Aujourd’hui, j’aimerais vous parler du grenadier et de la grenade. C’est un arbre que l’on cultive dans ma région du sud-est de la France. Comme vous, je connaissais bien le fruit au goût acidulé. Mais je n’avais jamais trop recherché ses propriétés médicinales, jusqu’à ce que des personnes que j’accompagne dans mon activité de praticien en herboristerie me fassent part de bons retours pour différentes conditions.
C’est à ce moment-là que je me suis mis à faire des recherches. Et là, surprise, j’ai vu qu’on avait une masse d’information et d’études sur la grenade. Donc, pour simplifier la discussion, j’ai décidé de vous faire 2 épisodes. Le premier, celui d’aujourd’hui, sera consacré à l’arbre, son origine, ses constituants principaux et ses propriétés traditionnelles.
Le second épisode se concentrera sur la bibliographie scientifique récente, et vous verrez que que c’est un fruit très prometteur pour la prévention de nombreuses maladies de civilisations. C’est donc un gros défrichage qu’on va faire ensemble, j’espère que vous allez découvrir ou redécouvrir un fruit qui regorge de bienfaits pour la santé.
Avant de démarrer, je vous rappelle que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Je suis là pour partager des informations avec vous. Mais ceci ne remplace aucunement un suivi médical, et n’a pas vocation d’être diagnostic ou prescription médicale.
On démarre, comme d’habitude, avec un peu de botanique. Le grenadier (Punica granatum) est un arbrisseau de la famille des Lythracées. C’est une famille botanique qui contient à la fois de petites plantes et des arbres.
Parmi les arbres, nous avons le henné (Lawsonia inermis) que vous connaissez peut-être pour la coloration des cheveux ou les peintures sur la peau dans certaines traditions. Parmi les plantes non ligneuses, nous avons la salicaire (Lythrum salicaria) qui pousse à proximité des cours d’eau, plante médicinale riche en tanins que j’avais abordée dans un épisode précédent.
Le grenadier, lui, est cultivé dans les zones à climat méditerranéen. Il apprécie le soleil, on est vraiment dans la zone de l’olivier et de l’amandier. Il est originaire de l’Asie occidentale, on le retrouve à l’état sauvage sur tout le littoral de la mer Caspienne. Il s’est propagé (avec la migration des peuples et le commerce) dans toute l’Asie Orientale, en Asie Mineure, puis dans les pays Méditerranéen. Pierre Lieutaghi explique qu’avec la figue et le raisin, la grenade est probablement l’une des premières conquêtes du cultivateur néolithique dans ces régions.
Il fait de magnifiques fleurs rouges au mois de juin-juillet. Le fruit est assez tardif et peut rester sur l’arbre jusqu’à l’hiver.
Il a besoin d’un sol qui draine bien pour éviter les rétentions d’eau autour des racines. Il tolère les terrains calcaires et pauvres de chez moi.
C’est un arbre résistant à la sécheresse une fois bien établi (après 2-3 ans). Mais pour une production de fruits de bonne taille, bien juteux, avec une belle teneur en sucre (vous savez, ceux qui éclatent tellement ils sont riches), alors un arrosage régulier sera apprécié pendant la période de floraison et de fructification.
Côté entretien, c’est un arbre qui a peu de prédateurs, qui nécessite peu de main d’œuvre, avec une taille tous les 2 à 3 ans pour stimuler la production.
Ce qui est super intéressant, c’est que la grenade est un fruit zéro déchet. On peut consommer la chair, l’écorce est médicinale comme on va le voir. Et avec les graines, on fait une huile très appréciée pour la cosmétique.
Je vous propose de passer en revue les utilisations traditionnelles de la grenade, qui ne datent pas d’hier !
On en trouve dans les tombes égyptiennes qui datent de 2500 avant J.-C. Les Phéniciens, qui étaient de grands explorateurs, sont probablement responsables de sa culture en Afrique du Nord. Les civilisations Arabes vont l’introduire en Espagne au début du VIIIe siècle. Si on a une ville qui s’appelle Granada ce n’est pas pour rien.
Vu que c’est un arbre qui a été cultivé très tôt dans l’histoire de l’humanité, on va retrouver des utilisations médicinales très anciennes.
La première utilisation notable, c’est en tant que vermifuge et ténifuge (c’est-à-dire contre le tenia), aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Ce point est mentionné dans le Papyrus Ebers, qui date d’environ 1500 av. J.-C. Il est mentionné dans les écrits de Dioscoride, dans son fameux De Materia Medica (au premier siècle avant J.-C.).
