Grippe, coronavirus, SRAS, etc. : stratégie à base de plantes

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Dans cet article, je vais vous donner mon point de vue sur les plantes qui peuvent nous aider à traverser un épisode difficile de grippe ou autre infection similaire de type Syndrome Respiratoire Aigu Sévère ou autre.

Quelque chose qui est définitivement d’actualité à l’heure où j’écris cet article vu que le coronavirus arrive de Chine et que de nombreuses personnes se demandent ce qu’on peut faire avec nos bonnes herbes.

Avant de démarrer, j’aimerais vous rappeler que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Les informations que je vous donne ne remplacent absolument pas un suivi médical. Pour tout problème ayant attrait à votre santé, consultez votre médecin.


Immunité d’abord

Je voudrais qu’on démarre cette discussion en prenant du recul. Ce qui importe dans ces périodes, c’est d’avoir une immunité qui est la plus forte possible. Ce n’est pas évident dans les vies un peu folles qu’on mène parfois aujourd’hui.

Ce n’est pas évident lorsqu’on a un travail qui nous épuise. Ce n’est pas évident lorsqu’on a un parent qui est malade, et des gamins à élever, et un divorce à gérer. On est d’accord.

Mais au cœur de la problématique de la grippe, il y a le système immunitaire, sa capacité à faire face, et c’est ça qui va déterminer déjà si on va passer au travers d’une épidémie ou pas, et ça va aussi déterminer l’intensité de l’infection.

La préparation d’un système de défense qui est fort, ça ne se fait pas là, aujourd’hui, parce qu’on entend la frénésie médiatique au sujet du coronavirus. Ça ne se fait pas la semaine dernière non plus. Ni le mois dernier. Ça se fait sur le long terme.

C’est pour ça qu’on prend soin de notre alimentation, de notre sommeil, de notre gestion du stress, c’est pour ça qu’on fait une activité physique. L’épidémie de grippe de l’année prochaine se prépare maintenant

Donc point numéro 1, pour la prochaine épidémie, commencez à réfléchir dès maintenant.


Prudence !

Ensuite, je vais vous demander d’être extrêmement prudents avec les plus jeunes, avec les plus âgés, avec ceux qui ont une immunité faible, avec les très fortes fièvres.

Si vous avez l’impression que la situation ne s’améliore pas, vous appelez les urgences. Vous le savez, je ne suis pas médecin et ceci ne se substitue pas à un conseil médical.


Les bases de ma réflexion

Avant de vous parler des plantes que personnellement j’ai décidé d’avoir chez moi en cas d’épidémie de grippe ou autre infection similaire, je voudrais vous expliquer comment j’ai réfléchi.

● Dans des termes d’indépendance. Et ça, c’est toujours une question que je me pose. Et si un jour on devait se débrouiller par nous-même ? Est-ce qu’on serait encore capable, au sein d’une famille, de prendre soin de nous ? Donc mes choix se sont orientés principalement autour de plantes qu’on peut ramasser ou cultiver chez nous.

● J’ai fait un choix, ça veut dire qu’il y a plein d’autres mesures, d’autres plantes, que vous pouvez utiliser pour accompagner une grippe. Et je ne vais certainement pas toutes vous les présenter ici, seulement mes favorites.

● Je m’en suis tenu à une stratégie simple, que j’utilise maintenant depuis pas mal d’années, parce que dès que ça devient un peu trop compliqué, avec des mélanges qui contiennent de très nombreuses plantes, qui sont parfois difficiles à trouver chez nous, ça m’embête. Je préfère utiliser quelques plantes que je connais bien et qui fonctionnent basé sur mon expérience.

● Lorsqu’on travaille avec les plantes, je ne pense pas qu’il faille se concentrer sur le type exact de chaque virus car tous ces virus s’expriment d’une manière similaire (coronavirus inclus). Ils s’attaquent au système respiratoire et provoquent de fortes fièvres.

Sinon c’est une course perdue d’avance, ces virus sont en mutation constante, et dans le futur, on aura affaire à différentes formes que l’on ne connaît pas encore aujourd’hui.

