Le bouleau (Betula pendula) : comment utiliser la feuille, l’écorce et la sève


Heigh-Ho, Heigh-Ho, on aime le bouleau !

Mouai, c’est moyen comme entrée en matière. Mais je vous rassure, ça s’améliore dans le reste de l’article 🙂

Le bouleau est en effet d’une utilité certaine. Si vous l’avez autour de chez vous, vous allez découvrir que sa feuille a une grande valeur thérapeutique… et son écorce… et sa sève.


Un peu de botanique

Le bouleau est un arbre de la famille des Betulaceae. Cette famille contient aussi les aulnes, les charmes et les noisetiers.

Nous allons surtout parler de Betula pendula, ou Betula verrucosa, on parle du même arbre, le bouleau verruqueux ou bouleau blanc.

C’est un arbre qui pousse surtout dans les sols riches en silice. On le trouve parfois dans les terrains argilo-sableux, donc qui contiennent à la fois de l’argile et du sable. Vous le trouverez dans une grande partie de l’Europe sauf l’extrême nord et la région méditerranéenne. Il ne pousse hélas pas chez moi dans le Vaucluse.

Vous avez aussi le bouleau pubescent, Betula pubescens, très proche du précédent. D’ailleurs on les confond très souvent. Celui-ci aime bien les sols mouillés. Il est assez commun dans la moitié nord de la France.

Il faut aussi savoir que le verruqueux et le pubescent peuvent s’hybrider histoire de compliquer un peu les choses.

En voici un 3e : le bouleau nain, Betula nana. Il est assez rare mais on peut le trouver dans le Jura et le massif central, en général dans les tourbières. Et celui-ci peut s’hybrider avec les deux autres.

D’un point de vue médicinal, on peut utiliser le verruqueux et le pubescens. Pour le bouleau nain, il est apparemment utilisé en Islande et en Russie comme plante médicinale mais on le connaît mal chez nous. Dans notre pharmacopée, l’espèce officielle est Betula pendula ou verrucosa, même chose.

Bouleau : feuilles, écorce et sève

Description de Coste :

  • Arbre de moyenne grandeur, à écorce blanche et papyracée, à bourgeons glabres
  • Jeunes rameaux grêles, flexibles, pendants, glabres, souvent verruqueux et rudes
  • Feuilles pétiolées, ovales-rhomboïdales ou triangulaires, acuminées, doublement dentées, nervées, glabres
  • Chatons femelles pédonculés, à la fin pendants, à écailles trilobées, les lobes latéraux plus grands, arrondis et recourbés en dehors
  • Fruit elliptique, à aile deux fois plus grande que la graine, égalant ou dépassant les styles.

Parties utilisées

On peut quasiment tout utiliser dans le bouleau.

☀︎ La sève : vous l’avez peut-être déjà vu sur les rayons de votre boutique de produits naturels. On la récolte vers le début du mois de mars, lorsque la sève est montante. Le prélèvement se fait sur des arbres d’un certain âge.

On fait un trou de quelques centimètres dans le tronc à l’aide d’une vrille, on y met un tube et on récolte la sève à l’aide d’un tuyau. Il y a bien sûr de bonnes pratiques à respecter pour ne pas épuiser l’arbre. Ensuite on bouche le trou avec une cheville de bois.

La sève contient surtout des sucres, glucose et fructose, et de nombreux oligoéléments, qui varient selon le sol et la région : Potassium, Calcium, Magnésium, Silicium, Zinc, Manganèse, etc. Le tout en faible quantité.

Pour vous donner un exemple, une étude faite sur des arbres en Lituanie montre que pour 100 g de sève, donc on va dire un petit verre, on trouve environ 7 mg de vitamine C, dans les 8 mg de potassium, 7 mg de calcium, 2 mg de magnésium (1).

Bouleau : feuilles, écorce et sève

☀︎ L’écorce qui est riche en triterpènes (ex : acide bétulinique qui a des propriétés cicatrisantes et anti-cancer), des tanins, de l’allantoïne, des minéraux.

☀︎ Les feuilles, qui sont riches en flavonoïdes (anti-inflammatoires et antioxydants), qui contiennent aussi des acides-phénols et des triterpènes (acide bétulinique et autres). Notez que les feuilles se ramassent lorsqu’elles sont vertes.

Je ne parlerai pas des bourgeons dans cet article.


