Ortie
(Urtica dioica, U. urens)

« Mais devant ce que l’on a en abondance on devient indifférent !
De là vient que l’on tient des centaines de plantes pour de mauvaises herbes
et qu’on les foule aux pieds au lieu de les considérer avec admiration comme utiles »
(Abbé Sébastien Kneipp)
Incontournable, inestimable ortie. Cette rebelle au cœur tendre a plus d’un trésor dans sa boite à secrets…
Un article n’en fera pas le tour. Lorsque l’on constate, au travers d’une littérature abondante, le nombre d’amoureux et de fans qu’elle suscite, on pourrait presque fredonner « qui s’y frotte s’y implique ». La rencontre parfois cuisante avec cette indomptable ne peut nous laisser indifférents et nous invite à en prendre soin et à la respecter.
Ne jetez pas cet article aux orties avant de l’avoir lu, qui sait ce que vous y trouverez!
Noms communs :
– Pour Urtica dioica : ortie dioïque, grande ortie, ortie commune, ortie vivace.
– Pour Urtica urens : ortie brûlante.
Nom latin : Urtica dioica, Urtica urens
Famille : Urticacée
Constituants
- Feuilles : flavonoïdes, composés phénoliques, acides organiques, vitamines, sels minéraux, protéine, bore, vitamines A, C, D, E, F, K, P (1). Les protéines représentent 30% de la masse sèche. Le contenu des substances minérales est d’environ 20% de la masse sèche.
- Racine : lectines, polysaccharides, stérols, lignanes.
- Fruits (graines) : acides gras saturés et insaturés, caroténoïdes (β-carotène, lutéine, violaxantine), vitamines (1)
Parties utilisée : feuilles, plante entière, racines, graines

Goût :
- Herbeux
- Minéral, légèrement salé
- Doux
Énergétique :
- Asséchante
- Rafraîchissante
Description botanique
Urtica dioïque :
- Plante herbacée vivace, dioïque (un pied est soit mâle, soit femelle), mesurant de 50 cm à plus de 1 m ;
- Tige dressée et quadrangulaire couverte de poils courts et de poils longs urticants ;
- Feuilles pétiolées, opposées, décussées, forme ovale avec une extrémité pointue, fortement dentées et couvertes de poils urticants ;
- Les fleurs sont petites, unisexuées, verdâtres et disposées en grappes pendantes aux axes des feuilles, dans la partie supérieure de la tige pour les pieds femelles, et sous forme de chatons pour les pieds mâles ;
- La dioïque possède 2 types de racines, les unes en rhizomes et les secondes plus grosses sont plus pivotantes, qui s’enfoncent profondément dans le sol permettant à l’ortie de mieux résister aux aléas climatiques (2).
Urtica urens :
- Plante herbacée annuelle, monoïque, mesurant de 20 à 60cm, elle ne dépasse pas les 70cm ;
- Les fleurs femelles et mâles sont disposées en grappe sur le même pied, les fleurs femelles sont groupées sur un fin pédicule, alors que les fleurs mâles sont disposées de façon plus lâche et le pédicule est plus long .
- Racine pivotante, pas de rhizome
Culture et entretien
L’ortie dioïque (la plus commune) se nourrit d’azote, de déchets organiques décomposés dont elle va se servir pour synthétiser des protéines de très grande valeur, en contrepartie elle rééquilibre le terrain qu’elle habite.
Elle est également qualifiée de plante ferreuse car elle régularise la teneur en fer du sol et devient même bénéfique pour les autres plantes qui y poussent.
Indicatrice des lieux riches en fumure, elle apprécie les sols plutôt humides, bien drainés, à tendance argileuse, mais peut s’accommoder de tout type de sol. Lorsque vous vous promenez en montagne, là où vous repérerez l’ortie, vous pouvez vous dire qu’il y a ou qu’il y eu activité humaine/élevage.
Elle a besoin de beaucoup d’eau au début de sa croissance. Une fois son système racinaire bien développé par contre, elle résiste bien à la sécheresse .
Semis : la récolte de la graine se fait vers la fin du mois d’août, on coupe la tige et on la laisse sécher, la graine tombe d’elle-même, la récolte des orties issues de semis ne se fait qu’à partir du printemps suivant.

Multiplication par les racines : en septembre et octobre, on peut arracher les racines, les séparer et les replanter. Coupez les extrémités, gardez des tronçons de 5 cm et plantez-les en ligne à la même profondeur où vous les avez trouvés, assez près les uns des autres, les orties ainsi plantées se récoltent dès le premier été (3).

Parfois, il suffit juste de rapporter avec d’autres plantes des petits morceaux d’ortie (parfois à notre insu) pour que cette dernière, si le lieu lui convient, s’installe de façon durable au jardin. Le tout est de pouvoir la canaliser !
Elle n’est pas très présente en Provence où le climat ne lui est pas trop favorable (encore que certains endroits un peu protégés, près des ruisseaux, la voient s’épanouir joyeusement). C’est une plante que l’on retrouve un peu partout naturellement et que l’on repère très facilement : si ce n’est botaniquement, nos jambes, elles, ne s’y tromperont pas !
Poils urticants : parlons-en
Qui s’y frotte s’y pique ! L’ortie ne supporte pas trop qu’on la prenne à rebrousse poils et vous le fait vite savoir …
Ces poils urticants pourtant, d’allure fragile, cassant comme du verre (silice) contiennent dans leurs fondements un détonnant cocktail de principes actifs qui seraient responsables de ces mordantes agressions : acide formique, silice, 5-hydroxytryptamine, histamine, acétylcholine, formiate de sodium, sérotonine, leucotriènes (en petites quantité) (4).
