Ortie
(Urtica dioica, U. urens)

« Mais devant ce que l’on a en abondance on devient indifférent !
De là vient que l’on tient des centaines de plantes pour de mauvaises herbes
et qu’on les foule aux pieds au lieu de les considérer avec admiration comme utiles »
(Abbé Sébastien Kneipp)
Incontournable, inestimable ortie. Cette rebelle au cœur tendre a plus d’un trésor dans sa boite à secrets…
Un article n’en fera pas le tour. Lorsque l’on constate, au travers d’une littérature abondante, le nombre d’amoureux et de fans qu’elle suscite, on pourrait presque fredonner « qui s’y frotte s’y implique ». La rencontre parfois cuisante avec cette indomptable ne peut nous laisser indifférents et nous invite à en prendre soin et à la respecter.
Ne jetez pas cet article aux orties avant de l’avoir lu, qui sait ce que vous y trouverez!
Noms communs :
– Pour Urtica dioica : ortie dioïque, grande ortie, ortie commune, ortie vivace.
– Pour Urtica urens : ortie brûlante.
Nom latin : Urtica dioica, Urtica urens
Famille : Urticacée
Constituants
- Feuilles : flavonoïdes, composés phénoliques, acides organiques, vitamines, sels minéraux, protéine, bore, vitamines A, C, D, E, F, K, P (1). Les protéines représentent 30% de la masse sèche. Le contenu des substances minérales est d’environ 20% de la masse sèche.
- Racine : lectines, polysaccharides, stérols, lignanes.
- Fruits (graines) : acides gras saturés et insaturés, caroténoïdes (β-carotène, lutéine, violaxantine), vitamines (1)
Parties utilisée : feuilles, plante entière, racines, graines

Goût :
- Herbeux
- Minéral, légèrement salé
- Doux
Énergétique :
- Asséchante
- Rafraîchissante
Description botanique
Urtica dioïque :
- Plante herbacée vivace, dioïque (un pied est soit mâle, soit femelle), mesurant de 50 cm à plus de 1 m ;
- Tige dressée et quadrangulaire couverte de poils courts et de poils longs urticants ;
- Feuilles pétiolées, opposées, décussées, forme ovale avec une extrémité pointue, fortement dentées et couvertes de poils urticants ;
- Les fleurs sont petites, unisexuées, verdâtres et disposées en grappes pendantes aux axes des feuilles, dans la partie supérieure de la tige pour les pieds femelles, et sous forme de chatons pour les pieds mâles ;
- La dioïque possède 2 types de racines, les unes en rhizomes et les secondes plus grosses sont plus pivotantes, qui s’enfoncent profondément dans le sol permettant à l’ortie de mieux résister aux aléas climatiques (2).
Urtica urens :
- Plante herbacée annuelle, monoïque, mesurant de 20 à 60cm, elle ne dépasse pas les 70cm ;
- Les fleurs femelles et mâles sont disposées en grappe sur le même pied, les fleurs femelles sont groupées sur un fin pédicule, alors que les fleurs mâles sont disposées de façon plus lâche et le pédicule est plus long .
- Racine pivotante, pas de rhizome
Culture et entretien
L’ortie dioïque (la plus commune) se nourrit d’azote, de déchets organiques décomposés dont elle va se servir pour synthétiser des protéines de très grande valeur, en contrepartie elle rééquilibre le terrain qu’elle habite.
Elle est également qualifiée de plante ferreuse car elle régularise la teneur en fer du sol et devient même bénéfique pour les autres plantes qui y poussent.
Indicatrice des lieux riches en fumure, elle apprécie les sols plutôt humides, bien drainés, à tendance argileuse, mais peut s’accommoder de tout type de sol. Lorsque vous vous promenez en montagne, là où vous repérerez l’ortie, vous pouvez vous dire qu’il y a ou qu’il y eu activité humaine/élevage.
Elle a besoin de beaucoup d’eau au début de sa croissance. Une fois son système racinaire bien développé par contre, elle résiste bien à la sécheresse .
Semis : la récolte de la graine se fait vers la fin du mois d’août, on coupe la tige et on la laisse sécher, la graine tombe d’elle-même, la récolte des orties issues de semis ne se fait qu’à partir du printemps suivant.

Multiplication par les racines : en septembre et octobre, on peut arracher les racines, les séparer et les replanter. Coupez les extrémités, gardez des tronçons de 5 cm et plantez-les en ligne à la même profondeur où vous les avez trouvés, assez près les uns des autres, les orties ainsi plantées se récoltent dès le premier été (3).

Parfois, il suffit juste de rapporter avec d’autres plantes des petits morceaux d’ortie (parfois à notre insu) pour que cette dernière, si le lieu lui convient, s’installe de façon durable au jardin. Le tout est de pouvoir la canaliser !
Elle n’est pas très présente en Provence où le climat ne lui est pas trop favorable (encore que certains endroits un peu protégés, près des ruisseaux, la voient s’épanouir joyeusement). C’est une plante que l’on retrouve un peu partout naturellement et que l’on repère très facilement : si ce n’est botaniquement, nos jambes, elles, ne s’y tromperont pas !