Utilisations du bouleau

☀︎ L’écorce et la feuille sont dépuratifs, en particulier au travers d’une action sur les reins. Le bouleau n’est pas un dépuratif qui agit sur le foie. Au niveau des reins, sous l’influence du bouleau, le corps va éliminer plus de déchets de type urée, d’acide urique, etc.

On parle d’acide urique pas uniquement pour les problèmes de goutte, mais aussi pour les inflammations articulaires en général. L’acide urique est une substance inflammatoire pour les articulations si elle n’est pas bien évacuée.

Vous allez donc trouver le bouleau dans les mélanges pour soulager les inflammations articulaires, qui peuvent varier de la simple arthrose avec des crises passagères, jusqu’aux conditions de type polyarthrite rhumatoïde, souvent en combinaison avec d’autres plantes adaptées.

Parfois vous trouverez le bouleau dans les mélanges pour les problèmes de peau, il est un peu moins adapté car pour les problèmes de peau, on recherche plutôt les plantes qui agissent à la fois sur le foie et sur les reins, ce qui n’est pas le cas ici (ou alors on le combine avec une plante qui agit sur le foie aussi).

Mais on l’a utilisée dans le passé en prise interne pour son effet détox, effet souvent utile pour les problèmes de peau chronique. On peut aussi l’utiliser en application externe pour les problèmes de peau, on va y revenir dans quelques minutes.

Bouleau : feuilles, écorce et sève

☀︎ Vu que la plante est très diurétique, on la conseille dès qu’il y a rétention d’eau ou œdème comme l’expliquent Valnet ou Fournier. Le docteur Leclerc cite des exemples assez frappants de personnes qui voient leur quantité d’urine passer de 500 à 2500 g, donc multiplié par 5 après avoir pris du bouleau pendant 6 jours.

Donc oui, le bouleau est diurétique, qu’il n’y ait pas de doutes là-dessus. Et pour un effet diurétique maximal, il faut utiliser les feuilles. Ce sont les feuilles qui ont le plus d’effet sur les reins.

☀︎ Ce qui nous amène aux problèmes d’hypertension. Le bouleau, parce qu’il a un effet si diurétique, peut aider à faire baisser une tension modérément élevée et relativement stable dans la journée. Si elle varie beaucoup, ce n’est pas la plante la plus adaptée.

Si elle varie peu et qu’elle est modérément haute, bien dosée, c’est une bonne plante, ce qui est confirmé par les auteurs classiques. Et bien évidemment consultez un médecin histoire d’avoir un bon diagnostic et de ne pas faire n’importe quoi. Sachez aussi que si votre tension est trop élevée les plantes ne seront plus efficaces et il vous faudra des médicaments.

Bouleau : feuilles, écorce et sève

☀︎ On reste dans le diurétique (c’est un peu la signature de la plante). Pensez-y pour les infections urinaires, afin d’augmenter le volume d’urine excrété et d’apporter un effet balai, effet que l’on va combiner aux plantes qui agissent comme désinfectantes urinaires, bruyère et compagnie.

☀︎ On l’utilise aussi pour les problèmes de calculs urinaires. Le bouleau peut faciliter l’élimination des petits dépôts urinaires. Attention, lorsque les calculs peuvent être évacués bien évidemment. Si le calcul est trop gros, la stratégie diurétique peut être nuisible.


Utilisation de la sève

On va surtout l’utiliser comme petite cure de printemps. Cela va apporter de nombreux minéraux, certes en petite quantité, mais sous une forme bien assimilée par notre corps.

La sève a aussi un effet diurétique, donc va faciliter l’élimination de certains déchets à la sortie de l’hiver. Et c’est très agréable à boire. En revanche, la sève n’a pas la force de la feuille ou de l’écorce pour certaines applications.

Bouleau : feuilles, écorce et sève


Utilisation de l’écorce

En ce qui concerne l’écorce, elle va être un petit peu plus dépurative pour les problèmes de peau, c’est à noter, un peu plus que la feuille.

Fournier mentionne qu’elle stimule la digestion, bien que nous ayons des plantes bien plus efficaces de ce côté-là.

Et elle a aussi des propriétés sudorifiques, c’est-à-dire qui fait transpirer pendant une fièvre pour aider à mieux évacuer la chaleur, à boire bien chaud dans ce contexte. Mais personnellement je préfère largement utiliser des plantes comme l’achillée ou le sureau qui vont être plus agréables à boire lorsqu’on est malade.

