Reine des prés
(Filipendula ulmaria)

La reine des prés, plante sacrée des druides, illumine de ses fleurs blanches les zones humides de nos campagnes. Son parfum est exquis lorsqu’elle est en fleur. Humez quelques minutes avant de vous jeter sur le sécateur.
C’est la plante qui a inspiré la création de la molécule d’acide acétylsalicylique, l’aspirine. Mais de même que le millepertuis n’est pas un Prozac naturel, la reine des prés ne peut pas être réduite à une aspirine végétale. Ce serait passer à côté de toutes les choses qu’elle a à nous offrir.
Quels sont les bienfaits de la reine des prés ? Nous allons le découvrir ci-dessous.
Nom commun : Reine des prés, ulmaire, filipendule
Nom latin : Filipendula ulmaria
Famille : Rosaceae
Constituants :
- Flavonoïdes (3 à 5%), principalement rutine et autres hétérosides de quercétine
- Tanins hydrolysables (10 à 15%, galliques et ellagiques)
- Hétérosides phénoliques qui seront transformés en salicylates, les substances anti-inflammatoires (aglycone : salicylate de méthyle, salicylaldéhyde), Les salicylates libérés par l’hydrolyse des salicosides peuvent être transformés en acide salicylique via un processus métabolique appelé désacylation.
- Huile essentielle (salicylate de méthyle, salicylaldéhyde)
Goût :
- Très astringent
- Aromatique (floral)
Energétique :
- Asséchante locale et systémique (nous en parlerons plus loin)
- Rafraîchissante (calme le feu de l’inflammation)
Où trouve-t-on la reine des prés ?
La reine des prés est une plante très commune de nos campagnes dans quasiment toutes les régions de France. Elle est rare chez moi, en Provence, car elle aime l’humidité.
Dans la nature, vous la trouverez :
- Aux bords des cours d’eau, ruisseaux et fossés
- Dans les prairies humides ou marécageuses
- Dans les lisières de bois frais ou clairières
- Dans les prés inondables
Quand planter la reine des prés ?
J’ai cultivé la plante au jardin dans une zone d’ombre et avec un arrosage fréquent, elle n’est pas de culture difficile. Comme de nombreuses plantes, vous pouvez la planter au printemps.
Faire germer la reine des prés n’est pas chose facile. Je n’ai jamais eu trop de succès à le faire. Pourtant, j’ai fait germer de nombreuses médicinales dans ma vie, certaines assez complexes. Je connais bien les processus de stratification à froid, etc. Mais là, mystère. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.
Vu que la plante est abondante en nature, vous pouvez en prélever quelques petites plantules dans les endroits où elle abonde et l’introduire au jardin. Donnez-lui une terre riche et compostée, et comme dit précédemment, un arrosage régulier dans une zone mi-ombre, mi-soleil ou plein ombre si vous habitez dans le sud.
Reine des prés : bienfaits
Ulcères et reflux gastrique

La reine des prés a des propriétés anti-ulcère bien établies par la science et la tradition.
Une infusion des fleurs réduit les lésions gastriques chez le rat ayant subi des agressions chimiques (alcool inclus) et mécaniques. La plante répare les lésions provoquées par une surconsommation d’aspirine (Barnaulov, 1980).
Notez l’ironie de la situation. Elle a permis l’invention de l’aspirine, qui crée des effets indésirables que non seulement la plante ne provoque pas, mais en plus qu’elle répare !
Bref, c’est l’une des plantes essentielles pour tout protocole anti-ulcère gastrique ou duodénal. Pour un ulcère, évitez la forme teinture (alcoolique) et faites simple – infusion des fleurs.
Tisane reine des prés
La plante est fragile à cause de ses dérivés salicylés volatiles. On s’assurera donc de ne chauffer l’eau qu’à 80-85°C et pas plus (on peut même faire moins, mais il faut que cela soit assez chaud tout de même pour assurer une bonne extraction). Assurez-vous aussi que la plante ait été séchée récemment.
