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La consoude est une plante qui a des propriétés cicatrisantes assez incroyables. Elle s’attaque à tout type de tissu : os, cartilage, tendons, ligaments, peau.
Super plante à avoir au jardin, très facile à cultiver, très prolifique, et absolument essentielle dans notre pharmacie naturelle pour tout ce qui est petits bobos de la vie quotidienne en particulier si vous avez des casse-cou à la maison !
Mais attention, elle pourra parfois vous jouer des tours si vous l’utilisez mal.
Allez, je vous explique tout cela dans cet article.

La consoude au jardin
On parle donc de la consoude, Symphytum officinale. On l’appelle aussi la grande consoude, ou la consoude officinale.
C’est une plante de la famille des borraginacées, une famille que vous connaissez peut-être déjà car elle contient d’autres médicinales : bourrache, buglosse, vipérine, pulmonaire, etc.
C’est une vivace que vous allez trouver facilement en jardinerie. Par contre attention, elle a tendance à vite coloniser une partie de votre jardin si elle s’y trouve bien. Et je peux vous dire qu’ensuite, pour la faire disparaître, c’est très compliqué !
Il suffit en fait d’oublier un petit morceau de racine pour voir une nouvelle consoude apparaître. Donc si vous voulez la garder dans un endroit bien particulier, vous faites comme moi, gardez-la dans un gros pot. Donnez-lui tout de même assez d’espace pour qu’elle puisse développer une belle masse racinaire.
Les parties aériennes vont disparaître pendant l’hiver s’il fait froid chez vous, c’est normal. Elles réapparaîtront au printemps.
D’un point de vue culture, c’est une plante qui apprécie un sol relativement riche en matière organique. D’ailleurs, vous la trouverez souvent près des habitations – c’est une nitrophile comme on dit.
Chez moi en Provence, il faut que je la garde à la mi-ombre mi-soleil car elle ne supporte pas le plein soleil. Elle a aussi besoin d’un arrosage régulier.

Propriétés de la consoude
Commençons par la propriété la plus connue, celle qui rend le plus service : c’est une incroyable cicatrisante et régénératrice des tissus.
Vous pouvez l’utiliser pour tout ce qui est ➜ cassure ou fêlure à l’os. N’importe quel os – bras, jambe, main, pied, côtes, etc.
Bien évidemment, en cas de fracture, passez par la case « urgences » d’abord pour que toute structure soit remise en place correctement.
Pour la petite histoire, j’ai rencontré il y a quelques années un thérapeute anglais qui pratique à Londres. Il m’a montré les os de sa main. 2 métacarpes tordus. La raison ? Il avait appliqué la consoude trop tôt, avant que les os n’ait été remis en place !
Pour accélérer la réparation de l’os et du cartilage, vous allez l’appliquer en externe :
- Cataplasme des racines fraîches ou des feuilles fraîches ;
- Pour les feuilles, il faut les pilonner avec un peu d’eau chaude pour en faire une pâte.
- Si vous n’avez que des feuilles ou racines sèches :
- Vous pouvez les couper finement puis les humidifier, vous les laissez macérer dans un peu d’eau chaude pour pouvoir les pilonner par la suite.
Ensuite, il faudra appliquer le plus près possible de l’endroit qui a été endommagé.
Et s’il y a un plâtre ? C’est compliqué… il faut faire avec, si vous avez une partie de la main libre par exemple, vous pouvez faire tremper vois doigts dans une infusion bien concentrée de consoude, un peu à la Maurice Mességué (un homme qui a démontré l’efficacité des bains de mains/pieds aux infusions de plantes).
Et là vous allez me dire, c’est n’importe quoi tout ça ! Je n’y crois pas, où sont les études randomisées en double aveugle contre placébo !
Nous avons des études pour la réparation de la peau (1), on va en reparler un peu plus bas. Il y a quelques études très intéressantes sur l’utilisation de la consoude homéopathique pour les fractures (2), mais je n’ai rien trouvé pour l’utilisation de la consoude sous forme traditionnelle, non-homéopathique, dans le contexte des fractures.
En revanche, je peux vous dire qu’on s’en fout un peu parce qu’à ce stade, nous avons tellement d’observations positives de toute la communauté internationale des professionnels des plantes, qu’on aurait du mal, au contraire, à ne pas y croire. La consoude accélère d’une manière notable la guérison de l’os.

La consoude est très bien aussi pour les ➜ problèmes d’entorse, ou pour les problèmes de ➜ déchirure d’un ligament ou d’un muscle.
Pour toutes ces situations, essayez de faire 2 applications par jour, aussi longtemps que nécessaire pour soulager la personne (en général plusieurs jours d’affilée).
On passe maintenant à la réparation de la peau. La consoude peut ➜ refermer une blessure, en surface, qui a du mal à cicatriser.
Le problème est le suivant : la consoude va réparer d’une manière très rapide, même trop rapide. En effet, si la blessure est en profondeur, la consoude risque de refermer en surface et ne va pas permettre aux couches profondes de bien se réparer.
C’est un piège auquel on se fait prendre à nos débuts. J’ai discuté avec d’autres personnes qui ont vécu le même problème.
