Le reflux gastrique est un problème de plus en plus fréquent à l’heure actuelle. Le reflux est tellement monnaie courante que j’entends souvent dire autour de moi « qui n’a pas de remontées acides de temps en temps ? ». Nous ne sommes pas condamnés à vivre avec le reflux gastrique, et nous ne devons pas le considérer comme une étape normale de notre digestion.
Nous allons discuter dans cet article des causes possibles du reflux, et des solutions provenant des domaines de la nutrition et des plantes médicinales.

Causes potentielles de reflux gastrique
Lorsqu’un problème de reflux gastro-œsophagien apparait, on a vite tendance à blâmer une sur-acidité de l’estomac. On s’imagine un estomac trop actif, qui tourne en accéléré et secrète trop d’acide chlorhydrique. Par réflexe, on va prendre quelques anti-acides, ce qui va amener un soulagement temporaire. Le lendemain par contre, on doit remettre ça.
Il est évident que toute quantité d’acide rentrant en contact avec la muqueuse fragile de l’œsophage va automatiquement provoquer des brûlures. Si nous annulons une partie des sécrétions gastriques au travers des anti-acides, il est clair que l’on va diminuer les brûlures.
Mais le problème n’est pas là, l’estomac a absolument besoin d’un environnement acide. Il faut se poser la vraie question: pourquoi le sphincter œsophagien inférieur laisse-t-il remonter le contenu acide de l’estomac ?
Dans beaucoup de cas à l’heure actuelle, c’est au contraire une sous-activité du système gastro-intestinal qui est à blâmer. La personne est chroniquement stressée. Sous influence de l’adrénaline, le système gastro-intestinal tourne au ralenti. Les organes digestifs primordiaux sont moins bien alimentés. L’estomac ne secrète pas assez d’acide pour engendrer une digestion efficace.
Avec ce manque d’acide, la nourriture stagne dans l’estomac, des bactéries s’installent et ont le temps de produire une grande quantité de gaz (une acidité normale empêche la survie de la plupart des bactéries). Ce gaz comprime le sphincter œsophagien inférieur qui probablement manque lui aussi de tonus (toujours à cause du stress chronique).
Si nous ajoutons à ceci une alimentation propice à la création de gaz, nous avons devant nous les conditions idéales pour l’apparition du reflux gastrique. Sous la pression du gaz, et à cause du manque de tonicité, le sphincter va laisser remonter l’acide.
Le médecin Jonathan Wright, dans son livre Why Stomach Acid Is Good for You (« Pourquoi l’acidité de l’estomac est bonne pour vous ») explique que 90% de ses patients souffrant de reflux sont dans des conditions d’hypochlorhydrie (taux d’acide trop bas).
Le meilleur moyen de savoir si votre reflux est effectivement dû à une hypochlorhydrie est de vous faire les tests suivants :
- Vous faire prescrire un test de mesure d’acidité gastrique par votre docteur. Votre docteur vérifiera probablement aussi si une hernie hiatale n’est pas la cause du reflux.
- La ph-métrie classique, avec une sonde située dans l’oesophage, n’est pas suffisante pour déterminer si hypoacidité ou hyperacidité. Un test existe dans certains pays permettant l’introduction d’une petite sonde (sans fil) de la taille d’une gélule dans l’estomac. Ce test n’a pas l’air d’exister en France d’après mes recherches.
- Déterminer si vous avez des brûlures plutôt :
- Après les repas (hypochlorhydrie)
- Entre les repas, le ventre vide (hyperchlorhydrie), avec amélioration lorsque absorption de nourriture
- Faire l’un ou plusieurs des tests suivants.
- Faire le test au lever, l’estomac vide ;
- Dissoudre 1/4 de c-à-café de bicarbonate de soude dans un verre d’eau ;
- Boire et démarrer un chronomètre ;
- Arrêter à la première éructation et noter le temps écoulé.
Ceci est à faire pendant 5 jours consécutifs
Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de votre estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Au plus vous avez d’acide, au plus vous aurez une éructation puissante, et au plus elle arrivera rapidement.
En général, une éructation marquée doit se faire dans les 2 premières minutes, et mieux dans la première minute. Si le gaz remonte au delà de 2 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au delà de 5 minutes, une hypochlorhydrie quasi certaine.
2. Test du vinaigre
Prendre une cuillère à café de vinaigre de cidre le ventre vide lorsque tout va bien. Si il y a sensation de brûlure qui persiste dans le temps au niveau de l’estomac, hyperacidité probable (à noter qu’il peut aussi y avoir une aggravation d’inflammation préexistante, en cas de gastrite). Si il y a une petite brûlure passagère qui s’en va vite ou pas de brûlure du tout, acidité normale ou hypoacidité probable.
Si vous avez une oesophagite déclarée, cela va évidemment piquer un peu lorsque le vinaigre descend. Ce que nous recherchons c’est la sensation au niveau de l’estomac, pas au niveau de l’oesophage. Ne pas faire ce test si vous avez une gastrite ou un ulcère.
3. Test à la bétaine HCL
Prendre un comprimé de betaine HCL pendant un repas riche en protéines (un steak par exemple) puis rester à l’écoute de la digestion.
Si la digestion est bonne ou meilleure que d’habitude, une acidité normale ou hypoacidité doit être suspectée. Si il y a brûlures d’estomac, une hyperacidité doit être suspectée. Attention, ne pas faire ce test si vous prenez des anti-inflammatoires, ou si vous avez un début d’ulcère.
Reflux gastrique et anti-acides

Un des médicaments traditionnellement utilisé contre le reflux est l’anti-acide. Le plus commun est l’inhibiteur de la pompe à protons, ou IPP. Il va soulager ponctuellement.
Par contre, l’estomac a besoin d’un environnement acide pour fonctionner. Dans les cas d’hyperchlorhydrie, ceci peut être justifié. Mais dans les cas d’hypochlorhydrie, cette approche n’est pas la bonne.
Le pepsinogène ne peut être transformé en pepsine que grâce à l’acide chlorhydrique de l’estomac. La pepsine est une des enzymes principales de décomposition des protéines en acides aminés.
Si nous créons une hypo-acidité, nous créons donc une mauvaise digestion des protéines. Si il y a aussi une inflammation et perméabilité intestinale, ces fragments de protéines mal digérés peuvent devenir des allergène (surexcitation du système immunitaire qui peut par la suite déclencher des allergies diverses ou au long terme des maladies auto-immunes).
Une hypo-acidité est aussi propice à l’installation de bactéries (Helicobacter pylori par exemple) qui en principe ne peuvent pas survivre dans l’estomac.
Certaines personnes prennent parfois des anti-acides pendant des mois, voire des années. Au plus la prise est longue, au plus il faudra du temps pour se sevrer. Certains nutriments tels le fer, la vitamine B12, le calcium et le zinc sont mal absorbés si l’estomac ne secrète pas assez d’acides. Il faudra donc penser à une supplémentation pour pallier les carences éventuelles dans les cas d’hypochlorhydrie.