Vous pouvez préparer l’infusion à l’avance (2 c-à-soupe pour 400 ml d’eau ou moins si vous trouvez le goût pénible à boire) et la garder dans un thermos. Buvez-en régulièrement pendant la journée, après les repas et entre les repas afin de recouvrir fréquemment les muqueuses ulcérées.
L’infusion peut aussi être utilisée pour calmer les désagréments du reflux gastrique (œsophagite incluse).
Si l’infusion est un peu trop dure à boire (dû à la quantité de tanins), laissez refroidir l’infusion et préparez un gel de guimauve dedans : ajoutez 3 g de racines de guimauve en poudre pour chaque 100 ml d’infusion froide de reine des prés, laissez reposer 1 heure en remuant de temps en temps, laissez la guimauve se déposer au fond du verre et buvez en plusieurs fois.
Vous pouvez aussi l’associer à la feuille de plantain et à la matricaire, en utilisant un tiers de chaque plante dans votre mélange à infusion (30 g du mélange par litre d’eau, 10 g de chaque plante).
Anti-inflammatoire

Vous entendrez souvent la chose suivante : “diminuer l’inflammation sans agir sur les causes du problème, cela ne sert à rien”. Je ne suis pas d’accord. Il faut certes toujours essayer d’agir sur les causes sous-jacentes d’un problème chronique. Mais il faut aussi et en même temps calmer l’inflammation, car lorsqu’elle devient chronique, elle abime et détruit. La reine des prés est un excellent outil pour accomplir cela.
On a longtemps cru que c’était l’acide salicylique qui était responsable de l’action anti-inflammatoire. Aujourd’hui, on pense que c’est plutôt un ensemble de constituants agissant en synergie. C’est très souvent le cas, la plante n’est pas simplement une somme de ses constituants.
Une étude sur animal démontre que la reine des prés diminue la synthèse d’interleukine-2 et bloque la production de cytokines, deux médiateurs inflammatoires (Churin, 2008). Mais pourquoi aller torturer des souris pour démontrer ce que l’on savait déjà ? La tradition confirme que la plante aide à gérer les problèmes articulaires chroniques, arthrose, arthrite, rhumatisme, goutte, quel que soit le nom que l’on met sur la douleur.
Pour les douleurs articulaires, musculaires ou tendineuses chroniques, on prend de 2 à 3 tasses par jour de l’infusion (voir plus bas). Fournier mentionne aussi une application de l’infusion presque bouillante localement sur les membres douloureux.
Gestion des fièvres
Ceci découle de la propriété anti-inflammatoire évoquée précédemment. La reine des prés, consommée régulièrement pendant la journée, peut faire baisser la fièvre. Elle calme l’excitation fébrile qui accompagne certaines infections (Fournier).
Ses propriétés diaphorétiques permettent à la personne de transpirer plus abondamment afin d’évacuer la chaleur. Elle est en particulier indiquée si la fièvre est accompagnée d’une transpiration faible, voire inexistante (la personne est rouge, fébrile, agitée, mais ne transpire pas). Weiss recommande de la combiner avec les bractées de tilleul, une autre diaphorétique, et de boire l’infusion aussi chaude que possible (accentue l’effet diaphorétique) et en quantité.
D’un point de vue énergétique, la reine des prés est donc refroidissante.
Astringente

Prenez une gorgée de l’infusion. L’aspect floral disparait très vite pour laisser place à une bouche sèche et pâteuse. Les tanins font cet effet. La plante en est riche – plus de 10%. Ce qui la rend d’ailleurs difficile à boire pour certains, car trop de tannins peuvent provoquer un état nauséeux. Les tanins expliquent son premier caractère asséchant : elle assèche localement, par contact, la peau ou les muqueuses.
