Faire une teinture de plantes médicinales : la macération

La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.

La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.

Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.

Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.


Le solvant

Le type d’alcool

Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.

Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.

Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.

Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :

  1. La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
  2. Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
  3. Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.

Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.

La concentration

Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.

L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.

Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.

Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.

Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.

Les autres solvants

Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.

Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.


Préparation de la plante

Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :

  • Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
  • Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
  • Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.

Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :

  • On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.

Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.

Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :

Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?

Quelques commentaires à ce sujet :

  • Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
  • Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.

En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.

Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

Faire une teinture mère de plantes médicinales


La teinture par macération

1. Pour faire une teinture de plante sèche :

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
  • Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
  • Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
    • Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
  • Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
  • Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
  • Versez l’alcool par dessus ;
  • Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
  • Remuez bien tous les jours ;
  • Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
    • Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction
Faire une teinture mère de plantes médicinales : millepertuis
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum)

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
    • Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
    • Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
  • Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.

Conseils pratiques

Durée optimale d’extraction

J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.

Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.

Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.

Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.

L’alcool doit recouvrir complètement la plante

Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.

Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?

Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bacopa
Méthode 1 : un bocal fin et long est inséré à l’intérieur du bocal principal et fait pression sur la plante (parties aériennes de bacopa).
Faire une teinture mère de plantes médicinales : échinacée
Méthode 2 : un galet propre de rivière fait pression sur la
plante (racines d’échinacée)

Augmenter la surface de contact

Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.

Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : rumex crispus

Pressage

Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.

Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.
Faire une teinture mère de plantes médicinales : mini presse

Filtration

Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : filtrage

Quel type de bocal utiliser ?

Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bocaux

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal

Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.

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1 689 réponses

  1. bonjour,
    la teinture mere de consoude pour l’effet antiinflammatoire des articulations doit elle être fait avec la racine ou les feuilles? quelle est la différence…? Merci
    J’ai de l’alcool a 90 est ce faiable pour faire de la teinture mere de consoude?
    Merci

    1. Bonjour Paul,
      Les deux parties sont utilisables.
      La racine est beaucoup plus mucilagineuse et adoucissante, et se fait soit en décoction soit en teinture mère faiblement alcoolisée (car les mucilages sont extraits dans la partie aqueuse, l’alcool est là pour stabiliser). Cela donne une TM très épaisse, parfois dure à extraire du flacon, mais très riche en mucilages. Utilisée dans le passé pour inflammation des muqueuses digestives.
      La feuille n’est quasiment pas mucilagineuse et donne une TM qui se concentre plus sur l’allantoïne, bien qu’elle soit elle-même peu soluble dans l’eau et très peu soluble dans l’alcool (mais assez pour donner une TM aux effets désirés).
      Donc, pour en revenir à votre question, pour les articulation, en absorption cutanée (TM diluée dans de l’eau), je favorise personnellement la feuille.

  2. Bonjour Christophe,

    Il m’est venu une idée l’autre soir : j’ai mis au point un mélange qui me correspond bien pour améliorer mon sommeil quelquefois chahuté. J’en prend une infusion le soir et c’est parfait.
    Je me dis que logiquement, si je fais une macération du mélange(on non des plantes individuellement), je devrais en extraire les principes et alors n’utiliser que les gouttes dans un fond d’eau. Quel est votre avis sur cette méthode?

    A bientôt,
    Nico

    1. Bonjour Nico,
      Bonne idée, mais en choix numéro 1, faites les teintures mères séparément. Si vous voulez savoir pourquoi, je vous renvois vers ma vidéo sur la percolation, et les problèmes de dilution et de saturation. En gros, certaines plantes vont saturer la solution rapidement, alors que d’autres plantes contiennent des constituants plus longs à extraire, et vont devoir évoluer dans une solution déjà saturée.
      Bref, vous préparez vos X teintures mères, puis vous formulez dans un flacon compte goutte au bon pourcentage (ex : 20% passiflore, 40% kava, 20% pavot de californie, etc).
      Si tout ceci vous parait trop compliqué, alors placez tout simplement le mélange dans un bocal et teinturez, comme suggéré dans votre message. Certes, le puriste vous dira que ceci n’est pas optimal. Mais le travail peut être convenable. A essayer si vous avez beaucoup de plantes dans votre mélange.

