Faire son propre onguent

Lorsque j’explique ce que je mets dans mes onguents, les gens sont très souvent surpris.
« C’est tout ? »
« Ca suffit ? »
Et oui, c’est tout et cela suffit à faire un onguent de très grande qualité thérapeutique et cosmétique. Voici la liste de mes ingrédients « secrets »:
- plante
- huile d’olive
- cire d’abeille.
Il n’y a hélas pas de place pour un numéro 4.
Curieux ? Alors laissez-moi vous guider dans la confection d’un onguent fait à partir d’ingrédients 100% naturels. Vraiment naturels, sans piège marketing.
Onguents, baumes et crèmes
Les onguents et les crèmes sont utilisés pour appliquer les effets thérapeutiques d’une ou plusieurs plantes médicinales sur la peau, soit pour la protéger (des agressions du froid par exemple), soit pour la soigner (dans le cas de brûlures ou d’éraflures par exemple).
L’onguent est de nature grasse, car il est fabriqué uniquement avec un macérât huileux et de la cire d’abeille, qui est très grasse elle aussi. L’onguent a donc tendance à recouvrir la peau pour :
- La protéger.
- Délivrer les propriétés médicinales d’une plante en surface.
L’onguent peut être plus épais, ou plus liquide, selon que l’on met plus ou moins de cire d’abeille. Il se ramollit toujours lorsqu’on l’applique sur la peau.
Vous rencontrerez aussi le terme « baume« . Un baume est un onguent qui contient des composants aromatiques et volatiles. Le baume du tigre par exemple est un onguent contenant une grande quantité de menthol et d’eucalyptol. Un baume dégage d’intenses vapeurs aromatiques, alors que l’onguent a en général un parfum plus subtile et moins marqué.
La crème, elle, est une émulsion entre un macérât huileux et une base aqueuse, le tout stabilisé avec de la cire d’abeille. Elle est donc à la fois grasse et humide. La crème va donc pénétrer la peau pour :
- La nourrir et la protéger.
- Délivrer les propriétés médicinales d’une plante en surface et en profondeur.
A première vue, on pourrait penser que la crème est supérieure à l’onguent. En pratique, cela dépend des applications que l’on veut en faire. L’onguent est plus facile à réaliser, et plus stable au long terme car il ne contient pas de base aqueuse (les bactéries ne peuvent pas se développer dans les bases qui sont 100% grasses). Les onguents sont plus pratiques à emporter en voyage, en camping, ou dans un sac à main.
Préparation et matériel
La plante
Un macérât huileux de la ou des plantes choisies doit être réalisé auparavant.
La cire d’abeille
Il est de plus en plus difficile de trouver de la cire d’abeille de qualité et surtout non polluée. Une grande partie de la cire mondiale nous vient de chine ou d’Europe de l’Est, des endroits où le développement économique s’accompagne souvent de pratiques douteuses.
La cire d’abeille est composée en majorité de corps gras, et la plupart des toxines sont liposolubles, c’est-à-dire qu’elles ont une affinité particulière pour les corps gras. Si la ruche est située dans un endroit pollué, la cire va donc regorger de polluants en tout genre. Voulons-nous vraiment mettre cela sur notre peau ?
De plus en plus de petits producteurs mettent leur cire à votre disposition aujourd’hui. Achetez donc directement au producteur, par internet ou en allant voir les apiculteurs autour de vous. Par contre, posez les bonnes questions, car beaucoup d’apiculteurs achètent la cire gaufrée à de grandes coopératives pour préparer leurs cadres, et cette cire peut bien évidemment provenir de Chine, Roumanie, etc. Assurez-vous qu’ils connaissent bel et bien la provenance de leur cire.
La cire devra être coupée en petit morceaux ou effritée avant de la mélanger au macérât huileux chaud. Il est donc préférable de l’acheter en plaques gaufrées qui se découpent facilement, ou en granules.

Si vous avez un bloc, cela sera un peu plus laborieux, mais on y arrive avec un couteau et de la patience.

Vous utiliserez 12 grammes de cire pour 100 ml de macérât huileux.
Le matériel
Il vous faudra une grande casserole pour réaliser un bain-marie.
Pour le récipient contenant l’huile infusée à chauffer, j’utilise des verres gradués de cuisine en pyrex, afin de voir la quantité d’huile au départ, et la quantité finale lorsque la cire a été ajoutée.
Ces verres sont pratiques à nettoyer, et ils ont un bec verseur qui me permet de verser l’onguent dans de petits pots sans en mettre à coté.
Pour stocker votre onguent, il vous faudra de petits récipients en verre avec couvercle. Le verre est préférable au plastique, car le plastique a une affinité particulière pour les graisses. Il y a beaucoup de discussions aujourd’hui sur le fait que le plastique des récipients pollue les onguents. Je n’ai pas vu de réponse définitive à ce sujet (il y a beaucoup de « ça dépend »), mais j’en ai vu assez pour faire plus confiance au verre.
Vous trouverez de nombreux récipients en verre sur internet, de toute les tailles depuis 5 ml jusqu’à 100 ml. Je trouve qu’il est très pratique d’avoir une première série de petites boites à onguent afin de pouvoir les transporter, et une autre série un peu plus grande (50 ml) qui peut rester à la maison. S’il vous reste une certaine quantité d’onguent, vous pouvez la stocker dans un bocal, puis la refondre au bain marie lorsque vous avez besoin de re-remplir vos boites.
