme de plante?
Merci beaucoup pour votre article
Bonjour, non il faut tout simplement mesurer au verre mesureur. Moudre, peser et mesurer le volume obtenu. Ces deux informations sont utiles pour la suite.
Merci
Merci infiniment pour le partage. Je suis actuellement à la recherche d’une information. On m’a fait le cadeau de propolis pure. je cherche à pouvoir en extraire les propriétés, soit par macérât huileux, soit en teinture mère alcoolisée. mais c’est pour pouvoir en donner aux enfants..auriez-vous des indications? Je le réalise comme pour les plantes?
Merci d’avance.
Bonjour, non c’est un peu différent pour la propolis. C’est de la résine pure, il faut donc un alcool pur pour en faire une teinture. Donc 500 ml d’alcool pur (96°) pour 100 g de propolis. Et si on n’a pas d’alcool pur… ça complique les choses, cela ne donnera pas une teinture bien noire et bien concentrée. Pour le macérat huileux, on peut soit utiliser l’intermédiaire alcoolique que je décris ici, soit utiliser la propolis en poudre et l’incorporer directement à l’huile (et si elle n’est pas déjà pulvérisée, ça peut être toute une histoire).
bonjour merci pour ces précieux renseignements , je me suis trompée de millepertuis , ai pris le décoratif , pensez vous que je doive jeter ma préparation ? y at’il une couleur de roses à préférer , j’ai lu sur certains blogs que les roses rouges sont à privilégier , encore merci
Bonjour, oui si c’est du millepertuis décoratif, vous pouvez jeter (je suppose Hypericum hidcote). Pour les roses, j’ai fait des macérats avec tout type de rose, c’est tout bon, le tout est que la rose est un beau parfum. Et attention aux roses des fleuristes : elles sont bourrées de pesticides !
Merci pour cet article. Félicitations !
Bonjour !
Tout d’abord, merci pour cet article…. et pour tous les autres (ainsi que les vidéos). J’apprends énormément grâce à vous.
J’ai une question concernant les macérâts huileux? Je souhaite faire un macérât de reine des prés. Est-il vrai que la reine des prés perd des propriétés au séchage. Si oui, je devrais donc privilégier le macérât de fleurs fraîches (et le secouer tous les jours pour éviter la moisissure). Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour vos conseils.
Bonjour Aurélie,
La reine des près récemment séchée est toujours très active et dégage cette forte odeur de substances salicylées qui est typique. De plus, si vous pouvez faire la méthode par intermédiaire alcoolique comme expliqué, encore mieux !
bonjour je voudrais faire un macérat huileux de figuier de barbarie. Je vois tout et son contraire sur internet. Pouvez-vous m’éclairer sur la méthode (séchage du fruit ou frais, quelle partie..)
Merci pour votre site. Le seul problème c’est qu’on y passe des heures tellement c’est passionnant !!! Merci
Bonjour Sandra,
Désolé ce n’est pas encore un sujet que j’ai recherché. Je préfère ne rien vous dire à ce stade plutôt que de vous dire n’importe quoi.
Bonjour, je prépare des macérats huileux et j’ai deux questions
(déjà votre site est magnifique et très clair, merci)
– Puis-je stocker des macérats huileux de Millepertuis et de Lavande dans des bouteilles vides de gel hydroalcoolique (en polymère) sans les dégrader pour les emmener en sortie plus facilement qu’en contenant en verre ?
– Puis-je réduire en poudre le Millepertuis et la lavande séchée pour faire des Macérats Huileux plus tard dans l’année ou dois-je conserver les fleurs séchées non broyées ?
Merci à vous et continuez comme ça.
Bonjour Didier,
Je ne connais pas la stabilité de ces polymères lorsque exposés à de l’huile. Y a t’il comme pour le plastique une fuite de constituants toxiques ? Je n’ai pas recherché le sujet, peut être vous savez.
Pour la réduction en poudre, il faut le faire au dernier moment sinon votre plante va s’oxyder et une partie des constituants sera détruit.
Bonjour Christophe,
Merci pour ce précieux article.
J’aimerais faire un macérat huileux de vanille
Puis-je utiliser la méthode alcoolique comme vous l’avez décrite précédemment?