Je vous donne un exemple : je m’étais entaillé le doigt avec un couteau très tranchant. Vu que je travaille souvent avec mes mains dans la terre, la plaie ne se refermait pas. J’ai donc fait tremper mon doigt plusieurs fois dans une infusion concentrée de feuilles de consoude et là – wahou ! Ça s’est refermé très vite.
Sauf que… quelques jours plus tard, mon doigt était énorme et j’avais une infection purulente.
Donc la leçon de cette histoire, si coupure ou blessure en profondeur, pas de consoude, ou du moins attendez que ça se soit refermé un minimum en profondeur.
En revanche, pour tout ce qui problème superficiel de peau (pas de coupure profonde, pas d’entaille) – la consoude est très efficace.
Au final, la consoude ➜ stimule la formation du collagène. On a longtemps pensé que cette propriété était due à sa teneur en allantoïne, qui effectivement stimule la réparation des tissus. Mais aujourd’hui on se dit qu’il y a plus que l’allantoïne, sa teneur en silice par exemple est très intéressante car la silice permet aussi une meilleure formation du collagène.
Donc comme toujours, c’est la plante dans son intégralité qui fonctionne et pas seulement un composant isolé.

Racine ou feuilles ?
La racine est-elle plus efficace que la feuille ? De mon point de vue pas vraiment.
Par contre la racine est plus agréable à utiliser en cataplasme parce qu’elle n’a pas les poils irritants des feuilles et elle est très riche en mucilages. Vous allez donc pouvoir en faire une pâte assez facilement, en particulier si vous l’utilisez fraîche.
Pour la feuille, il faut la travailler un peu plus au pilon et les poils peuvent être assez urticants pour certaines personnes. Faites attention à cela : si la personne rougit après application, il faites plutôt des compresses avec l’infusion des feuilles, infusion que vous passez au travers d’un filtre à café pour enlever les poils.
Vous trouverez parfois la racine en poudre dans certaines herboristeries (3), une forme très pratique à utiliser : on rajoute un peu d’eau chaude, on en fait une pâte et on applique directement.
Alors, on peut la manger ou pas ?
Voici un point sur lequel il y a désaccord.
Cela concerne la consommation de la consoude en interne, que ce soit sous forme d’infusion à boire, de teinture à prendre en interne, ou que ce soit un bon petit beignet de consoude ou toute autre forme culinaire.
La consoude contient des alcaloïdes bien particuliers qui s’appellent des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Non je ne vous donne pas ce nom barbare histoire d’étaler ma science. Je vous en parle car le débat tourne autour de ces alcaloïdes et il est bon de connaître le nom.
Ces alcaloïdes, techniquement, ne sont pas toxiques. Mais votre foie va les transformer en des substances quhttps://www.altheaprovence.com/consoude-toxicite-alcaloides-pyrrolizidiniques/i s’appellent des dérivés pyrroliques. Et ces dérivés pyrroliques, eux, sont toxiques.
Ils détruisent les veines à l’intérieur du foie, les petits canaux qui permettent au foie de faire son travail de filtration, et peuvent conduire, si consommation chronique, à ce qu’on appelle la maladie veino-occlusive hépatique (4).
En gros, les veines dans le foie sont détruites et le foie est bouché, il devient fibreux, et il ne peut plus faire son travail.
Et juste pour être 100% clair : ceci n’est plus à prouver aujourd’hui. Nous connaissons ce mécanisme, il a été démontré sans aucune équivoque.

La discussion que nous avons aujourd’hui est au sujet de la quantité de ces alcaloïdes que l’on va ingérer dans la consoude. Est-ce suffisant pour créer un problème ?
Certains disent non, sinon ça se saurait, on a pris la consoude pendant des siècles. D’autres disent que cela ne se saurait pas, car la maladie veino-occlusive hépatique est une maladie lente et silencieuse, une maladie qui a très probablement été mal diagnostiquée dans le passé comme hépatite ou cirrhose.
Je vais vous donner ma conclusion. Ce n’est pas une vérité universelle, je n’ai pas cette prétention. Je ne prêche pas, mon but n’est pas de vous convaincre, mon but est de partager ce que je sais avec vous.
Et ce n’est pas la peine non plus de m’écrire pour essayer de me convaincre, personnellement, j’ai tranché. Prenez tout ceci comme une source d’information pour pouvoir faire vos propres conclusions.
Personnellement, je pense que ces alcaloïdes sont bel et bien problématiques et qu’ils existent dans la consoude dans des quantités qui sont non-négligeables.
Je pense aussi que même si la consoude ne crée qu’un petit stress sur le foie, c’est un stress de trop car aujourd’hui, le foie est l’un des organes qui encaisse toute la charge toxique de notre vie. Il est donc déjà assez sollicité.
D’autant plus qu’on peut remplacer la consoude avec d’autres plantes super efficace comme le souci, Calendula officinalis, qui lui aussi a une grande capacité de réparation pour la cicatrisation des muqueuses digestives par exemple.
