sirop à base de plantes : comment le faire chez soi ?

La confection d’un sirop vous permet d’administrer une plante à un enfant (ou un adulte, car nous sommes parfois difficiles aussi) sans avoir à négocier et forcer pendant des heures. Le goût sucré est en général suffisant pour leur faire oublier les autres désagréments.

Car si vous avez des enfants et que vous vous intéressez aux plantes médicinales, vous avez sûrement essayé de faire prendre à votre enfant une petite tisane de temps en temps. Et la réaction est souvent assez prévisible : « c’est pas bon » ou « c’est trop amer« …

Alors, sortons nos bocaux de plantes sèches et nos casseroles. Nous allons voir comment optimiser la confection d’un sirop en suivant les méthodes traditionnelles. En fin d’article, nous passerons aux travaux pratiques avec la fabrication d’un sirop de sureau pour les problèmes hivernaux.

 

Sirop à base de plantes


Le sirop était autrefois une forme d’administration très appréciée pour les plantes médicinales, pour les raisons suivantes :

  • Comme nous l’avons dit précédemment, enrober une substance amère ou « forte » dans un liquide sucré a de gros avantages gustatifs pour certaines personnes qui auraient vite un réflexe nauséeux.
  • Le sucre est un conservateur qui stabilise une préparation, chose très importante à une époque où la réfrigération n’existait pas.
  • Le sucre était autrefois considéré comme nutritif. Les vues ont changé, dans le contexte actuel d’abus de glucides.

Substance sucrante

Pour fabriquer un sirop, utiliser la bonne concentration en substance sucrante est essentiel.

Sucre pour sirop

Le sucre nourrit les micro-organismes, donc si nous en mettons trop peu, il favorisera la dégradation plutôt que la conservation du sirop. Si nous augmentons suffisamment la quantité de sucre, il ralentit au contraire le développement de ces micro-organismes. Et si nous saturons la solution, il se précipite facilement.

La précipitation entraîne la formation de cristaux de sucres qui sont difficiles à redissoudre. De plus, ce qui est précipité n’est plus dans le sirop et n’offre plus d’effet conservateur. Notre but sera donc d’approcher le point de saturation sans le dépasser.

Arriver au bon taux de sucre peut être compliqué pour les sirops faits à partir de plante fraîche, car la plante peut contenir plus ou moins d’eau. Ceci nécessite un peu d’expérimentation.

Sucre ou miel ?

Les fabricants de sirop n’utilisent en principe que du sucre blanc, car c’est un sucre pur qui a été raffiné. Il ne contient pas de débris qui pourraient entraîner des dépôts au fond de la bouteille.

Pour un produit maison, je suis un grand partisan du miel. Il a un pouvoir désinfectant indéniable et de nombreuses vertus pour la santé. Rien à voir avec le sucre blanc qui ne contient que des calories « vides ». Dans les recettes ci-dessous, vous pouvez remplacer le sucre par le même poids de miel.

Conservation

Afin de préserver un sirop le plus longtemps possible, on le stocke dans des bouteilles avec bouchon hermétique qui ont été préalablement stérilisés dans de l’eau bouillante. Une fois stérilisées, les bouteilles doivent être séchées afin d’éviter une dilution involontaire du sirop ou une fermentation qui se développe dans une goutte d’eau oubliée.

L’eau utilisée pour la préparation sera bouillie, idéalement à partir d’eau distillée, d’eau minérale à faible résidus à sec, ou d’eau du robinet filtrée.

Il est conseillé de stocker votre préparation dans des bouteilles de petite taille afin de ne pas exposer une trop grande quantité de sirop à l’air à chaque fois que vous ouvrez la bouteille. Il vaut mieux plusieurs petites bouteilles qu’une grande. Une bouteille recyclée de sirop contre la toux, par exemple, fera l’affaire.

Si le sirop est préparé avec la bonne proportion de sucre, vous pourrez le garder à température ambiante. Mais afin de ne pas prendre de risque, je recommande de le garder au réfrigérateur. Une exposition directe aux rayons du soleil doit aussi être évitée autant que possible. Le sirop aura tendance à cristalliser avec le temps au réfrigérateur. Il n’y a pas grand-chose à y faire pour éviter ce phénomène.

Nous utilisons le sucre blanc le plus raffiné possible. Le sucre roux ou rapadura contiennent trop de composants organiques ou de micro-organismes qui ne sont pas désirés dans notre préparation.