Et pour un usage plus diurétique (infection urinaire, calculs, hypertension) on reviendrai à la feuille qui fonctionne mieux.

Bouleau : feuilles, écorce et sève


Usage externe

On peut appliquer une préparation à base de bouleau sur des dermatoses en tout genre : dartres, couperose, croûtes de lait. Idem sur les plaies. Par exemple on peut utiliser une infusion des feuilles appliquée en compresses, ou une décoction de l’écorce.

Je vous rappelle que l’écorce contient de l’allantoïne qui permet de réparer une peau abîmée.


Nouvelles pistes

Des études montrent que l’acide bétunilique contenu dans le bouleau peut améliorer la sensibilité à l’insuline, faire baisser la glycémie, l’inflammation et le stress oxydatif provoqué par une glycémie trop élevée (2). Ceci est très intéressant vu l’épidémie mondiale de diabète de type 2 aujourd’hui.

Plusieurs études montrent un effet anti-cancer de l’acide bétulinique et de la bétuline sur plusieurs types de cellules cancéreuses. Nous avons principalement des études in vitro et in vivo sur animal, à ma connaissance pas d’étude faite sur les humains. Mais ce sont de bonnes pistes. Et là bien sûr, quelle efficacité à quelle dose, je ne peux pas vous dire, on n’a pas assez de recul aujourd’hui.

Bouleau : feuilles, écorce et sève


Formes et quantités

☀︎ Infusion des feuilles, 40 g par litre d’eau chez Valnet, entre 10 et 50 g chez Fournier, infuser 10 minutes, 3 tasses par jour entre les repas.

Pour l’effet dépuratif, je trouve que des dosages autour des 20 g/L sont déjà largement suffisants. Et si vous voulez un effet diurétique plus prononcé, il faudra vous approcher du dosage Valnet, même si c’est un peu plus difficile à boire.

Petite astuce de Leclerc : rajouter 1 g de bicarbonate de soude lorsque l’infusion est redescendue à 40° pour dissoudre les principes résineux, puis de laisser infuser 6 heures.

☀︎ Décoction de l’écorce, une cuillère à café par tasse chez Valnet, en décoction de 5 minutes, 1 tasse avant les repas.

☀︎ Sève : toujours chez Valnet, ½ verre à 1 verre chaque matin à jeun pendant 15 à 20 jours.

Si vous en prenez au printemps, vous avez probablement remarqué que la sève commence à fermenter au bout de quelques jours, même au réfrigérateur. Valnet recommande de rajouter 4 à 5 clous de girofle par litre pour bloquer cette fermentation.

☀︎ Teinture : utilisable, mais franchement, si vous voulez jouer sur cet effet dépuratif et diurétique, passez par l’infusion des feuilles ou la décoction de l’écorce, c’est largement plus efficace.

☀︎ En externe pour les problèmes de peau : 30 à 50 g d’écorce par litre en décoction, ou 2 poignées des feuilles en infusion.

Bouleau : feuilles, écorce et sève


Précautions

  • Pas chez la femme enceinte ou allaitante
  • Vu l’aspect très diurétique de la plante, en cas d’insuffisance rénale, à voir avec votre médecin si vous pouvez l’utiliser ou pas.

Allergique au pollen de bouleau ?

Y-a-t’il un risque d’utiliser l’infusion ou la décoction ?

Il y a un risque lorsqu’on ouvre le sac s’il y a eu du pollen sur les feuilles ou l’écorce, en fonction de la période de récolte. Mais ensuite, dans l’infusion, tout passe par le système digestif et pas respiratoire, donc l’infusion elle-même n’est en général pas problématique.

C’est l’exposition au pollen dans le sac qui peut l’être, en fonction de la période de ramasse.


Références

(1) Ozolinčius, R., Bareika, V., Rubinskienė, M., Viškelis, P., Mažeika, R. and Staugaitis, G. 2016. Chemical Composition of Silver Birch (Betula pendula Roth.) and Downy Birch (Betula pubescens Ehrh.) Sap. Baltic Forestry 22(2): 222-229

(2) Ajala-Lawal RA, Aliyu NO, Ajiboye TO. Betulinic acid improves insulin sensitivity, hyperglycemia, inflammation and oxidative stress in metabolic syndrome rats via PI3K/Akt pathways. Arch Physiol Biochem. 2018 Oct 5:1-9. doi:10.1080/13813455.2018.1498901.