Merci
Bonjour Nelly,
Oui absolument, cela donnera un bon rendu final.
Bonjour Christophe,
J’aimerais préparer moi-même un macérat d’huile de carottes.
Quelle est la meilleure stratégie ? récupérer jus avec un extracteur (mais comment se débarrasser de l’eau dans le jus obtenu ?) ou trancher en rondelles et passer au deshydrateur ? et quelles proportions ?
J’aimerais ne rien rajouter dans le macérat (juste carottes et huile d’olive bio)
Et combien de temps laisser macérer (exposé au soleil à l’abri des UV ?)
Par avance, gratitude macérée pour vos précieux conseils,
Martin
Bonjour Martin,
En principe on découpe la carotte en fines lamelles en utilisant un économe par exemple. Ou version carotte râpée. Ensuite on fait macérer la carotte dans l’huile à l’abri des UVs mais si possible avec une chaleur douce, bocal dans un sac en papier au soleil par exemple. Il est bon de remuer régulièrement. Il faut que l’huile recouvre bien la carotte. Ensuite on filtre et on laisse décanter 48h. Si un peu de liquide au fond, il faudra l’évacuer. Ensuite, c’est prêt pour l’utilisation.
Bonjour Christophe
D’abord un grand merci pour toutes ces infos précieuses et passionnantes ! J’ai une question: j’ai vu mon bocal d’huile de plantain noircir pendant la macération, et finalement elle est de couleur marron, ça ne doit pas être normal…? L’odeur est bonne pourtant…
Merci de ta réponse
Nathalie
Bonjour Nathalie,
Non pas normal, la feuille s’est oxydée à l’air car elle devait être mal recouverte d’huile je pense.
Elle était bien recouverte d’huile, j’avais mis une pierre plate dessus pour cela… mais peut être le plantain contenait-il trop d’eau puisque c’était au début du printemps, comme c’est une plante qui perd ses propriétés au séchage, je l’avais juste préfané une journée avant de le mettre dans l’huile… Je vais recommencer au bain marie, c’est plus sûr pour cette plante peut être…
Merci beaucoup Christophe de ta réponse !
Nathalie
bonsoir Christophe, un merci de plus pour tout ce travail que vous partagez avec nous, le savoir est tellement important mais le transmettre est essentiel !! alors merci !
Aussi, je voudrais savoir de quelle manière je peux faire ma propre huile d’amande douce, j’ai lu beaucoup de choses sur internet et c’est un peu confus !
Est-il préférable d’utiliser les amandes fraîches ou séchées ou grillées ?
sachant que je n’ai pas de presse a huile (pour l’instant), est ce qu’il y aurait un autre moyen ?
Bonjour Nouna,
Alors, c’est une excellente question, mais là, je n’ai pas la réponse pour vous. Je ne sais pas comment extraire cette huile de manière optimale. Intuitivement je dirais huile des amandes fraiches (comme pour les olives) mais je ne suis pas sûr de ce que j’avance.
Merci quand même pour le partage ! Je pense que je vais essayer avec les amandes fraîches broyées et macérée dans de l’huile d’olive .. ce ne sera pas de l’huile d’amande pur mais vu que je ne pas de presse à huile je pense que c’est une solution . Qu’en pensez vous ?
Je pense que c’est une excellente idée d’essayer de nouvelles choses comme vous le faites. Est-ce que cela sera un bon produit fini ? Ca, c’est vous qui reviendrez me le dire 🙂
Bonjour!
Je me suis lancée dans mon tout premier macérat huileux de Bellis. En quelques mots, j’ai fait sécher les sommités fleuries, je les ai placé au trois quart de mon bocal en verre préalablement ébouillanté. J’ai ensuite remplis avec de l’huile d’amande douce et d’huile de tournesol (pas assez d’amande douce pour la quantité voulue) dans les proportions 3/4 – 1/4 . J’ai tout placé dans une cage d’escalier fermée (cagibi), à l’abri de la lumière où la température se tien entre 18 et 20°C. Cependant je n’ai pas été curieuse assez tôt pour élargir mes connaissances en lisant des nombreux articles sur la manière de concevoir un macérat ( j’aurais du). Parmi mes nombreuses lectures il est souvent revenue de laisser le macérat au soleil mais à l’abri de la lumière. Du coup je me demandais si du fait que mon macérat est passer 4 semaines à l’abri de la chaleur du soleil était un problème. Cela aura t’il un impact sur la qualité de mon macérat. De plus mon bocal étant pas totalement hermétique mais bien fermer je n’est pas laisser les résidus d’évaporation sortir de la préparation. La aussi je me pose la question de la qualité de mon macérat. Auriez des recommandations ou des conseils à me donner ? Quelque soit la réponses apporté je vous remercie d’avance d’avoir prêté attention à mon commentaire.