Propriétés de l’ortie
Plante polyvalente par excellence, à la fois alimentaire et plante-médecine, l’ortie reprend petit à petit sa place dans nos cuisines, nos pharmacies familiales et nos jardins grâce à de farouches défenseurs de son bon droit !
Ce qui est compliqué avec ce type de plante, c’est justement l’aspect polyvalent. Car elle peut faire tant de choses qu’au final on ne retient pas grand chose.
Je vais donc vous simplifier la tache et ne mentionner ici que les points pour lesquels l’ortie se distingue.
Tonique et nourrissante
Nutritive par ses nombreux minéraux, protéines, vitamines, par la chlorophylle qu’elle contient, on peut affirmer que l’ortie est un légume complet que nous devrions inviter plus souvent dans nos assiettes. Rien de tel qu’une bonne soupe aux orties pour réjouir les gourmands. Et faute de soupe, il y a toujours l’infusion qui est très nourrissante, sous-estimée et sous-utilisée.
Les minéraux divers et variés sont essentiels pour un bon influx nerveux et musculaire. A garder en tête si crampes musculaires, tressautements de la paupière, etc. Pour la partie reminéralisante et la meilleure méthode pour l’utiliser, voir mon article ici.
Quand vous ne savez plus trop à quelles plantes vous vouer, que vous êtes dans le doute, que vous traversez une période de fatigue ou que vous suspectez des carences nutritionnelles, choisissez l’ortie. De par sa polyvalence, elle peut contribuer au bon fonctionnement des reins, du foie, des voies digestives et du métabolisme général.
Notez qu’une infusion d’ortie occasionnelle ne suffira pas à recharger vos batteries. Il faudra en prendre pendant une bonne dizaine de jours afin de combler des carences éventuelles. Répétez cette cure régulièrement si vous sentez que les piles se déchargent à nouveau.
N’oubliez pas aussi que le stress chronique vous fait puiser dans vos réserves en minéraux, ces substances essentielles pour une bonne stabilité du signal nerveux. Dans ce contexte, l’ortie se combine bien avec les plantes apaisantes des nerfs, la passiflore (Passiflora incarnata) par exemple.

Un super-aliment
Les feuilles d’ortie sont riches en protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les protéines représentent 30% de la masse sèche. La teneur en protéines des feuilles couvre nos besoins en acides aminés essentiels. Le contenu des substances minérales est d’environ 20% de la masse sèche. Les graines sont riches en acides gras essentiels, donc n’hésitez-pas à les rajouter à vos salades par exemple si vous en avez.
Cette richesse en nutriments donne à l’ortie des propriétés nutritives mais aussi pharmacologiques précieuses. Les oligo- éléments et vitamines renforcent le système immunitaire. La présence simultanée dans l’ortie des vitamines B1, C, E, fer, zinc, sélénium et manganèse contribue à ses qualités anti-oxydantes.
Les feuilles d’ortie peuvent donc être un supplément nutritionnel important chez l’enfant ou la personne âgée, pendant la convalescence ou toute autre période de la vie caractérisée par une fatigue et une dénutrition.
Pour se faire, rien de plus simple. Prenez de l’ortie sèche, passez-la au moulin à café, puis utilisez cette poudre sur vos salades, dans des soupes, mélangées à du riz ou des légumineuses, etc. Sans parler de toutes les recettes délicieuses à partir d’ortie fraîchement cueillie…
Souhaitons que l’ortie retrouve sa place de super légume.
Facilite le processus digestif
Sa richesse en vitamines et minéraux apporte un soutien à la reconstruction des muqueuses digestives, ce qui est important lorsqu’elles sont ulcérées ou enflammées. Une muqueuse enflammée ne peut pas bien absorber les nutriments. Aujourd’hui, les problèmes d’inflammation intestinale chronique sont courants.
Parlons de la chlorophylle qui est présente en quantité dans l’ortie. Les études montrent que la chlorophylle a un effet positif et équilibrant sur la flore intestinale. Une flore intestinale équilibrée est nécessaire pour une bonne absorption des nutriments.
De plus, la chlorophylle favorise un meilleur fonctionnement du foie en le protégeant contre les agressions diverses. Elle pourrait même agir en prévention contre le cancer du foie lorsque la personne est exposée à une forte charge toxique (6).
L’ortie pourrait donc bel et bien faciliter le processus digestif dans son ensemble. Rien à voir avec une tonique amère comme la gentiane qui stimule la sécrétion de sucs et l’activité des muscles digestifs. Ici nous parlons d’un effet beaucoup plus subtil sur la nutrition et l’assimilation.
Récapitulons : l’ortie apporte les nutriments, elle répare la muqueuse digestive, elle nourrit la flore : tous les axes sont couverts, que demander de plus !

Dépurative et nettoyante
Sa richesse en minéraux la rend incroyablement utile pour tamponner les déchets acides de l’organisme. Votre corps fabrique des déchets en permanence, cela fait partie de son fonctionnement normal. Ces déchets doivent être tamponnés avec des substances alcalines afin d’être éliminés.
Les minéraux agissent justement comme tampons. Afin d’éviter que votre système ne tape dans vos os pour récupérer ces tampons, donnez-lui une grande richesse en minéraux d’une manière régulière.