Pour vous aider à utiliser la consoude d’une manière judicieuse :
- Attention à la consoude de Russie, Symphytum x uplandicum, c’est un hybride et il contient beaucoup plus d’alcaloïdes que Symphytum officinale. Il est souvent vendu dans les jardineries, donc achetez plutôt l’officinal ;
- Les racines contiennent plus d’alcaloïdes que les feuilles ;
- Les feuilles en pleine croissance contiennent beaucoup plus d’alcaloïdes que les feuilles matures, donc si vous décidez d’en consommer, mieux vaut couper les feuilles les plus matures, même si elles sont un peu moins tendres ;
- La prise chronique est plus problématique qu’une prise ponctuelle ;
- Les personnes jeunes, un enfant, le bébé dans le ventre de sa mère, ont un foie plus fragile et seront plus à risques que les adultes ;
- Et dernier point, au plus la consommation est répétée, au plus il y a risque.
En application externe :
- On sait que ces alcaloïdes ne pénètrent quasiment pas au travers de la peau ;
- Lorsque la peau est abimée, il est probable que plus d’alcaloïdes passent en circulation mais la quantité reste toujours minime par rapport à la quantité ingérée si consommation interne. On parle ici d’application d’un peu d’infusion ou d’onguent sur un endroit localisé par rapport à l’ingestion directe au travers de la muqueuse intestinale d’une quantité supérieure de produit.
- Les muqueuses absorbent plus d’alcaloïdes que la peau, certains décident donc d’éviter l’application sur les muqueuses.

Préparations de la consoude
Pour les préparations, je vous ai déjà parlé du cataplasme des racines ou des feuilles.
Vous avez aussi l’infusion appliquée en compresses, vous avez la teinture diluée dans un peu d’eau.
Et surtout, vous avez ma préparation favorite, le macérat huileux de feuilles de consoude mais attention, pas le macérat classique, celui réalisé par une méthode que j’appelle par intermédiaire alcoolique.
➜ Je vous explique tout ça dans ma formation sur la fabrication de produits à base de plantes, cela donne un macérat huileux d’un vert incroyable, très efficace pour la réparation des tissus.

Références
(1) Staiger C. Comfrey: A Clinical Overview. Phytotherapy Research. 2012;26(10):1441-1448. doi:10.1002/ptr.4612.
(2) Pour la consoude homéopathique, voir par exemple le travail de S. Chandel ici : “Role of Symphytum Officinale As An Osteoinducer In Long Bone Fracture Repair In Canine”
(3) Voir herboristerie Bardou ici : http://www.herboristeriebardou.com.fr/PP189fr
(4) Voir Bruneton, « Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales (4e ed.) »
Exemple de cas de toxicité sur humain :
- Ridker PM, Ohkuma S, McDermott WV, Trey C, Huxtable RJ. Hepatic venocclusive disease associated with the consumption of pyrrolizidine-containing dietary supplements. Gastroenterology. 1985 Apr;88(4):1050-4.
Explication de la transformation AP en pyrroles (document très technique) :
- https://pdfs.semanticscholar.org/85e7/4db0772d1db00ea6c9d228beedb0af158c07.pdf
Pour aller plus loin au sujet des alcaloïdes :




405 réponses
Bonjour à tous,mon mari doit être opéré de l’épaule à cause d’une déchirure des ligaments.Des cataplasmes de consoude seraient-ils efficaces pour( éviter) repousser l’opération?Merci de votre réponse!
Bonjour Eve
je n’ai pas d’avis sur le fait d’échapper ou pas à l’opération, mais vous donner quelques semaines pour tester autre chose pourquoi pas
oui la consoude est intéressante (en onguent ou cataplasmes) pour aider à réparer les ligaments
il faut aussi penser à activer la micro-circulation pour nourrir les tissus endommagés : l’huile essentielle de gaulthérie couchée (anti inflammatoire) associé à l’hélicryse italienne (anti inflammatoire aussi )vont permettre ce travail
penser aussi à se reminéraliser par exemple avec une cure d’ortie ou ortie prêle
bonjour,
J’ai récemment écrit un commentaire disant que je réservais une grande partie de mes feuilles de consoude à la fabrication de purin en association à des orties, comme désherbant mais également produit phytosanitaire pour traiter les plantes et arbustes…. J’en donne gracieusement à des voisins qui me « renvoient l’ascenseur » en me donnant leurs excédents de salades, tomates etc…. JE SUIS, EN FAIT, UN HORS LA LOI !… Oui..oui… j’en suis bien conscient et clame haut et fort être devenu un Robin des Bois face aux réglementations débiles et lois scélérates qui interdisent jusqu’à fabriquer et inciter à la fabrication de purin de consoude … et encore plus de ne pas en distribuer à son voisinage… Je viens de lire un récent communiqué de la Confédération des Paysans Travailleurs sur ce sujet …. aberrant et scandaleux !… Les technocrates, bureaucrates, fonctionnaires de tous poils et ministres des gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs décennies doivent publiquement expliquer leurs motivations…sur ce sujet, mais également sur leurs réglementations vis à vis des Plantes Médicinales et des Herboristes, (car c’est le même combat !…), à commencer par un Ministre fantôme de l’Environnement et de l’Ecologie !….https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=6397
Merci Christophe pour cette vidéo. Dans les Landes nous avons des tapis de consoude tubéreuse (jaune) les propriétés sont-t’elles similaires à la consoude officinale ?
bonsoir Kalou
oui elle a des propriétés sensiblement similaire, entre autre cicatrisantes
Bonjour, Combien de temps faut-il laisser appliqué un cataplasme de racine de consoude et durée (dans le temps) pour une reconstitution.