Donc la stratégie doit être générique et se concentrer sur une vision macro de la problématique. Elle doit être capable de fonctionner aujourd’hui et dans 1 an et dans 10 ans.


Accompagnement grippe en 3 axes

On va diviser la stratégie en 3 axes :

-1- Les plantes qui stimulent l’immunité et qui ont une action antivirale. Les deux actions sont importantes.

-2- Les plantes qui ont un effet diaphorétique, et je vais vous expliquer pourquoi cette propriété est si importante.

-3- Les plantes qui protègent le système respiratoire.


1. Immunité et effet antiviral : sureau

La première plante dont j’aimerais vous parler, c’est le sureau noir (Sambucus nigra). Et plus spécifiquement les baies de sureau noir, bien qu’on va aussi parler des fleurs. Et là, vous allez peut-être vous dire… la petite baie noire que je croise régulièrement au bord du canal ? La baie que ma grand-mère utilisait pour faire des gelées ? Vraiment ?

Oui, vraiment. C’est l’erreur qu’on va faire régulièrement. Si c’est trop commun ou trop local, ça ne peut pas fonctionner.

C’est faux, la science a maintenant bien démontré que la baie de sureau a une action immunostimulante, donc elle remonte des défenses immunitaires trop basses, et elle a aussi une action antivirale directe.

Elle inhibe l’action d’une enzyme qui s’appelle la neuraminidase, et qui est une enzyme qui est utilisée par le virus pour se répliquer à notre insu dans nos propres cellules. En fait, pour se répliquer, le virus doit pénétrer nos cellules, les cellules de nos poumons par exemple.

Les poumons sont un site d’infection très intense lorsqu’on a ce type d’infection, grippe ou similaire. Donc le virus pénètre nos cellules, puis il va se dupliquer, au passage il va tuer la cellule, qui va littéralement exploser et laisser échapper de nouveaux virus, qui vont à leur tour pirater d’autres cellules, etc.

Le sureau a cette capacité d’interférer avec ce processus, ce qui est super intéressant.

Vous pouvez ramasser la baie fraîche et la faire sécher vous-même, c’est ce que je fais. Sinon vous pouvez très facilement en acheter en herboristerie. En général on fait un sirop avec.

Pourquoi la forme sirop ? Parce que c’est super bon tout simplement, c’est agréable à prendre. Et c’est quelque chose qu’on va prendre à la cuillère à soupe pour un adulte dès le début des premiers symptômes toutes les 2 heures jusqu’à 5 à 6 fois par jour.

Donc oui, ça fait beaucoup, mais lorsqu’on traverse une situation aiguë, c’est le type de prise qu’il faut faire, régulièrement dans la journée, et bien dosé. Et continuer la prise tant qu’on n’est pas remis sur pied.

1. Immunité et effet antiviral : échinacée

Ensuite, on va combiner le sureau avec une plante qui stimule l’immunité d’une manière assez remarquable. Elle n’est pas native de chez nous mais elle se cultive très bien chez nous. Cela fait bientôt 10 ans que j’en cultive au jardin. Elle s’est bien établie dans le commerce des plantes médicinales.

C’est une plante qui nous vient du continent nord américain. Elle stimule l’immunité d’une manière rapide, dans les heures qui suivent la prise : l’échinacée.

C’est une plante que l’on a découverte des Amérindiens, et nous avons des générations de médecins et de praticiens qui ont travaillé avec l’échinacée aux États-Unis des années 1700 jusqu’au début des années 1900. Donc on a une base de savoir absolument énorme.

Je me suis repenché sur les vieux écrits américains, et je me suis souvenu que l’échinacée n’était pas considérée comme plante principale pour les épidémies de grippe. Les médecins expliquaient qu’elle était utile mais plutôt comme auxiliaire, et ils la combinaient très souvent à une autre plante qui s’appelle l’eupatoire perfolié (Eupatorium perfoliatum), qu’on ne trouve pas chez nous.