  3. bonjour Christophe
    je viens de récupérer des branches/feuilles sur l’eucalyptus de ma voisine (il sent trop bon ) et je me demandais de quelle manière je pouvais l’utiliser
    TM ? MH ?
    en lisant materia medica , Michael Moore parle de décoction et d’HE, mais pas de TM
    qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour Sabine,
      Moore utilisait les feuilles en infusion pour intoxications alimentaires ou autres problèmes d’estomac liés à une nourriture vieille ou périmée. Aussi pour inflammations intestinales. La TM peut s’utiliser de la même manière, dans un peu d’eau.
      Sinon, je trouve le macérât huileux par intermédiaire alcoolique intéressant pour les massages (relaxation musculaire). L’idée peut paraître farfelue car il faut pulvériser la feuille d’abord, et elle est aromatique. Mais les résultats sont satisfaisant. Essayez et dites-moi ce que vous en pensez.

        1. bonjour Christophe
          j’ai fait ce matin dès potron-minet le MH avec Intermédiaire alcoolique !
          résultat super ! bonne odeur d’Eucalyptus , je vais en faire un baume !
          chuis ravie ! merci

            1. par contre pendant les 2 de « macération » alc. avec la plante j’ai mis un couvercle sur le saladier question que ses « essentiels » ne s’enfuient sous d’autres cieux que mes miens 🙂

  4. Bonjour,
    Je souhaite faire une macération de safran en pistils pour pouvoir l’utiliser ensuite dans le domaine de la confiserie. Je dispose d’alcool à 96 et produit moi même mon safran bio. Avez-vous une base de quantité? La proportion donnée dans Materia Medica pour une teinture est 1:5. Si j’applique ce raisonnement pour la macération, il faudrait 200g de safran pour 1 litre d’alcool ce qui me paraît démesuré au vu de la puissance de la plante. Qu’en pensez-vous? Cordialement.

      1. Merci pour votre avis. Je vais commencer plus petit puis rajouter les pistils jusqu’à saturation de l’alcool (les pistils deviennent blancs, je pense que quand l’alcool sera saturé les nouveaux pistils ne seront plus décolorés et que j’aurai une concentration maximum).
        Cordialement.

      2. Bonjour Christophe et Sabine
        J aimerais faire une alcoolature de safran .vous oarlez de 50g par litre d alcool a 90? Ou 50? Et combien de temos de maceration pour cette plante?
        Est que Brethe a pu vous donner les portions exactes?
        Grand merci.

  5. Bonjour Bernard,
    je suis occupée à préparer une TM de fumeterre. J’ai mis 100 gr de fumeterre sèche avec 1/2 litre d’alcool à 45°. Mais l’alcool ne recouvre même pas la moitié de fumeterre. Que dois-je faire ? Compléter avec de l’alcool pour recouvrir totalement la plante sèche ? mais alors la proportion de 1:5 n’est plus respectée. merci beaucoup pour votre site qui est superbe.

    1. Le mieux serait de lester la plante avec un galet, ou en mettant un petit bocal dans le grand bocal. Quel contenant utilisez vous pour préparer votre teinture ? La plante a-t-elle été coupée en petits morceaux ou les branches étaient encore relativement entières ?

        1. Ca fait un peu long effectivement pour des branchettes, il doit y avoir beaucoup d’espace vide avec un effet « mikado ». Il faudrait trouver une pierre plate et propre pour poser sur le dessus, ou un sac de billes, et éventuellement rajouter un peu d’alcool (rajouter encore quelques dizaines de ml fausse un peu la donne, mais nous ne sommes pas en train de fabriquer un produit de laboratoire non plus).