C’est l’écorce de la racine qui a cette propriété. Mais attention, l’écorce de la racine ou du tronc a aussi une toxicité, à cause de ses alcaloïdes pipéridiniques. C’est pour cette raison qu’elle est efficace pour tuer les vers. On ne l’utilise plus aujourd’hui pour ne pas risquer des accidents graves.
Comme nous le verrons dans la partie constituants, toutes les parties de l’arbre contiennent une belle quantité de tanins. Cet effet astringent sera utilisé à bon escient tout au long des siècles.
Dioscoride en parle pour resserrer les gencives relâchées. Les médecins arabes l’utilisaient contre les hémorroïdes, dans les hémorragies. Le suc du fruit était utilisé pour le mal de gorge. On est vraiment ici dans l’indication des tanins, pour resserrer les tissus par contact.
Pour les diarrhées, on mettait le fruit entier dans un pot en terre et on le desséchait au four, puis on le réduisait en poudre pour l’administrer. Donc là, on bénéficie de la totalité du fruit, graines et écorce inclus.
La grenade est utilisée en Médecine Traditionnelle Chinoise, en médecine traditionnelle Uyghur, Tibétaine, Mongole (1), pour arrêter les saignements, les écoulements, les diarrhées excessives. Vous voyez le thème récurrent ici, c’est une plante d’énergétique asséchante. Elle assèche en freinant les pertes de fluides dues à des inflammations ou à des dommages infligés aux tissus.
L’écorce du fruit, qui portait le nom de malicorium dans l’ancien temps, était utilisée pour tanner les cuirs, c’est pour vous dire comme elle est riche en tanins. Les fleurs, que l’on appelait balaustium, avaient aussi un pouvoir astringent élevé et elles étaient utilisées en tisane.
On reviendra dans quelques minutes sur les utilisations, et je vous donnerai mon opinion sur comment transposer tout ceci aux petits maux d’aujourd’hui.
En ce qui concerne les pays producteurs de grenade, je vais vous donner des chiffres fournis par le Syndicat France Grenade, qui a pour mission de promouvoir la grenade française. Aujourd’hui, la plus grosse partie de la culture pour la consommation se fait en Iran et en Inde. Ce sont les deux pays en tête de liste, et ils consomment quasiment toute leur production. Donc peu d’exportation de la part de ces pays.
Ensuite viennent la Turquie, Israël et l’Espagne, qui sont les pays exportateurs principaux.
Pour la culture française, ma région (la Provence) ainsi que mon département (le Vaucluse) se prête bien à la culture du grenadier. On trouve les premières références de culture à partir de l’époque de Louis XIV.
La culture en vergers commerciaux se développe depuis une dizaine d’années, et elle est considérée comme culture de diversification pour les viticulteurs et les arboriculteurs qui recherchent des cultures résilientes face au réchauffement climatique. On estime près de 500 hectares plantés en PACA, Occitanie et Nouvelle Aquitaine et environ 80% de la production en bio vu le peu de maladies et de prédateurs. Là encore, des chiffres du Syndicat France Grenade.
Allez, on va maintenant parler des constituants des différentes parties du fruit. Car la connaissance des constituants va nous aider à comprendre les indications traditionnelles, et elles feront le pont vers la seconde partie de la discussion, dans un prochain épisode, qui se concentrera sur ce que nous disent les études.
En ce qui concerne l’écorce de la racine et du tronc, comme on l’a vu, elle contient des alcaloïdes pipéridiniques comme la pelletierine, qui a été nommée en l’honneur de Pierre-Joseph Pelletier, un pionnier de la chimie des plantes et de la pharmacognosie avec son collègue Caventou. On doit à ces deux géants de la chimie des plantes l’isolation d’alcaloïdes tels que la quinine, la strychnine, la caféine.
Les alcaloïdes de l’écorce ou du tronc sont responsables de l’effet anti-vers plats du grenadier. Ils sont aussi responsables de la toxicité sur humain.
L’écorce contient également des tanins hydrolysables en quantité, des phénols, des flavonoïdes, des stérols. Donc on a d’autres propriétés intéressantes, mais l’application reste très limitée et même, aujourd’hui, fortement déconseillée pour ne pas créer d’accidents.
Parlons des feuilles. Elles contiennent des tanins et des flavones de type apigénine, lutéoline et ses dérivés. Ces flavones lui donnent des propriétés antiinflammatoires, antioxydantes, neuroprotectrices, antivirales, anticancer (voir wikiphyto).