D’autres agents de conservation peuvent être rajoutés :

  • Quelques gouttes d’huiles essentielles, qui vont bien sûr modifier le goût et la propriété du sirop final. Les huiles essentielles de pin et d’eucalyptus sont bien adaptées pour les sirops contre la toux. L’huile essentielle de menthe est intéressante pour un sirop digestif. L’huile essentielle de romarin est un excellent stabilisateur et antioxydant, mais donne un goût très prononcé. Je n’utilise en général pas les huiles essentielles en interne, sauf lorsqu’elles sont très diluées comme dans le cas d’un sirop.
  • De l’alcool, idéalement concentré à 90°, impossible à trouver aujourd’hui en France. Les alcools dilués de type rhum ou vodka vont diluer le sirop à cause de leur concentration en eau (un rhum à 50° contient bien évidemment 50% d’eau). Il faudra donc considérer cette dilution supplémentaire.
  • De la glycérine végétale, qui peut aider à retarder la fermentation du sirop, et retarde aussi la précipitation de certaines substances. Le sirop doit contenir au moins 30% de glycérine pour pouvoir bénéficier de ces propriétés. Voir chapitre suivant.
  • Du jus de citron, afin de faire baisser le pH , ce qui ralenti le développement des bactéries et autres levures.
  • De l’acide citrique, en remplacement du citron, que vous pouvez acheter en pharmacie.

La glycérine végétale

La glycérine végétale est très employée pour la fabrication de produits à base de plante dans les pays anglo-saxons. Du côté français, elle reste peu connue du monde de l’herboristerie. Vous la trouvez sur internet ou dans les pharmacies, sachant que le pharmacien vous dira en général « pour application externe ».

Glycérine et sirop

La glycérine (ou glycérol) est en fait grandement utilisée comme additif alimentaire, sous le numéro E422. Il est donc consommable avec une faible toxicité. C’est un solvant, émulsifiant, stabilisant et humidifiant.

Ce qui nous intéresse ici est son goût très sucré, sans pour autant être un sucre, car elle est plus affiliée aux lipides. Elle est donc très intéressante pour fabriquer un sirop destiné aux personnes ayant des problèmes de glycémie sanguine (syndrome métabolique, diabète).

La glycérine peut être de type organique (dérivée du pétrole) ou végétale (obtenue à partir de graines de colza ou autre). J’utilise personnellement celle d’origine végétale. Plusieurs pharmaciens avec qui j’ai discuté m’ont confirmé, après avoir téléphoné aux labos, que les glycérines vendues en pharmacie (comme la Cooper sur la photo) sont d’origine végétale.

Une autre propriété qui la rend extrêmement intéressante : d’un point de vue chimique, ses groupements OH s’associent aux liaisons H+ des acides afin de les stabiliser. Dans les plantes, les tannins sont délivrés sous la forme d’acides tanniques, et ces acides ont tendance à s’associer aux bases dans une préparation, les alcaloïdes par exemple. Si vous avez une teinture ou un mélange de teintures contenant des taux non négligeables d’acides tanniques et d’alcaloïdes, ils se précipiteront en sel et ne seront plus biodisponibles. La glycérine, au taux de 10% dans ces teintures, stabilisera les acides tanniques et les empêchera de s’associer aux alcaloïdes. Les deux resteront biodisponibles. Le même effet anti-précipitation s’applique aux sirops.

Types de sirop

  1. Sirop simple (le sirop de base non-aromatisé pour fabriquer n°3 dans cette liste)
  2. Sirop aromatisé (le sirop de base aromatisé pour fabriquer n°3 dans cette liste)
  3. Sirop de plante rajoutée (teinture mère, plante pulvérisée, huiles essentielles rajoutées au sirop simple ou au sirop aromatisé)
  4. Sirop de plante infusée (sirop fabriqué à partir d’une infusion concentrée)

Dosage

Le dosage traditionnel est de 1 cuillère-à-café de sirop, au besoin.


 Sirop simple

Le sirop simple ne contient que du sucre blanc dilué dans de l’eau. Il sert de base pour confectionner les sirops de plante ajoutée. Voici la recette :

  • Stérilisez tout ustensile à l’avance (bouteille, bocal, etc) ;
  • Placez 85 grammes de sucre ou miel dans la bouteille ou le bocal sélectionné ;
  • Versez 47 ml d’eau distillée et stérilisée (bouillie) ;
  • Fermez le récipient et secouez vigoureusement ;
  • Continuez à agiter d’une manière intermittente pendant la journée jusqu’à ce que le sucre soit complètement dilué ;
  • Stockez au réfrigérateur.

