Artemisia annua (armoise annuelle) : anti-malaria et anti-cancer


On parle beaucoup de l’armoise annuelle ces derniers temps, Artemisia annua.

Personnellement, cela fait plusieurs années que je la cultive au jardin. C’est une plante qui m’intéresse beaucoup car elle a un fort potentiel en ce qui concerne le traitement de la malaria et probablement du cancer.

Je vais vous faire un résumé de toutes mes recherches dans cet article/vidéo.

NOTE : la plante est actuellement interdite en France dans les herboristeries. Et je n’ai pour l’instant pas évalué de fournisseurs, je ne peux donc pas vous faire de recommandations de ce point de vue là.


Description botanique

L’armoise annuelle n’est pas une plante de chez nous, bien que vous la trouverez naturalisée dans certaines régions française : Provence, Languedoc-Roussillon et Vallée du Rhone en particulier (1).

C’est une plante annuelle, comme son nom l’indique, de la famille des Astéracées.

La plante peut devenir très grande. J’ai déjà eu des plantes de 2 m de haut dans mon jardin et je sais qu’elles peuvent parfois atteindre 3 m.

Et regardez comme elle se développe bien en pot aussi, on peut donc la faire pousser sur un balcon ensoleillé.

Artemisia annua - armoise annuelle

La plante a des tiges très ramifiées. Les feuilles sont très divisées.

C’est une astéracée, donc les fleurs sont en fait des capitules floraux. Ils sont petits, disons 1 à 2 mm de diamètre, de couleur jaune et ils sont localisés en grappe.

Vous trouverez tout au long de cet article des photos pour illustrer cette description.

La plante adore le plein soleil et n’a pas besoin d’une terre riche. Au contraire une terre pauvre fera très bien l’affaire.

Pas besoin de beaucoup d’eau une fois qu’elle est bien établie. Elle n’a pas l’air d’attraper de maladies, elle se ressème très facilement, c’est donc un cadeau incroyable de la nature pour une plante qui a un tel potentiel thérapeutique.

Mise à jour : suite à la réception d’un commentaire de Lucile Cornet-Vernet :

La germination et la taille des plantes n’est malheureusement pas la même en Afrique … difficile germination , dormance incompréhensible des semences et taille de la plante souvent plus petite….Là-bas elle doit aussi être arrosée matin et soir ! Année après année elle s’adapte mais c’est long !


Un peu d’histoire

C’est une plante qui a un long historique d’utilisation en médecine chinoise. On la retrouve aussi en médecine ayurvédique avec une indication commune et très intéressante : on l’utilisait pour ce qu’on appelait les fièvres intermittentes.

En d’autres termes, la personne a des poussées de fièvre, puis une période sans fièvre, puis la fièvre revient, etc. La malaria crée ce type de fièvre. Donc déjà, quelques millénaires dans notre passé, on utilisait probablement l’armoise annuelle pour les infections de type malaria.

Plus récemment, nous avons eu un épisode important qui s’est produit en 1967 pendant la guerre du Vietnam. Hô Chí Minh demande de l’aide à la chine car ses soldats périssent plus de la malaria que des balles des soldats américains.

La Chine, à l’époque, avait elle aussi de gros problèmes de malaria dans ses provinces du sud. Le gouvernement décide donc de lancer un programme de recherche qu’il appelle Projet 523. Des centaines de scientifiques vont travailler dessus.

En 1969, une certaine Tu Youyou, prend la tête du projet. Vous connaissez peut-être son nom car elle a reçu le prix nobel de médecine en 2015 pour ses travaux sur l’Artemisia annua et la malaria.

À l’époque, les laboratoires pharmaceutiques du monde entier recherchaient une molécule pour combattre la malaria. En effet, la maladie devenait de plus en plus résistante à la chloroquine, un dérivé de la quinine tirée de l’écorce de quinquina.

Les labos testaient des milliers de molécules, un peu à la manière d’un rouleau compresseur, un peu au hasard, pour voir si on allait trouver la molécule miracle.

Tu Youyou, elle, s’est tourné vers la tradition et les vieux écrits. C’est comme ça qu’elle a redécouvert l’armoise annuelle. Elle a aussi remarqué que dans les régions de Chine où on utilisait la plante, il n’y avait pas de problème de malaria.

Elle va aussi extraire l’une des substances actives, l’artémisinine, la substance dont on parle le plus aujourd’hui. Et pour boucler cette histoire avec le Vietnam, les Chinois ont envoyé des stocks d’armoise annuelle aux troupes d’Hô Chí Minh est son problème de malaria fut réglé. Aussi simple que ça.

Artemisia annua - armoise annuelle


Situation actuelle

La situation aujourd’hui est un peu compliquée. Je vais essayer de vous la résumer du mieux possible.

La plante a de nombreuses propriétés, mais on va se concentrer sur 2 uniquement, les deux plus intéressantes.

➜ C’est un antipaludique redoutable. Elle détruit le parasite responsable de la maladie, le plasmodium qui circule dans le sang. Nous avons des protocoles bien établit en termes de dosage et durée, je vais vous les décrire plus bas.

➜ C’est probablement un anti-cancer efficace mais pour lequel nous avons beaucoup moins de recul et d’expérience au sujet des dosages, durée de prise, etc.

Donc je vous propose de prendre ces sujets un par un et de rentrer dans les détails.

Artemisia annua - armoise annuelle


L’artemisia terrasse la malaria

La plante contient une substance qui s’appelle l’artémisinine et qui peut être isolée aujourd’hui. Cette substance a été très étudiée.

Voici ce qu’il faut savoir :

  • L’artémisinine isolée fonctionne pour soigner la malaria ;
  • La plante entière fonctionne aussi très bien ;
  • La plante entière dans laquelle on a enlevé l’artémisinine fonctionne aussi.

