Bienfaits du pissenlit (Taraxacum officinale)

Noms communs : Pissenlit, Liondent, Groin de porc, Laitue de chien, Couronne de moine, Salade de taupe

Nom latin : Taraxacum officinale

Famille : Astéracées

Constituants : le pissenlit contient :

  • Des composants amers (lactones sesquiterpéniques) ;
  • Des triterpènes (composant résineux) ;
  • Des acides phénoliques (agissent comme antioxydants) ;
  • Des phytostérols (lipides similaires au cholestérol) ;
  • Des minéraux (du potassium en particulier – jusqu’à 4,5% dans la feuille) ;
  • Dans la racine : de l’inuline, surtout en automne ;
  • Dans la racine : du fructose, surtout au printemps ;
  • Dans la feuille : des flavonoïdes et des vitamines.

Description

Les botanistes m’excuseront, je m’apprête à grandement simplifier le monde complexe du pissenlit. Car au cas où vous ne le sauriez pas, il existe plus de 1,200 espèces et sous-espèces en Europe (sans parler du reste du monde).

Nous allons donc nous concentrer sur la grande famille du « dent de lion », facilement reconnaissable par les traits que je vais décrire. Et si cette vulgarisation inclut cent ou mille sous-individus, qu’importe. Car les propriétés médicinales seront les mêmes d’une sous-espèce à l’autre.

Le pissenlit est une plante vivace et non une annuelle comme certains le pensent. La partie aérienne de la plante reste ou disparait selon les températures en hiver, et l’énergie de la plante repart vers les racines. Lorsque la partie aérienne meurt, la plante donne naissance à une nouvelle rosette de feuilles à la fin de l’hiver ou au début du printemps.

Le pissenlit pousse dans les endroits suivants : à peu près partout. Dans les champs cultivés, les champs en friche, sur le bord des routes, aux abords des maisons. Certaines plantes médicinales sont dures à trouver. Pour le pissenlit, c’est plutôt l’inverse, l’éviter serait bien trop compliqué. Et c’est tant mieux, car comme nous le verrons plus bas, c’est une pharmacie à lui seul.

Pissenlit (Taraxacum officinale)
Par Franz Eugen Köhler, Köhler’s Medizinal-Pflanzen

Le pissenlit est très variable en taille, en fonction de l’environnement dans lequel il pousse. Au plus le sol sera riche, au plus sa masse aérienne sera importante. La forme des feuilles varie grandement, elle aussi, et est plus ou moins découpée et dentée.

Pour être sûr de bien identifier le pissenlit « traditionnel », nous nous concentrerons sur la feuille divisée qui se termine en pointe de flèche comme montré sur l’image ci-dessous.

Pissenlit (Taraxacum officinale)
Photo de Rosalee de la Forêt

La base des feuilles est souvent blanche, puis la tige devient rougeâtre puis verte.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

La tige florale est un tube creux qui laisse s’écouler un latex (lait blanc) lorsqu’on la casse. Ce que l’on appelle la fleur (le pompon jaune) est en fait un capitule constitué de petites fleurs jaunes.

Pissenlit fleur encore en bouton :

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Il n’y a qu’un seul capitule par tige florale. La fleur et très mellifère et attire une multitude d’abeilles. Les fleurs n’ont pas besoin d’être fécondées pour produire les graines.

Pissenlit fleur ligulée bien visible :

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Lorsque les capitules floraux deviennent matures, ils se referment pour ensuite se rouvrir et laisser échapper les petits parachutes portant la graine.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Il suffira d’un souffle pour disséminer les graines et assurer la propagation de l’espèce.

La racine est constituée d’une carotte centrale assez charnue d’où se détachent plusieurs racines beaucoup plus fines. La racine est, elle aussi, laiteuse si on la casse. Elle est de couleur brune pour sa couche externe et blanche à l’intérieur (il suffit de gratter la couche brune avec l’ongle pour voir apparaitre la couleur blanche).

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Comme nous le verrons par la suite, la feuille et la racine sont toutes deux médicinales.


Tempérament

  • Refroidissant
  • Asséchant

Goût

  • Amer
  • Légèrement salé
  • Racine : une douceur discrète
  • Racine : huileux

L’aspect amer de la plante va refroidir les conditions et les tempéraments enflammés. Ce point-là est particulièrement mis en avant dans la médecine Chinoise, qui utilise le pissenlit pour contrer la chaleur et le feu interne (voir plus bas).

L’aspect amer va aussi stimuler un système digestif qui tourne au ralenti. L’aspect amer/diurétique la rend asséchante. Comme nous le verrons, la feuille est particulièrement asséchante de par son aspect diurétique.


Quelles sont les vertus du pissenlit ?

Vertus du pissenlit pour le foie

Le pissenlit est principalement connu comme plante dépurative, et ceci depuis des millénaires. Si l’on combine efficacité, accessibilité et abondance en nature, aucune autre plante n’arrive à l’égaler. C’est la racine qui sera employée dans ce contexte.

J’ai longuement parlé de la cure dépurative dans l’article à ce sujet. Elle est non seulement toujours d’actualité, elle est aussi un outil indispensable pour les personnes qui veulent faire de la prévention de maladies. Les organes d’élimination de l’homme moderne sont constamment sollicités. Lorsque petits excès et engorgements amènent à des problèmes d’encrassage (un terme de Jean Seignalet), le pissenlit peut faciliter l’évacuation des déchets en « ouvrant » les canaux d’élimination.

Cazin(1) nous dit qu’il l’utilise « en décoction dans les vices de sécrétion de la bile ; dans l’ictère essentiel ou symptomatique, et surtout dans les engorgements hépatiques ou spléniques qui suivent les fièvres intermittentes ». Le terme ictère signifie jaunisse. On notera l’expression « vices de sécrétions de la bile », dénotant une faiblesse hépatobiliaire. Cette faiblesse se retrouve chez beaucoup d’individus aujourd’hui d’une manière constitutionnelle, et s’exprime souvent par des difficultés à digérer tout ce qui est gras. En effet, on se souviendra que la bile émulsifie les lipides afin d’augmenter leur surface de contact pour que les lipases puissent intervenir d’une manière efficace.