Poils urticants : parlons-en
Qui s’y frotte s’y pique ! L’ortie ne supporte pas trop qu’on la prenne à rebrousse poils et vous le fait vite savoir …
Ces poils urticants pourtant, d’allure fragile, cassant comme du verre (silice) contiennent dans leurs fondements un détonnant cocktail de principes actifs qui seraient responsables de ces mordantes agressions : acide formique, silice, 5-hydroxytryptamine, histamine, acétylcholine, formiate de sodium, sérotonine, leucotriènes (en petites quantité) (4).
Propriétés de l’ortie
Plante polyvalente par excellence, à la fois alimentaire et plante-médecine, l’ortie reprend petit à petit sa place dans nos cuisines, nos pharmacies familiales et nos jardins grâce à de farouches défenseurs de son bon droit !
Ce qui est compliqué avec ce type de plante, c’est justement l’aspect polyvalent. Car elle peut faire tant de choses qu’au final on ne retient pas grand chose.
Je vais donc vous simplifier la tache et ne mentionner ici que les points pour lesquels l’ortie se distingue.
Tonique et nourrissante
Nutritive par ses nombreux minéraux, protéines, vitamines, par la chlorophylle qu’elle contient, on peut affirmer que l’ortie est un légume complet que nous devrions inviter plus souvent dans nos assiettes. Rien de tel qu’une bonne soupe aux orties pour réjouir les gourmands. Et faute de soupe, il y a toujours l’infusion qui est très nourrissante, sous-estimée et sous-utilisée.
Les minéraux divers et variés sont essentiels pour un bon influx nerveux et musculaire. A garder en tête si crampes musculaires, tressautements de la paupière, etc. Pour la partie reminéralisante et la meilleure méthode pour l’utiliser, voir mon article ici.
Quand vous ne savez plus trop à quelles plantes vous vouer, que vous êtes dans le doute, que vous traversez une période de fatigue ou que vous suspectez des carences nutritionnelles, choisissez l’ortie. De par sa polyvalence, elle peut contribuer au bon fonctionnement des reins, du foie, des voies digestives et du métabolisme général.
Notez qu’une infusion d’ortie occasionnelle ne suffira pas à recharger vos batteries. Il faudra en prendre pendant une bonne dizaine de jours afin de combler des carences éventuelles. Répétez cette cure régulièrement si vous sentez que les piles se déchargent à nouveau.
N’oubliez pas aussi que le stress chronique vous fait puiser dans vos réserves en minéraux, ces substances essentielles pour une bonne stabilité du signal nerveux. Dans ce contexte, l’ortie se combine bien avec les plantes apaisantes des nerfs, la passiflore (Passiflora incarnata) par exemple.

Un super-aliment
Les feuilles d’ortie sont riches en protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les protéines représentent 30% de la masse sèche. La teneur en protéines des feuilles couvre nos besoins en acides aminés essentiels. Le contenu des substances minérales est d’environ 20% de la masse sèche. Les graines sont riches en acides gras essentiels, donc n’hésitez-pas à les rajouter à vos salades par exemple si vous en avez.
Cette richesse en nutriments donne à l’ortie des propriétés nutritives mais aussi pharmacologiques précieuses. Les oligo- éléments et vitamines renforcent le système immunitaire. La présence simultanée dans l’ortie des vitamines B1, C, E, fer, zinc, sélénium et manganèse contribue à ses qualités anti-oxydantes.
Les feuilles d’ortie peuvent donc être un supplément nutritionnel important chez l’enfant ou la personne âgée, pendant la convalescence ou toute autre période de la vie caractérisée par une fatigue et une dénutrition.
Pour se faire, rien de plus simple. Prenez de l’ortie sèche, passez-la au moulin à café, puis utilisez cette poudre sur vos salades, dans des soupes, mélangées à du riz ou des légumineuses, etc. Sans parler de toutes les recettes délicieuses à partir d’ortie fraîchement cueillie…
Souhaitons que l’ortie retrouve sa place de super légume.
Facilite le processus digestif
Sa richesse en vitamines et minéraux apporte un soutien à la reconstruction des muqueuses digestives, ce qui est important lorsqu’elles sont ulcérées ou enflammées. Une muqueuse enflammée ne peut pas bien absorber les nutriments. Aujourd’hui, les problèmes d’inflammation intestinale chronique sont courants.
Parlons de la chlorophylle qui est présente en quantité dans l’ortie. Les études montrent que la chlorophylle a un effet positif et équilibrant sur la flore intestinale. Une flore intestinale équilibrée est nécessaire pour une bonne absorption des nutriments.
De plus, la chlorophylle favorise un meilleur fonctionnement du foie en le protégeant contre les agressions diverses. Elle pourrait même agir en prévention contre le cancer du foie lorsque la personne est exposée à une forte charge toxique (6).
L’ortie pourrait donc bel et bien faciliter le processus digestif dans son ensemble. Rien à voir avec une tonique amère comme la gentiane qui stimule la sécrétion de sucs et l’activité des muscles digestifs. Ici nous parlons d’un effet beaucoup plus subtil sur la nutrition et l’assimilation.
Récapitulons : l’ortie apporte les nutriments, elle répare la muqueuse digestive, elle nourrit la flore : tous les axes sont couverts, que demander de plus !