Dans l’article il est dit « …. réparation de l’os et du cartilage…. », or dans un des commentaires j’ai lu que ça ne peut pas reconstituer un cartilage usé. Qu’en est-il exactement car ça me semble contradictoire.
Merci pour tous vos comentaires très intéressants.
Cordialement,
Claudine
Bonjour Claudine,
La consoude est effectivement beaucoup plus efficace dans le contexte d’un choc/cassure que dans le contexte de l’usure due au vieillissement. Elle peut aider dans ce contexte d’usure, mais pas aussi efficacement que pour une fracture par exemple. Pourquoi, je ne pourrais pas vous dire, le corps doit réagir différemment dans les deux circonstances, dans l’une une inflammation aiguë est mise en place, dans l’autre on est plutôt dans l’inflammation chronique.
Le « combien de temps » va dépendre du contexte. Si problème aiguë, idéalement pendant le temps de réparation, je dirais au minimum une dizaine de jours.
Si problème chronique, il faudra faire des applications régulières, c’est très vague tout ça je sais mais j’ai beaucoup moins de recul sur l’usage pour les problématiques chroniques.
Bonjour, Merci pour la réponse. Je continue l’application de racine de consoude en attendant la visite chez le rhumatologue pour infiltration.
Je ne sais pas si en l’occurrence ça répare ou reconstitue le cartilage usé
mais au moins j’ai moins de douleur même si le genou est gonflé.
Encore merci pour tous vos conseil
Cordialement, Claudine
Bonjour,
Je me demande sur la consommation de la bourrache, qui fait partie de la même famille que la consoude. On peut trouver plusieurs recettes avec les fleurs ou les feuilles mais elle contient également des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Est-il également déconseillé de consommer la bourrache.
A priori, l’huile à partir des graines ne contient pas ces alcaloïdes pyrrolizidiniques. Est-ce bien vrai?
Bonjour Mathieu
exact l’huile de bourrache ne contient pas ces alcaloïdes contrairement aux feuilles, pour les fleurs je ne sais pas , dès que j’ai plus d’infos sur leur composition je reviens vers vous 🙂
Bonjour, suite à une chute brutale de vélo, mon frère a subit des cotes cassées et surtout une luxation acromio-claviculaire stade 5, luxation de l épaule qui a engendré une opération pour remettre les os en place et les ficeler car les tendons sont déchirés. Pensez-vous que la consoude pourrait aider les tissus musculaires et osseux à se cicatriser, et même se reconstruire dans ce cas difficile. Quelle forme serait la mieux adaptée? Merci de votre réponse
Bonjour Brigitte
oui la consoude pourrait aider, par contre vu la « surface à traiter » ça parait un peu compliqué, ou tout du moins il va falloir s’armer de patience, car la pose des cataplasmes peut vite devenir astreignante surtout si on on fait plusieurs fois par jour
si c’était pour moi je commencerais par les compresses d’infusions de consoude (feuilles) ou décoction (racines) régulièrement et ensuite appliquer une crème ou un onguent à la consoude , et penser aussi à une bonne reminéralisation (ortie / prêle / trèfle rouge) pour aider l’organisme à mieux se réparer
bon ben .le message est clair ! plus de tortilla à la consoude !
on se contentera de cheneopode ,, bourache blette oseille sauvage et autres gentilles plantes !
merci pour la clarté de ces explications ..une fois de plus !
j’ai fait une TM à la couleur magnifique
..et m’empresse de faire un macérat qui sera bien plus pertinent
merci merci à vous deux et vous tous pour toutes vos questions , commentaires et expériences personnelles
quellle magnifique communauté !
bonjour, Quand je me fais des coupures franches aux doigts (faucille couteau…) je m’applique une feuille de plantain écrasée à faire sortir le jus , sur la coupure, je maintiens avec des herbes si je suis dehors et un bout de bois comme attelle…Sinon je le fais avec sparadrap à la maison.
Bref , on dit que le plantain referme la plaie béante par une couture de fil d’or, car de même que l’or n’accepte pas la rouille, le plantain n’admet pas de pourriture et de chair mortifiée.
question, peut on utiliser la consoude sur les animaux?
merci pour vos partages.
bonsoir béatrice
je pense que oui , dans le même contexte que pour nous
Bonjour
Merci de faire des rappels sur l’utilisation de la consoude. Je me suis cassée le petit orteil le 20 juin et normalement il est en train de se ressouder mais il est toujours gonflé, bizarre. Malheureusement je n’ai pas pensé à la consoude de mon jardin qui souffre beaucoup de la canicule.
Un cataplasme de feuilles fraîches pourrait améliorer la chose ? Et aussi pour une tendinite à l’épaule ? Si je pouvais éviter l’homéopathie…
Merci de vos conseils
Bonjour Françoise
Le cataplasme de feuilles fraiches pour l’orteil cassé est une bonne option, massage aussi avec he d’hélichryse en alternance avec la consoude, par contre pour la tendinite je ne suis pas convaincue, je verrai plutôt en interne du curcuma (aux bonnes doses), en massage MH de millepertuis et he de Gaulthérie couchée et surtout le repos
Merci de votre rapide réponse
Bonjour,
Est ce que la consoude peut réparer la maladie des tâches blanches ?
