Faire une teinture de plantes médicinales : la macération

La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.

La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.

Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.

Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.


Le solvant

Le type d’alcool

Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.

Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.

Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.

Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :

  1. La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
  2. Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
  3. Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.

Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.

La concentration

Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.

L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.

Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.

Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.

Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.

Les autres solvants

Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.

Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.


Préparation de la plante

Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :

  • Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
  • Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
  • Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.

Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :

  • On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.

Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.

Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :

Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?

Quelques commentaires à ce sujet :

  • Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
  • Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.

En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.

Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

Faire une teinture mère de plantes médicinales


La teinture par macération

1. Pour faire une teinture de plante sèche :

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
  • Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
  • Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
    • Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
  • Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
  • Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
  • Versez l’alcool par dessus ;
  • Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
  • Remuez bien tous les jours ;
  • Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
    • Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction
Faire une teinture mère de plantes médicinales : millepertuis
Teinture de millepertuis (Hypericum perforatum)

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »

  • Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
    • Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
    • Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
  • Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.

Conseils pratiques

Durée optimale d’extraction

J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.

Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.

Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.

Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.

L’alcool doit recouvrir complètement la plante

Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.

Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?

Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bacopa
Méthode 1 : un bocal fin et long est inséré à l’intérieur du bocal principal et fait pression sur la plante (parties aériennes de bacopa).
Faire une teinture mère de plantes médicinales : échinacée
Méthode 2 : un galet propre de rivière fait pression sur la
plante (racines d’échinacée)

Augmenter la surface de contact

Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.

Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : rumex crispus

Pressage

Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.

Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.
Faire une teinture mère de plantes médicinales : mini presse

Filtration

Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : filtrage

Quel type de bocal utiliser ?

Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Faire une teinture mère de plantes médicinales : bocaux

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal

Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.

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1 689 réponses

  1. Bonjour,

    Je souhaiterais savoir si une teinture mère ou macérât (par exemple avec de la marjolaine) est aussi efficace quant à ses propriétés actives que l’huile essentielle de la même plante ?
    Merci !

    1. Bonjour Michel,
      L’huile essentielle ne représente qu’une partie de la plante, la partie volatile et aromatique. Le macérât alcoolique est plus fidèle au totum de la plante, et va correspondre plutôt aux utilisations traditionnelles de la plante. L’huile essentielle est une création relativement récente, avec des applications spécifiques. Je ne peux donc pas répondre à votre question d’une manière générique. Par contre, je peux y répondre si vous me donnez une indication spécifique qui vous intéresse (en d’autres termes plus simples – que désirez vous accomplir avec la marjolaine).

      1. Bonjour Christophe,

        Depuis de très longues années je suis accro à l’Immovane (allias Zopiclone), un hypnotique sinon un somnifère.
        Je veux m’en débarrasser.
        Je me retourne donc vers la Nature médicinale, plantes, huiles essentielles ou autres.
        Il m’a été proposé dernièrement la formule suivante, par un fabricant Belge, aromathérapeute, d’huiles essentielles :

        – Huile essentielle de Lavande
        – Huile essentielle de Marjolaine
        – Huile essentielle de Ylang-Ylang
        5 à 6 goûtes de ce mélange sur le plexus solaire avant le coucher.

        – Huile essentielle de Lédon du Groenland
        – Huile essentielle de Ravensare aromatique
        Sur un morceau de sucre de canne, avant de se coucher : 1 goûte de chaque…

        Je ne doute point sur les vertus médicinales de ces HE, mais ne les connaissant pas, sinon pour leurs arômes…

        http://www.phytowebarom.be/

        PS : Votre site est vraiment SUPER !

        1. Bonjour Michel,
          Oui je vois qu’il y a de nombreuses HEs « classiques » relaxantes et pour faciliter un meilleur sommeil. Je commencerais personnellement par le mélange sur plexus solaire pendant une semaine avant de passer au mélange interne – j’ai tendance à être très conservateur en ce qui concerne la prise interne, préférant commencer d’abord par une application purement aroma ou externe.