Notez ici que l’action de l’ortie est différente de celle du pissenlit par exemple. Le pissenlit « nettoie » le système en stimulant le métabolisme des hépatocytes, ces petites usines de recyclage qui sont dans le foie. L’ortie, elle, agit en amont. Elle aide votre corps à capturer certains déchets pour que vos reins les élimines.
L’ortie est aussi très diurétique. Vous le remarquerez vite si vous buvez plusieurs tasses d’infusion bien dosée. Cet effet permet d’accélérer l’élimination de certaines toxines au niveau des reins.
Au fil du temps, un sang moins chargé en déchets signifie une meilleure vitalité. On retombe ici dans la partie « fortifiante » de l’ortie dont nous avons déjà parlé. Dans certains pays d’ailleurs, on considère l’ortie comme « nettoyante du sang », un terme qui lui va bien.
Elle a aussi cet avantage de nourrir en même temps, c’est donc une action deux-en-un que l’on retrouve difficilement dans d’autres plantes. On excrète un liquide « sale » d’un côté, on absorbe un liquide riche et propre de l’autre côté.
Pour un nettoyage encore plus efficace, il est bon de la combiner avec une plante qui agit plus spécifiquement sur le foie – retour à notre racine de pissenlit. Ou encore plus simple, glissez une branchette de romarin dans votre infusion d’ortie, vous stimulerez l’axe hépato-rénal dans son ensemble !
Articulations douloureuses
De par son action minéralisante, l’ortie nourrit les articulations abimées. Elle permet à la fibre osseuse et cartilagineuse de se régénérer. Sa richesse en silice permet une meilleure formation du collagène, cette famille de protéines que l’on retrouve partout dans le corps et qui permet de fortifier l’édifice. Elle est l’alliée de nos os et cartilages qu’elle bichonne avec beaucoup de soin !
De par son action diurétique forte, elle aide les reins à éliminer l’acide urique, substance inflammatoire notable pour les articulations. De plus, elle a une action anti-inflammatoire directe.
Vous avez peut-être entendu parler de la méthode héroïque de la flagellation qui, pour certains, donne de bons résultats. Passé le premier choc, cette méthode peut procurer une sensation d’agréables fourmillements suivie d’une sensation de légèreté de mouvements.
Pour d’autres par contre, cela reste une expérience désagréable car en plus des douleurs liées à l’arthrose se rajoutent celle de l’urtication… de quelle catégorie faites-vous partie ?

Anti anémique
L’ortie, dame de fer dans un écrin de vitamine C (surtout dans l’ortie fraîche), vitamine qui permet une meilleure assimilation du fer chez la personne souffrant d’anémie. Là encore un effet deux en un.
Bernard Bertrand (7) nous donne le témoignage d’un médecin hospitalier qui explique comment il a réussi à soigner un cas d’anémie désespéré pour lequel les intraveineuses qu’il prescrivait étaient inefficaces.
Se souvenant qu’une de ses aïeules vantait les vertus de la plante en ce domaine, il a, en désespoir de cause, obtenu un résultat spectaculaire après avoir fait manger des orties à sa patiente ! 48h suffirent pour que l’amélioration se manifeste.
Alliée de la femme
L’ortie est une alliée précieuse pour toutes les période de la vie d’une femme depuis l’apparition des règles jusqu’à la ménopause:
- Sa richesse en fer permet de combler les carences éventuelles dues à des règles abondantes ;
- Son aspect diurétique soulage les rétentions d’eau avant les règles ou pendant la ménopause ;
Peut-elle être prise pendant la grossesse ? Elle est, après tout, d’une grande richesse nutritive.
Comme toujours, cet aspect est très contesté et il n’y a pas de consensus sur le sujet. Le principe de précaution nous dirait qu’elle ne doit pas être utilisée car nous manquons de recul. Mais ce principe nous amène souvent à la paralysie.
D’un autre côté, je vous laisse avec l’opinion du docteur Aviva Romm, médecin américain spécialiste de la femme : les infusions nutritives peuvent être consommées pendant la grossesse avec modération (feuilles de framboisier, ortie, etc). Cerise sur le gâteau la consommation d’ortie aide à enrichir le lait maternel (7).
Allergies saisonnières
L’ortie a un effet anti-histaminique. Elle se verrouille sur les récepteurs histaminique et empêche la dégranulation des mastocytes et la libération d’une foule de médiateurs pro-inflammatoires qui causent les symptômes du rhume des foins (9).
Une étude randomisée en-double aveugle utilisant 300 mg d’ortie dans le traitement de la rhinite allergique : 58% des participants l’ont jugé efficace pour soulager leurs symptômes et 48 pour cent l’ont trouvé égale ou plus efficace que leur médicament antérieur (10).
Si vous êtes de nature allergique (sinusite, rhinite, asthme), pensez à la prise quotidienne d’une infusion d’ortie et de plantain les quelques semaines précédents les épisodes allergiques liés aux pollens. Continuez pendant la période des pollens.
Et lorsque je parle d’infusion journalière, je ne parle pas d’une petite tasse le matin. Je parle d’un litre bien dosé. Voir ci-dessous pour les quantités à utiliser.
Ceci aura un effet positif sur la fréquence et l’intensité des crises.

Hyperplasie bénigne de la prostate (HPB)
Nous passons ici à une autre partie de la plante : la racine, avec sa richesse en lectines et lignanes.