Merci
Bonjour Plane
Désolée, je n’ai pas d’information à ce sujet
Bonjour à tous les 2
Merci pour cette nouvelle vidéo, j’assimile tjs mieux les infos en écoutant qu’en lisant!
Est ce qu’une application de consoude pourrait avoir un effet réparateur sur des vergetures récentes (encore roses), ou plus anciennes? (pour une ados, vergetures apparues sur les fesses…).
Bonne fin d’été.
Bonjour Muriel
une fois les vergetures installées il est compliqué de les faire partir, en général le préventif peut fonctionner avec des protocoles en interne et en externe, concernant la consoude il n’y a pas d’études venant confirmer l’action de la consoude sur les vergetures, mais pourquoi pas, sur de courtes périodes en alternance avec d’autres plantes réparatrice comme le souci, le gotu kola (interne et externe), des huiles nourrissantes (en massage), et aussi penser à apporter certains nutriments qui vont aider à la régénération de la peau comme les vitamines A, E et D, le zinc, le silicium
(comme l’huile d’amande douce, l’huile de germe de blé, l’huile d’olive, l’huile d’avocat, l’huile de ricin et les enveloppements d’algues marines ont ces propriétés.) et surtout essayer ne pas faire le yoyo avec le poids
M A G N I F I Q U E exposé !!!.. Merci Christophe… car j’utilise la consoude sous ses deux formes – feuilles et racines – depuis plusieurs années et j’ai effectivement arrêté définitivement les feuilles en cataplasme, (because de violentes irritations de la peau pendant plusieurs jours)…. mais, après vous avoir écouter, je vais également arrêter de les introduire dans certains smoothies en mélange avec de la spiruline, épinards, brocolis et autres légumes verts afin de protéger mon foie…..mais j’utilise beaucoup les racines sèchées et pulvérisées, soit en application directe en cataplasme comme vous l’avez si bien expliqué, soit en teinture après macération dans un mélange hydraulique/alcoolique car les racines dégagent une masse importante de mucilages visqueux mais très efficaces lors de massages… Personnellement je soulage très bien et rapidement certaines formes d’arthroses et d’entorses ou douleurs articulaires et musculaires…(au grand étonnement des médecins !..) .. Je préfère utiliser les feuilles uniquement comme accélérateur de compost ou en mélange avec des orties comme purin, pur comme désherbant naturel ou dilué plus ou moins comme engrais ou pesticide et insecticide et tous traitements naturels de mes plantes du jardin…. (mettre une épingle à linge sur les narines sensibles… mais c’est tellement efficace !…). Il existe aussi un livre blanc sur les utilisations de la consoude au jardin avec plusieurs centaines de témoignages d’utilisateurs: https://www.b-actif.fr/livre-blanc-jardinage.html
ou : contact@b-actif.fr
Merci Christophe pour ces infos précises sur la Consoude.
Je suis d’accord avec vous concernant la toxicité à laquelle le foie est subit l’homme moderne; Les alcaloïdes présents dans la Consoude peuvent très bien le précipiter dans une spirale dangereuse!…et quand on connaît l’importance de cet organe, il faut être très prudent.
Vous parlez à juste tire du Souci de jardin, Calendula off., je l’utilise pour calmer les douleurs au genou d’une ancienne tendinite. J’utilise la pommade, moins cher que le gel, vendue en pharmacie. J’en applique généreusement le soir que je garde toute la nuit, protégé par un bandage. Je peux dire que c’est efficace … et naturel.
En regardant la fiche de Christophe sur la fabrication des baumes dans le présent Blog ou en lisant également les chapitres qu’il y consacre dans son livre, « les recettes secrètes de mon herbaliste » aux éditions La Source Vive ou sur Amazon, j’ai appris à confectionner des pommades et baumes, dont plusieurs à base de Calendula/soucis (en mélange avec d’autres plantes, dont le dernier : soucis calendulas/piments/gingembre/HE de Gaulthérie…. Mais j’en avais fait un l’an passé à base de fleurs de soucis et de feuilles de consoude séchées et macérées dans de l’huile d’olive incorporée à du beurre de Karité et mis en pots…. Très efficaces !… Ainsi : Fini..n.i…ni..ni .. les achats de tubes pharmaceutiques ou en parapharmacies….
bonjour christophe,
peut on utiliser la consoude pour cicatriser un tatouage à votre avis? ce n’est pas ue plaie à proprement parler mais la lesion est quand même assez profonde, d’ou ma question.
merci de votre reponse
Bonjour
Je n’ai pas d’information pour ce cas, du coup j’aurais tendance à aller vers d’autres plantes cicatrisantes comme le souci par exemple
et bonjour christophe, merci pour toutes ces infos,
je suis un adepte du footing et j’ai parfois le tendon d’achille un peu douloureux..faut-il que je me tourne vers la consoude pour la douleur et, si possible, une certaine réparation du tendon? ou autres?
merci d’avance de tes conseils!
amicalement
jean-christophe
Bonsoir Jean Christophe
je pense que si vous faites des compresses soit de l’infusion des feuilles ou de la décoction de la racine ou de la teinture, cela vous apportera un soulagement, vous pouvez aussi mouillé de l’argile avec teinture diluée ou infusion/décoction et vous appliquez des cataplasmes d’argile
et pensez aussi à vous reminéraliser en interne (prêle, ortie, avoine…)
Bonjour Christophe et Sabine,
Tout d’abord, je vous remercie beaucoup pour tout le partage de vos connaissances, je passe des heures à lire votre blog et visionner les vidéos.