Plus tard, Leclerc(5) confirme ces propriétés : « L’observation clinique m’a mis à même de constater que le pissenlit possède réellement la propriété de favoriser le cours de la bile ; en le prescrivant à des malades atteints d’angiocholite chronique, de congestion du foie, de cholélithiase, j’ai vu s’atténuer les crises douloureuses et s’amender les symptômes d’insuffisance hépatique ».

Les études récentes nous montrent que le pissenlit non seulement augmente l’activité du foie, mais il le protège aussi grâce à ses propriétés antioxydantes(2). Il peut donc être utilisé pour protéger un foie qui souffre (noté au travers de taux d’ALAT trop élevés par exemple).

Le pissenlit est connu comme « nettoyeur du sang ». Cette vieille notion de « charge sanguine » peut être comprise par tous. De nombreux déchets sont véhiculés en circulation sanguine et doivent être éliminés rapidement par le foie. Lorsque le foie tourne au ralenti, le sang devient « sale ». Le pissenlit, en activant le métabolisme de ces déchets au niveau du foie, peut nettoyer le sang.

« Le pissenlit essore l’éponge hépatique et rince le filtre rénal »
Henry Leclerc

Cette notion s’applique à de nombreux déséquilibres de santé. Chez les allergiques, par exemple, le foie doit se débarrasser des complexes immuns. Dans les douleurs articulaires liées à un excès d’acide urique, le foie et les reins doivent se débarrasser de cette substance problématique.

Lorsque les organes de nettoyages fonctionnent mieux, on arrive à s’imaginer comment d’autres processus physiologiques arrivent à en bénéficier. Le système immunitaire peut être plus efficace(3). La personne peut se sentir moins fatiguée(4).

De plus, tout ceci ne semble être qu’une vue partielle, en surface. Weiss(7) explique que « tous ces effets ne sont que des aspects partiels de l’effet général de la plante sur l’activité cellulaire ». Le pissenlit agirait donc au cœur même de la cellule, ce qui nous amène à la section « anti-cancer » que vous trouverez plus bas.

La salade de pissenlit :

Salade de pissenlit

A la sortie de l’hiver, les rosettes des jeunes pissenlits sont tendres. La salade de pissenlit est une tradition dépurative ancestrale que je suis depuis plusieurs années. Voici une façon de les préparer, à la Provençale :

  • Ramassez la rosette entière avec un tout petit morceau de la racine. Ceci permet d’obtenir l’effet hépatique de la racine et l’effet diurétique de la feuille. De plus, la racine donne du croustillant à la salade (et de l’amer aussi). N’en coupez qu’un tout petit bout près de la rosette afin que la plante puisse se régénérer ;
  • Lavez vos pissenlits plusieurs fois ;
  • Préparez une vinaigrette à base d’huile d’olive, de vinaigre de vin et de moutarde. Ne soyez pas avare sur la quantité ;
  • Rajoutez de l’ail écrasé ;
  • Rajoutez quelques anchois écrasés ;
  • Mélangez le tout.

Le sel des anchois va légèrement s’opposer à l’effet diurétique afin d’éviter un effet trop diurétique. L’huile d’olive, la moutarde et l’ail sont « réchauffants » et vont équilibrer la froideur de la plante. Nous rentrons ici dans la phytothérapie énergétique, et nous tentons d’équilibrer les énergies pour cette préparation qui doit rester nourrissante avant tout.

Bienfaits du pissenlit pour le système digestif

Le pissenlit peut être utilisé comme digestif amer. On le prendra avant les repas afin de stimuler la sécrétion des sucs gastriques (au niveau de l’estomac, de la vésicule biliaire et du pancréas) et la tonicité des muscles lisses digestifs lorsque nécessaire.

Cazin(1) explique qu’il est efficace « pour relever les forces digestives et rétablir les sécrétions ». On peut l’utiliser chez la personne manquant d’appétit après une longue maladie par exemple. Culpeper(10) parle de pissenlit dans les cas de cachexie, affaiblissement profond de l’organisme lié à une dénutrition importante.

La racine de pissenlit peut corriger les problèmes de constipation chronique en augmentant le débit de bile, notre laxatif naturel. La racine de pissenlit n’est pas aussi efficace que la racine de patience crépue pour la constipation, mais elle est par contre mieux tolérée sur le long terme. Chez l’enfant constipé, le pissenlit est mieux toléré que la patience crépue qui peut être trop irritante pour les muqueuses intestinales.

Nous n’avons pas parlé du pancréas, mais les observations cliniques pointent vers une action positive du pissenlit sur la glycémie sanguine.

Fournier(6), en utilisant les termes de Ripperger, nous donne un beau résumé des propriétés digestives de la plante : « Le pissenlit est un exemple de l’harmonieuse pluralité d’action des remèdes végétaux, qui […] concourent dans leur complexité à l’alternance harmonisée qu’exige l’ensemble de l’appareil digestif comme récepteur, transformateur, puis distributeur des substances alimentaires et en fin de compte, dont a besoin tout l’organisme pour son parfait fonctionnement ».

Je simplifie : le pissenlit agit un peu comme chef d’orchestre de tous les organes digestifs.

Diurétique

Comme son nom l’indique, le pissenlit augmente la diurèse et ceci de manière notable. Et notez que c’est la feuille qui a une affinité particulière pour les reins, plus que la racine.

On l’utilise donc dans les cas de rétention d’eau et œdèmes. Si vous vous sentez gonflé et que vous suspectez une rétention d’eau, la feuille de pissenlit pourra valider cette hypothèse. Faites-en une cure pendant une semaine. Si vous arrivez à perdre un peu de poids, vous n’avez hélas pas maigri d’une manière miraculeuse. Vous avez plutôt « pissé » une partie de votre eau (pardonnez l’expression).

