Transcription
Bonjour, dans cette vidéo je vous parle d’une petite plante qui pousse tout autour de chez moi et qui pousse peut-être chez vous, c’est un petit souci qui s’appelle le souci des champs, Calendula arvensis.
Le voici, nous sommes en début mars et cette année il n’y en a pas beaucoup. Certaines années les champs en sont remplis, c’est vraiment magnifique.
Botanique
Une petite description rapide de la plante (répartition géographique ici) :
- Les feuilles sont pubescentes, c’est-à-dire qu’elles sont recouvertes d’un fin duvet.
- Elles sont plutôt de formes lancéolées.
- Les fleurs sont de couleur jaune-orangée et on peut les ramasser soit ouvertes comme celles-ci, soit partiellement fermées, c’est très bien aussi.
- Le réceptacle vert de la fleur a cet aspect un peu collant de la fleur de souci et qui dénote la présence de résines, et ces résines sont très importantes pour les propriétés médicinales. Il faut donc cueillir la fleur entière et pas simplement les pétales.
- L’odeur de la fleur lorsque vous l’écrasez est très caractéristique, cette odeur pénétrante et résineuse que j’aurais bien du mal à vous décrire, il va falloir que vous testiez par vous-même avec le souci des jardins par exemple, Calendula officinalis.
- Si vous laissez la fleur évoluer, vous verrez apparaître de petits fruits, des graines qui sont courbés en forme de « J » majuscule et couverts d’aspérités, comme les graines du souci des jardins, mais en plus petit.
Préparations et utilisation
Ce que j’aime beaucoup avec ce petit souci sauvage, c’est qu’il est excellent d’un point de vue médicinal. Et là je ne vais pas vous répéter tout ce que je vous ai déjà dit dans ma vidéo sur le souci officinal, le souci des jardins, je vous mets le lien sous la vidéo, allez la regardez ça en vaut la peine.
Celui-ci, le souci des champs, est excellent aussi. On peut faire sécher les fleurs et en faire une teinture, alors là attention, alcool à 70° car la plante est riche en résines et pour faire une bonne extraction d’une plante riche en résines il faut un alcool fort.
On utilise la teinture diluée :
- pour tout ulcération des muqueuses digestives
- Ulcération buccales : aphtes, gingivites, les petites blessures lorsque vous vous mordez la langue ou l’intérieur de la joue, etc. Tout ce qui est enflammé et ulcéré dans le tube digestif, le souci peut le réparer.
On peut en faire aussi un excellent macérat huileux, vraiment bien, très réparateur et cicatrisant. Utilisez ma méthode par intermédiaire alcoolique, ça va vous donner une bien meilleure extraction des résines, voir ma formation en-ligne sur la fabrication de produits à base de plantes, je vous mets le lien sous la vidéo.
Ce macérat huileux, vous allez l’utiliser pour tout ce qui est problèmes de peau :
- Eczéma
- Psoriasis
- Peau rouge, peau enflammée
- Erythèmes fessiers
- Inflammations vaginales
- Un excellent macérat huileux pour les sécheresses vaginales pendant la ménopause.
Rappelez-vous aussi ce que Maria Treben nous a légué :
- Excellent pour les problèmes de retour veineux
- Les varices
- Les hémorroïdes
On peut donc se masser les jambes avec un macérat huileux de souci avec, pourquoi pas, quelques gouttes d’huile essentielle de cyprès toujours vert ou de pistachier lentisque… ou les deux !
Autre propriété oubliée du souci, qui est relié à sa teneur en résines : il est très antibactérien.
- On peut donc diluer la teinture dans un peu d’eau, disons ¼ de teinture de souci et ¾ d’eau et tamponner une plaie pour la désinfecter. Donc désinfection à l’extérieur du corps…
- …mais aussi à l’intérieur.
- On pourrait faire un bain de bouche régulièrement avec une teinture diluée de fleurs de souci par exemple afin de détruire les bactéries responsables de la plaque dentaire.
- Si on descend un peu plus bas dans l’estomac, les études nous disent que le souci a un effet anti-helicobacter pylori, cette fameuse bactérie responsable du développement de nombreux ulcères.
- Le souci détruit aussi les bactéries de type campylobacter qui sont responsables de nombreuse infections entériques et intoxications alimentaires. Et il répare la muqueuse au passage, c’est ça qui est fabuleux. Il nettoie, et il répare en même temps.
Infusion optimale
Ce petit souci ne donne pas une bonne infusion, idem pour le souci des jardins, car pour bien extraire les résines, il faut de l’alcool.
Et là je vous donne une petite astuce que personne ne connaît. Si vous voulez faire une infusion :
- Vous allez écraser une bonne pincée de fleurs séchées dans une tasse.
- Ensuite vous rajoutez un tout petit peu d’alcool fort, pas d’alcool dénaturé attention, de l’alcool de consommation et il faut que le titrage soit supérieur à 80° pour bien faire. Et pour trouver de l’alcool fort, si vous habitez en France, il faudra aller faire un petit tour du côté des pays frontaliers, vous trouverez en principe de l’alcool à 96°. Pas très pratique mais bon, on fait comme on peut.
- Donc vous versez juste un petit filet d’alcool pur
- Vous triturez vos fleurs au fond de la tasse et vous attendez 30 minutes.
- Ensuite vous pouvez verser votre eau chaude par-dessus et laisser infuser.
Voici ce qu’il va se passer : l’alcool pur va extraire les résines, puis lorsque vous versez l’eau, l’alcool va se diluer dans l’eau, avec les résines. Et une petite partie de l’alcool va s’évaporer au passage, et une partie va rester dans l’infusion, mais franchement c’est minime et vu les bienfaits sur la muqueuse digestive, ce n’est pas un gros problème.
Voilà c’est terminé pour ce petit souci des champs, j’espère qu’il pousse près de chez vous, si oui allez le ramasser, sinon utilisez tout simplement le souci des jardins, Calendula officinalis, et si vous ne l’avez pas encore introduit au jardin, franchement, qu’attendez-vous !







48 réponses
Bonjour,
« Un excellent macérat huileux pour les sécheresses vaginales pendant la ménopause. »
Auriez-vous des précisions svp, .. et externe, interne..? Durėe?
Grand merci!
Natalie
Bonjour Nathalie
en application locale , quant à la durée tout dépendra de la personne , c’est à elle de s’observer