La teinture de plantes médicinales est une préparation classique très utilisée pour son coté pratique. Dans cet article je vous explique en détails les étapes pour la réaliser chez vous.
La macération est la méthode la plus longue, mais la plus facile à réaliser. C’est aussi la plus ancienne, car les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires, infusant les plantes dans du vin, du vinaigre ou de l’alcool.
Nous allons utiliser la méthode standard pour préparer une macération à partir de la plante fraîche ou sèche. Dans un autre article, j’explique une méthode un peu plus avancée : la percolation, une méthode qui me tient à coeur pour sa supériorité lorsque la plante en question est sèche.
Je vous guide aussi dans toutes ces préparations lorsque vous suivez ma formation en-ligne.
Le solvant
Le type d’alcool
Pour faire une teinture, notre but est d’extraire les composants de la plante médicinale le plus efficacement possible, et si possible d’une manière peu coûteuse.
Le meilleur solvant reste un mélange d’alcool et d’eau. Il y a bien sûr d’autres solvants que vous rencontrerez dans différentes recettes ici et là – le vin blanc, le vinaigre – mais dans l’ensemble, aucun n’accomplit un travail aussi efficace que l’eau et l’alcool.
Un alcool acheté dans le commerce est automatiquement un mélange d’eau et d’alcool car il est quasi impossible aujourd’hui de se procurer de l’alcool pur dans le commerce en France. Un litre d’alcool de fruit à 45° par exemple est un mélange de 450 ml d’alcool pur et de 550 ml d’eau.
Voici les 3 principaux types d’alcool qui peuvent être utilisés pour faire une teinture :
- La vodka, bon marché, avec un taux d’alcool entre 40° et 45°, et en général fabriquée à partir de céréales. Les alcools de céréales fournissent le goût le plus neutre possible, ce qui fera mieux ressortir le goût de la plante. Les alcools de fruits vendus en supermarché aujourd’hui sont souvent eux aussi des alcools de céréales. Attention aux vodkas les moins chères de supermarché, elles sont souvent à 37,5°, un taux trop bas pour une macération efficace.
- Le rhum, alcool de sucre, un peu plus cher, avec des taux d’alcools qui montent plus haut jusqu’à 55°, ce qui est très avantageux pour fabriquer une teinture de plante fraîche (ou disons, comme nous le verrons plus bas, « quasi fraîche »). Le goût doux et sucré du rhum n’est bien sûr pas neutre, mais pourra bien se marier avec certaines médicinales douces et nutritives comme la bardane ou les ginsengs.
- Le marc, alcool de raisin, souvent retrouvé dans les caves, ou gentiment donné par un ami producteur, qui souvent tourne autour des 50°. Le goût est un peu plus brut.
Choisissez en fonction du taux d’alcool dont vous avez besoin, et en deuxième selon vos goûts. D’un point de vue efficacité d’extraction, c’est le taux d’alcool qui compte.
La concentration
Pour la plante sèche, il faudra consulter les ouvrages spécialisés qui vous diront quel pourcentage d’alcool utiliser pour les différentes plantes. En général, si la plante n’est pas trop riche en résines, un alcool à 45° suffira. Si la plante est riche en résines (ex : le souci), il faudra monter à 55°, un taux d’alcool qui se trouve dans le commerce sous la forme de rhum.
L’ouvrage essentiel : la Materia Medica de Michael Moore (fondateur de la Southwest School of Botanical Medicine), un ouvrage qui reste la référence aujourd’hui aux Etats-Unis. J’ai traduis cet ouvrage en Français avec la gracieuse permission de la Southwest School of Botanical Medicine. Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica.
Pour faire une teinture de plante fraîche, il faut en théorie un alcool pur (à 96°), car le processus d’extraction se fait par déshydratation, l’alcool exerçant une force osmotique sur la cellule de la plante gorgée d’eau. La cellule est alors forcée de se rompre et de laisser échapper ses précieux constituants. En pratique, nous allons voir dans le chapitre suivant que cela n’est pas nécessaire et que nous pouvons contourner ce point avec une astuce.
Une fois la teinture terminée, le taux d’alcool sera redescendu à 50 à 60°. Pour information, si vous prenez une dose traditionnelle de 1 c-à-café 2 fois par jour (10 ml), cela représente la même quantité d’alcool qu’un tiers de verre de vin.
Si la personne a un gros problème de foie, ou refuse l’alcool pour des régions religieuses par exemple, alors il faudra considérer une forme commerciale où l’extraction s’est faite d’abord par l’alcool, mais l’alcool et l’eau ont été ensuite évaporés et la poudre résultante transférée dans de la glycérine végétale.
Les autres solvants
Vous trouverez de nombreuses recettes maison de macération dans le vin blanc, le vinaigre, ou la glycérine végétale. Ceci donne des résultats intéressants d’un point de vue gustatif et même parfois culinaire (ex : un vinaigre de sureau est exquis). D’un point de vue médicinal par contre, les résultats sont médiocres. Car il n’y a pas de meilleur solvant qu’une combinaison eau + alcool.
Certes, il y a quelques exceptions, comme la macération des amères dans le vinaigre (le vinaigre d’absinthe est efficace pour le démarrage du processus de digestion et pour redonner du tonus aux muscles lisses digestifs). Dans la majorité des cas par contre, on ne peut guère se tromper avec l’eau + l’alcool. Dans le doute, c’est le solvant à choisir.
Préparation de la plante
Certaines plantes se teinturent très bien sèches. La racine ou la feuille de pissenlit par exemple, l’aubépine, l’agripaume, et bien d’autres… voir l’article https://www.altheaprovence.com/faire-secher-les-plantes-medicinales/ Une fois sèche et juste avant de les faire macérer :
- Coupez la plante le plus finement possible en utilisant un sécateur. Cette méthode est adaptée pour la plupart des parties aériennes de plante.
- Pour certaines plantes un peu plus dures, les branchettes d’aubépine par exemple, vous pouvez les broyer grossièrement au blender, puis plus finement par la suite au moulin à café si nécessaire.
- Pour les racines (les éléments les plus durs), découpez les d’abord en petits tronçons avec un sécateur solide de type sécateur enclume. Pour les broyer plus finement, commencez au blender puis finissez au moulin à café, ou passez directement au moulin à café à partir des tronçons.
Si l’on désire faire une teinture de plante fraîche (pour la mélisse par exemple qui est morte au séchage), et si vous n’avez pas accès à de l’alcool pur à au moins 80°, il faudra utiliser l’astuce suivante :
- On la fera d’abord sécher le plus possible mais pas complètement. La plante sera alors frippée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
- Lorsque la plante est la plus sèche possible sans être complètement séchée, on la transférera dans le solvant en la coupant finement auparavant.
Pourquoi faire une teinture avec certaines plantes quasi fraîches plutôt que sèches ? Car certaines plantes perdent quasiment toutes leurs qualités au séchage. Beaucoup sont stables, mais certaines ne le sont pas. Cette information figure dans les ouvrages de référence mentionnés plus haut. En voici deux : la mélisse, le millepertuis. Il y en a bien d’autres.
