Faire un macérat huileux

Faire un macérat huileux

A base de plantes médicinales

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.

C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.

Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.

Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.

 


Les huiles

Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.

Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.

Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.

Voici les différents types d’huile à considérer :

  • Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
  • Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
  • Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.

Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.

Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.

L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.

Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :

  • La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
  • La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.

La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !


Préparation de la plante

Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.

Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.

Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.

Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.

Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.


Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.


Macération simple

Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.

  • Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
  • Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
  • Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
    • Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
  • Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
  • Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
    • Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
  • Remuez le mélange de temps en temps ;
  • Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
  • Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
  • Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
  • Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
    • Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
  • Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
  • Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
  • Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération à température contrôlée

La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.

Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesEnsuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.

Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.

La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesElles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesAu bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.


Macération avec intermédiaire alcoolique

Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.

Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.

Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :

Achillea millefolium
Arnica spp
Calendula officinalis
Commiphora myrrha
Cupressus
Echinacea
Geranium
Grindelia
Juglans
Matricaria
Monarda
Rosmarinus
Ruscus aculeatus
Salvia
Scrophularia
Stachys
Symphytum
Thuja
Usnea
Verbascum

Première partie :

  • Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
  • Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
  • Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
    • Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
  • Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.

Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.

Deuxième partie :

  • Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
  • Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
  • Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
  • Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
  • Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
  • Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération de plante fraîche

Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?

Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.

  • Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.

Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).


Conservateurs

Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :

  • La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
  • Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.

Le résultat final

Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.

Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.

Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).

Fabriquer un macérât huileux

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1 588 réponses

  1. BONJOUR

    LORSQUE VOUS PARLEZ DE «  »MACÉRAT » » EST-CE LA MÊME CHOSE QUE «  »EXTRAIT » »? jE VEUX DIRE EXTRACTION FAITE AVEC UN «  »EXTRACTEUR À JUS À FROID A VIS SANS FIN » »? JE FAIS DÉJÀ DU JUS D HERBE DE BLÉ DE CETTE FAÇON POUR EN EXTRAIRE LE NECTAR…
    ALORS POURRAIS-JE FAIRE DE MÊME POUR LE MACÉRAT DE PLANTAIN AFIN DE NE PAS AVOIR À ATTENDRE LES 6 SEMAINES DE MACÉRATION? C EST À DIRE : EXTRAIRE LE JUS ET LE MÉLANGER À DE L HUILE ?
    ET SI NON … QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE MACÉRATION 6 SEMAINES ET EXTRACTION DU NECTAR ?

    MERCI

    AUDREY

    1. Bonsoir Audrey
      non les macérats qui sont exposés dans cet article ne sont pas issus d’un extracteur de jus.Si vous mélangez le jus avec l’huile il risque d’y avoir fermentation.
      si vous voulez faire un macérat huileux de plantain sans attendre les 6 semaines , il vous faudra passer par un intermédiaire alcoolique comme expliqué dans l’article (avec plante sèche)
      l’huile de la macération huileuse va extraire certains principes actifs de la plante : c’est une réaction chimique , l’extraction issue de l’extracteur de jus est un acte mécanique

  2. Bonjour

    Est ce que je peux faire du macérat huileux avec MA LAVANDE qui a un peu séchée sur le plant! Je demeure au Québec et ici les fleurs de lavande se fanent et «  »grisonnent. » » à l automne. Est-ce que cela est problématique pour réaliser un macérat de bonne qualité.??

    ET que faire avec LA POLLUTION (voire poussière…etc) accumulée dans les fleurs pendant la saison? Est-ce que cela constitue un risque de contamination ou autre problème!!??

    Merci pour vos infos pertinentes… claires… et précises.!

    A bientôt

    Audrey

    1. Bonjour Audrey
      Un bon repère qualité c’est l’odorat , si vos fleurs sentent joliment alors c’est tout bon , et oui vous pouvez faire un MH , ce n’est peut être pas optimum mais je pense que ça sera bien.
      Vous habitez un endroit où la pollution est très présente? de toute façon compliqué d’y échapper ….bon si vous habitez juste à côté d’un agriculteur qui traite de façon forcenée et que vous recevez toute sa pollution (pesticides désherbant …) , j’hésiterais ….

  3. Bonjour,
    J’ai réalisé unmacerat huileux de souci, camomille matricaire et lavandin dans de l’huile de tournesol il y a un mois. Aujourd’hui j’ai laissé le bocal fermer dans un sac en papier kraft au soleil tout l’après midi et ce soir en le récupérant, j’ai remarqué que l’huile était devenue un peu trouble. Est-ce normal. C’est la seule fois où je l’ai exposé à la chaleur. Je précise que j’ai utilisé des fleurs fraîches.