La racine de l’ortie a été utilisée avec succès dans de nombreuses études pour traiter l’HPB. De nombreux travaux de recherche montrent que les composants de la racine d’ortie peuvent interférer avec plusieurs mécanismes impliqués dans le développement de l’HBP.
En effet, la racine d’ortie bloque la conversion de testostérone en DHT (dihydrotestostérone), substance qui stimule la croissance de la prostate. De plus, elle bloque aussi la conversion de testostérones en oestrogènes, qui chez l’homme sont aussi associés aux problèmes de prostate.
Enfin, il y a action directe de la racine d’ortie sur les récepteurs de la prostate avec un effet antiprolifératif (8) – en d’autres termes, la racine d’ortie freine l’augmentation du volume de la prostate.
La racine d’ortie se combine bien avec les autres plantes classiques de l’HBP – palmier nain, épilobe, etc.
Rebâtir les reins et les surrénales
La graine d’ortie a le vent en poupe.
Tout d’abord, la communauté herbaliste américaine avec qui je discute régulièrement parle de plus en plus de graines d’orties pour l’insuffisance rénale, David Winston étant le chef de file. La graine serait réparatrice des reins abimés et elle améliorerait la situation au fil des mois de prise. Elle se prend à la cuillère à café saupoudrée sur la nourriture.
Les graines d’ortie seraient aussi adaptogènes d’après certains. Henriette Kress, herbaliste finlandaise, utilise la graine chez toute personne épuisée ou en burn-out.
La graine, jusqu’ici difficilement trouvable en herboristerie, commence finalement à faire son apparition (voir l’herboristerie du Valmont par exemple). Nous avons besoin de fournisseurs, sinon ceux qui ne la ramassent pas ne pourront jamais profiter de la graine.
Contre-indications et précautions
- Si vous la prenez pendant une période assez longue (plusieurs semaines), l’ortie deviendra asséchante – sensation de bouche sèche et chez certains de peau et muqueuse sèche ;
- Lorsque nous sommes dans des états de grande fatigue ou de grande faiblesse, mieux vaut baisser les quantités, trop drainer ou apporter un effet dépuratif dans ces périodes peut être mal toléré ;
- Son effet diurétique peut être problématique chez la personne en hypotension chronique, là encore si prise au long cours ;
- Ne pas prendre en quantité si insuffisance rénale ;
- Ne pas prendre si vous souffrez d’hémochromatose (excès de fer) ;
- L’ortie est riche en vitamine K, elle vous est donc contre-indiquée si vous prenez des anticoagulants de type anti-vitamine K.
- Malgré ses propriétés antiallergiques, l’ortie peut causer des allergies chez les personnes sensibles. Certaines réactions d’hypersensibilité rares comme l’urticaire, les démangeaisons, l’œdème, l’oligurie et la gastralgie ont été rapportées, ainsi que le témoigne un de nos lecteurs dont la fille, qui après avoir passée une journée à désherber un champ d’orties à mains nues, fit une énorme crise d’asthme proche d’un choc anaphylactique

Préparation de l’ortie
Parties utilisées
Comme expliqué précédemment, on utilise principalement la feuille, mais aussi (moins communément) la racine et la graine.
On récolte les parties aériennes quasiment toute l’année si pas de période de gel, idéalement avant la période de floraison. Coupez la régulièrement, elle n’en repoussera que mieux. On peut la récolter soit en coupant les parties aériennes à la faucille, on en fait des bouquets que l’on pendra pour les faire sécher ce qui est assez rapide, soit en ne récupérant que les têtes (un peu plus laborieux ).
Pour la cuisine, il est préférable de ne récupérer que les têtes. En effet, les tiges et les feuilles plus âgées risquent d’être un peu trop fibreuses. Pour les plus novices, n’oubliez pas les gants !
Ne croyez pas qu’en séchant elles ne piquent plus, elles restent quand même urticantes et là aussi les gants sont utiles pour les conditionner.
Le rapport frais/sec est le suivant : 5,5 kg de plantes fraiches donnent 1 kg de plantes sèches (11).
Sa teneur en chlorophylle et en caroténoïdes change selon qu’elle ait poussé au soleil ou à l’ombre. Une étude compare les deux conditions et trouve qu’il y a plus de chlorophylle et de caroténoïdes chez les plantes ayant poussé à l’ombre (12).
Le docteur Willem Daems, qui a longtemps travaillé pour les Laboratoires Weleda, nous explique ceci (13) :
- La teneur en fer dépend du site – les plantes situées au voisinage des rails du tramway contenaient plus de cinq fois plus de fer que celles des parcelles expérimentales, récoltées au même moment ;
- La teneur en fer diminue au fur et à mesure que l’on monte de la racine vers la fleur ;
- Deux plans poussant côte à côte peuvent faire apparaître des différences allant jusqu’à 40 % ;
- Les orties du printemps et de l’automne affichent de très fortes teneurs en fer, alors que l’été marque un creux ;
- On peut supposer que 100 g de feuilles d’orties fraîches contiennent 20 mg de fer.
Les racines se récoltent à partir de l’automne, quand la plante a fructifié et est en repos végétatif.

Ne retenez que les rhizomes « pleins » (ci-dessous photo de gauche) car parfois ils peuvent être creux (photo de droite) et se rapprochent plus de la tige que du rhizome, même si on les récupère sous terre.

Formes
- Feuilles
- L’infusion des feuilles fraîches ou sèches est excellente afin de bien pouvoir doser la plante. Notez bien qu’il faut faire infuser longtemps pour extraire tous les minéraux. Je recommande 30 minutes, mais Leclerc va jusqu’à 12 heures !