Pour ceux qui sont sensibles à l’alcool :
Vous avez peut-être accès à l’alcool pur, mais vous trouvez que la teinture de plante fraiche est trop forte pour vous. Vous vous posez la question suivante : puis-je faire évaporer une partie de cet alcool avant la prise en la chauffant ?
Quelques commentaires à ce sujet :
- Bien que les pharmacopées traditionnelles exigent de l’alcool à 90° pour la plante fraiche, on peut décider au cas par cas, en fonction de la quantité d’humidité dans la plante fraiche. Pour la racine d’échinacée pourpre par exemple, que je trouve relativement juteuse, un alcool fort à 80° ou 90° est souvent utile. Pour d’autres contenant moins d’humidité, prenons l’hysope par exemple, ou le thym, un alcool à 60° ou 70° fera l’affaire.
- Faire chauffer une teinture est risqué car effectivement, il peut y avoir évaporation des composants volatiles, et destructions de certains composants sensibles à la chaleur. Donc là encore, c’est du cas par cas. Si la plante est résineuse, comme myrrhe (Commiphora myrrha) ou la grindelia (Grindelia integrifolia), aucun problème. Si la plante a des composants aromatiques, comme la valériane ou la grande aunée (ou pire, les aromatiques de type monarde ou hysope) – problème.
En conclusion, pour faire une teinture : il est largement préférable d’utiliser un alcool moins fort à la base et de macérer dans cet alcool, plutôt que de risquer la destruction de votre teinture.
Sur la photo ci-dessous, nous préparons la verveine officinale (Verbena officinalis) https://www.altheaprovence.com/verveine-officinale/ pour réaliser une teinture de plante fraîche. Les feuilles sont d’abord retirées des tiges, puis coupées grossièrement aux ciseaux. Elles seront ensuite mises en macération.

La teinture par macération
1. Pour faire une teinture de plante sèche :
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus ;
- Pesez la plante. Pour notre exemple, nous supposons que nous avons 150 grammes de plante sèche ;
- Déterminez le taux d’alcool approprié à partir des ouvrages de références mentionnés ci-dessus ;
- Dans le doute, utilisez un alcool à 40° ou 45° ;
- Préparez 5 fois la quantité d’alcool correspondante au poids de la plante, en millilitres. On dit qu’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Dans notre exemple, nous préparons 150 g x 5 = 750 ml d’alcool ;
- Placez la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique ;
- Versez l’alcool par dessus ;
- Remuer bien, étiquetez avec le nom de la plante et la date, et placez dans un endroit obscur ;
- Remuez bien tous les jours ;
- Pressez et filtrez au bout de 15 jours, mettez en bouteille et étiquetez avec nom de la plante et date.
- Voir commentaire plus bas en ce qui concerne la durée optimale d’extraction

2. Faire une teinture de plante « quasi fraîche »
- Préparez la plante comme indiqué ci-dessus, en la faisant sécher le plus possible mais pas complètement. Veillez à ce qu’elle puisse se « ratatiner », se friper, se déshydrater le plus possible.
- Mais attention : la plante doit rester encore souple. Pour ce faire, le séchage ne doit pas se poursuivre jusqu’au point où la plante va s’effriter lorsqu’on écrase une feuille, ou devenir cassante pour une racine.
- Le nombre de jours de séchage va dépendre de la saison et du climat. Parfois, la plante sera prête au bout de 48 heures, d’autres fois, il faudra attendre plusieurs jours. Retournez la plante régulièrement et touchez-la deux fois par jour.
- Lorsque la plante est fripée au maximum sans pour autant devenir croustillante ou cassante, placez-la en macération en suivant la méthode de la macération de plante sèche ci-dessus.
Conseils pratiques
Durée optimale d’extraction
J’ai mentionné une durée moyenne de 2 semaines. Pour le puriste, cela n’est pas aussi simple que cela.
Pour les plantes aromatiques, l’extraction des huiles essentielles se fait dès les premiers jours. Ensuite, on atteint un pic où le goût et le parfum de la macération seront optimaux. Les jours qui suivent, les tanins de la plante vont commencer à prendre le dessus. Si l’on attend trop, le produit final sera certes aromatique, mais il sera aussi âpre, tannique, et brut en bouche. Si la propriété médicinale de la plante se trouve dans ses huiles uniquement, il vaudra mieux arrêter la macération au bout de quelques jours afin d’obtenir une teinture beaucoup plus subtile.
Seule l’expérience vous dira combien de jour attendre pour atteindre le résultat voulu. Pour une aromatique comme l’hysope par exemple (Hyssopus officinalis), la durée optimale de macération se situe entre 5 et 7 jours. Expérimentez, goûtez tous les jours, et familiarisez vous avec l’évolution de la macération.
Et puis sinon, si vous n’avez pas le temps, ou si vous avez oublié le bocal dans un placard pendant quelques mois, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours du bon dans votre teinture.
L’alcool doit recouvrir complètement la plante
Si des parties de plante sont à l’air, elle vont s’oxyder et noircir, donnant à votre teinture une couleur et un goût qui n’est pas désirable. Ceci m’est déjà arrivé, et je ne dirais pas que la teinture est gâchée. Par contre, elle n’est pas optimale.
Le problème est le suivant : il est souvent compliqué, voire impossible de recouvrir la plante en suivant les taux plante/alcool recommandés (1:5 pour la teinture de plante sèche, 1:2 pour la teinture de plante fraîche). Comment faire ?
Voici deux astuces qui fonctionnent bien : utilisez soit un galet de rivière bien propre, soit un bocal plus petit à l’intérieur de votre bocal pour la macération afin de lester la plante et faire pression dessus. Ceci poussera la plante vers le bas et permettra à l’alcool de bien recouvrir le marc. Voici deux photos pour illustrer cette astuce.


plante (racines d’échinacée)
Augmenter la surface de contact
Il est parfois difficile de couper la plante assez finement. Certaines racines sèches par exemple sont difficilement pulvérisables. Faites de votre mieux, puis laissez la plante macérer dans l’alcool pendant quelques jours. Une fois la plante bien imbibée, passez le mélange plante + alcool au blender. Ceci va broyer le mélange plus finement, donc augmenter la surface de contact entre alcool et plante et favoriser une meilleure extraction des composants de la plante.
Voici un exemple ci-dessous pour la racine de patience (Rumex crispus), broyée quelques jours après avoir été imbibée dans l’alcool.

Pressage
Une fois la macération terminée, je recommande de presser le marc, car il contient une quantité non-négligeable de liquide. Il serait dommage de perdre ce précieux liquide. J’ai personnellement une presse hydraulique pour accomplir cela. Mais une presse coûte plusieurs centaines d’euros, et n’est pas à la portée de tous le monde.