Notez que la dilution du sucre peut s’effectuer de manière plus rapide au bain marie.


Sirop aromatisé

Il sert de base pour délivrer une substance au goût désagréable. Le but est d’amener un goût fruité assez prononcé dans la base afin de masquer le goût de la plante choisie. Voici la recette :

  • Stérilisez tout ustensile à l’avance (bouteille, bocal, casserole, etc) ;
  • Placez 50 ml de jus de cerise dans une casserole stérilisée ;
  • Versez 85 grammes de sucre ou miel ;
  • Diluez le sucre au bain marie dans le jus ;
  • Versez dans la bouteille ou le récipient choisi (stérilisé) ;
  • Rajoutez 6 à 8 cuillères à soupe de rhum à 50° pour chaque 500 ml de sirop pour un pouvoir conservateur additionnel. Vous pouvez sauter cette étape si le sirop est pour un enfant ;
  • Stockez au réfrigérateur.

Sirop de plante rajoutée

Ceci n’est pas la recette traditionnelle du sirop, mais elle peut parfois être utile lorsqu’on n’a pas le temps de suivre la recette à base de plante infusée, et qu’on doit administrer une plante qui a mauvais goût.

Utilisez soit le sirop simple, soit le sirop aromatisé comme base. Rajoutez ensuite soit une proportion de teinture de plante, soit une proportion de plante pulvérisée finement (au moulin à café et tamisée, ou achetée pulvérisée directement).

La proportion de teinture ou de plante pulvérisée dépends évidemment de la plante choisie, certaines plantes étant utilisées dans des proportions plus ou moins grandes.

Pour un sirop expectorant à base de teinture de marrube (Marrubium vulgare) par exemple, utilisez :

  • 1 volume de teinture mère de marrube ;
  • 3 volumes de sirop aromatisé, le marrube étant très amer.

Prendre une cuillère à café au besoin. Pour des plantes de « puissance » similaire, la même proportion peut être utilisée.

Pour un sirop immuno-stimulant à base de racine d’astragale de chine récemment pulvérisée par exemple (Astragalus membranaceus), utilisez les proportions suivantes :

  • 1 volume de plante pulvérisée finement (mesuré au verre mesureur) ;
  • 4 volumes de sirop simple ou aromatisé.

Sirop de plante infusée

C’est la méthode traditionnelle de fabrication d’un sirop.  Voici la recette :

  1. Pesez 60 grammes d’herbe récemment séchée ou de mixture d’herbes que vous avez sélectionnée . Ceci n’est pas une règle exacte, et je modifie régulièrement cette quantité selon l’herbe que j’utilise. Disons que 60 grammes est un bon point de départ.
  2. Mettez les herbes dans une casserole et rajoutez 1 litre d’eau ;
  3. Faire chauffer doucement jusqu’à frémissement.
  4. Pour les plantes aromatiques, arrêtez le gaz et passez à l’étape 6.
  5. Pour les plantes non aromatiques, laissez frémir jusqu’à ce que le liquide soit réduit de moitié : 500 ml.
  6. Retirez du feu, pressez le marc et filtrez le liquide en utilisant un filtre à café permanent (non-utilisé pour le café).
  7. Mesurez le volume de liquide obtenu. Pour chaque volume, rajoutez 2 fois ce volume en sucre en suivant les mêmes graduations que pour un liquide au verre mesureur. Si par exemple vous obtenez 450 ml de liquide, remplissez le verre mesureur de sucre jusqu’à 900 ml de graduation pour liquide. Si vous utilisez du miel, faites le chauffer au bain marie afin de le liquéfier pour pouvoir mesurer la bonne quantité sur le verre.
    • Vous pouvez utiliser un mélange de sucre, miel, sirop d’érable, ou glycérine végétale.
    • Utilisez moins de substance sucrante si vous gardez votre sirop au réfrigérateur. Ce taux de sucre élevé est adapté à une conservation dans un endroit frais à l’extérieur du réfrigérateur.
  8. Mélangez liquide et sucre et faites dissoudre le sucre au bain marie. Vous pouvez aussi à ce stade faire épaissir le sirop s’il vous semble trop liquide. Laissez refroidir.
  9. Optionnel : afin d’augmenter la stabilité du sirop, vous pouvez augmenter son acidité. Les bactéries survivent difficilement dans un milieu acide. Trempez une bandelette Ph (acheter en pharmacie) dans votre sirop et mesurez le Ph. Rajoutez ½ à 1 petite cuillère à café d’acide citrique puis mesurez de nouveau. Répétez l’opération jusqu’à obtenir un Ph inférieur à 4. Cette étape est utile si vous avez fait vos propres sirops dans le passé et qu’ils ont tourné.
  10. Vous pouvez maintenant ajouter du rhum, du brandy ou du marc si vous le désirez, afin d’augmenter la conservation. L’alcool a aussi un effet relaxant sur la toux et les muscles. Rajoutez 6 à 8 cuillères à soupe de rhum à 50° pour chaque 500 ml de sirop.
  11. Vous pouvez aussi rajouter des huiles essentielles. Ceci est optionnel. Ajoutez 4 gouttes pour chaque 100 ml de sirop.
  12. Stockez le sirop dans des bouteilles hermétiques stérilisées et gardez-le au réfrigérateur.