Personnellement, j’ai ce type d’eupatoire au jardin, mais je suis un peu une exception. Rien à voir avec l’eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum) que l’on trouve chez nous. L’eupatoire perfolié a des propriétés antivirales très intéressantes, super plante pour aider à traverser une forte fièvre et les douleurs qui vont avec.

Nous allons faire un peu la même chose ici, mais plutôt que de combiner l’échinacée à l’eupatoire perfolié, on va la combiner au sureau noir qui a lui aussi des propriétés antivirales.

Echinacée (Echinacea purpurea)
Echinacée pourpre (Echinacea purpurea)

Il existe plusieurs types d’échinacée et personnellement, j’utilise l’échinacée pâle (Echinacea pallida) parce qu’elle est très facile à manipuler au jardin et à transformer. Dans le commerce, vous allez surtout trouver de l’échinacée pourpre (Echinacea purpurea), et que ça fera très bien l’affaire aussi.

L’idéal, en fait, serait de travailler avec Echinacée angustifolia, mais ce n’est pas la norme chez nous. Donc voyez le type d’échinacée que vous trouvez dans le commerce.

Le point important est d’utiliser une teinture, donc macération alcoolique, faite à partir de la racine fraîche. Donc regardez si le fournisseur peut vous confirmer que c’est fait à partir de la racine fraîche.

Pour les dosages, c’est à la cuillère à café chez l’adulte, toutes les 2 heures jusqu’à 5 à 6 fois par jour. Et souvent ça choque lorsque je parle de ce type de dosage. Mais c’est comme ça qu’elle va fonctionner pour une condition aiguë ! Et donc par jour, on va monter à 25 à 30 ml de teinture.

Echinacée (Echinacea purpurea)
Teinture d’échinacée pourpre maison, à partir des racines fraîches

Cela signifie qu’une bouteille de 50 ml va vous faire 2 jours, et donc ça va vous coûter un peu cher si vous voulez avoir la dose pour une dizaine de jours à l’avance, ça va vous faire 5 bouteilles. Mais c’est comme ça qu’on la prend.

D’où l’avantage de préparer une teinture maison, on économise énormément et on peut préparer une bonne quantité à l’avance. Et là, si vous n’en avez pas au jardin, il faudra acheter des racines sèches en herboristerie, puis préparer la teinture vous-même, ce n’est pas aussi bon que la teinture des racines fraîches mais là encore ça fera l’affaire.

Le point important, comme pour le sureau, est de démarrer la prise tout de suite, dès les premiers signes, vraiment ne pas attendre.

Résumé :

  • Dans un verre
  • On place 1 cuillère à café de teinture d’échinacée
  • 1 cuillère à soupe de sirop de sureau
  • on rajoute un peu d’eau
  • on boit jusqu’à 5 à 6 fois par jour.

Enfants de plus de 4 ans

Pour les enfants à partir de 4 ans, on utilise une cuillère à café de sirop de sureau plutôt qu’une cuillère à soupe. Puis en fonction de l’âge on peut passer à la cuillère à dessert puis à la cuillère à soupe de sureau chez le jeune adolescent.

Pour l’échinacée, la communauté européenne la déconseille aux enfants de moins de 12 ans car il y a des craintes de réactions allergiques.

Les Américains l’utilisent régulièrement chez l’enfant. C’est ce que j’ai toujours fait aussi, et personnellement je vais rajouter une 20’aine de gouttes de teinture d’échinacée avec la cuillère à café de sirop de sureau chez l’enfant de 4 ans, et monter les doses en fonction du poids de l’enfant pour arriver à la cuillère à café chez l’adolescent.

Donc voilà pour le premier axe de la stratégie.


2. Plantes diaphorétiques

Ces plantes favorisent une bonne évacuation de la chaleur au niveau des pores de la peau.

Les plantes diaphorétiques sont très sous-estimées dans les cas de fièvres. Elles étaient très utilisées dans le passé. Elles soutiennent le processus de fièvre et ne vont pas le bloquer. Gardons en tête que la fièvre est l’outil principal de notre système immunitaire pour faire face au virus.