Une manière plus simple est d’utiliser une petite presse manuelle (voir image ci-dessous) que vous trouverez dans des magasins de cuisine, sur internet, ou à Ikea pour un prix dérisoire. Cette petite presse ne sera certes pas aussi efficace qu’une presse hydraulique qui presse à 10 tonnes. Mais pour faire un travail à petite échelle, je la trouve très pratique. Notez tout de même que vous ferez un travail convenable avec feuilles et fleurs, mais un travail très limité avec les racines. On fera avec.

Filtration
Votre macération contient toujours une certaine quantité de terre et autres impuretés provenant de la plante. Il faut donc la passer au filtre à café non-blanchi. Insérez tout simplement un entonnoir sur une bouteille assez grande pour contenir tout le liquide, placez un filtre à café, et passez la macération après l’avoir pressé. Voir photo ci-dessous.

Quel type de bocal utiliser ?
Munissez-vous d’une bonne collection de bocaux de toutes tailles. Je travaille en général avec des bocaux de 1 L, 1,5 L, 2 L et 3 L pour les plus grosses quantités. En général, 1 litre est suffisant pour une consommation familiale. Choisissez le bocal le plus petit possible pour la quantité de teinture à faire, car nous voulons minimiser la quantité d’air présente dans le bocal. Si par exemple vous avez 250 g de plante sèche, qui nécessitera 250 x 5 = 1,25 litre d’alcool, choisissez un bocal de 1,5 L et non 2 L.

Monsieur, j’ai trouvé une chenille dans mon bocal
Aussi méticuleux que vous puissiez l’être, vous allez teinturer une certaine quantité de petits insectes. Je ne vois vraiment pas comment on peut éviter cela. Même si vous utilisez de grandes clayettes de séchage et que vous donnez aux petites bêtes le temps de s’échapper, certaines distraites finiront toujours par rester cachées sous une feuille. Alors ne vous inquiétez pas, suivez le processus sans vous laisser impressionner par ce petit désagrément.






1 689 réponses
Bonsoir,
Merci à vous pour toutes vos merveilleuses informations et votre partage.
Je souhaitais savoir si la macération de plante fraîche ( j’ai trouvé de l’alcool à 90° non dénaturé ) est plus riche en principes actifs que la percolation ?
La percolation avec une plante quasi fraîche est-elle possible ?
Merci à vous.
Bonjour Christophe j’ai de harpagophytum sec je voudrai faire une teinture mère mais je ne connais pas le degré d’alcool et le temps de macération pourriez vous m’aider S.V.P merci
Bonjour, pour l’harpago racines sèches un alcool à 45° suffit.
Bonjour,
Merci pour cet article très utile comme l’ensemble des informations que vous fournissez aux internaute sur votre blog.
Je souhaiterais également réaliser une teinture mère de gentiane, pour soutenir les fonctions du foie. En effet, au retour des beaux jours, j’ai de l’eczéma qui se développe particulièrement sur les mains, les paupières et le contour des lèvres. Malgré d’importants changements au niveau de mon alimentation , ce problème persiste et selon les informations que j’ai pu rassembler, il est possible que cela soit du à des déséquilibre interne probablement lié à un problème d’élimination des toxines. Comment indiqué j’ai modifié mon alimentation, car ma naturopathe (généraliste et homéopathe) m’a indiqué que j’avais le foie chargé, et cela a été très bénéfique sur mon état de forme général et mon moral, mais pas sur mon eczéma malheureusement qui s’est à nouveau déclaré après ma consultation (je n’en vais donc pas discuté avec ma naturopathe car je n’en avais pas au moment de la consultation).
Que pensez-vous de l’utilisation de la teinture mère de gentiane dans mon cas? Y aurait-il d’autre teinture mère plus adaptées? Si celle -ci est adaptée, la macération doit-elle être de 15 jours ou moins ?
En vous remerciant par avance pour votre réponse,
Cordialement,
Virginie
Bonjour Virginie,
La gentiane est plutôt adaptée à une relance digestive (meilleures sécrétions gastriques et intestinales, activation du pancréas, vésicule biliaire, etc). Ce dont vous parlez, c’est le besoin d’une plante dépurative de type racine de bardane, racine de pissenlit ou fumeterre, qui sont beaucoup plus classiques que la gentiane et mieux adaptées.
Bonjour et merci pour votre réponse. Dans ce cas, pensez vous que je peux récolter les racines de pissenlit de mon jardin, sachant que je n’utilise aucune engrais minéral ou chimique, mais que j’ignore l’origine et la composition de la terre de notre terrain (les précédents propriétaires avaient ajouté de la terre, dont nous ignorons la qualité et la provenance), ainsi que les pratiques des précédents occupants du terrain que nous occupons maintenant depuis 4 ans (est-ce suffisant pour estimer que les sols sont suffisamment lavés de leurs impuretés)? Si oui, combien de temps et dans quelles conditions dois-je faire sécher mes racines? Dois-je le faire dans un endroit sombre et bien ventilé ou dans d’autres conditions? Je suis novice et je ne trouve pas l’info dans la fiche que vous consacrez au pissenlit.
Je vous remercie pour votre temps,
Belle journée,
Virginie
Bonjour Virginie,
Je ne sais pas si j’ai les réponses à vos questions. Si c’était moi, je ne me priverais pas de ces beaux pissenlits. Il me semble que 4 ans est une période assez longue de repos pour la terre, quelque soit ce qu’a fait le propriétaire précédent. Maintenant, reste-t-il des traces de ci ou de ça, je ne sais pas.
Donc bien brosser les racines à l’eau, bien éponger l’eau, faire sécher à l’ombre dans un endroit sec – couper les racines les plus charnues dans le sens de la longueur pour faciliter un bon séchage à l’intérieur. Ombre et bien ventilé, sur une grille.
Bonjour Bernard,
Merci pour le temps que vous avez consacré à ma demande. J’avais besoin d’être rassurée, voilà qui est fait, il ne me reste plus qu’à m’y mettre!!!
Bonjour
un tout grand merci pour votre générosité. Superbe site, ça donne envie d’apprendre…
J’ai deux questions à vous poser.
Hier j’ai cueilli des fleures de calendula que je suis entrain de pré séché comme vous le conseillez.
Comme je n’ai de l’alcool qu’a 96 vol ( en belgique on en trouve encore facilement) je me demande si je peu mélanger l’alcool à de l’eau pour diminuer sa teneur en alcool car j’ai cru comprendre que ce n’étais pas super de mettre de l’alcool trop fort pour la plante.
et faut-il couper la fleur en petit bout?
J’ai 50 gramme de fleur combien d’alcool à 96 et d’eau?
2eme question: quel serait pour vous une toute bonne plante pour réguler le système hormonal?
Je tombe souvent malade, inflammation sinus, état grippal, maux de tête, etc…lors de l’ovulation ou/et quelques jours avant les règles. J’ai l’impression que je m’intoxique avec l’excès de mes propres hormone mon foie étant à la base déjà très fragile. Plus perte des glaire fertile depuis quelques temps lors de l’ovulation.
depuis 2 moi et demi je prend un mélande de He matricaria reticula, He thymus vulg, TM cichorium,TH achillea millofolium mais pas de changement.
