La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Et merci beaucoup pour votre réponse .
Bonjour ,
Je viens d’élaguer un vieux tilleul et les branches sont pourvus de gros bourgeons . Puis je faire un macérât avec ces bourgeons sans séchage et avec de la vodka .
En cette période , difficile de trouver de l’alcool et et de la glycérine .
bonjour Bonnet
Christophe pense qu’une simple teinture de bourgeons peut être bien efficace et on prend pour les macérats de bourgeons toujours des frais , et faites avec ce que vous avez sous la main pour l’alcool
Bonne soie et merci infiniment pour vos très utiles explications
Je souhaite faire des macérations de lavande
Je voulais savoir si cela est bénéfique de faire une macération en fraîche ou si ce genre de plante est plus intéressante sèche ? Et quelle type d’alcool il faut l’utiliser?Et ce qu’elle est utilisable pour les bébé?
merci d’avoir me répondre .
bonjour Berraies
voici ce que propose Christophe
pour préparer la teinture plutôt fleurs sèches 1:5 alcool à 45° macération pendant 2 semaines en secouant tous les jours.
la teinture pour un bébé ? je ne le conseille pas , mieux vaut dans ce cas utiliser de l’hydrolat de lavande ou l’infusion
et puis tout dépend pour quel usage (externe interne ? )
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre site très intéressant.
Je souhaite faire des macérations de romarin et de thym et cela tombe bien car ils sont en ce moment en fleur.
Je voulais savoir si la plante étant en fleur c’est bien le meilleur moment de les cueillir ? Et si cela est bénéfique de faire une macération en fraîche ou si ce genre de plante est plus intéressante sèche ?
Enfin je voulais savoir si les branches de ces plantes sont complètement inutiles ou si il peut être intéressant de les faire macérer aussi ?
Merci bien et bon courage à tous pour le confinement 🙂
bonjour Dubois
les deux sont bien
c’est mieux de les « épiler » le bois risquant d’apporter trop de tanins
courage à vous aussi 🙂
Bonjour, merci pour ces informations!
Savez-vous quel serait la durée de macération si l’on veut faire des teintures d’usnée barbue (lichen forestier) avec une vodka 50% ?
Merci!
Bonjour Maude
15 jours comme pour les autres macérations
Bonjour,
Tout d’abord merci beaucoup pour ce blog très intéressant.
Je souhaite faire de la teinture mère de plantain. Je pensais utiliser de la plante quasi fraîche, est-ce bien ou vaut-il mieux prendre de la plante sèche ?
J’ai du rhum à 50°, est-ce que ça conviendra ?
Combien de temps dois-je le laisser macérer ?
Est-ce que je dois dynamiser la préparation (secouer le bocal), tous les jours ?
Faut-il laver la plante avant de l’utiliser ?
J’avais participé à une journée phytothérapie sur le terrain il y a une dizaine d’années, et j’avais retenu qu’il fallait laisser macérer plusieurs semaines et dynamiser tous les jours, mais c’est loin…..
Merci d’avance pour votre aide.
Belle journée.
bonjour Pascale
oui vous pouvez faire avec quasi sèche , vous avez toutes les indications dans l’article y compris le temps de macération
Merci pour votre site qui est une mine d’informations.
Je voulais savoir si une macération avec de l’alcool à 90° élimine les bactéries Echinococcose, Douve du foie…
J’ai cueilli de la Fumeterre officinale et comme les fleurs poussent au ras du sol le risque je me disais que le risque existait.
Merci pour votre réponse.
bonjour Pierre
d’après mes recherches , l’alcool ne détruit pas l’echinoccocose , je vous renvoie à une discussion où le sujet fut évoqué par un de nos lecteur « Xavier » https://www.altheaprovence.com/blog/wp-admin/edit-comments.php?comment_status=moderated
Un grand merci pour ce site qui est une véritable mine d’informations. J’envisage de faire des teintures mères, j’ai lu très scrupuleusement la technique proposée, mais il y a un détail que je ne comprends pas bien : il est dit que vodka, rhum ou marc peuvent être utilisés mais plus bas il est mentionné qu’il faut de l’alcool à 80 ou 96° .. faut il comprendre que ça dépend si la plante est sèchée ou pas ? Je souhaiteras faire de la teinture d’échinacée, pouvez-vous m’éclairer ?
bonjour Cath
oui tout à fait, pour une plante fraiche alcool fort , et pour plante sèche alcool moins fort
la teinture d’échinacée se fait de préférence avec racine fraiche
Merci beaucoup, ça devient plus clair pour moi. Il me reste à trouver et acheter de l’alcool à 90° .. Officiellement les pharmacies n’ont plus le droit d’en vendre mais sur le net on doit pouvoir trouver.