Bonjour Milie,
Oui c’est un problème car pour le macérat huileux, il faut passer par une phase de ce que l’on appelle « digestion à la chaleur ». Si vous ne faites pas chauffer un minimum (et rester autour des 40 à 45°C serait optimal), l’extraction ne se fera pas aussi bien. Et il vaut mieux ne pas fermer le bocal et mettre simplement un tissu dessus tenu en place avec une élastique.
Il n’est pas trop tard, d’ailleurs, pour passer votre macérat (si vous avez toujours la plante qui baigne dedans) au soleil dans un sac en papier épais, ou de suivre la méthode à température contrôlée comme expliqué ici.
Bonjour Christophe,
Je vous remercie de votre réponse très éclairante ! Je n’ai pas encore touché mon macérat les petites Bellis font encore trempette dedans! Je vais de ce pas remédier au problème. Un grand merci encore!
En vous souhaitant une belle journée!
Bonjour Christophe,
La bellis m’interpelle ! Elle est en fin de séchage avant mise en macération avec intermédiaire alcoolique. Je vois que vous recommandez cette étape pour la matricaire et je me dis que la bellis est une cousine éloignée….
J’envisage aussi ce procédé pour immortelle helic. arvensis et bardane feuilles. Me le recommanderiez-vous ?
Merci encore pour votre aide précieuse !
Pour l’immortelle, absolument. Idem pour la bardane. Pour bellis, je trouve que la macération classique donne un bon produit fini aussi, donc optionnel pour bellis dans mon humble avis.
Bonsoir,
J’aimerai faire un macérat de feuille de thé vert.
Quelle méthode employer ?
Merci.
Bonjour Sylvie,
Si vous avez accès à de l’alcool pur, sans hésitation la méthode par intermédiaire alcoolique. Vous allez voir la couleur du macérat, rien à voir avec une macération classique dans l’huile.
Merci !
Je vais faire à l’alcool pour me faire une « petite » huile précieuse que je vais incorporer dans dans un anti-cerne.
J’aime la méthode pour sa rapidité.
Actuellement, je fais macérer des violettes en méthode simple, ma pelouse en était pleine. Je ne sais pas trop quelle utilisation j’en ferai.
Votre blog est génial et encore merci pour le partage.un
Merci pour votre commentaire Sylvie. Vous me direz comment le macérat huileux de violette est ressorti au final. C’est une bonne huile adoucissante et réparatrice.
Et bien au début tout allait bien : belle couleur et odeur.Je faisais macérer au chaud à la chaufferie à l’abri de la lumière, la pièce étant aveugle.
Mais un matin, cela a pris une drôle d’odeur : plus de fragrance de violette mais plutôt une odeur de feuille « pourrie ». Du coup, j’ai pas osé m’en servir.
Il faudra attendre l’an prochain pour une nouvelle récolte.
Bonjour
Est il possible de réaliser des baumes , avec les differentes méthodes de macération ? Ou utiliser uniquement la macèration huileuse?
Merci pour ce super article !
Bonjour Emmanuelle,
Cela dépend ce que vous entendez par baume, parfois on emploie ce terme car des huiles essentielles balsamiques sont utilisées, parfois pour désigner ce que j’appelle un onguent. Quelle préparation essayez-vous de faire ?
J’ai beaucoup aimé votre article detaillé et clair sur les techniques de maceration et vous en remercie. J’ai une question sur l’extraction huileuse du propolis. je sais que l’huile n’est pas le meilleur choix mais à votre avis est ce que l’extraction par l’intermédiaire alcoolique donnera de bons résultats ? Sinon quelle serait la solution pour au final avoir le propolis dans l’huile ?
