Faire une teinture de plantes médicinales : la macération

La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.

La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.

Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.

Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.


Le solvant

Le type d’alcool

Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.

Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.

Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.

Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :

  1. La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
  2. Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
  3. Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.

Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.

La concentration

Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.

L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.

Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.

Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.

Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.

Les autres solvants

Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.

Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.


Préparation de la plante

Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :

  • Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
  • Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
  • Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.

Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :

  • On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.

Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.

Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :

Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?

Quelques commentaires à ce sujet :

  • Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
  • Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.

En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.

Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

Faire une teinture mère de plantes médicinales


La teinture par macération

1. Pour faire une teinture de plante sèche :

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
  • Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
  • Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
    • Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
  • Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
  • Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
  • Versez l’alcool par dessus ;
  • Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
  • Remuez bien tous les jours ;
  • Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
    • Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction
Faire une teinture mère de plantes médicinales : millepertuis
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum)

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
    • Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
    • Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
  • Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.

Conseils pratiques

Durée optimale d’extraction

J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.

Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.

Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.

Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.

L’alcool doit recouvrir complètement la plante

Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.

Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?

Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bacopa
Méthode 1 : un bocal fin et long est inséré à l’intérieur du bocal principal et fait pression sur la plante (parties aériennes de bacopa).
Faire une teinture mère de plantes médicinales : échinacée
Méthode 2 : un galet propre de rivière fait pression sur la
plante (racines d’échinacée)

Augmenter la surface de contact

Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.

Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : rumex crispus

Pressage

Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.

Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.
Faire une teinture mère de plantes médicinales : mini presse

Filtration

Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : filtrage

Quel type de bocal utiliser ?

Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bocaux

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal

Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.

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1 689 réponses

  1. Bonsoir,
    Vous dites « qu’on peut extraire TOUTES les bonnes choses d’une plante », voulez-vous dire que TOUS les composés de la plante sont présents dans la teinture? Les vitamines, minéraux, tanins, … aussi? Je croyais que la forme galénique choisie dépendait du composant de la plante que l’on souhaitait utiliser (par ex. les protéines et minéraux de l’ortie) .
    Merci de votre réponse, et de toutes celles que vous m’avez déjà donné.

    1. bonjour Sofia
      je ne vois pas où Christophe affirme que « la teinture est le meilleur moyen pour l’extraction de TOUTES les bonnes choses d’une plante » , en relisant l’article il me semble (mais peut-être me trompe -je) qu’il explique les différents moyens d’extraction mais je ne vois pas où il est signifié que la teinture est LA meilleure option pour extraire TOUS les constituants d’une plante https://www.altheaprovence.com/magnesium-naturel-ortie/

      1. Et bien il le dit dans la vidéo « teinture de plante avec presse à café  » . Je ne l’aurais pas pris autant au pied de la lettre (puisque j’en avais une info plus complète dans mes souvenirs), mais cela crée un mini désaccord avec mon mari. Alors je pose la question directement à la source! 🙂

        1. je viens d’écouter la vidéo
          Christophe dit : l’alcool est l’un des meilleurs solvants ….après c’est une question d’interprétation , car il dit que cet alcool (l’un des meilleurs solvants) va extraire toutes les bonnes choses que la plante nous offre (les bonnes choses celles qui peuvent être extraites par l’alcool et l’eau (c’est à dire beaucoup de constituants)
          mais certains constituants ne sont pas extrait par l’alcool , bref on entre ensuite dans du cas par cas
          j’espère que ma réponse satisfera les « deux partis  » du mini désaccord 🙂

  2. Bonjour,

    Je travail avec de l’Alcool Ethylique denaturé à 95% puis-je l’utilisé pour faire des teintures ?

    1. bonjour Marie
      non, le fait que cet alcool soit dénaturé le rend toxique (que ce soit pour mettre sur la peau ou à ingérer)

      1. Merci de votre réponse,
        J’ai trouver ce matin chez moi de l’alcool (acheter en pharmacie en Espagne) à 96% je me souviens encore ma maman utiliser (a tord ou raison je ne sais pas) cet alcool pour apaiser l’urticaire.
        Celle-ci serait utilisable pour les teintures?
        Quel est la différence entre une teinture et une alcoolature ?
        Merci encore