On l’utilise pour les inflammations des muqueuses digestives :
- Bouche (gingivites) : tisane reine des prés en bain de bouche
- Gorge (angines) : tisane reine des prés en gargarismes
- Brûlures d’œsophage et d’estomac
- Inflammations intestinales (colites)
- Diarrhées passagères ou chroniques (colopathie fonctionnelle)
Pour calmer les diarrhées, associez-la à la matricaire qui fournira un effet adoucissant supplémentaire et calmera les crampes.
Diurétique
C’est son second côté asséchant. La reine des prés augmente la diurèse et nous fait perdre une partie de notre eau. C’est donc un effet asséchant systémique (qui affecte tout notre système, car moins d’eau sera disponible pour irriguer peau, muqueuses et autres organes).
Leclerc utilise cet effet dans le contexte des douleurs articulaires. Augmenter le volume urinaire permet d’évacuer les excès d’acide urique qui pourraient se déposer dans les articulations.
A ceci s’ajoute les utilisations classiques de la plante diurétique pour les rétentions d’eau, oedèmes, hypersécrétions (allergies), etc.
Reine des prés et foie
La reine des prés est-elle une « plante du foie » ? Déjà, elle a une certaine amertume, elle aura donc un effet cholérétique et cholagogue (ce qu’on appelle en langage courant un effet « dépuratif du foie ») comme tant d’autres plantes amères.
En revanche, ce n’est pas une « grande dépurative du foie » comme le pissenlit, l’artichaut, la fumeterre ou d’autres. Cela dit, elle aura probablement un effet antiinflammatoire hépatique si cet organe subit des assauts (élévation transaminases et gammaGT). Mais là encore, probablement pas aussi efficacement que les « grandes réparatrices du foie » comme le chardon-marie.
Précautions
- Ne pas utiliser chez l’enfant (risque de syndrome de Reye, rare mais potentiellement mortel)
- Ne pas utiliser si vous êtes allergique à l’aspirine
- Ne pas utiliser si vous êtes sous anticoagulants (Kudriashov, 1990)
- Due à sa teneur en tanins, prenez la reine des prés loin de la prise de tout médicament (interfère avec l’absorption) et loin des repas
Est-ce que la reine des prés fluidifie le sang ?
Pas exactement. Elle possède une action antiagrégant plaquettaire légère, mais elle n’est pas considérée comme un anticoagulant direct. Il faut arriver à faire la différence.
Les anticoagulants empêchent la formation des caillots en agissant directement sur les facteurs de la coagulation. C’est le cas de certains médicaments bien connus. Les antiagrégants plaquettaires, eux, empêchent les plaquettes de s’agglomérer entre elles, limitant le risque de formation de caillots.
C’est la différence (si vous connaissez ces médicaments) entre la warfarine et l’aspirine.
Donc pour revenir à la question, la reine des prés influence la fluidité sanguine en empêchant les plaquettes de s’agglomérer, et comme dit précédemment dans les précautions, ne l’utilisez pas (ou demandez l’avis de votre médecin) si vous êtes sous anticoagulants. Et même si vous êtes sous antiagregants plaquettaires, demandez avis à votre médecin, principe de précaution d’abord.
Quels sont les effets indésirables de la reine des prés ?
La combinaison d’astringence (richesse en tanins) et amertume rend parfois la tisane pénible à boire. On peut vite s’en lasser si on essaie de la doser à la manière traditionnelle d’une cuillère à soupe des fleurs par tasse. On peut développer un sentiment de nausée au bout de quelques jours.
Si c’est le cas, mieux vaudra passer à une teinture de plante fraiche, si vous tolérez le peu d’alcool que l’on trouve dans la teinture (exception : toute inflammation ou ulcération digestive).
Comment utiliser la reine des prés ?
Fleurs reine des prés : la partie utilisée
Ce sont les fleurs qui sont traditionnellement utilisées, bien que la feuille le soit parfois aussi (beaucoup moins aromatique) et la racine dans certaines traditions (Iroquois en Amérique du Nord par exemple).