Un tout grand merci pour votre soutien et réponse
amitié
je voulais dire que je n’ai plus de glaire lors de l’ovulation depuis déjà assez longtemps ce qui me questionne pas mal. Peut etre une plante pourrais aider à réguler tout ca.
grand merciiiiiii
Bonjour,
Pour diluer votre alcool, voir tables de mouillage sur internet. Vous pouvez le diluer au degré que vous voulez avec de l’eau, distillée idéalement, sinon de l’eau minérale.
Pour les quantités plantes / solvant, voir dans l’article. Si plante sèche, 500 ml pour 100 g, si plante fraiche, 200 ml pour 100 g.
Pour la fleur, oui mieux vaut la couper menu au sécateur pour une bonne macération.
Pour le système hormonal, vu que vous avez l’air de parler d’un excès d’hormones (oestrogènes je suppose dans ce contexte), voir mon article sur l’endométriose dans lequel je parle de l’excès oestrogénique et de certaines actions bénéfiques.
Bonjour
Grand merci pour votre réponse. Je me permet de vous en poser encore une 🙂
Il s’agit de la prise de teintures mère quand on a un foie déjà bien fragilisé, qui a du mal à élimer les toxines etc…comme le mien.
Je prend actuellement de la teinture mère de calendula en interne 100 gouttes par jours
( conseillé par rina nissim dans son manuel de gynécologie naturopathique, ceci car j’ai des petits soucis gynécologique: mycoplasme. je prend aussi du macéra glycériné de casse que j’ai fait.
J’aimerai ajouté la teinture mère de gattilier dont vous parler ainsi que Rina Nissim.
Est ce que la prise de pls teinture mères ( du a l’alcool) donc d’environ 3 fois 60 gouttes par jours peu affaiblir le foie, si oui quel alternative? Si je draine en même temps le foie c’est ok?
Grand merci pour votre réponse
Belle soirée
merel
Bonjour Merel,
Sauf si situation spécifique (cirrhose, élévation des transaminases, etc) je ne pense pas que ce type de dosage soit problématique pour le foie. Pour info, 3×60 gttes = 180 gttes = 7,5 ml de teinture environ = 3,75 ml d’alcool pur, ce qui fait donc l’équivalent d’1/6 d’un grand verre de vin (200 ml).
Magnifique article ! Un grand merci !
Pour des fleurs de mauve, me conseillez-vous d’utiliser les fleurs fraiches ou séchées ou quasi-fraîches ?
Et dans le cas des fleurs fraiches ou quasi-fraîches, un alcool à quel degré ?
J’imagine que ces fleurs , fraîches ou sèches, n’auront besoin que de quelques jours, pour libérer leurs principes … 4 ? 6 ?
Merci !
Bonjour Marie-Ange,
Les fleurs de mauve s’utilisent plus en infusion – en effet, on veut extraire surtout les substances adoucissantes, mucilages en particulier, et ceux-ci ne sont pas extraits dans l’alcool. Bien sûr, lorsque l’on fait une teinture, on utilise un mélange alcool + eau (car un alcool à 50° = 50% alcool pur et 50% eau), mais c’est utiliser de l’alcool pour rien. Si vous voulez pleinement profiter des propriétés de la fleur de mauve, rien ne vaut une bonne vieille infusion 🙂
Merci pour votre article, mais je n’ai pas trouvé la recette de teinture mère de propolis
500 ml d’alcool pur (96°) pour 100 g de propolis. Laisser macérer 2 semaines en secouant tous les jours.
Merci beaucoup
Bonjour a vous, je découvre votre blog en me remettant dans les préparations, de l’entretien a la santé, bien-être et gourmandise. Cuisinier-pâtissier de formation, certaines « recettes » végétales en font parties. N’étant pas chimiste, peu de temps et l’esprit pas assez Professeur Tournesol pour tester, noter, analyser, je ne reste que dans le ressenti et l’empirique.
Petite présentation faite, je me pose quelques questions, mais je n’ai pas encore trouvé quelque chose de proche…
Votre système de percolation me laisse penser que vous réfléchissez plus que moi.
Dans mon exemple j’ai fait 2 préparations Menthe Poivrée du jardin. 2x25g feuilles séchées.
A- avec alcool pur à 90°, 100ml, , j’ai pour l’instant un joli vert pétard, on dirait la liqueur get27.
B- avec 1/3 eau, alcool et glycérine.(40ml de chaque), vert peu soutenu, plutôt infusion, liquide clair.
Bocaux, fermés, tassés, poids dessus et immergé, je mélange sans trop remuer, je préfère faire un effet pompage avec le poids que j’ai mis sur les produits, ca circule bien et me semble plus sympa qu’avant ou je secouait comme pour faire un cocktail, avait tendance a couper, hacher, écraser, mais a part l’urgence et l’effet mousse et parfum, après repos c’était pareil, j’ai aussi fait des boissons aussi bonnes sans secouer.
Je me demande même si ma cafetière a piston pourrait etre utile, effet pompe, filtrage (juste un doute sur l’étanchéité).
Première interrogation: peut on après avoir fait un alcoolat/teinture, au lieu de jeter les restes, procéder a un genre de détrempage a l’eau qui après un temps court estimé a 125mn (parce que je le sens mieux), filtrer et utiliser ce liquide un peu comme un hydrolat/une base aqueuse, friction, bain de bouche….resterait ils des actifs utiles, lesquels? mais moins concentrés ou du pas glop…
Si cela semble bien (mais a tester) en évitant les yeux et en restant dans le secteur de la plante.
J’aurais donc après (dilution avec 100ml d’eau) une solution aqueuse et avec alcool (je pense 3% pour la A) et pour la B, un peu de glycérine aussi….), est ce bien utile tout cela….
Deuxième interrogation: Concernant l’extraction des actifs, je préfère a froid, a l’ombre, a l’alcool et adapterais le temps suivant textures et besoins mais en cuisine on garde beaucoup d’arômes et de principes (on met moins d’assaisonnements, de sel) en mettant sous vide, (dans un sachet sous vide on peu malaxer, cela aide au mélange des sauces avant ouverture) ce principe de retirer l’oxygène a t’il été essayé? aurait il un avantage? je parle d’un simple récipient avec pompe (comme retirer l’air pour conserver un vin, évidemment pas le vide sidéral), même plus facile a mélanger, et puis on ouvre ca fait pschitt pour l’air, mais a priori pas pour de la fermentation?….
Merci si cela peut vous intéresser ou m’éclairer…..
Désolé pour la réponse tardive…
La cafetière à piston est effectivement utilisable pour faire les teintures, cela fait double emploi – lester la plante sous l’alcool pendant la macération, puis pressage/filtrage. Pratique.
