Faire un macérat huileux

Faire un macérat huileux

A base de plantes médicinales

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Faire un macérat huileux est l’une des activités les plus gratifiantes que je connaisse.

C’est en général au mois de juillet que je ramasse les plus belles fleurs de souci. A quatre pattes dans mes bandes, j’anticipe déjà la vision de ces grands bocaux remplis d’huile d’olive, avec ces beaux soleils oranges en suspension. Les macérats huileux sont extrêmement utiles pour toute la famille. Le macérat de souci par exemple est très efficace pour calmer l’inflammation des brûlures, éraflures et petites coupures de la vie quotidienne.

Le macérat huileux, réparti en petites bouteilles, fera aussi le cadeau idéal pour votre entourage. Ajoutez une belle étiquette calligraphiée à la main pour la touche personnelle, et vous alliez utilité et esthétique. Vos amis vous en remercieront.

Mais nous mettons la charrue avant les boeufs. Revenons à la préparation elle même, et revoyons ensemble la méthode détaillée.

 


Les huiles

Si vous pensiez avoir laissé la chimie dans un tiroir de bureau d’école, en espérant ne jamais y revenir, je vais hélas devoir vous décevoir. Car pour faire un bon macérat huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera la plus stable au fil des mois.

Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction. Elles sont beaucoup moins efficaces que le mélange alcool + eau, mais sont beaucoup plus adaptées à l’application externe. D’abord, leur viscosité en fait le liquide idéal pour le massage. Elles déposent aussi une couche sur la peau, couche qui ne pénètre pas aussi bien que la crème (qui sera le sujet d’un autre article), mais qui protège une zone endommagée.

Toute la discussion va donc se faire sur leur capacité à rester stable, ou à rancir. Et la stabilité est liée à la structure chimique de la molécule d’huile. Si la molécule est ce qu’on appelle « saturée », le stress oxydatif ne pourra pas venir endommager la molécule qui restera stable au fil des mois. Si elle n’est pas saturée, les radicaux libres pourront venir endommager la molécule, la rancissant au passage.

Voici les différents types d’huile à considérer :

  • Les huiles polyinsaturées : huile de colza, de germes de blé, de maïs, de tournesol, de soja, de noix, « isio 4 » et autres mélanges, etc. C’est huiles sont à éviter pour les macérats huileux. Elles vont rancir relativement vite. Certes, on peut les stabiliser aux huiles essentielles (voir chapitre à ce sujet plus loin). Mais pourquoi ne pas choisir une huile stable à l’origine ?
  • Les huiles monoinsaturées : huile d’olive principalement. Elles sont stables à température ambiante et s’oxydent très peu. Elles s’oxydent si on les chauffe à des températures trop hautes.
  • Les huiles saturées : huile de noix de coco, beurre clarifié, saindoux, beurre de cacao, etc. Ces huiles sont plus dures à travailler car elles sont souvent figées à température ambiante. Par contre, elles ont une stabilité totale.

Le bon compromis : les huiles monoinsaturées, l’huile d’olive en particulier est la reine pour tout macérat huileux. Mais il y a bien d’autres choix. Voici une vidéo pour vous expliquer comment bien sélectionner vos huiles végétales.

Achetez une huile première pression à froid, et une huile bio. Bio parce que les produits chimiques et pesticides sont liposolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans les lipides. L’huile étant un lipide, elle aura la capacité de stocker une énorme quantité de produits chimiques indésirables. Mieux vaut bien choisir son huile.

L’huile d’olive va rester stable pendant 2 ans ou plus, ceci sans ajout d’huiles essentielles ou autres conservateurs. Il faudra par contre prendre vos précautions et stocker vos huiles dans un endroit qui reste frais et à l’abri de la lumière.

Si vous désirez utiliser une autre huile, je vous conseille de considérer sa stabilité avant toute chose. Ensuite, certains autres paramètres seront important, et dépendent des goûts du préparateur et de l’utilisateur :

  • La viscosité du corps gras. Le beurre de cacao est stable mais solide à température ambiante. L’huile d’olive est fluide. Plusieurs corps gras peuvent être mélangés ensemble afin d’en modifier la viscosité.
  • La pénétration et la sensation sur la peau. Certaines huiles pénètrent mieux que d’autres, ou laissent une sensation plus agréable.

La seule façon de développer vos préférences : l’expérimentation !


Préparation de la plante

Tout macérat huileux se fait à partir de la plante sèche.

Il est impératif de bien faire sécher la plante auparavant, car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation de l’huile, qui fera au long terme rancir le macérat. Et pour certaines parties de plante, ceci n’est pas aussi simple que l’on pourrait l’imaginer.

Les parties les plus problématiques sont souvent les boutons de fleurs, car ils regorgent d’humidité. Prenons pour exemple le millepertuis, qui nécessite la cueillette d’une partie des fleurs en boutons. Les feuilles et fleurs ouvertes vont sécher relativement rapidement, donnant l’impression que la plante est prête à mettre en macérat huileux.

Les boutons par contre sont souvent encore humides. Il faut faire le test suivant : presser le bouton entre ses doigts. Si le bouton n’est pas sec et ne s’effrite pas, la plante n’est pas encore prête. Retournez bien vos plantes plusieurs fois sur vos bacs de séchage, ou si vous les suspendez assurez-vous qu’elles ne soient pas trop serrées, ou que le bouquet ne soit pas trop gros. L’air doit bien circuler autour des différentes parties de la plante.