Note importante :

Faire réduire le sirop est problématique pour toute aromatique, car les composants aromatiques sont très volatiles et vont s’échapper de la préparation.

Pour les aromatiques, utilisez une infusion concentrée qui a infusée à couvert. Vous pouvez aussi faire une double infusion, en rajoutant de la plante non infusée au liquide déjà infusé afin de le concentrer sans avoir recours au processus d’évaporation.

Confection d’un sirop de sureau

Il est temps de passer aux travaux pratiques…

Sortez votre réserve les baies de sureau récemment séchées, achetées en herboristerie ou ramassées et séchées par vous-même.

Sirop sureau
Baies de sureau (Sambucus nigra)

En suivant la recette décrite dans le paragraphe précédent, nous en pesons à peu près 60 grammes.

Sirop de sureau

Mettez les baies dans une casserole. Rajoutez 1 litre d’eau distillée ou filtrée et faites chauffer doucement.

Sirop sureau

Faites frémir à découvert, et continuez à faire chauffer doucement jusqu’à ce que le liquide soit réduit de moitié, c’est-à-dire jusqu’à obtenir à peu près 500 ml.

Versez ensuite le liquide au travers d’une passoire de cuisine. Les baies de sureau cuites vont rester dans la passoire.

Sirop sureau

Afin de récupérer la bonne chair des baies, écrasez ensuite les baies au travers de la passoire à l’aide d’une cuillère en bois. Sur la photo ci-dessous, il ne reste plus ou moins que les graines et la peau.

Sirop sureau

Si vous avez une passoire plus fine ou un filtre à café permanent (non-utilisé pour faire du café), passez le sirop dans ce filtre plus fin. Mesurez la quantité de liquide obtenue et placez le liquide au bain marie.

Une fois au bain marie, rajoutez la bonne quantité de sucre. J’ai obtenu à peu près 450 ml de sirop, il faudrait donc préparer 900 ml de sucre au verre mesureur pour se conformer aux recettes traditionnelles de pharmacie.

Il s’avère que cette concentration est beaucoup trop sucrée à mon goût. Je me permet de réduire cette concentration car je vais garder le sirop au réfrigérateur, et je sais que je vais l’utiliser dans les 2 à 3 mois qui arrivent. J’utilise donc 400 ml de sucre que je fais fondre au bain marie.

Sirop sureau

Une fois le sucre dissout et la préparation refroidie, je rajoute ensuite 4 cuillères à soupe de rhum. Là encore, je me démarque de la recette, car je sais maintenant ajuster en fonction de la longueur de conservation désirée.

Je mets ensuite en bouteilles stérilisées. Mon petit entonnoir a lui aussi été stérilisé.

Sirop sureau

J’étiquette avec la plante principale et la date. La bouteille sera stockée immédiatement au réfrigérateur. Les baies de sureau inhibent la réplication du virus de la gripe. Je l’utiliserai donc pendant l’hiver lorsque je suspecte une infection virale.

Sirop sureau

Le point important

Il vous faudra un peu d’expérience afin de réaliser un sirop qui soit :

  • En accord avec vos goûts ;
  • Conforme à vos objectifs de conservation au plus ou moins long terme.

Tel un cuisinier, au fil du temps, vous vous démarquerez des recettes pour affiner vos propres préparations. J’ai personnellement beaucoup de mal avec les quantités de sucre que je diminue systématiquement, même s’il faut jeter une fin de bouteille au bout de quelques mois.

Et surtout, si vous arrivez à une recette qui vous plaît, n’hésitez pas à me l’envoyer, je la posterai en fin d’article en vous donnant tout le crédit que vous méritez bien évidemment.