J’aimerais insister sur ce dernier point car on n’en parle pas assez aujourd’hui. D’ailleurs on voit qu’une autre artemisia, l’Artemisia afra, est elle aussi très efficace contre la malaria et elle ne contient pas d’artémisinine (3).

Cela veut dire qu’une fois de plus, l’obsession sur le composant actif ne peut pas fonctionner !

On a recensé plus de 400 composants dans la plante, plus de 20 sont antipaludiques. C’est cette richesse qui fait son efficacité.

C’est cette richesse qui fait que le parasite responsable de la malaria n’arrivera pas à s’adapter comme il le fait si bien lorsqu’il n’y a qu’une molécule seule.

De plus, l’artémisinine est chère. Il faut un laboratoire pour l’extraire.

En dénigrant la plante entière et les formes simples comme l’infusion, on empêche donc les populations locales d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud de reprendre leur santé en main. Je trouve que c’est vraiment triste sachant que des enfants meurent chaque jour de la malaria.

Heureusement que les populations locales n’ont pas attendu la bénédiction des Européens et des Américains pour faire leurs propres expérimentations et voir ô combien l’infusion est efficace !

Artemisia annua - armoise annuelle

Protocole anti-malaria

L’information que je vais vous distiller provient de différentes sources :

  • ANAMED, une ONG très impliquée dans les projets sur l’artemisia ;
  • La Maison de l’Artemisia, magnifique projet français de Lucille Cornet-Vernet ;
  • Stephen Buhner aux Etats-Unis et ses recherches sur les plantes antiparasitiques.

Malaria déclarée

Voici les différentes formes que l’on peut utiliser :

Infusion de plante sèche. On utilise 5 g pour un litre d’eau. On peut aussi doser un peu moins précisément lorsqu’on n’a rien pour peser et faire à la poignée, ce qui nous fait en général entre 5 et 10 g.

On laisse infuser 15 minutes à couvert. Ensuite on filtre et on boit en 3 ou 4 prises pendant la journée. Cure de 7 jours, plus longtemps n’est pas nécessaire, moins longtemps est problématique. En effet, il ne faut pas s’arrêter avant sinon il reste des parasites dans le sang.

Buhner explique que l’artémisinine est mieux extraite s’il y a des lipides. Il conseille donc d’utiliser une infusion dans du lait entier et explique que ceci va extraire 80% de l’artémisinine comparé à 25% pour l’infusion dans l’eau. Bien évidemment, dans les pays pauvres, on utilisera de l’eau tout simplement.

Teinture de plante fraîche. On coupe la plante fraîche en tout petits morceaux et on utilise 200 ml d’alcool pur (alcool à 96° si possible, 80° minimum), pour 100 g de plante fraîche.

On place une pierre propre sur la plante, dans le bocal, pour que l’alcool recouvre bien la plante. On laisse macérer 2 semaines, on filtre, on presse. Les doses sont de 1 cuillère à soupe de teinture dans de l’eau 2 fois par jour pendant 7 jours (Buhner).

Jus de plante fraîche, là encore pas à la portée de tout le monde car il faut un extracteur. Buhner recommande 1 cuillère à soupe du jus par jour, dans de l’eau, pendant 7 jours.

Buhner explique que le jus est 6 à 17 fois plus puissant que l’artémisinine pure. Ça fait réfléchir.

Artemisia annua - armoise annuelle

Macération à froid. C’est la forme ancestrale découverte par Tu Youyou. On laisse macérer l’artemisia annua dans de l’eau froide pendant plusieurs heures, ensuite on presse la plante pour extraire le plus de jus possible et on va boire dans le courant de la journée.

Buhner donne une méthode légèrement différente : on démarre avec 100 g de plante fraîche, on verse ½ litre d’eau chaude dessus (attention pas bouillante, de l’eau chaude) et on laisse macérer pendant 12 heures. Ensuite, bien presser et boire dans la journée.

Si vous voulez la méthode simple, c’est celle décrite par ANAMED et la Maison de l’Artemisia, 5 g de plante sèche pour un litre, ou une poignée, en infusion.

Résultats : la fièvre, les maux de tête, les courbatures disparaissent dès le premier ou le deuxième jour. Cela fonctionne vite et bien.

Notez  bien : Buhner recommande de faire une deuxième cure d’une semaine 2 semaines après la première cure. Donc vous faites la cure d’une semaine, vous laissez passer 2 semaines, puis vous refaites la même cure d’une semaine. Je n’ai pas trouvé pas cette recommandation dans mes autres sources, c’est une spécificité Buhner.

Efficacité : une étude sponsorisée par la Maison de l’Artemisia au Congo (2), étude randomisée en double aveugle, démontre que sous artemisia annua, le taux de guérison du paludisme est de 99,5 % !

Alors que le taux de guérison si on utilise une combinaison d’un dérivé de l’artémisinine, qu’on appelle artesunate, et d’un médicament antipaludique (traitement dit ACT) est de 79,5 %. Ça fait réfléchir, non ?

Artemisia annua - armoise annuelle

Prévention

➜ ANAMED recommande 1,25 g de plante sèche en infusion, c’est-à-dire environ une cuillère à café de plante sèche pour une tasse de 200 ml. Vous faites une infusion à couvert, vous laissez infuser 15 minutes puis vous prenez cette tasse tous les jours le matin.

Attention il faut boire toute la tasse d’un coup, vous n’étalez pas la prise tout au long de la journée sinon vous n’aurez pas assez d’effet.

Vous commencez avant le départ et vous continuez 3 semaines après votre retour.

➜ Les recommandations de la Maison de l’Artémisia sont un peu différentes. On va faire la distinction avec des personnes qui ont déjà été en contact avec la malaria, et qui ont donc une immunité plus aiguisée face à la maladie.

Pour ceux qui ont déjà été en contact avec la malaria : une infusion 2 fois par semaine pendant la saison des pluies.

Pour le touriste par contre, il faudrait plutôt prendre des doses qui tournent autour des 5 g/L en infusion, donc la dose curative, boire le litre dans la journée, de la veille du voyage jusqu’à une semaine après le retour.