- Je ne suis pas fan de teinture mais c’est une forme possible – de plante fraîche ou sèche
- Suc frais ou jus
- Hydrolat
- En poudre, prenez de l’ortie sèche et passez-la au moulin à café, saupoudrez sur vos salades, dans des soupes, mélangée à du riz ou des légumineuses, etc.
- Racines
- La teinture des racines fraîches ou sèches est préférable (alcool pur pour les racines fraiches, alcool à 55° pour les racines sèches)
- La décoction des racines sèches second choix
- Les gélules de racines en poudre
- Les gélules d’extrait sec
- Graines
- Simplement saupoudrées sur la nourriture
- La teinture des graines fraîches ou sèches en second choix
Dosages
Pour la plupart des situations chroniques mentionnées plus haut, il faudra faire des prises longues, plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. L’ortie peut être prise seule, ou accompagnée d’autres plantes afin d’apporter des effets complémentaires.
- Feuilles
- Infusion
- 20 à 30 g de plante sèche par jour dans 1 litre d’eau, à infuser ½ heure (Bernard) – pour la plante fraîche, vu son taux d’humidité, il faudra s’approcher des 100 g/jour.
- 30 à 60 g par litre à boire avant les repas ou entre les repas, 3 tasses par jour (Fournier, Valnet)
- Teinture
- 7 à 14 ml par jour (Mills & Bone)
- Suc frais ou jus
- 60 à 125 g par jour avec de l’eau (1 verre à vin) avant les repas (Fournier)
- Hydrolat
- 2 c à soupe par jour dans un grand verre d’eau
- Infusion
- Racines
- Décoction
- 30 à 50 g par litre (Fournier, Valnet)
- Teinture
- Entre 50 et 150 gouttes par jour
- Racines en poudre
- 3 à 6 g par jour (Mills & Bone)
- Extrait sec concentré au 5:1
- 600 à 1200 mg par jour (Mills & Bone)
- Décoction
Références
(1) International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences – ISSN-0975-1491 Vol 7, Issue 10, 2015 (Highlights on Nutritional and Therapeutic Value of Stinging nettle (Urtica dioïca)
(2) (3) (7) Bertrand, « Les secrets de l’ortie »
(4) http://www.herballegacy.com/Vance_Chemical.html
(5) Valnet p.398
(6) Egner PA, Wang JB, Zhu YR, Zhang BC, Wu Y, Zhang QN, Qian GS, Kuang SY, Gange SJ, Jacobson LP, Helzlsouer KJ, Bailey GS, Groopman JD, Kensler TW. Chlorophyllin intervention reduces aflatoxin-DNA adducts in individuals at high risk for liver cancer. Proc Natl Acad Sci U S A. 2001 Dec 4;98(25):14601-6.
(7) https://theherbalacademy.com/a-family-herb-stinging-nettle-leaf-uses/
(8) Hryb DJ, Khan MS, Romas NA, Rosner W. The effect of extracts of the roots of the stinging nettle (Urtica dioica) on the interaction of SHBG with its receptor on human prostatic membranes. Planta Med. 1995 Feb;61(1):31-2.
(9) Roschek B Jr, Fink RC, McMichael M, Alberte RS. Nettle extract (Urtica dioica) affects key receptors and enzymes associated with allergic rhinitis. Phytother Res. 2009 Jul;23(7):920-6.
(10) Thévenin, « Les plantes sauvages«
(11) http://docnum.univ-lorraine.fr/public/SCDPHA_T_2005_DRAGHI_FRANCINE.pdf
(12) http://www.editions-med-ant.fr/wp-content/uploads/2014/07/CM21-SITE.pdf
Ouvrages de référence :
- Fournier, « Dictionnaire de Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947
- Mills & Bone, « Principles and Practice of Phytotherapy », 2000
- Valnet, « La Phytotherapie », 2001




453 réponses
Bonjour Christophe , concernant la teinture mère, combien de temps faut-il laisser macérer les racines avec l´ alcool et pendant combien de temps doit-on prendre les gouttes?
Merci et bonne journée.Alex
Bonjour Alex
vous laissez macérer une quinzaine de jour, quant à la durée de prise c’est du cas par cas , tout dépend de votre objectif, et si pour HBP souvent c’est souvent un parcours au long terme avec d’autres plantes soit ensemble soit en alternance
Bonjour, Merci de m´ avoir répondu concernant le temps de macération pour une teinture mère d ´ortie.
Pour HBP quelles sont les autres plantes qui peuvent être prise ensemble ou en alternance.
Bonne journée, Alex.
Bonjour Alex
je vous invite à lire cet article et aussi les discussions qui sont en dessous https://www.altheaprovence.com/blog/hypertrophie-benigne-prostate-chardon-marie-selenium/
Bonjour et encore merci pour vos informations.
Une bonne journée à vous.
Alex.
à vous aussi 🙂
Bonjour ,
j’ai récolté mes orties et les ai faites secher , dans le but de la passer au mixer pour en faire une poudre qui du coup est moins fine qu’au moulin a café ( trop contraignant ) , car grosse quantité …
1 ere question :
du coup quelle quantité faut il en absorber en l’utilisant comme ingrédient dans les salades et autres , pour qu’elle est un effet reminéralisant et fortifiant ? pour moi , ongles cassants , perte de cheveux , burn out ?