Technique de préparation
- Préparez votre macérât huileux, ou votre mélange de macérâts, qui servira de base à l’onguent ;
- Mettez une petite quantité de macérât sur le coté, qui sera utilisée au cas où l’onguent doit être liquéfié (si trop de cire a été ajoutée) ;
- Mesurez la quantité de macérât à utiliser pour l’onguent au verre mesureur ;
- Placez l’huile dans un récipient en verre au bain-marie. J’utilise personnellement un verre mesureur en pyrex, le même récipient me sert donc pour mesurer et pour faire chauffer ;
- Placez la cire d’abeille découpée en petits morceaux dans l’huile – la quantité à utiliser est 12 g de cire par 100 ml de macérât huileux. Laissez une cuillère en inox dans le mélange afin de pouvoir mélanger régulièrement.

- Mettez le feu au minimum. La cire va fondre petit à petit ;
- Pendant que la cire fond, préparez vos petits pots alignés sur une table. Préparez aussi plusieurs morceaux de papier absorbant ;
- Remuez régulièrement le mélange avec la cuillère en inox. Continuez à chauffer tant que vous voyez de petites particules de cire. Sur l’image du dessous par exemple, on pourrait croire que toute la cire a fondu. Mais en fait pas tout à fait. Le liquide doit être complètement homogène, sans aucune trace de morceaux de cire ;

- Lorsque toute la cire a fondu, testez la consistance du mélange afin de voir s’il est à votre goût.
- Prélevez un peu de mélange avec la cuillère en inox, et faites tomber quelques gouttes sur une petite assiette en porcelaine ;
- Placez ensuite la petite assiette dans votre réfrigérateur ou mieux, dans le compartiment congélation. Cela va permettre à l’onguent de se figer très vite ;
- Retirez l’assiette au bout d’une minute, et testez la consistance de l’onguent sur le dos de votre main ;
- Si l’onguent vous semble trop fluide, rajoutez un peu de cire d’abeille ;
- Si l’onguent vous semble trop épais, rajoutez un peu de macérât huileux ;
- Répétez le test après les modifications effectuées ;
- Lorsque toute la cire a fondu et que vous êtes satisfait de la consistance de l’onguent, retirez le récipient du bain-marie ;
- Essuyez bien le dessous du récipient afin d’éviter que de l’eau ne se retrouve dans les pots d’onguent ;
- Versez immédiatement la préparation chaude dans les petits pots ;
- Si vous désirez ajouter de l’huile essentielle dans vos onguents, il faut le faire maintenant. 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle par pot suffit. Laissez tomber les gouttes puis remuer immédiatement à l’aide de baguettes en bois (celles que l’on trouve dans les magasins chinois sont très pratiques), ou à l’aide du manche d’une petite cuillère.
- Laissez les onguents refroidir, ne mettez pas encore les couvercles sur les pots ;
- Lorsque les onguents sont froids, vous pouvez alors mettre les couvercles.
- Etiquetez les pots avec le nom de la plante et la date.
- Stockez vos pots dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
- Nettoyez les ustensiles en les passant à l’eau chaude et savonneuse.
Note au sujet de l’aspect esthétique :
Vous remarquerez qu’une fois froid, les pots d’onguents n’ont pas exactement une surface plane, et qu’une petite dépression apparaît parfois au centre du pot, avec une petite crevasse autour. Voir photo ci-dessous.

Cela n’est aucunement gênant. Mais si vous voulez un aspect esthétique parfait, vous pouvez vous munir d’un petit chalumeau portable à gaz, et passer rapidement la flamme sur la surface du pot. Ceci fera fondre une petite épaisseur d’onguent sur le dessus du pot qui ira ensuite se restabiliser et créer une surface totalement plane.
Conservation
Les onguents se conservent assez longtemps, jusqu’à 2 à 3 ans dans mon expérience, dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Les huiles essentielles vont stabiliser l’onguent, surtout si vous utilisez des anti-oxydants puissants comme l’huile essentielle de romarin. L’huile essentielle de lavande est aussi efficace pour la conservation. Et l’incontournable tea tree, la plus antiseptique et la plus efficace, mais n’en mettez pas trop car elle est puissante. Rajoutez 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.
La vitamine E aura le même effet. C’est un antioxydant très utilisé en cosmétique maison et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
Personnellement, je garde la plupart du temps mes onguents nature, sans ajout d’huiles essentielles. Mais parfois, combiner les deux peut être judicieux : un onguent contre les coups de soleil à base de macérât huileux de millepertuis et de quelques gouttes d’huile essentielle de lavande par exemple.
La meilleure façon de vérifier si l’onguent est toujours bon est d’en étaler une petite quantité sur le dos de la main et de sentir. S’il y a une petite odeur d’huile rancie, vous pouvez jeter l’onguent. C’est aussi pour cela que j’évite d’utiliser les huiles essentielles, car parfois elles peuvent masquer l’odeur d’une huile qui a tourné.