Deux diaphorétiques sont absolument excellentes, l’achillée millefeuille (Achillea millefolium) et la fleur de sureau noir (Sambucus nigra). Deux plantes locales, faciles à trouver.

Remarquez qu’on a utilisé les baies de sureau pour le sirop, et là on utilise les fleurs pour bien faire transpirer la personne. Super intéressant, on utilise la même plante pour différentes propriétés.

Pour l’achillée, attention, si vous en achetez dans le commerce, assurez-vous qu’elle ait encore un bon parfum floral, et ce n’est pas gagné d’avance je peux vous dire. Donc contrôle qualité nécessaire. On a moins de surprise avec la fleur de sureau. Je vais vous expliquer comment utiliser ces plantes dans quelques minutes, je vais vous suggérer un mélange à tisanes.

Sureau (Sambucus nigra)
Fleur de sureau noir (Sambucus nigra)

3. Plantes protectrices des bronches

Cet axe est important car les poumons souffrent énormément lorsqu’il y a une grippe.

Je vais utiliser du rhizome de réglisse en poudre. La réglisse est une excellente plante antivirale et elle régule le processus inflammatoire au niveau pulmonaire. Elle vous est contre-indiquée si vous souffrez d’hypertension.

Et lorsqu’il y a vraiment une grosse gêne sur les poumons, je vais rajouter soit du thym, soit de la teinture propolis, deux excellentes plantes pour les poumons.

Voici une proposition de mélange à tisanes pour 1 litre d’eau :

  • 10 g de sommités fleuries d’achillée millefeuille bien aromatiques
  • 10 g de fleurs de sureau
  • 5 g de réglisse en poudre
  • 5 g de feuilles de thym de bonne qualité, bien aromatique

Du miel si vous le désirez. Éventuellement je rajoute 10 à 15 gouttes de teinture de propolis par tasse. Et je vais boire le litre dans la journée, voire plus si nécessaire.

 

Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

Inhalations humides, boire, repos

Dernière mesure, là encore toutes les 2 à 3 heures si j’en ai la force, des inhalations humides.

La tête sur le saladier, l’eau chaude, la serviette sur la tête. Même si c’est juste de l’eau chaude, respirer la vapeur d’eau a un effet décongestionnant sur les bronches. Mais on peut rajouter un peu de thym, de romarin, de lavande, d’origan.

Voyez ce que vous avez d’aromatique au jardin. Je parle de plantes entières ici, une grosse pincée dans le saladier, eau bouillante par-dessus, on s’approche très doucement, attention de ne pas vous brûler bien sûr.

Et avec tout ça, repos, repos, repos. Dormir.

Bien boire, les tisanes idéalement, mais on peut boire de l’eau aussi, alterner si vous avez marre des tisanes. Souvent on n’a pas faim, donc on va manger très léger ou jeûner, il faut écouter son corps.

Et après, plusieurs jours de convalescence si on vous laisse cette possibilité au travail, là encore quelque chose qui était très suivi dans le passé mais qu’on ne fait plus aujourd’hui, ce qui est regrettable.

Je vous laisse consulter les différentes fiches de plantes sur mon site pour les précautions d’emploi, je ne vais pas vous faire la liste ici, sinon mon article sera trop long.

lavande et coucher de soleil


Choc cytokinique

Ce terme est construit sur le mot « cytokine » qui est un messager inflammatoire que notre système immunitaire utilise pour faire passer l’information aux globules blancs, les attirer sur le site de l’infection, les activer, etc. On parle aussi parfois de « tempête de cytokines » basé sur l’anglais « cytokine storm », qui décrit bien la violence du phénomène.

Pour vous faire très court, pendant une grippe et principalement au niveau des poumons, il semble qu’il y ait un cercle vicieux entre une sécrétion de plus en plus forte de cytokines, une arrivée de plus en plus massive de globules blancs, qui fait qu’au final, l’organe est complètement dépassé. On peut littéralement s’étouffer avec un œdème aigu du poumon.