Ramassez la fleur lorsque la plante est en début de floraison. Certaines fleurs seront bien ouvertes, d’autres encore fermées. Coupez les tiges fleuries entières et faites-les sécher en bouquet la tête en bas ou sur une claie de séchage. Une fois sèches, effritez les fleurs et stockez-les dans des sacs en papier.
Une bonne reine des prés sèche a un parfum très floral.
Formes utilisées
La reine des prés est avant tout une plante à infusion. Mais je vous donne les autres formes acceptables si l’infusion vous pose problème.
- Infusion
- Des fleurs sèches – l’infusion se fait à 85°C afin de ne pas détruire certains constituants fragiles de la plante. Faites bouillir l’eau à la bouilloire puis attendez 10 minutes après le « clic » avant de verser.
- Teinture
- Des fleurs fraiches (1:2 – alcool à 80°) ou sèches (1:5 – alcool à 45°). La forme « plante fraiche » (alcoolature) est, de loin, la forme la plus fidèle à la plante, vu que la plante a tendance à vite perdre au séchage.
- Macérat huileux
- Des fleurs sèches, par intermédiaire alcoolique si vous avez accès à de l’alcool pur. À appliquer sur les articulations douloureuses.
Doses
- Infusion
- 30 g par litre, jusqu’à 4 tasses par jour (Valnet)
- 12 à 18 g par jour (Mills & Bone)
- Teinture
- Fleurs fraiches : 60 à 90 gouttes jusqu’à 4 fois par jour (Moore).
- Fleurs sèches : 90 à 120 gouttes jusqu’à 4 fois par jour (Moore).
- 1 à 2 cuillères à café (Leclerc)
- 2 à 4 ml 3 fois par jour (Hoffmann)
- Gélules
- 2 à 6 g par jour (Hoffmann)
- 2,5 à 3,5 g par jour (Commission E Allemande)
Références
Barnaulov OD, Denisenko PP. [Anti-ulcer action of a decoction of the flowers of the dropwort, Filipendula ulmaria (L.) Maxim]. Farmakol Toksikol. 1980 Nov-Dec;43(6):700-5.
Churin AA, Masnaia NV, Sherstoboev EIu, Shilova IV. [Effect of Filipendula ulmaria extract on immune system of CBA/CaLac and C57Bl/6 mice]. Eksp Klin Farmakol. 2008 Sep-Oct;71(5):32-6.
Kudriashov BA, Liapina LA, Azieva LD. [The content of a heparin-like anticoagulant in the flowers of the meadowsweet (Filipendula ulmaria)]. Farmakol Toksikol. 1990 Jul-Aug;53(4):39-41.
Ouvrages cités :
- Fournier, « Dictionnaire de Plantes Médicinales et Vénéneuses de France« , 1947
- Moore, « Materia Medica«
- Leclerc, « Précis de Phytothérapie », 1973
- Weiss, « Herbal Medicine », 2ème édition, 2000
- Mills, Bone, “Principles and Practice of Phytotherapy”, 2013
- Valnet, « La Phytotherapie« , 2001
- Hoffmann, « Medical Herbalism« , 2003




143 réponses
Bonjour Sabine, bonjour Christophe,
Voilà, mon conjoint a une crise de goutte, son médecin lui a prescrit un mélange de plantes (alkekenge, bouleau, cassis, frêne)
Pour la douleur il prend Nutralgic qui comprend du curcuma, harpagophytum, grande camomille, saule blanc, etc…
J’ai lu qu’il ne faut pas consommer de saule blanc en cas de crise de goutte.
Je suis un peu mêlée, qu’en pensez vous ?
Un grand merci à vous deux
Fabienne
Bonjour Fabienne,
Au contraire, le saule blanc est en principe indiqué en cas de goutte.
Où avez-vous trouvé cette contrindication ?