Idées d’onguent
- Souci (Calendula officinalis) – érythèmes, brûlures, coups de soleil, éraflures, griffures ;
- Consoude (Symphytum officinale) – coupures en surface qui se referment mal, dommages infligés aux os et au cartilage ;
- Millepertuis (Hypericum perforatum) – brûlures et coups de soleil ;
- Piment (Capsicum spp) – articulations arthritiques ;
- Gingembre (Zingiber officinale) – muscles douloureux, spasmes musculaires ;
- Plantain (Plantago spp) – piqûres d’insectes ;
- Fragon, Marron d’inde, Hamalélis – problèmes de retour veineux ;





297 réponses
Bonjour,
je vous félicite pour ce très bon site qui est doté de beaucoup de pédagogie : )
Je viens vers vous car j’ai réalisé de la teinture d’Arnica, mais ensuite je ne parviens pas à la mélanger à d’autre produit pour en faire un baume agréable et facile à utiliser, l’alcool n’est jamais miscible avec les produits que j’ai. Est ce que cela peut fonctionner avec votre mélange huile et cire ?
Merci par avance
Bonne continuation dans ce joli domaine
Oui cela fonctionne. Mélangez disons 20% de teinture d’arnica à une base aqueuse de votre choix (eau florale d’hamamelis par exemple, de lavande, ou autre). Puis suivez la recette de la crème. Cela devrait bien fonctionner.
Tout d’abord merci, j’ai réalisé plusieurs onguents dont arnica+ milleperthuis, qui est très apprécié dans la famille (réalisé à la chaîne pour 3 personnes). Je souhaite poursuivre les expérimentations, et mon père vient de se faire opérer, je souhaite, quand les soins seront terminés, lui faire un onguent contre la cicatrice. J’avais imaginé un onguent à partir d’huile de rose muscat, argan, karité, avocat, et ou calendula et vitamines E. Qu’en pensez-vous ?
Maintenant passons à la commande début automne, je souhaite réaliser un onguent au thym (plante sèche), j’ai bien trouvé des recettes mais à base de vaseline et plante fraîche, il s’agit de faire « réchauffer doucement tous les jours le mélange vaseline et herbes » mais je suis perplexe sur le temps de conservation et je ne souhaite pas faire de teinture (j’ai des allergiques à l’alcool). Ce système est soit disant compatible avec des traitements homéopathiques. Que me conseilleriez-vous ?
Emeline
Bonne sélection pour cicatrice, je rajouterais probablement quelques gouttes d’HE d’Helichrysum italicum pour permettre une meilleure microcirculation autour de la zone abimée et permettre une meilleure régénération de la peau.
Pour préparer une huile infusée bien aromatique à base de thym, une macération classique dans l’huile de votre choix à partir de la plante récemment séchée donnera un bon résultat. Si vous ne trouvez pas l’huile assez aromatique à la fin du premier bain, effectuez un deuxième bain avec de la nouvelle plante. Il y a aussi bien évidemment la méthode par intermédiaire alcoolique pour l’huile, mais si vous faites une allergie, pas possible.
Bonjour et merci pour vos conseils, j’ai déjà réalisé un onguent arnica+ milleperthuis et un autre pour la cicatrise de mon père. Celui-ci aimerait que je lui fasse un onguent pour son genou (arthrose). Dois-je garder arnica + milleperthuis ou en faire un autre avec du piment. ? Pour le piment je ne vois pas trop comment faire ? Le prochain sera l’onguent au thym, si j’arrive à faire le macérat… il est en cours. Vos explications sont importantes et je vous en remercie, les baumes ou onguents plaisent beaucoup.
Bonne après midi
Pour arthrose il y a mieux – piment, gingembre (des plantes qui chauffent), laurier est bon aussi. Rajouter HE de gaulthérie couchée. Pour un macérât de piment, pas de grande difficulté, utiliser du piment en poudre. Par contre attention à ne pas toucher les muqueuses, des yeux par exemple (on a vite fait de se frotter, et là, ça brule).
Merci je pense que je vais tenter un macérât huileux et ajout d’he . Pour le macérât quel quantité de poudre dois-je utiliser, par rapport à la quantité d’huile? Même chose pour l’HE de gaulhérie (je n’ai jamais utilisé d’he dans mes préparations).
Le baume arnica+ milleperthuis est pour moi intéressant, et je vous en remercie.
Ps : Remerciements de la part du reste de la famille qui commence à utiliser les onguents.
Faire simple, mettre le piment pulvérisé dans un bocal, recouvrir d’huile, bien remuer, et vérifier lors des 48 heures suivantes qu’il ne manque pas d’huile pour recouvrir la poudre (la poudre va se gorger d’huile comme une éponge). Puis laisser macérer comme indiqué dans l’article sur les huiles. Pour un effet thérapeutique des huiles essentielles, utiliser à raison de 5% à 10% d’une solution huileuse neutre. Mais dans notre cas, l’huile n’est pas neutre, elle est déjà chargée en plante, donc je me limite souvent à 2% à 5%, et je varie surtout en fonction de l’huile et du résultat escompté. Pour la gaulthérie qui est assez typé en parfum, essayer 2% dans un échantillon d’huile ou d’onguent, donc pour 100 ml de macérat huileux ou d’onguent, rajouter entre 2 ml d’HE.
Bonjour Christophe,
Je viens de réaliser mes premiers pots d’onguent aujourd’hui ( j’ai trouvé sur le net des petits pots de plusieurs contenances en plastiques car bien moins cher qu’en verre …si tu pouvais me dire où trouver les tiens..) et je suis très fière ! Les explications sont parfaites.
Du coup, je lis tous les commentaires. Qu’est-ce que j’apprends encore!