Bonjour je découvre votre site super merci bcp, j’ai bien envie moi aussi de me lancer dans ces préparations. j’ai lu une astuce il y a peu pour augmenter la concentration du vinaigre de cidre et je me dis que çà peut aussi marcher avec les alcools du commerce. On congèle une bouteille puis on la ressort quand elle a bien congeler. On la laisse décongeler légèrement penchée vers le bas. Ce qui va fondre en 1er étant l’eau, on va pouvoir l’éliminer délicatement au fur et à mesure du réchauffement et ainsi obtenir un liquide plus dosé. Pensez-vous que çà puisse marcher ?
bonjour Alex
l’astuce me parait intéressante le mieux c’est de tester 🙂
Bonjour et merci infiniment pour vos très utiles explications que j’ai souvent consultées.
Je voudrais faire une teinture mère de phytolacca car cela devient mission impossible à trouver ou alors à des dosages minimes.
J’ai la chance d’avoir dans ma région cette plante et voudrais donc profiter de ce qu’offre mère nature pour me faire cette teinture mère.
J’ai vu qu’il fallait utiliser la plante entière.. Pouvez-vous m’expliquer ce que cela comprend ?
Merci pour votre réponse
bonjour Nadine
avec racine fraiche (en séchant la racine perd de sa force) 1:2 alcool 75°
par contre c’est une plante qui peut-être toxique si les dosages ne sont pas respectés , Ce n’est pas une plante à utiliser à la légère , maximum pour un adulte : 6 gouttes bien diluées dans au moins 240ml d’eau 3 fois par jour
Merci Sabine pour votre réponse. C’est top comme toujours
J’ai de l’alcool neutre à 90 degrés. Est-ce que je peux faire ma macération avec ou est-ce trop fort
Bonjour Nadine
vous pouvez le diluer voici le tableau de dilution http://www.spc.ac-aix-marseille.fr/labospc/sites/www.spc/labospc/IMG/pdf/dilution-alcool-gay-lussac.pdf
Bonjour Christophe,
Je te suis depuis quelques temps et je te félicité pour ton blog, tes videos qui sont vraiment très claires. Je serai peut etre ton élève car je me suis inscrite à l’ ELPM.
Je vis actuelemment au Pérou et voudrais faire une TM de uncaria tomentosa, una de gato. Ici on en trouve sous forme d’écorce. Michael Moore ne mentionne pas la TM pour cette plante, mais privilégie plutôt les gellules de poudre.
De même, nous avons accès à l’hercampuri , selon wiki, de la famille Gentianella nitida et Gentianella alborosea. Elle a un goût très amer et pas très agréable, je pensais en faire une teinture mère ou bien la réduire en poudre et la mettre en gellules.
D’une manière plus générale, l’alcool à 80 vendu en pharmacie fait-il l’affaire?
Et comment sait on les formes galéniques à privilégier pour chaque plante? Par exemple, pour moi, il suffit stt de faire passer des plantes à gout fort, ail, hercampuri, pissenlit.
Merci pour ta réponse,
Frédérique
bonjour Frédérique
pour une teinture d’uncaria tomentosa , Christophe parle de 60°
pour l’alcool vendu en pharmacie, il vous faut vérifier que ce soit un alcool non modifié
ensuite pour savoir quelles galéniques pour telle ou telle plante …. il y a aussi le livre de Richo Cech « making plant medicine » qui donne selon les plantes la meilleure solution, par contre toutes les plantes n’y sont pas répertoriées
Coucou Sabine,
Nous avons retrouvé au fond du placard un macérat alcoolique d’artichaut (dans de l’alcool à 96°) datant de novembre 2017. Je viens de le filtrer. Crois-tu qu’il est encore utilisable ? Et si oui, à combien dois-je descendre le degré d’alcool et quelle est la posologie ?
Bref, tu nous manques !!! Comment ça va par chez vous ?
Bisous
Lélia, Jérôme et Louka
coucou les vous 3 🙂
je commence par la tm d’artichaut , si la teinture est amère alors elle est ok , pas besoin de descendre le degré car tu vas diluer les gouttes dans de l’eau , et la posologie en règle générale : 30 à 90 gouttes 3 fois par jour 10 minutes avant les repas.
à doser en fonction de la constitution (fine et frêle 🙂 par rapport à forte).
disons que ma principale prière (celle de voir le Sud Est bien hydraté) a été exaucée au delà de mes espérances, je voulais du vert , j’en ai plein (demandez et vous recevrez , ça c’est fait 🙂
il y a de fortes probabilités pour que je sois là bas fin janvier (en plus j’ai un plein d’hydrolats à faire ..) à bientôt
beezzzou
Bonjour,
Je me pose une question. J’ai réussi a obtenir de l’alcool à 90° chez mon pharmacien.