D’autres sirops intéressants

  • thym pour le mal de gorge et la toux ;
  • de grande aunée (Inula helenium) pour les bronchites ;
  •  d’ail frais pour les problèmes infectieux et de bronche ;
  • de cataire (Nepeta cataria) pour les problèmes digestifs des enfants, avec un peu de teinture de graines de fenouil rajoutée ;
  • de patience crépue (Rumex crispus) pour les petits problèmes de constipation ;
  •  de camomille allemande et mélisse pour les enfants énervés ;
  •  de gingembre ou piment (attention aux proportions) pour les phases montantes de fièvre ;
  •  dépuratif de racine de bardane (Arctium lappa) et de pissenlit (Taraxacum officinale) ;
  •  de souci (Calendula officinalis) et plantain (Plantago lanceolata) pour les ulcérations d’oesophage ou d’estomac ;
  •  d’aubépine (Crataegus monogyna)https://fr.wikipedia.org/wiki/Aub%C3%A9pine comme tonique pour le coeur ;
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328 réponses

  1. Bonjour, pour limiter les soucis de conservation, pensez vous que l’on puisse conserver les sirops au congélateur (sous forme de petits glaçons)?
    Merci pour votre réponse

    1. bonjour Brana
      je ne sais pas s’il y a une valeur ajoutée à mettre un sirop au congélateur, mais pourquoi pas

      1. Bonjour
        Peut on faire le sirop de sureau à partir de baies fraîches non séchées et si oui pouvez vous me donner les quantités à votre avis svp ? Pour l efficacité du sirop est ce que ça change quelque chose ? Merci beaucoup pour votre réponse
        Cordialement

  2. Bonjour, pour les personnes diabétiques, vous proposez d’utiliser de la glycérine végétale, est-ce que cela veut dire remplacer le sucre par la même quantité de glycérine végétale ? Merci !

  3. Peut on faire un sirop sans cuisson ? Par exemple faire un jus de baies de sureau très « pur » (sans pulpe) et dissoudre le sucre après en le remuant ?

    1. bonjour Dany
      oui je pense, c’est même une bonne idée je trouve, je n’ai jamais testé mais ça me donne des idées , je vais creuser le sujet 🙂

    1. bonjour Dany
      vous prenez les dosages recommandés pour une infusion (plante sèche environ 30g pour 1 litre , plante fraiche vous en mettez un peu plus ) et vous partez de votre infusion pour faire votre sirop comme expliqué dans l’article

      1. Désolé je suis pénible 🙂 mais vous pouvez m’indiquer une quantité précise pour la menthe fraiche ? Car je ne sais pas les proportions plante sèche/plante sèche….

        1. bonjour Dany
          non je ne peux pas, car comme je vous l’ai expliqué tout dépend de son taux d’humidité , là il faut apprendre à faire selon votre ressenti et vous faire confiance 🙂
          pour vous faire une idée vous pesez par exemple 20g de plantes fraiches, puis vous les faites sécher , vous les pesez quand elles sont sèches et vous faites la différence avec le poids de la plante fraiche et là vous pouvez faire votre calcul de dosage

  4. Bonjour,
    On me propose de faire un sirop de baies (cassis par exemple) juste en déposant la même quantité de fruits et de sucre dans un pot à fermeture joint, puis de laisser poser dehors (au soleil, j’ai mis le pot dans un sac en papier) jusqu’aux premières gelées. La recette semble dater d’une grand mère qui la pratique depuis… Bon, j’aime bien l’idée de recueillir « en cru », mais vous, vous faites cuire le sureau… Que dites vous de la recette de la vieille dame?
    Merci

    1. bonjour Sofia
      oui c’est une excellente préparation nous dit Christophe , l’effet inconvénient que l’on pourrait avoir c’est l’effet laxatif des baies fraiches de sureau mais autrement c’est une très bonne pratique 🙂

      1. Oh je suis contente! Du coup, j’ai besoin d’un petit complément d’info : qu’elles est la durée de conservation et les modalités (je pense à une bouteille de limonade recyclée, à la cave ou dans ma cuisine). Et aussi, puis-je en faire autant avec mes aromates (menthe, romarin, sauge sclarée…)? Merci !

