La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Bonjour Christophe,
En vitesse avant vos vacances 😀
Est-ce une teinture mère que le produit fabriqué par Ladrôme et intitulé, ici pour le Millepertuis
L’essentiel est resté dans le clavier :-S
Donc : Extrait hydro-alcoolique de Hypericum perforatum*. Partie de plante: sommité fleurie Principes actifs: hypéricine = Teinture mère?
Bonjour Nico,
Oui, extrait hydro-alcoolique = nom sophistiqué pour dire teinture.
La mention « hypéricine » m’étonne un peu car en général on le réserve pour les produits standardisés en composants actifs, et je doute que ce soit le cas pour cette simple teinture.
Aussi, pour info, le terme « teinture fabriquée par lixiviation » = terme compliqué (marketing) pour désigner une fabrication par percolation (chez Phytoprevent par exemple).
Bonjour Christophe,
Est-il possible d’associer dans une même teinture mère plusieurs plantes ?
Merci
Baptiste
Vous voulez dire faire un mélange de plantes et faire macérer dans l’alcool ? Oui, mais pas pratique. Mieux vaut fabriquer les teintures séparées puis les mélanger au besoin. Il y a des petits inconvénients d’un point de vue extraction et association aussi – ex plante à alcaloïdes avec plantes a tannins qui créent des précipitations. Ceci étant dit, si vous avez un mélange bien spécifique dont vous êtes sur, alors tout à fait possible. Le problème arrive lorsque vous vous apercevez que vous vouliez 30% de passiflore et pas 50%, et plutôt 60% d’escholtzia et pas 30%, etc.
Encore un grand merci 🙂
Je suivrai donc vos conseils 🙂
Bonjour Christophe,
J’avais posté ce matin ce message mais je ne sais pourquoi il n’est plus sur le site.
Avez vous déjà rencontré des personnes intolérantes aux Teintures Mères ?
J’entends par là, une intolérance à l’alcool présente dans celle-ci.
Mon amie, qui a pris une teinture mère contre l’insomnie l’a mal toléré, une sorte d’oppression, voir palpitation au réveil.
Pour info, cette TM contenait de la passiflore, de l’aubépine, de la valériane et une inconnue (je pourrais retrouver son nom si besoin).
Je ne suis pas sur que cela vienne des plantes car elle les prend sous forme galénique et les supporte bien. Pour info elle supporte très mal l’alcool même en petite quantité 🙂
Merci Christophe.
Baptiste
Baptiste, je n’ai jamais rien observé de tel, et ma première réaction aurait été de supprimer la valériane. Il est possible que sous d’autres formes galénique (gélules par exemple), la valériane soit de qualité médiocre et n’exerce pas vraiment son effet. Maintenant, is cette personne ne boit jamais d’alcool, peut être une réaction s’est produite. Ou parfois l’idée même d’absorber un peu d’alcool. Mais bon, première réaction en ce qui me concerne serait valériane.
Deuxième réaction serait une réaction inverse à l’aubépine. Et ceci (réaction opposée à ce que l’on attend), je l’ai observé plusieurs fois. Certes chez un petit échantillon de personnes, mais ces réactions existent bel et bien.
Bonsoir Christophe
Ca me semblait un peu gros le coup de l’alcool 🙂 mais entre nous c’est quelque chose qu’elle tolere mal.
J’ai supprimé la valeriane justement et basculé sur l’escholtzia. C’est recent (2 jours) on va voir si l’aide a dormir sans ces reveils nocturnes.
J’ai justement appris dans votre article le double effet de la valeriane, mais je ne savais pas que l’aubépine pouvait avoir le meme comportement. Jusqu’a present le melange passiflore/aubépine fonctionne bien. on va voir si Miss Escholtzia peut encore apporté un ptit plus.
Juste pour préciser, ce n’est pas l’aubépine qui peut avoir un effet inverse, mais n’importe quelle plante (ce n’est certes pas très courant), pour une raison qui m’échappe. On observe parfois une réaction inverse. L’être humain est bien compliqué… et la plante aussi 🙂
Bonjour,
Je souhaiterais quelques précisions concernant la TM de propolis.