Note très importante :
Les IPP ne s’arrêtent pas du jour au lendemain, surtout pour ceux qui en prennent depuis des mois voire des années. Il faut suivre un processus de sevrage très progressif afin de laisser à l’estomac le temps de retrouver son état initial sans « retour de manivelle ». Il n’est pas conseillé, par exemple, d’en prendre 1 jour sur 2, ou 1 jour sur 3.
La stratégie reflux gastrique
Dans les cas fréquents de reflux du à une déficience du système gastro-intestinal, une approche globale doit inclure les objectifs suivants:
- Retonifier le système gastro-intestinal pour une meilleure sécrétion enzymatique et une meilleure activité musculaire des différents sphincters (en particulier le sphincter œsophagien inférieur).
- Limiter la formation de gaz due à une alimentation propice à la fermentation et à l’apparition d’une flore déséquilibrée.
- Voir si intolérances alimentaires.
- Soulager les brûlures et protéger la muqueuse œsophagiennes grâce aux plantes médicinales.
1. Retonifier le système gastro-intestinal
La priorité est de diminuer le stress chronique. Le stress est un sujet bien trop vaste pour l’aborder ici, il fera l’objet d’un prochain article. La boite à outils est diverse, depuis les plantes calmantes pour les nerfs jusqu’au sport, la relaxation, la méditation, le yoga, les massages,etc.
D’une manière ponctuelle, nous pouvons utiliser les plantes pour augmenter le tonus musculaire des organes digestifs ainsi que les sécrétions digestives. Notons encore ici la différence entre la manière de penser classique qui dit qu’une hyperacidité gastrique (c’est à dire un excès de fonction) est à corriger, et la manière de pensée présentée ci-dessus qui au contraire postule qu’une déficience digestive est à la source du problème.

A. Les plantes amères sont les toniques digestifs par excellence. Elles doivent être utilisées à faibles doses, disons 30 gouttes de teinture de plante diluées dans un peu d’eau 15 minutes avant chaque repas, pour s’assurer que le repas va démarrer dans des conditions optimales.
Le choix de la plante amère dépendra de l’image d’ensemble de la personne et de ses déséquilibres. Nous mentionnerons ici quelques plantes amères classiques:
- La racine de gentiane (Gentiana spp.)
- Les parties aériennes de petite centaurée (Centaurium erythraea) ou d’autres centaurées en fonction de votre tradition.
- La feuille d’artichaut (Cynara scolymus)
- L’andrographis (Andrographis paniculata), la « reine des amères » en médecine ayurvédique
B. Certaines plantes tonifiantes du foie et de la vésicule biliaire vont beaucoup aider à la sécrétion des sucs digestifs. La feuille d’artichaut (Cynara scolymus) ainsi que le radis noir (Raphanus sativus) aident la vésicule biliaire ainsi que le pancréas à sécréter la bonne quantité de sucs digestifs (amylases, protéases, lipases). Ces deux plantes peuvent être mélangées sous forme de teinture ou autre extrait et mélangé avec la plante amère choisie dans un peu d’eau, 15 minutes avant chaque repas.
C. Un complément alimentaire contenant des enzymes digestives (amylases, lipases, protéases) d’origine végétale (papaye, etc) pourra aussi être très utile, au moins pendant quelques semaines afin de rétablir un certain équilibre. Les compléments en HCL (de type chlorure de bétaine) + pepsine peuvent aussi remplacer les amères si les amères ne suffisent pas à stimuler suffisamment la production d’acides.
D. Eviter de boire juste avant, pendant et après le repas pendant la digestion. Les liquides diluent les sucs gastriques et limitent leur efficacité.
2. Limiter la formation de gaz
La formation de gaz dans l’estomac crée une pression sur le sphincter œsophagien inférieur qui peut être à la source du manque de tonicité du muscle.
- La première étape consiste à modifier son alimentation pendant une période de plusieurs semaines afin de donner un peu de répit au système gastro-intestinal pour qu’il rétablisse un équilibre.
- Certains aliments riches en fibres et carbohydrates sont souvent responsables du ballonnement, car ils constituent une source de nourriture privilégiée pour les bactéries du système digestif. La liste des aliments peut varier d’une personne à l’autre. En général, on diminue l’apport en céréales, haricots secs (et autres légumineuses), choux, navets, pommes de terre, le lait chez certains, les fruits secs, etc ;
- La taille des repas, en particulier celui du soir doit être diminuée, avec une petite sensation de faim restante à la fin du repas ;
- La constitution des repas, en particulier celui du soir, doit privilégier les aliments faciles à digérer et qui produisent un minimum de gaz, comme les concombres, les carottes, la salade verte, les aliments riches en protéines maigres (dinde par exemple) ;
- La protéine doit terminer le repas. Rien d’autre après.
- Le repas du soir doit être pris au moins 3 heures avant d’aller se coucher. Ceci est critique et permet à la digestion de se terminer avant de passer en position horizontale.
- La deuxième étape consiste à s’assurer que la flore intestinale est équilibrée dans l’ensemble du système gastro-intestinal. Différents probiotiques de qualité se trouvent aujourd’hui en pharmacie, et vont réintroduire des souches de bactéries utiles pour combattre la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale). Des aliments fermentés comme le yaourt ou le kéfir peuvent aussi agir en tant que probiotiques naturels, en supposant qu’ils ne créent pas trop de gaz chez la personne concernée. Cette approche est particulièrement adaptée si vous avez pris des antibiotiques dans les 12 derniers mois, ou si votre alimentation a été particulièrement pauvre en aliments prébiotiques (fruits et légumes).
- Une flore intestinale déséquilibrée entraine une forte production de gaz qui, comme nous l’avons vu précédemment, peut faire pression sur le sphincter gastrooesophagien ;
- De plus, une étude montre que les probiotiques peuvent aider à éradiquer l’Helicobacter pylori(2).
- La troisième étape consiste à utiliser des plantes carminatives à bon escient. Les plus connues étant les graine d’anis ou de fenouil. Pour la graine de fenouil, prendre soit une petite cuillère à café de graines mâchées après le repas, soit une teinture de graines prise dans un peu d’eau. Les graines d’anis sont très agréables en infusion.