Dépurative et nettoyante
Sa richesse en minéraux la rend incroyablement utile pour tamponner les déchets acides de l’organisme. Votre corps fabrique des déchets en permanence, cela fait partie de son fonctionnement normal. Ces déchets doivent être tamponnés avec des substances alcalines afin d’être éliminés.
Les minéraux agissent justement comme tampons. Afin d’éviter que votre système ne tape dans vos os pour récupérer ces tampons, donnez-lui une grande richesse en minéraux d’une manière régulière.
Notez ici que l’action de l’ortie est différente de celle du pissenlit par exemple. Le pissenlit « nettoie » le système en stimulant le métabolisme des hépatocytes, ces petites usines de recyclage qui sont dans le foie. L’ortie, elle, agit en amont. Elle aide votre corps à capturer certains déchets pour que vos reins les élimines.
L’ortie est aussi très diurétique. Vous le remarquerez vite si vous buvez plusieurs tasses d’infusion bien dosée. Cet effet permet d’accélérer l’élimination de certaines toxines au niveau des reins.
Au fil du temps, un sang moins chargé en déchets signifie une meilleure vitalité. On retombe ici dans la partie « fortifiante » de l’ortie dont nous avons déjà parlé. Dans certains pays d’ailleurs, on considère l’ortie comme « nettoyante du sang », un terme qui lui va bien.
Elle a aussi cet avantage de nourrir en même temps, c’est donc une action deux-en-un que l’on retrouve difficilement dans d’autres plantes. On excrète un liquide « sale » d’un côté, on absorbe un liquide riche et propre de l’autre côté.
Pour un nettoyage encore plus efficace, il est bon de la combiner avec une plante qui agit plus spécifiquement sur le foie – retour à notre racine de pissenlit. Ou encore plus simple, glissez une branchette de romarin dans votre infusion d’ortie, vous stimulerez l’axe hépato-rénal dans son ensemble !
Articulations douloureuses
De par son action minéralisante, l’ortie nourrit les articulations abimées. Elle permet à la fibre osseuse et cartilagineuse de se régénérer. Sa richesse en silice permet une meilleure formation du collagène, cette famille de protéines que l’on retrouve partout dans le corps et qui permet de fortifier l’édifice. Elle est l’alliée de nos os et cartilages qu’elle bichonne avec beaucoup de soin !
De par son action diurétique forte, elle aide les reins à éliminer l’acide urique, substance inflammatoire notable pour les articulations. De plus, elle a une action anti-inflammatoire directe.
Vous avez peut-être entendu parler de la méthode héroïque de la flagellation qui, pour certains, donne de bons résultats. Passé le premier choc, cette méthode peut procurer une sensation d’agréables fourmillements suivie d’une sensation de légèreté de mouvements.
Pour d’autres par contre, cela reste une expérience désagréable car en plus des douleurs liées à l’arthrose se rajoutent celle de l’urtication… de quelle catégorie faites-vous partie ?

Anti anémique
L’ortie, dame de fer dans un écrin de vitamine C (surtout dans l’ortie fraîche), vitamine qui permet une meilleure assimilation du fer chez la personne souffrant d’anémie. Là encore un effet deux en un.
Bernard Bertrand (7) nous donne le témoignage d’un médecin hospitalier qui explique comment il a réussi à soigner un cas d’anémie désespéré pour lequel les intraveineuses qu’il prescrivait étaient inefficaces.
Se souvenant qu’une de ses aïeules vantait les vertus de la plante en ce domaine, il a, en désespoir de cause, obtenu un résultat spectaculaire après avoir fait manger des orties à sa patiente ! 48h suffirent pour que l’amélioration se manifeste.
Alliée de la femme
L’ortie est une alliée précieuse pour toutes les période de la vie d’une femme depuis l’apparition des règles jusqu’à la ménopause:
- Sa richesse en fer permet de combler les carences éventuelles dues à des règles abondantes ;
- Son aspect diurétique soulage les rétentions d’eau avant les règles ou pendant la ménopause ;
Peut-elle être prise pendant la grossesse ? Elle est, après tout, d’une grande richesse nutritive.
Comme toujours, cet aspect est très contesté et il n’y a pas de consensus sur le sujet. Le principe de précaution nous dirait qu’elle ne doit pas être utilisée car nous manquons de recul. Mais ce principe nous amène souvent à la paralysie.
D’un autre côté, je vous laisse avec l’opinion du docteur Aviva Romm, médecin américain spécialiste de la femme : les infusions nutritives peuvent être consommées pendant la grossesse avec modération (feuilles de framboisier, ortie, etc). Cerise sur le gâteau la consommation d’ortie aide à enrichir le lait maternel (7).
Allergies saisonnières
L’ortie a un effet anti-histaminique. Elle se verrouille sur les récepteurs histaminique et empêche la dégranulation des mastocytes et la libération d’une foule de médiateurs pro-inflammatoires qui causent les symptômes du rhume des foins (9).
Une étude randomisée en-double aveugle utilisant 300 mg d’ortie dans le traitement de la rhinite allergique : 58% des participants l’ont jugé efficace pour soulager leurs symptômes et 48 pour cent l’ont trouvé égale ou plus efficace que leur médicament antérieur (10).
Si vous êtes de nature allergique (sinusite, rhinite, asthme), pensez à la prise quotidienne d’une infusion d’ortie et de plantain les quelques semaines précédents les épisodes allergiques liés aux pollens. Continuez pendant la période des pollens.