C’est ce qui explique en partie les nombreux décès lors des épidémies. Et il semble qu’au plus le système immunitaire de la personne est fort, au plus ce risque existe.

Ces dernières années, j’ai vu la question suivante circuler dans nos cercles : toutes ces plantes immunostimulantes dont on a parlé, est-ce qu’elles ne risquent pas d’aggraver un choc cytokinique ?

Excellente question. Je ne pense pas basé sur mes recherches. Et je pense que si c’était le cas, on l’aurait remarqué dans le passé. Mais je vous dirais aussi que je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante qui confirme ce point sans équivoque.

Donc là encore, vraiment, ne faites pas n’importe quoi, prenez soin de vous, si vous voyez que les choses s’aggravent, en particulier d’un point de vue respiratoire, appelez immédiatement les urgences.

Je vous rappelle que ceci n’est qu’un tout petit morceau de mon programme sur l’immunité et les infections hivernales, un programme dans lequel je passe beaucoup de temps à vous expliquer comment accompagner les problématiques d’hiver avec les plantes sans prendre de risques.

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223 réponses

  1. Merci infiniment de ta grande générosité ! Tes infos sont « haut de gamme » et d’une lumineuse conscience !!!
    Namasté 😉

  2. bonjour
    en ce qui concerne le sirop de baie de sureau , pour les diabetiques, le sucre n’est pas envisageable .y at il d’autres alternatives avec les baies?

    1. Exact, le sucre brut est inutile à la santé de tous, une manie des temps modernes. Prenons avec l’infusion ce que la nature nous donne de brut : le MIEL, associé à du citron, de la cannelle = le grog d’antan, plusieurs fois par jour.

  3. Bonjour,
    Super votre site et agréable à consulter.
    Au sujet de la prévention de la grippe, renforcer les défenses immunitaires avec Echinacéa ou sureau. Sauf que pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes il faut éviter de renforcer l’immunité par des plantes telles l’échinacéa.
    Qu’en pensez-vous ? Qu’avez-vous comme solution ;
    Merci de votre réponse.
    Au plaisir de vous lire.

    1. Bonjour Belloir
      oui dans ce cas là il vaut mieux éviter les plantes stimulant l’immunité , dont l’échinacée
      vous prenez les anti infectieuses, anti inflammatoirens
      l ‘astragale est une adaptogène immunomodulatrice qui peut aider quand MAI , mais c’est du cas par cas, il faut avancer prudemment , car tout le monde ne réagit pas de la même façon

    1. Bonjour Françoise
      c’est une bonne option , il peut être d’une aide précieuse en prévention des infections hivernales et faire partie des protocoles

  4. Bonjour Christophe et merci. C’est la vidéo que j’attendais. En effet, face à cette psychose, qu’y a-t-il de plus important que booster son immunité et celle de ses proches ? La bonne humeur, peut être?

  5. Bonsoir Christophe,
    Je souffre d’hypertension labile, par quoi puis – je remplacer la réglisse dans une tisane contre la grippe ?
    Merci d’avance de votre réponse et toutes mes félicitations et mes encouragements pour vos prises de position !!!

    1. Bonjour Marie Christine
      vous pouvez la remplacer par de la réglisse déglycyrrhinisée, vous l’enlevez et vous pouvez augmenter le thym et /ou mettre du gingembre par exemple

  6. Bonjour Christophe,
    Encore merci d’être toujours fidèle au poste !
    Je fais de l’hypothyroïdie et il me semble que l’échinacéa est déconseillée dans ce cas
    par quelle plante puis-je la remplacer ?

    1. Bonjour Joëlle
      si l’origine est auto-immune alors oui l’échinacée n’est pas recommandée, vous ne la remplacez pas ,vous utilisez juste les autres plantes

  7. Bonjour Christophe,
    Je suis si contente que tu évoques le sureau, si efficace anti viral. Depuis pas mal d’années, je prépare ses baies en teinture alcoolique ( dans un bon cognac) en y ajoutant selon mon humeur rondelles de racines de gingembre, et/ ou écorces d’agrumes bio. J’y ai converti des proches pourtant peu enclins aux préparations végétales tant ils ont trouvé la potion efficace. J’ai même planté un sureau dans mon petit jardin breton! Je prépare en teinture pour éviter la cuisson. Merci pour tes newletters dont la lecture me réjouit toujours.