3. Intolérances alimentaires et reflux gastrique
- Les céréales et le gluten en particulier sont souvent problématiques chez certaines personnes. Si vous suspectez une intolérance au gluten, essayez un retrait complet des céréales pendant une période donnée afin de voir si cela apporte un soulagement ;
- La moitié des personnes ayant des intolérances au gluten ont aussi des intolérances aux produits laitiers(1). Il est donc conseillé de les retirer également pendant cette période de test ;
- Une sensibilité aux histamine peut aussi être impliquée dans le reflux. Une élimination des aliments riches en histamine, ou provoquant une relâche d’histamine, peut être envisagée si cette sensibilité est suspectée ;
Ce retrait n’est au départ qu’un test. Certaines personnes tolèrent très bien le gluten et les produits laitiers. D’autres beaucoup moins. Si les choses s’améliorent pendant le mois de retrait (total), on les réintroduit pendant quelques jours pour constater si les symptômes reviennent, ce qui permet de conclure de manière définitive.
4. Contrer les brûlures du reflux gastrique
Les plantes peuvent apporter un soulagement efficace contre les brûlures de l’œsophage.
Notez le fait que ces plantes ne changeront en rien l’hypoacidité possible. Elles ne changeront rien au fait que vous avez du mal à digérer, que vous avez des gaz constamment, que vous avez des remontées acides. Par contre, elles calmeront les ulcérations oesophagiennes.
Souci (Calendula officinalis) : Le souci réduit les dommages causés par l’acide chlorhydrique sur la muqueuse de l’œsophage et favoriser la régénérescence des cellules. On prend de la teinture de fleurs fraîches (ou fraîchement séchées), ou une infusion de fleurs fraîchement séchées. On boit la préparation tiède par petites gorgées, deux fois par jour, entre les repas.
Plantain (Plantago lanceolata, P. major) : Le plantain est riche en allantoine, qui calme l’inflammation et stimule la la régénérescence cellulaire. Le plus simple est de prendre la plante en infusion, tiède par petites gorgées, deux fois par jour, entre les repas.
Guimauve (Althaea officinalis) : La racine de guimauve crée un mucus artificiel qui recouvre les lésions de l’œsophage et protège les muqueuses pour qu’elles aient le temps de se régénérer. On fait infuser de la racine de guimauve réduite en poudre dans un verre d’eau froide, en laissant infuser pendant quelques heures en remuant de temps en temps. On filtre ensuite le mélange, ou on récupère avec une cuillère le gel situé au dessus de la poudre qui s’est déposée au fond. On prend une gorgée de gel lorsque des brûlures se font ressentir, dans le courant de la journée.
Réglisse (Glycyrrhiza glabra) : Un excellent anti-inflammatoire, à prendre en tisane (racine en morceaux ou pulvérisée) ou en teinture. Si vous avez tendance à faire de l’hypertension, utilisez une autre plante, ou une version »sans glycyrrhizine » (la glycyrrhizine de la réglisse étant responsable des rétentions de sodium) – dans cette dernière version déglycyrrhizée, il faudra bien mâcher le comprimé et le réduire en bouillie avant de l’avaler.
Camomille allemande (Matricaria recutita) : La camomille est une plante idéale pour les problèmes de reflux, car elle a tendance à calmer les états de nervosité, tout en agissant comme digestif et anti-inflammatoire. On prend une tisane de fleurs fraîchement séchées ou une dose de teinture de plante fraîche après chaque repas. La tisane doit se prendre en petite tasse afin de ne pas trop diluer les acides et autres sucs gastriques, qui comme nous l’avons vu peuvent être déjà bas.
Mélisse (Mélissa officinalis) : Telle la camomille allemande, elle est à la fois anti-inflammatoire, digestive et calmante. Et telle la camomille allemande, elle doit se prendre fraîche. Vous pouvez vous préparer une infusion des feuilles fraîchement coupées si vous avez un plant dans votre jardin. Sinon, utilisez un extrait liquide préparé à partir des feuilles fraîches.
Aloe vera : le gel d’aloe vera, pris à petites gorgées de manière régulière, aide à adoucir et réparer la muqueuse malade.
Suggestions de préparation :
- Un petit verre de gel d’aloe vera dans lequel vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de réglisse et 40 gouttes de teinture de camomille allemande
- Une infusion plantain (1 c-à-soupe) et réglisse (1 c-à-café) que vous avez laissé refroidir et dans laquelle vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de souci
- Une infusion plantain (1 c-à-soupe) et camomille allemande (1 c-à-café) que vous avez laissé refroidir et dans laquelle vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de souci et 30 gouttes de teinture de réglisse.
- Toute autre combinaison des plantes ci-dessus qui vous semble judicieuse.
Autres facteurs de reflux gastrique
On note que certains aliments et certaines habitudes peuvent provoquer un relâchement du sphincter œsophagien inférieur chez certains individus:
- L’alcool et de tabac ;
- Le chocolat et le café ;
- Les épices ;
- Certaines plantes anti-spasmodiques et relaxantes comme la menthe ;
- Parfois l’aspirine ou autres anti-inflammatoires-non-stéroïdiens ;
- Certains médicaments contre l’hypertension ou autres maladies cardiovasculaires (ex: béta-bloquants).
Le reflux arrivant très souvent en position couchée, voici quelques astuces supplémentaires:
- Une demi-heure avant d’aller au lit, manger un petit morceau d’un aliment riche en protéines (mais pauvre en lipides et glucides), comme un morceau de blanc de poulet ou de dinde cuit. Les muscles lisses de l’estomac réagissent fortement aux protéines et seront re-tonifiés (sphincter inclus). De plus, ce petit morceau sera digéré très vite (en supposant que l’on ai pris le repas du soir 3 heures avant d’aller au lit).
- Dormir avec la tête surélevée pour diminuer les remontées.
Le poids et la corpulence de la personne peuvent être un facteur de reflux, sachant qu’un surpoids crée une pression interne sur le sphincter œsophagien inférieur.
Conclusion
Au travers de cet article, nous avons vu que l’approche classique pour soulager le reflux consiste à prendre des anti-acides, basé sur l’idée que l’estomac est hyperactif. Nous avons vu qu’au contraire, un reflux peut être créé par une déficience du système gastro-intestinal, avec manque de sécrétions et manque de tonicité des muscles et sphincters digestifs. Ce manque de sécrétions ralentit la digestion, et crée une stagnation de la nourriture dans l’estomac. Ceci favorise l’installation de bactéries dans l’estomac, et donc la production de gaz, provoquant une pression interne chronique sur le sphincter œsophagien inférieur.
L’approche naturelle consiste à retonifier le système gastro-intestinal grâce aux plantes amères, et à diminuer le stress chronique grâce aux plantes calmantes (le stress sera abordé en détail dans un autre article). Un changement d’alimentation et un apport en probiotiques peuvent aider à diminuer la production de gaz. En parallèle, certaines plantes comme le souci, la camomille ou la guimauve peuvent aider la muqueuse œsophagienne à se rétablir.
Comme à l’accoutumée, nous constatons donc que le reflux gastrique est un problème multi-factoriel, qui requiert une vision globale pour arriver à une solution personnalisée.