2 eme question :
Ma fille s’est fracturé la colone vertébrale , apres 3 mois de corset , encore beaucoup de souffrance et de difficultés , l’ortie ? a quelle dose , sachant que c’est celle ci dessus que je vais utiliser ….cette plante peut elle l’aider ?
merci de vos conseils
cordialement
helene
Bonjour Hélène
1) 1 à 2 cuillères à café par jour que vous saupoudrez dans votre alimentation, ce qui fonctionne bien c’est surtout la régularité , vous pourriez aussi (vis à vis du stress) regarder dans les plantes adaptogènes https://www.altheaprovence.com/blog/plantes-adaptogenes/
2) la reminéralisation pour votre fille me parait judicieux la recette sur cet article https://www.altheaprovence.com/blog/magnesium-naturel-ortie/, je regarderai en local du côté de la consoude (vous préparez un baume ou vous achetez un baume ou crème à consoude et vous lui appliquez sur la colonne plusieurs fois dans la journée (si cela vous est possible ) ou toujours si cela vous est accessible, des cataplasmes argiles/feuilles ou racines fraiches de consoude ou compresse d’infusions de feuilles de consoude ou décoction de racine , vous pouvez soit tremper une compresse (ou un tissu) dans l’infusion/décoction et appliquer plusieurs fois par jour sur la zone fracturée, ou mettre l’infusion/décoction pour mouiller de l’argile verte (pâte) et appliquer dans le dos (par contre c’est une manipulation astreignante il ne faut pas se leurrer mais efficace https://www.altheaprovence.com/blog/la-consoude/
Bonjour, tout d’abord merci pour cet article fort instructif, habitant à paris j’ai décidé de planter des orties sur mon balcon , j’ai récupéré les racines pour la premiere fois aujourd’hui, ayant planté les graines il y a 4 mois, et je constate qu’elles sont très fines comparées à celle que l’on peut voir sur certaines photos (bien que les orties se soient développées avec une déconcertante facilité). Combien de temps d’après vous devrais-je laisser la plante croitre avant de récupérer les racines? D’autre part avez vous une technique efficace pour le faire?
Merci d’avance!
Bonjour Johann
c’est normal qu’elles soient fines, elles n’ont pas encore eu le temps de grossir, souvent les gros rhizomes que vous pouvez voir ailleurs sont issus de spots d’orties qui sont installés depuis plusieurs années , après il arrive que les plus âgés sont souvent creux , mais là, vous en avez récolter et je pense que la racine sera quand même bien active, et rien ne vous empêche de les conditionner (ou les faire sécher ou en teinture ), et il y a de fortes probabilités qu’elle prenne de la vigueur au fil du temps si elle se plait là où vous l’avez installée
En effet elles n’ont pas l’air malheureuse 😉 merci pour votre réponse rapide!
Merci pour vos informations toujours tellement riches et intéressantes.
Sur l’ortie, je vous apporte mon témoignage : J’ai pas mal d’eczéma aux mains et des douleurs d’arthrose.
J’ai commencé par des infusions de sauge, mais très rapidement, l’eczéma s’est développé jusqu’a devenir insupportable. J’ai dû cesser.
Nous étions au printemps : j’ai ramassé pas mal d’orties lors de mon passage en Savoie parce que dans le haut Var, où j’habite, je n’en trouve pas. (j’en ai ramené, je les ai plantées, et elles poussent bien, mais je dois les arroser régulièrement).
J’ai commencé les infusions : 1l et demi par jour. Une grosse poignée de feuilles sèches d’orties et une petite branche de romarin que je laissais infuser 10 mn dans l’eau à 80° environ.
Au bout d’une semaine, l’eczéma commençait à disparaître. Ou plutôt, il sortait, mais était comme cicatrisé au niveau de la peau. J’avais une nouvelle peau toute neuve qui se formait.
J’ai fait cette cure 4 mois, l’eczéma sortait toujours mais était réparé dès sa sortie. Très bizarre. Mes douleurs d’arthrose qui me gênaient dans tous mes mouvements ont disparu.
Dès que j’ai arrêté la cure, au mois d’août, l’eczéma est réapparu. Je ne sais pas s’il est ressorti plus fort qu’avant ou si c’est moi qui ai oublié comme il était handicapant, mais ce que je tolérais bien malgré moi avant, je ne le supporte plus.
J’ai donc repris ma cure, début septembre. L’eczéma diminue à nouveau. J’ai des démangeaisons, il sort, mais la peau se cicatrise tout de suite. Avant, j’avais des grosses crevasses qui ne se fermaient jamais. Elles guérissent maintenant dans la journée.
Je suppose que si l’eczéma sort, c’est que j’ai encore un problème de toxines, et là, je ne sais pas que faire. Si vous avez un conseil à me donner, je suis preneuse.
Mais c’est déjà génial que je sois soulagée, simplement par la prise d’une infusion qui est agréable à boire, en plus, chaude ou froide, avec un peu de miel. Un grand bol le matin m’a
permis de ne plus avoir d’hypoglycémie à 10 heures…..
Merci, l’ortie. En plus d’être très utile, je trouve cette plante très jolie.
Bonjour Joel
vous pourriez compléter par une petite dépuration du foie https://www.altheaprovence.com/blog/nettoyer-foie/
Tout pour plaire! et je viens d’apprendre en regardant « silence ça pousse »…qu’une filière textile se développe pour transformer en tissu la fibre d’ortie…
L’ortie culture a de beaux jours devant elle!