          1. Voilà, j’ai passé la préparation au blender, ensuite je l’ai remise dans le bocal, rajouté environ 50 ml d’alcool et lesté avec un bocal plus petit ; le liquide recouvre juste la préparation. Je vais attendre 15 jours ensuite effectué le pressage.
            Merci beaucoup pour votre aide.

  6. Bonjour, je voudrai savoir si ce type de macération peut être utilisé pour extraire les principes actifs du ginkgo biloba ?
    Merci par avance

      1. Et, est-ce que cela peut-être utilisé pour les médicaments type compléments alimentaires à base de ginkgo ?

          1. Et bien, pour les TPE du BAC en première, nous souhaiterions créer un complément alimentaire à base de ginkgo biloba.
            Mais notre problème est qu’une fois la macération faite, le principe actif sera sous forme de liquide et pour mettre dans une gélule, ce n’est pas vraiment pratique…
            Je ne sais pas si vous pouvez nous aider, mais si c’est le cas, ça serait vraiment super !
            Est-ce qu’il y aurait moyen de purifier notre solution finale ?
            Merci d’avance

            1. Pour la fabrication de compléments alimentaires, la teinture est souvent évaporée, je pense dans des fours spéciaux, pour à la fin n’obtenir qu’un extrait solide. Cet extrait est ensuite pulvérisé et mis en gélules. Pour un TPE, il faudrait peut-être étaler la teinture sur une plaque avec une surface la plus grande possible, puis laisser évaporer (passer au four ?). Ensuite récupérer la « croute » et la passer au pilon, puis mettre la poudre en gélules. Utiliser une température douce pour l’évaporation.

            2. D’accord, merci beaucoup !
              Et j’imagine qu’il faut retirer l’alcool après pour pouvoir y insérer dans une gélule ?
              Et combien de temps faut-il laisser la macération dans les bocaux ? J’ai vu sur votre site qu’il faut laisser 2 semaines environ…

            3. 2 semaines environ. Ensuite vous pressez le marc, et vous filtrez le tout (filtre à café non blanchi). Puis il faudra faire évaporer ce liquide, qui va contenir alcool et eau. L’alcool est très volatile, l’eau beaucoup moins. D’ou l’idée de verser le liquide sur une plaque de cuisson et faire chauffer doucement jusqu’à ce que la partie liquide soit évaporée à 100%. C’est le solide au fond de la plaque qui doit être mis en gélules. Entre parenthèse, le ginkgo a un effet fluidifiant sur le sang.

            4. D’accord je comprends mieux.
              Je vous remercie infiniment pour votre aide !
              Comment connaissez-vous toutes ces informations ? Quelle formation avez-vous ?
              J’aurais besoin de le savoir pour identifier mes sources de recherches.
              Je risque d’avoir d’autres questions à vous poser et vous remercie d’avance.

            5. Pour l’évaporation, on peut mettre le mélange dans une casserole sur une plaque de cuisson ?

          2. Bonjour !
            Je voudrais aussi savoir si vous savez quels sont les principes actifs du ginkgo que l’on va extraire avec la macération ?

  7. bonjour! tres bon article! merci pour toutes les informations tres bien exposes et de grnade utilité!
    ma question est par rapport aux tentures mere de propolis, et plus exactement par rapport a sa utilisation comme traitement dans les ruches en apiculture. il y a certains publications au subjet, mais pas tres claire comment proceder por fabriquer l’extrait de propolis dans les bonnes proportions(alcool, eau, propolis….?) et les procedures plus efficaces.
    concretement, je voudrais savoir comment extrair une tenture mere a partir de la propolis que je recupere moi meme des ruches. merci beaucoup d’avance!

    1. Voici comment je pratique :
      – je récupère la propolis de la ruche, même avec un peu de cire et de saletés, pas de problème
      – Je laisse macérer dans de l’alcool pur à 90°, avec 500 ml d’alcool pour 100 g de plante
      – remuer tous les jours.