Références reflux gastrique
(2) Kristjánsson G, Venge P, Hällgren R. Mucosal reactivity to cow’s milk protein in coeliac disease. Clin Exp Immunol. 2007 Mar;147(3):449-55.
(1) Dajani AI, Abu Hammour AM, Yang DH, Chung PC, Nounou MA, Yuan KY, Zakaria MA, Schi HS. Do probiotics improve eradication response to Helicobacter pylori on standard triple or sequential therapy? Saudi J Gastroenterol. 2013 May-Jun;19(3):113-20.





386 réponses
Bonjour , votre site est très interressant , je me remets lentement d’une oesophagite dûe à une légère béance cardiale sans hernie hatiale………………constatée par fibro :
Je suis sous mopral 20 x 2 matin et soir car inexium 40 me déruisais moralement et physiquement…………..mes symptômes étaient des remontées uniquement aprés des repas un peu riches , des rots , pas de brûmures d’estomac mais une pression sous le sternum ou des racclements de gorges ,puis un soir étouffement suffocation et là j’ai décidé de consulter . Donc Ipp mais sans se soucier des brulûres uniquement oesophagiennes ….celà me provoque des gaz et depuis un mois ma gorge semble moins irritée .Mon dédecin me conseille de diminuer mopral 20 à 1 par jour .
Bien sur , j’ai changé d’alimentation , , lit surélevé , mais je souhaiterais substuer ce mopral par des produits naturels .
J’essaie de m’en passer avec des plantes , lithotamne ,argile , aloévera en gel , kéfir au lait , une nouvelle hygienne de vie , mais j’ai surtout été atteint moralement avec cette peur d’étouffer , chose qui m’est arrivée qu’une seule fois . De plus un ORL m’a déceller une importante sinusite qui me provoque de nombreuses déglutitions avec glaires et racclements de gorges . Il va me traiter avec injection pluis aspiration d’un produit pendant 5 fois………et je ne sais donc si cela est dû à ma béance ou à la sinusite……bref , tout ceci est assez désagréable mais je ne perds plus ma voix comme avant , je dors bien la nuit mais il m’a fallu me calmer avec des décontractants musculaires » Xanax 40 » dont je me passe maintenant………..car en fait j’avais cédé aux angoisses sans être à l’écoute de mon corps…………..j’ai 56 ans , sportif non fumeur , trés peu d’alcool…………….et je voudrais rassurer ceux qui lisent la « toile » …………….ne la lisez pas trop justement , écoutez seulement les bons conseils comme sur ce site et gardez l’espoir………………..merci bon courage.
Merci pour ce témoignage. Il est vrai que le retour à la normale se fait souvent 3 pas en avant et 2 en arrière, et que les 2 en arrière sont parfois décourageants. Mais on arrive avec de la patience à se sortir du RGO, comme vous êtes en train de le faire. Je pense que les sinusites peuvent être dues en partie à ces remontées acides qui irritent les muqueuses, qui souvent créent des douleurs jusque dans les mâchoires.
Merci pour ce blog très instructif.
Le test du vinaigre, que je viens de faire (petite brûlure passagère dans l’estomac, donc acidité normale ou hypoacidité, c’est bien cela ?) est-il valable quand on est sous inexium 40 mg depuis 10 ans (avec des interruptions) ?
On m’a diagnostiqué une oesophagite niveau 2 il y a 6 ans. Et prescrit Pariet, puis Inexium.
Les symptômes persistaient. On a simplement oublié de m’expliquer que les inipomp ne supprimaient pas ces symptômes gênants, mais qu’ils se contentaient de supprimer l’acidité de l’estomac afin de ne plus agresser la muqueuse oesophagienne.
J’ai donc des RGO de type gazeux, éructations surtout l’estomac vide. Si j’arrête Inexium pendant 3 semaines, le RGO gazeux se transforme en éructations liquides et acides. Effet rebond, donc.
L’origine de mon RGO est assurément une anxiété chronique, que les plantes ne parviennent malheureusement pas à calmer. Depuis quelque temps, (sans doute en raison d’un contexte + anxiogène), les éructations se sont transformées (uniquement le soir) en vomissements successifs de liquide chargé d’aliments, qui peuvent durent 3h, le temps de la digestion.
Que me conseillez-vous ?
Qui consulter ? Un naturopathe ? Vous-même ?
Me conseillez-vous de faire un nouveau contrôle, une fibroscopie, qui m’effraie un peu ?
Merci par avance
Je ne peux hélas pas me permettre de donner des conseils personnalisés par internet, en particulier pour des situations compliquées. De plus, le naturopathe n’étant pas docteur, il est mal placé pour recommander des tests médicaux. En tout cas, je comprends bien la frustration causée par ce RGO chronique.
Bonjour,
Avez vous pensé à tester l’arrêt des produits laitiers ? un grand nombre de personnes souffrant de reflux sont intolérantes aux laits animaux et à leurs dérivés, ce serait le premier test à faire, vous aurez votre réponse en quelques semaines !
Ensuite pour limiter ce reflux, si les plantes ne vous ont pas aidée, je m’orienterai vers l’argile verte (Montmorillonite surfine en magasins bios) 1/2 à 1 cuillère à café dans un verre d’eau, laisser s’activer quelques temps puis boire au départ uniquement cette eau trouble, puis progressivement l’argile avec, après l’avoir mélangée (avec une cuillère en bois ou plastique, pas de métal). De 1 à 4 fois par jour, prinicipalement lorsque vous avez l’estomac vide et le soir en prévention de votre épisode de vomissements.
Cela devrait calmer les choses… Seul inconvénient si vous en prenez trop, la constipation donc surveillez bien de ce coté là.
Bon courage
Isabelle
http://www.masantenature.fr
Bonjour Monsieur,
merci pour toutes ces solutions proposées.
je me sens un peu perdue face à toutes ces informations… J’ai a peine 20 ans et j’ai fait une gastroscopie en juin et il se trouve que j’ai une béance du pilor, une béance du cardia et une hernie hiatale. Et je suis extrêmement angoissée. Tout ça fait que j’avais d’importantes brûlures d’estomac que j’ai apaisées avec du pariet et du moxydar mais cela ne suffirait pas si je ne prenait pas d’argile mélangée a de l’eau matin et soir. A présent j’ai des reflux toutes la journée et le matin je me réveille avec la gorge en feu et mal aux dents a cause de l’acide. Cela devient insupportable à votre avis qu’elle infusion s’adapterait le mieux a mon cas ? J’ai pensé que boire le jus de certains légumes comme la carotte ou le radis seraient bien aussi mais je n’en suis pas sûre. Je précise que je suis surélevée au niveau de la tête quand je dors et que je suis très mince voir trop et par conséquent je suis obligée de manger un peu gras sinon mon poid dégringole. Merci de m’avoir lu.