Maintenant je passe à la pratique, ma maman s’ est fracturée le col du fémur le 14 juillet, je viens de réaliser une teinture de consoude par percolation. Elle est d’un vert profond mais sent tout de même un peu l’alcool ( rhum blanc 49°). Je voudrais expédier à ma maman un flacon de teinture déjà diluée et prête à l’emploi pour application en compresse. Je me pose ces questions:
1-Quelle dilution dois je faire 1/3 ou 1/4?
2-Cette préparation se conservera t’elle?
3-Application 2 fois par jour, combien de temps?
Je vous remercie pour l’attention que vous porterez à mon message.
Bien cordialement, Nathalie
Hello Nathalie,
Bravo pour la percolation ! Ce n’est pas tout le monde qui teste cette méthode.
Oui la teinture va avoir une forte odeur d’alcool, c’est normal.
1. Une dilution avec 1 volume de teinture pour 3 volume d’eau dans ce contexte.
2. La teinture se conserve pendant des années, mais une fois diluée, il faut l’utiliser dans les 2 à 3 jours.
3. Pendant la durée de la phase de réparation… dur à dire… déjà si on fait pendant 2 semaines, c’est une bonne manière de booster la guérison.
Bonsoir Christophe,
Je vous remercie pour cette réponse rapide et précieuse.
Bon weekend
Bonjour,
Souffrant d’épycondilite depuis plusieurs années, j’ai essayé les cataplasmes d’argile, l’ortie en interne de chez Biofloral, l’HE d’Helicryse mais je n’arrive pas à la guérir et je ne peux plus me servir de mon bras. J’ai même essayé la gaultherie qui normalement est très efficace, mais je ne la supporte pas cela me provoque des malaises! On m’a immobilisé pendant plusieurs mois mon poignet avec une orthèse thermoformée pour éviter de faire travailler mon coude droit mais cela ne m’a pas guérie.
Souffrant de maladies auto immunes dont un goujerot Sjrogen très sévère et d’une neuropathie périphérique survenus juste après un vaccin, ce qui me provoque toutes ses douleurs musculaires et articulaires qui me réveillent même la nuit!!
N’ayant pas de consoude dans mon jardin mais du calendula est ce que si je faisais une pommade ou une MH au calendula et que je l’ incorpore dans mon cataplasme d’argile verte en le faisant 2 fois par jour cela pourrait me guérir?
Je vous remercie pour vos conseils car je me soigne essentiellement avec les plantes et je refuse toute la chimie car n’a aucun intérêt thérapeutique.
Bonjour Véronique,
Je ne pense pas que le calendula soit adapté à la situation ici.
Si c’était moi, je testerais la teinture de consoude incorporée à votre cataplasme d’argile verte.
L’échinacée peut aussi aider en application externe car elle stabilise l’activité d’une enzyme qui s’appelle l’hyaluronidase et qui est impliquée dans ce type d’inflammation chronique.
Bonjour,
Je vous remercie pour votre réponse rapide. Depuis quelque temps, je fais le cataplasme et ensuite j’applique la teinture de consoude qu’une amie m’a passée, par contre je ne sais pas avec laquelle elle l’a faite. Est ce qu’il y a une différence de l’incorporer directement au cataplasme car ce dernier est ensuite jeté ?
Quant à l’échinacée, elle m’est contre indiquée car j’ai des maladies autoimmunes. Comme on sait que la peau absorbe les principes de la plante est ce que ce n’est pas aussi contre-indiqué en application cutanée ?
Laquelle préconisez-vous dans le cas d’une épicondilyte de plusieurs années ?
Quant au calendula, une internaute en parlait dans le cas de tendinite, vu que j’en avais dans mon jardin j’aurais pu m’en fabriquer. Vous utilisez l’alcool pour extraire ses bienfaits ou vous faites plutôt un macérat huileux à l’huile d’olive?
A part pour la peau, l’utilisez-vous pour d’autres pathologies ?
Passez une excellente journée au milieu de la nature
Incorporer la teinture au cataplasme est une possibilité, au moins vous faites 1 seule manipulation.
Avec l’échinacée, il y a beaucoup moins de risques à appliquer localement, je ne me ferais pas trop de souci de ce côté là. Toutes les échinacées sont applicables localement, j’ai une petite préferrence pour E. pallida et angustifolia mais purpurea fonctionnera aussi.
Calendula est aussi une grande réparatrice, donc pourquoi pas. Par contre il faut de l’alcool pour extraire les résines de la fleur de souci, cela fonctionne mieux que l’huile (ou alors il faut faire un macérat huileux par intermédiaire alcoolique).
Voir ma fiche sur le souci pour les différentes utilisations.