    1. Bonjour Eve
      Que l’huile soit un peu trouble ,ce n’est pas grave en soi , par contre vérifiez si de l’eau reste au fond du bocal et vérifiez aussi l’odeur (l’huile de tournesol étant polyinsaturée majoritairement , elle est de fait plus fragile.

  4. Bonjour,
    Début octobre dans le sud ouest j’ai une verveine citronnée encore jolie et j’aimerai en faire bon usage. Je suis Cosmeteuse par passion et fait aussi des savons. j’aimerai savoir si la verveine serait intéressante en macérât et si elle pouvait communiquer son parfum à l’huile. De même pour la teinture mère est-elle intéressante (digestive? Drainante?) et doit-on utiliser les plantes séchées ou fraîches ?
    Je viens de commander votre livre qu’il me tarde de recevoir. Merci pour toutes vos vidéos de qualités.

    1. bonjour Eve
      – très bonne idée , peut être pourriez tenter avec MH ac intermédiaire alcoolique vu que l’alcool est le meilleur solvant pour les composants aromatiques de la verveine.
      – la Verveine citronnée est une bonne digestive , stomachique antispasmodique et légèrement sédative du système nerveux (personnes impatientes et nerveuses ) donc oui vous pouvez faire une TM

      1. Merci bcp pour votre réponse rapide. Donc si j’ai bien suivi les article du blog, il faudra dans les deux cas de l’alcool à 90 (non modifié) c’est cela ? Si c’est le cas je peux en trouver.
        Et pour le MH c’est avec de la verveine fraîche et pour la méthode à intermédiaire alcoolique, avec une verveine séchée et réduire en poudre ?
        Merci pour votre professionnalisme 😉

        1. bonjour Eve
          – Pour la tm si vous avez de la plante fraiche alcool à 90° (1:2) c’est correct , sinon sèche ou récemment séchée avec alcool à 45° c’est bien (1:5) et au final faire avec ce que l’on a sous la main , il y aura toujours quelque chose de bon qui en sortira si la plante de départ est de bonne qualité.
          – pour le MH avec plante fraiche , le risque c’est qu’il reste de l’eau dans le bocal , dans ce cas il faut surveiller et éventuellement filtrer soigneusement , sinon risque de moisissure, vous pouvez choisir l’option quasi sèche.
          – avec intermédiaire alcoolique avec plante sèche et pulvérisée

  5. Bonsoir !
    J’aurais aimé savoir si à tout hasard vous auriez un site à conseiller pour le choix des huiles , et leurs conservations ?
    Je me demande par exemple si l’huile d’amande douce est une huile qui se conserve bien? Peut on faire des macérats huileux avec ?

    Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup !

    1. bonjour Zacharin
      L’huile d’amande douce a un potentiel oxydatif peu sensible , c’est une huile qui se conserve bien si les conditions de stockage sont respectées : à l’abri de la lumière, de l’air et de la chaleur
      je ne pense pas qu’il y ait de problème à l’utiliser pour élaborer un macérat huileux

  6. Bonjour Christophe,
    J’aimerai réaliser un baume de bardane pour les problèmes de peau..Je pense que la macération hydroalcoolique dans un premier temps doit être la meilleur quand on utilise des racines mais je n’en suis pas sur.
    J’ai lu que la racine de bardane perdait beaucoup de ses propriété en séchant que me conseils tu de faire alors?

    Merci

    1. Bonjour Joy (j’interviens pour seconder Christophe 🙂 )
      effectivement pulvériser la bardane est problématique sauf si on l’utilise tout de suite après. Donc oui si possible je ferais une macération par intermédiaire alcoolique. Mais les gens ont peu accès à l’alcool pur en france, donc souvent ils font une macération classique. Même pour une macération classique, il sera bon de réduire la racine le plus fin possible pour améliorer la qualité de l’extraction…

        1. bonjour joy
          oui , en tout cas pour la racine de consoude qui, n’étant pas une aromatique, supporte bien le séchage , par contre je te conseillerais de bien la couper en petits morceaux quand fraiche , car après elle devient très dure et le blender risque de s’y casser les dents 🙂