– Première interrogation : si vous utilisez une teinture de plante fraiche, il ne restera quasiment rien dans les restes. En effet, l’alcool qui a un fort pouvoir déshydratant va littéralement faire exploser les cellules pleines de « jus » et les ramener en solution. Cela ne vaut pas l’effort dans mon humble avis. Pour la teinture de plante sèche, vous avez souvent un alcool à 50°, donc 50% alcool pur et 50% eau, et l’eau va extraire une grande partie des substances hydrosolubles. Donc là encore, en théorie, il ne reste plus grand chose, mais il restera je pense un peu plus qu’avec la teinture de plante fraiche.
– Deuxième interrogation : je n’ai pas connaissance d’essais avec cette méthode (qui a le désavantage d’exposer l’alcool au plastique, ou tout simplement d’utiliser du plastique). Maintenant, dans une bouteille en verre de type bouteille de vin dans laquelle on a fait le pseudo-vide, c’est jouable, mais là encore je me pose la question sur l’utilité, car il n’y a pas de fermentation avec la teinture, le degré d’alcool est tel que les bactéries ne survivent pas.
Bonjour, merci de vos réponses, je vous apporte des compléments et précisions:
*Machine a piston, bien pratique, plus encombrant, pas hermétique, surement moins efficace pour extraire sur la longueur.
* Pour l’utilisation des « restes » je parlais d’un genre rinçage simple et utilisable sur 2/3 jours, a peine mieux qu’une eau bouillie, je vais bientôt passer mes 2 menthes (du 9 juin) si c’est pas trop tard, si je ne sens rien (goût/odeur….) j’aurais perdu 5mn, sinon je vous informerais.
* Vous dites que l’eau dans l’alcool a 50° vas en partie extraire (actifs hydrosolubles), j’ai fait à 90°, donc je n’aurais pas tout? Ou pas les mêmes « proportions »? (pour poids de plante identique), pas dans le même temps?…ouf, mais hydrosoluble est il automatiquement alcoosoluble? D’où vos remarques de temps en temps disant que l’alcool est presque parfait (par rapport a l’eau).
Quand on utilise un filtre absorbant et que l’on presse, le saturer d’alcool ou glycérine (surtout petites quantités) est il jouable? Il me semble qu’une partie des actifs solubles sont piégés physiquement, mais lesquels? Ou autre matière fine comme un tulle moins absorbant.
*pour le sous vide, genre bouteille vin et pompe, c’est la différence pression/moins d’oxygène qui me paraissait accélérateur (gain de temps surtout)…un lointain cousin de l’extraction sous vide industrielle….
Merci par avance (j’ouvre un 2ème sujet sur le froid).
Si vous utilisez la plante sèche, l’alcool à 90 n’est pas nécessaire, on utilise un alcool qui tourne dans les 50° (sauf exception, plante riche en résines) afin d’extraire à la fois les composés solubles dans l’eau et dans l’alcool. Pour la plante fraiche, c’est différent. C’est un processus de déshydratation. L’alcool va attirer la solution aqueuse qui se trouve dans les cellules de la plante et les faire exploser. L’alcool pur va donc, à ce moment là, extraire tous les composants de la plante car tout le contenu cellulaire vient se déverser dans l’alcool. Ce n’est pas une histoire de dissolution. Je ne sais pas si j’arrive bien à m’exprimer. Donc effectivement, à part pour les résines pures (myrrhe, propolis, boswellia, etc), pour la plante sèche, un alcool à 90 ne va pas vous fournir un solvant optimal et vous allez passer à coté des substances solubles dans l’eau.
Bonjour, j’ai essayé une concentration par congélation, (le terme doit exister mais pas trouvé, je vois la sublimation contrôlée, l’extraction glaciale, la lyophilisation fractionnée, la condensation inversée, la fonte négative etc….) c’est pas nouveau, je le faisais pour concentrer du lait et l’avait déjà observé en suçant des glaces a l’eau, décongelant un bouillon….
Les extraits de plantes standardisés semblent mélanger ou additionner les techniques dont le froid.
….. on « congèle » bien de la vodka, je me dis donc qu’avec ce principe on pourrait avoir 60, 70°….
Optimiser l’extraction en congelant la plante (sèche ou fraiche) avant la macération (éclatement des cellules, perte d’eau…) ou/et avec le solvant au congélateur et décongeler le tout et macérer?
Je me suis donc amusé a congeler a -28 (si j’avais de l’azote, « cryotechnique »), 7 liquides et calculer un résultat (je ne parle que du premier liquide fondu et j’ai choisi 20%), je n’ai rien pour analyser, sauf yeux, nez, papilles, balance a 2 g et systèmes de décantation/filtration a la Cro-Magnon.
Stade 1, je pense que 60% a 80% d’eau peut être retirée:
Vinaigre blanc…..je dois avoir de l’acide acétique a 40%…Vinaigre de vin Rouge (50%).
Une eau florale de lavande, je sais pas, odeur plus forte. Du Ricqlés a 80°, un léger voile givrant qui ne tient pas.
Antèsite classique, liquide plus sombre, goût du Zan pour ceux qui connaissent, redilué c’est pareil avec moins au départ.
Une anisette sans alcool, sans sucre, sans rien (marque cristal 100, départ trouble), un peu plus claire, me fait l’effet de rien de connu, avec sucre on dirait les bonbons de Flavigny….
Un jus d’orange 100% = presque un sirop, moins épais et acidulé (comme jus de citron) goût d’orange et a la fin il reste 20% d’une purée presque sans saveur.
C’est les (ou des) actifs que je vise….légères pertes physique pour les produits filtrés, impurs a la base…intérêts cosmétiques? Conservateurs? Thérapeutiques?
Si cela peut donner des idées….je vais respirer de la sauge….
Merci pour ce partage d’expérimentations ! Je n’ai jamais trop travaillé avec le froid et je lis donc vos commentaires avec attention.
Bonjour Christophe, je viens compléter mes expériences, courtement.
La menthe a bien plu, mes « rinçages » apportent finalement un résultat (gout/couleurs/arômes), j’en ai fait des boissons chaudes et froides, des bains de bouche, car la couleur me gêne, quand aux autres actifs, le mystère. J’ai fait de la lavande, du romarin. Pour mon principe de congeler, je ne vois pas de différences flagrantes, donc remystère, mais pour retirer de l’eau cela marche bien. J’ai fait du pavot de Californie de mon jardin, et par chance je venais de découvrir votre article dessus, Teinture alcoolisée au (final a 60°V sur 10 jours, départ avec 460g de plante, 700 alcool a 80, après 3 jours ajout de 300 d’eau), depuis 8 jours je prends 3 ml dilué le soir (calmante/sédative a priori, mais je sens rien), cela vous parait bon (volume final et prise)? Le romarin filtré a 70°, bien sombre marron, bien stocké, a viré dans des tons vins rouge, je l’ai cru fermenté, viré, mais rien a l’odeur, au gout, j’aime bien, vous connaissez cette réaction? J’en ai fait 2 essais au sucre (xilytol), un sirop cuit, l’autre a froid, résultat bon au gout, on sent un peu l’alcool (il doit être proche d’une liqueur forte), le cuit bien dissous a perdu un peu de rouge, l’autre moins.