Les feuilles contiennent aussi beaucoup de minéraux comme le calcium, potassium, fer. Dans les jeunes feuilles, les taux de potassium sont élevés, alors que dans les feuilles plus vieilles, on trouve plus de calcium et de fer (2).
L’écorce du fruit est très riche en tanin. Et pour être précis, c’est le mésocarpe qui en contient le plus, c’est-à-dire la partie blanche sous la peau colorée. Elle en contiendrait jusqu’à 26% en poids sec d’après certaines études (3), ce qui est énorme dans le monde des plantes.
L’écorce contient principalement de l’acide gallique et de l’acide ellagique (qui sont des tanins). Mais elle renferme également de l’acide coumarique, des dérivés de flavones responsables de la coloration jaune, des anthocyanes responsables de la couleur rouge. Ce qui rend l’écorce antiinflammatoire, antioxydante, antiseptique.
En ce qui concerne les alcaloïdes toxiques, j’ai trouvé une étude qui explique que l’on peut en trouver dans l’écorce du fruit (4). Mais cela dépend du test utilisé. Probablement pas en quantité significative, mais on note une présence. Dur de savoir ce qu’il faut faire avec cette information. Grâce aux études récentes, on voit que l’écorce du fruit présente une toxicité faible à négligeable aux doses recommandées aujourd’hui, mais ça, on en parlera dans le prochain épisode.
En ce qui concerne les fleurs, elles contiennent les mêmes composés que l’on trouve dans l’écorce du fruit, comme l’acide gallique, l’acide ellagique (5). On a aussi de l’acide ursolique (5), un triterpène qui a de nombreuses propriétés : antiinflammatoires, anticancer, neuroprotecteur. Des flavonoïdes responsables de son effet antioxydant et anti-inflammatoire.
En ce qui concerne les fruits, nous avons de la vitamine C (et je n’ai pas trouvé d’études pour vous donner des quantités exactes), pas mal de tanins (je pense que vous avez noté que le jus laisse un effet astringent en bouche), des anthocyanes, des flavonoïdes, des acides phénols. Donc un très bon cocktail antioxydant.
Nous avons du sucre bien sûr, de l’acide citrique et malique qui, avec l’acide ascorbique (donc la vitamine C), lui donnent son petit goût acidulé.
Venons-en aux applications pratiques. Car si on a parlé de toutes ces informations, c’est pour voir ce qu’on peut en faire dans la vie de tous les jours.
D’ailleurs, une petite pause pour vous rappeler qu’à l’école AltheaProvence, nous vous proposons de nombreuses formations en ligne sur l’herboristerie pratique et appliquée aux problématiques d’aujourd’hui. Nous avons formé plus de 3500 étudiants depuis 2015. C’est de l’enseignement exclusif, basé sur l’expérience et la pratique. C’est en grande partie grâce à l’école que l’on peut vous produire régulièrement du contenu de grande qualité comme aujourd’hui, et toujours accessible gratuitement.
Retour à la grenade. On va supposer qu’on ne connait rien de la littérature scientifique à son sujet. Car ça, on se le réserve pour la 2ᵉ partie de cette discussion. Supposons également que l’on n’a pas toutes les analyses des constituants et qu’on se fie uniquement au goût et à la sensation en bouche.
Déjà, on a ce goût astringent qui dénote une forte présence de tanins. Si on devait donner une gradation du niveau d’astringence en fonction des parties utilisées, sous forme d’infusion, la feuille est la plus astringente, suivie de l’écorce du fruit, suivi de la fleur, suivie du jus des fruits. Je vous mettrai les valeurs dans un tableau sur mon site (6).
| Partie du grenadier | Teneur en tanins (hydrolysables) en mg/g de poids sec, extraction aqueuse (infusion) |
| Jus du fruit | 32,86 |
| Fleur | 57,04 |
| Écorce du fruit | 62,71 |
| Feuille | 64,40 |
|
Force d’astringence (richesse en tanins) décroissante Feuille ➤ Écorce du fruit ➤ Fleur ➤ Jus des fruits |
On choisirait donc la partie de l’arbre en fonction de l’effet astringent que l’on veut appliquer. Et on va laisser l’écorce de côté bien évidemment à cause du risque de toxicité.
On va l’utiliser pour tanner notre peau et nos muqueuses. C’est-à-dire pour toute situation dans laquelle peau ou muqueuse ont perdu leur intégrité, sont flasques, boursoufflées, avec micro-saignements et liquide qui suinte à cause d’une forte inflammation. Désolé pour l’image, mais il faut vraiment arriver à visualiser les situations qui bénéficient des tanins.