Sur la photo ci-dessous, des fleurs de marguerite (Leucanthemum vulgare) sortant du bac de séchage. Je vérifie au touché leur état de déshydratation, en écrasant plusieurs boutons entre mes doigts. Les fleurs sont plutôt grosses, je les écrase donc entièrement, en allant voir aussi dans le coeur jaune. Ces jolies fleurs feront une très bonne huile anti-inflammatoire.


Parfois, une récolte peut être infestée de petites chenilles, qui elles même contiennent beaucoup d’humidité. Les mettre dans le macérat huileux est problématique.


Macération simple

Le premier processus de macération consiste à mélanger la plante sèche directement à l’huile d’olive. Nous verrons dans les chapitres suivants des procédés un peu plus complexes mais parfois nécessaires pour maximiser l’extraction.

  • Placez la plante bien séchée dans un bocal (que vous laisserez ouvert pendant la macération) ;
  • Recouvrez la plante d’huile d’olive bio première pression à froid ;
  • Placez un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal que vous faites tenir avec un élastique ;
    • Il ne faut pas fermer le bocal. L’huile doit respirer car il reste toujours un peu d’humidité dans la plante, et nous voulons nous assurer que l’humidité puisse s’échapper du bocal.
  • Vérifiez le niveau d’huile le lendemain. Certaines plantes vont absorber beaucoup d’huile, d’autres non. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter. Notez bien que parfois la plante flotte et l’huile se retrouve sous la plante (ce qui ne veut pas dire qu’il manque de l’huile nécessairement) ;
  • Mettez le bocal dans un sac en papier épais qui ne laisse pas passer de lumière, et placer le tout devant une fenêtre qui reçoit le soleil, ou dehors à un endroit qui reçoit le soleil plusieurs heures par jour.
    • Placer un macérat huileux au soleil sans la protection du sac est pour moi une erreur, car nous savons aujourd’hui que les UVs du soleil détruisent énormément de composants actifs de la plante. Ces composants sont très fragiles. De plus, avec le soleil, l’huile du macérat va s’oxyder plus vite.
  • Remuez le mélange de temps en temps ;
  • Laissez macérer pendant au moins un mois, plus si vous le désirez ;
  • Placez un morceau de coton ou de tissu non coloré sur un saladier en verre (vous verrez pourquoi en verre par la suite), assurez vous que le coton recouvre bien les parois du saladier ;
  • Versez le mélange plante + huile dans le saladier sur le tissu ;
  • Ramenez les coins du tissu pour former un baluchon contenant le mélange, puis commencez à presser gentiment le mélange au travers du tissu avec vos mains. Prenez votre temps, et essorez par torsion le tissu rempli du mélange, comme lorsqu’on essore un torchon trempé à la main.
    • Notez que les presses hydrauliques ou mécaniques ne feront pas un bon travail, et risquent d’extraire des petites poches d’humidité qui restent coincées dans la plante sèche, ce qui fera tourner l’huile. Mieux vaut les laisser emprisonnées dans la plante, s’il y en a.
  • Laissez décanter une journée. Regardez au travers du saladier en verre, au fond du saladier, afin de voir si de l’eau s’est séparée de l’huile. S’il y en a une couche, vous le verrez vite, et il faudra l’éliminer. Le mieux sera de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche. Attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau. Vous pouvez aussi la siphonner à l’aide d’un petite tuyau.
  • Mettez en bouteille et étiquetez avec le nom de la plante et la date.
  • Conservez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération à température contrôlée

La température favorise une meilleure extraction. L’huile doit être chaude, mais pas trop chaude. Dans l’idéal, il faut garder l’huile entre 38°C et 40°C, pas plus chaud.

Pour accomplir ceci, j’utilise un auto-cuiseur sur lequel j’ai rajouté un rhéostat sur le fil d’alimentation. Un auto-cuiseur normal chauffe trop, même au réglage le plus bas. Vous pouvez aussi vous procurer une rallonge qui inclue un rhéostat pour réduire l’arrivée d’électricité. Certaines personnes utilisent aussi une yaourtière, qui chauffe à basse température et semble produire d’excellentes huiles.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesEnsuite, j’utilise un thermomètre à sonde, la sonde restant constamment immergée dans l’huile et me permettant de garder mon macérat huileux entre 38°C et 40°C. Je place mon autocuiseur dans un coin de ma salle de travail, et je laisse macérer pendant 7 à 10 jours, en vérifiant plusieurs fois par jour que la température se soit bien stabilisée au niveau voulu.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinales

Je ne couvre jamais le cuiseur afin de laisser l’humidité s’évaporer. Par contre, pour éviter que de la poussière ne se dépose sur mon huile, je place un morceau de coton au dessus du récipient du cuiseur.

Voici quelques photos de préparation d’un macérat huileux de camomille allemande (Matricaria recutita), que j’utilise en massage externe pour soulager les enfants qui ont des petits maux de ventre.

La photo ci-dessous montre les fleurs de camomille effritées à la main et placées au fond du bac du cuiseur.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesElles sont juste recouvertes d’huile d’olive avant de mettre à chauffer entre 38°C et 40°C.

Fabriquer un macérât huileux de plantes médicinalesAu bout de 7 à 10 jours de cette macération lente, je suis la méthode de pressage décrite dans le chapitre précédent, puis décantation et mise en bouteille.