    2. Bonjour Christophe ou Sabine,
      Suite a notre échange, j’ai ramassé ma bardane, pulvérisé celle ci fraiche avec de l’alcool a 95… (J’ai du mettre un peu trop d’alcool je pense) après mélange avec l’huile , je me retrouve avec une étrange macération: De l’huile trouble avec des bulles de couleurs marron qui nage dedans…A force de lire je me rends compte que alcool a 95 et huile non miscible, donc je suppose que j’ai mis trop d’alcool? Puis je utiliser mon mélange comme ça en mélangeant bien avant utilisation et faire un baume avec ce liquide non homogène? ou dois-je rajouter de lanoline pour mélanger le tout?Combien?
      Le faite d’avoir utilisé la racine fraiche, y a t-il présence d’eau dans mon mélange ou s’est-il mélangé a l’alcool dans la 1ere macération?
      ( dernière petite question: l’étape du blinder et huile d’olive suffit a aider la fixation des molécles lipophile extraite sans macération chauffé?)
      Merci beaucoup…Beaucoup de questions mais je me retrouve avec 2 litres de macérat et j’espère ne pas avoir a les jeter…

      1. bonjour Joy
        Je n’avais pas compris que vous vouliez la faire vraiment fraiche , c’est à dire sans pré séchage …..et méa culpa je me suis mal exprimée , car quand je dis oui si possible MH ac intermédiaire alcoolique si on le fait tout de suite après avoir pulvérisé la plante sèche ou récemment séchée, pour ne pas qu’elle s’abime et s’oxyde , car il n’est pas possible de pulvériser une plante fraiche
        bon , de toute façon pas question de jeter ces 2 litres d’huile :
        – oui il a dû rester de l’eau (regardez le fond du bocal pour voir si l’eau s’est déposée au fond ) et il est fort probable qu’une décantation est nécessaire. Cela va aussi être plus difficile de faire évaporer l’alcool car celui-ci est maintenant mélangé à l’eau. Donc ça va faire un macérat un peu bâtard, mais il est possible qu’il soit tout de même bon, avec une odeur d’alcool .

        Bref, le point important est de filtrer puis laisser décanter puis de séparer l’huile de l’eau. Il faut laisser reposer 24 h, puis faire la séparation. Puis laisser encore reposer 24h pour voir s’il en reste encore.

  7. peut on faire un macerat huileux avec des champigons medicinaux comme le shitake ou reishi.si oui,quelle est la meilleure maniere parmi celles que vous decrivez dans votre article
    merci

  8. merci pour cet article
    je voudrais pour mes produits cosmetiques faire des macerats huileux par l intermediaire de lalcool.des plantes comme centella asiatica par ex.
    est ce cest une bonne idee?
    merci

  9. bonjour
    je viens de voir ce site Je fait macérer de huile d’olive avec du millepertuis MAIS je mets le tout au soleil pendant 2 mois . Je viens de lire que ce n’est pas forcement la bonne méthode Es ce beaucoup mieux avec le feux ? La mamie qui m’avait donné la recette me disait de ramasser le millepertuis le jour de la st jean et que les rayons de soleil nourrissaient ce mélange . Croyance ? Je préfère la science. Mais ? Puis je mélanger le millepertuis et le plantain?
    Merci
    Patrick

    1. Bonjour Patrick,
      Les UVs du soleil abiment les acides gras de l’huile et détruisent les constituants fragiles des plantes. Donc personnellement, je recommande la chaleur mais pas l’exposition directe au soleil. On peut, par exemple, placer le bocal dans un sac en papier et le mettre devant une fenêtre ensoleillée – chaleur et pas rayons directs grâce au sac. Oui on peut mélanger les macérats huileux plantain et millepertuis mais mieux vaut les faire à part puis les mélanger une fois terminés.

  10. Bonjour M. Bernard,
    J’ai juste encore une question concernant les macérats huileux. Je vais en faire avec du calendula et j’aimerais savoir s’il faut mettre les fleurs entières dans l’huile ou les hâcher ou juste les couper grossièrement.
    Un énorme merci et tout de bon à vous

  11. bonjour,
    merci pour votre générosité
    1-de façon générale, à la place d’un macerat huileux est ce que l’on peut utiliser l’huile pure en ajoutant des gouttes de teinture mère. si oui quelle quantité et est ce plus efficace.
    2-pourriez vous me conseiller en plantes et huile pour faire un onguent ou simplement macerat pour le visage : peau fine un peu sèche et mature (pour nourrir et retarder les rides !)
    merci beaucoup

    1. Bonjour,
      1) non ce n’est pas très pratique car teinture + huile ne font pas bon ménage, ou alors il faut utiliser un émulsifiant. La lanoline fonctionne bien pour cela, je n’ai jamais essayé mais j’ai discuté avec un petit labo qui mélange teintures avec des macérats huileux grâce à la lanoline.
      2) je dirais un mélange pétales de rose et, si vous en trouvez de qualité, centella asiatica.