          1. Bonjour Christophe,

            Je ne suis pas très chaud pour l’usage d’huiles essentielles.
            Je vais toutefois appliquer le mélange cité dans mon précédent message (plexus solaire) et tenter la teinture mère par percolation avec des plantes sèches.
            Trouble du sommeil certes, mais aussi dépression légère… (angoisses, idées noires, peut-être de la paranoïa)

            – Valériane
            – Passiflore
            – Aubépine
            – Tilleul
            – Houblon
            – Verveine officinale
            – Camomille romaine
            – Chanvre
            – Fleurs d’oranger ou néroli
            – Millepertuis

            N’y a-t-il pas trop de plantes ?

  2. Bonjour Christophe!
    J’ai une question! j’aimerais donner à mon fils de 8 ans une teinture pour ses problèmes d’attention à l’école et aussi pour le nourrir, et pour son eczéma (ce n’est pas un gros mangeur de fruit, légume) On a fait de beaux changement, côté alimentation mais je voudrais optimiser tout ça et le soutenir! Nous prenons des probiotiques, des omégas 3 et nous avons coupé le sucre et pas mal de produits laitier. Le problème c’est qu’il n’aime pas les teintures de vinaigre (cidre de pomme) populaire ici au Québec. Je peux faire la teinture moi même avec des plantes fraîche ou séché (je voudrais que ce soit près plus vite) mais je ne sais pas si la glycérine est efficace mais meilleurs goût par contre, en fait en lisant cet article je suis plus mélanger qu’avant lol que me conseillez-vous?? et puis les teintures d’alcool pour les enfants c’est pas top non?

    merci d’avance 🙂

    1. Bonjour Eveline,
      Afin de faire une bonne réflexion, il faut d’abord connaitre la plante qui vous intéresse afin de voir la meilleure méthode de préparation. Quelle plante considérez-vous pour votre fils ?
      En ce qui concerne la petite quantité d’alcool qui va être diluée dans de l’eau, c’est une question de choix et vues personnelles. Je pense sincèrement que nous (ados y compris) malmenons notre foie d’une manière largement plus brutale avec certaines de nos habitudes de vies qu’avec quelques gouttes d’alcool diluées. Mais je me répète, c’est une vue personnelle, et chaque parent doit faire son choix.

      1. Et pour rendre la teinture plus agréable a prendre, une fois celle-ci terminée, vous pouvez ajouter dans la bouteille q.q gouttes (ou un peu plus si désiré) de glycérine. Je fais ceci avec ma teinture de Pau d’arco, ca lui confère un goût wow.

  3. Bonjour Christophe,
    J’ai découvert votre merveilleux site il y a quelques jours et je l’explore avec enthousiasme sans pouvoir m’en décrocher. Merci ! J’ai commandé votre livre et je l’attends avec impatience.
    Je cherche un blender avec bol en verre, pour les plantes, et le vôtre, aperçu de-ci de-là sur le site me semble répondre à mon désir. Pourriez-vous m’en donner la référence ?
    Belle journée à vous,
    Isabelle

    1. Bonjour Isabelle,
      Le mien date de plusieurs années, je l’ai acheté aux US à l’époque où je vivais là-bas. Marque Black & Decker, je n’ai pas vu le modèle ici. Mais vous trouverez par contre de nombreux modèles (ex : Moulinex) avec bol en verre.

      1. Merci beaucoup pour votre réponse Christophe.
        Je suis en train de cogiter pas mal à propos des teintures-mères…. Je réfléchis à ma pratique (kinésiologie, reiki et crânio-sacré), je comprends petit à petit que plus le toucher est léger, subtil et habité et plus l’acte est puissant. Je pense à l’homéopathie aussi. Et pour les teintures-mères, travaillez-vous sur les dilutions ? où puis-je trouver des infos accessibles à une non-scientifique sur la puissance des dilutions ?
        Votre site est une source de réjouissances infinies !
        Belle nuit à vous…

        1. Je pense qu’il va falloir effectivement aller voir du coté des homéopathes. Je n’ai pas de site en tête. Du coté américain, c’est probablement Felter qui a le plus côtoyé avec cette approche mi-phyto mi-homéo, ni partisan d’une dilution homéopathique, ni partisan des dosages traditionnels d’alcoolature, et prônant un concept simple : toujours utiliser la dose minimale nécessaire à impartir l’effet physiologique désiré, dose en général bien inférieure aux doses utilisées de manière classique.