Bonjour Christophe,
J’ai trouvé l’info sur doctissimo
Les contre-indications de la consommation de produits contenant de l’écorce de saule blanc sont identiques à celles de l’aspirine. Il faut éviter leur consommation par des personnes allergiques aux salicylates, aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, par des personnes souffrant d’ulcères de l’estomac ou du duodénum ou encore par des personnes sujettes aux hémorragies. Cette plante médicinale est déconseillée également aux personnes asthmatiques, malades des reins ou souffrant de goutte et, enfin, chez les femmes enceintes ou durant l’allaitement.
J’ai contacté quelques herboristeries avec des avis différents, c’est pour cela que je viens demander de bons conseils ici.
Merci pour votre réponse et merci pour ce blog si passionnant.
Fabienne
Bonjour Fabienne,
Je ne vois rien dans mes ouvrages de référence sur les interactions et contrindications à ce sujet (goutte spécifiquement) – ces ouvrages sont très détaillés et plutôt conservateurs.
De plus, cette contrindication spécifique s’oppose totalement à l’utilisation traditionnelle.
Il faudrait une référence scientifique (une étude) pour aller jusqu’au bout du raisonnement, mais rien sur doctissimo.
Donc mon avis personnel : cela ne tient pas la route.
Pour info, je ne trouve pas cette contrindication ici : http://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/reine-des-pres.htm
Bonjour j’ai dans mon jardin de la rêne des prés que je souhaite associer à de l’ortie et de la menthe pour aider à soutenir l’appareil locomoteur suite à des infiltrations (inflammation au niveau de la région lombosacrale). Est-ce que l’ingestion des plantes séchées est moins bénéfique que les teintures mère ou infusions? ( C’est pour un cheval)
Bonjour Solène
Pour un cheval je ne saurai vous dire, je pencherais plutôt pour les plantes séchées (mélangées à son fourrage habituel )
Bonjour Christophe,
Encore une découverte comme d’habitude grace à vous. J’utilise des comprimés bio de reine des prés pour les maux de tête, très efficace, mais pour les remontées gastriques dont souffre mon mari de temps en temps, c’est difficile d’avoir des fleurs séchées utilisables (durée de vie courte). La TM serait-elle une solution, quelle posologie, ou bien ces comprimés? Mon mari prend des anti coagulants pour des extra systoles, la TM lui serait-elle bénéfique pour l’arthrose?
Merci d’avance.
Bonjour Claudia
pour le reflux gastrique de votre époux, il parait important de remonter à l’origine de ces reflux, pour commencer je vous invite à lire cet article https://www.altheaprovence.com/blog/reflux-gastrique/
Un trés grand merci pour le partage de vos connaisances
Sur le site France Herboristerie que vous recommandez , il propose de le reine des prés soit en sommites fleuries ou fleurs entières , j’avoue ne pas comprendre la difference et surtout laquelle choisir pour profiter pleinement de ses bienfaits contre mes douleurs de cruralgies totalement handicapante.
Je vous remercie de votre aide et de vos lumières
Sylvie
Bonjour Sylvie
Effectivement je suis allée voir sur le site, normalement ce sont les sommités fleuries (le haut de la tige avec les fleurs, certains rajoutent un peu les feuilles) que l’on prend, car c’est compliqué vu la taille des fleurs de les cueillir séparément
je suis allée sur le site et je pense que le mieux serait de les contacter pour avoir des précisions, et comprendre aussi la différence de prix
tenez nous au courant 🙂
Bonsoir Christophe
J’habite sur le causse lotois donc pas de reine des prés mais par contre la spirée filipendule (dont les petites feuilles ressemblent à de la fougère)y pousse en abondance en ce moment
peut-on l’utiliser de la même façon , a-t-elle les mêmes propriétés?
encore un grand merci pour toutes ces fiches : une mine d’or
bonsoir
d’après Fournier (dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France) la filipendule commune aurait des propriétés similaires à la reine des prés, les principes actifs seraient plutôt concentrés dans les tubercules, mais les feuilles et les fleurs seraient aussi intéressantes , la plante entière donc peut être utilisée comme la reine des prés
pour ma part, j’ai trouvé que la fleur de la filipendule commune n’avait pas vraiment d’odeur comparé à sa cousine reine des prés, par contre je trouve que les feuilles ont un fort goût de « médicament » ou celui de l’acide salicylique particulier de la reine des prés (difficile à décrire) du coup j’envisage de faire une teinture avec pour voir la différence avec celle de la reine des prés
Bonjour
je me posais la question suivante : on trouve parfois le nom de spiraea ulmaria au lieu de filipendula ulmaria pour la reine des prés… ce nom désigne -t-il une autre plante?