Bonjour Nathalie
c’est normal qu’elle sente un peu l’alcool, d’autant plus que la consoude n’a pas une odeur particulièrement développée
Le mieux serait de la garder entière et de proposer à votre maman de la diluer au fur et à mesure si c’est possible, par exemple pour 1 cuillère à café de teinture 4 c. à café d’eau , ou alors la diluer mais de manière à ne pas trop faire baisser le degré d’alcool (voir pour ça le tableau de mouillage de gay lussac ) et la conserver au frigo
– le temps que la guérison se fasse, et parallèlement vous pourriez lui proposer des plantes pour se reminéraliser comme l’ortie, et si l’infusion lui parait trop compliquée, on peut trouver de l’ortie en poudre sur internet ou dans certaines herboristerie
Bonsoir Sabine,
Merci pour votre réponse et votre réactivité.
Vous et Christophe êtes vraiment formidable, vos deux réponses me sont d’une grande aide.
Bon weekend, à bientôt
bonsoir Nathalie
haha tir croisé 🙂
Bonjour,
Etant donné que la teinture soit de couleur verte, j’en déduis qu’il s’agit uniquement de feuilles de consoude, car j’ai personnellement tenté une percolation de racines pulvérisées et j’ai vite abandonné vu le bétonnage provoqué par les mucilages dès le premier mélange de pré humidification de la poudre…. J’ai préféré faire une macération à l’eau + alcool … Bravo pour votre réussite de feuilles percolées… Personnellement, depuis que Christophe m’a appris la percolation, je suis Fan de cette méthode….
Bonjour Monsieur Christophe,
Moi aussi, j’ai beaucoup lu sur la toxicité de l’alcaloïde de consoude. Ce qui m’intéresse c’est de savoir s’il s’agit des tests de la molécule pur ou de l’effet de la plante entière. Car il est évident que le résultat ne peut pas être identique. Ce n’est pas pour rien que Hippocrate parlait de synergie d’action des plusieurs molécules contenant dans le totum de la plante.
Tant qu’il n’y a pas d’étude démontrant l’effet de la plante entière (feuille ou racine), on ne peut pas croire au résultat des études de l’action d’une molécule.
Comme vous le savez l’aspirine représente acide salicylique qui provoque de saignement de l’estomac alors que la reine des près ou l’écorce de saule n’ont pas d’effet secondaire.
Et merci pour votre site, il est magnifique. Gayane Sarkisyan
Bonjour,
Vous avez tout à fait raison de mentionner ce point. Il faut toujours le garder en tête.
Nous avons effectivement des rapports de toxicologie dans différents pays qui retracent le développement de maladie veino-occlusive à la consommation de consoude (d’autres plantes contenant des AP ont été mises en cause). J’ai mis une référence en bas de l’article à un de ces rapports, je n’ai hélas pas le temps de rechercher les autres mais je suis tombé sur plusieurs autres au cours de mes recherches.
La toxicité des plantes contenant des APs est aussi bien connue chez les animaux. Bien sûr, on parle souvent de sénéçon ici, mais on sait pourquoi le sénéçon est toxique, et on sait que les molécules dans la consoude sont très similaires et on la même action.
Ensuite, une étude isolée qui montre que le gavage de rats à la consoude est toxique, je m’en méfie et je m’en suis toujours méfié. Je suis, après tout, un grand défenseur des plantes et de la phytothérapie.
Mais là, pour moi, nous avons une constellation de données qui ne sent pas très bon…
Et juste une petite précision, si je puis me permettre, la reine des près ne contient pas d’acide salicylique. Idem pour le saule. Ils contiennent des dérivés salicylés qui n’ont justement pas le groupement « acétyl » ce qui leur donne des propriétés antiinflammatoires sans les effets secondaires.
Excellente discussion sur le totum des plantes, merci d’avoir mentionné ce sujet.
bonjour Gayane
Concernant la consoude il s’agit d’alcaloïdes bien présents dans la plante; l’acide acétylsalicylique (aspirine) est une molécule synthétisée qui n’existe pas dans la reine des prés ou le saule mais est issue de.. et consommer de la reine des prés n’est pas comme prendre de l’aspirine, par contre consommer de la consoude c’est avaler aussi les alcaloïdes d’où les précautions soulevées
Bonjour Christophe,
Je partage ton refus de prendre de la consoude par voie interne a cause du cumul des destructions occasionnées par alcaloïdes pyrrolizidiniques dans le foie. Mais ne devrait-on pas avoir la même approche vis-à-vis de l’alcool, donc des teintures en général? L’alcool n’a-t-il pas un effet destructeur des cellules hépatiques? Ces destructions se cumulent également et plus on vieilli et moins vite que ces cellules se régénèrent. On parle partout d’éviter la surconsommation d’alcool laissant à supposer qu’il y a un seuil en deça duquel il n’y a pas de destruction des cellules hépatiques. Je pense que chaque goutte d’alcool fera ses petits dégats et moi, je préfererais en garder le maximum pour mes vieux jours. Penses-tu que cette comparaison alcaloide pyrro… et alcool tient la route?
Merci.
Philippe
Bonjour Philippe,
Je mettrais l’alcool comme une toxique moins pernicieuse que les AP basé sur ma compréhension de la détoxification de ces deux substances au niveau du foie. Les APs semblent boucher les structures et créer des fibrosités. Ceci étant dit, une consommation abusive d’alcool peut amener au long terme à la cirrhose du foie qui est elle même accompagnée d’une forte fibrosité.