Cordialement
Bonjour Aurélie,
Il m’est hélas très compliqué de donner des conseils personnalisés par internet. Pas par manque de volonté, mais plus par manque d’information et l’impossibilité d’avoir une vrai discussion autour de votre historique. Ce n’est hélas pas une plante, une infusion qui en général apporte une aide, mais plus une combinaison de différents plantes, le tout en fonction de la personne bien sur.
Re bonsoir Christophe,
Merci pour vos réponses.
J’ai décidé de reprendre le traitement que j’avais effectué il y a 6 mois qui avait été probant. Probiotique, pepine de pamplemousse, papaine en géllule..
Comment se fait il que le lactibiane (probiotique) arrive à me calmer une crise de reflux (sensations de brulures) ? comment agit il ? et pourquoi aucun medecin n’explore cette voie ?
Une flore intestinale équilibrée est très importante pour une bonne digestion. On sait par exemple que les excès de fermentation sont parfois dus au développement d’une flore pathogène. Et si vous vous rappelez de mon explication sur le reflux, l’excès de gaz dans l’estomac fait souvent pression sur le sphincter gastro-oesophagien, le forçant à s’ouvrir.
Les études nous montrent aussi que les probiotiques aident à éradiquer l’helicobacter pylori :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23680708
Si l’on considère toutes ces informations, ils doivent faire partie de la trousse à outil anti-RGO.
Bonsoir,
Merci pour votre réponse rapide.
Ce qui est étrange c’est que mon alimentation est très saine et je jongle avec ça:
Poisson blanc, lentille, haricot vert, huile d’olive, avocat, endives, epinard, bettrave, choux fleur, beurre sans lactose, et pour le pain je l’ai substitué par la matsa que je dirgère beaucoup mieux.. Pour les fromages je m’autorise de temps en temps du chevre ou brebis que je supporte contrairement aux autres, je ne sais pas trop pourquoi..
Je vais essayer en effet de tenir un journal détaillé mais difficile pendant une crise de reflux de rester lucide on devient vite parano sur ce qu’on ingère..
Concernant votre article, est ce que les teintures mere qui contiennent souvent alcool et sucre ne pose pas de problème dans le cas de reflux justement ?
Merci encore.
Si, les teintures mères sont parfois problématiques, principalement pour leur contenu en alcool qui est un déclencheur de RGO. Les formes infusion, décoction et EPS (extrait glycériné) peuvent être utilisées. Notez aussi que la matsa peut être problématique si intolérance au gluten.
Très bon article, bravo ! Il apporte des précisions et conseils très utiles.
J’aimerais vous exposer mon cas 😉
Les reflux rythme malheureusement ma vie (36 ans) et c’est un combat continuel. Béance du cardia diagnostiqué il y a 10 ans suite à une fibro, et Inexium 20 mg pendant 7 ans puis un an sous iNexium 40mg car tout ce dont j’ingéré finissais en brulure et morale complètement au plus bas.
Puis je décida de me remettre en question, plus précisément les médecins qui m’avaient prescris en 2 temps 3 mouvements un ipp sans réellement creuser d’autres pistes.
Je me suis intéresser de plus près à mon équilibre digestif plutôt qu’a combattre mon acidité sois disante responsable de tout. J’ai l’Inexium il y a un an brusquement ! Je me sentais intoxiqué, saturé par le medoc. Puis je fis un régime strict (poisson blanc, viande blanche rarement, plus de pain, plus de sucre, plus de laitages et tout ce qui peut déclencher une crise de reflux)
Honnêtement le résultat fut incroyable: Arrêt de l’ipp + 20 gouttes tous les matins d’extraits de pépins de pamplemousse + Probiotiques (lactibiane) Plus un seul reflux !
Ce fut surtout le cas avec la prise du probiotique alors que j’étais en crise et me calma le soir même !
J’ai effectué ce traitement pendant 3 mois couplé avec de l’osteo pour relâcher les muscles autours de lestomac (diaphragme etc)
Depuis je ne prend plus rien hormis du motilium après les repas et du gaviscon. Régime toujours aussi strict mais les reflux eux sont revenues, moins qu’avant mais il m’arrive toujours de faire des crises de reflux assez traumatisantes ! si je me retrouve trop allongée ou si je mange un peu trop (bien grand mot). Et là je peux rester 2/3 jours en crise de brulures avec surtout la gorge de touchée (cordes vocales) – Peut être que votre conseil sur le côté ou l’on doit dormir me permettra de régler ce problème?
Des allergies alimentaires peuvent telles être la cause d’un reflux ?
SI oui à part l’éviction existe t’il des test fiables ?
Est ce que le fait de faire un régime stricte composé de mêmes aliments ne peut pas entrainer une intolérance à ces deniers sur du long terme ?
Merci pour votre travail et merci par avance si vous prenez le temps de répondre à ce post 😉
Amicalement
Nicolas
Bonsoir Nicolas,
J’espère que vous allez pouvoir vous sortir de cette situation, en particulier après une période de répit.
Oui les études et l’expérience nous disent que dans certains cas, les intolérances alimentaires peuvent être à l’origine du reflux. Il n’existe aujourd’hui aucun test fiable. Le seul moyen de tester est le retrait total et complet pendant une certaine période, suivi d’une réintroduction pour confirmer l’aspect problématique (ou pas) de l’aliment. Et surtout tenir un journal détaillé afin de voir si corrélations entre certains repas/aliments et RGO.
S’il y a intolérance alimentaire chez vous, le fait d’avoir fait un régime strict a définitivement rendu certains de ces aliments réintroduits plus tard encore plus problématiques. Si la personne est intolérante au gluten par exemple, que l’on fait un retrait et que les choses vont mieux, une réintroduction plus tard entraine un retour de manivelle plus intense.
Bon courage !
Bonjour, je souffre de problèmes digestifs depuis le mois de mai et j’ai passé différents examens (scanner, fibro, prise de sang, analyse de selles…). La fibro a révélé que j’avais l’œsophage attaqué à certains endroits en relation avec mes symptômes. apriori j’ai un reflux orl – gazeux; mais je voulais savoir ce que vous entendez par « faites vous prescrire un test d’acidité par votre medecin ». Vous parlez de phmétrie ou d’un autre test? car apparemment d’après ce que j’ai pu lire ou qu’on m’a dit la phmétrie ne permetrai pas vraiment de connaitre la cause à savoir si cela proviens bien d’une hypoacidité ou d’une hyperacidité au niveau de l’estomac… pour ma part je ne sais pas exactement ce que ça pourrait être car ça a commencé comme une gastrite normale avec le feu a l’estomac et c’était entre les repas (le fait de manger me calmait la douleur et les brulures, avec après des pyrosis et un dérèglement intestinal avec diarrhée grasse d’où certainement pb d’enzyme du pancréas _ mon médecin m’a mis sous eurobiol pendant une à deux semaines environ _ et là maintenant ce n’est plus ça du tout comme symptômes c’est uniquement orl 2 à 5 min après dès que je mange quelques chose même de neutre mais avec des difficultés à digérer par moment, nausées, ballonnements importants depuis quelques jours….d’où le fait que je penche depuis le début d’un soucis de digestion inefficace…je vais faire le test du bicarbonate également pour voir…ce qui m’ennuie si c’est bien de l’hypoacidité qui est en cause comment passer des ipp autre choses sans aggraver les inflammation de l’œsophage car j’ai peur que les plantes de « protection » que vous citez ne soient pas assez fortes… en vous remerciant par avance…
C’est un test qui existe aux états-unis, mais mes recherches ne me permettent pas de dire si des laboratoires français offrent ce test. Une capsule appelée « capsule d’Heidelberg » est placée dans l’estomac et pas dans l’oesophage. Le test de phmétrie classique ne nous dit rien sur l’hypo ou l’hyperacidité de l’estomac lui-même, il mesure juste les chutes de ph dans l’oesophage dues au reflux.