Macération avec intermédiaire alcoolique

Lorqu’on réfléchit à l’extraction d’un point de vue chimique, on s’aperçoit très vite que l’huile n’est pas le meilleur des solvants. L’huile n’extraira que très peu les résines par exemple.

Pour optimiser l’extraction, on peut utiliser un solvant intermédiaire qui est l’alcool pur. C’est une méthode que j’ai souvent utilisée lorsque j’exerçais aux Etats-Unis vu que je pouvais me procurer de l’alcool à 96° dans le commerce. En France, ceci n’est pas possible. Mais je vous expose tout de même la méthode ici, car elle a fait ses preuves et était utilisée par les pharmaciens du siècle dernier pour préparer de très bonnes huiles.

Pour information, voici une liste de plantes pour laquelle cette méthode sera particulièrement efficace :

Achillea millefolium
Arnica spp
Calendula officinalis
Commiphora myrrha
Cupressus
Echinacea
Geranium
Grindelia
Juglans
Matricaria
Monarda
Rosmarinus
Ruscus aculeatus
Salvia
Scrophularia
Stachys
Symphytum
Thuja
Usnea
Verbascum

Première partie :

  • Placez la plante séchée et broyée dans un grand bol ou un saladier. Supposons que nous avons 200 grammes de plante séchée.
  • Ajoutez la moitié de cette quantité en poids d’alcool pur. Pour notre exemple, ajoutez 100 ml d’alcool.
  • Mélangez bien et laissez reposer 2 heures dans le saladier couvert.
    • Il n’y aura pas assez d’alcool pour tremper le marc, il sera humidifié tout au plus, ce qui est l’effet recherché – nous ne voulons pas démarrer une macération.
  • Remuez 2 ou 3 fois pendant ces 2 heures, afin que l’alcool soit bien réparti sur tout le volume de la plante.

Dans cette première partie, l’alcool pur commence à extraire les composants de la plante.

Deuxième partie :

  • Au bout de 2 heures, placez la plante humidifiée par l’alcool dans un blender.
  • Rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive. Pour notre exemple, 200 x 7 = 1400 ml c’est à dire 1,4 L.
  • Faites tourner le blender jusqu’à ce que le mélange devienne tiède ;
  • Pressez comme expliqué dans le chapitre précédent ;
  • Si le mélange a toujours une petite odeur d’alcool, laissez reposer l’huile 24 heures dans un récipient le plus large possible (afin de maximiser le contact avec l’air) en venant remuer de temps en temps. Le reste d’alcool devrait s’évaporer rapidement.
  • Mettez en bouteille, étiquetez et rangez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Macération de plante fraîche

Certaines plantes perdent rapidement leurs propriétés lorsque sèches. Mais comme expliqué précédemment, les risques de fermentation et de rancissement augmentent considérablement. Comment faire ?

Si vous voulez réaliser un macérat huileux de ces plantes là, procédez de la manière qui suit. Ceci s’applique aux plantes telles l’arnica ou le millepertuis.

  • Pour minimiser les risques de fermentation de l’huile, faites d’abord sécher le plus possible la plante mais pas complètement. La plante sera alors fripée, mais toujours humide. Elle ne s’effritera pas au toucher. J’utilise le terme « plante quasi fraîche » pour ce cas de figure.
  • Suivez ensuite la méthode « macération à température contrôlée » expliquée plus haut. La température constante autour des 40°C assure l’évaporation douce mais constante de l’humidité restante pendant la période de macération.

Sinon, vous pouvez faire une macération classique suivie d’une étape de décantation. Si vous voyez de l’eau, même si c’est une fine couche, accumulée au fond du bocal, il faudra l’évacuer en récupérant l’huile sur le dessus (délicatement à la louche, ou en siphonnant l’huile dans un autre récipient).


Conservateurs

Certaines personnes rajoutent des conservateurs dans leurs huiles pour les garder le plus longtemps possible. Voici les deux conservateurs les plus utilisés :

  • La vitamine E, qui est un antioxydant protecteur et qui se trouve sur internet ou dans votre boutique de produits naturels. Rajoutez 0.2 g (environ 8 gouttes) de vitamine E pour 100 ml de macérat huileux. Achetez un extrait de vitamine E 100% naturel (ex : extrait à partir d’huile de tournesol).
  • Les huiles essentielles. Certaines huiles comme l’HE de romarin sont des antioxydants très puissants et quelques gouttes par litre de macérat huileux fournira une protection additionnelle contre le rancissement. Vous pouvez rajouter 4 à 6 gouttes d’huiles essentielles pour 100 ml de macérat huileux.

Le résultat final

Une bonne huile doit avoir une belle couleur, et surtout un goût et une odeur qui reflète la plante choisie. Une huile de feuilles de consoude sera d’un beau vert foncé. L’huile de millepertuis sera d’un rouge foncé et opaque. L’huile de souci sera d’un beau jaune-orangé.

Faire ses propres macérats huileux n’est vraiment pas sorcier. C’est une très bonne manière de capturer les propriétés de la plante pour une application externe. Mais n’oubliez pas aussi qu’une infusion ou une teinture diluée appliquée en compresses est très efficace.

Ci-dessous, un macérat huileux de millepertuis (Hypericum perforatum).