(3) Yang C, Li Y, Fu L, Jiang T, Meng F. Betulinic acid induces apoptosis and inhibits metastasis of human renal carcinoma cells in vitro and in vivo. J Cell Biochem. 2018 Nov;119(10):8611-8622. doi: 10.1002/jcb.27116. Epub 2018 Jun 20.

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84 réponses

  1. Bonjour
    Merci pour ce partage,j’aimerais cependant savoir si je fais un shampoing solide avec le bouleau,me conseillez-vous de faire un macérât huileux avec les feuilles ou une décoction de l’écorce(Ou un macérât de l’écorce si ça se fait?) afin d’avoir les propriétés du bouleau dans mon shampoing.
    Un immense merci !

    1. bonjour Annik
      en macérat huileux je ne saurais vous dire , je n’ai pas d’informations , mais je me dis que pour intégrer le bouleau dans un savon , je privilégierais la poudre des feuilles (donc les faire sécher et les réduire en poudre (le plus fin possible)

  2. Bonjour,

    Merci pour ce partage ! Je souhaitais savoir quel est le moment le plus propice pour cueillir les feuilles et récolter l’écorce ?

    Merci d’avance !

    1. Bonjour Johanna
      pour les feuilles on les récolte, nous dit Pierre Lieutaghi, de préférence à la saint Jean , ensuite on fait au besoin ou quand on peut
      pour l’écorce on prélève de préférence sur des rameaux de 2-3ans , il y a des vidéos sur la récolte de l’écorce sur internet

  3. Bonjour,
    je souhaitais savoir que faire des petites grappe qui sont entre les feuilles de bouleaux Merci par avance

    1. bonjour Nadette
      je n’ai pas d’informations thérapeutiques concernant les chatons (fleurs) des bouleaux , je sais qu’ils sont mellifères

  4. Bonsoir et grand merci pour toutes vos explications. Je viens d’apprendre que j’avais un cancer de la peau ( 2 grains de beautés étaient des mélanomes). Après avoir fait quelques recherches, je suis tombé sur des études réalisés sur les propriétés anti cancer de l’acide bétulinique. J’aimerais mettre toutes les chances de mon coté vu mon âge pour m’en sortir et je pensais donc aller en foret récolter de l’écorce de bouleau afin de faire des décoctions et boire 1 tasse par jour. Qu’en pensez-vous ? Est-ce la meilleure façon de consommer l’acide bétulinique ? Grand merci pour votre réponse. Raphaël

    1. Bonjour Raphael
      je pense qu’il faut explorer plusieurs pistes aussi bien sur le plan alimentaire (voire même jeûne) que sur le plan phyto , sans pour autant contrecarrer les actions du corps médical et compliqué de vous donner une marche à suivre personnelle dans le cadre du site , à l’heure actuelle beaucoup d’hypothèses et peu de certitudes
      voici quelques liens https://www.altheaprovence.com/etudes-scientifiques/ https://www.altheaprovence.com/trefle-trifolium-pratense/

  5. Bonjour Christophe, bonjour Sabine, mon mari (50 ans) a fait une crise de goutte pour la première fois. Son taux d’acide urique est un peu au-dessus de la normale et je pensais lui donner en infusion un mélange de genévrier, feuilles de cassis et feuilles de bouleau. Je n’ai pas choisi l’ortie car mon mari a tendance à l’excès de fer. Par ailleurs, comme il est asthmatique et que le genévrier est bénéfique pour les bronches, je pense que c’est une plante devrait bien lui convenir. Qu’en pensez-vous? Merci.

    1. Bonjour Murielle
      je ne peux vous répondre concernant l’asthme de votre mari, car il faudrait avoir une vue générale de la situation
      concernant l’excès d’acide urique , privilégiez les plantes riches en minéraux vous en avez une liste dans cet article https://www.altheaprovence.com/infuser/
      j’aime bien aussi la vergerette du canada pour gérer l’excès d’acide urique https://www.altheaprovence.com/vergerette-du-canada-erigeron-canadensis/
      pensez aussi à revisiter l’hygiène de vie (exercice physique et alimentation )

      1. Bonjour Sabine, Merci pour votre réponse. Ma question concernait uniquement la prévention de la goutte. En ce qui concerne l’asthme allergique, je voulais juste signaler que mon mari en souffrait au cas où une des plantes auxquelles je pensais était déconseillée. Mon mari a une très bonne hygiène de vie. Il mange sainement, fait du sport tous les jours et 20 heures de jeûne 2 fois par semaine. Il mange beaucoup de fruits et légumes et peu de viande. Son excès d’acide urique est très léger et je pense qu’il y a une composante héréditaire. C’est pourquoi je pensais à une cure de plantes pour le faire redescendre. Mon choix de la feuille de cassis, feuille de bouleau et baies de genévrier vous semble-t-il un mauvais choix? Merci.