Entre les 1,25 g/jour de ANAMED et les 5 g/jour de la Maison de l’Artemisia, il y a une différence significative. Le docteur Cornet-Vernet ayant une grande expérience en la matière, personnellement, si je devais faire de la prévention pour un voyage, je pense que je suivrais ses recommandations (5 g/jour).

Notez bien : le corps médical ne soutient pas ce type d’approche et vous dira de prendre des médicaments antipaludiques afin de ne pas prendre de risques.

C’est donc une approche très controversée (ça vous étonne ?) Et là je ne vais pas vous dire ce que vous devez faire, je vous dis ce que je ferais personnellement basé sur mes recherches. À vous de voir et de décider.

Notez bien : aussi bien en attaque qu’en prévention, l’efficacité du protocole va dépendre de la qualité de la plante que vous utilisez. Si vous utilisez une plante trop vieille, ou de mauvaise qualité, ça ne peut pas bien fonctionner. C’est le risque.

Et vu que la plante n’est pas autorisée à la vente en France, il est compliqué de s’en procurer aujourd’hui.

Artemisia annua - armoise annuelle


L’artemisia annua contre le cancer

En ce qui concerne le cancer, c’est beaucoup moins net. C’est surtout l’artémisinine qui a été étudiée.

Premièrement, nous avons de nombreuses études in vitro, c’est-à-dire hors de l’organisme, dans un tube à essai, qui montrent que l’artémisinine détruit les cellules cancéreuses de la leucémie, du cancer du sein, du cancer du colon, du cancer de la prostate, etc.

Nous avons des études sur le chien pour le cancer des os et des ganglions lymphatiques.

Je ne vais pas vous lister toutes ces études, il y en a vraiment beaucoup, faites sur de nombreux types de cellules cancéreuses.

Pour les études sur humains, hélas, pas grand-chose.

Il faut aller voir du côté des médecins qui prescrivent l’artémisinine et qui osent en parler, il n’y en a pas beaucoup je peux vous dire.

Un médecin aux États-Unis en parle, c’est le docteur Len Saputo, il est très critiqué comme vous pouvez vous en douter.

Il prescrit de 200 à 500 mg d’artémisinine par jour, 4 jours par semaine avec 3 jours de pause. Ce sont des doses plus basses que ce que l’on prendrait pour la malaria. Dans le contexte de la malaria on parle plutôt de 800 à 1200 mg d’artémisinine par jour pendant 5 à 7 jours (notez que je ne parle pas ici de plante entière mais bien d’artémisinine isolée).

Faisons le calcul pour la plante entière.

La plante sèche contient entre 0,75 % et 1,4 % d’artémisinine (Buhner), donc pour avoir 200 mg d’artémisinine, la dose basse recommandée par Saputo, il faudrait entre 14 et 25 g de plante sèche par jour, en infusion par exemple.

Mais vu que l’on a une synergie de constituants dans la plante entière, il est fort possible que des doses plus basses soient efficaces.

Donc pour résumer, on est vraiment dans le flou. Autant on est arrivé à un protocole efficace pour la malaria, autant pour le cancer on nage un peu en eaux troubles.

Personnellement, si je souffrais d’un cancer, je reviendrais à quelque chose de simple, car le simple, moi, ça me parle. Je prendrais l’infusion de la plante, probablement à des doses autour des 5 à 10 g/L en cure, probablement une semaine sur deux.

Mais cela n’engage que moi, je ne suis absolument pas en mesure de généraliser quoi que ce soit à l’heure actuelle.

Artemisia annua - armoise annuelle

Faut-il prendre l’Artemisia annua avec du fer  ?

Ensuite il y a toute une discussion sur la prise de fer avec l’armoise annuelle ou l’artémisinine. Il s’avère que l’artémisinine produit son effet en s’associant au fer et en créant un fort stress oxydatif qui va détruire soit la cellule cancéreuse soit le plasmodium.

Donc l’idée est de faire prendre du fer à la personne, les cellules cancéreuses en consomment (plus que les cellules saines), le plasmodium en consomme aussi au travers de l’hémoglobine, donc on essaye de saturer ces cellules en fer.

Puis l’artémisinine arrive et provoque la destruction. Logique jusque-là.

Le problème est que le fer peut aussi nourrir directement les cellules cancéreuses et le plasmodium. Donc là encore, il n’y a rien de clair.

J’aime la position du docteur Saputo que je trouve raisonnable : si la personne est en manque de fer basé sur un test sanguin, mieux vaut supplémenter car sinon l’artémisinine aura probablement du mal à faire son travail. Sinon il n’est probablement pas nécessaire de prendre du fer.

Artemisia annua - armoise annuelle


Récolte et séchage de l’artemisia annua

On change maintenant de direction et on va parler de récolte.

Certains vous diront de récolter les parties aériennes juste avant la floraison. D’autres vous diront de récolter juste à la floraison car les fleurs sont elles aussi très riches en artémisinine (Buhner). Là encore pas de consensus.

Ramassez toutes les parties aériennes, même les feuilles qui vous semblent les plus vieilles et un peu sèches. En général, ces feuilles matures sont en bas de la plante et sont très riches en artémisinine, plus riches que les jeunes feuilles.

Vous enlevez les branches les plus grosses, certaines peuvent être assez costaudes, les branches n’ont aucun intérêt. Vous gardez les branchettes les plus fines, et surtout vous gardez toutes les feuilles et les fleurs si vous ramassez juste en début de floraison.

Vous faites sécher à plat sur une grille puis vous conservez dans des sacs en papier à l’abri de la lumière. Ou vous la transformez à l’état frais pour en faire une teinture par exemple, on en a déjà parlé.