Et lorsque je parle d’infusion journalière, je ne parle pas d’une petite tasse le matin. Je parle d’un litre bien dosé. Voir ci-dessous pour les quantités à utiliser.
Ceci aura un effet positif sur la fréquence et l’intensité des crises.

Hyperplasie bénigne de la prostate (HPB)
Nous passons ici à une autre partie de la plante : la racine, avec sa richesse en lectines et lignanes.
La racine de l’ortie a été utilisée avec succès dans de nombreuses études pour traiter l’HPB. De nombreux travaux de recherche montrent que les composants de la racine d’ortie peuvent interférer avec plusieurs mécanismes impliqués dans le développement de l’HBP.
En effet, la racine d’ortie bloque la conversion de testostérone en DHT (dihydrotestostérone), substance qui stimule la croissance de la prostate. De plus, elle bloque aussi la conversion de testostérones en oestrogènes, qui chez l’homme sont aussi associés aux problèmes de prostate.
Enfin, il y a action directe de la racine d’ortie sur les récepteurs de la prostate avec un effet antiprolifératif (8) – en d’autres termes, la racine d’ortie freine l’augmentation du volume de la prostate.
La racine d’ortie se combine bien avec les autres plantes classiques de l’HBP – palmier nain, épilobe, etc.
Rebâtir les reins et les surrénales
La graine d’ortie a le vent en poupe.
Tout d’abord, la communauté herbaliste américaine avec qui je discute régulièrement parle de plus en plus de graines d’orties pour l’insuffisance rénale, David Winston étant le chef de file. La graine serait réparatrice des reins abimés et elle améliorerait la situation au fil des mois de prise. Elle se prend à la cuillère à café saupoudrée sur la nourriture.
Les graines d’ortie seraient aussi adaptogènes d’après certains. Henriette Kress, herbaliste finlandaise, utilise la graine chez toute personne épuisée ou en burn-out.
La graine, jusqu’ici difficilement trouvable en herboristerie, commence finalement à faire son apparition (voir l’herboristerie du Valmont par exemple). Nous avons besoin de fournisseurs, sinon ceux qui ne la ramassent pas ne pourront jamais profiter de la graine.
Contre-indications et précautions
- Si vous la prenez pendant une période assez longue (plusieurs semaines), l’ortie deviendra asséchante – sensation de bouche sèche et chez certains de peau et muqueuse sèche ;
- Lorsque nous sommes dans des états de grande fatigue ou de grande faiblesse, mieux vaut baisser les quantités, trop drainer ou apporter un effet dépuratif dans ces périodes peut être mal toléré ;
- Son effet diurétique peut être problématique chez la personne en hypotension chronique, là encore si prise au long cours ;
- Ne pas prendre en quantité si insuffisance rénale ;
- Ne pas prendre si vous souffrez d’hémochromatose (excès de fer) ;
- L’ortie est riche en vitamine K, elle vous est donc contre-indiquée si vous prenez des anticoagulants de type anti-vitamine K.
- Malgré ses propriétés antiallergiques, l’ortie peut causer des allergies chez les personnes sensibles. Certaines réactions d’hypersensibilité rares comme l’urticaire, les démangeaisons, l’œdème, l’oligurie et la gastralgie ont été rapportées, ainsi que le témoigne un de nos lecteurs dont la fille, qui après avoir passée une journée à désherber un champ d’orties à mains nues, fit une énorme crise d’asthme proche d’un choc anaphylactique

Préparation de l’ortie
Parties utilisées
Comme expliqué précédemment, on utilise principalement la feuille, mais aussi (moins communément) la racine et la graine.
On récolte les parties aériennes quasiment toute l’année si pas de période de gel, idéalement avant la période de floraison. Coupez la régulièrement, elle n’en repoussera que mieux. On peut la récolter soit en coupant les parties aériennes à la faucille, on en fait des bouquets que l’on pendra pour les faire sécher ce qui est assez rapide, soit en ne récupérant que les têtes (un peu plus laborieux ).
Pour la cuisine, il est préférable de ne récupérer que les têtes. En effet, les tiges et les feuilles plus âgées risquent d’être un peu trop fibreuses. Pour les plus novices, n’oubliez pas les gants !
Ne croyez pas qu’en séchant elles ne piquent plus, elles restent quand même urticantes et là aussi les gants sont utiles pour les conditionner.
Le rapport frais/sec est le suivant : 5,5 kg de plantes fraiches donnent 1 kg de plantes sèches (11).
Sa teneur en chlorophylle et en caroténoïdes change selon qu’elle ait poussé au soleil ou à l’ombre. Une étude compare les deux conditions et trouve qu’il y a plus de chlorophylle et de caroténoïdes chez les plantes ayant poussé à l’ombre (12).
Le docteur Willem Daems, qui a longtemps travaillé pour les Laboratoires Weleda, nous explique ceci (13) :
- La teneur en fer dépend du site – les plantes situées au voisinage des rails du tramway contenaient plus de cinq fois plus de fer que celles des parcelles expérimentales, récoltées au même moment ;
- La teneur en fer diminue au fur et à mesure que l’on monte de la racine vers la fleur ;
- Deux plans poussant côte à côte peuvent faire apparaître des différences allant jusqu’à 40 % ;
- Les orties du printemps et de l’automne affichent de très fortes teneurs en fer, alors que l’été marque un creux ;
- On peut supposer que 100 g de feuilles d’orties fraîches contiennent 20 mg de fer.