BONJOUR CHRISTOPHE
J’AI TOUJOURS AUTANT DE PLAISIR ET DE GRATITUDE
VOTRE VOIX EST TRÈS AGRÉABLE TOUT EST SUPER AUDIBLE ET DE PLUS FACILE A COMPRENDRE
ENCORE MERCI DE PARTAGER VOTRE SAVOIR POUR AIDER CEUX QUI LE DÉSIRENT A PRENDRE LEUR SANTÉ EN MAIN
GISELE
Bonjour, j’ai déjà lu que pour faire l’infusion il ne fallait pas dépasser les 60°c…qu’en pensez vous?
Merci par avance
Oui c’est ce que l’on présente parfois afin de préserver la vitamine C.
La vitamine C craint la chaleur, et l’ortie en contient une petite quantité, donc si on voulait la préserver, effectivement une infusion à 60°C serait plus respectueuse.
Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que 100 g d’ortie contiennent 1 mg de vitamine C. C’est minuscule !
De plus, le séchage va détruire une partie de la vitamine C.
Donc au final, lorsqu’on utilise une ortie sèche de quelques mois (ce qui est souvent le cas), il n’y a pas de problème avec une bonne vieille infusion. Car il ne reste quasiment plus de vitamine C.
Ceci étant dit, pour ceux qui ont une bouilloire à température contrôlée, c’est tout à fait faisable et même facile à faire, alors pourquoi pas.
Je vous remercie bcp pour ces explications!! Je soigne bcp mes animaux avec des tisanes d’orties (fraîches en saison, séchées l’hiver) et j’ai d’excellent résultat! C’est plante est pour moi un vrai médicament qui remplace bien des produits chimiques!!!
Bonjour Sabine et Christophe
Que pensez vous de l’ortie pour les dysménorrhée? Peut elle être utile?
Par exemple en macérat huileux sur le bas ventre….
Bonjour Maryline
oui l’ortie a un rôle à jouer, peut-être en synergie avec l’Achillée millefeuille, plutôt en interne, mais pourquoi pas tester en MH; vous l’appliquez, mettez un tissu sur le bas du ventre et posez une bouillotte chaude par dessus
Deux articles sont dédiés ici à Lyme et de viens de m’en apercevoir, je vais les consulter de ce pas!
Je reste curieuse de l’usage de l’ortie dans un tel cas néanmoins.
Bonjour Christophe,
Merci pour l’existence de ce blog dynamique, riche d’informations précieuses… sur une toile où beaucoup de choses fausses sont disséminées!
Quant à l’ortie, plante tellement nutritive et médicinale, je me pose une question:
Dans un cas (complexe) de maladie de Lyme, je la trouvais fort intéressante en soutient de fond, tant pour le foie (traitement aux huiles essentielles hépatotoxiques sur le long terme), que pour son action globale sur la fatigue et son action sur les douleurs articulaires (ici, cas d’inflammation chronique de la colonne vertébrale).
Or, il est écrit qu’elle contient entre autres du manganèse.
Dans quelles proportions en moyenne?Sachant que ce serait pour l’usage d’orties poussant (à profusion) sur une terre très riche en fer et en manganèse (analyses d’eau montrant un taux 3x supérieur en fer et 10x supérieur en manganèse par rapport au seuil de tolérance).
La boréliose étant très friande de manganèse, j’hésite donc fortement à conseiller l’usage de l’ortie malgré son large spectre médicinal.
Qu’en pensez-vous?
Avez-vous eut des retours positifs de traitement de maladie de Lyme?
Merci par avance.
Belle journée.
Bonjour Ju,
Fort intéressante dans le contexte de Lyme effectivement, je suis d’accord avec vous.
Si vous partez vite en Herx, je dirais de commencer doucement. J’ai déjà eu des cas qui réagissaient à l’ortie d’une manière assez rapide.
Donc commencer par, ex 10 g par litre, voir si toléré, puis monter à 30 g/L, boire le litre dans la journée.
Pour le manganèse, je n’ai pas l’info.
Mais vu que j’ai constaté des réactions à l’ortie, c’est peut-être une explication. Lorsqu’elle est bien tolérée, elle fait du bien, confirmé par certains de mes collègues en amérique du nord.
Bonjour
J’aimerais savoir si l’ortie ne présente pas de danger avec une hypo Hashimoto
Merci beaucoup
bonsoir Christine
à ma connaissance non
Merci beaucoup. !
Bonjour et merci pour vos articles toujours bien détaillés sur nos amies les plantes.
De mon côté j’ai broyé des feuilles d’orties à 20% avec du sel de Guérande, facile ainsi de saler quotidiennement son repas. Pensez vous que ses propriétés même minimes mais quotidiennes s’y retrouvent ?
Merci !
Bonjour Léa
oui tout à fait, après si c’est par exemple pour une reminéralisation , il faudra les quantités adaptées
bonjour, j’ai déjà fait de la soupe d’ortie ,ensuite j’en prends dans un bol et je met un peu de crème fraiche
c’est très bon ,ça à un gout de petit pois, j’ai remarquer qu’après avoir bu le bol je ressenter des fourmillements dans les mains quelques minutes ,est ce normal ,merci.