  8. Bonjour Comme pourrait le dire votre Père : un peu de bon sens s’il vous plait! Merci pour cet article qui confirme ce que je connaissais et le complète avec vos conseils. Merci, les plantes sont nos meilleures alliées.

  9. je lis à la fin un PS et j’allais vous dire , Osez sortir de votre zone de confort ,(et c’est vous qui le dites : bravo); c’est pour ça qu’on vous aime

  10. Bonjour! Je me demandais si vous aviez déjà testé les fruits et les fleurs du Sureau du Canada (Sambucus canadensis) et, si oui, est-ce que vous trouvez que cette espèce est aussi efficace que le Sureau noir (Sambucus nigra)? Merci d’avance!

  11. un article très intéressant publié avant-hier sur le Journal of Plant Medicines (relayé par GreenMedInfo, donc c’est du sérieux!) sur les vertus de la racine de réglisse dans le traitement des virus MERS et SARS
    https://plantmedicines.org/licorice-mers-sars/
    Peut-être le connaissez-vous déjà, maisil me semblaitintéressant de le mentionner.
    Merci de nous apporter votre sourire pendant que nous sommes cloués au lit !

  12. Bonjour Christophe , et toujours un grand Merci pour vos partages .
    J’aimerais savoir combien de temps se gardent les teintures , merci .

    1. Bonjour Marie Chantal
      On peut les garder plusieurs années, il faut vérifier régulièrement , les observer, les goûter et les sentir

  13. Bonjour Christophe, bonjour l’équipe,

    Deux questions pratiques.

    – existe-t-il une règle pour la récolte des racines en général ? Par exemple on entend souvent qu’il faille attendre que celle-ci ait atteint l’âge des 3 ans.
    Même question pour les parties aériennes ?

    – tu parles de filtrer la tisane que tu proposes, mais quel type de filtre peut on utiliser ? Un filtre à café est il adapté par exemple, est il trop fin, ou pas assez ?

    Merci

    1. Bonjour Baptiste
      tout va dépendre des plantes, par exemple pour les racines de pissenlits c’est au besoin (de préférence à l’automne), ensuite par exemple la bardane on la cueille au printemps de la deuxième année (c’est une bisannuelle), et il est préférable de la consommer fraiche (ou en faire une teinture de racines fraiche, car elle perd de ses vertus en séchant), pour l’échinacée il est préférable d’attendre au moins 3 ans, qu’elle ait pris un peu de force ….
      pour filtrer , un tissu fin peut faire l’affaire ou un filtre à café est bien aussi, si vous faites avec une presse à café c’est bien pratique aussi vous pressez avec le piston

      1. Bonjour Christophe, bonjour Sabine et merci pour ce travail et ces conseils.
        Peut-on inclure du cyprès qui a ce que j’ai lu est également un très bon antiviral ? A quel dosage et sous quelle forme éventuellement ?
        Par ailleurs pour ces deux prescriptions que vous faites est il utile de les prendre en simple prévention ? A quelle fréquence alors ?
        Merci pas avance
        Très cordialement

        1. Bonjour Jacques
          le cyprès aurait la capacité d’agir sur les virus en agissant sur les protéines de surfaces desdits virus, mais nous dit J.M.Morel dans son manuel de phytothérapie , que ce n’est pas un antibactérien direct
          il semble doué pour ses effets anti infectieux de la sphère pulmonaire (ses huiles essentielles), la présence de proanthocyanidols apporte l’action antivirale
          petite rappel ( 🙂 ) Christophe ne fait pas de prescriptions , il propose des conseils liés à son expérience de praticien naturopathe et partage des protocoles que nous devons adapter selon les situations
          pour la prévention oui vous pourriez , sachant qu’il y a plusieurs axes à mettre en place pour une bonne prévention je vous invite à parcourir ces article https://www.altheaprovence.com/melanges-a-infusion-pour-la-periode-coronavirus/ , soutenir son système immunitaire est très important dans la prévention https://www.altheaprovence.com/traitement-grippe-et-rhume/