Les racines se récoltent à partir de l’automne, quand la plante a fructifié et est en repos végétatif.

Ne retenez que les rhizomes « pleins » (ci-dessous photo de gauche) car parfois ils peuvent être creux (photo de droite) et se rapprochent plus de la tige que du rhizome, même si on les récupère sous terre.

Formes
- Feuilles
- L’infusion des feuilles fraîches ou sèches est excellente afin de bien pouvoir doser la plante. Notez bien qu’il faut faire infuser longtemps pour extraire tous les minéraux. Je recommande 30 minutes, mais Leclerc va jusqu’à 12 heures !
- Je ne suis pas fan de teinture mais c’est une forme possible – de plante fraîche ou sèche
- Suc frais ou jus
- Hydrolat
- En poudre, prenez de l’ortie sèche et passez-la au moulin à café, saupoudrez sur vos salades, dans des soupes, mélangée à du riz ou des légumineuses, etc.
- Racines
- La teinture des racines fraîches ou sèches est préférable (alcool pur pour les racines fraiches, alcool à 55° pour les racines sèches)
- La décoction des racines sèches second choix
- Les gélules de racines en poudre
- Les gélules d’extrait sec
- Graines
- Simplement saupoudrées sur la nourriture
- La teinture des graines fraîches ou sèches en second choix
Dosages
Pour la plupart des situations chroniques mentionnées plus haut, il faudra faire des prises longues, plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. L’ortie peut être prise seule, ou accompagnée d’autres plantes afin d’apporter des effets complémentaires.
- Feuilles
- Infusion
- 20 à 30 g de plante sèche par jour dans 1 litre d’eau, à infuser ½ heure (Bernard) – pour la plante fraîche, vu son taux d’humidité, il faudra s’approcher des 100 g/jour.
- 30 à 60 g par litre à boire avant les repas ou entre les repas, 3 tasses par jour (Fournier, Valnet)
- Teinture
- 7 à 14 ml par jour (Mills & Bone)
- Suc frais ou jus
- 60 à 125 g par jour avec de l’eau (1 verre à vin) avant les repas (Fournier)
- Hydrolat
- 2 c à soupe par jour dans un grand verre d’eau
- Infusion
- Racines
- Décoction
- 30 à 50 g par litre (Fournier, Valnet)
- Teinture
- Entre 50 et 150 gouttes par jour
- Racines en poudre
- 3 à 6 g par jour (Mills & Bone)
- Extrait sec concentré au 5:1
- 600 à 1200 mg par jour (Mills & Bone)
- Décoction
Références
(1) International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences – ISSN-0975-1491 Vol 7, Issue 10, 2015 (Highlights on Nutritional and Therapeutic Value of Stinging nettle (Urtica dioïca)
(2) (3) (7) Bertrand, « Les secrets de l’ortie »
(4) http://www.herballegacy.com/Vance_Chemical.html
(5) Valnet p.398
(6) Egner PA, Wang JB, Zhu YR, Zhang BC, Wu Y, Zhang QN, Qian GS, Kuang SY, Gange SJ, Jacobson LP, Helzlsouer KJ, Bailey GS, Groopman JD, Kensler TW. Chlorophyllin intervention reduces aflatoxin-DNA adducts in individuals at high risk for liver cancer. Proc Natl Acad Sci U S A. 2001 Dec 4;98(25):14601-6.
(7) https://theherbalacademy.com/a-family-herb-stinging-nettle-leaf-uses/
(8) Hryb DJ, Khan MS, Romas NA, Rosner W. The effect of extracts of the roots of the stinging nettle (Urtica dioica) on the interaction of SHBG with its receptor on human prostatic membranes. Planta Med. 1995 Feb;61(1):31-2.
(9) Roschek B Jr, Fink RC, McMichael M, Alberte RS. Nettle extract (Urtica dioica) affects key receptors and enzymes associated with allergic rhinitis. Phytother Res. 2009 Jul;23(7):920-6.
(10) Thévenin, « Les plantes sauvages«
(11) http://docnum.univ-lorraine.fr/public/SCDPHA_T_2005_DRAGHI_FRANCINE.pdf
(12) http://www.editions-med-ant.fr/wp-content/uploads/2014/07/CM21-SITE.pdf
Ouvrages de référence :
- Fournier, « Dictionnaire de Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947
- Mills & Bone, « Principles and Practice of Phytotherapy », 2000
- Valnet, « La Phytotherapie », 2001




453 réponses
En rémission depuis 10 ans cancer du colon, chaque année j’en prend 2 a 3 fois par semaine une tasse de tisane de l’ortie par jour, pendant 3 mois. Je me sens bien , mes bilans sont tout le temps positifs.
karim d’Algérie
Bonjour Christophe
Merci beaucoup pour avoir pris le temps de rédiger ce bel article, complet.
J’aimerais conseiller l’ortie à une personne âgée de 80 ans, en maison de retraite . Elle est sous anticoagulants (arythmie, cœur fragile), hypotenseurs, et AINS. Elle est dépressive, fatiguée, souffre d’arthrose ( mains, dos, gonarthrose) et a un petit appétit.