Artemisia annua - armoise annuelle


Contre-indications et précautions

  • L’artemisia annua crée parfois un état nauséeux, c’est assez courant ;
  • Beaucoup moins courant, certaines personnes disent avoir la tête qui tourne un peu, des petites douleurs intestinales, parfois des démangeaisons ;
  • Encore moins courant, la prise de fortes doses, et là on parle plutôt d’artémisinine, peut provoquer une inflammation du foie, donc élévation des marqueurs hépatiques ;
  • Vu que l’huile essentielle de la plante contient des cétones, de fortes quantités de plante, ou une prise sur une longue durée, pourrait entraîner une neurotoxicité théorique (qui n’a pas, à ma connaissance, été observée en pratique)
  • Pour la prise pendant la grossesse, basé sur mes recherches c’est plutôt contre-indiqué.
    • Nous avons une étude faite en Afrique sur 16 femmes enceintes qui ont pris l’armoise annuelle pendant leur premier trimestre et il n’y a pas eu plus de fausses couches qu’à l’accoutumée. En revanche, les études sur animaux sont plus inquiétantes, donc pour moi c’est non par principe de précaution.

Artemisia annua : mot de la fin

Voilà pour l’artemisia annua, plante très prometteuse.

J’espère que l’on va continuer à l’utiliser sous sa forme naturelle de plante entière, que l’on va continuer à aider les populations locales à la cultiver et à l’utiliser.

Et pour le cancer, j’espère que l’on aura un jour des protocoles plus détaillés que ce qu’on a aujourd’hui. J’ai bon espoir.


Pour aller plus loin

Échanges sur la lutte contre le paludisme dans lequel l’artemisia annua est mentionnée – Assemblée nationale, Paris – 13 novembre 2018.


Références artemisia annua

(1) Voir : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-6765-repartition

(2) Voir : https://www.maison-artemisia.org/Maison-Artemisia-Cliniques.pdf

(3) Lubbe A, Seibert I, Klimkait T, van der Kooy F. Ethnopharmacology in overdrive: the remarkable anti-HIV activity of Artemisia annua. J Ethnopharmacol. 2012 Jun 14;141(3):854-9. doi: 10.1016/j.jep.2012.03.024.

Artemisia annua - armoise annuelle

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979 réponses

  1. Bonjour,
    Merci pour tous renseignements. Je vis à Cotonou au Bénin et j’aimerais bien avoir quelques graines pour développer à mon niveau cette plante.
    Je voudrais savoir si vous pouvez, si possible m’en procurer.
    Merci.

    1. Bonjour Gildas
      contactez l’association de Lucile Cornet-Vernet : »la maison de l’Artémisia » peut-être pourront ils vous aider

  2. Bonjour et Excellente année à Toutes et Tous…
    à toutes fins utiles, FRANCE 24, m’a fait parvenir un message signalant la diffusion d’une émission sur l’Artemisia Annua, « MALARIA BUSINESS » ce samedi 12 janvier à 22h15… Désolé pour le laps de temps très court avant cette émission mais l’info ne m’est parvenue que le 10 janvier….Est-ce une rediffusion du film passée sur France O fin 2017 ?… si Oui, il est intéressant de copier cette émission pour ceux qui s’intéresse à l’artemisia annua, contre le paludisme et qui dénonce les systèmes mafieux officiels et privés qui nient les bienfaits de cette plante et qui s’opposent, non seulement à ses utilisations mais également à sa culture….
    J’ai également découvert la diffusion intégrale du film début décembre sur la RTBF …Pour visionner voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=Ujn-p-Pwzzo&t=164s

      1. Je vous avoue que je n’y comprends plus ces émissions et messages à répétition que me fait parvenir FRANCE 24, car il y a environ 1h, j’ai reçu une nouvelle invitation à regarder FRANCE 24 sur You Tube intitulé MALARIA BUSINESS qui me semble-t-il reprend plusieurs séquences du film original… Quelles sont la raisons de cette nouvelle frénésie de France24 (France Info dont dépend également France Ô qui a été à l’origine du documentaire fin 2017…)… Mais je ne crache pas dessus car il faut effectivement enfoncer le clou et que des chaines TV officielles françaises et belges dénoncent l’inertie des autorités et la main mise des Labo privées et leurs implications dans l’interdiction des utilisations de l’Artémisia, est profondément « jouissif »…
        Nouveau lien de France24 pour voir cette nouvelle émission :
        https://www.youtube.com/watch?v=W6TgP5RlsDQ&feature=push-u-sub&attr_tag=foBIaoH-Xuf_EX9j%3A6

        1. bon je ne peux pas vous aider , car je ne connais pas ces chaines ni les autres d’ailleurs, par contre j’arrive à regarder sur internet , merci pour ce nouveau lien, mais ne vous mettez pas la rate au court bouillon hein 🙂

          1. ha ha ha …!!! je ne connais pas cette expression !…j’en ai la rate qui s’dilate !…ho ho ho ….
            j’ai rédigé ce texte de présentation pour chapeauter les annonces de France 24 et RTBF avec les liens pour regarder les documentaires et j’ai envoyé sur divers sites, dont ceux d’Alice Lucet (auxquels j’adhère) et de Naturopathie et Cie et quelques autres…
            « ….Parallèlement et conjointement aux luttes nationales contre les inégalités sociales, d’autres luttes contre les inégalités et l’autonomie des peuples doivent continuer à s’activer …. FRANCE 24 et la RTBF (TV Belge) relancent actuellement un documentaire qui montre toutes les ambiguïtés et la main mise des Etats, d’un Organisme Officiel tel l’OMS, Big Pharma, des Labo pharmaceutiques privés, d’Industriels comme Bill Gates et de Financiers, pour empêcher, non seulement la consommation, mais également la culture et la production de l’Artémisia Annua, une plante qui permet d’éradiquer totalement les parasites dans le sang des malades du Paludisme…(Cette plante aurait également des actions démontrées pour stopper l’évolution de certains cancers…)…. etc…etc…

  3. Bonsoir,

    J’aimerais savoir si il est possible de prendre de l’extrait d’armoise en traitement préventif pour le palu ? Et avez vous une idée du dosage qu’il faudrait ?