Bonjour Phil
difficile à dire comme ça, je ne saurais vous dire s’il y a un lien, parfois l’organisme réagit à contre pieds de ce que l’on croit, c’est tout le mystère de la Nature 🙂
Bonjour,
Je viens d’apprendre que je faisais du dermographisme, chose étrange mais qui explique mes démangeaisons que mon médecin mettait sur le dos du stress même lorsque j’allais moralement très bien. Ayant également un terrain d’allergie de contact et de rhume des foins, j’ai pensé me faire une cure de tisane pour rééquilibrer le foi. J’ai pensé à : matricaire, mélisse, chardon-marie et achilée. En lisant cet article, je me suis dit que ce pourrait être bien d’y rajouter l’ortie. Mais j’hésite : en feuille avec le reste ou en teinture ?
Bonjour Sylvie,
La forme infusion est très bien. Vous trouverez aussi de la feuille d’ortie en poudre aujourd’hui dans certaines herboristeries. Vous pouvez en rajouter une cuillère à café bien remplie à une compote par exemple, c’est une bonne manière de prendre l’ortie si vous avez déjà un mélange à infusion bien chargé.
Merci Christophe
Bonne journée 🙂
Bonjour,
J’ai lu que l’on pouvait faire bouillir les feuilles d’ortie pour leur faire perdre leurs poils urticants.
Est-il possible après cela de les faire sécher pour s’en resservir plus tard en infusion, sans leurs faire perdre leurs propriétés ?
Merci d’avance.
Bonjour Julien
non le fait de faire bouillir va plutôt abimer les constituants de la plante, les poils urticants ne résisteront pas à une simple infusion (80-85°)
oui tout à fait, vous pouvez les faire sécher et elles gardent leurs propriétés
Un grand merci à vous !
– Et pour les prises de vinaigre d’ortie, que conseillez-vous comme dosage ?
– Question un peu bête: peut-on mélanger le vinaigre obtenu avec de l’huile pour en faire une vinaigrette ?
Merci
Bonjour Julien
pour le vinaigre il n’y a pas de règles précises quant aux dosages, ça fonctionne un peu à la cuillère à café 🙂 et oui excellent idée dans la vinaigrette
Bonjour,
L’ortie vendu chez aromazone :
https://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/poudre-ortie-piquante-aroma-zone?page=library
Est elle de bonne qualité d’après toi et peux ton l’utiliser en infusion ?
Si oui a quel dosage ?
Pour les douleurs articulaires et le rhum des foins seraient elles adaptés?
Merci pour ton retour et pour tout ce que tu nous fait partager.
Bonne journée
Bonjour Cyrille
Nous n’avons pas testé aromazone pour ce qui est de l’ortie donc aucune idée
oui l’ortie de par son action reminéralisante et anti histaminique peut apporter une aide précieuse pour les problèmes articulaire et les épisodes d’allergies saisonnières
Bonjour Cyrille
je me suis posé la même question, surtout en voyant le prix ! Ma conclusion : je ne ferais confiance qu’à un produit de proximité. Le franchissement des frontières réduit la qualité des contrôles, entre autre AB. D’autre part, rien ne prouve que l’ortie n’a pas été ramassée près des cours d’eau en Pologne (pays d’origine) et connaissant ses propriétés fabuleuses pour l’absorption des métaux lourds… Un cours d’eau peut être ok un jour et pollué un autre. Avec un prix pareil, je me méfierais d’emblée, un réflexe !
Bonjour, existe t’il une différence entre la poudre et la racine ?? Car avec la racine je n’arrive plus à uriner
Pourquoi ? Merci
Bonjour Chantal
je n’ai pas très bien compris votre question poudre et racine? vous avez pris des gélules ou avez vous fait vous même une préparation? pour quelle raison en avez vous pris?
en tout cas déjà si vous soupçonnez la racine d’ortie d’être à l’origine de votre problème, arrêtez d’en prendre, observez si le problème vient de là et en cas n’hésitez pas à consulter votre médecin, car cet arrêt de mictions peut cacher une problématique plus grave.
Bonjour Sabine, j’ai pris des gélules de racines d’orties pour soigner ma fatigue, malgres 1 litre d’eau je n’ai pas réussi à l’evacuer il a fallu plus de 6 heures.Pensez vous qu’il y a une différence entre les feuilles et les racines, pour sur j’irai consulter des mardi
Merci
Chantal
oui ce sont les feuilles qui sont diurétiques et reminéralisantes et les racines sont utilisées surtout pour les problèmes de prostate
Merci beaucoup Sabine je me doutais de cette erreur je n’ai pas de prostate c’est pour ça
Bonne nuit
Bonjour,
L’ortie peut-elle être consommée par les personnes porteuses du facteur V de Leiden ? J’ai lu qu’elle était hémostatique mais ne trouve pas de références à ce sujet …
Merci pour toutes vos précieuses informations,
Lou
Bonjour Lou,
Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire dans ce contexte précis.
bonjour,
ma fille de 8 ans (à l’époque) souffrait d’énurésie. En cherchant un peu partout, elle a pris tous les jours (ainsi que moi) une petite tasse d’infusion d’ortie et on a vu une belle amélioration jusqu’à la disparition du pipi au lit !!
belle journée à vous
Bonjour nje voudrais savoir combien de temps apres la cueillette de lortie je peux l utiliser fraiche en salade ou en tisane sans risque d urticaire des muqueuses buccales qui peut etre tres dangereuse .Merci.
Bonjour Elisabeth
si vous désirez manger l’ortie crue , je vous conseille de la couper très finement avant de la consommer
Merci de votre prompte reponse Sabine mais je voudrais savoir combien de temps apres la cueillette elle perd son pouvoir urticariant quand elle est crue. merci .
elle ne le perd pas, même quand elle est sèche elle garde son côté piquant moins que fraiche mais quand même