    1. bonjour Bruno
      un litre par jour? si vous le supportez bien pourquoi pas , et tout dépend de la durée de votre cure , le risque serait de fatiguer les reins sur du long terme

  6. Bonjour,
    pourriez vous préciser la contre indication pour les femmes allaitantes s’il vous plaît?
    je donne régulièrement du bouleau à mes chèvres…

    merci par avance

    1. Bonjour Sébastien
      Nous parlons ici des feuilles ( l’infusion des feuilles ) qui sont déconseillées pendant la grossesse , (action drainante ) et du fait que pas d’études sur les conséquences pour le bb (grossesse et allaitement), donc par mesure de précaution on évite, par conte la sève de bouleau (en petites quantités) est riche en minéraux et peut être prise pendant la grossesse

  7. Bonjour. Peut-on consommer des tisanes de feuilles de bouleau lorsque l’on est fortement allergique au pollen de bouleau? Je suppose que la protéine allergisante qui se trouve dans le pollen ne se retrouve pas dans les feuilles mais je préfère poser la question.

    Merci beaucoup.

    Cordialement,

    Chris

  8. bonjour .peux t on boire de la sève de bouleau lorsque l on est allergique au pollen de bouleau Merci pour votre réponse

    1. Bonjour Evelyne
      Oui, vous pouvez, les allergies aux pollens se fait en général via les voies respiratoires , et la sève de bouleau n’en contient pas

  9. Bonjour Christophe
    Partage : Tous les ans je conserve de la sève de bouleau en bouteilles bien fermées et posées à plat dans le bas de ma cave. Quand j’ouvre une bouteille j’ai un petit « psit » et le goût est légèrement acidulé mais agréable à boire. Les premières mise en bouteilles en début de saison gardent une couleur transparente et dans le temps de récolte la couleur devient plus blanchâtre. Quand au goût il est identique pour tous les jours de récolte. C’est agréable à boire. Ce procédé s’approche t-il de la probiosève ?
    J’ai également essayé avec des clou de girofle, mais le goût est fortement modifié
    Cordialement, pascal

    1. Bonsoir Pascal
      vous la conservez dans des bouteilles stérilisées? je n’ai jamais osé garder la sève plus d’une semaine au frigo (par contre j’en ai eu congelé ) le goût est identique mais acidulé ai je bien compris, par contre je ne saurais affirmer que c’est l’effet probiosève parce que je n’en ai jamais goûté, mais ça me parait une approche intéressante

      1. Bonjour Sabine
        Comme vous au début je la gardais au frigo et j’en prenais un verre de temps à autre (voir plus). c’est vrai qu’en 2 à 3 jours le goût changeait pour devenir assez acide. Puis un jour j’en ai laissé une bouteille bien bouchée et non entamée plus de 15 jours toujours au frigo et en l’ouvrant le goût avait un peu changé (début de fermentation sans doute) . Mais le goût était moins prononcé qu’une bouteille ouverte tous les jours. L’oxydation doit sans doute modifier les composants. De la m’est venu l’idée d’en mettre dans ma cave aussitôt la récolte. Alors j’en ai fais goûter à d’autres personnes qui ont trouvé le goût et l’idée intéressante… En cherchant sur la toile; je n’ai pas trouvé de recette et de résultats sur la méthode et la qualité de cet élixir naturel. Cependant le goût au pied de l’arbre est excellent et d’un lieu à un autre on peut déceler subtilement des différences. Mais je suis tellement convaincu de cette eau minérale que je n’y trouve pas de défauts.

        Cette année je vais essayer de conserver une bouteille emplie directement au pied de l’arbre avec le petit tuyau au fond de la bouteille. Car actuellement je récolte dans des bouteilles de 2 ou 3 litres et je les transvasent dans une autre récipient pour les ramener de la forêt puis encore dans une bouteille d’un litre pour le stockage. Je pense réduire le phénomène d’oxydation à tort ou raison ?