Touts ses carences seraient comblées par l’ortie: nourrissante, anti-inflammatoire, minéralisante, tonique, anti-stress et cela lui ferait beaucoup de bien.
La seule alternative que je puisse lui proposer sont les graines d’ortie: la TM est à écarter car elle ne gère pas très bien la prise de ses médicaments, et la tisane aussi car elle n’a pas la possibilité de se faire une tisane dans sa chambre.
Mais les graines ne semblent pas avoir les mêmes indications que les feuilles et un résultat positif demande certainement plusieurs semaines de prise.
Pensez-vous que la prise journalière d’une cuillère à café de poudre de graines d’ortie saupoudrée dans ses salades sur du long terme n’interférerait pas avec la prise de tous ses médicaments (ils semblent tous contre-indiqués) et pourrait quand même être bénéfique pour combler ses nombreuses carences? Combien de temps pourra t-elle continuer la prise sans effets secondaires?
Sinon quelle autre alternative, me reste t-il si je veux utiliser l’ortie?
Je vous remercie Christophe pour votre réponse
Bonjour Martine
vous pourriez peut être préparer de l’ortie en poudre à saupoudrer dans sa nourriture , pour les graines je ne connais pas trop les interactions avec les médicaments
je voulais préciser que au départ les orties et moi nous n’étions pas très amies ….. quand j’ai la mauvaises idées de passer trop près je ressens une énorme et désagréable brûlure et cette sensation dure plusieurs jours avant de s’atténuer et disparaitre je suis obligée de prendre des granules homéopathiques de urtica urens tellement c’est inconfortable Aussi je les abordent avec précautions !
bonjour Arlette
effectivement certaines personnes y sont particulièrement sensibles , d’ailleurs nous avons rajouté un petit commentaire à précautions
Bonjour, oui, des Orties il y en a partout ! Alors on ne peut que conseiller d’aller les chercher soi-même…en plus de rentrer « en contact » avec la Plante, ce sera l’occasion de s’aérer…
Prendre sa santé en main, c’est aussi changer ses habitudes !
Ses habitudes de consommation et d’achat !
Alors si vous ne pouvez pas aller chercher vous-même vos plantes, rendez-vous sur les marchés, vous y trouverez certainement un petit producteur local.
Dans toute la France, nous y sommes par tous les temps pour vous offrir le meilleur de nos productions. Des plantes cultivées, récoltées, séchées et transformées avec Amour et Passion !
De plus vous aurez un contact direct avec le producteur et pourrez ainsi bénéficier de conseils que l’on n’a pas le droit d’écrire (la loi nous l’interdit !).
Bonjour Christophe,
Merci pour cet article. Je ne peux résister à la tentation de vous conter une anecdote sur cette superbe plante. Un de mes client, devenu comme la plupart un adepte de l’ortie tout azimut, était en mission en Afrique. Un de ses collègue est aux prises avec des parasites intestinaux que les médecins n’arrivent pas à soigner. Il présume que l’ortie fera le travail et lui en fait boire plus d’un litre par jour. Je vous laisse deviner: les parasites ont disparu! Ce n’est dans aucun livre, et pourtant…
Bonne journée
Judith
bonjour Judith
et merci pour votre témoignage, bon à savoir 🙂
Christophe merci merci
Vraiment Christophe, je ne peux qu’une nouvelle fois vous encenser !… Bravo pour cette nouvelle initiative… gardée en réserve comme vous le dites dans votre présentation… mais c’est comme le bon vin : bien conservé en réserve il n’est que meilleur lorsque vous le sortez !…
Personnellement j’utilise l’ortie sous les diverses formes que vous évoquez : feuilles fraiches ou sèches pulvérisées, en infusion, décoction, percolation de racines, gélules, jus extraits des feuilles et tiges fraiches (couleur tellement vert foncé qu’il tire sur le noir) que je conditionne dans des sachets pour faire des glaçons congelés…
Une utilisation que je n’ai encore jamais testé et que vous prônez : les graines !… mais je vais vite m’y mettre..
Vous, vous n’évoquez pas certaines autres utilisations des tiges et feuilles d’orties que je trouve importantes, hors aspect purement médicinal – abstraction faites des graines pour ne pas en saupoudrer partout – ce sont les utilisations comme engrais de jardin d’orties pulvérisées, activateur de compost et celle du purin d’orties, excellent insecticides et désherbant – suivant les dilutions et dosages – à promouvoir dans tous les jardins en mélange avec le purin de consoude à l’heure où les polémiques pour ou contre le Glyphosate sont tellement médiatisées… et il faut entendre le Jardinier des Jardins de Versailles (rechercher sur Youtube), Alain Baraton, défendre l’ortie pour ces usages et s’insurger violemment contre des directives administratives idiotes, qui , sous prétextes de précaution (un peu comme pour les femmes en grossesses !…) interdisent le purin d’orties !!!… Je fais abstraction de ces directives dans mon jardin…pour le plus grand bonheur de magnifiques et nombreuses coccinelles… comme celle que nous faites admirer sur votre belle photo de préambule ! 🙂 ou de butineuses et papillonacées….que j’accueille comme dans des havres paradisiaques pour ces insectes … mais également pour ces « mauvaises herbes envhissantes » dont on qualifie trop facilement les orties !…:-(
Merci pour cet article bien à propos.