        1. bonjour Sofia
          vous pouvez les garder au frais au minimum 1 an voire beaucoup plus (il faut vérifier de temps en temps )
          oui c’est une bonne utilisation les bouteilles de limonade et aussi avec les autres plantes (même si je n’en ai pas l’expérience 🙂 )
          j’ai par contre eu une expérience désagréable avec du radis noir , le sirop n’a pas tenu (alors qu’il était au frigo) et j’ai eu l’impression d’avoir inventé la « boule puante », c’était affreux, et comique en même temps lorsque sûre de moi (en sortant le « sirop » du frigo ) j’ai voulu faire avaler une cuillère à mon mari avant que le « fumet » ne me parvienne aux narines , il a « muté » en même pas 15 jours

  5. Bonjour,
    J’aimerais bien savoir à combien de degrés précisément nous devons arrêter la cuisson de l’eau et du sucre, pour s’appuyer sur des valeurs et ainsi avoir des sirops toujours régulier.
    Merci pour cet article très intéressant.
    Cordialement.
    Angelina Robin.

    1. bonjour Angelina
      je ne saurai vous dire la température, à feux doux inutile de créer une ébullition , une fois que le sucre est fondu vous éteignez , ce qui va permettre une régularité dans vos sirops , ce sont les ingrédients utilisés,les quantités et le mode opératoire, donc balance et petit carnet pour noter la ou les recettes qui vont bien pour pouvoir les reproduire

  6. Bonjour !

    J’aimerais faire un jus de baies de sureau, mais j’ai lu que l’on devait faire cuire le jus de sureau avant de le boire pour détruire certaines toxines. Est-ce vrai ?

    Est ce qu’un jus de sureau peut-être mis au congélateur ?

    Merci d’avance.

    1. bonjour Belloc
      oui il vaut mieux faire cuire, car les baies fraiches peuvent être laxatives et un peu irritantes

  7. Bonjour, un sirop (en usage médicinal ) doit etre pris seul ou dilué dans de l’eau ? Car souvent on le dilue pas à l’inverse de l’usage gustatif.
    Merci

    1. bonjour Dany
      les deux formules sont possibles , dans la mesure on l’on prend les doses nécessaires , mais c’est vrai qu’en règle générale on ne le dilue pas

  8. bonjour Christophe et Sabine, pour le sirop de sureau, quelle quantité d’alcool à 96degré dans la préparation, je pense 2 cuillères à soupe mais je fais erreur peut être
    merci pour la réponse.

    1. bonjour Janine
      tout dépend de la quantité de sirop que vous avez
      1/2 cuillère à soupe d’alcool pur (96°) pour 100ml de sirop sera suffisante

  9. Bonjour,

    pour des sirop destinés à une utilisation thérapeutique je fais plutôt macérer dans un pot en verre les plantes au soleil en alternant couche de plante et couche de sucre (ex avec le thym, le mélèze…) y a-t-il une différence entre ces deux modes de préparation ? si oui laquelle est-elle ? Dans quel cas vaut-il mieux pratiquer l’un que l’autre (peut être en fonction de la plante ou de l’usage souhaité ) ?

    Merci d’avance

    1. bonjour Célia
      les deux méthodes sont bien , je n’ai jamais testé la méthode au sucre avec le thym , donc je ne connais pas son efficacité il faut tester , par exemple avec les jeunes pousses de sapin c’est excellent

      1. Bonjour Sabine merci pour le retour, donc à priori il n’y a pas de différence entre les deux c’est en fonction de la méthode que l’on préfère ? merci d’avance

        1. bonjour Célia
          je pense qu’il faut essayer , pour voir si le sucre extrait bien (je pense que je vais tester dans les jours qui viennent )

      2. Bonjour, à propos des jeunes pousses de sapin et de sucre à laisser un certains temps au soleil… Pourriez vous me dire combien de semaines doit on les laisser avant de filtrer ? Merci

        1. bonjour Jacqueline
          Au bout de quelques heures vous voyez déjà un début d’extraction , donc quelques jours suffisent généralement pour avoir votre sirop

  10. Bonjour, je m’excuse à l’avance pour la naïveté de ma question ! Je me demande si une confiture (de baies de sureaux par exemple) aura les même propriétés qu’un sirop ?

    1. bonjour Helène
      ça peut être un bon complément , tout dépend aussi du taux de sucre de votre confiture 🙂 disons que le sirop vous réduisez le liquide et obtenez une concentration des principes actifs alors que pour la confiture on concentre surtout le sucre

  11. Bonjour, désolée pour mon commentaire précédent ,je pensais mettre juste un tître et ensuite poser ma question … (erreur de débutante ) 😉 Voici ma question : peut-on faire du sirop de thym avec du thym frais ou vaut-il mieux le faire sécher avant ? et aussi avec du thym en fleur ?Merci d’avance 🙂

  12. Bonjour Christophe! Pour avoir une meilleur conservation, il vaut mieux faire 1/3 du volume en eau infusée + 1/3 de sucre + 1/3 de glycérine ou 1/3 d’eau infusée + 2/3 de sucre? Merci!