Dans les commentaires, vous vous contredisez, vous indiquez à une personne qu’il faut dissoudre la totalité de la résine avec le l’alcool pur avec un ratio 1/10 et à une autre qu’il faut de l’alcool à 90 dans une proportion de 1/5 et qu’il y a forcement du dépôt au fond du bocal. Quelle est la bonne réponse ?
Et concernant les alcools, ou achetez vous de l’alcool alimentaire à 90° ou pur ? Moi je trouve que 55° maxi dans le commerce. Si vous utilisez de l’alcool à 90°, vous le diluez avec de l’eau après ? Car ça doit être hard à avaler quand même, déjà que le 55° on le sent passer même avec quelques gouttes.
Merci 🙂
C’est une erreur de ma part, 1:5 fera très bien l’affaire. Ou plus. La bonne quantité est celle nécessaire pour dissoudre toute la propolis, et il faut parfois plus de 1:5.
Oui c’est hard, mais seul l’alcool dissout les résines. Si vous utilisez du 55°, vous avez 45% du liquide qui ne sert à rien. Il dilue certes le mélange qui est donc moins hard. Une fois effectuée, la teinture est bien sur utilisée diluée, dans un peu d’eau par exemple.
Très difficile de se procurer l’alcool. L’alcool pur fait 96° mais 90° suffit largement. Vous trouvez du 96° dans certains pays comme l’Italie, et les douanes vous permettent d’en ramener une certaine quantité (voir site des douanes françaises).
Merci pour les précisions !
Bonjour Christophe.
Tout d’abord merci pour votre travail 🙂
J’ai suivi votre procédure pour réaliser un TM de racine de consoude. Après 15 jours j’ai procédé au filtrage, j’ai obtenu un liquide trop visqueux pour passer au filtre à café non blanchi, j’ai donc passé le tout au tamis de cuisine. Cela bien sûr n’a pas enlevé toutes les particules, mon interrogation étant, dois-je laisser le tout tel quel et cela aurait-il des répercussions sur la durée de vie de la TM ? Ou dois-je continuer à filtrer le mélange et si oui de quelle manière ?
Dans un deuxième temps, j’ai passé séparément les résidus de filtrage à l’extracteur. Il y a-t-il un grand intérêt à le garder ? Dois-je le filtrer de nouveau (cela ressemble à de la mélasse de canne à sucre) ?
Merci pour votre temps et vos réponses. 😀
La racine est très riche en mucilages et allantoïne, ce qui peut donner selon la plante une teinture très épaisse.
Est-ce une TM de plante fraiche ou sèche ?
Il y aura une répercussion sur la durée de vie uniquement si, pour une raison ou une autre, le taux d’alcool baisse en dessous des (environ) 25% à 30%. Si vous avez suivi les proportions indiquées dans mes articles, il ne devrait pas y avoir de problème.
Aucun intérêt à garder les résidus de filtrage.
Et pour info, pour application externe principalement, en interne – les alcaloïdes pyrrolizidiniques sont toxiques pour le foie et entraînent des problèmes veino-occlusifs si consommés régulièrement.
Merci pour votre réponse 🙂
J’ai produit deux litres de TM de racines fraîches et 1 litre de TM à partir de feuilles « quasi sèches » (séchées 24 heures). Il ne devrait pas avoir de raison que le taux d’alcool soit descendu, je suis partis sur une base de rhum à 49%…
Merci pour le rappel d’utilisation je veillerai à ce que cela ne soit pas confondu avec un rhuma arrangé ;-). Si je ne m’abuse il est bon d’appliquer en même temps une huile afin d’éviter l’assèchement de la peau dû à l’alcool ? Si oui avez vous une huile en particulier à recommander ? Est il possible de faire un cataplasme de TM ? si oui avec quelle base?
Merci pour toutes ces informations précieuses.
Cordialement
OK donc la teinture mucilagineuse devrait bien se conserver. Vous pouvez simplement diluer la teinture avec de l’eau et appliquer, elle pénètrera en profondeur. L’huile et importante pour les produits cosmétiques ou d’application courante, mais ici, on applique en général sur une partie endommagée, donc pas d’application au long terme.