Vu vos symptômes, il se peut que vous ayez souffert d’une vraie hyperacidité (brûlures le ventre vide, mieux lorsque introduction de nourriture). La diarrhée grasse dénote effectivement une faiblesse coté bile/vésicule et possiblement pancreas. Mais dur à dire à ce niveau sommaire effectivement.
Bonjour Mr Bernard,
je suis totalement perdue! j’ai 32 ans et je souffre d’un RGO depuis déjà au moins 6 ans et je suis sous IPP en alternance + gaviscon. j’ai tenté des périodes sans ces médicaments (grossesses) dans la mesure où je ressens quand même des brûlures en les prenant ! j’ai repris à zéro avec un nouveau médecin gastro qui a confirmé lors d’une fibro une oesophagite, une gastrite ainsi qu’un oesophage de Barret…avec apparemment des remontées d’acide et de bile. je suis désespérée de ne pas trouver la cause de ce reflux qui va finir en cancer de l’oesophage…sans compter que mon dentiste confirme que mes dents sont abîmées et que j’ai très souvent une mauvaise haleine. J’ai fait le test du bicarbonate et j’ai eu d’abord une gêne à l’estomac dès que je l’ai bu à jeun et une minuscule éructation dans la minute puis des plus franches plus de 5mn après. comment interpréter la petite éructation? J’ai également tenté le vinaigre de cidre juste avant le repas et j’ai souffert la journée entière de brûlure dans la gorge et l’oesophage (mais pas l’estomac c’est vrai). A côté de ça je digère mal ce que je mange en particulier lorsque c’est gras et lourd (saucisse de morteau- pommes de terre sautées = des heures de malaise…) et j’ai des gaz dans les intestins dans les quelques minutes qui suivent la fin des repas. j’ai le sentiment que tout mon corps est déréglé! je précise que j’ai fait ces tests (bicarbonate- vinaigre) après avoir repris pendant 4 jours les IPP puis arrêtés nets. j’étais sevrée des IPP depuis 3 semaines avant de les avoir repris. je me suis dit que les effets ne devaient pas être encore très présents dans mon organisme et que je n’aurai pas d’effet de rebond mais finalement peut être étais je en hyper acidité à cause de ça?
peut être pourrez vous m’aider à y voir plus clair car je n’ai plus assez de recul et surtout je suis très déprimée…
merci d’avance,
Bonjour,
Vous faites face à une situation compliquée, avec une superposition possible de plusieurs phénomènes. Le reflux persistent vous a amené à Barret. Il y a peut être un reflux non-acide (reflux biliaire provenant du duodénum, agressif pour la muqueuse de l’estomac). Il y a peut-être certaines intolérances alimentaires. Désolé mais compliqué de voir comment commencer à désenchevétrer tout cela d’une manière naturelle sans une consultation.
Bonjour merci pour votre réponse,
En effet mon gastro-entérologue m’ indiqué que j’avais un reflux d’acide ET de bile…
Quand vous parlez de consultation vous voulez dire avec vous?
Je vais regarder plus en détail vos conditions.
merci,
bien à vous,
Cher Mr Bernard,
Je suis actuellement en dernière année d’université en Sciences Pharmaceutiques, à l’UCL, en Belgique. J’ai comme thème de mémoire « Les anti-acides d’origines naturelles ». J’ai trouvé votre article très bien présenté et je me sens rassuré d’être tombé sur votre blog afin d’avoir des informations sur ce sujet. Enfin!! Car en effet, je galère beaucoup à trouver de la documenation concrète dans ce domaine. Serait-il possible, s’il vous plait, que vous me dirigiez vers quelques ouvrages ou publications afin de complèter mes recherches?
D’avance je vous en remercie.
Humblet Caroline
Merci pour vos commentaires. Je dirais l’ouvrage mentionné dans l’article (en Anglais) ainsi que le site de Chris Kresser (aussi en Anglais) sont de très bons points de départ.
Bonjour,
Ma mère en pleine chimio souffre de spasmes violents a l’estomac et l’œsophage, accompagnés de difficultés a déglutir etc, auriez-vous une plante a me conseiller pour l’aider a passer ce clavaire?
Je vous remercie,
Cdt
Dur à dire sans avoir plus d’information…
Il y a peut être ulcération dû à la chimio. il faudrait des plantes qui réparent la muqueuse (réglisse et fleur de souci en infusion) et des plantes qui adoucissent (racine de guimauve par exemple). Infusion de réglisse et fleur de souci (fleur entière et pas seulement les pétales) le ventre vide, bu tiède par petites gorgées, au courant de la journée. Alterner avec la racine de guimauve pulvérisée, prise en infusion froide (mettre 1 petite c-à-café de racine pulvérisée au fond d’un verre, recouvrir d’eau, laisser reposer 1 heure en remuant de temps en temps – un gel va se former, prendre le gel à la petite cuillère dans le courant de la journée).
Bsr, je viens vers vous car mon conjoint a depuis quelques mois des pb gastrique. Il a des brûlures abdominale jour et nuit . Il ne peut plus manger de riz il ne peut plus manger trop gras ! Comme la tartiflette la raclette c fini il a passer des examen mais on a rien trouver il a un traitement mais c’est de pire en pire il a des vomissement maintenant que faire ? Merci d’avance
Dans le contexte spécifique du reflux gastro-oesophagien, les examens consistent à regarder à l’intérieur de l’oesophage pour voir s’il y a ulcération, puis souvent en deuxième étape voir comment le pH évolue au cours d’une journée (un pH qui descent régulièrement est un signe de remontée acide) afin de voir combien d’épisodes de reflux la personne traverse (elles ne sont pas toutes accompagnées de symptômes). Rien de ce coté là ?
Les traitements classiques sont les anti-acides (IPP, etc). Je suppose que vous parlez de ce type de médicament.