Fabriquer un macérât huileux

Facebook
Twitter
YouTube
Pinterest
Instagram
Licence Creative Commons
Cette page ainsi que tout le contenu de ce site (vidéos incluses) est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Partager

1 588 réponses

  1. Bonsoir
    J’ai récolté dans mon jardin des racines de ficaire pour réaliser un macérat huileux contre les hémorroïdes.
    Est ce que je dois faire sécher les racines avant macération ou les macérer directement fraîche? Car j’ai l’impression que c’est une plante point de vue racine assez fragile au séchage et j’aimerais garder tte les vertus des racines lors de cette macération.
    Merci beaucoup

    1. bonsoir Catherine
      je n’ai jamais fait en macération huileuse mais vous pourriez tenter fraiche mais macération bain marie, j’aurais tendance à préférer une macération alcoolique , quitte à mélanger ensuite cette teinture à la partie aqueuse pour faire une crème avec un MH de marron d’inde par exemple

  2. Bonjour..
    Je vis en Guadeloupe et j’ai dans mon jardin plein de plants de « Doliprane », plante tropicale médicinale.
    C’est très odorant et un peu gras, pourriez vous me conseiller sur la transformation et l’utilisation de cette plante.
    En vous remerciant.

    1. Bonjour Lionel
      Difficile à dire, car le nom « Dolipran » est un nom local est ce Colqhhounia coccinae (appelée aussi menthe de l’Himalaya?) ? parfois confondue avec plectranthus amboinicus (origan cubain, thym espagnol) que l’on appelle aussi gros thym et qui effectivement sent le thym (celle là je l’ai déjà rencontrée)
      je vous mets un lien qui explique sa culture https://www.aujardin.info/plantes/colquhounia-coccinea.php
      je ne connaissais pas, mais je crois que je vais tenter d’en cultiver quelques plants 🙂

  3. Bonjour,
    J’ai réalisé un macéra de calendula que j’ai filtrer au mois d’octobre et en me servant régulièrement de mon petit flacon brun, j’ai remarqué qu’il y avait comme des particules qui s’étaient déposées au fond. lorsqu’elles sont en suspension cela fait comme des petits nuages de coton transparent très fin. Est-ce gênant pour la conservation du macérat ? Puis-je tout de même l’utiliser sur ma peau ? (bien que je n’ai aucune réaction allergique particulière) ou bien dois-je le refiltrer pour mieux le conserver ?

    1. Bonjour Eve,
      Dur à dire sans voir le liquide.
      Il faut s’assurer que votre huile ne commence pas à fermenter. Peut-être qu’il restait un peu d’humidité dans vos fleurs (ce qui est assez classique lorsque l’on utilise la fleur entière – elle est grosse et retient parfois un peu d’humidité).
      Assurez-vous que cela n’évolue pas et ne change pas d’odeur. Sinon pas de problèmes pour le mettre sur la peau.

  4. Bonjour,
    je souhaite faire un macérat huileux avec huile olive et poudre d’ail,
    quel ratio dois-je utiliser?
    est-ce le même pour toutes les macérations avec comme base de la poudre?

    merci d’avance
    cdlt

    1. Bonjour Eloïse
      il n’y a pas de ratio prédéterminé, il vous suffit de recouvrir suffisamment , vous remuez régulièrement

  5. Bonjour Christophe
    Je voudrais faire un macérat huileux de gingembre , je pensais raper , sécher avant de mettre dans l’huile , est ce la bonne méthode ou faut-il passer par une phase alcoolique? et quelles sont les proportions ? merci pour votre réponse
    Annick

    1. Bonjour Annick
      vous pouvez faire les deux, mais c’est vrai que la macérat huileux de gingembre est vraiment intéressant, pour les proportions vous suivez les indications qui sont dans l’article

  6. bonjour Christophe,
    je souhaite faire des macérat huileux (calendula, plantain, arnica…) et je me demandais si je pouvais les faire avec de l’huile de cameline? Il y a justement un petit producteur a coté de chez moi en bio et de première pression a froid!. Cette huile un peu oubliée mais pleine de vertus est polyinsaturéé mais très riche en vitamine E ce qui lui confère une bonne stabilité! je suis donc partagé pour l’utiliser…

    1. Bonjour Camille
      oui vous pouvez l’utiliser pour faire des macérâts huileux , par contre même si c’est une huile riche en vitamine E , ce n’est pas suffisant pour une bonne conservation il faudra donc rajouter un conservateur (vitamine E ou he )

  7. Bonjour.
    Je ne parviens pas à retrouver la préparation du macérat huileux? hydro-glycériné?)
    de lierre grimpant sur le Site… C’est pour faire un produit raffermissant pour les zones relachées de la peau.
    Pourriez-vous me faire parvenir une explication ou me dire dans quelle rubrique aller sur le Site.
    Merci beaucoup

    1. Bonjour Michelle
      je ne vois pas non plus où pourrait se cacher cette recette, j’ai cherché et je n’ai pas non plus trouvé.
      Mais vous pourriez faire un MH classique (feuilles sèches à faire macérer dans l’huile ) ou si vous avez accès à l’alcool pur faire ac intermédiaire alcoolique

      1. Bonjour.
        Merci, mais je ne suis pas plus avancée car il faut me donner plus de précisions… Le Lierre est particulier et coriace.Je n’ai pas accès à de l’alcool à 90°.
        Faut-il le passer au blender, quelle huile, combien de temps de macération, à la lumière ou pas …
        j’ai besoin d’aide car je ne veux pas faire n’importe quoi. Je n’ai jamais fait aucune préparation…
        Merci encore

        1. Bonjour Michelle
          Pulvérisez les feuilles au blender et ensuite mettez l’huile et les feuilles, réduites en poudre, au bain marie (regardez la méthode par température contrôlée ) ou alors vous mettez dans un bocal les feuilles pulvérisées, vous recouvrez d’huile vous remuez , vous laissez le bocal ouvert avec un linge dessus pour protéger de la poussière, sur un radiateur par exemple ou vers une source de chaleur régulière, dans ce cas vous laissez pendant 1 mois
          vous pouvez utiliser l’huile d’olive
          toujours éviter les rayons du soleil , et en général c’est mieux de garder dans l’obscurité, mais ensuite on fait comme on peut.