      1. Bonjour Christophe,
        Je suis très intéressée au procédé de fabrication d’une crème avec macérats huileux et teinture alcoolique. J’ai préparé plusieurs teintures alcooliques et désire savoir comment je peux les intégrer à une crème/onguent. Vous parlez d’un émulsifiant, quelles sont les étapes? Merci beaucoup!

  12. Bonjour Christophe,

    Faut-il jeter un macérat huileux si les fragments de plantes qui dépassent de la surface ont moisi ? (macérat huileux millepertuis/huile de tournesol réalisé il y a un mois et oublié au fond du placard…). Il présente un odeur d’huile d’olive.

    Merci par avance.

  13. Bonjour, outre les macérats huileux destinés à l’application externe, peux on imaginer les même macérats en ingestion, notemment de simple macérat dans l’huile pour la salade ? Sur beaucoup de site je lis qu’il faut mettre des plantes fraiches, mais en lisant votre site -extremmement en richissant- j’ai eu un doute … comment faire par exemple pour une huile d’olive au basilic ?
    Merci d’avance pour la réponse et pour ce site très utile !

    1. Bonjour, oui tout à fait. L’huile rouge de millepertuis par exemple peut être utilisée pour les ulcérations digestives. Et oui aussi aux huiles aromatisées pour les salades. Mes conseils d’utilisation de la plante sèche sont nécessaires pour assurer une conservation au long terme (2 à 3 ans si l’huile est bien préparée). Si vous voulez utiliser l’huile plus rapidement, effectivement la plante fraiche peut passer, pour une huile au basilic par exemple.

  14. Bonjour Christophe,
    Je suis élève herbaliste de ELPM. Je commence mes expérimentations huileuses. J’ai fait un macérât huileux de racine de consoude avec de l’huile de tournesol car ce mélange est destiné à la peau du visage (traitement anti-vieillissement). Le flacon reste dans l’obscurité du placard.
    Je me pose cependant la question du rancissement. Dois-je ajouter quelques gouttes de vitamine E pour le conserver ? Vous préconisez quelques gouttes de HE mais c’est pour prévenir la prolifération bactérienne et non le rancissement ?
    Avec ou sans vitamine E, quelle est la durée de conservation d’un macérât avec des huiles polyinsaturées (flacon maintenu dans l’obscurité )?
    Merci beaucoup !
    Agnès

    1. Bonjour Agnès,
      La vitamine E est principalement antioxydante, réduisant donc la vitesse à laquelle l’huile va se rancir, la votre étant particulièrement polyinsaturée, ceci est important. Les HEs sont à la fois antioxydantes et antibactériennes, donc deux rôles distincts. La durée de conservation dépend de nombreux paramètres. Je garde mes huiles faites à base d’huile d’olive + vit E + HEs plusieurs années, souvent 2 à 3 ans dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

  15. Bonjour Christophe,

    Je viens de faire une cueillette de millepertuis dans le but de faire un macérat huileux.
    Je sais qu’il ne faut pas faire cette huile avec les fleurs fraîches mais vous dites aussi qu’il ne faut pas les sécher complètement pour garder les principes actifs. J’ai du mal à savoir combien de temps je dois les laisser sécher. Je ne voudrais pas que mon huile fermente à cause de l’humidité si les boutons floraux ne sont pas secs.

    Merci d’avance pour vos conseils et bel été à vous
    Fanny

    1. Bonjour Fanny. Vous faites sécher en partie, ratatiner comme je dis, en gros les fleurs ont perdu une grande partie de leur eau, elles sont toujours molles mais pas 100% sèches. Il faut surveiller 2 fois par jour. Ensuite vous pouvez les faire macérer, cela donne un excellent résultat. Lorsqu’on a fait sécher complètement la fleur, c’est plus aléatoire.

  16. Bonjour, premièrement merci pour toutes ces informations, un régal !
    Je fais depuis plusieurs années mon macérat de millepertuis et cette fois j’ai essayé avec la plante sèche mais elle ne rougit pas tandis que celle avec les fleurs fraîches est d’un beau rouge. Pourquoi ?
    J’aimerais également savoir comment faire un macérat de phytolacca americana et quelles sont les précautions. J’ai cherché également comment faire de la teinture avec ses « baies » noires mais je n’ai pas trouvé.

    Je vous remercie d’avance pour votre réponse et bonne journée.