Cazin(1) parle « d’hydropisie de poitrine » (ancien terme pour l’œdème) chez un patient : « l’usage du suc de pissenlit le soulagea beaucoup en excitant la sécrétion urinaire. Itard a vu une anasarque assez considérable se dissiper au bout de trois semaines par l’usage de ce suc. Hanin a eu aussi de fréquentes occasions d’observer les bons effets du pissenlit dans les hydropisies » (anasarque = syndrome œdémateux généralisé).

Weiss(7) la recommande chez la personne âgée, «elle encourage l’excrétion rénale et l’élimination des substances qui ont tendance à se déposer dans le corps» de ces personnes. Le pissenlit est aussi indiqué «pour contrer la tendance à développer des calculs».

Vous pouvez l’utiliser dans la gestion de l’hypertension essentielle, lorsque la pression systolique ne dépasse pas les 15 à 16.

Elle est aussi utile chez la femme dans la gestion de la rétention d’eau prémenstruelle. Dans ce contexte, mélangez racine et feuille. La feuille agira comme diurétique, la racine activera le foie, organe essentiel dans la gestion des problèmes hormonaux (le foie recycle le trop plein d’hormones).

Pissenlit en pot
Pissenlit en pot – pourquoi pas ?

Bienfaits du pissenlit pour les douleurs articulaires

Comme mentionné plus haut, un problème d’élimination peut être la cause de douleurs articulaires. C’est Weiss(7) qui en parle le mieux dans ce contexte : « L’utilisation du pissenlit pour le traitement des maladies dégénératives des articulations est beaucoup plus importante. Le processus arthritique est l’indication primaire pour Taraxacum. La plante a été utilisée avec beaucoup de succès dans les traitements préventifs ».

Notez ici qu’on envisage le pissenlit lorsque les douleurs articulaires sont accompagnées de difficultés d’élimination (qui peuvent être dues à des causes constitutionnelles – le foie et les reins ont toujours été « paresseux » par exemple).

Anti-cancer

Siyaram Pandey, un chercheur à l’université de Windsor au Canada, étudie le pouvoir anti-cancer de la racine de pissenlit depuis plus de 3 ans. Il fut d’abord approché par le docteur Caroline Hamm, une oncologue curieuse de comprendre pourquoi certains de ses patients buvant de l’infusion de pissenlit semblaient se rétablir mieux que les autres.

« Pour être honnête avec vous, j’étais très pessimiste au début » raconte Pandey lors d’un entretien avec CBC News. «Cela pouvait être une coïncidence ».

Coïncidence ? Point du tout.

Les équipes de Pandey démontrèrent que la racine de pissenlit force les cellules cancéreuses les plus agressives à se suicider (un processus appelé l’apoptose), le tout dans le contexte de la leucémie myélo-monocytaire.

« C’était surprenant, mais pas aussi surprenant que de constater que le pissenlit était bénin pour les cellules normales » nous dit Pandey.

Michael Tierra, phytothérapeute américain très apprécié et fondateur de la East West School of Planetary Herbology, explique dans un article sur taraxacum et arctium (article hélas non disponible actuellement) : « J’ai étudié littéralement des centaines de plantes du monde entier, et en prenant en compte le coût, la disponibilité, le goût (à ne pas négliger car les gens souffrant de maladies chroniques comme le cancer doivent prendre leurs plantes au moins trois fois par jour pendant des mois) – il n’y a probablement aucune plante anti-cancer sur cette planète aussi simple et puissante que le pissenlit et la bardane » (nous parlerons de la bardane dans un futur article).

Tierra rajoute : « Ceci ne veut pas dire que le pissenlit et la bardane garantissent un traitement du cancer. La même affirmation ne peut être dite au sujet des traitements médicaux conventionnels. Ceci veut simplement dire que ces plantes sont capables d’optimiser les processus physiologiques nécessaires pour détruire les cellules cancéreuses et prévenir leur prolifération ».

Il est évident que tout ceci ne doit être entrepris qu’en complémentarité d’un accompagnement médical adéquat (et avec l’accord de l’oncologue). Pour aller plus loin, vous pouvez lire cet excellent article.

Bienfaits du pissenlit pour la « chaleur interne »

Matthew Wood(8) nous donne des indications spécifiques liées à la médecine énergétique.

Il l’indique lorsque la chaleur descend profondément dans les tissus, épaississant les fluides et ralentissant le drainage des tissus. Ceci entraîne une inflammation des tissus profonds, ce qui peut infecter les muscles et les os. Le pissenlit va refroidir l’excès de chaleur et disperser les fluides épaissis. Culpeper d’ailleurs, dans son fameux ouvrage datant de 1652(10), nous disait déjà que le pissenlit a des qualités d’ouverture et de nettoyage des passages.

Wood utilise la langue pour déterminer si le pissenlit est nécessaire : la langue est « géographique », semble être ulcérée par endroits, avec des taches plus foncées et plus claires, et laissant entrevoir des points rouges et sensibles (une observation documentée par les homéopathes, Boericke en particulier). Cette cartographie peut parfois être observée au sommet ou sur la pointe de la langue, parfois sur les cotés.

Wood explique qu’« après avoir donné du pissenlit, la langue passe en général du rouge foncé au rose foncé, indiquant que la chaleur a été libérée des profondeurs, mais qu’une sensibilité à la chaleur persiste ». Il a utilisé le pissenlit avec succès dans des cas de trouble maniaco-dépressif accompagné de langue géographique.

La médecine Chinoise parle aussi de taraxacum (T. mongolicum) pour « clarifier la chaleur toxique » entrainant abcès (du sein, du poumon, appendicite), douleurs et gonflements. Le point commun étant une chaleur et inflammation (le pissenlit étant de nature refroidissante) ainsi que du liquide épaissi et bloqué (le pissenlit étant diurétique et relâchant les fluides). On constate, par exemple, qu’une otite séreuse correspond à cette situation.

Sa capacité à éliminer non seulement la chaleur, mais aussi la toxicité au niveau profond nous ramène à la détoxification cellulaire, les « pathologies d’encrassage » de Seignalet, et la propriété anti-cancer exposée ci-dessus.