Si ce n’est pas un reflux, d’une manière purement fonctionnelle, cela peut être une combinaison de choses : manques de sucs digestifs (manque de bile = grosses difficulté à digérer tout ce qui est gras), intolérances alimentaires qui sont récemment apparues, etc. En tout cas, impossible à dire basé sur cette courte description et sans questionnaire détaillé.
Merci encore pour ses nouvelles informations.
Arrêt des tests de bicarbonate il y a quelques jours et ça y’ est les brulures sont de retour….
J’ai fait le test du vinaigre. L’hypo acidité se confirme encore.
Je vais relire votre article avec attention. Merci encore de vos réflexions…
Cordialement.
Rebonjour,
Je n’ai pas trouvé de teinture mère amère par ici.
J’ai donc acheté de l’infusion d’artichaut. TRES Amer !
Quel dose miminum ferait son effet avant le repas ?
Cordialement.
La feuille d’artichaut – un excellent amer. Le ményanthe aussi. Faites une petite infusion, un fond de tasse suffit. Par contre, l’infusion doit être assez concentrée pour ressentir ce goût très amer en bouche. 15 minutes avant le repas (le timing est important), prenez ces quelques petites gorgées, et gardez chaque gorgée en bouche quelques secondes afin de bien baigner les papilles gustatives, qui enverront ensuite le signal vers le cerveau, relayé ensuite vers les organes digestifs.
Bonjour,
Merci pour vos conseils… J’ai 40 ans.
Je souffre d’oesophagite causée par une hernie hiatale depuis 2 ans (décelée à cause d’une gene à la gorge… pas de remontées acides mais des éructations très fréquentes) Après 6 mois de traitement d’Inexium (Ipp) j’ai toujours ma gêne à la gorge et quand j’arrête j’ai depuis quelques temps des brulures d’estomac et des remontées acides peu importe ce que je mange (même quelques gorgées d’eau certains jours !!!!)
J’ai fait le test bicarbonate 4 jours de suite (dernière prise d’IPP il y a 5 jours). Un rot très discret se fait sentir après 5 à 7 minutes.
Je suis sous beta bloquant pour tachycardie ventriculaire depuis quelques mois après l’apparition des symptomes de la gene de la gorge. Y a t’il des contre indications de certaines plantes que vous préconisez ?
Encore une chose : Je suis très très vite rassasiée et j’ai donc de nouveau faim 2 heures plus tard, est ce lié au problème d’acidité ?
Merci d’avance de vos conseils…
Bonjour Anne,
Commençons par le fait que vous soyez vite rassasiée. Ceci peut en effet être lié à une hypoacidité. Plutôt que de digérer normalement votre nourriture, les choses stagnent. La vidange gastrique se fait plus lentement que la normale. En particulier si vous mangez quelque chose « dense », c’est-à-dire riche en lipides et des protéines.
Donc si j’ai bien compris, vous aviez une gêne due à l’hernie hiatale sans remontées acides, mais on vous a tout de même prescrit un IPP. Comme vous le savez, l’IPP bloque la production d’acide dans l’estomac. Un phénomène parfois observé lorsque la personne arrête les IPP est une hyperacidité réactionnelle. En gros, pendant 6 mois, l’estomac s’est battu contre l’IPP et a créé plus de cellules produisant l’acide pour compenser ce bloquage. Lorsqu’on arrête, on se retrouve avec plus de cellules produisant de l’acide, ce qui crée des remontées acide le temps que les choses se remettent en place. Mais malgré tout, vous semblez toujours tourner en hypoacidité basé sur le test.
En ce qui concerne les interactions possibles avec les beta-bloquants, je n’ai pas connaissance d’interactions avec la camomille, mélisse, souci, guimauve et réglisse. Mais comme toujours, je dois vous encourager à vérifier avec votre médecin. N’oubliez pas les autres points de l’article – nutrition (limiter fermentation, en particulier pour tout ce qui est glucide/féculents), enzymes digestives si nécessaire, et amères 15 minutes avant le repas.
Bon courage!
Bonjour et merci beaucoup pour vos commentaires.
Bientôt 10 jours que je teste et prends le bicarbonate de soude chaque matin. Pas d’éructations du tout après avoir bu.
Le reste de la journée se déroule pour l’instant plutôt bien à part quelques rots et la fameuse gêne dans la gorge.
En un mot retour à la case départ, comme il y a 2 ans, au moment où à cause de la gêne, avait été diagnostiqué une oesophagite et une gastrite (je ne sentais pas de reflux acides mais j’avais de très nombreux rots à longueur de journées) du à une hernie hiatale.
J’ai donc plusieurs questions :
Le test au bicarbonate est-il vraiment fiable ? Y’ a t’ il d’autre moyen de confirmer une hypochlorhydrie ?
Peut-on prendre du bicarbonate tous les jours et à quelle dose ?
Comment peut on souffrir d’hypo acidité et de lésions de l’oesophage dûes à de l’acidité en même temps ?
Existe il des remèdes homéopathiques pour l’hypoacidité ?
Cordialement.
Bonjour Anne,
D’autres tests pour aider à distinguer entre hyper et hypo :
– Prendre une cuillère à café de vinaigre le ventre vide lorsque tout va bien. Si sensation de brûlure qui persiste au niveau de l’estomac, hyperacidité probable. Si petite brûlure passagère qui s’en va vite ou pas de brûlure du tout, hypoacidité probable. Si oesophagite déclarée, ça va évidemment un peu brûler lorsque ça descend. Ce que nous recherchons c’est la sensation au niveau de l’estomac, pas de l’oesophage.
– Prendre un comprimé de betaine HCL (ex : marque Biovea) pendant un repas riche en protéines (un steak par exemple) puis rester à l’écoute de la digestion. Si bonne digestion, ou meilleure que d’habitude, hypoacidité suspectée. Si brûlures d’estomac, hyperacidité suspectée. Ne pas faire ce test si vous prenez des anti-inflammatoires.
Le bicarbonate sert juste à savoir si hypoacidité ou non. Ensuite, il faut arrêter car il agit comme anti-acide, donc s’oppose à la bonne stratégie au long terme la plupart du temps.
J’arrive aussi à dire par rapport au timing des problèmes digestifs, par rapport aux repas (temps/heure) et au contenu du repas, mais pour cela il faut un peu d’expérience…
Même si votre estomac secrète une quantité minuscule d’acide (donc même si grosse hypoacidité), le moindre contact avec la muqueuse fragile de l’oesophage suffira à provoquer des lésions (esophagite, etc). Nous avons là un problème de gaz/pression et tonicité de sphincter.
Je n’utilise pas l’homéopathie, je n’ai pas été formé pour cela.
Merci de m’envoyer des email d’informations
bonjour Christophe
tout d’abord merci pour tous vos conseilles et descriptions celà est rassurant.