Je reviens sur le principe du piston, bon pour tout mais pénible au final en nettoyage, donc intérêt moyen.
Au plaisir de vous lire….
Que d’expérimentations ! Merci pour le partage.
Pour l’escholtzia il faut parfois un peu de temps pour que la plante agisse, et on peut monter à 5 ml pour un adulte. Par contre pourquoi l’ajout de 300 d’eau au bout de 3 jours ? Si l’escholtzia était frais pour la teinture, ceci n’est pas constructif car vous coupez le pouvoir d’extraction de l’alcool.
Je ne connais pas la réaction qui a viré au rouge pour le romarin.
Merci, je garde le mystère pour le rougeoiement du romarin, en tout cas c’est bien bon.
Pour le pavot californien du médoc, je crois que j’étais fatigué mais la plante était presque sèche (3 jours), après broyage grossier, cela ne faisait pas collant. Comme j’ai mis un alcool très fort (a 80), je me suis dit que j’aurais du mettre a 50 ou 60, pour « activer » le pouvoir de l’alcool. Mais j’ai pas du encore bien compris si c’est parce que il y a de l’eau (alcool moins fort et plante fraiches) que les principes sont extrait et dilués mieux, que si il n’y en a pas ou peu (plante sèche et alcool fort), tout cela au départ peut etre, l’eau entre temps ne sert a rien ou prendrais quand même un rôle? au final elle est extraite aussi. Une alternance conjuguée (excusez du délire) comme ajouter une pincée de sel dans un sirop sucré, caramel au beurre salé. J’ai oublié de préciser que j’avais fait une autre pour 100g de plante, en 2 essais dont une avec racines (vu qu’il y avait plus de principes que le reste, 2% contre 0.5 en moyenne), alcool a 90, sec, résultats bien visibles (couleur, odeur) au gout, racine plus amère et foncée, mais proche, j’ai mis les 2 ensembles pour faire un sirop et je n’ai rien senti comme la 2ème. Je pense bien qu’il faut attendre. D’ailleurs je connais pas encore assez tout cela, hormis l’infusion chaude style tisane que je n’aime pas, pour ce pavot, ce serait quoi l’idéal? (sec, frais, alcool dilué ou pas….) Merci encore.
Si vous avez utilisé la plante sèche, alors effectivement vous avez bien fait de diluer. Pour la plante fraiche, on garde un alcool fort car l’alcool va extraire l’eau de la plante et donc se diluer automatiquement pour rester en général autour des 60°. Et donc au final, nous aurons une extraction hydro-alcoolique, ce qui est nécessaire pour extraire à la fois les composés hydrosolubles et ceux solubles dans l’alcool.
Lorsque la plante est déjà sèche, on démarre direct avec du 50°, moitié eau moitié éthanol pur vu que la plante ne fournira pas d’eau. Donc l’eau n’est pas là pour « activer » le pouvoir de l’alcool mais plutôt pour le compléter, l’eau étant un solvant à part entière, l’un des meilleurs solvants que nous ayons je dirais (avec l’alcool).
Pour le pavot, dans mon expérience, l’idéal est la teinture de plante fraiche, alcool à 80°. Sinon en 2ème choix, teinture de plante sèche alcool à 50°. En 3ème choix la bonne vieille infusion (amère !).
Merci pour ces informations, je ferai plutôt plante fraîche puisque je peut encore un peu avoir de l’alcool a plus de 70.
bonjour,
peut on chauffer une teinture mere pour la rendre plus concentrée, visqueuse? ses principes actifs seront ils détruites?
Comment faire pour une teinture hydroalcoolique ? est ce plus efficace d’une teinture alcoolique sans eau ?
Merci
Bonjour Jean,
On peut mais on va perdre au passage une partie des constituants fragiles. Les industriels qui fabriquent des extraits secs à partir des teintures les pulvérisent sur une grande surface et laissent évaporer à chaleur douce. Mais bon, nous ne sommes pas des industriels et nous ne sommes pas équipés pour cela.
Une teinture hydroalcoolique (eau + alcool) s’utilise lorsque la plante est sèche. Au plus la plante est fraiche, au plus il faut monter haut dans le degré d’alcool, avec de nombreuses recettes qui requièrent l’utilisation d’alcool pur pour la plante fraîche. C’est donc une question d’humidité dans la plante. Au plus la plante est humide, au plus elle va diluer l’alcool et diminuer son pouvoir d’extraction, et donc au plus il faut titrer fort.
Je suis entrain de préparer une teinture mère de propolis brut mais voilà au bout de 15 jours ma préparation est bien coloré couleur miel, mais au fond le propolis est pas dissous es -ce normal et dois -je le laisser encore ou je peux filtré merci beaucoup
Soit c’est de la cire au fond du bocal, soit c’est encore de la résine.
– Si cire, rien à faire, le travail est terminé, il n’y a plus qu’à filtrer
– Si résine, rajouter un peu d’alcool pur pour dissoudre ce qui reste
Merci beaucoup pour votre aide mais comment peut on savoir si c’est de la cire car l’aspect ne varie pas
La cire est d’apparence claire, jaunâtre alors que la propolis est plutôt de couleur marron foncée. On rencontre ce type de mélange lorsqu’on va chercher la propolis directement chez l’apiculteur et elle n’a pas été nettoyée à l’avance, elle contient des morceaux de cire.
Merci effectivement c’est de couleurs claires merci donc je vais filtré
Bonjour Christophe c’est encore moi je ne voudrais pas faire de bêtises ,j’ai un doute pour faire la teinture mère de hedara helix qu’elle partie de la plante je dois utiliser :la fleur, les feuilles je vous remercie d’avance
Bonjour, ce sont les feuilles.
Bonjour,
Je souhaiterais faire une macération de mélisse.
D’une part, je ne peux en récolter que très peu à chaque fois car je n’ai, pour l’instant, qu’un pied de mélisse dans mon jardin… D’où ma question : comment puis-je faire une macération avec la plante quasi-fraîche au fur et à mesure de mes récoltes ?
D’autre part, pensez-vous que je puisse utiliser de l’alcool pour fruits vendu en grande surface qui n’est dosée qu’à 38 % ou le taux d’alcool n’est-il pas suffisant ?
Je vous remercie d’avance de vos éclaircissement.
Bien à vous
Bonjour,
Il faut faire ce que les anglais appellent « la méthode du peuple » (folk’s method). Le but est de recouvrir la plante d’alcool. Donc dans un bocal, mettre de l’alcool mais montez plus haut que 38°, vous trouverez de la vodka ou du rhum à 45° dans les supermarchés. Ensuite, dès que vous avez votre mélisse prête, vous placez les feuilles dans le bocal (pas les branches) et vous rajoutez des feuilles jusqu’à ce que l’alcool soit bien saturé en feuilles de mélisse. Lestez avec une pierre plate si nécessaire pour que l’alcool recouvre bien la plante, ou avec un anti-monte lait en pyrex.
Bonjour,
Je découvre votre site que je trouve très intéressant!