        Je ne stérilise pas mes bouteilles, j’ai lu que la stérilisation bloquait le développement de la vie de certains organismes utiles à la fermentation puis aux bienfaits du corps ? Je ne sais si cette info est fondée mais me paraît plausible. Alors dans le doute je reste au naturel et je teste.

        https://www.lasevecathare.com/s%C3%A8ve-de-bouleau/la-probios%C3%A8ve/ mais pas d’infos sur la méthode
        Biodynamie : http://www.labiodynamie.com/seve-bouleau-lacto-fermentee-p-683.html
        Cordialement, pascal

        1. bonjour Pascal
          et grand merci de partager vos expériences
          oui je pense que moins on manipule moins on a de probabilités d’altérer cette eau de la terre et du ciel
          donc pour la prochaine récolte (je pense mi février mars ) je vais faire les mêmes tests et je viendrai vous partager mes impressions 🙂

  10. Bonsoir Christophe, un grand merci pour tous vos conseils. J’ai toutefois une interrogation sur la sève de bouleau. Je faisais une cure de sève fraîche tous les printemps, puis cette année je me suis laissée tentée par la probiosève, sève de bouleau fermentée (un peu comme la choucroute…), qui augmenterait les effets et que l’on peut prendre toute l’année. Je viens de recevoir ma commande, donc pas de recul sur une éventuelle efficacité (ou pas). Vous n’abordez pas le sujet dans votre article, avez-vous un avis ? Bonne idée ?, ou je suis un bon pigeon ? Je précise que je prends la sève de bouleau auprès d’un petit producteur et que je suis très satisfaite de la qualité de ses produits. Merci encore de partager avec nous votre savoir. Bonne soirée.

    1. Bonjour Martine,
      Bonne question, et bonne idée. Tout d’abord car nous avons des données très intéressantes aujourd’hui sur tout ce qui est fermenté et que ces bactéries qui se développent ont fort probablement un effet positif sur notre flore intestinale. Ensuite, cela fait des années que j’attends que ma sève fermente au réfrigérateur, le breuvage m’attire beaucoup plus lorsqu’il est fermenté et j’ai l’impression qu’il me réussit mieux. Bon, ce n’est qu’une donnée anecdotique donc cela ne vaut pas grand chose, mais je partage tout de même au passage.

  11. bonjour Christophe et Sabine,
    Je vous avais un peu délaissé, tout en voyant du coin de l’oeil les annonces faites par Youtube pour de nouvelles vidéos…. Ha !.. que voulez-vous ?… La solidarité avec les luttes contre les inégalités sociales qui secouent le pays méritent qu’on y consacrent un peu de temps également….Ho ! moi c’était sur le Web uniquement, pas sur le terrain….et je crois bien, hélas, que ce n’est pas encore fini… Mais quel boulot !… (transition pour le votre 🙂 de bouleau… et j’ai vu que Christophe connait bien ses classiques de Walt Disney, et les chansonnettes des 7 nains de Blanche Neige…:-)
    Ce qui m’a passionné dans votre exposé vidéo + fiche ci-dessus ce sont les propriétés diurétiques puissantes des feuilles que je vais coupler avec les feuilles de pissenlit et de vergerette, (ensemble ou alternativement (?..)….
    Puis, je pense, également que les propriétés anti acide urique des feuilles couplées avec la vergerette du Canada devraient constituer un puissant réacteur…
    Qu’en pensez vous ?… Je vous pose la question, car je ne voudrai pas non plus passer mon temps à aller et venir au petit coin….
    Comme pour la vidéo de Youtube : Mille et un Mercis Christophe….Bon courage Sabine….(je vous dis çà car le boss démultiplie ses interventions, pour notre plus grand bonheur… mais pour vous , c’est un passage obligé aux cadences supérieures… mais à Paris, on vient d’annoncer des primes spéciales offertes par les patrons…. 🙂

  12. Bonjour et merci pour tous vos articles.
    Je voulais savoir si l’écorce de bouleau pouvait sucrer naturellement mes autres infusions, vu que l’on fait du sucre à partir de celle ci.
    Je suis à la recherche de plantes qui sucreraient naturellement, hormis la stevia dont je n aime pas le goût…
    Sonia

    1. Bonjour léone
      je n’ai pas encore eu l’opportunité de « grignoter » de l’écorce de bouleau, mais à ma connaissance ce n’est pas sucré
      comme plante qui sucre bien (il faut aimer le goût et ne pas être sujet à de l’hypertension) vous avez la réglisse