    C’est pour un voyage à l’étranger en longue durée et je ne sais pas pour quel moyen efficace opté pour le transport et sur place. Histoire d’en avoir d’avance. Ne sachant pas où en trouver sécher d’avance.

    1. Bonjour Coralie
      oui l’artémisia peut être prise en préventive (en tout cas en mode plante entière tisane), par contre pour les extraits d’artémisia je n’ai pas d’information ou de retour sur leur efficacité

  4. Bonjours souffrant d un cancer du poumon, J essaie de trouver des gélules d extrait d artemisia annua 400 mg à 30.1
    Combien devrais je en prendre par jour?
    J ai lu qu’ il fallait en prendre 17 par jour ainsi que du fer. Qu’ en pensez vous?

    1. Bonjour, je ne pourrais pas vous dire pour les gélules, d’autant que mettre la plante en poudre est problématique vu la quantité de substances aromatiques que l’on va perdre au passage.
      Comme expliqué dans la vidéo, personnellement, je reviendrais à quelque chose de simple: l’infusion de la plante, probablement à des doses autour des 5 à 10 g/L en cure, probablement une semaine sur deux. Mais nous n’avons pas vraiment de recul sur le sujet, c’est donc spéculatif de ma part. Pour le fer, voir mon explication dans l’article.

  5. Bonjour ,

    je sort d’une crise de palud qui à duré 15j ,
    pensez vous qu’il soit efficace de prendre le traitement tisane en dehors de la crise ?

    Merci

  6. Bonjour Christophe. Je regarde ou écoute tous vos mails chaque semaine.
    Et j’ai commandé votre livre que j’attends avec impatience.

    Je voudrais faire partager mon expérience par rapport à l’armoise annuelle.
    La vidéo et fiche sur cette plante m’ont décidé à l’utiliser.
    Pour mon travail je pars une à deux fois par an à Madagascar depuis 20 ans; ces dernières années prise de tolexine; et cette fois décision de prendre artemisia annua en gélules (10 gélules de 400 mg /jour vitaword en Allemagne).
    Mon entourage n’était pas trop d’accord !
    J’ai eu des ballonnements et douleurs abdominales (ou tourista tout simplement !), ainsi que des vertiges légers un peu persistants au retour depuis 3 jours mais vraiment sans gravité.
    Lorsque j’ai parlé de cette plante et traitement à Madagascar personne n’était au courant.
    Pourtant vente artemisia affra chez homéopharma (80 gélules pour presque 2 euros); c’est très cher pour beaucoup de malgaches. Sur la boite, préconisation de prendre 2 gélules/jour; on est loin des 5 g que vous préconisés. (j’ai les photos de la boite recto verso)
    Je vais dans une école de sourds à Tamatave et chaque année un ou deux enfants décèdent de fièvre, sans autres explications; et le paludisme laisse des surdités bilatérales quasi totales chez les enfants en bas âge.
    J’espère leur faire semer de l’artemisia dès que j’y retourne.
    D’ailleurs je vais me transformer en jardinier car il ont besoin d’aide également à ce niveau.
    Merci beaucoup et vivement que l’Herbaliste redevienne Herboriste.

  7. Bonjour,
    Artemisia annua et graviola sont-elles aussi efficaces en granules (chez Biologiquement.com).

    (Pour cancer du colon).

    Merci.

    Annie (Lunel 34400)

    1. bonjours moi j’utilise artemisia annua plus graviola et racine de pissenlit plus feuilles séchées de baobab bio 3/5 tasse part jours depuis des mois pour un cancer de la langue et je peut vous dire que cela fonctionne pour moi .

  8. Merci Christophe pour cet article très complet. Avez vous une liste des pays européens où artemisia annua est autorisée à la vente svp sous forme de compléments alimentaires?

    1. Bonjour Céline,
      Non je n’ai pas de liste, mais au moins l’Angleterre (fait-elle partie de l’union ou pas, pour l’instant toujours), la Belgique (vu que l’herboristerie du Valmont en vend), le Luxembourg (vu que Sinolux en vend), l’Allemagne… ensuite je ne sais pas, probablement d’autres pays. Cela ne m’étonnerait pas si c’était quelque chose du style la plupart des pays sauf la France.

    2. Cela fait bientôt cinq années que je consomme tous les jours une tisane composée d’armoise (celle autorisée par l’O.M.S.) et d’astragale. je trouve ces tisanes sous forme de plantes sèches, en Italie du nord (Piémont), cela auprès d’un commerce d’herboristerie, (commerces fréquents dans ce pays). Hors cette année encore, ce commerçant à qui je demandais si il avait la plus active des armoise, soit l’annuelle, il me répondit que cette dernière était interdite, et qu’il avait à disposition que l’armoise commune, donc celle que l’ont trouve sous nos climats. Néanmoins le breuvage que je produit avec ces deux plantes, et que je consommes journellement me tient encore à 77 ans en une belle forme.

  9. trés impressionant votre travail et surtout la clarté des photos ,la précision et la peine que vous vous donnez pour répondre à tous les commengtaires .je vous serais plus reconnaissant de me tenir informée des dernières découvertes liées aux soins et des cas de guérison de cancers au stade avancé (mon mari est atteint du cancer du cavum trés avancé ,il s’agit de tumeures externes au bas de l’oreille droite de type mal ,je cherche désespérement une lueure d’espoire coté plante car le plan médical est un echec total,rien n’arrete la tumeur de grossir)..toute aide te orientation est la bien venue.remerciements anticipés .