Peut-on savoir comment faire la TM de racines d’ortie ? Proportion d’alcool ? A quel degré ?
Peut-on faire de la TM avec les feuilles ?
bonjour Jean-Joseph
– pour les racines fraiches d’ortie : 1:2 alcool à 75°; pour les sèches : 1:5 alcool à 50°
– Oui on peut alcool à 45° pour les feuilles sèches , même si c’est l’infusion qui est la plus optionnelle pour les feuilles , ou alors dans du vinaigre c’est intéressant aussi
Bonjour sabine ! Je ne comprends pas pourquoi la teinture mère d’ortie est moins bien que l’infusion ? Et pourquoi le vinaigre est il interessant ? Vinaigre de cidre ? »merciii !
Bonjour Charline
je ne dirai pas moins bien mais moins optimum car l’ortie est surtout intéressante pour ses minéraux et les minéraux sont très, très bien extraits d’abord dans l’eau, l’infusion va aussi nous permettre d’utiliser des quantités thérapeutiques d’ortie 30, 40 gr / litre par exemple alors que la teinture ne va pas vous permettre d’absorber des quantités équivalentes, donc voilà, les plantes minéralisantes comme l’ortie exprime leur meilleur potentiel dans l’eau
Quant au vinaigre il peut faire un bon travail d’extraction pour les plantes riches en minéraux https://www.altheaprovence.com/blog/vinaigres-medicinaux/
Un article (une Bible plutôt!) détaillé où tout paraît abordé. C’est tout simplement parfait! Précis et très compréhensible.
Merci.
FRB
merci Christophe et merci pour l’ortie!!
j’ai une question : j’ai un taux de ferritine très élevé, et cela depuis toujours, ce qui n’a rien à voir avec le fer me dit-on. Y a t il contrindication pour moi ou pas? je bois l’ortie en jus, et aussi en infusion ou en poudre dans les plats et soupes
Merci encore et bonne journée
Bonjour Anne Marie
Difficile de vous répondre, la ferritine est la forme de stockage du fer. Si la ferritine est élevée c’est que le corps ressent le besoin de stocker le fer en excès. Mais il y a d’autres raisons pour une élévation de la ferritine comme l’inflammation, les maladies du foie – qui peuvent s’accompagner d’une carence en fer sous-jacente. Donc on ne peut pas dire, tout dépend des causes. il faut voir avec votre médecin
merci pour votre réponse. J’ai fait à une époque toutes les investigations possibles, malgré que mon médecin me disait que ça n’était pas important j’étais curieuse de ce taux anormalement élevé. Et rien n’a été soulevé de particulier! j’ai une de mes soeurs qui présente aussi la même caractéristique. Mes trois autres soeurs sont peut être aussi dans ce cas mais elles l’ignorent car pas de prise de sang dans ce sens.
Je peux peut être utiliser l’ortie avec parcimonie, elle est tellement bienfaisante!
Encore merci !
Anne-Marie
Merci de ce bel article sur l’ortie, j’en ai plein mon jardin, maintenant je sais que j’ai bien fait de la laisser pousser et s’étendre, je l’ai toujours trouvé utile, par exemple pour protéger les pieds de mes tomates, et je la trouve jolie. Maintenant elle va faire partie de ma cuisine, vu toutes ses vertus.
Encore merci Christophe de ce beau partage de votre connaissance des plantes.
Merci pour cette fiche si détaillée, quelle polyvalence, c’est fascinant!
Pensez vous que l’on puisse utiliser l’ortie chez les enfants? Et si oui sous une forme en particulier, quel dosage, à partir de quel âge?
En tant que sage-femme j’adhère à votre pondération chez la femme enceinte, tout en renvoyant vers les experts. L’utilisation millénaire correcte des plantes lors de la grossesse est un savoir « perdu » qui mérite de sortir de l’ombre, portée par des gens sérieux. Je suis en effet toujours ébahie des très grandes mises en garde à propos de la phyto et l’aromathérapie pour la grossesse ( même si bien sûr la plus grande prudence et rigueur sont nécessaires), et de la banalisation de l’usage de certains médicaments allopathiques certes non abortifs ou malformatifs, mais aux effets secondaires parfois redoutables….
Merci donc
“Mais devant ce que l’on a en abondance on devient indifférent ! Quelle belle façon de parler de l’ortie… effectivement si efficace et qui surprend… de superbes photos Bernard aussi
bonne fête en retard et toujours bienvenu au Québec Roland
Tout simplement, merci.
Merci Christophe, pour cet enrichissant article sur l’ortie…
Comme tu le disais c’est une plante nutritive par excellence mais j’aurais une question au sujet de sa composition.
Cette plante contient de l’histamine, hors comment pourrait-elle être un anti-histaminique en même temps ?
Merci pour tout,
et une très bonne année,
Micheline Laporte
bonjour Micheline
Effectivement elle contient de l’histamine, mais c’est l’action anti-inflammatoire qui l’emporte de par la richesse des autres composants. Cette action est bien établie
Merci en effet pour cet article ! Mais belle soeur enceinte a eu une montée de lait avec des infusions d’ortie ! Je récolte toujours des orties lors de nos randonnées en milieu protégé. Je crains toujours de confondre avec une ortie non urticante , y a t il des differences ou sont elles toutes bonnes ?