  13. Nous buvons de la sève de bouleau depuis bien des années,peut-être 10 ans voir plus ,mais je ne savais pas qu’il ne fallait qu’un verre au maximum.Nous buvons un litre à 3 dans la journée .En fait on faisait un peu n’importe quoi .Merci pour tous vos conseils

    1. Bonsoir Marie Paule
      haha je vous comprends, moi aussi j’ai un peu tendance à boire la sève comme je bois de l’eau, je vais maintenant me sentir obligée de calmer ma frénésie printanière de sève de bouleau…. 🙂

  14. Bonjour,
    Autant pour les feuilles c’est facile, autant pour l’écorce comment la cueillir ?
    Quelles précautions ? Ou est-il préférable de l’acheter ?
    Merci !

    1. Bonjour Catherine
      pour ma part je n’ai encore pas récolté d’écorce de bouleau, mais je pense que je vais faire comme avec le saule, sur une branche en en coupant un morceau

  15. Bonjour Christophe, concernant l’acide botulinique et la betuline sais tu le meilleur mode de dissolution et grâce à quelle partie de l’arbre de préférence ?

    1. Bonjour Nathalie,
      J’ai gardé surtout la feuille dans ma pratique car c’est la partie que je trouve la plus utile et efficace, mais si tu voulais optimiser sur ces 2 constituants, il faudrait utiliser plutôt l’écorce d’après ce que j’ai pu voir dans mes recherches. Pour l’extraction, j’ai vu différentes études sur le sujet, certaines utilisent des procédés très complexes. Mais l’alcool revient souvent. Donc je dirais une teinture de l’écorce réduite en poudre pour maximiser ce processus – pas 100% sûr de ce que j’avance, mais un bon indice de confiance.

  16. le bouleau jaune, l’arbre emblématique du Québec, a les mêmes propriétés et même mieux selon moi. n plus d’y récolter la sève que je conserve ds mon congélo, je fais une teinture de bourgeons qui est supérieure à celle des feuilles… On retrouve aussi le champignons Chaga, le plus fort taux d’antioxydant selon les normes ORAC, (Chaga mushrooms have the highest ORAC score (Oxygen Radical Absorbent ), je trouve aussi le champignons crinière de lion, dont je fais une teinture mère… en plus du polypore, etc… un arbre méconnu que j’ai sur mes terres… ou tu es toujours invité bien sûr… depuis peu, le cannabis est légal au canada et compte tenu des bienfaits médicinaux, je veux faire une tm, mais ne sais quelle teneur en alcool, pourrais-tu m’informer… n’hésite pas à me contacter si tu veux davantage d’info…

    1. Bonjour Roland,
      Merci pour l’invitation !
      Oui j’ai vu que le cannabis était maintenant légal au Canada, tu peux donc faire tes propres préparations. Nous n’en sommes pas encore là ici en France.
      Les sommités de cannabis sont très résineuses, donc si sec, 1:5 alcool à 96°. Sinon l’extraction ne sera pas optimale.
      Sinon teinture fraiche 1:2 alcool à 96° aussi, mais du coup cela ne permet pas de faire une decarboxylation.

  17. Merci pour les précieuses informations! En ce qui concerne l’effet sensibilisant à l’insuline, je me trompe ou les plantes diuretiques sont contre-indiquées pour qui souffre de diabète? y-t-il moyen de contourner la contre-indication?

    1. Bonjour Yasmine,
      Pas à ma connaissance, les plantes diurétiques sont en général contrindiquées s’il y a insuffisance rénale, mais je n’ai pas connaissance d’une telle chose pour une personne souffrant de diabète.

      1. C’est une extrapolation sur le fait que les diuretiques favorisent l’hyperglycémie…après peut etre les plantes n’ont pas la puissance que peuvent avoir des médicaments?

        1. Bonjour Yasmine
          les médicaments sont un peu comme des missiles envoyés sur une cible avec une ou deux molécules , les plantes sont constituées de centaines de molécules et ont une action plus de fond (même si parfois vont directement sur la cible mais gèrent aussi d’autres disfonctionnements ) donc ce n’est pas une question de puissance mais une notion de stratégie, les plantes sont puissantes mais n’agissent pas de façon brutale , elles savent « dialoguer et comprendre  » notre organisme, le médicament fonce comme un boulet (parfois très utile certes ) sur sa cible mais souvent tant pis pour les dégâts collatéraux 🙂

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