La proportion pour une teinture de plantes fraiches sont de 1 pour 2.
La proportion pour une teinture de plantes quasi sèches sont de 1 pour 5.
Si je fais une teinture de plante fraiche, comme j’utilise moins d’alcool (1:2) je devrait à la fin « récolter » un volume de teinture moindre que si j’avais fait de la teinture avec des plantes quasi-sèches (1:5).
Dans ce cas, le dosage des gouttes à prendre est-il différent ? Pour moi, je dois prendre moins de goutte avec la teinture de plantes fraiches car elle devrait être plus concentrée ? Je dois prendre donc 2.5 fois moins de goutte ?
Merci à vous pour votre aide.
Frédérick
bonjour Frédérick
que ce soit pour la teinture de plantes fraiches ou teinture de plante sèche on utilise les mêmes dosages
la teinture de plante fraiche n’est pas plus concentrée car il faut compter sur sa teneur en eau qui se dilue dans l’alcool)
bonjour Tatiana
pour la racine essayez le macérat huileux classique (si elle est fraiche faites le au bain marie )
vous avez toutes les explications dans cet articles https://www.altheaprovence.com/macerat-huileux/
Bonjour,
Concernant la glycérine végétale (je voulais la tester comme solvant pour une préparation) auriez vous une adresse pour trouver de la bonne qualité? C’est un peu la foire sur internet, il y a différentes qualités à des prix très différents. Merci!
bonjour Jf
non pas d’adresse particulière, il faut vérifier que la glycérine soit d’origine végétale plutôt que des hydrocarbure et de préférence bio
Bonjour Sabine,
Ok, merci !
Bonjour,
Merci pour ce site très instructif.
Je m’interroge concernant la teinture mère de propolis. Je pensais utiliser du rhum 55° et de laisser macérer un mois.
Y-a-t-il une solution plus adaptée ?
MErci d’avance,
Sébastien
Bonjour Sébastien
il y aura toujours une petite extraction avec un alcool à 55° pas aussi bien qu’avec l’alcool pur, mais si je n’avais que le rhum sous la main je tenterai quand même , macération 1 mois, puis filtrer et recommencer avec le « mou » restant (attention la propolis est difficile à nettoyer , donc prenez des instruments / récipients qui ne craignent pas )
Bonjour
Quel alcool faut il utiliser pour une macération de piloselle (épervière) ?? et , est il possible d’utiliser un autre support que l’alcool ???
Grands mercis pour votre réponse , et pour ce site formidable ….Belle suite a vous …..
Bonjour Plum
alcool à 50°ou 45° (avec plante sèche ) , alcool pur pour plante fraiche
l’eau (infusion) est un bon solvant
Merci Sabine , pour cette réponse ,
Mais du coup , autre question : la piloselle ne perd pas ses propriétés au séchage ??
et l’alcool pur, c’est quoi ?? je connais l’alcool a 90° ,difficilement trouvable aujourd’hui , je crois 96° existe aussi , mais pas en france !! alors « pur » ? 100 pour cent ??
merci de l’éclairage …..
Belle suite ..
bonjour Plum
à ma connaissance non , elle garde ses propriétés au séchage
on va appeler alcool pur un alcool à 96° et 100 ° est appelé alcool absolu ou déshydraté , on obtient l’alcool pur par distillation alors que pour obtenir un alcool absolu on passe par des techniques beaucoup plus complexes
effectivement on ne peut pas se procurer d’alcool pur en France à moins d’être professionnel (distillateur par exemple) , mais on en trouve dans les pays voisins (Italie, Espagne …)
et Belgique, alcool à 96%. malheureusement, on ne peut pas prendre plus de deux bouteilles 45€/litre, la douane volante est sans pitié !
bonjour Tatiana
je ne pensais pas qu’en Belgique c’était aussi cher arfff
on peut trouver de l’alcool à 96 tout à fait légalement aux environs de 38€ sur le site Nadal alcools; malheureusement il y a peu on pouvait encore y acheter aussi de l’alcool de parfumeur (dénaturé au bitrex bien sûr non consommable) à un prix trés attractif; maintenant il faut avoir un No des douanes.