  8. Bonjour.
    J’aimerais préparer des mh , principalement à usage cosmétique (réalisation d’huile de massage )
    -Pour un macerat de vanille , on m’a recommandé de faire macérer mes gousses dans de l’huile de jojoba ou de sésame pendant au moins 3 semaines. Je pensais mettre mon bocal dans un sac papier au soleil …. La méthode et les huiles utilisées semblent elles bonnes pour vous?
    -Pour un macerat d’arnicat avec base d’alcool , est ce que de l’alcool à 90 conviendrait? Je n’aime pas l’odeur de l’huile d olive , quelle huile pourriez vous me recommander en remplacement? (Huile d’amande douce , sésame. ….)
    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Bonjour Bénédicte,
      J’éviterais le sésame qui a une forte fraction polyinsaturée. Je garderais une huile très fluide style avocat ou amande douce, éventuellement noisette. Bocal dans un sac papier ou bain-marie pendant 30 à 45 minutes en ne dépassant pas les 45°C.
      Pour l’arnica, alcool à 90° pour l’intermédiaire alcoolique, et pas du dénaturé. En remplacement de l’olive, là encore les huiles suggérées plus haut. L’avocat est relativement stable sur la durée.

  9. Bonsoir je veux me renseigner encore plus sur les macerat huileuse ( macerat d’ortie ) :
    Si je vais chanffer l’huile et je la mets avec l’extrait sec , je laisse 1h pour refroidir
    est ce que c’est suffisant pour un macerat d’une trés bonne qualité ou bien je procede à une triple maceration ?
    Merci d’avance

  10. Bonjour Sabine,
    Je viens de vous répondre, merci encore pour ce tuyau. Je suis quand même intéressée par le petit producteur dont vous m’avez parlé.
    Bien à vous.

  11. Bonjour Sabine, Christophe,
    Sabine, vous avez gentiment répondu à ma question posée dans la mauvaise rubrique. Je voudrais faire un mh de romarin avec intermédiaire alcoolique, mais bien sûr impossible de trouver l’alcool adéquat. Pour le romarin, il faudrait l’utiliser encore un pas tout à fait sec avec du rhum ou du gin? Ou bien peut-on faire un macérat juste avec de l’huile? Ce macérat s’utilise pour le visage?
    Merci d’avance.

    1. bonsoir Claudia
      en général le romarin sèche très vite car il contient peu d’eau et oui vous pouvez faire un macérât simple sans passer par l’intermédiaire alcoolique , une lectrice explique aussi avoir fait avec un alcool à 70° et que cela avait bien fonctionné.
      oui vous pouvez l’utiliser pour le visage

  12. bonjour,
    je cherche à faire une crème de plantain, je me demandais si il était préférable de faire avec des feuilles sèches ou des racines pour faire un macérat huileux.

  13. Bonjour
    Comme je m’embrouille un peu à la lecture de ces différentes techniques, et que je souhaite seulement de temps à autre faire un peu d’huile de plantes fraîches cueillies du jour, sans conserver le produit longtemps, pouvez-vous me dire si un simple mélange des fleurs fraîches broyées avec de l’huile (comme une émulsion) dans un moulin à café électrique par exemple, est une technique valable pour extraire les bienfaits des plantes. Je vous remercie beaucoup de votre réponse.
    lulu

    1. Bonjour Lulu
      Il est tout à fait possible de faire une macération huileuse à base de plantes fraiches, la préparation est un peu plus délicate , il faut du temps et de la chaleur, donc la méthode à température contrôlée peut être intéressante , si vous surveillez bien qu’il ne reste pas d’eau.
      par contre le broyage plantes et huile ne me parait pas judicieux car l’huile n’aura pas le temps d’extraire les principes actifs de la plante , et je ne sais pas si l’option moulin à café est la meilleure pour le broyage huile et plante.

      1. Bonjour, oui merci, c’est ce qu’il me semblai mais je n’étais pas sûre : c’est donc le temps nécessaire pour l’extraction des principes actifs, qui sera un inconvénient pour le risque de rancir ? Ca y est je crois que je viens de comprendre ! En somme, c’est l’inconvénient de l’avantage, quoi….bon je vais y réfléchir. Quant au broyage plante + huile, je me disais qu’en broyant menu menu, les molécules de la plante pouvaient entrer dans la peau…..grâce à l’huile qui accompagne. Voilà ce que l’on imagine quand on n’a aucune notion de physico-chimie ! Merci beaucoup de votre réponse en tout cas.