          1. Merci pour votre réponse Christophe et merci encore pour ce blog si nourri et si généreux.
            J’ai reçu votre livre ce matin.
            Belle soirée à vous.

            1. Et que me conseillez-vous parmi les ouvrages de Felter, qui soit abordable, pas ultra scientifique et carrément passionnant ?

            2. Il faut être accro aux plantes et avoir une certaine expérience et maitrise de l’anglais (hélas) pour lire Felter, pas un ouvrage « entrée de gamme ». Son ouvrage de référence (gratuit) chez Henriette Kress ici :
              http://www.henriettes-herb.com/eclectic/felter/index.html
              Je suis en train de préparer une fiche sur le mélilot, et c’est le seul qui nous donne des informations sur la constitution de la personne qui soit apte à bénéficier du mélilot : personne fine et frêle, extrémités souvent froides. C’est quelqu’un qui avait cette sensibilité là.

  4. Bonjour,
    j’ai dans mon jardin une prolifique passiflore (apparemment caerulea), puis-je en faire une teinture mère et si oui quelles parties de la plante dois-je utiliser? (bourgeons, fleurs, feuilles?)
    et cette teinture aura-t-elle des propriété thérapeutiques similaires à la passiflora incarnata?
    D’avance merci

    1. Bonjour Caterina,
      Voici une réponse que j’ai récemment donné à un autre lecteur :
      Je n’ai jamais pu trouver une réponse claire à ce sujet. Mes collègues américains, dans le pays ou la passiflore pousse abondamment (dans les états humides du sud par exemple), ne sont pas d’accord entre eux. Certains utilisent P. caerulea d’une manière interchangeable avec P. incarnata, d’autre pensent qu’elle ne doit pas être utilisée car elle contient des glycosides cyanogéniques. Elle fonctionne avec des effets similaires, mais je ne pourrais pas répondre à la question suivante : au long terme, les glycosides posent-ils des problèmes pour notre système ?

      1. D’accord merci, je vais essayer quand même et la tester à petite dose, en admettant que c’est la dose qui fait le poison 😉
        En revanche quelle partie de la plante dois-je utiliser?

  5. Bonjour.

    Je me permets de poser une question relativement triviale. Cela fait des années que je suis intéressé par tout ce qui touche aux plantes médicinales, mais plusieurs facteurs ont fait que je ne me suis jamais vraiment lancé (particulièrement la peur de ne pas ramasser la bonne plante, ou encore les intéractions possibles avec les médicaments).

    Bref, voulant trouver un livre expliquant des techniques plus avancées que la simple infusion/décoction, je suis tombé sur le votre. Et j’avoue que c’est ce que je cherchais depuis toujours, je le dévore et je l’adore ! Il n’y a plus qu’à retrousser ses manches !

    Alors voilà ma question, dans votre livre vous parlez des teintures-mères en usage externe. Mais, y a-t-il moyen de l’utiliser en usage interne ? Sur le Net j’ai trouvé qu’on peut mettre quelques gouttes dans un verre d’eau, vous confirmez ? Car ce que je trouve extra avec la teinture-mère c’est cette idée d’avoir un concentré de plante qui peut se garder des années… et utilisable où on veut quand on veut !

    Je pense que je vais commencer avec du frêne, j’ai lu que c’est bon pour les allergies…. ça sera mon premier test en teinture-mère !

    J’en profite aussi pour vous faire part d’une erreur dans votre livre, toujours dans la teinture-mère en page 77 : 100 g de plante pour 200 mL d’alcool, ça fait 0,5 g de plante pour 1 mL d’alcool, et non pas 2 g de plante pour 1 mL d’alcool.

    Ceci dit, ce n’est pas une critique, car personnellement, ça me fait plaisir de voir quelqu’un qui explique les « tisanes » et autres remèdes avec des termes véritablement scientifiques, expliquant les « lois » de solubilité/extraction etc, et mettant ces lois à portée pratique pour le plus grand nombre. Bravo.