Je souhaite faire une TM de Chrysantellum americanum ( plantes sèches) que me conseiller vous?
Dans le cas de la plante fraîche quelle est la meilleure solution ?
Quel dosage pour l’utilisation?
Je trouve que la plante se garde relativement bien au séchage, du moins les lots que j’ai reçu de différentes herboristeries étaient satisfaisants. Je tiens à signaler que je ne connais pas la plante fraîche, mon évaluation organoleptique de la plante sèche ne peut donc pas être complète. Mais bon, ça vaut ce que ça vaut 🙂 donc je ferais teinture sèche, alcool à 45°, 1:5.
Pour les doses, je n’ai rien trouvé de standard, mais si c’était moi je prendrais dans les 1/2 c-à-café avant les repas.
Bonjour Christophe je souhaiterais faire une teinture mère de lierre mais je ne sais pas quelle variétés et aussi le degré d’alcool pour soigner les toux et bronchite
Ca se complique 🙂 Car il y a 2 lierres qui sont utilisés pour les problèmes respiratoires :
– Le lierre terrestre (Glechoma hederacea)
– Le lierre grimpant (Hedera helix)
Duquel parle-t-on ?
Quel es celui des 2 pour traiter la toux et la bronchite merci beaucoup
Les deux ont une utilité. Le lierre terrestre est plutôt asséchant des muqueuses et antiinflammatoire. Le lierre grimpant est plutôt expectorant. Pour une toux sèche et inflammatoire, plutôt le terrestre. Pour une toux grasse, plutôt le grimpant. Voir aussi mon article sur la bronchite.
Merci beaucoup, si je peux me permettre je vous dirai que vous êtes formidable
Bonjour Christophe,
Tout d’abord, une profonde gratitude pour tous ces conseils que vous mettez à notre disposition, je viens de découvrir votre site et je reste scotchée dessus! Mon objectif étant de devenir de plus en plus indépendante et transmettre, nous sommes sur la même longueur d’ondes, merci d’être là!
Alors, j’utilise les conseils de Maria Treben pour faire sécher mes plantes et aussi pour fabriquer mes teintures et du coup, cela ne correspond pas à ce que je lis :
– le récipient doit-il être teinté (vert/brun) ou pas?
– pour la température: au frais ou au soleil?
– vous précisez que la glycérine végétale amoindrie l’éfficacité de la préparation, pourtant certaines propriétés de plantes se dévoilent au contact de la glycérine comme la gémmo: eau/alcool/glycérine, avez vous un conseil?
– j’ai de l’alcool éthylique absolu + AIP, puis-je l’utiliser pour faire les teintures de plantes et de propolis?
Je vous remercie de prendre le temps de me répondre et à bientôt!
Joyeusement, Céline
Bonjour Céline,
– pour la macération elle même, pas la peine d’avoir un verre teinté. Pour stocker pour le long terme par contre, c’est mieux. Quoi que un verre transparent mis dans un endroit sans lumière fonctionne bien aussi. Le tout est d’éviter l’exposition constante à la lumière pour le stockage.
– pour la température, ambiante est ok, pas besoin de mettre au soleil
– la glycérine est, dans l’ensemble, un mauvais solvant, et je sais que la gemmo l’utilise. Je respecte la gemmo, c’est une belle école de pensée. Par contre, sauf pour stabiliser une préparation riche en tanins et alcaloïdes, je ne l’utilise pas personnellement pour mes teintures. Et lorsque je prépare un macérat glycériné, je n’utilise que de la glycérine (elle a un bon pouvoir de déshydratation, donc intéressante pour la plante fraiche)
– je ne sais pas ce que AIP veut dire.
Bonjour, premièrement merci pour toutes ces techniques et conseils !
Je souhaite faire une TM d’ortie pour l’utiliser notamment pour ses vertues anti inflammatoire et préventives contre les alergies. Je me demandais s’il serait utile de mettre également du gingembre, du curcuma, ou du poivre noir dans la teinture ? Plus largement est il possible de mélanger des plantes dans une teinture, y a t il un intérêt particulier a le faire ?
Merci d’avance.
Bonjour,
Mieux vaut faire toutes vos teintures à part et mélanger une fois la teinture finie. Si par exemple vous voulez faire un mélange ortie + gingembre, vous teinturez l’ortie et le gingembre à part, puis vous faites votre formulation (par exemple 50% ortie et 50% gingembre). Cela vous permettra de réutiliser vos teintures d’une manière plus flexible.
Les mélanges de teinture ont une grande utilisé effectivement, ils nous permettent d’agir sur plusieurs points tout en simplifiant la prise : toutes les teintures peuvent être mélangées dans une même bouteille.
Bonjour,
Je souhaiterais faire une teinture de Thym, j’en ai 200g de frais avec les branches. Est-ce mieux de l’utiliser tel que ou le faire sécher ? Je comptais également l’utiliser en entier, je comptais garder la plante dans son intégralité, je ne sais pas si c’est bien.
Je le ferais macérer dans un alcool à 70° ou 60° en suivant les proportions d’alcool que vous avez indiqué.
Merci pour l’article sur les jardins de Mahélys, une jolie découverte.
Bonjour Cécile,
Si vous avez de l’alcool à 70°, faites macérer de la manière suivante : pour 100 g de thym sans les branches si vous pouvez, juste les petites feuilles minuscules (afin d’économiser de l’espace) – 200 ml d’alcool. Si vous laissez les branches, l’alcool ne pourra pas recouvrir la plante qui est trop volumineuse, il faudra donc la lester avec une pierre, et rajouter un peu d’alcool si nécessaire.
Bonjour,
Merci pour votre réponse rapide. J’ai pu réaliser la teinture hier soir en suivant vos conseils grâce à ça. Il ne reste plus qu un peu de patience et à remuer tous les jours.
Pour presser le marc pensez-vous qu’un sac à lait végétal puisse faire l affaire ou il vaut vraiment mieux une presse?
Merci également pour votre site qui est très clair et rend ce type de préparation accessible à tous.
Bonjour Cécile, un sac en tissu fera l’affaire pour l’instant. Si vous continuez dans l’art de la macération 🙂 il vaudra mieux acheter une petite presse.
Bonjour Christophe,
La teinture est réussie grâce à vos conseils, encore merci!
Pour filtre j’ai finalement utilisé un moulin à légumes avec une grille fine, cela demande moins de force que le presse purée, et le rendement m’a paru correcte. J’ai pu grappiller un peu de liquide en pressant le reste dans un tissu.
Bref motivant pour tenter la percolation, il faut juste trouver une bouteille de perrier en verre pour l’entonnoir!
Bonjour et merci pour cet excellent site.
J’aimerais faire des teintures mère de coriandre et d’ail des ours mais je ne trouve aucune de ces deux plantes dans les documents que vous nous partagez.
Pourriez-vous me donner quelques conseils ?