Autre option, la lotion :
– 200 ml de base aqueuse de votre choix (hydrolat, infusion de consoude, ou de l’eau)
– 15 ml de glycérine végétale
– 20 ml de teinture
Garder au frigo.
Bonjour!
Je ne comprends pas bien l’intérêt d’une TM de racine de consoude en externe – pourquoi pas, dans ce cas, un macérât huileux avec intermédiaire alcoolique?
Moins efficace que la TM diluée?
Merci !
Car la teinture diluée, de par sa nature (alcool + eau), pénètre rapidement au travers de la peau et des tissus. L’huile a tendance à rester en surface. La consoude est souvent utile pour les problèmes d’os et de cartilage (donc nécessite une bonne pénétration).
Merci pour les conseils
J’ai des problèmes d’estomac aussi je désire obtenir un solution T M de brou de noix.
Combien de jour pour la macération dans de l’alcool à 90 pour » fruit » , à partir de noix vertes.
J’ aime beaucoup faire , mes préparations
à bientôt Anne Marie
La TM devient noire assez vite, mais mieux vaut laisser macérer pendant au moins 2 semaines. Si vous voulez une teinture encore plus efficace, passez les broux + alcool au blender au bout d’une semaine pour réduire le tout en bouillie. On n’utilise bien sur que les broux et pas le fruit entier (on enlève la noix).
bonjour
ou ntrtrouvez-vous l’alcool à 90° s’il vous plait ?
merci beaucoup
En France, si vous êtes un particulier (et pas une société) : nulle part 🙁
Si vous êtes une société et que vous pouvez justifier l’utilisation, l’alcool s’achète directement aux distilleries.
bonjour Christophe
je viens de recevoir un paquet de Suisse avec des fleurs d’Arnica montana cueillies il y a maintenant une dizaine de jours , elles sont arrivées un peu hirsutes, voire même avec les cheveux blancs (je pense que pour ces montagnardes le voyage dû être éprouvant 🙂 )
du coup j’aimerais en faire de la TM et un MH
penses-tu que du fait qu’elles soient quelques peu avancées , elles auront quand même des principes actifs? et que je peux les mettre en préparation ?
Oui c’est classique pour les fleurs de beaucoup d’astéracées – elles partes en « pompons » 🙂 Il faut les cueillir à peine ouvertes. Pour info, toute la partie aérienne est bonne, feuilles y compris.
Retour à la question – pas la meilleure forme pour faire une macération car tout ceci prend du volume. Il serait néanmoins dommage de gâcher tout cela. Pour l’huile, j’essayerais définitivement l’intermédiaire alcoolique, en passant d’abord le tout au blender pour essayer de pulvériser ce mix de plante et plumeaux. Il faudra surement maltraiter le blender et bien le secouer sinon la plante va rester coincée. Si tu arrivez à faire une pulvérisation grossière, alors le reste se fera facilement. Pareil pour la teinture, pulvériser grossièrement d’abord sinon trop de volume pour faire un 1:5 convenable.
merci Christophe
j’ai donc opté pour le MH avec intermédiaire alcoolique , la couleur est plutôt du style vert jaunâtre , je ne sais pas trop à quoi ressemble un MH d’arnica cueilli dans les meilleures conditions ;
Y-a-t-il des signes qui pourraient m’indiquer que c’est correct ?
Le vert jaunâtre est typique d’une bonne huile d’arnica. L’odeur est quasi inexistante. Je pense que tu devrais avoir une bonne huile si tu es partie d’une bonne plante, même si la fleur était déjà partie en pompons.
Merci 🙂
la plante a été cueillie dans les Alpes il y a environ une quinzaine de jours , séchée sur place puis expédiée par la poste !
je n’avais pas tout mis, je vais garder les graines
Bonjour,
Nous avons fait une teinture-mère de feuilles d’achillée avec une amie. B
Bien que nous ayons lesté le tout avec un pot en verre, et que rien ne dépassait de l’alcool, le dessus a bruni sur un centimètre environ. Est-ce un problème ? Serait-il mieux de retirer la partie noircie au moment du filtrage ?