Depuis 1an je prends des anti-reflux car je souffrais de douleur gastrique par contre j’ai des helicobactere dont on est pas arrivé a se débarrasser car je suis allergique à la pelliciline et que je fais une réaction tendineuse au quinolone (anti biotique). depuis un mois la douleur est revenue en force comme une grosse boule dure qui par de l’estomac en remontant dans l’esophage et vis versa ,avec beaucoup d’éructations, la douleur m’irradit jusque dans la machoire jour et nuit avec maux de tête et depuis 3-4 j’ai des coliques.Tout celà est-il normal et que dois-je faire? Merci
Bonjour Sylvie,
La priorité est de se débarrasser de l’helicobacter. Plusieurs plantes démontrent une certaine efficacité pour éradiquer l’infection : racine de réglisse (contrôler la tension, si tension déjà haute prendre la version déglycyrrhinisé), ail frais, épine vinette (berberis vulgaris) en particulier.
Autour de cela, il faut mettre au point un protocole pour calmer l’inflammation (incluant en général des plantes mucilagineuses et des plantes astringentes), et des plantes qui stimulent la muqueuse enflammée à se réparer (calendula par exemple).
Au bout d’un moment, enrayer le cercle vicieux est difficile, il faut du temps pour tout remettre en place. Un niveau bas d’acide est souvent la cause du reflux. Les anti-acides aggravent cela en empêchant votre estomac de secréter l’acide, ce qui rend l’environnement plus susceptible à l’infection de l’helicobacter, qui lui même va faire baisser la production d’acide, etc.
Il y a beaucoup à faire d’un point de vue nutritionnel aussi, pour minimiser les fermentations pendant que votre estomac se répare.
donc je fais d’abord le test du bicarbonate
j’ai les teintures mère de gentiane, réglisse, camomille
j’ai bien lu l’article et je me pose une question
en cas de reflux acide a ton obligatoirement mal à l’estomac
j’ai la gorge qui brule mais aucun souci digestif , ni maux d’estomac, aucune sensation de retour
merci d’avance
Bonjour Chantal,
Non il n’y a pas forcément douleur à l’estomac. Certaines personnes ressentent une oppression au niveau de la cage thoracique, certains c’est une douleur dans les épaules. Gorge qui brûle avec un mauvais goût dans la bouche est un signe, en particulier lorsque aggravé en position couchée.
Le reflux dû à une hypoacidité va typiquement survenir pendant la digestion, le ventre plein, avec une digestion qui stagne, une sensation de lourdeur, de mal digérer certains aliments (riches en protéines et gras en particulier).
Bonjour, pour l’amertume « apéritive », une gorgée de liqueur de gentiane ( 15°) savourée
lentement peut elle remplacer agréablement des gouttes de TM ? Merci pour le partage
de votre savoir et de votre expérience..!
Bonjour Evelyne,
Oui tout à fait, l’amertume peut être apportée par un tout petit peu de liqueur de gentiane. Idéalement, il ne faudrait pas qu’elle soit sucrée. Mais bon, je chipote. Tant que le goût bien amer est là, l’effet désiré se fera sentir. N’en prendre qu’un tout petit peu car l’alcool, à plus fortes doses, a l’effet inverse sur les muscles lisses des sphincters : il les relaxe. Donc petite quantité pour tonifier le muscle et stimuler la sécrétion des sucs digestifs, mais pas assez pour créer une effet musculaire relaxant qui pourrait aggraver le reflux.
En général, avec les teintures mères de plantes très amères (gentiane par exemple), on tourne autour des 5 à 10 gouttes. Avec une liqueur, le risque, c’est d’en prendre beaucoup plus que 10 gouttes 🙂
Pour ma part, j’ai résolu mes problèmes de remontées acides en ayant la chance de trouver sur une foire bio (Couiza,11) un sirop dit « digestif » composé d’anis vert, de fenouil et de badiane.
Depuis, plus rien 😉
Merci JP, donc des plantes carminatives qui ont réglé un problème de fermentation excessive qui devait faire pression sur le sphincter gastro-oesophagien. Vous devez en prendre avec chaque repas ?
La position allongée est-elle suffisante à elle seule pour provoquer un reflux ? J’ai l’impression que lorsque j’ai un problème de reflux, c’est toujours en position allongée.
A elle seule – non. Vous avez une faiblesse du sphincter gastro-oesophagien, qui peut être aggravée par une mauvaise digestion (pression du gaz libéré par les fermentations par exemple). La position allongée est la goutte qui fait déborder le vase. Ceux qui ont une digestion qui tourne bien peuvent s’allonger sans pour autant souffrir de reflux.
Bonjour
J’ai été traitée durant plusieurs années pour un RGO avec des bloqueurs d’acidité.Mais il y a 3 ans je souffrais tellement(douleurs dans la poitrine)et jusqu’aux épaules).Mon médecin ne pouvait plus rien faire pour moi.J’ai eu plusieurs fibrocopies mais rien d’anormal a part un RGO.Je suis allée voir un osteopathe qui m’a dit que si les ipp et bloqueurs d’acidité me faisaient rien il était possible que je souffre d’hypochlorydrie.Avec ses conseils j’ai fait le test du bicarbonate et j’ai eu un premier rot a 45 mn.Donc plus d’acide chlorydryque.Mais ma grosse bétise c’est que j’ai stoppé tous les traitements du jour au lendemain.Je souffre beaucoup moins qu’avant car je prends des gélules de bétaine HCL.Il y a des jours ou je souffre plus du tout mais d’autres jours ou j’ai horriblement mal.Et en ce moment j’ai beaucoup d’acidité qui remonte dans la bouche et qui m’irrite la bouche et les gencives.Je prends du lait de kéfir et du gel d’aloé vera.Que me conseillez ?Je sais plus quoi faire.Merci pour votre réponse
Bonsoir Pierrette
effectivement arrêter du jour au lendemain est un peu violent, car avec les gélules de bétaïne vous avez relancé la machine en activant la production d’acide , alors que votre muqueuse était encore en fragilité
il serait peut être judicieux de commencer par réparer la muqueuse et atténuer les douleurs
pour la douleur le gel de guimauve est vraiment efficace (en règle général) donc préparez vous un petit pot de gel et buvez des petites gorgées (inutile de prendre un grand verre d’un coup)
ensuite des plantes anti inflammatoires comme l’aloé que vous prenez déjà, la réglisse (si vous n’avez pas d’hypertension) ou la matricaire , et des plantes vulnéraires (réparatrices) comme plantain , le souci ou la centella asiatica (gotu kola)
vous vous choisissez les formulations qui vous sont les plus simples entre infusions et teintures mères (par exemple comme base une infusion de plantain et 30gouttes de teinture de souci et rajouter le gel de guimauve
et une fois que la muqueuse est réparée ,alors on s’attaque à relancer les fonctions digestives