Merci d’avance de votre réponse
Bonjour Delph
c’est la même plante 🙂
J UTILISE LA REINE DES PRES DANS LA TISANE DU CENTENAIRE
A QUANTITÉ ÉGALE 10 GRAMMES DE CHAQUE POUR 1 LITRE
FLEURS DE REINE DES PRES
FEUILLES DE FRÊNE
FEUILLES DE CASSIS
FEUILLES DE MENTHE POIVRÉE
1 TASSE A JEUN ET UNE LE SOIR APRÈS LE SOUPER
(A LA PHARMACIE DU BON DIEU FABRICE BARDEAU)
Bonjour Christophe.
Dans le Fournier, je lis « À trop forte doses, l’Ulmaire peut prooquer de l’hématurie et des troubles cardiaques capables, dit L. Reutter, de devenir dangereux et même mortels ».
Qu’en pensez-vous ? Perso dès que je lis un truc pareil ça me fait fuir 😀
Bonne continuation !
Bonjour Laurent
A trop fortes doses , beaucoup de nos chéries médicinales peuvent se transformer en « Mr Hyde » 🙂 et là dans cette situation le salut n’est pas forcément dans la fuite , mais dans le respect des dosages.
Bonjour Christophe,
Peut on la prendre en continu a raison de 2-3 tasse par jour dans le cas d arthrose sans effet secondaire ?
Merci par avance.
Bonjour Jennifer,
Oui lorsqu’on regarde les doses recommandées par les livres ou les herboristeries, on est souvent dans les 2 à 3 tasses par jour. Maintenant, pour les effets secondaires, c’est plutôt du cas par cas plus qu’une histoire de doses. Voir section « précautions ».
je souffre de névralgie faciale , ou du trijumeau, gauche. Reine des près peut-elle me soulager et de quelle manière ? merci de m’aider
Bonjour Christophe,
J’aimerais semer les graines, est-il encore temps et en avez-vous? Quel est le meilleur endroit pour les faire pousser? très humide je suppose.D’avance merci. Bien cordialement
Josseline
Bonjour Josseline,
C’est l’une des graines les plus difficiles à faire germer dans mon catalogue. Endroit ombragé, humide, frais et beaucoup de patience. Oui il est encore temps, mais ça devient tout de même limite…
Si nous ne disposons plus de plantes pour pouvoir se soigner (en hiver, par exemple), quelle forme galénique préconisez-vous ? Doit-on plutôt se tourner vers les plantes en vrac ou les gélules ? Si je prends l’exemple du frêne dont les feuilles constituent également un excellent inflammatoire, le coût d’un traitement contre l’arthrose est d’environ 45 euros par mois sous forme d’infusion (50g de feuilles sèches dans un litre d’eau/jour) alors qu’il n’est que d’environ 15 euros sous forme de gélules de plantes (à raison de 6 gélules de 250 mg/j). Encore faut-il trouver de bonnes gélules dans le commerce. Quant aux gélules d’extraits secs, je n’en connais malheureusement pas le prix.
Et encore faut-il comparer ce qui est comparable. En d’autres termes, les effets de 50 g de feuilles par jour sous forme d’infusion sont peut-être largement supérieurs à ceux de 1,5 g sous formes de gélules (chose que je suspecte fortement). Pour la reine des prés, la forme teinture fabriquée à partir de la plante fraiche est la meilleure, largement mieux que les gélules.