Autre question, vous dites que si les tanins sont recherchés, on peut laisser plus longtemps, nous pensions donc laisser macérer plus que deux semaines dans le cas de l’achillée, est-ce pertinent ?
Merci pour toutes les informations que vous partagez 🙂 Nous sommes en train de constituer notre trousse à bobos en suivant votre pdf.
Bonjour,
Le brunissement sur la couche du dessus est inhabituelle, je pense qu’il y a eu tout de même une petite oxydation ? Dur à dire sans voir, sentir et goûter. A priori, mélangez le tout et filtrez, cela devrait passer.
Pour les tanins et les composés amers, vous pouvez effectivement laisser macérer pendante plus de deux semaines. Je dirais que 95% du travail d’extraction est déjà fait au bout des 2 semaines traditionnelles, mais il n’y pas vraiment de risque à laisser plus, en particulier si la plante n’est pas en contact avec l’air.
Mon commentaire sur les aromatiques par rapport aux tannins est applicable surtout dans les premiers jours de macération. Par exemple, il y a une grosse différence entre 2 ou 3 jours et 7 ou 8 jours.
Merci beaucoup pour cette réponse extrêmement rapide ! Je ne l’avais même pas vue !
Comme je ne retrouvais plus mon commentaire sur le site, j’ai pris la décision ce matin de retirer la partie brunie, et de mélanger le reste. Je me suis rendu compte en relisant votre article que nous avions oublié de mélanger régulièrement, ce qui explique sans doute le brunissement. Bon j’aurais pu tout garder car l’odeur n’était pas inquiétante, ni le goût. Pas grave, c’est comme ça qu’on apprend.
Je viens de mettre du millepertuis à teinturer, je serai cette fois-ci plus attentive.
Bonjour, j’ai fait une macération de pommes pourries dans l’arbre et je veux faire une isothérapie, afin de traiter l’arbre.
Quel est le mode opératoire? 200k?
Merci pour votre réponse.
Bonjour Myriam,
Mes excuses mais je suis perdu, je ne suis pas familier avec ce processus, ou le terme 200 k. Je ne peux pas vous dire.
Bonjour Christophe c’est encore moi j’ai fait mon MH d’arnica et il en reste encore des fleurs sèches peux t’on faire une teinture mère avec? ??? Merci
Absolument, l’application de la TM diluée est excellente sur contusion
Bonjour,
Je me suis lancée dans les teintures alcooliques depuis peu.
Je souhaite concentrer les teintures pour avoir moins de gouttes à prendre car je prends plusieurs teintures (au final, ça fait beaucoup de gouttes).
J’ai commencé par l’olivier.
Avec du matériel de labo, j’ai évaporé l’alcool à basse température (35°) et concentré le produit au tiers de son volume initial, tout en récupérant l’alcool (faut pas gâcher).
Mon problème est le suivant : avec un liquide de départ très fluide et bien filtré, je me retrouve avec une concentration du produit avec, en plus, des résidus huileux et collants.
Que pensez-vous que ce soit ? Tanin ? résine ?
J’ai filtré ces résidus mais cela n’enlève-t’il pas des propriétés importantes ?
Merci pour votre partage
Je viens de commander votre livre
Bonjour Françoise,
Pour l’olivier, pas de composants aromatiques, donc l’évaporation à 35° ne devrait pas poser au gros problème.
La feuille d’olivier est riche en oleuropéine et ses dérivés, un secoïridoïde (donc monoterpène, donc de nature collante je pense).
Surtout à ne pas retirer.
Merci pour le livre 🙂
Bonjour Christophe
Je découvre votre site merci vraiment !
Je désire faire une solution T M avec de
la noix pour une utilisation désinfectante pour le foi et les intestin dans le nettoyage du foi faut il des feuilles ou bien des bogues et quelle quantités?
Bonjour,
Je la prépare avec les bogues fraiches, 200 ml d’alcool pur pour 100 g de bogues coupées en petits morceaux.