Les études récentes(9) confirment un effet anti-inflammatoire au niveau cellulaire. Tout se recoupe…

Bienfaits du pissenlit pour la sphère émotionnelle

L’élixir floral de fleur de pissenlit apporte des propriétés intéressantes. On l’utilise pour la personne de type A, constamment en mouvement, constamment au travail, mettant la barre très haut.

La personnalité pissenlit est souvent l’entrepreneur qui connait seulement deux états : ON ou OFF. Le problème étant l’épuisement dû au stress chronique (le « burnout»). La personne abuse de sa résistance physique et n’arrive pas à s’écouter.

L’élixir va aider cette personne à écouter ses besoins corporels, à ralentir, à retrouver un équilibre. Il agit parfois sur les tensions musculaires provoquées par ce stress constant (un stress très souvent positif, mais qui néanmoins use la machine).

Là encore, tout se recoupe : on retrouve la personnalité Pita de médecine ayurvédique, caractérisée par le chaud et le feu, avec un pissenlit qui s’avère refroidissant et calmant. On pensera aussi à lui pour les caractères susceptibles et irascibles avec colères explosives et rougeur/chaleur à la tête – la montée du feu du foie de la médecine chinoise. On revient au foie, on boucle la boucle.

Indications diverses

Contrindications et précautions

  • Le pissenlit est mal adapté à la personne fine, frêle et ayant tendance à avoir souvent froid ;
  • Vu son effet diurétique, elle aggrave les problèmes de peau et muqueuse trop sèche ;
  • Elle est contrindiquée chez la personne faisant de l’hypotension ;
  • Vu l’effet marqué de la plante sur le foie, il peut y avoir interaction avec certaines classes de médicaments.

Utilisation du pissenlit

Les feuilles sont utilisées pour leur effet diurétique. La racine est utilisée pour son action sur le foie et au niveau cellulaire.

L’infusion des feuilles est beaucoup plus amère que la décoction des racines.

La plante est très facile à ramasser ou à trouver en herboristerie.

  • Teinture des feuilles séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 40° à 50°. Prendre 40 à 60 gouttes de 2 à 3 fois par jour selon la personne et la condition ;
  • Teinture des racines séchées : au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 50°. Sinon, utilisez la méthode de teinture de plante « quasi-fraîche » expliquée dans mon article sur les teintures mères. Même dosage ;
  • Infusion des feuilles : 30 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
  • Décoction des racines, 30 à 50 g/L : prendre une tasse 2 à 3 fois par jour ;
  • Racine pulvérisée (style médecine chinoise) : de 2 g à 15 g de poudre , à prendre en 2 ou 3 fois par jour selon l’objectif
  • Suc de racine fraiche : 1 à 2 cuillères à soupe par jour(5).

Leclerc(5) donne la recette suivante pour stabiliser le suc de racine fraiche :

  • Suc de racines fraiches de pissenlit : 100 g
  • Alcool à 90° : 18 g
  • Glycérine : 15 g
  • Eau : 17 g

Cueillette et séchage

La feuille se ramasse au besoin tout au long de l’année, bien qu’elle soit plus tendre à la sortie de l’hiver pour les salades.

La racine se ramasse idéalement à l’automne lorsque l’énergie repart vers les racines. Mais l’herboristerie pratique nous dit ceci : on ramasse au besoin. J’ai ramassé la racine à tout moment de l’année, et les effets sont tout aussi satisfaisants.

La racine se présente sous la forme d’une carotte, il faut donc faire attention à ne pas la casser ou en laisser des morceaux dans le sol. L’idéal est de ramasser après une pluie, ou de déverser un arrosoir sur la plante, laisser pénétrer puis déraciner à la bêche.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Coupez les feuilles à l’aide d’un sécateur à la base de la partie blanche (en dessous du rouge).

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Nettoyez et stockez la racine entière afin de minimiser la surface de contact avec l’air. La découpe pour la décoction ou la teinture, ou la pulvérisation se fait au dernier moment.

Stockez les feuilles entières. Pas besoin de les découper pour préparer la teinture mère de feuille, ou une infusion des feuilles.

Le stockage se fait dans des bocaux hermétiques, ou dans des sacs en papier gardés dans une pièce sombre, fraiche et sèche. La plante se garde assez longtemps sans perdre ses propriétés.

Pissenlit (Taraxacum officinale)


Confiture de pissenlit

Miam ! La confiture de pissenlit, que l’on appelle aussi « cramaillote », est en fait une gelée préparée à partir des fleurs (ou pour être plus précis, des capitules floraux). La gelée fournit un goût subtil et légèrement miellé.

Voici une recette traditionnelle simple à réaliser. La recette m’a été donnée par mon ami Guillaume Besson de Nature en Conscience. Guillaume est un éternel expérimentateur, constamment à ajuster ses recettes jusqu’à obtenir le mélange parfait. Comme toujours en cuisine, n’hésitez pas à expérimenter avec un peu plus de ceci et un peu moins de cela (moins de sucre ? je vous comprends !)

Ingrédients :

  • 900 gr d’inflorescences de pissenlits
  • 3 litres d’eau
  • 2 oranges
  • 2 citrons
  • Sucre : 1 kg pour 1,5 litre d’infusion
  • Agar agar : 5 g/litre d’infusion

Préparation :

  • Détachez les fleurs des capitules. Le but est de pouvoir enlever les parties vertes qui sont relativement amères, et ne garder que les parties jaunes. Cela dit, par expérience, enlever seulement le pédoncule suffit.
  • Coupez les agrumes en gros quartier en gardant la peau.
  • Mettez dans une grosse casserole les agrumes, les fleurs, l’eau et chauffer.
  • Une fois le mélange à environ 90°C, laissez macérer toute la nuit.
  • Le lendemain, filtrez et pressez la préparation pour garder le plus de jus possible.
  • Pesez ensuite ce jus, le sucre et l’agar-agar. Gardez 50 ml d’infusion à part pour diluer l’agar-agar dedans. Réservez.
  • Ajoutez le sucre au jus filtré et chauffez ce sirop jusqu’à que le sucre soit dissout.
  • Ajoutez ensuite le restant de jus avec l’agar-agar. Portez à ébullition quelques minutes.
  • Mettez en pot.