  10. Merci pour tout ce courrier très instructif .Il est parlé d’Afrique mais savez
    -vous que c’est le meme PB en Amazonie ?et  » ça tombe comme des mouches » ….je suis établi dans la zone et désirerai agir (gratis) avant de « partir » (j’ai +de 80 ans mais ça va)..Mon pb c’est l’adaptation de la plante …et que je n’ai plus de temps à perdre…je suis preneur de toute info .et conseil précis….voir Mme lucile Cornet-Vernet c’est fait mais si vous avez entendu parlé!!!!!! merçi PS je vis depuis 10 ans dans les marais sans précaution et n’ai en apparence jamais eu de pb palu « brave chance » ou immunité naturelle ? à noter que je ne suis pas le seul . Bernard

  11. Bonjour christophe , bonjour sabine
    Merci à sabine j’ai trouvé chez V(almont
    Aujourd’hui c’est une question de protocole je vais donc à Madagascar mais pour un mois et demi ( Je n’ai jamais eu la malaria et j’ai de l’artémisia en plantes sèches )
    Gratitude à tous les deux Bonne soirée
    Gisele

  12. BONJOUR CHRISTOPHE AVEC UNE IMMENSE GRATITUDE POUR VOTRE AMOUR DES PLANTES ET DES HUMAINS
    SYNCHRONICITÉS !!!! SANS INTERNET DEPUIS UN MOIS JE DÉCOUVRE CE MATIN VOTRE VIDÉO SUR ARTEMISIA ( je pars à Madagascar dans 5 semaines )
    JE SUIS A LA RECHERCHE DE CETTE PLANTE ( séche ou en alcoolature ) MAIS SANS RÉSULTAT
    ( inconnue au bataillon )
    POURRIEZ VOUS M’AIDER D’UNE FAÇON OU D’UNE AUTRE
    UN GRAND MERCI PAR AVANCE POUR VOTRE RÉPONSE

  13. Très bon article, complet, bien documenté et qui m’a fortement intéressé car j’ai dans mes plate-bandes pas mal de pieds d’artemisia vulgaris, ou armoise commune. Est ce qu’elle possède les mêmes vertus qu’artemisia annua? sinon où trouver des graines d’artemisia annua? D’avance merci.

  14. MERCI Christophe !… et je rejoins ici, plusieurs de vos followers dans leurs commentaires … Dans votre exposé, vous avez eu le courage de « vous mouiller » et de dénoncer une omerta, parmi tant d’autres, dans lequel quand vous dites que vous, vous sauriez qu’elle attitude adopter entre des prescriptions médicamenteuses chimiques antipaludiques et la possibilité de consommer des tisanes d’artémisia annua, je vous réponds que je ferai, sans hésiter, exactement la même chose que vous !….
    …et c’est ce que j’aurai bien voulu pouvoir faire quand, en 1996, complètement anémié, à bout de force, j’ai été envoyé dans un service de réanimation d’un hôpital, où j’ai fait un arrêt cardiaque, causé par le plasmodium qui m’avait dévoré la totalement de mes globules rouges… Le paludisme m’avait tué !…et pourtant, j’avais atterri en Afrique de l’Ouest dans le cadre d’un contrat pour Médecins Sans Frontières, qui à cette époque préconisait des consommations journalières d’antipaludéens à base de quinine (nivaquine, chloroquine…et divers autres qui devenaient obsolètes à chaque saison pluvieuse, du fait d’une immunorésistance des anophèles (moustiques femelles qui inoculent le plasmodium) à ces médications antipaludiques.
    …effectivement, si j’avais eu le choix, je n’aurai pas hésité, car les produits des Laboratoires pharmaceutiques n’ont rien pu faire pour moi à cette époque, ni avant, ni après, car mon organisme ayant déployé des anticorps, je n’ai jamais repris de tels produits, éventuellement de temps à autre une tisane d’écorces de quinquina, lors de grandes fatigues, qui auraient pu réveiller d’éventuelles réminiscence de plasmodium… Et c’est là que les infusions d’Artémisia Annua se distinguent des chimioprévention et chimioprophylaxie, préconisées par l’OMS, car aux doses et fréquences de prises d’infusions de la plante entière d’Artémisia, que vous nous indiquez dans votre exposé, le plasmodium est rapidement éradiqué et …DEFINITIVEMENT !… alors que par les traitements chimiques préconisés par l’OMS, les fièvres s’estompent, les douleurs articulaires également, mais le plasmodium se met en léthargie et ressurgit à la moindre grande fatigue physique de l’organisme qui reste infecté….
    Il faut savoir que dans « la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme pour 2016 à 2030 », l’OMS prévoit toujours des moustiquaires imprégnées d’insecticides , des pulvérisations périodiques d’insecticides à l’intérieurs des habitations (Bayer ou Monsanto ?..), des traitements saisonniers massifs de chimioprévention et chimioprophylaxie « désigne l’administration de doses infrathérapeutiques de médicaments antipaludiques à des intervalles suffisamment réguliers pour prévenir le paludisme. … », et par médicaments antipaludiques, l’OMS entend les CTA qui consiste en l’association d’artémisinine avec d’autres médicaments … Car, depuis le début des années 2000 quand on a annoncé et vanté les mérites de l’artémisia annua, l’OMS s’est empressée de récupérer le concept mais aussi de faire un blocage d’utilisations de la plante et a vite passé un contrat avec Sanofi pour fabriquer des comprimés qui n’ont pour l’instant, pas apporté les espoirs annoncés d’éradication du paludisme…loin de là !…
    …et pour être plus complet, il faut savoir que l’OMS demande aux Gouvernements des pays à risques, dans ses directives, de (citation) : « Retirer du marché tous les médicaments antipaludiques inappropriés. A tous les pays d’endémie palustre : veiller au retrait de tous les médicaments antipaludiques inappropriés du marché privé. Les autorités de réglementation nationales sont instamment invitées à prendre des dispositions contre la production, l’autorisation de mise sur le marché, l’exportation, l’importation et l’usage des monothérapies à base d’artémisinine par voie orale. Les pays doivent également prendre des mesures résolues, y compris en faveur de la surveillance, de la réglementation et d’un suivi rigoureux, en vue de retirer les médicaments antipaludiques inefficaces des établissements de santé et des pharmacies et d’empêcher notamment leur diffusion par les dispensateurs du secteur non structuré. Ces efforts joueront un rôle déterminant pour préserver l’efficacité des combinaisons à base d’artémisinine et contribueront largement à accélérer les progrès vers l’élimination. » …
    Mais, il faut aussi que tout le monde sache que le programme de lutte contre le paludisme que l’OMS va expérimenter de façon opérationnelle à la fin de cette année 2018, comprend une vaccination expérimentale sur les enfants des trois pays africains du Ghana, du Kenya et du Malawi…En effet, le Global Advisory Committee on Vaccine Safety (GACVS) et l’Agence Européenne des médicaments (EMA) ont rendu un avis favorable en juillet 2015 à la suite de la phase III de l’étude clinique conduite auprès de 15 459 enfants dans sept pays d’Afrique sub-Saharienne (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique et Tanzanie) et dont les résultats avaient été publiés dans la revue médicale The Lancet. Ces résultats ont établi que le vaccin présente un niveau de risque acceptable — avec quelques cas de méningite et de convulsions — avec une certaine efficacité contre P. falciparum dans les 12 mois suivant son administration, protégeant 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines et 56 % de ceux âgés de 5 à 17 mois contre le premier épisode clinique du paludisme. L’OMS a, par la suite, estimé que, bien qu’il soit modérément efficace, ce vaccin présente un intérêt pharmaceutique justifiant de réaliser un pilote à plus grande échelle. La vaccination des jeunes enfants dans les zones à forte transmission du parasite, où la mortalité est très élevée, peut en effet s’avérer déterminante pour y contenir l’impact du paludisme. Un pilote est ainsi prévu début 2018 avec le Ghana, le Kenya et le Malawi, afin d’établir si les résultats obtenus en phase III d’essai clinique peuvent être reproduits en conditions normales d’utilisation … Cela ne ressemble-t-il pas à des expériences sur des cobayes humains ?… et des enfants de surcroît ?…
    Le documentaire « Malaria Business » diffusé sur France Ô dans le cadre de l’émission « Investigations » en novembre 2017 …et trop vite retiré des possibilités de re visionnage, montre et démontre ainsi que tous les acteurs de terrain montre et démontre que la simple infusion de la plante « artemisia annua » permet d’ERADIQUER TOTALEMENT, le plasmodium d’un organisme humain après traitement de quelques jours alors que depuis des décennies et des décennies de traitements de chimioprévention ou de chimioprophylaxie dans les cadres préconisés par l’OMS les statistiques officielles nous indiquent que 1,2 million d’humains, sont morts du paludisme dans le monde et l’OMS elle-même indique qu’il y eu, en 2016, 216 millions de cas de paludisme dans 91 pays, soit 5 millions de cas de plus qu’en 2015… mais les gouvernements des pays industrialisés, les organismes officiels, les médias eux-mêmes n’en parlent pas ou peu…
    En comparaison la peur d’une contagion par EBOLA qui a provoqué 11000 morts sur deux ans (2014/2015) avait eu des audiences médiatique et étatique considérables et un rapport officiel de l’ONU rapporte que Un million de personnes sont mortes de maladies liées au SIDA en 2016 dans le monde… Soit des chiffres inférieurs à ceux de la mortalité par le paludisme sans que l’on ne s’en émeuvent outre mesure…
    Au vue des chiffres de la mortalité, il est clair que le traitement du paludisme ne passe pas par les insecticides ou les comprimés ACT (artémissinine + produits chimiques) , qui font le bonheur des Laboratoires pharmaceutiques industriels et dont les moustiques s’en amusent… au détriment des populations, mais par des produits naturels testés et éprouvés sur le terrain comme l’artémisia annua ou l’artémisia affra (variété africaine) qui éradiquent de façon catégorique la maladie.
    MERCI encore Christophe de nous permettre une tribune pour nous exprimer librement !….