          1. Bonjour Sabine et Christophe.
            Oui merci pour votre réponse. « Prescription », oui bien entendu j’ai été un peu vite en besogne par inattention a la rédaction de ma question. Vous citez « le cyprès AURAIT la capacité d’agir sur les virus en agissant sur les protéines de surfaces desdits virus. C’est de ce point de vue la que je l’avais supposé très efficace bien que je n’ai pas trouvé d’étude a ce propos.
            Par ailleurs, j’ai effectivement déjà lu les articles des liens que vous citez. Déjà fervent adepte du thym et de la réglisse j’en ai profité pour rajouter echinacee et sureau. Merci encore. Très cordialement

  14. Merci pour toutes ces informations. Cet hiver j’ai eu l’occasion d’utiliser les plantes pour ma petite fille de 7 ans . Un peu fievreuse et rhume débutant en soirée. Je lui ai fait prendre de la teinture d’achillėe, dans la nuit la fièvre est tombée. Le lendemain, je lui ai donné du sirop de sureau et de thym avec quelques gouttes d’echinacee. Elle a beaucoup aimé ! et tout est rentré dans l’ordre. Pourtout ça j’avais suivi vos instructions selon le site et le livre. Un grand merci !

  15. merci! pour vos conseils, très apprécier, continuez votre excellent travail…connaissez-vous le produit l’argent colloidal, merci

  16. Bonsoir.

    Tout d’abord, merci Christophe d’apporter des pistes pour se protéger face à l’épidémie déjà amorcée.
    Merci aussi de proposer des plantes qui poussent localement et que l’on pourra si nécessaire se procurer facilement.
    C’est décidé je vais, faillir à mes propres règles, acheter une plante et découvrir les bienfaits de la réglisse.

    Ma question porte sur les fleurs de sureau : celles que je cueille je les utilise pour des sirops rafraîchissants l’été.
    Sachant que pour 2 citrons (bio, brossés, tranchés), je mets à macérer pendant 24 heures, dans mon énorme gamelle, 80 ombelles et 3 kilos de sucre. pour ensuite faire bouillir 30 minutes avec 2 litres d’eau.

    Est-ce que je pourrais substituer ce sirop aux fleurs pour la tisane indiquée ?
    Si oui, est-ce qu’une cuillerée à soupe ( de mon sirop) serait un bon dosage à la place des 10 grammes de leurs ?
    Oui c’est très concentré en fleurs mais je raffole du goût et du parfum et chaque année j’en prépare environ 7 à 8 grandes bouteilles ( entre 6 et 7 lites quoi).

    Merci.

    Annie

    1. Bonjour Annie
      oui je pense que ça peut-être une option , après difficile de quantifier de façon précise, mais fiez vous à votre nez

    2. Bonjour Annie,
      Comme toi, j’adore le parfum des fleurs de sureau sauvage. J’en cueille, je les fais sécher à l’air ambiant, derrière une vitre, au soleil s’il y en a.
      Pour l’infusion curative, j’en ajoute une cuil à café une fois l’infusion faite ; je couvre 5 mn et je filtre. La vapeur sous le couvercle suffit à sortir ses effluves, sinon elles peuvent déplaire. A chacun(e) de doser… Le sureau infusé est très utile pour transpirer, sous une couette et ainsi chasser le mal.

      1. Salut je trouve ça passionnant les plantes je voudrais savoir si c dangereux de se lancer la dedans a 16 ans ou cela est trop risqué ?

        1. Bonjour Mathis
          si « se lancer là dedans » c’est consommer des plantes au hasard , oui c’est risqué, mais si c’est pour se lancer dans l’apprentissage des plantes , au contraire , le monde va avoir besoin de « jeunes pousses » et au plus vous vous formez tôt au mieux vous pourrez en faire bénéficier le monde 🙂

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