        1. Bonjour Marie
          il faut regarder sur le flacon (dans la composition il est écrit 1% de quelque chose , ce sont ces 1% qui rendent l’alcool impropre à la consommation y compris sur la peau , autant dans les magasins (grandes surfaces ) on trouve de l’alcool pour fruit , autant dans les pharmacies (même espagnoles) on trouve de l’alcool dénaturé

            1. Re bonjour,
              Il y a 0,1% de chlorure de benzalkonium.
              Puis je faire une alcoolature avec ou non?
              Merci

            2. bonjour Marie
              non c’est un alcool dénaturé et toxique pour l’organisme

  3. Bonjour, puisqu’il faut s’efforcer d’augmenter la surface de contact entre la plante et l’alcool en réduisant la taille des feuilles et des racines, pourquoi ne pas aller jusqu’à réduire en poudre les plantes ? Seconde question : quel degré d’alcool pour la teinture mère de feuille d’ortie ? Merci.

    1. bonjour David°-)souvent on réduit en poudre pour faire une percolation, pour une macération simple la difficulté sera d’empêcher la poudre de remonter à la surface du bocal , si vous arrivez à maintenir ce petit monde sous l’alcool pourquoi pas
      pour teinture de l’ortie fraiche alcool fort (90°-96°) et ortie sèche 40° c’est suffisant

      1. J’ai réalisé une TM de racines de pissenlit. J’ai réduit en poudre la moitié de ma quantité de plante, mais pris de doute et en attendant votre réponse, je n’ai pas pulvérisé la deuxième moitié. Le tout demeure naturellement au fond du bocal. Puisqu’il ne semble pas y avoir de contre-indication à la pulvérisation, je testerai la procédure avec les racines d’ortie, qui absorbent tant l’alcool qu’il ne reste plus grand chose une fois pressées ! Merci DSabine.

        1. bonjour David
          si tout ce petit monde reste sagement au fond du bocal , c’est tout bon 🙂 (remuez de temps en temps votre bocal)

  4. Bonjour qu’est ce qui différencie un alcool du genre rhum, marc, vodka de l’alcool utilisé pour désinfecter (par exemple celui à 70° utilisé pour le gel antiseptique) ? Car l’un est comestible mais pas l’autre ?
    Pour faire tout type de préparation (teinture, gel hydroalcoolique, autres macerats….) lequel faut il utiliser ?
    Merci

  5. Bonjour est-ce que les ratios peuvent aussi être volumiques ? Par exemple, pour la teinture de plante sèche c’est un ration avec des masse 1:5, mais peut on faire avec un volume ?

    Si c’est le cas, est-ce que ceci se dit : Mélanger le sucre, la farine, l’eau dans les proportions (en volume) suivantes : 2:5:7

    1. bonjour Stella
      je dois avoir les neurones un peu fatigués ce soir, mais je ne comprends pas votre question 🙂

    1. bonjour Estelle
      tout dépend de votre sensibilité , on commence généralement avec le plus petits dosages , puis on peut augmenter selon ses besoins , je n’ai pas connaissance d’over dose d’escholtzia , mais il existe toujours des personnes qui ont des réactions ultra sensibles ou même qui parfois peuvent avoir des réactions inverses

  6. Bonjour, vous parlez de petits insectes a la fin de l’article. J’ai une petite question, j’ai cueilli un peu d’arnica montana (à hauteur de ma poignet de main comme réglementé dans ma région) il s’avère que a l’intérieur dans chacune des fleurs je trouve un petit ver blanc. Une partie j’ai fais sécher les fleurs, l’autre une TM. Et dans la TM également toute les petites larves sont au fond du bocal. Ont-elle dénaturé la TM et puis-je faire mon macérât huileux avec l’autre partie? Merci pour vos réponses.

    1. bonjour Julie
      non ce n’est pas un problème, elles partiront quand vous filtrerez votre préparation et pour le MH essayez d’en enlever une partie et pour celles qui restent , elles partiront aussi quand vous filtrerez

  7. Bonjour,
    Encore une fois, un énorme merci pour votre site « d’intérêt publique » et votre investissement pour notre santé!
    Je n’ai pas trouvé d’article sur la cardère même en utilisant la fonction « recherche », ai-je mal vu?
    Je dois en enlever qui se sont installées au beau milieu de mon potager, elles sont déjà très grandes mais pas encore en fleurs, est-ce le bon moment pour utiliser les racines pour soit les sécher soit en faire une teinture-mère? Peut-on utiliser les autres parties de la plante (tige, feuilles, fleurs) et si oui pour quelles préparations?
    Je vous remercie et vous souhaite le meilleur,
    Cécile