Merci Christophe
Bonjour Laurence
quelques plantes dont les feuilles ressemblent à celles des orties ,mais font partie de la famille des lamiacées, ce sont des plantes différentes possédant elles aussi leurs vertus mais pas celles de l’ortie (par exemple Lamium album, souvent appelées ortie blanche etc )
Merci super article !!:)
Il semble aussi bonne pour la thyroïde
magnifique !
Merci à vous pour votre site
Y’a-t-il un moyen de télécharger vos fiches afin de les stocker ?
merci
Bonjour Lola
non on ne peut pas les télécharger
Comme d’habitude, fiche bien documentée très intéressante !
Grand merci de diffuser gracieusement votre savoir et de le partager avec le plus grand nombre.
Merci, super article comme d’habitude !!!
Et très heureuse de te voir pour la première fois parler d’hydrolat 😉
Fan d’ortie, je la récolte et la vend sous toutes ses formes, sèche, en teinture, en poudre, en graines, ect…
J’en distille aussi pour un merveilleux hydrolat et aussi une combinaison Ortie/Bambou/Prêle…de la bombe !!!
oui en effet article comme d’habitude très intéressant! merci beaucoup! Sandrine svp par quel biais vendez vous votre ortie?
Cliquez sur mon prénom…
moi aussi je serais intéressée pour en acheter Existe-t-il un lien ou une page web ?
Bonjour Arlette
voici aussi une autre adresse fiable où se procurer des hydrolats , j’ai visité et testé
https://www.jardins-du-cap.com/
merci de l’information je suis passée visiter rapidement les 2 sites n’ayant pas les « outils » je me contente d’utiliser les produits fabriqués par d’autres personnes !
je vais y revenir de façon plus complète dans les prochains jours
j’ai laissé un espace pour les orties dans mon jardin car j’avais lu qu’un certain papillon ne pouvait se reproduire qu’en pondant sur les orties seule nourriture pour sa chenille et ensuite curieuse j’ai fait de la tisane avec les feuilles et également mis des feuilles dans les potages
merci Christophe pour cette fiche très instructive je vais maintenant ramasser les graines pour mettre dans ma salade Au cours d’une excursion botanique à Chamalières (63) le jardinier regrettait que ces connaissances se soient perdues et que des populations (Irlande je crois ) aient souffert de famine avec tout ce qu’il faut dans la nature pour ne pas mourir de faim
C’est avec grand plaisir que je lis vos fiches et les imprime pour les relire plus facilement
Bonjour à tous,
j’aimerai avoir quelques détails sur les graines d’orties.
Le premier concerne la récolte.
Quand et comment faut-il les récolter ?
J’avais pensé à ramasser comme tu l’indiques Christophe pour la propagation par semis de l’ortie, des pieds entiers, pour les mettre à sécher tête en bas dans un sachet en papier.
On est à la mi octobre et parmi mes orties, il y en a qui ont des graines déjà toutes grises ( du moins, l’enveloppe les contenant ) et d’autres, encore bien vertes.
Quel serait le meilleur moment ?
Ensuite, j’aimerai en savoir un peu plus sur l’insuffisance rénale et la graine d’ortie.
En effet, mon père, suite à un choc septique qui a touché tous ses organes vitaux, s’en est sorti miraculeusement, seul ses reins en ont pris un coup. Il me semble qu’ils sont seulement à 30% de leurs fonctions.
Quoiqu’il en soit, j’aimerai étudier sur le sujet.
As-tu des liens à partager là dessus ? ( je lis l’anglais ) peut-être des expériences ?
des posologies ?
Merci beaucoup.
Bonne journée avec la pluie qui s’en vient peut-être ? ( espoir… )
Les reins ont été les seuls à accuser le coup…
bonjour Céline
je cueille les tiges femelles (c’est à dire celles qui présentent des grappes de graines tombantes ) , je les cueille lorsqu’elles sont vertes, mais même lorsqu’elles foncent c’est bon à cueillir)
concernant les graines et l’insuffisance rénale , pas vraiment d’information ou d’études sur les graines et leur action sur les reins juste l’expérience de la communauté herbalistes particulièrement anglo saxonne mais c’est un sujet à creuser
mais c’est à creuser
Bonjour Sabine,
merci pour votre réponse.
C’est ce que je pensais faire : ramasser la plante quand les graines sont entre vertes et bientôt grises marrons..Par contre, je me demandais s’il fallait par la suite, ce qui me semble impossible 😀 , vanner la récolte vu qu’il y a dedans, les graines et les enveloppes des graines..
Pour l’insuffisance rénale, je vais continuer mes recherches. C’est vraiment dommage qu’on n’en sache pas plus…
En tous cas, merci pour les précisions, bonne journée
Bonjour Céline
pour ma part je les fais sécher sur leurs tiges (têtes en bas dans un grand sac ou un grand carton) puis une fois qu’elles sont sèches, je prends une dose de patience et je les détache des tiges (beaucoup tombent toutes seules mais souvent elles restent accrochées ) ou alors je frotte les « petits paquets » de graines sur un tamis