Questions/Réponses

Au fil des années, j’ai reçu de nombreuses questions au sujet de notre cher pissenlit. Voici les plus courantes…

Quand manger les pissenlits ?

Ils seront largement plus tendres au printemps, avant la floraison. C’est le bon moment de le manger en salades des feuilles. Voir ma recette un peu plus haut. En ce qui me concerne, je mange une salade 100% sauvage à la sortie de l’hiver et au printemps avec des feuilles de pissenlit, crépis, picris, laiterons, etc. J’aime la diversité.

Je n’ai pas besoin de rajouter de feuilles de laitue ou frisée pour « couper » le goût. En revanche, si vous n’êtes pas encore habitué au goût amer, vous pouvez faire un mélange avec des salades plus douces (celles que vous trouvez dans votre magasin bio).

Un peu plus tard dans la saison, à la fin du printemps, voire même en été, j’aime faire cuire les feuilles qui sont largement moins tendres qu’au début du printemps (cela dit, je continue aussi avec mes salades). Ma recette favorite s’appelle « bourbouillade ». Oui, c’est une recette du sud de la France comme son nom l’indique 🙂  Voir recette ci-dessous.

Comment manger les pissenlits ?

Les feuilles en salade, tout simplement, comme expliqué un peu plus haut (recette avec les anchois) dans la section Vertus du pissenlit pour le foie.

Les feuilles cuites en « bourbouillade« . Voici la recette :

On utilise un mélange de feuilles de plantes sauvages : pissenlits, laiterons, roquettes sauvages, plantain lancéolé, mauves sylvestres. Il m’arrive de faire une bourbouillade uniquement avec des feuilles de pissenlit, elle sera un peu plus amère que si on mélange avec d’autres feuilles (le plantain et la mauve coupe un peu l’amertume, la roquette amène de l’épicé/moutardé).

Lavez vos feuilles puis faites-les revenir dans une bonne huile d’olive avec de l’ail haché. Salez et poivrez. Faites cuire à l’étouffé jusqu’à ce que les feuilles soient cuites et tendres.

Ensuite faites une petite « sauce blanche » directement dans votre poêle. Je rajoute un peu de lait, un peu de farine, pour faire une « mini-béchamel », rapide. Ensuite, j’étale cette préparation sur de belles tranches de pain complet, je rajoute du conté râpé dessus et je fais gratiner au four.

Servir en entrée en réalisant que toute cette bonne amertume ouvre l’appétit 🙂

Quelles sont les vertus du pissenlit ?

Je vous renvoie en début d’article, mais je vous fais aussi un petit résumé ici en sélectionnant trois propriétés qui peuvent rendre service au quotidien :

  • C’est une grande plante amie du foie. On utilise la racine sèche en décoction et on fait une petite cure dépurative d’une dizaine de jours à raison de 2 tasses par jour. Elle apporte ses bienfaits dans les périodes où l’on se sent un peu « engorgé », plein, congestionné, en général après quelques abus alimentaires (arrosés ou non) accompagnés de manque d’activité physique.
  • Elle régule le transit (toujours en décoction des racines) lorsque l’on souffre de constipation légère, passagère ou chronique. En stimulant l’axe hépatobiliaire et en permettant une meilleure production de bile, la racine de pissenlit stimule le transit.
  • La feuille est très diurétique, elle permet donc (en tisane des feuilles sèches), d’aider à éliminer les œdèmes et rétentions d’eau. On dégonfle un peu grâce à la feuille lorsqu’on a tendance à accumuler l’eau, dans les parties basses du corps en particulier. Ceci peut arriver chez la personne qui a une mauvaise circulation pendant les jours les plus chauds. Chez la femme, il peut y avoir cette situation en syndrome prémenstruel.

Comment utiliser le pissenlit pour le foie ?

On prépare une décoction des racines sèches coupées en petits morceaux.

Vous pouvez ramasser et faire sécher les racines vous-même, ou les acheter en herboristerie. Je mentionne un peu plus haut la quantité 30 g par litre, mais vous pouvez faire plus simple en utilisant une cuillère à dessert des racines sèches pour une grande tasse. Pour 2 tasses par jour, on mettrait donc 2 bonnes cuillères à dessert dans 3/4 de litre d’eau, on laisse frémir 5 minutes, on éteint le gaz et on laisse reposer encore une 15’aine de minutes. Cette quantité devrait fournir 2 grosses tasses pour la journée.

Vu que cette décoction peut un peu « remuer » le foie, introduisez graduellement la tisane pour voir si vous la supportez bien.

Est-ce que le pissenlit est toxique ?

Non, le pissenlit n’est pas toxique. Il est à la fois comestible et médicinal. En supposant que vous avez bien ramassé du pissenlit bien évidemment.

Il peut, en revanche, contenir des substances toxiques en fonction du lieu de ramasse. Ramassez toujours loin des zones industrielles et champs de cultures conventionnelles. Ramassez aussi loin de tout passage d’animaux, les risques d’échinococcose (hors contexte de cet article) étant non négligeables.

Quels sont les pissenlits comestibles ?

Il existe plus de 1,200 espèces et sous-espèces en Europe (sans parler du reste du monde). Globalement, tous les pissenlits (du genre Taraxacum) sont comestibles. Notez au passage que les ramasseurs confondent le vrai pissenlit avec d’autres salades sauvages type crépis, picris, laiteron, lampsane, etc. J’ai envie de vous dire « peu importe, car toutes ces salades sauvages sont comestibles ».

En revanche, j’ai aussi entendu assez d’histoires bizarres pour vous dire qu’il faut connaître sa botanique et savoir identifier les plantes. Sortez donc avec des associations locales qui vous feront découvrir toutes ces salades comestibles. Mieux vaut un cueilleur averti qu’un cueilleur malade (voir pire).

Cela dit, globalement, si ça ressemble à un pissenlit, en général, c’est comestible.