Des études scientifiques ont-elles été réalisées afin de déterminer quelle forme galénique produit le meilleur effet ? Ce serait intéressant de le savoir.
Pas à ma connaissance, c’est plutôt une observation empirique.
je souhaite faire un macérat huileux avec la reine des prés que j’ai ramassé. puis je le faire avec du ghee.
que puis je faire avec les feuilles que j’ai mises à sécher?
merci beaucoup pour toute ces informations précieuses!
Oui vous pouvez le faire avec du ghee mais il faudra bien sûr chauffer (un peu, au minimum) pour garder le ghee liquide afin de faire macérer vos fleurs. Je trouve la feuille largement moins intéressante, mais certains l’utilisent dans les mélanges. Personnellement je n’utilise que la fleur.
bonjour, merci beaucoup pour votre réponse . et merci aussi pour toutes ces informations très précieuses.
Bonjour Christophe,
Ici, sur le causse des Gorges de l’Aveyron, on trouve la spirée filipendule ou filipendule vulgaire, une proche cousine de la reine des prés, utilisée en tisane de « reines des prés ».
J’ai du mal à trouver des informations sur cette plante, en savez-vous quelque chose ?
« On » m’a dit que Tévenin la pensait même supérieure en actifs à l’ulmaria, mais je ne parviens pas à trouver la source de cette info.
Merci d’avance,
Laure
Bonjour Laure,
Il faut que la filipendule dégage une forte odeur caractéristique des plantes riches en dérivés salicylés. Notez-vous un tel parfum ?
Dans les vieux écrits (coté anglophone) : Remington, dans son fameux traité de pharmacie de 1918, la mentionne en utilisation interchangeable avec F. ulmaria. (aussi chez Hool, 1922). Mais des auteurs plus récents réfutent cet amalgame car F. vulgaris n’aurait pas cette odeur caractéristique.
Personnellement, je n’ai pas d’expérience avec F. vulgaris.
Encore une super fiche ! Elles me permettent toujours de faire un peu de révision et de faire découvrir de belles plantes sur les réseaux. Merci 🙂
Bonjour,
Toujours aussi passionnantes vos fiches plantes.
Pour une tendinite qui dure, que penseriez vous d’associer la reine des pré à ortie + prêle pour une tisane ou la prêle se suffit elle à elle même ?
Je ne pense pas que la prêle suffise, elle est importante pour régénérer le tissu conjonctif, l’os, le cartilage, les structures. Mais elle ne calme pas l’inflammation. Mieux vaut associer les 2 (ou les 3).
Merci infiniment !!
Hum, difficile de répondre à ça sans avoir de reine des prés fraîche à portée de main. La plante fraîche a une odeur de miel sans avoir cette odeur dont vous parlez, la tisane semble moins forte en odeur. Je pense mêler ma spirée filipendule cueillie fraîche à la reine des prés séchée de mon herboriste, on verra bien !
Bonjour,
Tout d’abord merci pour tout le travail que vous partagez pour notre plus grand bonheur.
Dans la partie teinture de la plante sèche, vous mentionnez :
Des fleurs sèches (1:5 – alcool à 45°)
que signifie le nombre 15 ?
Merci beaucoup
Bonjour Catherine,
Tout est expliqué ici :
https://www.altheaprovence.com/blog/faire-une-teinture-mere-maceration/
1:5 signifie que pour 100 g de plante sèche vous utilisez 500 ml d’alcool à 45°.
Merci Christophe.
Un merveilleux article ! Merci Christophe!!
Content que l’article vous plaise. C’est vrai que c’est une plante qui a tout pour plaire. Elle est relativement stable au séchage, pousse localement, est bien connue des herboristes. Seul petit hic, elle sent très bon, mais coté goût, parfois ça ne passe pas très bien…
Merci encore de partager toutes ces informations. C’est toujours un plaisir de recevoir et lire cette newsletter. Bravo
Merci pour les « fiches plantes » gratuites et bien documentées. C’est une excellente source d’information.