      Mon but est de toujours avoir un peu de propolis non dissoute au fond du bocal. Ceci assure une saturation de la teinture mère en résines. Une fois l’alcool saturé en résine, il ne la dissoudra plus. Et la teinture sera donc optimale. Si plus de propolis au fond du bocal au bout d’une dizaine de jours, en rajouter un peu, et laisser macérer encore quelques jours.
      La cire et les impuretés ne seront pas dissoute et resteront au fond du bocal.
      Utiliser de l’eau n’a pour moi aucune logique car la propolis est une résine et toute résine n’est pas hydrosoluble, une résine est 100% soluble dans l’alcool par contre.

  8. Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations que je trouve sur votre site
    Je vais preparer un macerat huileux avec de l’huile d’olivie et du millepertuis comme vulneraire, par contre la plante que j’ai pris en pharmacie est seche, hors vous avez mentionne comme pour la melisse que ces deux plantes seches etaient mortes, puis je les utiliser en tisane et dans ce cas y aura t il une efficacite.
    Et pourquoi ces deux plantes seches deviennent mortes?
    Merci a vous

    Didier

    1. Bonjour Didier,
      Ces plantes perdent vite leurs propriétés. Si la plante est de l’été dernier, elle devrait être encore relativement active. Je trouve que la version teinture mère pour le millepertuis (faite à partir de plante fraiche) est bien plus efficace que la version infusion. Le moyen de palier à cette faiblesse est d’en mettre plus. Par exemple, pour la mélisse, 30 grammes au litre. Pour le millepertuis, pareil, il vaut mieux aller du coté des 30g par litre (voir recommendations de Valnet – entre 15g et 30g).

  9. Bonjour

    Pensez vous qu’il soit possible de realiser des teintures méres
    1) D’Aloé véra
    2) de Noni ( Morinda citrifolia )
    Bonne journée à vous
    Cordialement
    JLD

    1. Bonjour,
      Possible, je suppose. Intéressant d’un point de vue extraction, je ne pense pas non. L’aloe nous donne un gel qui est facile à obtenir par pression. L’alcool peut à la limite stabiliser le gel, mais pour certaines utilisations, pour une inflammation digestive par exemple, l’alcool n’est pas désirable. Pareil pour une application cutanée, brulure par exemple.
      Pareil pour le fruit de Morinda citrifolia, à la limite rajouter 20% d’alcool pur afin de stabiliser un jus et le garder pendant une certaine période. Mais faire une macération de fruit frais, en rajoutant 2 fois plus d’alcool pur que de poids de fruit, ne me parait pas désirable sachant que l’on peut extraire le jus avec une centrifugeuse par exemple.

  10. Bonjour

    Polygata paniculata

    Ces racines sont riches en salicylate de methyle – comment récupérer ce principe actif ?

      1. Bonjour

        Vous avez de bonnes connaissances dans ses pratiques, meilleures que les miennes – a l’occasion si je vais en Europe je viendrais vous visiter
        Merci encore pour vos conseils
        Bien cordialement
        JLD

  11. Bonjour

    A quand remonte l’usage des teintures mères – ou des macérations de plantes dans une solution alcoolique – Nos ancêtres les Gaulois ?

  12. Bonjour

    La teinture mère de poivre noir ça existe – ça peut se faire ? merci de votre retour d’expérience sur le sujet
    Autre question : il y a t’il de la piperine dans les baies roses ( Schinus terebenthifolius )
    Bien cordialement
    JLD du bout du monde

    1. Oui on peut le teinturer avec de l’alcool à 65° (500 ml d’alcool pour 100 g de poivre moulu), et utilisé pour des conditions diverses et variés depuis l’accompagnement de la fièvre (en particulier en phase montante lorsque la personne a froid), stimulant gastrique, expectorant lorsque surproduction de mucus dans les bronches, etc. Il augmente aussi la biodisponibilité d’autres plantes, donc peut être considéré comme « plante accompagnatrice » dans un mélange de teintures.
      SChinus contient de la piperine, mais probablement très peu (je n’ai pas pu trouver les chiffres), en comparaison avec le poivre qui en contient entre 5% et 9% dans ses baies.