    1. bonjour Cécile
      pour la cardère (non pas encore de fiche, mais ça viendra la liste d’attente est longue 🙂 )
      la cardère est une bisannuelle et en théorie on récolte la racine à la fin de la 2ème année nous dit Pierre Lieutaghi dans son ouvrage « le livre des bonnes herbes »
      on en fait une teinture

  8. J’ai une autre petite question : j’ai fait une teinture de plantain à partir de feuilles quasi-sèches, comme vous avez indiquez, à 1:2, alcool à 96°. La plante était encore bien souple (séchage 2 jours) mais a quand même absorbé la majorité de l’alcool. Il ne m’en restait donc assez peu en fin de macération. Est-ce normal ? Pensez-vous qu’il faille sécher moins longtemps la plante ? Ou bien fallait-il la faire à 1:5 avec de l’alcool à45 ° ?

    1. bonjour Françoise
      avec la plante quasi fraiche , le mode opératoire est celui de la plante sèche 45° 1:5 « Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus. »
      ensuite il est important de lester la plante pour qu’elle puisse bien rester immergée

  9. Bonjour, Je souhaite faire une teinture à partir de racine sèches d’echinacée (que j’ai achetéres). J’ai lu dans un des commentaires de l’article que vous avez écrit sur cette plante qu’il fallait utiliser de l’alcool à 70° à 1:5. Par contre, dans l’article sur les teintures, vous indiquez qu’il faut prendre de l’alcool à 40-45° pour les teintures de plantes sèches à 1:5 également. Que faut-il faire finalement ? Merci pour ces articles très intéressants ! 🙂

    1. bonjour Françoise
      Pour la racine sèche d’échinacée, si possible alcool à 70°1:5
      mais en règle générale pour les autres plantes (il y a des exceptions ) on peut prendre pour les plantes sèche alcool à 45° au 1:5

  10. Bonjour, est-il possible d’utiliser de l’eau de vie pour l’alcool ?
    Vous savez probablement en quoi consiste le macérat glycériné en gemmothérapie, peut on aussi utiliser l’eau de vie dans ce cas là ?

    1. bonjour Dany
      oui vous pouvez , tout dépend de son degré d’alcool
      pour les macérats glycérinés de bourgeon idem tout dépend du degré d’alcool

  11. Bonjour,
    Je voudrais savoir combien de temps on peut conserver une TM.
    Existe t-il y a un moyen pour savoir si le mélange est moins actif?
    Merci

    1. bonjour Christelle
      si on respecte certaines règles on peut conserver les teintures plusieurs années , Christophe en a qui ont une dizaine d’années et qui sont toujours opérationnelle
      – à l’abri de la lumière, de l’humidité (car les moisissures peuvent s’infiltrer ) et sans trop de variations hydrique, trouver des contenants de stockage un peu grands et des contenants plus petits d’utilisation courante question de ne pas être obligé de tout le temps ouvrir la bouteille
      et parfois pour des raisons inconnues , la teinture va changer d’aspect , se gélifier ou avoir un dépôt blanc au fond du flacon et parfois on ne peut garder la teinture que 2 ou 3 ans , donc c’est surtout dans l’observation de l’évolution de la teinture (aspect, odeur) que l’on se fera une idée

      1. Bonjour et merci pour toutes ces informations,
        Est il toujours conseillé de les garder au frigo pour les conserver plus longtemps?
        Belle journée !

        1. bonjour Sophie
          je suis mitigée, si la teinture a un taux d’alcool suffisant je ne pense pas que le frigo soit la meilleure option (ne serait ce que pour l’humidité ) , elles se conservent bien dans un placard (j’en ai qui date de 2013 et qui sont au top , je vérifie régulièrement (odeur et dépot au fond)

  12. Bonjour,
    J’ai fais mes deux premières teintures aujourd’hui avec du fenouil et de la camomille romaine séchés ainsi que du rhum à 40 degres.
    J’ai regardé le tableau des dilutions d’alcool et je ne comprend pas comment savoir quel degré on souhaite avoir après dilution. Il y a t’il un degré spécifique pour chaque plante ou est-ce selon nos préférences ?
    Sinon j’ai vu dans une vidéo qu’il faut laisser le pot ouvert recouvert d’un torchon et d’un élastique lors de la fabrication de la teinture est ce vrai ?