Je voudrais juste savoir si je peux faire un macérât huileux avec des petits piments secs ( comme l’huile qui arrache pour les pizzas) et combien pour 1/2 l d’huile.
Merci pour tout et belle année fleurie 2018!
Bonjour Christine
je comprends le plaisir éprouvé , lorsque l’on voit sa « production » 🙂 pour les pots en verre , personnellement je prends des minis pots de confiture, on en trouve facilement sur internet à des prix très raisonnables ..
Oui on peut faire macérat huileux de piments : vous coupez les piments en petits morceaux pour augmenter la surface de contact , mettez dans le bocal et recouvrez les piments d’huile (pas de quantité précise , juste que la matière soit recouverte )
Merci Christophe pour ta réponse.
Mais oui, bien sûr, les mini pots à confiture!!
Je n’avais pas cherché au bon endroit.
L’avantage des mini pots en plastique c’est qu’ils font très « produit de beauté » avec de jolis couleurs pastel. De plus il y a un petit couvercle transparent plat sous le couvercle ce qui permet de bien aplatir la préparation avant de fermer. Et il n’y a donc pas de petit trou au centre du pot après refroidissement du liquide! Mais c’est vrai que le verre c’est mieux.
Je vais me lancer dans d’autres macerats huileux …
Bonne journée
Bonne journée
Bonjour, j’aimerais réaliser un onguent pour mes enfants qui souffrent d’eczéma. J’ai pensé à utiliser la réglisse comme plante de base sachant que j’ai déjà essayé des préparations huileuses à base de calendula, de camomille romaine et autres mais ça ne les soulage pas vraiment. Qu’en pensez-vous ?
Bravo pour votre site qui est une véritable mine d’or d’infos toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Bonjour Emilie,
Si c’est un eczéma sec, un plante adoucissante et mucilagineuse comme la réglisse peut être intéressante. La camomille allemande est beaucoup plus indiquée que la camomille romaine entre parenthèse. Le calendula doit impérativement se préparer par intermédiaire alcoolique afin de pouvoir extraire les résines de manière optimale. L’huile rouge de millepertuis est aussi une option. En huiles essentielles, la lavande vraie et le géranium rosat peuvent également aider pour l’eczéma sec.
Bravo pour vos expérimentations, vous arriverez à trouver le bon mélange qui les soulagent.
Bonjour. Je voudrais réaliser un onguent plantain et consoude pour crevasses et une escarre pensez-vous que ce soit judicieux ? Merci
Bonjour Christine
oui tout à fait, le souci aussi est intéressant pour activer la régénération des cellules
bonjour,
merci pour votre site tout est très bien expliqué !
je souhaite rajouter une teinture mère dans un baume est-ce possible? à quel moment faudrait-il la rajouter et en quelle quantité?
Bonjour Amandine,
Non ce n’est pas possible dans un baume qui ne contient qu’une phase huileuse (huile + cire). Il faut plutôt l’incorporer à une crème (pour faire une crème, voir mon article ici). La TM doit être rajoutée à la base aqueuse. Proportion dépend de la plante et de l’effet, mais je dirais pas plus de 20 à 30% afin de ne pas rajouter un effet asséchant (l’alcool déshydrate la peau) et pour ne pas que la crème soit trop « forte ». Une TM de piment par exemple se rajoute en petites proportions (10%), alors qu’on peut monter plus haut pour une TM de consoude par exemple (30%).
Bonjour Christophe,
Je fais de l’onguent à la propolis, et pour ce faire, justement, j’ajoute 10 % de TM de propolis. Pour évacuer l’alcool, je fais chauffer doucement mon huile pendant quelques heures et je remue régulièrement. La méthode que j’utilise est-elle quand même bonne ? Y aurait-il une autre façon de procéder ?
Je précise que cet onguent est très agréable et nous l’utilisons pour toutes sortes de bobos à la maison. Merci. Sonia
bonjour Sonia
dans la mesure où c’est une température douce, je ne pense pas que cela va altérer la préparation et d’ailleurs si vous bénéficiez de ses vertus, c’est que votre préparation est bonne 🙂 (je vais tester, merci pour le partage )
Merci Sabine pour la réponse.
Quand je touille avec ma baguette en bois, de la propolis y adhère. Je pense que ce phénomène est normal et qu’il est difficile de faire autrement.
Oui je suis d’accord avec vous sur le côté collant de la propolis, pour l’instant je n’ai pas trouvé à contrer cet effet, j’ai fait une crème à la propolis où j’avais mis la teinture dans la partie aqueuse, la crème est agréable mais il reste quand même ce tout petit je ne sais quoi de collant
Bonjour,
Votre site est trés intéressant!
J’avais une petite question : je voudrais incorporer un macérat glycériné dans un baume et n’ai aucune idée des proportions à utiliser… Est-ce que c’est possible déjà? et si oui dans quelles mesures?
Merci d’avance!
Bonjour Marion,
Pour l’incorporer dans un baume qui ne contient qu’une base huileuse, ça va être un peu compliqué coté consistance. Je dirais à essayer mais pas plus de 10% de l’huile, faire chauffer au bain marie avec l’huile et la cire puis sortir du feu et mélanger au fouet jusqu’à épaississement. Cette étape est nécessaire car la glycérine n’est pas miscible dans l’huile, mais on arrive à l’incorporer grâce à la cire qui va figer le tout.
Je préconise plutôt l’ajout dans la base aqueuse de la crème. Là encore commencer avec 10% max de la base aqueuse et voir ce que cela donne sur le produit final.