Références

(1) Cazin, F.J., « Traité pratique & raisonné des plantes médicinales indigènes  , 1850

(2) Colle D, Arantes LP, Gubert P, da Luz SC, Athayde ML, Teixeira Rocha JB, Soares FA. Antioxidant properties of Taraxacum officinale leaf extract are involved in the protective effect against hepatoxicity induced by acetaminophen in mice. J Med Food. 2012 Jun;15(6):549-56.

(3) Lee BR, Lee JH, An HJ. Effects of Taraxacum officinale on fatigue and immunological parameters in mice. Molecules. 2012 Nov 7;17(11):13253-65.

(4) Jinchun Z, Jie C. The effects of Taraxacum officinale extracts (TOE) supplementation on physical fatigue in mice. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2011;8(2):128-33.

(5) Leclerc, Henri,  « Précis de phytothérapie : essais de thérapeutique par les plantes françaises », 1954

(6) Fournier, Paul-Victor, « Dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », 1947

(7) Weiss, Fintelmann, « Herbal Medicine » , 2000

(8) Wood, Matthew, « The Earthwise Herbal: A Complete Guide to Old World Medicinal Plants », 2008.

(9) Koh YJ, Cha DS, Ko JS, Park HJ, Choi HD. Anti-inflammatory effect of Taraxacum officinale leaves on lipopolysaccharide-induced inflammatory responses in RAW 264.7 cells. J Med Food. 2010 Aug;13(4):870-8.

(10) Culpeper, « The English Physician », 1652

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338 réponses

  1. J’adore tellement le pissenlit, c’est lui qui me sauve de tous mes désagréments digestifs ! Au printemps, j’ai des tonnes de racines lorsque je désherbe mon jardin alors je les fais sécher. Ce que j’aime le plus, c’est de les torréfier pour en faire un café. On perd un peu de propriétés mais c’est tout de même efficace pour observer des résultats sur ma digestion après quelques jours à en boire. Mélanie de HerbaSimple

  2. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour le riche contenu.
    Je viens de recevoir un résultat sanguin un peu hors normes j’envisage une cure de racine de pissenlit pour aider un peu mon foie qui semble en cause.
    Puis je utiliser des racines de pissenlit fraîches? Si oui quelle masse par litre? J’ai vu 30 g par L pour les racines sèches mais je ne sais pas pour les racines fraiches. J’ai beaucoup de pissenlit dans ma pelouse je trouve dommage de devoir en acheter.
    Je pensais faire une cure de 10 jours avec 1 L de décoction reparti dans la journée.
    Merci d’avance pour votre réponse.

    1. Bonjour Delphine
      Pour les racines fraiches on a tendance à en mettre un peu plus pour tenir compte de leur taux en eau, pour avoir une idée , vous pouvez prendre un échantillon de racines le peser puis faire sécher et repeser la différence de poids vous indiquera combien de racines fraiches rajouter.

  3. Bonjour Sabine.
    Je vois que la racine n’est pas libérée du monopole tandis que les parties aériennes le sont. Pourriez-vous m’expliquer ce qui les différentie concrètement en terme de composants précis, hormis l’inuline. En sommes quel est le composant de la racine qui fait qu’elle ne soit pas libérée SVP ?
    Merci pour votre retour

    1. Bonjour
      Les plantes qui sont libérées ne le sont pas à cause de leur propriété, mais parce qu’elles sont alimentaires, c’est pourquoi sont libérés le thym ou le laurier. Pour le pissenlit, la coutume edt de faire ded salades de la feuille, mais la racine n’est pas utilisée de façon courante dans l’alimentation.
      Voilà pourquoi la racine n’est pas libérée.
      La solution est d’aller la cueillir si on peut. Ou de choisir une autre plante, parlez en à votre herboriste.
      Bonsoir.

      1. Bonjour Nicole
        je ne pense pas que ce soit tout à fait exact , par exemple l’aunée fait partie de la liste et n’est pas alimentaire

        1. Bonjour Sabine,
          et merci de votre réactivité, cela doit être très prenant de répondre à tous nos commentaires. Celui-ci était le premier que je fais, pourtant j’ai beaucoup de plaisir à lire les articles de Christophe qui sont bien conçus. Mais j’en parlerais un autre jour.
          Pour les plantes libérées, j’ai l’habitude de vérifier sur le site de l’ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments…) les listes de plantes du monopole pharmaceutique. Dans la liste A, on reconnait les plantes libérées car elles sont grisées. et voici ce qui est précisé au début de la liste « Les plantes dont le nom français est grisé dans ce document ont été identifiées comme pouvant avoir également des usages alimentaires et/ou condimentaires »… Ce n’est pas moi qui le dit.
          Donc, pourquoi l’aunée ? Sans doute parce qu’à une certaine époque où devait l’utiliser en alimentaire. Si certains sites (comme Kokopelli) se contentent de la citer comme médicinale et alimentaire, Passeport Santé (site canadien), décrit les desserts auxquels la racine râpée donne sa saveur. On peut peut-être considérer cette plante comme un « légume oublié » au même titre que le panais… et non pas comme les plantes sauvages que l’on cherche aujourd’hui à utiliser dans la cuisine moderne (bien qu’en général, il s’agit de pl antes utilisées traditionnellement jadis aussi).
          Encore merci pour tout et à bientôt, j’espère.

  4. Bjr Sabine , par quelles plantes remplacer quand on a la constitution frileuse , peau sèche pour ma part ,mais aussi mes ados/jeunes adultes avec leur espèce d’acné sec svp ?Merci !

  5. Bonjour, je voudrais faire une cure de pissenlit et je souhaiterais savoir si je peux l’utiliser en parallèle à d’autres remèdes homéopathiques que j’utilise pour nettoyer les cellules et la lymphe. Je crois avoir lu dans un autre commentaire qu’il faudrait boire la decoction de pissenlit loin de la prise des autres remèdes, mais je ne le trouve plus. Je m’excuse si cette question à déjà été posée.
    Merci beaucoup d’avance

    1. bonjour Francesca
      Je ne peux pas répondre à la question sur l’homéopathie, je ne la pratique pas. Je ne pense pas qu’il y ait de problèmes mais mieux vaut demander l’avis d’un homéopathe.