        1. Merci, très intéressant ! J’ai eu la chance de faire un tour de la nouvelle calédonie il y a quelques années car j’ai des amis qui y habitent. Quelle région magnifique. Je reçois régulièrement de l’huile de niaouli, de la marque Présent du Pacifique et Botanik. Vous êtes Jean-Luc ? Vous vendez sous quelle marque ?

          1. Bonjour – oui Jean-Luc c’est moi – pour l’essence de niaouli – j’attire votre attention sur le fait que nous en produisons tres peu actuellement en raison d’une penurie de main d’oeuvre – et l’absence de label fait que vous pouvez en trouver peut être même vendue sous notre marque ?? – elle est de quelle couleur votre he niaouli , Blanche ?
            JLd Présent du Pacifique c’est notre marque

  13. Je suis tombée par hasard sur votre site en recherchant les effets du bouillons blanc sur les BPCO. Sauriez vous me dire ce qui est le plus efficace? tisanes de fleurs de feuilles ou bien de la teinture à base de racines?? quelle quantité de racines pour quelle quantité d’alcool?? merci encore

    1. Bonjour,
      Définitivement pas la racine pour ce contexte, mais plutôt feuille et fleurs. La fleur sera plus riche en mucilages, et donc plus adoucissante et émolliente. La feuille plus riche en composants expectorants. Donc dans l’idéal, un mélange feuilles + fleurs. Mais si j’avais à choisir, je resterais sur la feuille.
      Si feuille, il faudra passer l’infusion dans un filtre à café non blanchi. Un peu pénible, mais les poils des feuilles peuvent parfois créer des irritations au niveau de la gorge.
      Je resterais sur une infusion.

  14. je viens de retrouver un rhum de 35 ans, à votre avis a t il conservé son degrès alcoolique,?
    j’aimerais ne avoir à en racheter,merçi de vos conseils si pertinents

        1. Voila une excellente suggestion, je n’ai pas encore investi dans un tel appareil, mais je pense de plus en plus qu’il est essentiel lorsque l’on fabrique des produits à base d’alcool. Merci !

  15. comment faire une teinture mère de Badiane ou anis étoilé ou illicium quelles proportions quel degré d’alcool quel temps de macération ? merci

      1. merci pour ce conseil car on ne trouve plus de teinture mère de badiane dans les pharmacies pouvez vous toutefois me préciser ce que signifie 1:5 alcool à 50 s’agit-il du nombre d’anis étoilé dans la préparation et si après le passage au blender il faut filtrer la préparation merci encore

  16. bonjour Christophe
    si je voulais avoir un produit à base d’orties qui soit reminéralisant
    hormis la tisane
    Sachant que vous déconseillez l’alcoolature car peu intéressant dans ce cas, est ce que si je faisais macérer mes orties dans du vinaigre , y aurait-il extraction des minéraux ? qu’en pensez vous ?

    1. Oui il y aurait extraction des minéraux, de par la base aqueuse du vinaigre, mais aussi de par sa nature acide, qui va avoir une affinité pour les minéraux qui sont des bases. Mais bon, pour moi pas aussi bien que l’infusion (digestion à chaud).

      1. merci Christophe
        je vais essayer, même si pas aussi bon que l’infusion , ça peut être une aide (là je parle pour mes z’animaux que l’infusion n’inspire pas vraiment alors que quelques gouttes de vinaigre ça passera ! )

          1. heuuu la paresse (rho j’ai honte de dire ça ..!) car c’est plus facile quelques gouttes dans l’eau …mais je vais me ressaisir !
            pour le chien je ne pense pas que ça pose de problème (je lui fais des soupes d’orties entre autre) le chat je l’oublie car en poudre ou vinaigre il frisera sa moustache d’un air dégoûté (déjà que je lui ai supprimé les horribles croquettes!) quant aux poules je le fais de temps en temps dans une pâtée mais elles n’en raffolent pas , alors qu’elles sont obligées de boire !
            Et je me demandais ((toujours dans l’idée de ma « vinaigrature » ) si cette extraction sortait aussi les protéines végétales ?