Bonjour, je suis fan de vos onguents et j’en fais plusieurs (souci,consoude millepertuis).
Je fais des compresses d’élixir du suédois à mon épouse qui les soulagent beaucoup, je voudrais savoir s’il est possible de faire un onguent ou pommade avec l’élixir car c’est plus facile à employer
Merci
Bonjour Pierre,
L’onguent, cela ne va pas être possible car l’élixir est de nature aqueuse-alcoolique. Il est possible de faire par contre une crème, en utilisant pour la partie aqueuse disons 25% d’élixir et 75% d’eau.
Vous pouvez aussi faire une lotion :
– Placez dans une bouteille 100 ml d’eau et 100 ml d’élixir
– Rajoutez 15 ml de glycérine végétale, ou plus selon la viscosité désirée
– Refermez la bouteille, secouez bien et appliquez en massant très légèrement
– Gardez au réfrigérateur.
Merci beaucoup pour votre réponse, pensez vous que la lotion sera aussi efficace que l’elixir en compresse ?
La lotion proposée utilise l’élixir dilué de moitié. Si vous utilisez d’habitude l’élixir pur, alors la lotion sera un peu moins efficace. Mais vous pouvez aussi essayer de diluer l’élixir pur avec un peu de glycérine végétale afin de lui donner une consistance plus visqueuse afin de l’appliquer plus facilement. Si vous trouvez cela un peu trop collant, mieux vaudra passer à la crème.
Merci beaucoup de vos réponse et votre réactivité je vais tester les 3 solutions
Encore merci pour votre site et vos conseils
Pierre
Bonjour et merci pour votre site, je viens de récolter des pâquerettes pour réaliser mon premier macérât. J’ai une tendinite récurrente et je voudrais réaliser un baume, comme je débute dans la fabrication, j’ai quelques macérât tout prêt.. (arnica, milleperthuis, calendula), que me conseilleriez-vous ?
ça c’est pour moi, mais le problème c’est pour mon père, il a droit à rien ou presque (sous anticoagulant) et souhaiterais un baume pour ces douleurs (arthrose et cruralgie…) je sèche. ( pour le moment, bouillote et argile). Par avance merci.
Bonjour Emeline,
Si votre père apprécie le chaud sur ses articulations, un onguent de gingembre ou piment ou mieux les deux combinés devrait lui faire du bien. Vu que c’est une application externe il n’y a pas de contrindications (alors qu’en interne une plante comme le gingembre est clairement contrindiquée).
Pour vous, combinez arnica, millepertuis et une plante riche en salycilates de type HE de gaulthérie.
Merci, je vais donc tenter un baume (gingembre, piment) pour mon père. Concernant la fabrication ( quelle quantité par rapport à vos proportions proposées ? ou en % ).
Pour moi, je vais tenter deux baumes l’un avec HE, l’autre sans suivant les douleurs. Pour le baume sans HE, Est-ce que la réglisse (en poudre) est une plante riche en salycilates ? Si oui, toujours la même question, qu’elle quantité ? J’avais imaginé un mélange d’huiles, arnica, milleperthuis, calophylle (que l’on vient de m’offrir) et réglisse. Mais pour le baume au calendula (soucis), il est très bien. Il fait désormais partie de ma pharmacie de base . Merci pour vos conseils et bonne soirée.
Bonjour Emeline,
Non la réglisse n’est pas riche en salicylates, et la réglisse en poudre ne fournit pas de grands avantages en application externe.
Pour le gingembre/piment, cela dépend de l’effet chauffant voulu. Voici comment procéder :
– faites un macérât huileux de gingembre
– et un macérât huileux de piment
Testez le macérât de piment seul sur une petite partie de peau. Attention ne vous frottez pas les yeux ou autres muqueuses ! Sa force dépend énormément du piment choisi. Chaque type de piment est classé dans le monde anglo-saxon sur l’échelle de Scoville allant de 0 (poivron) à 500.000 (Habanero) en passant par 5000 (Jalapeño).
Ensuite, faites le mélange approprié d’huiles et testez à nouveau. Une fois que vous avez la force chauffante désirée, vous pouvez faire votre baume.
Merci pour les renseignement, je vais tenter les macérât et surtout les faire tester. Pour le baume (tendinites) en remplacement de l’HE gaultherie que puis-je mettre ( une plante riche en salycilates) toujours pour me faire un baume sans HE et un avec.
Prochain test pour la trousse de voyage, baume multi-usage consoude, millperthuis, et arnica… ou soucis.
En vous souhaitant une bonne après-midi
Emeline
Le problème avec les plantes riches en salycilates est la solubilité de l’acide salycilique.
– solubilité dans l’alcool : environ 60 g/100 g d’alcool (température dans les 20°C)
– solubilité dans l’huile d’olive : environ 2 g/100 g d’huile, donc très peu biodisponible (température dans les 20°C)
Donc passer par l’intermédiaire alcoolique.
Merci pour cette explication, mais pour moi, cela devient trop compliqué. Donc je vais tenter pour la tendinite (arnica, milleperthuis) pour moi, même s’il est moins efficace et rajout HE gaultherie (1 goutte pour mon frère -petit pot de 30 ml) qui a le même problème. Bon week-end
Emeline
je voudrai faire un onguent pour les brûlures et j’ai vu votre recette mais je voudrai savoir : comment on fait le macerat huileux ??