    1. Bonjour Nathan
      voici le point de vue de Christophe
      « Aujourd’hui, je sucre beaucoup moins mes sirops (au détriment de la conservation) et j’utilise du miel. Au plus je fais des sirops, au plus j’essaie de baisser le taux de sucre. Mais il faut consommer rapidement. Bref, pour revenir à la question, je ne sais pas pour la conservation car je n’ai pas utilisé souvent la glycérine pour mes sirops. Je pense que cela se vaut mais je ne suis pas sûr. »

  13. Bonjour Sabine,bonjour Christophe!
    J ai réalisé des sirop cet hiver en respectant les doses pharmaceutique de sucre (180 %),je n ai pas entamé la bouteille, cependant un dépôt c est formé à la surface,comme une agglomération de pigments verdâtre….est ce embêtant?d’ autres ne sont pas d une limpidité et d une homogénéité absolue…avec des petits fils qui nagent….merci infiniment!les graines acheté chez Christophe poussent très bien!

    1. Bonjour Taz
      compliqué de vous répondre sans voir le sirop , vous avez fait un sirop de plantes? ou un sirop juste de sucre? a t il une odeur particulière? un goût bizarre ?

  14. Bonjour,
    Vous recommande pour les aromatiques de ne pas faire réduire, ce que je faisais jusqu’à présent pour mon sirop thym romarin , est il possible du coup d utilisé la technique de cuisin pour faire un caramel liquide qui retentit liquide même froid?
    C est à dire faire un caramel +/- foncé à sec qu on diluerai à chaud avec l infusion choisie? Cela changerai t il les propriétés du sirop /caramel infusé ?
    A la fin de mon caramel liquide je rajoute quelques gouttes de citron pour la conservation et il ne bouge pas aussi longtemps qu il résiste aux gourmands, puis je faire pareil si j utilise de l infusion au lieu de l eau habituelle ?

    Merci

    1. Bonjour Girelle
      je n’ai pas compris votre question , vous voudriez faire un caramel avec l’infusion d’aromatiques? si c’est le cas, la haute température émise pour faire le caramel va détruire les essences aromatiques de façon certaine , mais je ne suis pas sûre de votre question

      1. Bonjour
        Non faire un caramel à sec ou presque, du moins un carmel clair puis le de cuire avec l infusion .
        Merci d avoir répondu aussi vite

  15. re bonjour!

    POUR LE SIROP DE PINS: peut on faire un mélange des différents organes( très jeunes pousses d’aiguilles, bourgeons,boutons des cones Mal)
    -sirop traditionnelle: faut il une réduction?
    -sirop avec alcool: Aurier vous une recette de sirop de pin avec intermédiaire
    alcoolique?
    Pour extraire les resines ,je viens de mettre a macerer 100g de plantes fraiches( bourgeons ,bouton,jeune aiguilles)dans 100 ml d alcool a 90…
    AURIEZ vous une petite recette de sirop Traditionnelle a partir de ce macérât (autre que la recette de sirop rajouté qui pourra être très utile)?
    un immense merci!!!!!

    1. Bonjour,
      Pour le sirop de pin, je procède différemment. Je place autant de sucre que d’eau dans une casserole et je fais chauffer. Lorsque le sucre est dissous, je place mes bourgeons et aiguilles coupées en morceaux. Le liquide doit à peine recouvrir la plante. Je fais frémir tout en tournant pendant quelques minutes puis j’arrête le feu et je laisse reposer une heure. Ensuite je filtre puis je fais un 2ème bain dans ce premier sirop afin de le concentrer un peu.
      Sinon allez voir la recette de Mélanie Dupuis ici : https://vert-citron.fr/index.php/2015/02/fabriquer-son-sirop-de-bourgeons-de-pin-pour-lhiver/

      1. Merci beaucoup,du coup je lie dans cette recette que le pin est mucolytique et qu il provoque la production de secretion bronchique qui va fluidifier le mucus à expectorer.N est ce pas contradictoire de favoriser du mucus pour évacuer le mucus? pouvez-vous m éclairer sur ce phénomène…qu est ce qui va diminuer la viscosité du mucus et le fluidifier dans cette production des sécrétions bronchiques?est ce que ça agit comme les saponines du plantain par exemple?faut il éviter ces sirops si trop congestionné?merci de tout cœur!