  14. Bonjour,

    merci pour toutes ces précieuses informations que je consulte régulièrement et qui me pousse à être de plus en plus précise dans mon travail !
    J’aurai deux petites questions, j’ai cherché dans les commentaires mais je n’ai pas trouvé…

    Je n’ai pas bien compris dans l’article si la macération au soleil ou la macération à température contrôlée était préférable d’une plante à une autre? Comment savoir si telle plante sera meilleure avec macération au soleil ou macération à température contrôlée ?

    Deuxième question, c’est l’hiver, et je n’ai pas d’auto cuiseur, ni de yaourtière… (je n’ai pas les moyens pour l’instant…)J’aimerai faire quelques macérats mais j’ai l’habitude de les faire au bain-marie? Est-ce que cela semble approprié? Pour la durée j’ai souvent lu 4 heures. Qu’en pensez-vous?

    De tout coeur merci !

    Jess

    1. Bonjour Jess

      – voici le point de vue de Christophe concernant les macérations solaires:
      « Les UVs du soleil abiment les acides gras de l’huile et détruisent les constituants fragiles des plantes. Donc personnellement, je recommande la chaleur mais pas l’exposition directe au soleil. On peut, par exemple, placer le bocal dans un sac en papier et le mettre devant une fenêtre ensoleillée – chaleur et pas rayons directs grâce au sac. « En fait, chauffer et laisser au soleil sont 2 choses différentes.
      Chauffer = placer le bocal dans un sac en papier pour bloquer les UVs et placer le sac au soleil (mais pas trop chaud non plus).
      ….Perso, je suis contre laisser des macérats huileux au soleil, ceci détruit à la fois l’intégrité des huiles végétales et des substances de la plante. Mais bon, si vous avez cerné mon style, je ne prêche pas, je donne l’info qui me parait logique. Ensuite, chacun peut choisir sa méthode. »

      pour ma part …il y a le millepertuis qui porte à réflexion , il y a les adeptes de la macération solaire …à chacun de faire son expérience

      – concernant la durée de cette « digestion lente » Christophe, dans son article, préconise de 7 à 10 jours

      1. Bonjour,

        Merci pour votre réponse, mais heu, ça ne répond pas du tout à ma question… Oui pour les macérations solaire, j’ai bien compris l’importance de protéger contre les UV, mais ma question se rapportait par rapport à la macération à température contrôlé, comme expliqué dans l’article, avec une yaourtière ou auto cuiseur… je vous repartage ma question:

        « Je n’ai pas bien compris dans l’article si la macération au soleil (donc avec la chaluer su soleil) ou la macération à température contrôlée (qu’on pourrait appeler chaleur artificielle alors ) était préférable d’une plante à une autre? Comment savoir si telle plante sera meilleure avec macération au soleil ou macération à température contrôlée ?

        Deuxième question, c’est l’hiver, et je n’ai pas d’auto cuiseur, ni de yaourtière… (je n’ai pas les moyens pour l’instant…)J’aimerai faire quelques macérats mais j’ai l’habitude de les faire au bain-marie? Est-ce que cela semble approprié? Pour la durée j’ai souvent lu 4 heures. Qu’en pensez-vous?

        un tout grand merci!

        Jess

        (je n’ai pas compris qui était Patrick? )

        1. bonjour Jess
          il est vrai que j’ai répondu en fonction du vocabulaire employé : macération solaire = exposition à la lumière (rayons) du soleil .
          Pour répondre à votre question voici ce que Christophe dit :
          1. non je ne fais pas de distinction d’une plante à l’autre. Dès que je peux, je fais une « digestion à la chaleur » et le résultat final est supérieur à un macérat sans chaleur.
          2. bain marie ok mais en principe il ne faudrait pas monter au delà des 45°C ce qui est très difficile, le bain marie monte bcp plus haut, donc idéalement utiliser un thermomètre à sonde (du style 15€) ou sinon… et bien faire comme on peut ! Oui 4 heures c’est bien, plus c’est mieux mais là il faut passer au cuiseur ou à la yaourtière sinon ce n’est pas très économique. Sinon sur le radiateur.
          pour « Patrick  » c’est une erreur de touche , je corrige 🙂

  15. Bonjour Sabine,
    Comme indiqué dans un précédent post, j’ai commencé un macérat de lavande, et aujourd’hui j’en commence un autre avec des gousses de vanille. Mais je me pose la question de savoir à quel moment doit-on ajouter la vitamine E, au début ou à la fin de la macération ?
    Merci encore de vos précieux conseils
    Lina

  16. Bonjour,
    Merci pour les nombreuses informations !
    Etant apicultrice et savonnière (à froid), je suis très intéressée par les macérats huileux. J’habite en moyenne montagne, et j’ai ramassé hier deux kilos de racines de consoude qui sont en cours de séchage (après une phase de nettoyage pas très simple ..) ; Bref je me demande si je passe par la phase alcoolique ou non … l’huile obtenue suite à phase alcoolique peut-elle être utilisée de la même façon que celle obtenue par macération simple ( i;e; dans des baumes destinés à soulager les contusions par ex)
    Merci beaucoup !