    1. Je ne l’ai pas précisé mais « ….1,2 million de morts par le paludisme dans le monde … » c’est le chiffre pour une année !… à des fins de comparaison avec ceux d’Ebola et du VIH Sida …

      1. Afin de ne pas perdre toute crédibilité au sujet de mes commentaires présents, passés ou à venir et ne pas passer pour un lanceur de fausses informations (fake news), je tiens à préciser les chiffres que j’ai avancé concernant le paludisme, car effectivement l’écart peut paraître très important, voire exagéré, avec ceux annoncés par l’OMS et repris dans le film malaria business (500 000 morts) ainsi que sur le site du Docteur Lucile Cornet-Vernet, la Maison de l’Artemisia (438 000 morts)…
        Selon le dernier Rapport de l’OMS sur le paludisme dans le monde, publié en novembre 2017, il y a eu 216 millions de cas de paludisme en 2016, contre 211 millions en 2015. On estime à 445 000 le nombre de décès dus au paludisme en 2016, un chiffre similaire à celui de l’année précédente (446 000)…Pour ses statistiques, l’OMS se base sur des fourchettes de 367 000 à 755 000 décès.
        Personnellement, pour avoir vécu des expériences de terrain pendant une dizaine d’années et connaissant les pratiques des populations africaines relatives aux déclarations d’Etat civil, tant pour les naissances que les pour les décès, je fais plus confiance au chiffre que j’ai cité, en me référant aux résultats des enquêtes de terrain effectuées par la revue scientifique médicale britannique, « The Lancet » publiée, chaque semaine depuis 1823 jusqu’à nos jours… Les auteurs ont réuni systématiquement les données disponibles sur la mortalité due au paludisme pendant une trentaine d’années et comptabilisé 1,2 million de morts, près du double par rapport au nombre le plus fort (755 000) donné par l’OMS … Les chiffres plus élevés de l’étude s’expliquent, selon les auteurs, par l’utilisation de plus de données, incluant la technique dite d' »autopsie verbale », qui consiste à interroger les proches d’une personne récemment morte afin d’aider à déterminer la cause de son décès. Dans de nombreux pays manquant d’infrastructures médicales, voire de registres d’état civil, les causes de mortalité sont en effet souvent mal identifiées.
        Quant aux chiffres concernant les vaccinations d’enfants africains, réalisées ou à venir, ce sont ceux publiés par l’OMS.