    1. Bonjour Laurent,
      Tout d’abord un grand merci pour vos commentaires, j’apprécie beaucoup. Vous avez tout a fait raison au sujet de l’erreur, je m’en suis aperçu trop tard.
      Pour les alcoolatures (teintures mères) le but premier est la prise interne, avec effectivement un gros avantage de conservation et logistique aussi vu que l’on peut les emporter avec soi.
      En interne, elles se diluent dans un doigt d’eau, et la dose varie en fonction de la plante et de l’effet désiré. Les ouvrages classiques comme le valnet vous donnent des plages de dosages afin de savoir où démarrer.

  6. Bonjour Christophe ,

    Je me permets de vous demander comment préparer une teinture mère de Labdanum , en effet , j’ai réussi à me procurer aujourd’hui de l’alcool à 90° pour enfin me concocter une base de parfum avec des résines de Labdanum , Benjoin et Myrrhe , je suis ravie ! mais malgré mes heures ( jours , années ? ) de recherche sur le sujet je demeure un peu perdue… auriez vous la gentillesse de m’ aider ?

    1. Bonjour Magalie,
      Vous avez devant vous un cas très simple : une résine requiert de l’alcool pur (96°). C’est le seul solvant qui puisse la dissoudre d’une manière efficace. Le processus est simple. Vous versez 500 ml d’alcool pur pour chaque 100 g de résine. Vous laissez macérer 2 semaines en remuant tous les jours. Si au bout de 2 semaines vous avez toujours de la résine non dissoute au fond du bocal, vous rajoutez un peu d’alcool, vous attendez encore une semaine, etc. Vous atteindrez ainsi le point de saturation, la quantité d’alcool minimum nécessaire pour dissoudre toute votre résine.

      1. oh merci beaucoup !!
        Je vous remercie du fond du cœur !
        je vous souhaite une excellente fin de journée ,et soyez assuré que je garde le lien de votre blog aussi précieusement que mon Labdanum !
        Ps (de l’alcool à 96° la pharmacienne aurait eu une attaque cardiaque déjà que c’était limite )

          1. tout à fait !
            j’ai fait renifler mon labdanum à la pharmacienne pour la convaincre de m’en donner un peu

  7. Bonjour Christophe
    Je viens de démarrer une teinture mère de racine d’orties, au bout d’un jour une pâte c’est formée bien épaisse au fond, est-ce que c’est gênant ?
    Est-ce que ça bien fonctionner quand même ?

  8. Bonjour Christophe merci je vais vite chercher l’alcool ,je me lasse jamais de vous lire.
    vous êtes une vraie encyclopédie à vous seul

  9. Bonjour Christophe je souhaiterais faire une teinture mère d’eucalyptus sec es ce que ,c’est possible et quel degré d’alcool puis je utiliser merci

    1. Possible oui, vu la quantité de résines je dirais 60° pour feuille sèche, 80° pour feuille fraiche – la feuille fraîche ne contient pas beaucoup d’humidité, mais la quantité de résines est telle qu’il faut monter à 80.

  10. Bonjour, et merci pour ce site très riche en informations et très clair.
    Je me suis mis il y a 2 semaines à préparer des TMs (pin sylvestre, thym, propolis) ainsi qu’un Extrait hydro–alcoolique-glycériné d’olivier (jeunes fruits et jeunes feuilles)
    et enfin macérat huileux de soucis.
    J’ai préparé les TMs avec de l’alcool à 96° en respectant les proportions une fois le poids de plante fraîche pour 2 fois le poids d’alcool, mes TMs paraissent très fortes dois-je rajouter de l’eau ou réduire mon temps de macération (j’étais parti pour les laisser 3 semaines)?
    Et enfin une dernière question, j’ai récolté du chardon marie (les sommités fleuries) comment dois-je les préparer pour faire une TM?
    Merci d’avance pour vos réponses éclairées.