  6. Bonjours j’aimerais savoir si je peu prendre la racine de pissenlit à long terme une fois par jours le soir après souper 1.5 ml teinture .
    J’ai eu un résultat énorme car j’avais depuis trois ans mal à tout mes articulation ,j’avais de la misère à fonctionner digérer pas d,énergie .
    Cela fait aujourd’hui 4 semaine que je suis cette recette l,appétit est revenue ,Mon mal qui étais à 9. Sur 10 est aujourd’hui à peine de 1 sur 10 .
    Les chaleur extrême de mon corp sont rendu normal et je me sens beaucoup plus calme je dort bien mieux qu,avant …..Ma Question Esque je peu continuer cette recette non agressive long terme encore car cela a réellement changer ma vie j’ai même recommencer l,entraînement au Gym .
    Merci infiniment a l,avance pour votre réponse .Aucune médecine chimique ma donner autant de résultat que la racine de pissenlit dans mon cas .
    Bien à vous Michel

  7. Bonjour !
    Je reviens sur cette fiche pour juste une petite question : J’ai la chance d’avoir des adventices qui poussent dans mes bacs à plantes, et entre autres un superbe pissenlit, au milieu de mes petites feuilles de salades.
    Hélas, j’ai cru remarquer que une ou deux feuilles de pissenlit, dont je me dis qu’elles sont bonnes pour le goût et pour le foie, sembleraient avoir la capacité d’accélérer mon transit intestinal, pour rester dans un langage soutenu… Puis-je réellement attribuer au pissenlit cette capacité laxative, ou est-ce une erreur de ma part ?
    Je ne vois rien d’autre, dans mon alimentation quotidienne, qui pourrait avoir cette fonction certes utile, mais problématique dans la mesure où les salades, chez moi, c’est le repas du soir… 😉
    Merci d’avance pour votre réponse
    Anne

    1. bonjour Anne
      difficile à dire , car les crudités peuvent aussi avoir ce rôle de faire accélérer le transit, normalement (mais dans la vraie vie il n’y a pas vraiment de normalité 🙂 ) ce sont les racines de pissenlit qui ont une action sur le foie et la vésicule biliaire, mais l’amertume des feuilles pourrait aussi « faire bouger les choses » donc selon votre sensibilité oui cela pourrait avoir un impact sur votre transit , il faut tester et noter , même si les feuilles ne sont pas considérées comme laxatives

  8. Bonjour. Je souhaiterai obtenir des précisions sur comment prendre la poudre de racine de pissenlit, en infusion, en décoction, ou peut-on la prendre dans un grand verre d’eau ou de jus de fruits ou de légumes ??

    Cordialement, Joseph.

    1. bonjour Joseph
      concernant la poudre l’infusion est suffisante, le jus de fruit ou de légumes est intéressant , peut-être plus légumes que fruits si c’est pour une petite cure détox , les jus de fruits étant très sucrés , vous pouvez aussi mettre la poudre en gélules https://www.altheaprovence.com/fabriquer-gelules-plantes-medicinales/
      dans un verre d’eau c’est aussi une option mais vous risquez de vous en lasser , attention les dosages infusion et prise de poudre en direct ne sont pas les mêmes https://www.altheaprovence.com/doser-poudres-rapport-infusions/

  9. bonjour Sabine ; dans cet article très intéressant sur le pissenlit ; il est dit que le pissenlit peut être pris avant les repas pour favoriser la digestion et le travail des sucs digestifs : faut il utiliser les feuilles ou les racines dans ce cas ?
    que pensez vous du mélange suivant : pissenlit+bourrache+fumeterre et chicorée,?
    et est il possible de mettre les boutons de pissenlit dans du vinaigre comme les câpres ?
    je vous remercie infiniment par avance.
    bonne journée ☀️

    1. bonjour Sylvie
      -les deux feuilles et/ou racine sont possibles mais je pencherais plus du côté racine qui ont plus d’amertume
      – déjà je ne mettrai pas la bourrache (qui contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques dans ses feuilles, les fleurs en sont exemptes )ensuite pissenlit fumeterre et chicorée si c’est pour une cure détox printanière je pense que ça fait un peu beaucoup , surtout que la fumeterre est assez puissante, par contre un mélange salades pissenlits, feuilles de chicorée et quelques fleurs de bourrache , délicieux , pour une détox il vaut mieux faire simple : une plante détox (selon votre constitution et vos besoin du moment) une hygiène de vie (alimentation, sommeil, exercice physique ) pour bien entrer dans le printemps
      – oui les boutons de pissenlits sont délicieux vous pouvez les accommoder selon votre inspiration
      que pensez vous du mélange suivant : pissenlit+bourrache+fumeterre et chicorée,?
      et est il possible de mettre les boutons de pissenlit dans du vinaigre comme les câpres ?

  10. Bonjour, je n’ai noté aucune utilisation des fleurs de pissenlit. Elle n’est pas utilisée en herboristerie (médicinale, pour la peau….) ? Merci.

  11. Bonjour,

    En vue d une cure detox en profondeur en mars, vaut mieux t il prendre des teintures mère, eps ou tisanes ? Quel procédé est le plus puissant ?
    Si c est la TM, est t il pertinent de faire une TM de pissenlit, radis noir, romarin et Artichauts pour une efficacité optimale ?
    Très belle journée à vous !

    1. bonjour Vero
      pour une bonne détox printanière rien ne vaut les formes aqueuses (infusions ou décoction), le fait de boire de grandes quantités de liquide va, par l’action diurétique des infusions /décoctions, apporter une valeur thérapeutique supplémentaire

  12. Bonjour Sabine,

    Merci pour l’article fort enrichissant qui parle essentiellement des feuilles et des racines.
    Je recherche des informations sur l’usage du pissenlit en cosmétique naturelle en externe, notamment avec les fleurs .
    J’ai suivi votre formation sur les crème et aussi lu votre Grand manuel. Je n’ai pas trouvé d’information sur les macérat huileux de fleurs de pissenlit, ni en utilisation en cosmétique? pourquoi? y a-t-il des contre indication?
    Avez-vous des informations, des recommandations a partager?