Merci Christophe pour cette réponse encore une question! combien de jours pour cette préparation car après 3 jours elle est très noir
C’est un régal ton site, depuis que je prépare mes huiles et mes teintures.
je n’aurais pas espéré mieux milles merci
Franchement, il m’est arrivé d’utiliser la teinture au bout de 3 ou 4 jours avec de bons résultats. Je laisse en général macérer les 2 semaines traditionnelles, par précaution.
Bonjour,
Auparavant, je faisais des teintures mères avec de l’alcool à 40% ou du vinaigre de cidre bio à 8% d’acide acétique. Après avoir lu votre livre, j’ai fait hier une teinture avec les plantes fraîches d’achillée millefeuille et une avec la reine des prés que j’ai fait macérer dans de l’alcool à 94%. (Je les avais laissées se “défripper” comme vous dites seulement 2 heures avant la macération. Je vais surveiller s’il y a une couche d’eau dans le fond de mes pots.)
Le taux de 1:2 n’a pas fonctionné. Pour ma première récolte d’achillée, je n’avais que 15g mais j’ai dû mettre 70 ml d’alcool. Ce matin, j’ai dû en rajouter un petit peu pour la couvrir complètement. Même chose pour la reine-des-prés, ce matin j’ai dû en rajouter pas mal car la plante dépassait le niveau d’alcool.
Plutôt que de peser et mesurer, du moins pour la plante fraîche, est-ce qu’on pourrait se dire: on remplit notre pot avec notre plante fraîche coupée finement puis on la couvre complètement avec de l’alcool à 94%?
J’ai commencé aussi une teinture mère avec 2 fleurs d’arnica (haha! eh oui, juste 2 fleurs, ici au Québec il a plu beaucoup ces dernières semaines mais je ne désespère pas, elles finiront par fleurir!). Comme ces fleurs sont très légères, le taux 1:2 reste le même? Ou si c’est différent selon la texture de la plante?
Merci encore et encore!
Bonjour Reine,
Oui il est souvent compliqué de s’en tenir au taux de 1:2 pour la plante fraiche si la plante n’est pas coupée finement, car les tiges et branchettes constituent un volume important. Je leste souvent mes plantes avec une pierre que je place dans le bocal, et cela fonctionne relativement bien.
Sinon, effectivement, on peut utiliser un bocal à bon escient. Les herbalistes américains utilisent la méthode suivante :
– bocal de 1 litre
– environ 300 g de plante fraiche rentrée forcée dans le bocal
– environ 600 ml d’alcool pur
Je n’ai pas encore validé, mais apparement ça fonctionne relativement bien.
Pour l’arnica, le taux reste le même – c’est en fait le même pour toutes les plantes fraîches.
Bonjour Christophe!
Toujours très intéressant et instructif de te lire!
Depuis quelque temps, j’utilise beaucoup les plantes (certaines pour leurs bienfaits et d’autres pour leurs gouts). Cette année, je voudrais tenter l’expérience de préparer mes teintures moi-même! Sérieusement, j’ai VRAIMENT PEUR! ahah! En usage interne, y’a t’il des risques pour la santé de préparer moi-même mon échinacea et mon origan? Et pour ce qui est de l’alcool à 90%… il y en a à ma pharmacie et il y en a à la Société des Alcools, laquelle dois-je choisir?
Bonjour,
Je dirais – si cela vous stresse, employez les plantes en infusion, ne vous forcez pas, allez-y doucement.
La teinture est un peu comme une liqueur de plante, on met juste un peu plus de plantes que pour faire une liqueur.
Utiliser une teinture d’échinacée ou d’origan est équivalent à utiliser ces plantes en infusion ou décoction, sauf que l’on peut en prendre moins. De plus, certains constituants sont mieux extraits par l’alcool (pour l’échinacée par exemple).
Pour la plante fraiche, l’alcool pur doit être non-dénaturé, ce qui est quasi impossible à obtenir en pharmacie (française) aujourd’hui. Si vous vivez dans un autre pays, peut être pouvez vous obtenir de l’alcool non dénaturé en pharmacie.
Bon jour:
Vous avez dit: « nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) pour réaliser une teinture mère de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux »
Ça veut dir que les tilles ne sont pas utilisez pour fair la teinture mère? Et pour l’infusion non plus? On utilize uniquement les feuilles?