        1. bonjour Hervé et merci pour toutes ces précisions, cela va m’aider pour rétablir certaines idées préconçues sur le sujet 🙂

  15. Sait-on pourquoi cette plante est interdite à la commercialisation thérapeutique en France ? Il y a une raison médicale ou c’est juste pour garder les marchés aux labos ?
    (et bravo pour toutes ces recherches, et ce partage)

    1. Bonjour Christiane
      gros débats sur le sujet, côté oms et organisations officielles c’est une question de sécurité sanitaire, côté ong, associations impliquées en Afrique , études à l’appui , l’Artémisia annua est efficace sous sa forme brute (tisane); je pense que si l’on se renseigne un peu sur les tenants et les aboutissants, chacun est en mesure de se faire son opinion

    2. … peut-être à la suite de ceci … l’OMS demande aux Gouvernements des pays à risques, dans ses directives, de (citation) : « Retirer du marché tous les médicaments antipaludiques inappropriés. A tous les pays d’endémie palustre : veiller au retrait de tous les médicaments antipaludiques inappropriés du marché privé. Les autorités de réglementation nationales sont instamment invitées à prendre des dispositions contre la production, l’autorisation de mise sur le marché, l’exportation, l’importation et l’usage des monothérapies à base d’artémisinine par voie orale. Les pays doivent également prendre des mesures résolues, y compris en faveur de la surveillance, de la réglementation et d’un suivi rigoureux, en vue de retirer les médicaments antipaludiques inefficaces des établissements de santé et des pharmacies et d’empêcher notamment leur diffusion par les dispensateurs du secteur non structuré. Ces efforts joueront un rôle déterminant pour préserver l’efficacité des combinaisons à base d’artémisinine et contribueront largement à accélérer les progrès vers l’élimination. » …mais la France ou la Belgique n’étant pas des pays à risques je ne vois pas l’intérêt…sauf une volonté d’éradiquer, non pas le paludisme mais la plante qui le soigne !….
      de plus, l’Artémisia Annua ne fait peut-être pas partie des plantes figurant au fichier officiel des 200 et quelques plantes autorisées…
      Sinon, le Docteur Lucile Cornet-Vernet a coécrit avec Laurence Couquiaud un livre dans lequel elle parle de ce sujet d’interdiction également… le titre : « Artemisia. Une plante pour éradiquer le paludisme » aux éditions Actes Sud -Collection « Domaine du possible »…. (si j’ai pu vous vous aider j’en suis fort aise…)

  16. Bonjour Christophe,

    Mon frère est atteint d’hémochromatose génétique (excès de fer dans le sang). L’artémisia annua est-elle indiquée dans ce cas ? Diagnostiquée tardivement, mon frère souffre essentiellement d’arthrose dans la plupart des articulations des membres supérieurs et inférieurs.
    Est-ce la plante entière ou uniquement l’artémisinine qui diminue le taux de fer dans le sang ? Existe-t-il d’autres plantes plus efficaces ? Actuellement, mon frère est soigné par des prélèvements réguliers de sang.

    D. Bock

    1. Bonjour Danielle,
      Je dois avouer que je n’ai pas encore formé d’opinion sur le sujet.
      L’armoise annuelle et l’artemisinine sont positionnés comme « chélateurs du fer », aidant la personne à éliminer un excès.
      Mais ce qui m’embête fondamentalement, c’est le fait que l’artémisinine se combine au fer pour créer, dans la cellule, un fort stress oxydatif. Ceci est positif lorsqu’il y a plasmodium ou cellule cancéreuse car ces cellules/parasites sont gourmands en fer. Mais dans le contexte de l’hémochromatose, je ne sais pas si cette combinaison ne va pas s’attaquer à des cellules saines.
      J’ai fait des recherches sur le sujet et je ne trouve rien de concluant. Donc plutôt que de vous dire des bêtises, je préfère vous dire que je ne sais pas.

      1. Bonjour Christophe,

        Merci pour ta réponse. Je vais continuer mes recherches de mon côté et si j’obtiens d’autres renseignements, je te les transmettrai.

        Danielle

        1. Voici la réponse de mon frère :

          Grand merci pour ton implication et merci aussi à Christophe Bernard pour sa réponse très honnête.

          L’hémochromatose étant due à une mutation génétique, la ponction sanguine de +/- 450 mls est le meilleur “remède”.
          En effet, après 1 mois et demi à raison de 1 ponction par semaine, le fer excédentaire est revenu à la normale ( le sang nouveau produit par la moelle
          ne contenant pas de fer et celui-ci n’étant apporté que par l’alimentation ).
          De plus, lorsque la situation est redevenue normale, il suffit de 2 à 3 ponctions par an pour la maintenir en ordre dont coût 1,79 + 4,0 de parking par ponction.
          Actuellement donc pour une telle maladie, les médicaments ne sont d’aucun secours.

  17. bonjour Christophe
    Avant tout un grand merci
    Pensez_vous que je puisse utiliser l artémisia pour un lupus puisqu’ il est théoriquement soulagé par des antipalu.
    merci

    1. Bonjour Mireille
      pourquoi pas, l’Artémisia annua possède plus d’une corde à son arc, et je pense que nous n’avons pas fini d’être surpris par cette plante 🙂

  18. très efficace également en utilisation dans la Borrelliose de LYME, notamment dans les formes enkystées du parasite. . J’utilise les gellules de 400mg de VITAWORLD en combinaison avec Teinture mère de Cardère ( Cf: Protocoles de Stephen BUHNER)…

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