Merci d’avance pour votre réponse.
Bonjour Dolores,
Vous trouverez la méthode complète ici :
https://www.altheaprovence.com/blog/macerat-huileux/
Bonjour Christophe,
Ça y est, je l’ai trouvé. Merci beaucoup pour toutes ces fantastiques recettes.
Je suis une adepte convaincue de la medecine par les plantes, personnellement je me soigne depuis 1975 avec les huiles essentielles et la phytoterapie du Docteur Jean Valnet.
Merci encore, je suis très heureuse d’avoir découvert votre site.
Bonjour Christophe je souhaiterais faire 2 macérâts huileux un de piment séché un de gingembre séché pour faire par la suite un onguent es ce que je peux passer par un intermédiaire alcoolique? Merci
Oui je le recommande (en particulier pour le piment).
Bonjour et un grand merci pour ce site qui me régale!
J’ai tenté hier pour le 1ere fois de réaliser un onguent à base de macérat huileux de millepertuis, de miel, de cire d’abeille et d’extrait de propolis. Ce dernier ne s’incorpore pas et reste systématiquement au fond du pot…. existe t-il une solution qui me permette d’incorporer de la propolis à mon baume (la poudre ne me paraissant pas être très appropriée?)?
Merci!
Bonjour Caroline,
La propolis étant de la résine pure, elle doit en principe être préparée dans de l’alcool pur (à 96°). Si c’est le cas pour votre extrait, bonne nouvelle, car l’alcool s’évapore facilement. Placez la fraction huileuse au bain marie puis incorporez l’extrait de propolis dans l’huile. Chauffez doucement au bain-marie en remuant de temps en temps. L’alcool devrait s’évaporer petit à petit, et la partie résine pure sera transférée dans l’huile.
Bonjour je voudrais faire un onguent pour les douleurs articulaire et musculaire merci je souhaiterais savoir quels plantes utilisés merci beaucoup.
Il y a de nombreuses plantes possibles, mes favorites pour les articulations et les muscles sont le gingembre et le piment qui réchauffent et font circuler, ainsi que la reine des prés qui est anti-inflammatoire. En huile essentielle, la gaulthérie peut être rajoutée aux onguents, elle aussi anti-inflammatoire.
Bonjour Christophe,
Comme la TM ne peut être ajoutée à une base huileuse (macérats de gingembre et piment), il faudrait faire un macérât huileux avec la reine des prés mais l’acide salicylique est plus soluble dans l’alcool que dans l’huile. Que faire alors pour faire un liniment ou onguent avec toutes ces plantes? Si on ne veut pas faire de crème, serait-il bien de faire des TM avec le gingembre, le piment et la reine des prés, les mélanger avec l’HE de gaulthérie puis les diluer un peu dans l’eau lors de l’application sur les articulations?
Merci!
Bonjour Reine,
Vous pouvez faire un macérât huileux de reine des prés par intermédiaire alcoolique, ceci donnera un excellent résultat.
Vous avez aussi la lotion – mélangez les teintures comme vous le suggérez avec de l’eau (disons 1/5 teintures, 4/5 eau), rajoutez les HEs, et mélangez le tout avec de la glycérine végétale pour rajouter de la viscosité et de la consistance avant application. Disons 10 ml de glycérine pour 100 ml de mélange teintures + eau (ou plus, ou moins selon la consistance voulue).
Merci pour la suggestion, c’est vraiment apprécié!
Bonsoir ,
Je voudrais savoir si je peux faire un baume contre les verrues avec du suc de chélidoine ,ou si il vaut mieux faire une crème ,comme pour l’explication que vous avez donné au sujet de l’aloé véra ,un peu plus haut ?
Merci de votre réponse .Votre site est très bien fait au passage .
Bonjour Pascal. Pour un suc, je le stabiliserais plutôt à l’alcool pur. Extraire le suc, et rajouter 20% d’alcool pur. Vu que c’est un liquide de type aqueux, je n’irais pas l’incorporer à un onguent, mais plutôt à une crème. Peut être remplacer une partie de la base aqueuse par le suc. Mais quel pourcentage pour obtenir une viscosité convenable, je ne saurais pas trop vous dire.
Bonjour,
J’ai vu sur internet que l’on pouvait faire des onguents avec de la cire d’abeille, de l’huile d’olive et de l’argile verte. Connaissez vous cette méthode et si oui quel pourcentage d’argile est nécessaire ? Merci
Oui on rajoute parfois de l’argile afin de rajouter un effet « qui tire » (abcès, piqures d’insectes, etc). Les doses varient. Disons commencer avec 4 ml d’argile sur un verre mesureur pour chaque gramme de cire, et voir consistance et effet désiré.
J’avais reçu,lors d’un atelier.,un onguent racine de consoude et saindoux.Formidable pour calmer la douleur à la hanche et une gêne à la marche!Ma consoude vient d’être plantée,je ne peux donc pas la déraciner pour y prélever des racines.Je compte partir d’un macérat avec les feuilles de consoude.Est-ce aussi efficace?Que pensez-vous d’une teinture mère à la consoude?Pour compléter un jus à l’extracteur peut-on y ajouter 2à3 feuilles de consoude fraîche?Merci pour votre blog qui est formidable.