    Cordialement, merci beaucoup
    Mystaloopy

  13. Bonjour,

    J’ai 100 gr de feuilles de cassis sèches : si je suis la méthode, je rajoute 500 ml d alcool / j’ ai de l alcool de fruits à 90 ° acheté en Italie mais ce que je ne comprends pas c’est s’ il faut ajouter de l ‘eau à cet alcool tout de suite ou après la macération ou pas ! ; si oui combien d’eau ?
    Merci pour ce superbe site !

  14. Bonjour. J’ai une petite question concernant la mélisse svp. J’ai bien lu qu’il ne faut pas la faire sécher sinon elle perd ses vertus. Mais si on fait une teinture avec des feuille quasi fraîche (qui ont donc séché un peu), n’y a t’il pas un risque qu’elle perde ses propriétés?. Merci.

    1. bonjour Mondoloni
      tant qu’elle garde son parfum vous pouvez, j’ai eu l’expérience avec la mélisse qui poussait dans mon jardin dans le sud ouest qui perdait son parfum même à peine sèche, par contre dans mon nouveau jardin en Provence, elle garde sa puissance même en séchant , donc je pense que tout dépend de là où elle pousse et du taux d’humidité , là c’est votre « nez » qui sera votre guide

  15. Bonjour Sabine et Christophe ,

    Pour une teinture des plantes aromatiques ( thym, sarriete, marjolaine) , est il nécessaire de les faire préfâner deux jours , vu que ces plantes contiennent peu d’humidité ?
    J’ai fait une tentative avec le thym , avec le ratio 1/2 , mais au bout de 2 jours, je trouvais déjà la plante sèche , d’où ma question ?

    Merci pour vos éclaircissments.

    Bien cordialement
    Prenez soin de vous.

    Armelle

    1. bonjour Armelle
      c’est vrai que le thym sèche vite , vous pouvez prendre un alcool à 50° (et pour la durée de macération du thym s’il est bien aromatique 3-4 jours sont suffisants)

  16. Bonjour, pour la teinture de plante fraiche il faut un alcool à 96°. Mais le ratio est toujours de 1 : 5 ? car normalement fraiche la plante est plus lourde…et j’ai vu sur plusieurs endroits que le ratio dans ce cas pourrait être de 1 : 2…

  17. Bonjour,
    Merci beaucoup pour votre site passionnant et une mine d’informations pour se soigner avec les plantes.
    La méthode de macération que vous décrivez peut-elle s’appliquer aux bourgeons de Noyer ?
    Merci par avance pour vos précisions.
    Bien à vous

    1. Bonjour Bénédicte
      pour les bourgeons oui vous pouvez aussi les faire en teinture nous dit Christophe, même si en gemmothérapie c’est glycérine, eau , alcool les fameux macérats glycérinés de bourgeons

      1. Bonjour, J’ai oublié un bocal de macérat de feuilles de Pervenches fait en mars 2019. Est-ce que je peux toujours le filtrer et l’utiliser cette année ?? Merci d’avance pour votre réponse.

        1. bonjour Carine
          sentez le si odeur de rance ou autre odeur désagréable vous jetez , si vous voyez que votre huile n’a pas tournée que l’odeur est bonne et pas de traces de moisissure ou feuilles oxydée filtrez et conditionnez

  18. Bonjour, j’aimerais me lancer dans une TM d’ortie. Fraiche ou sèche c’est quoi le mieux ? J’ai du Marc de plus de 55°, ce qu’ils appellent de la gnôle. Merci d’avance et bravo pour votre site.

    1. bonjour Rossana
      ce que vous pouvez faire , c’est pré-faner les feuilles , (comme expliqué dans l’article ) et dans ce cas vous pouvez utiliser un alcool moins fort

      1. je me suis mal exprimée pardon , comme expliqué dans l’article pour teinture de plante fraiche on prend de l’alcool fort (90° 95°) par contre en faisant pré-faner les feuilles (c’est à dire en leur faisant perdre le maximum d’eau ) on peut prendre un alcool moins fort donc celui que vous avez si vous faites pré sécher vos feuilles ça le fera très bien 🙂

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