    1. Bonjour, oui c’est un problème qui arrive régulièrement avec la plante sèche, il faut la faire se ratatiner mais ne pas la faire sécher complètement pour avoir un beau macérat huileux bien rouge. Il y a une manipulation qui débloque parfois les choses : faire chauffer votre macérat au bain marie pendant disons une vingtaine de minutes, puis remettre en bocal et laisser encore macérer 2 à 3 semaines, parfois cette « digestion à la chaleur » fait tourner l’huile au rouge.
      Pour la phytolaque, de nombreuses précautions. Voir mon article ici : https://www.altheaprovence.com/blog/phytolaque-phytolacca-americana/

  17. Salut Christophe

    J’espère que tu vas bien.

    J’ai mis à macérer il y a un mois des sommités fleuries de millepertuis fraiches dans de l’huile d’olive.

    Tu dis que l’huile peut rancir s’il y a trop d’humidité. Mais comment savoir si celle ci a rancie ?

    1 mois de macération est ce suffisant pour une macération faite avec des plantes fraiches ?

    Faut il rincer les plantes à un moment ou un autre avant la macération ?

    Merci et a bientot
    Baptiste

    1. Bonjour Baptiste,
      Tu sais si elle rancie lorsqu’elle sent le rance. Mais là, ça commence surtout par une phase de fermentation de la partie aqueuse. Il faut surveiller le fond de ta bouteille ou de ton bocal pour voir si dépôt d’eau et si oui, il faut décanter. Oui un mois de macération suffit en principe pour obtenir une huile rouge foncée et très opaque. Non il ne faut pas rincer les plantes avant la macération.

  18. Bonsoir, Je viens de découvrir votre site en suivant un lien vers la vidéo sur les fleurs de soucis, et me voilà sur un autre site addictif … Très intéressée par les macérats, j’ai eu l’occasion de cueillir et faire sécher des fleurs de chèvrefeuille dont j’adore l’odeur que j’aimerais bien retrouver dans mes cosmétiques faits maison. Chez vous je ne trouve pas d’information sur comment les faire macérer, par ailleurs on m’a recommandé le macérat glycériné, mais j’aimerais beaucoup avoir, si c’est possible, votre avis. En vous remerciant pour ce travail fantastique,

    1. Bonjour Aurélia,
      Vu la richesse en substances aromatiques, vous pouvez faire une simple macération dans de l’huile. Laissez les fleur perdre une partie de leur humidité, vous les faites se ratatiner mais pas sécher 100% non plus (car là elles vont beaucoup perdre de leur parfum) puis vous mettez à macérer dans une huile végétale de votre choix. Essayez de saturer l’huile, c’est à dire d’en mettre le minimum nécessaire pour bien recouvrir les fleurs mais pas plus. Ensuite macération pendant 4 à 6 semaines, idéalement à température douce (mettre de temps en temps devant une fenêtre ensoleillée afin de chauffer un peu, dans un sac en papier pour protéger des UVs).

      1. Ce macérât aux fleurs de chèvrefeuille ne servira qu’à parfumer? Ou y a t il des propriétés cosmétiques particulière?
        (Je suppose qu’il faut ensuite séparer les fleurs de l’huile comme pour les autres macérâts?)
        Merci pour tout

        1. bonjour Mathilde
          les fleurs , nous dit le Dr Morel, sont « anti-inflammatoires de la cavité buccale, diurétiques, expectorantes, béchiques, diaphorétiques…
          …elles sont utilisée dans les infusions ou on peut faire des alcoolatures avec les rameaux fleuris  »

          mais je ne sais pas ce qu’elles donnent en macérat huileux , mais ça vaut le coup d’essayer et je vais tester avec celles de mon jardin (merci pour l’inspiration 🙂 )

  19. Bonjour Christophe,
    Je vous remercie pour ces informations très utiles. J’aurai deux questions relatives à la busserole dont j’aimerais faire un macérat huileux afin de réduire les tâches d’hyperpigmentation. Il me semble avoir lu que l’arbutine contenue dans la busserole est essentiellement hydrosoluble.
    1- Est ce que le macérat par intermédiaire alcoolique marcherait quand meme dans ce cas?
    2- J’ai trouvé sur un site de la busserole en poudre et aussi en feuilles légèrement broyées. Quelle forme me conseilleriez vous d’acheter?
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour,
      1. Oui l’intermédiaire alcoolique va extraire les substances à la fois hydro et liposoluble, cela va bien fonctionner pour la busserole
      2. Mieux vaudrait l’avoir déjà en poudre si c’est un bon fournisseur, plus pratique pour la méthode par intermédiaire alcoolique. La plante est stable à la pulvérisation.

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