Aussi je lis souvent que l’huile de sésame capte bien les propriétés des plantes, pourrais-je l’utiliser ou dois-je me contenter de l’huile d’olive ? merci.
Bonjour, oui l’extraction de propolis par intermédiaire alcoolique va donner un bon produit fini riche en propolis.
Pour les choix d’huiles végétales, elles sont nombreuses et chacune a ses propriétés dermo-cosmétique. Par contre, je ne pense pas que l’huile de sésame capte les propriétés plus que d’autres huiles végétales (du moins dans mon humble expérience).
Bonjour,
je voudrais faire un macérat huileux de racine de consoude mais il me faudrait d’abord savoir comment procéder pour cette plante.
Dois-je laisser sécher les racines avant?
Ne perdent-elles pas de leurs propriétés en séchant?
Faut-il les concasser? avant ou après séchage (si séchage il y a)?
Merci de votre réponse.
Bonjour Zoé,
Non elles ne perdent pas leurs propriétés en séchant, et entre parenthèse attention, elles se regorgent d’eau à la première opportunité vu leur teneur en mucilages. Donc couper en petits morceaux, faire sécher, puis faire le macérat huileux. Au bout de quelques jours, lorsque les racines sont bien souples et gorgées d’huile, vous pouvez passer le tout au blender puis laisser macérer encore 2 ou 3 semaines. Pour les racines, il vaut mieux couper/concasser avant sinon certaines deviennent dures comme du bois.
Bonjour,
J’aimerai faire un macérat d’harpagophytum pour l’incorporer dans une crème pour les mains.
Faut-il mieux utiliser de la poudre ou des racines ?
Et quelle utiliseriez-vous ?
Merci.
Bonjour Sylvie,
Lorsque vous avez une plante si fibreuse et que vous voulez en faire un macérat huileux, il vaut toujours mieux utiliser la poudre, en particulier pour les plantes qui sont stables au séchage et à la pulvérisation comme l’harpago. Si vous pouvez faire la méthode par intermédiaire alcoolique, le macérat sera de qualité largement supérieure… Sinon macération classique de la poudre.
Pour l’huile, j’utilise l’huile d’olive la plupart du temps, simple et stable. Mais si vous voulez une huile plus fine, qui pénètre mieux : huile d’amande douce ou de noisette. N’oubliez pas les huiles essentielles et la vitamine E pour stabiliser, ces huiles sont plus fragiles que celle d’olive.
Merci pour réponse.
Je vais donc acheter de la poudre et faire une macération alcoolique ayant de l’alcool à 90° non dénaturée. Côté huile essentielle vous ajouteriez quoi ? Je voulais mettre celle de céleri ( elle est dans ma recette: pour les taches) Peut-être que je peux la mettre à ce niveau.
Ensuite, je vais tenter le macérat de plantain ( vu sur votre site) pour faire un baume pour les piqûres de moustiques, je ne sais plus quoi utiliser pour me soulager ayant une réaction terrible à chaque fois.
Encore merci pour votre site qui est vraiment génial.
Bonjour Christophe,
Je souhaite faire un macérât huileux de fleurs de souci. Que pensez-vous de l’huile d’amande douce ?
Est-ce que c’est une huile suffisamment stable ? Aussi, est-il possible de mélanger 2 huiles, par ex. amande douce-olive ou amande douce-huile (beurre ??) de coco ?
Merci pour tous vos conseils
Bonjour Catherine,
L’huile d’amande douce contient 25% de gras polyinsaturés, donc ne pas oublier la vitamine E pour la conservation. Elle est par contre très agréable au toucher, je comprends votre choix 🙂
Vous pouvez faire une composition d’huiles en fonction des propriétés attendues, donc mélanger 2, 3 ou plus d’huiles, et donc les possibilités sont quasi infinies. Pour les huiles figées à températures ambiante (coco, karité, cacao, etc), elles vont rajouter une certaine viscosité à température ambiante, donc à expérimenter voir si l’effet beurre ne vous gène pas trop. Si cela se fige, on peu bien sûr faire légèrement chauffer au bain marie, puis rajouter des huiles plus fluides si nécessaire.
Génial, je vais pouvoir concocter ma petite « potion ».