Merci.
Elena
Bonjour Elena,
Pour la teinture, je recommande d’enlever les tiges afin de ne pas avoir trop de volume à teinturer (en d’autres termes, pour éviter que la plante dépasse de l’alcool). Pour l’infusion, tout y passe 🙂
Bonjour Christophe j’ai récolter de la lavande je souhaiterais faire une alcoolature es – ce possible et quel sont ses bienfaits merci
Oui l’alcoolature est possible, ou encore mieux un sirop très rafraîchissant pour les journées chaudes d’été. Mêmes indications que la lavande en infusion.
Ayant récolté des racines de cardère, plante courante dans la campagne voisine et découvrant par hasard sur votre site que j’ai découvert avec plaisir qu’il est possible de produire soi-même une teinture mère que jusqu’à présent j’achetais en Allemagne, je suis confronté à deux questions:
utilisation des racines ; sèches ou fraîches?
réduction en poudre de ces racines à priori très dures
Merci d’éclairer ma lanterne
Bonjour Jef,
La racine se prépare bien en alcoolature de plante sèche. Voici comment procéder.
1. Couper la racine en morceaux le plus petit possible lorsque encore fraîches.
2. Faites sécher les racines, en rondelles fines par exemple.
3. Mettez-les à macérer dans l’alcool en suivant les instructions de l’article
4. Au bout d’une semaine, passez le tout au blender. Les rondelles assouplies et imbibées d’alcool seront réduites en bouillie.
5. Laissez macérer encore une semaine, puis filtrez.
Bonjour Christophe,
Contente d’avoir reçu vos deux livres… Cela me donne plein d’idées à réaliser avec les plantes de mon jardin.
Par contre, je souhaite faire une Teinture Mère de café vert. Les graines sont difficilement pulvérisables.
– Pensez-vous que ça puisse quand même fonctionner avec des graines presque entières ?
– Faut-il laissez macérer plus longtemps ?
– Quel alcool utiliser ?
Merci beaucoup.
Sonia
Bonjour Sonia,
Si les graines sont trop dures, laissez-les macérer dans l’alcool pendant une semaines, puis passez le tout (grains + alcool) au blender, vous devriez arriver à les réduire en purée, pour une macération optimale. Pour le taux d’alcool, je ne sais pas trop. Peut être démarrer avec le traditionnel 50° et voir ce que ça donne.
Merci Christophe,
Je vais procéder de cette manière là. Je vous dirai ce que ça donne plus tard.
Voila… Je viens de réduire en purée mon café vert. C’est effectivement plus facile en laissant macérer les grains, même si le résultat n’est pas parfait. Il y a des graines récalcitrantes. Je vais maintenant faire ma teinture mère. A bientôt…
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre article ! Voilà qui m’éclaire sur la fabrication de la teinture mère.
Je me posais la question si la teinture mère peut être utilisée en association avec une huile végétale (olive, colza, jojoba….) pour des traitements externes?
Je souhaiterai faire une teinture de consoude et l’associer à une huile pour le visage ou en cas d’entorses… Auriez vous des conseils à me donner?
Bonjour,
L’huile et la teinture ne sont pas miscibles, sauf si vous faites une émulsion, voir mon article sur les crèmes. Mais plus simple, en lotion, 100 ml eau, 100 ml teinture, 15 ml glycérine, appliquer sur la zone d’entorse.
Pour le visage, voir mon article sur les onguents par intermédiaire alcoolique, cela fait une excellente huile de consoude.
Bonjour à tous
Je voudrais consommer du cartilage de requin mais je ne sais pas comment.
La teinture mère ça ne doit pas être possible ? Mais en infusion ou autre forme ;
J’ai trouvé un site bio qui en vent au kilo a un prix intéressant ou les mette en gélule, merci de m’aider.
Bonjour,
Les constituants du cartilage sont plutôt hydrosolubles, donc la teinture est mal adaptée. Plutôt infusion, décoction, rajouter aux soupes, etc. Ou gélules effectivement.
Merci beaucoup Christophe