        1. Bonjour Taz
          le mucus a (entre autre) pour mission d’emprisonner les agents pathogènes, donc augmenter la production de mucus en cas d’attaque et aussi le fluidifier pour aider à l’évacuer avec les « intrus »

      2. Bonjour Christophe, bonjour Sabine,
        Pour le sirop de pin, je ne comprends pas bien la dernière phrase de Christophe : « Ensuite je filtre puis je fais un 2ème bain dans ce premier sirop afin de la concentrer un peu. »
        Pourquoi filtrer si on fait un 2ème bain (je suppose avec les bourgeons et aiguilles déjà utilisés pour le 1er bain) ?
        Merci pour votre réponse

  16. Bonjour christophe! quelle joie de parcourir vos article et quelle reconnaissance pour toutes ces merveilles transmises!
    Que conseillez vous comme recette de sirop avec macération alcoolique ?

    -pour l’étape de la La Reduction (1L REDUCTION A 500ML): l’évaporation de l’alcool est elle a éviter?
    -si l étape de la réduction est a exclure,le sirop perd t’il de ses qualités médicinal lorsque L’alcool est chauffé lors de la dissolution du sucre et la porté a ébullition du mélange. ( mélange de la colature et du sucre ) UN IMMENSE MERCI POUR TOUT VOS BIENFAITS PARTAGES!!!!!
    les propriété risque t’elle d être dénaturées? le pouvoir stabilisateur et conservateur de l’alcool restera a t’il efficace ?MERCI

    1. Bonjour Tasia,
      Pour l’étape réduction, oui absolument on évite de chauffer l’alcool car cela peut être dangereux. De plus, si on utilise de l’alcool pour faciliter l’extraction, il n’est peut être pas nécessaire de faire l’évaporation. Je ne sais pas, c’est du cas par cas, je goûte mon liquide avant de rajouter le sucre, il faut que ce soit une infusion forte et concentrée. Si c’est le cas, le sirop sera de qualité.
      Ceci étant dit, je ne suis pas exactement sûr de comprendre ce que vous avez en tête comme méthode de préparation ici, donc si vous m’en dites un peu plus je pourrai vous donner une opinion plus précise. En gros, décrivez-moi la recette en détail.

  17. Bonjour !
    Et merci pour cet article très bien détaillé !

    J’ai une question à propos du dosage de plante dans ce sirop.
    60 g de plante, pour un total d’environ 1 litre de sirop (500 ml de réduction + 500 ml de sucre ou miel).

    En prenant une cuillère à café (5 ml) par dose, 1 litre donne 200 doses.

    60 g / 200 = 0.3 g de plante par dose (par cuillère à café). Çà me semble peu, environ 7 à 10 fois moins qu’une infusion, sachant qu’en général pour une infusion on recommande 2 à 3 g de plante par tasse. Qu’en pensez vous ? Avez vous une explication de ce dosage bien plus faible dans un sirop ?

    Pour ma part, pour obtenir un dosage de 2 ou 3 g/dose, je fais réduire beaucoup plus le sirop.

    Merci de votre réponse. C’est toujours un plaisir de vous lire !

    1. Bonjour Mickael,
      Oui je me suis souvent posé la même question, ceci est assez typique des sirops.
      Pour les infusions ou décoctions, vous allez doser autour des 30 g/L (c’est une moyenne) avec des prises autour des 2 à 3 tasses par jour, parfois le litre, donc disons une consommation journalière entre 15 et 30 g (sous forme aqueuse, avec la prise plante en poudre ou gélules, on est encore avec des dosages différents).
      Ici, dans notre sirop, on se retrouve avec 120 g/L après réduction. Puis on rajoute environ le double en sucre, je n’ai jamais calculé l’impact exact sur le volume – double-t-on le volume, je ne pense pas. Mais pour cet argument, supposons que l’on double le volume. On retombe donc sur 60 g/L.
      Une cuillère à soupe mesure 15 ml. En supposant que l’on prenne disons 4 à 5 c. à soupe par jour, on se retrouve avec 75 ml donc un équivalent de 4,5 g/jour si mes calculs sont bons. Et pourtant, cela reste une bonne manière de dispenser la plante. Comme quoi, même aux doses plus faibles, l’efficacité est là.
      Maintenant, on pourrait effectivement faire réduire plus comme vous le suggérez, avec une réduction au 1/4 on se retrouve avec 9 g/j (là encore basé sur la supposition que le sucre ou le miel double le volume). C’est une possibilité qui va augmenter l’efficacité.

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