    Avec mes remerciements, Marie

    1. bonjour Marie
      non pas d’expérience ni d’information particulière sur le sujet, mais qui sait peut-être que des lecteurs auront des pistes à partager 🙂

    2. Bonjour,
      J’utilise l’huile des fleurs de pissenlit pour traiter l’acné, peau grasse.
      Merci et bonne journée. Céline.

  13. Bonjour Sabine et Christophe.
    Dans la vidéo, Christophe indique 30gr de racine sèche pour 1l d’eau.
    Combien de gramme pour la racine fraîche.
    Merci du retour et belle journée.
    Caroline

    1. bonjour Caroline
      Thierry Thévenin dans son ouvrage : « le chemin des herbes , les plantes sauvages » écrit que « 4 kg de racines fraiches donnent 1kg sec  »
      donc si on fait le calcul il faudrait 120g de racines fraiches pour avoir l’équivalent en sec
      vous pouvez aussi vérifier par vous même , vous pesez votre récolte fraiche, vous notez et vous re pesez une fois sec

  14. Bonjour,
    J’ai une interrogation par rapport aux quantités proposées : 30g de racines de pissenlit pour 1 litre d’eau…ça me semble énorme ! Est-il vraiment nécessaire d’appliquer cette quantité pour bénéficier l’effet dépuratif du pissenlit ?
    Si on entreprend une cure de 10 jours, ça fait en moyenne 200-250g de racines…
    Merci de m’éclaircir sur ce point.
    Julie

    1. Bonjour Julie
      effectivement ça fait de belles quantités mais concernant les quantités pour les infusions décoctions , c’est l’expérience de la Tradition , ces dosages ont été testés et approuvés, au fil du temps, pour leur efficacité et saturation du liquide

  15. Bonjour Sabine et Christophe, est il possible de mélanger la racine de pissenlit avec la poudre de réglisse en décoction ainsi qu’avec du gingembre frais pour réchauffer ? Merci par avance pour vos conseils. Sabine

      1. Bonjour Sabine, je souhaite faire un cure dépurative avec le Pissenlit mais aussi mais aussi donner un coup de pouce à mon foi et vésicule biliaire. Je souffre d’un SIBO ou plutôt IMO et mes organes digestifs sont très déficients et mon foi surchargé
        par cette maladie. Je suis de constitution fine et frileuse et Vata. J’ai lu que Christophe proposait d’y ajouter du gingembre pour contrebalancer l’effet asséchant/refroidissant. Concernant la question sur la possibilité d’ajouter la racine de réglisse séchée, c’est pour mon estomac qui me cause aussi des problème. Pour info j’ai consommé la décoction de pissenlit avec gingembre et cela m’a occasionné des effets très désagréables au niveau du foi, nausées et maux de tête et je vais baisser les doses pour voir si ça passe. Merci par avance pour vos conseils. Sabine

        1. bonjour Angel
          Pour ce genre de problématique, Angel, je ne peux vous donner un conseil comme ça  » en général » c’est tout l’ensemble qu’il faut aborder et pour cela il est important d’agir avec méthode , dans le cadre du site je ne peux pas vous conseiller , avec le sibo on avance sur des oeufs, on fait un pas en avant , deux en arrière et on recommence jusqu’à trouver la bonne piste , et très certainement faire une enquête pour savoir ce qui a déclenché tout ça, car sibo et ou simo ne sont pas en soi des maladies , mais les symptôme d’autres déséquilibres , et c’est par là qu’il va être investiguer
          vous pouvez vous faire suivre par un professionnel (si vous le souhaitez je peux vous en indiquer )

  16. Bonjour,
    Je souffre de façon chronique d’acouphenes, bruxisme, nervosité, tensions musculaires et psychologiques. J’ai le côté droit du corps « tendu comme un arc ». Je sais pas expérience que j’ai un foie fragile et que mes déséquilibres viennent probablement de cet organe que je malmene souvent par un mode de vie inadapté. Les plantes amères et detoxifiantes comme le pissenlit m’apportent un réel soulagement mais j’ai tendance à mal les doser ou à mal équilibrer mes préparations, si bien qu’après quelques jours de mieux un contre coups s’installe avec Insomnies ou sommeil superficiel, peau seche, faiblesse ou fébrilité, manque d’appétit. Ya til des plantes qui permettent de contrebalancer l’effet asséchant/refroidissant, je pense au gingembre, à la reglisse, à la mauve peut être… ou ya til des plantes proches du pissenlit qui sont plus « équilibrées » ? Merci et cordialement, AV

  17. Bonjour, pour l’infusé de feuilles, est-ce mieux avec des feuilles fraîches ou sèches ? La question étant de savoir si ça vaut le coût que j’en fasse sécher pour cet hiver.
    Merci !

    1. bonjour Sabine
      oui pour le pissenlit il semble que les sèches sont plus efficaces et plus diurétiques

  18. Bonjour, combien de temps faut il laisser sécher les racines de pissenlit afin de faire une décoction d’un litre pour détox du foie, merci

  19. Bonjour Christophe
    Jai pleins de pissenlits autour de chez moi alors j’ai voulu en savoir plus.
    Ça tombe bien j’ai des gros problèmes de constipation et d’ours articulaires. Le problème c’est que à la fin vous déconseillée pour les personnes fines, frileuses et qui fait de lhypotension. Ce qui est complètement mon cas, du coup par quoi remplacer le pissenlit?
    Merci pour vos précieux conseils
    Regine

    1. bonjour Régine
      le romarin serait plutôt adapté, mais vous pouvez quand même faire une petite cure de racine de pissenlit si vous l’accompagnez avec une plante réchauffante style gingembre ,
      mais je ne peux vous donner un conseil personnalisé sans vous connaitre , proposer une plante si je ne connais pas la personne et son histoire ne sera pas utile voire même à risque

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