Bonjour Nicole,
Pour la consoude, la feuille est aussi efficace que la fleur. De plus, la plante est incroyablement résistante. Si vous laissez un infime morceau de racine dans le sol, la plante se régénère. Cela veut aussi dire qu’il est quasi impossible de l’éradiquer une fois qu’elle s’est établie au jardin.
Pour la teinture mère : une excellente manière d’appliquer la plante localement, comme vous l’avez peut-être lu dans mon livret gratuit si vous vous êtes abonnée à ma lettre d’information. Diluer la teinture dans de l’eau (50/50) et appliquer localement.
Pas pour consommation interne par contre, car la plante est riche en alcaloïdes pyrrolizidiniques, qui sont toxiques pour le foie. Donc application externe seulement.
bonjour Christophe
sans vouloir faire ma commère . (un peu quand même)…. Nicole demande si feuilles aussi efficaces que racines et vous répondez feuilles aussi efficaces que fleurs …..
ou alors peut on comprendre que l’on peut teinturer feuilles et fleurs et que c’est aussi efficace que racine ?
Aïe, les doigts qui s’emmêlent. Merci Sabine, effectivement je voulais parler des feuilles étant aussi efficace que les racines.
Un peu plus d’infos : les feuilles sont elles aussi riches en composants stimulant la régénération cellulaire. La racine a un petit avantage en plus, elle est mucilagineuse. Elle était donc choisie d’une manière ancestrale car on pouvait la passer au pilon pour en faire une pâte, un gel qui était facilement applicable et qui était en plus adoucissant. Donc entre faire un cataplasme de feuilles de consoude, et un cataplasme de racines, la racine est un bien meilleur choix, pas parce qu’elle est plus efficace, mais parce qu’elle est plus pratique à appliquer, et bien plus agréable (notez comme la feuille a tendance à piquer un peu à cause des poils raides).
Lorsque l’on passe à des formes plus raffinées, comme la teinture, l’huile ou l’onguent, cette distinction n’a plus lieu d’être.
Merci beaucoup pour ces conseils .Merci pour ce savoir que vous partagez si généreusement,Bonne journée.
Merci pour vos informations précieuses.
Je suis à la recherche d’information sur la macération de plantes aromatiques. Obtient-on la totalité des composés aromatique en les laissant macérer dans de l’huile ? En quel dose ? En frais ou en sec ? Je ne trouve pas d’informations la dessus.
Je souhaiterai les transformer en onguent, entre autre un relaxant à mettre sur l’intérieur des poignets sur le plexus ou derrière les oreilles. Avez vous des plantes aromatiques à me conseiller pour cette utilisation ?
Merci pour votre réponse.
L’huile extrait les composants aromatiques d’une manière relativement efficace, pas en totalité. Pour une meilleure extraction, mieux vaut passer par un intermédiaire alcoolique comme expliqué dans mon article sur le macérât huileux. Voir l’article pour plus d’informations.
Pour l’effet relaxant, un bon point de départ – la mélisse ou la matricaire.
Commencez par une macération huileuse simple en partant avec des plantes de bonne qualité (récemment séchées). Si l’huile n’est pas assez aromatique, il faudra essayer l’intermédiaire alcoolique.
Bonjour.
Merci pour votre réponse. Pensez-vous que l’on puisse associer les deux (mélisse et matricaire) dans le même onguent?
Merci pour votre réponse.
Bonjour, oui absolument, les deux se marient très bien.
bonjour Christophe
Que conseilleriez-vous pour une déchirure musculaire (biceps ) ?
(mari à moi très gentil car met beaucoup d’application à se faire mal en ce moment , je pense pour mieux me servir de cobaye ..!)
Bonjour Sabine,
Rien de tel qu’un époux docile pour se faire la main 🙂
Quand l’accident s’est-il produit ? As-t-il envie d’appliquer du chaud ou du froid sur la zone ?
Il il y plusieurs axes à considérer :
– faciliter la circulation autour de la zone pour nettoyage et apport de nutriments
– calmer l’inflammation
– stimuler la régénération cellulaire
alors à la question chaud ou froid, réponse de l’homme : « je ne sais pas trop » il est actuellement en déplacement pffff
ça fait deux jours que cela s’est passé , il a appliqué du synthol en gel et liquide , mais demain il va voir le toubib car il a trop mal !
donc pour les 3 axes que vous citez ,
faciliter la circulation …il faudrait une plante qui stimule , plutôt réchauffante (style piment ?)
l’inflammation peut être arnica ? ou millepertuis ou consoude ?
pour stimuler la régénération cellulaire ….je pensais aussi à la consoude mais je ne vois pas trop
j’ai : calendula , consoude, achillée, bardane, brunelle, bugle rampant, matricaire, eupatoire, laurier, millepertuis, lavande, mauve, guimauve, mélisse, pâquerettes, plantain, pissenlit……
autrement j’ai du fil et une machine à coudre …
Circulation : racine de gingembre, teinture diluée à 50% appliquée localement (ou en cataplasme de racine fraiche écrasée)
Inflammation : arnica, millepertuis (si atteinte aux nerfs), teinture diluée à 50% appliquée localement. Aussi les plantes riches en salicylates – filipendula, bourgeons de peuplier, saule blanc, etc. Tout dépend de ce que vous avez sous la main.