Bonjour à tous, je souhaiterais faire de la teinture de uncaria rhynchophylla mais je n’ai pas trouvé dans la materia Medica le degré d’alcool auquel faire ma percolation (est-ce bien une percolation qui convient pour ce type de plantes?). Merci beaucoup
Bonjour Carla
voici la réponse de Christophe
« Alcool à 45° est suffisant mais attention, si teinture par macération, la plante se gorge d’alcool comme une éponge, et on a l’impression qu’il n’y a pas assez d’alcool avec le taux de 1:5. Je rajoute parfois un peu d’alcool. Parfois je garde comme cela en bien secouant tous les jours.
Oui une percolation pourrait convenir, je n’ai pas encore essayé mais je pense que ça doit être bon. »
Bonjour,
Merci pour tous ces conseils très intéressants ! J’aimerais vous poser une question car j’ai justement récupéré de la propolis par un copain apiculteur dans le but d’en faire une teinture mère.
J’ai pu prendre un peu de la teinture mère qu’il a réalisé lui qu’il a fait macérer dans un alcool pharmaceutique non modifié à 90° mais je trouve que je goût de la teinture est vraiment infecte.
Comme j’ai récupéré de la propolis, je vais faire ma propre teinture et je me demande quel autre alcool je peux utiliser. Il faut qu’il reste assez fort puisqu’il y a des résidus dans la propolis, donc je trouve ça aussi bien d’avoir un alcool assez fort, si vous pouviez me conseiller. Je pensais au cognac mais je doute qu’il soit assez fort. Si vous avez des suggestions je suis preneuse,
Je vous remercie,
Manon
Bonjour Manon
le cognac risque de ne pas être assez fort, pour la résine il faut de l’alcool pur, et même avec l’alcool pur il reste toujours un peu de « mou » au fond ,
maintenant vous pouvez essayer(pour le goût) le cognac extraira toujours un petit peu , la teinture ne sera pas très forte mais mieux que rien 🙂
Bonjour Manon,
J’utilise tout simplement de l’alcool pour fruits à 40%.
Un pot à confitures, la propolis au fond, l’alcool, et hop, une semaine ou deux après, c’est prêt. L’alcool a pris une couleur brune. Mélanger un peu si besoin. Je prélève selon les besoins, et je complète à mesure. La propolis se dépose au fond du pot, sous une forme un peu visqueuse.
Bonjour a vous, j’ ai mis a macérer dans du rhum a 55 degrés de l’ achille millefeuille il y a une semaine tous pile.
J ai mis de la plante quasi fraîche en respectant bien les proportions indiquées, j ai ensuite secoué, sentis et goûté ma préparation tous les jours… Ce matin le macérat avait un fort gout et une forte odeur d achille… Je voulais savoir si c’ étais le moment de filtrer ou si il fallait encore attendre un peu.
Merci d’ avance pour votre réponse.
bonjour Gaet
laissez encore une semaine, 15jours est le temps nécessaire pour une bonne extraction, mais si vous ne pouvez attendre et qu’elle est bien parfumée je pense que ça peut le faire
Merci beaucoup pour votre réponse sabine, je vais donc suivre vos conseils.
Bonjour,
En lisant des intros en phytothérapies, on parle d’aspects nocifs de certaines plantes médicinales. Dans ce cas on parle de risque en « grammes » de plantes ingurgitées. Y-a-il un rapport qui existe par rapport aux concentrations dans les macérations et si oui qu’elle est l’échelle de comparaison à prendre en compte si un risque existe?
Merci
bonjour Benoit
Je suppose que vous demandez une équivalence entre gramme de plante brute ingurgitée et préparations de type infusions et autres.
Ces équivalences sont très imparfaites car l’efficacité du solvant rentre en jeu. Par exemple, si on fait une infusion d’ortie, on va souvent doser à 30 g/L si on veut un bon effet reminéralisant. Mais si on absorbe l’ortie en poudre, rajoutée dans une compote par exemple, on ne va pas en prendre 30 g, on va en prendre bcp moins, 5 g peut être, ceci est attribué à l’efficacité de nos sucs digestifs pour faire l’extraction.
Mais pour donner quelques équivalences :
par exemple pour une teinture : 5 ml de teinture de plante sèche correspond à 1 g de plante.(le rapport est pour 100g de plante sèche on va mettre 500ml d’alcool (degré selon la plante) pour de la plante fraiche (en règle générale) pour 100g de plante fraiche on met 200ml d’alcool ( donc pour 5ml de teinture vous avez 2,5g de plante=
Pour l’infusion, voir la quantité utilisée en gr/l, et la quantité de liquide consommée. Ceci n’est pas une vue parfaite car consommer la plante brute, en poudre par exemple, requiert moins de plantes.
et consommer des plantes qui sont dangereuses voire mortelles si on dépasse un dosage précis n’est pas recommandé, ou sous surveillance médicale