On ne parle pas de petite inflammation, de petite irritation. On parle de grosses inflammations avec suintement, avec perte de tonicité des tissus que l’on veut « resserrer ». Des situations médicales bien évidemment, mais il fut une époque où la profession médicale utilisait les tanins pour ce genre de situations.
Le docteur Valnet en est la preuve. Valnet conseille la grenade pour les écoulements féminins, que l’on parle de leucorrhées (c’est-à-dire écoulement de glaires à cause d’une infection par exemple) ou de ménorragies ou métrorragies, c’est-à-dire règles trop abondantes ou saignements en dehors des règles. Valnet n’indique que les métrorragies. Je ne sais pas pourquoi, probablement au travers de ces observations. Car logiquement, la plante devrait fonctionner tout aussi bien pour les ménorragies.
Je n’ai pas d’expérience avec le grenadier dans ces situations, donc je ne pourrais pas trop vous dire la forme et quantité à utiliser. Mais peut-être qu’un simple jus du fruit ferait l’affaire. Peut-être qu’une décoction de l’écorce du fruit fonctionnerait encore mieux. Peut-être utiliser des feuilles dans un mélange à infusion avec d’autres plantes comme le lamier blanc, la ronce, la salicaire, l’alchémille. Lorsque vous avez ces plantes très astringentes, mieux vaut ne pas les utiliser seules et composer un mélange qui passera toujours mieux.
Même type de mélange pour calmer une diarrhée.
On peut utiliser la grenade pour calmer un mal de gorge, un peu comme on utiliserait une infusion de feuilles de ronce. Plus la gorge et les amygdales sont boursouflées et suintantes, plus on choisirait des parties astringentes de la plante, feuille ou écorce du fruit. Simplement en gargarisme ici. Après avoir consulté un médecin bien évidemment.
Pour les gingivites, on peut utiliser une décoction de l’écorce des fruits ou une infusion des feuilles. En bain de bouche, et on peut faire une préparation un peu concentrée vu qu’on va recracher le liquide.
On utilisait l’écorce du fruit dans la « pommade de la comtesse », qui était une pommade astringente probablement destinée à l’usage sur les peaux matures qui ont besoin d’être un peu retendues. La pommade figurait à la pharmacopée de Madrid dans les années 1800. Donc aujourd’hui, on pourrait peut-être combiner l’effet astringent de l’écorce du fruit, avec la richesse de l’huile des graines, pour préparer une crème raffermissante, pourquoi pas.
Si on avait juste de la poudre d’écorce de grenades à disposition et qu’on avait une plaie qui a du mal à cicatriser, l’aspect astringent et antibactérien me parait très intéressant. L’idée serait d’avoir une poudre tamisée très finement et saupoudrée sur une zone abimée pour l’aider à cicatriser. Bien sûr, pas si la blessure est trop profonde, ne se substitue pas à un soin médical, etc.
Le jus est agréable à boire, avec un aspect sucré, acidulé, rafraichissant. Il était considéré comme fortifiant pendant les périodes de fatigue ou convalescence. Comme on l’a vu, il est riche en vitamines et minéraux, donc ça semble logique pour venir combler les carences. Un verre par jour, coupé avec de l’eau si nécessaire.
Je vais terminer cet épisode en vous donnant la recette traditionnelle pour éliminer un ténia. C’est une préparation qui a une toxicité donc aujourd’hui, on ne va pas jouer avec ça vu qu’on a des solutions moins toxiques. Mais je voulais vous donner l’information, c’est toujours intéressant de voir ce que faisaient les générations précédentes. Et puis bon, on ne sait jamais, un jour, ça nous servira peut-être.
Pour la recette, on va remonter à un certain Laboulbène, repris dans plusieurs ouvrages comme ceux de Valnet et de Lieutaghi. Laboulbène était un médecin et parasitologue français, connu au XIXe siècle pour ses travaux.
Préparation écorce de grenadier :
On va faire macérer pendant 24 heures 60 g d’écorce de racine de grenadier dans 2 verres d’eau. Bouillir pour réduire à un verre. Boire le matin, en 3 fois, à 15 minutes d’intervalle. Préparation très amère que l’on peut aromatiser à la menthe et sucrer. Peut provoquer la nausée. Et même une forte nausée d’après ce que j’ai pu lire.
Une heure et demie plus tard, prendre une tisane purgative préparée avec une cuillère à soupe de séné et une cuillère à soupe de bourdaine par tasse. Donc là, on prend un laxatif un peu explosif.