    1. Bonjour David,
      Pour les teintures de plantes fraiches avec de l’alcool pur, le travail est fait à quasiment 100% au bout d’une 10’aine de jours, 2 semaines tout au plus. Pour l’aspect « fort », il faut effectivement diluer ces teintures dans de l’eau avant de les prendre. Mais si la plante est fraiche, l’alcool pur est souvent nécessaire pour faire un excellent travail d’extraction. Pour les plantes juteuses.
      Pour les moins juteuses, une racine un peu plus fibreuse par exemple, ou une écorce, vous aurez besoin de mois de titrage d’alcool, 70° ou 80° suffiront. Pour les résineuses (et à l’extrême les résines pures comme la propolis), il faut absolument de l’alcool pur.
      Pour le chardon marie, les composants actifs sont dans la pellicule externe de la graine. C’est donc la graine qui est intéressante, et pas les sommités fleuries. Pour extraire les graines, n’oubliez pas les gants ! (et l’armure si on est maladroit).

      1. Merci pour votre réponse, en effet c’est du costaud le chardon marie il faut savoir la prendre cette belle plante.
        J’ai été trop pressé et ai fait macérer les sommités entières, mais au vue de la place prise par ces dernières, je les ai mixées. Mais là horreur !!!c’était pire, donc j’ai rajouté du liquide (soit la même quantité d’alcool mais en glycérine et en eau de source).
        Je crois donc que ma teinture sera (pardonné moi du terme) foireuse.
        Quelle proportion d’alcool faut-il pour les graines du chardons? (toujours 1pour2?)
        Et une dernière question pour le coquelicot, c’est bien les fleurs entières que l’on fait macérer?
        Encore merci pour vos lumières.
        Cordialement

        1. Toujours 1 pour 2 et passer graines + alcool au blender au bout d’une semaine, laisser la bouillie macérer encore une semaine, puis passer au filtre à café non blanchi. Pour le coquelicot, les pétales sont en général utilisées soit en infusion soit en sirop, et je ne suis pas sur qu’un macérât alcoolique apporte grand chose. La capsule avec graines n’est plus employée aujourd’hui, à ma connaissance, mais était employée il y a quelques décennies dans les herboristeries, comme forme « douce » analgésique chez ceux qui soit tolèrent mal les opiacées, soit y sont très sensibles.

  11. Bonjour!
    Je viens de trouver au fond de mon armoire une macération d’usnée barbue dans de la vodka que j’ai fait il y a plus de trois ans. Puis-je la filtrer et la consommer quand même?

    1. Bonjour Julie,
      Si l’usnée ne dépassait pas de l’alcool et était complètement immergée, oui la teinture devrait toujours être bonne. Regardez tout de même que la teinture soit limpide, sans trace de moisissures en surface, etc.

  12. Bonjour à tous.
    Je voudrais faire une teinture de racine d’orties, es-ce que je peux aussi mettre des feuilles d’orties avec ?

    1. Vu que la feuille et la racine ont deux classes d’indications bien spécifiques, je ne vois pas trop l’intérêt. Autant faire deux teintures séparées, et les utiliser pour leurs indications respectives.

  13. bonjour Christophe,je suis a la recherche de la recette de TM de feuilles,écorce,et bourgeons de noisetier,pour la circulation du sang,et traitements veineux.il parait que cela remplace bien ,l,hammamèlice .

  14. Bonjour Christophe,

    Je débute dans les teintures mère et ce site semble très intéressant et bien détaillé. Donc tout d’abord merci de partager tout ce savoir; c’est un sacré travail!
    Asthmatique (plus au stress et à l’effort, qu’à l’allergie), je souhaite pour commencer, tester 2 teintures pour soigner de manière différente cette affection (j’en ai assez de la ventoline et des corticoides). Pour faire avec ce que j’ai, j’ai décidé de faire un alcoolé de plantain et un autre avec la molène qui pousse dans le jardin.
    J’ai de l’alcool éthylique à 95, et des petits pots: donc, si j’ai bien suivi: 150ml d’alcool et 75g de plante fraiche.
    Ma question:
    Comment détermine-on la posologie? En effet, j’imagine que celles ci dépendent de la concentration des principes actifs; mais comment la connait-on? En cherchant, j’ai vu de tout: de 50 gouttes à une quinzaine par prise pour la molène.Vous même suggérez 20 à 40 gouttes, mais diluées. Bref de ce coté là, je m’y perds…Pouvez vous m’éclairer s’il vous plait?