    1. Bonjour Christine
      Oui , MH avec intermédiaire alcoolique est même meilleur , et oui on s’en sert de la même façon pour faire les autres préparations , parfois le MH sent encore un peu l’alcool , mais le fait de faire chauffer l’huile au bain marie pour la préparation d’onguents ou de crème , fait évaporer le peu d’alcool qui restait et ne se sent plus du tout au final

    2. Bonjour
      Je vous relate mon expérience et mes nouvelles questions !
      J’ai fait deux essais aujourd’hui : une avec macération alcoolique, et une « simple » . Je suis partie pour les deux d’environ 130 g de racine séchée.
      Le fait de procéder à une étape dans l’alcool présente deux intérêts : rapidité du processus (pas besoin d’attendre un mois, le macérat est prêt rapidement) et les quantités produites sont beaucoup plus importantes (sauf si je me suis trompée …. ce qui n’est pas impossible)
      en effet pour l’alcoolique j’ai ajouté 945 g d’huile (7*135) , alors que pour la simple, 180 g ont suffi à recouvrir les racines.
      Un dernier point qui répond à une interrogation d’un lecteur : j’ai mesuré la température lors de la phase finale de mélange au blender : la préparation est passée de 21.5 à 40 °C en 9 minutes !
      Merci de me dire si j’ai commis une erreur, notamment dans le poids d’huile utilisé !
      Christine

      1. Bonjour Christine
        les calculs ont l’air corrects, et oui ça fait une bonne quantité de MH , (juste par curiosité pourquoi 7×135 ? alors que vous disiez 130?)
        et merci pour l’info , je n’avais jamais mesurée la température 🙂

        1. Bonsoir Sabine,
          Merci pour votre retour,

          J’ai dit environ 130…. il y avait 135 g pour la macération avec alcool, et 131 g pour la macération simple. 😉
          Je suis emballée par la méthode « alcoolique » !!! pour le moment l’odeur d’alcool est encore assez présente, mais je pense que demain cela va s’estomper.

          Impressionnant l’augmentation de température avec le blender je trouve ! plus de deux degrés par kilo et par minute….

          1. bonjour Christine
            l’odeur parfois reste un peu , mais lorsque l’on utilise le macérat pour les préparations , le reste d’alcool s’évapore très rapidement

  17. Rebonjour, autre question comme je veux faire un macérât huileux pour la fabrication d’un onguent dans lequel je vais aussi ajouter des huiles essentielles. J’ai un manuel qui m’indiquer de faire chauffer l’huile végétale et la cire d’abeilles à 93 degrés celcius et de le tenir à cette température pour ensuite verser le tout dans un récipient. Cette herboriste met des huiles essentielles à cette température… pour moi c’est trop chaud pour que l’huile essentielle garde ses propriétés. Ça va les brûler? Il me semble que j’attendrais que la température descende à 35 ou 40 degrés avant de les mettre, mais est-ce que ma préparation va trop durcir à ce moment-là?

    Merci,

    1. Bonjour Annie
      Oui cela me parait bien « chaud » …. surtout pour un macérat huileux avec ses principes actifs …. Pour ma part , je fais fondre la cire en premier (bain marie ) dès qu’elle est fondue , je rajoute mon MH , justement pour qu’il ne chauffe pas trop , la cire à son contact se re-durcit un peu , donc je laisse fondre à nouveau , à feu très doux , ensuite je verse dans les pots, je laisse descendre la température et ensuite je rajoute les HE lorsque la température est en dessous de 45° de manière à garder les molécules aromatiques , car elles sont très volatiles ,ensuite je remue pour chaque pot .
      Après chacun(e) se « mijote » ses propres recettes ….

  18. Bonjour, très intéressant à lire. J’ai un question, car nous sommes en train de débattre du sujet sur un groupe de cuisson sous-vide. J’aimerais accélérer le processus. Je trouve la macération 1 à 3 mois longue pour une personne impatiente comme moi. Donc la macération à chaud m’interpelle. J’utilise de plantes sèches surtout et j’ai aussi un questionnement concernant la méthode
    MH de la façon intermédiaire alcool, il y a quelqu’un sur le groupe qui le fait de la manière de Thomas Keller c’est à dire au lieu d’utiliser l’alcool, il utilise de l’eau. Qu’en pensez-vous? Voici ce que la personne m’a indiqué.

    Recette de Thomas Keller.

    Blanchir l’herbe (4 tasses) fraîche dans de l’eau salée. À gros bouillons. 10 a 12 secondes Max.

    Transférer immédiatement dans un bol d’eau glacée. Éponger pour enlever un maximum d’eau.

    Séparer en 2 et mettre la première moitié au blender. Ajouter 1t huile au goût vierge. (Canola, pépins de raisins ou autre)

    Partir le blender 2 minutes. Veiller à ce que l’huile ne chauffe pas. Après 2 minutes. Ajouter la moitié de la quantité restante. Remettre au blender encore 2 minutes. Ajouter de l’huile au besoin. Prendre les mêmes précautions.

    Ajouter finalement le dernier quart d’herbes et recommencer au blender.

    Transférer dans un récipient étanche et laisser reposer toute une nuit.

    Filtrer dans un chinois étamine recouvert de coton fromage. Laisser l’huile librement pendant une heure. A température pièce. Ne pas presser pour extraire le maximum d’huile.

    Ça donne une huile hallucinante. D’une couleur vibrante. Qui goûte comme si vous mordiez directement dans l’aromate frais.

    Donne environ 1/3 tasse d’huile aromatisée. Peut de congeler. Reste au frigo 3 jours.

    Merci beaucoup monsieur Bernard de prendre le temps de m’indiquer les bonnes informations, car je deviens un peu désorientée en lisant des méthodes différentes.