Et ça, vous voyez, pour tout ce qui est vers intestinaux et autres parasites, dans les ouvrages anciens, vous verrez toujours la même stratégie en deux temps. D’abord, on donne la substance qui tue le parasite, que ce soit des graines de courge ou largement plus toxique, grenadier ou fougère mâle (je me répète, mais attention, on ne joue pas avec ces plantes). Ensuite, on prend une préparation très laxative pour provoquer une forte diarrhée et expulser le parasite, séné, bourdaine, huile de ricin ou autre.
Je ne pourrais pas vous laisser partir sans répondre à la question qui vous brûle la langue : « Et la grenadine dans tout ça ? ».
Je vais vous citer Pierre Lieutaghi :
« En Espagne, on préparait la vraie grenadine en mélangeant 4 parties de jus de grenade avec 7 parties de sucre dans un bocal que l’on remue doucement plusieurs fois par jour jusqu’à dissolution du sucre. On peut chauffer légèrement ce sirop pour le clarifier, et le passer au papier-filtre. Étendu d’eau glacée, gazeuse ou « plate », il donne, en été, une boisson délicieuse et très rafraichissante. La « grenadine » des cafetiers n’est évidemment qu’un vulgaire sirop de sucre teinté par un colorant artificiel, dont on a la fâcheuse tendance à abreuver les enfants qui préféreraient sans doute des jus de fruits véritables. »
Merci, monsieur Lieutaghi. Et merci à vous d’être resté jusqu’à la fin. On se retrouve très prochainement pour la seconde partie de cette discussion sur le grenadier et la grenade.
(1) Li H, Ruan J, Huang J, Yang D, Yu H, Wu Y, Zhang Y, Wang T. Pomegranate (Punica granatum L.) and Its Rich Ellagitannins as Potential Inhibitors in Ulcerative Colitis. Int J Mol Sci. 2023 Dec 16;24(24):17538. doi: 10.3390/ijms242417538. PMID: 38139367; PMCID: PMC10744232.
(2) Moga, M.A.; Dimienescu, O.G.; Bălan, A.; Dima, L.; Toma, S.I.; Bîgiu, N.F.; Blidaru, A. Pharmacological and Therapeutic Properties of Punica granatum Phytochemicals: Possible Roles in Breast Cancer. Molecules 2021, 26, 1054. https://doi.org/10.3390/molecules26041054
(3) Fischer, Ulrike A., Ariane V. Jaksch, Reinhold Carle and Dietmar Kammerer. “Influence of origin source, different fruit tissue and juice extraction methods on anthocyanin, phenolic acid, hydrolysable tannin and isolariciresinol contents of pomegranate (Punica granatum L.) fruits and juices.” European Food Research and Technology 237 (2013): 209-221.
(4) Alexis Vidal; Adyary Fallarero; Blanca R Peña; Maria E Medina; Bienvenido Gra; Felicia Rivera; Yamilet Gutierrez; Pia M Vuorela. (2003). Studies on the toxicity of Punica granatum L. (Punicaceae) whole fruit extracts. , 89(2-3), 0–300. doi:10.1016/j.jep.2003.09.001
(5) Laurindo LF, Barbalho SM, Marquess AR, Grecco AIS, Goulart RA, Tofano RJ, Bishayee A. Pomegranate (Punica granatum L.) and Metabolic Syndrome Risk Factors and Outcomes: A Systematic Review of Clinical Studies. Nutrients. 2022 Apr 16;14(8):1665. doi: 10.3390/nu14081665. PMID: 35458227; PMCID: PMC9032502.
(6) Elfalleh, Walid. (2012). Total phenolic contents and antioxidant activities of pomegranate peel, seed, leaf and flower. Journal of Medicinal Plants Research. 6. 10.5897/JMPR11.995.
Avant de poster, merci de lire les instructions ici

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4 réponses
Comment et combien de fruit à consommer par jour ?
Bonjour
à ma connaissance , il n’y a pas de « posologie » pour la consommation de fruits , vous les rentrez dans votre alimentation de manière régulière
Bonjour juste pour vous pour dire qu un laboratoire (dont je ne dit pas le nom volontairement) a toute une gamme de produits cosmétiques pour peau mature à base de grenade depuis pas mal d années
Un grand merci encore de nous transmettre tant de connaissances
Merci Christophe, cet article est passionnant !
Je n’aurais pas deviné ce qu’on pouvait faire avec l’écorce des fruits, les feuilles, et surtout l’écorce des racines. Le fruit, ok, mais le reste………..
Un grand merci pour ces précieuses informations <3