Mais sans parler d’abus, revenons aux teintures. Prenons une quantité moyenne de 10 ml par jour, une quantité qui ne devrait pas choquer vu qu’elle représente 1 cuillère à café 2 fois par jour, quantité que l’on verra parfois recommandés sur le long terme. En prenant une moyenne de 50° pour la teinture, cela nous donne 5 ml d’alcool pur par jour, la même quantité que celle contenue dans 1/3 de verre de vin.
Alors bon ou pas ?
Cela dépend. Et on rentre vite dans une grande zone de gris.
J’essaye de faire un peu blanc et noir dans mes vidéos, un peu caricatural car cela m’aide à faire passer un message.
Un beignet de consoude de temps en temps par rapport à une consommation journalière d’un peu d’alcool ?
On est en plein dans le gris…
Bonjour Philippe,
En attendant la réponse de Christophe ou de Sabine…
Même si on sait que Paracelse aurait parfois tort dans son expression « c’est la dose qui fait le poison », concernant l’alcool on peut à mon avis en tenir compte.
1. Ce qui est connu : « Le risque pour la santé devient important est de 20 à 40 grammes d’alcool par jour – 2 à 4 verres – chez la femme et de 40 à 60 grammes d’alcool – 4 à 6 verres- par jour chez l’homme. » (Source : Centre Hépato-Biliaire Paul Brousse).
2. Mon avis : Les alcaloïdes pyrrolizidiniques sont mutagènes et toxiques à des doses bien moindres que l’alcool, qui lui peut induire une altération des cellules par sa transformation (éthanol -> acétaldéhyde).
3. La consommation d’alcool est surtout dangereuse dans les addictions (sous toutes leurs formes) et concernant l’usage médicinal il n’est pas consommé de la même façon, ni en quantité, ni en qualité (interactions avec tous les composants et additifs…), ni en fréquence, ni régulièrement. C’est bien la base de la naturopathie ou de la phytothérapie de conserver des fenêtres thérapeutiques, de varier les traitements et surtout de traiter les causes donc d’exclure les traitements longs, sauf pour des pathologies bien spécifiques.
3. Si on considère la dose d’alcool ingérée en teintures mères, on est sans doute très loin des doses toxiques en prises régulières mais ce serait intéressant de faire ce calcul, à % alcoolique comparé. D’autre part, qu’est-ce qui nous empêche d’évaporer un peu l’alcool avant d’ingérer ces teintures diluées ?
4. Il faut aussi considérer la personne qui sera traitée avec des TM, sachant que nous ne sommes pas tous égaux et que les femmes ou plus encore les enfants, ne présentent pas les mêmes sensibilités.
J’espère apporter un peu de réflexion, non pas une réponse catégorique, en attendant la réponse des cadors
Merci Xavier pour ta réponse. De très bons points. Le point 4 est particulièrement important, il y a des personnes qui ont plus de mal à gérer l’alcool que d’autres (elles le savent en général). Donc on s’adapte en fonction de la personne et du contexte.
Merci beaucoup Xavier et Christophe d’avoir pris du temps de faire une aussi complète réponse. J’ai consommé toute une bouteille de 100ml de teinture d’echinacea quand j’avais une laryngite il y a quelque temps. 100ml, ça fait quelques verres à schnaps! Il est vrai que je la prenais dans une tisane chaude bue très lentement.
Keep up the good work.
Philippe
Bonjour Christophe,
Très intéressant comme d’habitude, on ne se lasse pas de lire.
Je voulais savoir si la CONSOUDE est aussi efficace pour l’arthrose en compresses?
Quand nous fais-tu un article sur la prêle? J’aimerais savoir ce que tu en penses.
Bonne vacances et merci.
Josseline
Bonjour Josseline,
Oui il faudra que je parle de la prêle que j’apprécie aussi pour sa capacité à soutenir les reparations os/cartilage/tissu.
La consoude est une classique pour l’arthrose, en compresse, elle fait partie de notre tradition et elle en a soulagé plus d’un. Donc oui, il faut y penser et toujours rester très pratique et pragmatique – tester la consoude, si elle soulage on la garde sinon on essaye une autre stratégie.
bonjour,
pouvez-vous me dire si la consoude peut être utilisée pour des problèmes de kératose actinique ?
Merci pour vos vidéos très instructives !
Bonjour Donatienne,
Personnellement je pense plutôt à la consoude lorsqu’il y a un dommage occasionnel aux tissus. Pour une condition chronique, je pense plutôt à d’autres plantes, une en particulier est intéressante pour les problèmes de peau : la Centella asiatica, une plante de médecine ayurvédique que l’on trouve en poudre dans certaines boutiques plantes/cosmétique aujourd’hui. Ou tout simplement le souci (Calendula officinalis).
Merci beaucoup pour votre réponse !
J’espère pouvoir atténuer un de mes soucis grace au souci et ferai une recherche quant à la centelle qui me paraît exceptionnelle .
j’espère également un jour suivre votre formation et partager cette merveilleuse passion .
Au plaisir de vous revoir dans une prochaine vidéo
Bien à vous, à nous et à cette merveilleuse planète