Et MERCI pour votre réponse si rapide!
Si j’ose abuser de vos précieux conseils…
J’ai une plante d’aloe dans mon jardin, mais je ne connais pas la variété! Est-ce que toutes les variétés d’aloe sont consommables? Si tel n’est pas le cas, serait-il possible de vous envoyer une photo afin que vous puissiez me confirmer si oui ou non, je peux l’utiliser pour usage interne.
Merci
J’ai des connaissances en botanique, mais j’ai bien peur que je connaisse pas grand chose aux Aloès hélas. Je ne pourrai donc pas vous aider à faire la distinction entre différentes espèces. Si vous êtes sur facebook vous avez des groupes dans lesquels vous pouvez poster des photos et on vous aide à faire la détermination. Ici par exemple : https://www.facebook.com/groups/644731918916018/
Bonjour, je débarque et je lis tout !
Vous parlez de vitamine E. Est-ce que ça s’achète en pharmacie ? Combien faut-il en ajouter à env. 1/2 litre d’huile de calendula (ou autre macération huileuse) ?
Et si je veux faire macérer dans du karité ou coco, faire fondre d’abord ? et laisser macérer dans le « beurre » ?
Merci d’avance de votre réponse.
Vous trouverez de la vitamine E sous forme de goutte dans de nombreux magasins de produits naturels ou dans les boutiques en-ligne de produits cosmétiques. J’en mets 8 gouttes pour 100 ml de macérât huileux.
Pour karité ou coco, effectivement faire fondre au bain marie, mettre les plantes, et ensuite il faudrait garder liquide avec un cuiseur ou une yaourtière afin de pouvoir faire la macération. Sinon au bout d’une heure au bain marie vous avez déjà une bonne macération.
merci pour toutes vos réponses
jusqu’ici, pour l’huile de millepertuis par exemple, je laissais au moins un mois au soleil en été (en supposant qu’il y a du soleil !), je suppose qu’avec le beurre de coco ou de karité ça marche aussi, même si ça fige la nuit…
Bonjour,
je voudrais faire une macération huileuse de l’aloe vera. Votre article est très utile. je voudrais savoir est ce que je dois sécher le jus ou bien je le mets directement dans l’huile de pépins de raisin.
Pour ce cas, est ce qu’on peut réduire le temps de macération chaude contrôlée jusqu’à 12h pour ne pas détériorer les principes actifs de l’aloe vera. Enfin est ce qu’on met le vitamine E au début de la macération au bien à la fin pour la conservation.
Merci beaucoup pour votre aide
Bonjour, pour l’aloe vera il faut faire sécher, sinon si vous utilisez le gel tel quel, il va faire tourner votre huile. Tout ce qui est aqueux et que l’on rajoute dans une huile entraîne une fermentation. Je pense que l’on peut effectivement réduire le temps de macération, car si vous utilisez une produit sec (une poudre d’aloe en général), vous allez faire une incorporation de la poudre dans l’huile autant qu’une extraction. On met la vitamine E à la fin.
Bonjour,
Tout d’abord merci pour votre réponse à ma dernière question. Je voudrais savoir maintenant quel type d’alcool utiliser? Vous faites référence à de l’alcool pur. Si je regarde en ligne pour acheter de l’alcool je trouve des bouteilles en vente d’alcool isopropylique a 99.9% et divers degrés. Est ce bon ou bien il faut préférer des alcool type vodka ou rhum assez forts? Merci d’avance pour vos conseils éclairés et votre temps accordé qui me permet d’acquérir des savoirs passionnants…
Il faut utiliser de l’alcool éthylique non dénaturé, si possible à 96°, on le trouve dans tous les pays frontaliers sauf en France, grand pays des interdits. Tous les autres alcools sont en général impropres à la consommation.
vodka de bonne qualité (jamais la SMIRNOFF, c’est un poison !) avec ABSOLUT on est tranquille
Bonjour Christophe
J’ai des jolies petites roses en ce moment et elles sont parfumées, je rêve d’un macérat huileux , pouvez vous m’indiquer svp si je dois les sécher (entières ou pétales seulement) , quelle proportion fleur/huile et si je peux utiliser de l’huile de sésame? merci beaucoup
Annick