    1. Bonjour Annie
      Voici la réponse de Christophe 🙂
       » Je ne connais pas , celà parait plutôt intéressant, voici ma réflexion:
      si ça donne une huile qui reflète bien le goût et l’odeur de la plante c’est qu’il doit y avoir quelque chose derrière. L’eau est un excellent solvant, probablement aussi bon que l’alcool, mais il est problématique avec l’huile. Donc il y aurait effectivement 2 questions :
      – 1. passe-t-on à côté de certains constituants car nous n’avons pas d’alcool (mais d’un autre côté l’eau extrait des choses que l’alcool pur ne peut pas extraire)
      – 2. conservation, il faut faire une décantation sérieuse ici puis éliminer toute trace d’eau
      qu’en pensez-vous ? ».
      pour ma part , je me dis que pour une recette de cuisine , ce doit être une expérience intéressante et qui me tente bien 🙂

  19. Bonjour à vous et merci pour toutes ses précieuses informations.
    J’ai toutefois deux questions à vous poser concernant la macération avec intermédiaire alcoolique.

    Tout d’abord, lors de la deuxième partie de celle-ci vous dites « rajoutez dans le blender 7 fois le volume de plante en huile d’olive », mais lors de la première partie vous parliez de poids (dans votre exemple, 200 grammes de plantes). Faut-il donc mesurer le volume de la plante réduite en poudre comme pour une percolation alcoolique (dans un verre mesureur) ou bien vouliez-vous parler de poids de la plante et non de son volume?

    Deuxième question: Pourquoi 7 fois en particulier? Si l’on veut faire une macération avec intermédiaire alcoolique d’une plante possèdant par exemple un ou plusieurs alcaloïdes particulièrement lipophiles (et qui du coup sont bien absorbés par la peau), faudra-t-il tout de même utiliser 7 fois plus d’huile que de plante (1:7) ou bien peut-on baisser ce ratio?

    Cordialement

    1. Bonjour David,
      1. On parle bien de « 7 fois le poids en volume ». En d’autres termes, si vous avez par exemple 150 grammes de plante sèche, vous allez rajouter 150 x 7 = 1050 ml d’huile végétale (donc 1 L et 50 ml). Ce n’est donc pas comme pour une percolation où l’on doit mesurer le volume occupé par la plante, ici on travaille avec le poids.
      2. C’est la recette que j’ai appris de chez Michael Moore qui lui-même la tenait, je pense, du codex pharmaceutique des années 1800 aux Etats-Unis. J’ai souvent varié en plus ou en moins, et je n’ai jamais noté une différence notable, que la plante contienne des substances lipophiliques ou pas. J’ai donc gardé ce taux qui réussit je trouve très bien. Parfois la tradition, ça a du bon 🙂 Mais bon, je vous encourage à expérimenter, rien de tel pour faire sa propre opinion.

  20. Bonjour

    Encore moi! Tellement intéressant votre site. Merci pour les réponses assez rapide!

    Je me demande Pourquoi le Plantain ne parait pas dans la liste des plantes avec lesquelles on peut faire un macérat huileux avec intermédiaire alcoolique?
    Aussi Pourquoi (je ne saisi pas le sens!) faut – il mettre cette préparation dans le Blender?? (voulez vous dire mélanger électrique?) Cela doit faire une purée! Alors pourquoi pas le mélanger au fouet… à la main? ET Je ne vois pas comment le mélange peut devenir TIÈDE parce que passé au BLender!! Le mettre au four avec la lumière allumé quelques minutes ne TIÉDIRAIT-il pas aussi?
    et lorsque vous dites: Plante broyée…. est-ce en poudre ou simplement en miettes?

    Je suis vraiment intéressée à faire du MH pour en faire de l onguent de PLANTAIN et je veux tout mettre de mon côté réussir mes petits baume miracle!

    Aussi comme la saison du plantain tire à sa fin… est-ce que je peux en faire la culture dans ma maison si j ai au préalable ramassé les graines sur les tiges de celui-ci? Dans quel terreau? Avec la graine fraîche ou séchée?

    Merci de bien me répondre afin de m aider à poursuivre mes expériences….

    Audrey

    1. bonjour Audrey
      – La liste des plantes citées n’est pas exhaustive, et oui le plantain fait partie des plantes que l’on peut faire avec intermédiaire alcoolique.
      – le Blender va permettre de « chauffer » un peu l’huile de façon mécanique pour faire évaporer l’alcool qui, au passage, va délivrer les principes actifs, issus de la plante, dans l’huile.
      – si vous voulez le faire à la main…rien ne vous empêche d’essayer, si vous tournez assez fort et longtemps pour arriver à faire chauffer l’huile.
      – pour la plante pulvérisée , rien ne vaut une petite vidéo pour se faire une idée https://www.altheaprovence.com/blog/pulveriser-les-plantes-medicinales/
      – il est possible de cueillir du plantain toute l’année (sauf si neige ou grand gel) Voici une petite vidéo qui vous guidera dans vos semis https://le-jardin-des-medicinales.com/preparer-terre-pots/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avant de poster, merci de lire les instructions ici

Découvrir plus
Mentions légales - Conditions Générales de Vente - Conditions Générales d'Utilisation

Abonnez-vous à la lettre d’information gratuite de Christophe afin de garder ou retrouver la santé grâce aux plantes. En vous abonnant, vous recevrez le livret gratuit « Les 6 plantes pour les petits bobos de tous les jours ».