    1. Bonjour Gérard,
      Pour les proportions, vous êtes bon – 150 ml d’alcool pur pour 75g de plante fraiche.
      Pour la posologie, pour de telles plantes communes qui ont été utilisées dans à peu près tous les courants phytothérapeutiques du monde, vous trouverez en effet de tout. Ce sont deux plantes inoffensives, donc pas de risque de surdosage.
      Tout va donc dépendre de l’auteur, du livre, ou du thérapeute à qui vous demandez. Donc démarrez avec la dose qui vous semble judicieuse, et ajustez en fonction des résultats obtenus.
      Entre parenthèse, pour l’asthme allergique, je préfère largement utiliser ces plantes en infusion journalière, il y a quelque chose de plus qui en ressort. De plus, ce sont deux plantes qui se donnent bien en infusion, disons 10 g de plantain, 10 g de bouillon blanc (plantes sèches) pour un litre d’eau, laisser infuser 30 minutes et passer au filtre à café (poils du bouillon blanc).

  15. Bonjour,

    Est-il intéressant de faire une teinture mère contenant plusieurs plantes?
    Dans ce cas comment procéder: Est-il préférable de faire une teinture pour chaque plante puis de les mélanger ensuite ou bien peut-on faire macérer les deux en même temps (ou bien s’il s’agit de plantes qui ne se récoltent pas à la même époque de faire une première macération avec une plante puis de se servir de la teinture mère obtenue pour faire macérer la deuxième plante?)
    Je me disais que dans un cas on va diluer les principes actifs mais dans l’autre il y a un risque de saturation en principes actifs et donc une moindre extraction (notamment pour la deuxième plante en cas de macération « différée »…)

    1. Bonjour Lucie,
      Il vaut mieux préparer les teintures séparément et formuler par la suite comme vous l’entendez, plus pratique, et plus efficace coté extraction.
      Pour information, une fois l’alcool saturé par la plante, y tremper une autre plante ne sert pas à grand chose, l’alcool a perdu une grande partie de son pouvoir extracteur.

  16. Bonjour

    Merci beaucoup pour ce site que je lirai plus attentivement plus tard.
    Et merci de ne pas demander d’inscription juste pour un commentaire.

    J’aimerais faire de la teinture de salvia officinalis, pas divinorum 🙂
    Et de passiflore..
    Est ce meilleur en frais ou en sec ?

    Je ne comprends pas bien la notion de résine..quelle est la limite entre résineux et peu résineux..qui colle beaucoup ou peu..simplement ? la sauge 55° le passiflore 45° ?

    Merci beaucoup et bonne continuation.

    1. Bonjour Antoine,
      Pour la sauge et la passiflore, les teintures de plantes sèches sont satisfaisantes. Pour la sauge, assurez-vous qu’elle ne soit pas trop vieille. Le test organoleptique ne ment pas (odeur, couleur, goût de l’infusion). Les teintures fraiches pour ces deux plantes sont meilleures, mais il faut avoir accès à de l’alcool pur.
      Pour la quantité de résine d’une plante, vous pouvez effectivement considérer que cela est relié à un état collant. Par exemple, la partie verte de la fleur de souci, ou la feuille de sauge à un moindre degré. La feuille de passiflore, elle, ne colle pas du tôt. D’où le taux plus élevé d’alcool pour la sauge par rapport à la passiflore.
      Ceci étant dit, pour la sauge, un alcool à 45° fera aussi l’affaire si vous n’avez que cela sous la main.