Régénération : consoude, souci, teinture diluée à 50% appliquée localement. Centella asiatica, mais je doute que vous ayez cela sous la main.
un grand merci Christophe ,
j’attends que homme rentre pour faire mes essais. Je vous raconterai (j’espère que je ne ferai pas tomber son bras !) .. et je profiterai de son état de faiblesse passager pour lui offrir une tite liqueur verveine faite maison …!
racine de gingembre je peux trouver ,
millepertuis j’ai , il me reste un fond d’herbe de reine des prés , mais je n’ai pas fait de TM je ferai avec la prochaine récolte, par contre en ce moment dans les prés il y a sa cousine filipendula vulgaris , mais je ne sais pas si elle a autant de valeur que ulmaria ?
consoude, souci j’ai et effectivement je n’ai pas Centella asiatica
Je ne connais pas F. vulgaris. J’ai vu une seule étude scientifique de 2007 des pays de l’est disant que la plante est antimicrobienne (in-vitro) grace à ses salicylates, mais aucune autre donnée historique ou scientifique.
Le gingembre reste l’une des meilleures plantes pour soulager les problèmes de tensions et douleurs musculaires, surtout lorsque la personne a envie d’appliquer du chaud sur la blessure.
merci Christophe
Après visite chez le médecin , il s’avère que c’est une tendinite , mais je pense que le protocole à suivre est similaire à ce que vous préconisez ?
d’abord on immobilise le bras, puis compresses avec plantes anti-inflammatoires et régénératrices !
par contre il y a eu une montée de tension : 15 et le toubib dit que c’est à cause de la douleur … il lui a donné des médicaments classiques ….j’attends qu’il rentre pour reprendre la main sur son bras …!
en attendant je continue ma plongée dans vos articles …un véritable voyage dans la co-naissance de notre nature extérieure et intérieure
encore merci Christophe
Bonjour, je veux justement faire un onguent mais je suis novice. J’aimerai savoir si je veux la faire à la consoude (j’ai les feuilles et les racines ici). Je fais comment la préparation de la consoude, je les mélanges quand?
Merci
Bonjour. Il faut d’abord préparer une macération huileuse (voir l’article à ce sujet), vous verrez comment préparer l’huile. Une fois l’huile terminée, vous pouvez passer à l’onguent. Si vous ne trouvez pas l’info nécessaire dans l’article sur la macération huileuse, laissez-moi un commentaire et je vous réponds.
Bonjour Mr Bernard,
je suis arrivée un peu par hasard sur votre site et j’en suis bien ravie ! il est super intéressant.
je souhaitais vous demander, dans le cas ou je souhaiterai faire un onguent à partir du gel de l’Aloe vera, je ne sais pas vraiment comment je dois procéder pour fabriquer un macérât huileux étant donné l’aspect gélatineux de la plante qui me paraît impossible à faire sécher.
Le gel de l’Aloe étant déjà directement applicable, n’y a t’il pas, à votre avis, une méthode simple et rapide de confection d’un onguant avec une base huileuse, dans laquelle on mélange cire d’abeil et Aloe directement, sans passer par le macérât ?
Je continue à fouiller sur votre site avec plaisir,
merci de votre réponse
cordialement,
Coline
Bonjour Coline,
Mieux vaut faire une crème à ce moment là, et utiliser le gel d’aloe en tant que base aqueuse. Voir mon article sur les crèmes. Je pense qu’il faudrait expérimenter avec les proportions suivantes :
– 1 proportion cire d’abeille
– 2 proportions huile d’olive
– 2 proportions gel d’aloe vera
Mettez la cire et l’huile d’olive au bain marie et faites chauffer jusqu’à ce que la cire soit fondue.
Enlevez du feu et battez au fouet l’aloe vera afin de l’incorporer dans la base huileuse. Continuez jusqu’à ce que l’émulsion prenne lorsque la température commence à descendre.
A garder au frigo. Rajouter quelques gouttes d’huiles essentielles afin de rajouter un parfum et pour le pouvoir conservateur.
Bonjour , d’ abord grand merci pour vos renseignements mais je souhaite en savoir plus , comment faire le macérât huileux , comment faire pour prendre le suc d’une plante , si vous pouviez me donner la solution comment faire ou me mettre sur une piste ….grand merci
cordialement
Bonjour,
Si vous allez sur ma page articles vous devriez trouver les réponses à pas mal de vos questions, en particulier autour des préparations (macérât huileux, crème, teinture mère, etc).
Bonjour
Je suis étonnée que vous employez des ustensiles en métal pour mélanger vos préparations!
J’ai toujours entendu dire qu’il fallait employer ou en bois ou en plastique, mais surtout pas en métal?
Merci pour votre réponse
Bonjour Geneviève,
J’utilise effectivement des ustensiles en inox pour faire mes préparations. Les autres métaux (aluminium, fer, etc) peuvent effectivement interagir avec certains constituants des plantes et sont à éviter. Mais pour l’inox, je ne pense pas qu’il y ait un problème.
Le plastique est à proscrire absolument car certains éléments toxiques du plastique sont liposolubles, et vont donc se retrouver dans les huiles, onguents ou crèmes.
Bonsoir merci pour cette page, avec tout celà à ton le droit de les vendre ?
Bonsoir Gégé
Si vous voulez fabriquer et vendre vos produits il vous faut être professionnel, il y a des démarches à faire , mais c’est tout à fait possible
Merci de votre réponse rapide. Quel genre de démarche ?
administratives surtout, mais aussi avoir un « laboratoire » c’est à dire des locaux qui répondent à des normes d’hygiènes et de sécurité etc….