            1. Coté protéine, le vinaigre va extraire l’albumine. Par contre, l’albumine va faire tourner le vinaigre. C’est pour cela que lorsqu’on prépare un vinaigre à base de racines ou écorce (bcp plus d’albumine que dans les feuilles ou fleurs), il faut souvent le chauffer afin de coaguler l’albumine et l’éliminer (au travers d’un processus de filtration).

  17. Bonjour,
    je suis en train de faire macérer des marrons d’Inde dans un alcool de prune. Or, il s’y dépose un fond blanc laiteux, cela au bout de quelques jours. Est-ce normal ou ai-je fait une erreur?

      1. Merci pour votre rapide réponse. C’est avec un très grand plaisir que je viens de découvrir votre site. Savoir que j’aurai des réponses à mes questions éventuelles concernant l’utilisation des plantes est bien précieux.

    1. Bonjour,
      Il y a des préparations liquides à base de curcuma vraiment excellentes, comme le Curcumaxx par exemple (je n’ai aucun lien avec le laboratoire, j’ai juste essayé le produit). En particulier lorsqu’ils sont concentrés et standardisés en curcuminoides (en général 95%) et accompagnés de piperine. Nous avons là un produit concentré avec un profil d’absorption excellent. Le hic : un processus de préparation compliqué car standardisé.
      Si l’on parle d’une teinture mère classique de la racine, je préfère largement le mélange 9-5-1.

      1. Bonjour ,

        Merci pour votre réponse – effectivement votre préparation du 9-5-1 est aussi intéressante et je vais la tester il me reste a trouver du gingembre
        J’ai lu aussi quelque part sur la toile qu’il était possible de chauffer l’huile de coco a 220° et d’y mélanger le curcuma – que pensez vous de cette recette ?

        1. Cela me parait un peu chaud, je ne vois pas trop l’objectif. L’huile de noix de coco état saturée, elle est stable à la chaleur. Par contre, pourquoi la chauffer autant et prendre le risque de dénaturer les plantes, je ne sais pas. Il suffit de juste la chauffer doucement pour la liquéfier afin de faire le mélange.

  18. Bonjour Christophe,

    tout d’abord un énorme merci pour la qualité de vos publications en ligne sur ce site, elles sont précieuses et d’une richesse pédagogique sans égal sur le net.
    Je consulte maintenant à chacune de mes connexions internet votre site 🙂

    J’ai tenté une première teinture mère de millepertuis avec succès il y a quelques semaines. Mais mon deuxième essai me semble un peu compromis : en effet, je constate au travers du bocal en verre transparent que sur les fleurs broyées sont apparues de petites tâches blanches comme si des champignons avaient commencé à coloniser la teinture. J’ai eu du mal à recouvrir les fleurs complètement avec la dose d’alcool correspondante, et je crains qu’elles ne se soient « oxydées ». Dois-je jeter le tout ?

    Merci de votre aide par avance 🙂

    1. Lorsque les plantes dépassent, il faut les lester avec un galet propre, ou rajouter un peu d’alcool, même si vous sortez du taux idéal. Effectivement il se peut que la partie qui dépasse, à l’air, commence à pourrir. Dur à dire sans voir. Vous pouvez peut être filtrer et récupérer sans attendre plus. La teinture mère est-elle d’un beau rouge sombre ?

      1. J’ai bien lesté, mais malgré cela les plantes n’étaient pas recouvertes. Je n’ai pas pensé à rajouter de l’alcool.
        La teinture mère est plutôt marron/rouge…

  19. Merci pour ce billet très clair et documenté!
    Pour ma part je souhaite faire une teinture de poivre noir. On m’en a ramené de kampot.
    Je pense le moudre avant de le mettre à macérer, puis faire réduire la teinture pour en faire un baume articulaire, agrémenté de plusieurs HE.

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