  17. Bonjour Christophe,
    Je souhaiterais faire une teinture de sommités d avoine fraiche. J ai un peu de mal a savoir comment récolter celle-ci, dois je prendre que les sommités ou puis je prendre plus ? Puis je en donner ensuite a mon fils de 11 ans qui a eu un stress important et qui fait depuis des pelades a n en plus finir ?
    Merci par avance de votre réponse.
    Jennifer

    1. Il y a un moment de l’année bien spécifique pour la teinture. Le fruit doit se ramasser en l’état laiteux. Lorsque vous prenez le fruit et vous le pressez entre votre pousse et votre index, une petite goute de liquide laiteux doit sortir, ce qui se passe pendant une courte période de l’année lorsque le fruit est immature. Ce « lait » est rempli de minéraux. Il faut donc surveiller les fruits régulièrement.
      Ensuite, le fruit étant chargé de lait, il faut de l’alcool pur pour faire la teinture mère. De plus, vu le volume occupé par le fruit, il faut d’abord mettre l’alcool dans un bocal, puis remplir de fruits, et les tasser du mieux que vous pouvez. C’est fastidieux, et demande un peu de pratique. La teinture est utilisée pour les états de stress chronique amenant à l’épuisement nerveux. Vu la nature des constituants (minéraux), la plante est ok pour les enfants.

  18. Christophe, il se trouve que j’ai congelé des racines de valériane que je suis sur le point d’utiliser mais une question me taraude, cette congélation peut-elle avoir altéré les propriétés de la plante ? Merci

    1. Bonjour Damien,
      Je n’ai jamais congelé de racines fraîches, et je ne peux donc pas répondre avec certitude. Par contre, basé sur la physiologie des plantes, et sur différents processus de production actuels comme les SIPFs, je dirais que la congelation doit garder les propriétés de la plante intacte. Après, en pratique, le test ultime est organoleptique – odeur, goût en particulier, sensation en bouche comparé à une version non congelée. Les racines étaient fraiches avant la congélation ?

  19. Bonjour Christophe,
    à votre connaissance est-il possible de teinturer les feuilles d’olivier?fraîches ou sêches? ou vaut-il mieux s’en tenir aux décoctions. Merci

    1. La teinture est tout à fait faisable et un bon produit. Frais, 200 ml d’alcool à 80° pour 100 g de feuilles fraiches. Sec, 500 ml d’alcool à 45° pour 100 g de feuilles sèches. Si sec, pulvériser avant (voir ma vidéo sur le sujet, la feuille se pulvérise très bien).

  20. bonjour Christophe,as tu une recette pour faire de la teinture d,ail avec du vinaigre de cidre bio,et doit on le mettre au soleil pendant la macération ou dans le noir,il y a bien longtemps Messegue préconisait de le mettre en plein soleil 3 semaine, mais j,ai un gros doute, peux tu m,éclairer la dessus merci pour l,infos.

    1. En principe les vinaigres se préparent avec la plante sèche, car le vinaigre a déjà un pouvoir de conservation assez faible, il ne faut donc pas créer une dilution additionnelle. Je suis contre la macération au soleil personnellement. Le vinaigre est un bon solvant pour les alcaloïdes des plantes, et c’est à peu près tout. Il faut vraiment que j’écrive un article sur les vinaigres médicinaux un de ces jours 🙂 Entre parenthèse, c’est dans mon livre qui sortira à la fin du mois.
      Les recettes secrètes de mon herbaliste

      1. bonjour
        A titre d’information, le vinaigre de cidre bio titrant à 8% d’acide acétique est considéré comme supérieur en terme d’extraction de certains principes actifs pour beaucoup de plantes et utilisé majoritairement par les herboristes québécois et l’ayant testé personnellement, je le trouve plus efficace que les teintures mères dans l’alcool (pour le pissenlit, la bardane, l’ortie par exemple) malheureusement en France, ce type de vinaigre n’est pas disponible.

        1. Merci pour ce commentaire, et je suis tout à fait d’accord pour l’extraction des plants minéralisantes (ortie, pissenlit, luzerne, trèfle, etc) – en effet les minéraux, qui sont des bases, ont une grande affinité pour l’acide du vinaigre, le tout va former un sel qui va se dissoudre dans l’eau contenue dans le vinaigre.

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