Bonne fin de journée
Bonjour Elisabeth,
Si vous utilisez la plante fraiche, la recette est la même pour toutes les plantes. Pour chaque 100 g de plante, 200 ml d’alcool pur ou au moins à 80°. Si plante sèche, les taux d’alcool peuvent varier par plante. Pour coriandre et ail des ours, un alcool à 45° fera l’affaire.
Pour l’ail des ours, j’utiliserais la plante entière (fleurs, feuilles et bulbe) et fraiche.
Merci :!
Alors il vous faudra un alcool fort, idéalement 80°. Et pas du dénaturé bien sur.
Bonsoir Christophe,
J’ai déjà réalisé des macérations de racines de consoude séchées dans de l’alcool à 50° (rhum blanc) avec succès. J’utilise beaucoup le macérat de racines de consoude en friction ou en cataplasmes pour des douleurs articulaires (genoux, épaules et chevilles) qui reviennent de temps à autre mais de plus en plus espacées après traitements avec les solutions alcooliques de consoude . Etant donné que mes applications consistent en des massages extérieurs, sur la peau, j’ai voulu essayé l’utilisation d’alcool pharmaceutique et … adieu l’avarice, j’ai pris de l’alcool titré à 90° et j’ai pesé 100gr de racines sèches broyées et 500ml d’alcool pur !..
Je pense avoir fait une erreur et que l’alcool pur à 90° n’est pas l’idéal pour cette manip… J’ai consulté « Materia Medica de Michael Moore » que vous nous avez offert gracieusement Cliquez-ici pour avoir accès à la materia medica. Mais je n’ai pas trouvé la consoude dans ses plantes…
N’aurait-il pas fallu diluer l’alcool avec de l’eau ?… Merci pour vos bons conseils à venir comme dab… J
Bonjour Hervé. Si la racine est sèche, et le 1:5 me fait penser qu’elle est sèche, il faut passer à une alcool à 35°. Pourquoi ce taux si bas, et bien pour pouvoir extraire une partie des mucilages dans la partie aqueuse (alcool à 35° = 65% d’eau) sans pour autant les faire précipiter. Les mucilages se précipitent dans l’alcool trop fort, et là, avec 35°, on joue un peu à la limite, mais cela devrait passer.
Bonjour Christophe, j’aurais besoin de conseils pour la teinture d’ail des ours justement. Peut on la faire cet automne avec les bulbes ou plutôt au printemps avec les feuilles ? Je n’ai pas d’alcool à 80 degrés mais à 50 maximum. Comment faire, sécher les bulbes ou feuilles ? J’ai lu que certaines propriétés se perdaient au séchage ?Aussi 100 g de plante pour 200 ml d’alcool ? Pendant combien de jours ? Merci
Bonjour Chantal,
Les bulbes étant la partie de stockage de la plante, on utiliserait plutôt les bulbes à l’automne lorsque les parties aériennes sont sèches, ou les feuilles au printemps. Les deux donnent une bonne teinture, et effectivement la teinture est meilleure lorsque utilisée fraiche.
Si vous devez faire sécher, il faudra couper les bulbes en lamelles, et faire sécher les feuilles à plat. Vous n’êtes pas obligée de le faire sécher en plein, juste le faire se ratatiner et perdre la plus grande partie de son humidité sans pour autant devenir sec et croustillant (il gardera une partie de son parfum). Ensuite 500 ml d’alcool à 45° pour 100 g de plante. Macération de 2 semaines en remuant tous les jours.
Bonjour Christophe.
J’en suis à me faire des tisanes ortie + prêle : on finit par s’habituer au goût ! Ce faisant, je repensais à votre article sur la percolation, ce qui m’amena à d’abord verser l’eau sur mon filtre inox contenant mes plantes, afin que cette eau nouvelle et chaude, libre de tout composé, fasse d’abord un travail d’extraction préalable. Je laisse ensuite infuser mon filtre dans le bol. On voit bien qu’il y a une extraction instantanée du fait de la couleur jaune qui apparaît de façon immédiate.
J’en suis venu à me dire que ça serait l’idéal s’il était possible d’envoyer quelques gouttes d’eau chaude, laisser s’imprégner, les relâcher, remettre quelques gouttes etc. Drôle de façon de faire une tisane me direz-vous ! Mais j’y pense… Ce n’est pas de cette manière que se fait un café avec une cafetière traditionnelle ?? Des gouttes d’eau passent dans la poudre, sont ralenties par le filtre, macèrent un peu puis sont libérées ?? Eh bien, ne serait-il pas possible de réaliser une tisane dans une cafetière ???
Voilà, j’aimerais que vous me disiez de que vous en pensez !!!
Cordialement.
Bonjour Laurent,
Exactement, vous avez fait une infusion par percolation, et je trouve que c’est une excellente idée. Idéalement, il faudrait percoler jusqu’à ce que le liquide sortant soit dénué de goût et de couleur, signe que l’on a épuisé la plante et qu’on l’a donc utilisé à 100%, ce qui peut être un peu laborieux. Mais je trouve l’idée excellente – infusion dans une cafetière par percolation !
Bonjour, tout d’abord je découvre votre site avec grande curiosité et beaucoup de plaisir.
Depuis quelques temps je recherche des méthodes naturelles pour remédier aux puces de mes chats (les achats de produits chimiques sont très onéreux et je pense à long terme dangereux pour la santé de mes compagnons poilus).
Les huiles essentielles étant proscrites je me documente sur les hydrolats et les teintures.
Je pense faire préparation de teinture d’ail pour l’incorporer à de l’hydrolat de lavande et vinaigre de cidre ce dernier selon les besoins.
Ma question : le mode préparatoire de la teinture peut il correspondre à un chat ?
Je vous remercie par avance de vos conseils.
Bonjour Laetitia,
Au sujet de la teinture, pas d’alcool pour les chats en interne, et l’ail est à proscrire (risque d’anémie à corps de heinz).
Par contre, quel est le risque en externe en fonction de la dilution de teinture, je ne sais pas trop. Mais je ne prendrais pas le risque, car la teinture pénètre très facilement au travers de la peau pour se retrouver en circulation sanguine.
Effectivement j’ai trouvé également cet info (anémie à corps de heinz) et en poussant plus dans le détail il s’avère que ce sont les oignons qui causent cette anémie. Pour l’ail la toxicité est aussi potentielle mais plus faible… je ne tenterai pas ma chance ou ma malchance.
Je voulais me servir de l’ail à très faible dose (avec la levure de bière) pour modifier le ph de la peau de mes poilus et ainsi faire une action répulsive aux puces.
Je vous remercie de vos préconisations et je vais m’en tenir à ma lotion maison : 200ml d’eau, 4 cs de vinaigre de cidre bio et d’hydrolat de lavande bio (avec apport de levure de bière en interne).
Encore merci à vous et merci à votre passion, ma première teinture est en macération, l’ail est magique (pour l’humain je précise) j’y ai eu recours dans différentes situations sous forme fraiche uniquement , avec la teinture ça sera encore mieux !
bonne continuation, laetitia.
Tout à fait d’accord avec vous Laetitia, je ne pourrais pas vivre sans ail moi non plus.