Bouillon-blanc (et autres molènes) pour la santé respiratoire

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Le bouillon-blanc et autres molènes
(Verbascum thapsus)

Bouillon-blanc (Verbascum thapsus)

Il y a des plantes qui évoquent des souvenirs d’enfance. Et pour moi, le bouillon-blanc fait partie de ces mémoires.

Je me souviens d’avoir joué au milieu des tiges sèches pendant l’hiver. On cassait la tige et on en faisait des épées, et puis on s’inventait des histoires de dragon qui se planquaient derrière les bouquets de chênes verts dans ma garrigue natale.

Bien évidemment, à l’époque, je ne savais pas que cette grande plante médicinale nous aide à combattre le feu, pas des dragons, mais des inflammations… Dans cet épisode, on va parler des molènes, quasiment toutes les molènes devraient fournir les mêmes propriétés, mais on va surtout parler du fameux « cierge de Notre-Dame », le bouillon-blanc, qui est devenu l’espèce emblématique de toutes les molènes.

Avant de démarrer, je vous rappelle que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la santé. Je suis là pour partager ma passion avec vous. Mais ceci ne remplace aucunement un suivi médical, et n’a pas vocation d’être diagnostic ou prescription médicale. En particulier vu qu’on va parler de certaines conditions, comme l’asthme, qui requièrent un accompagnement médical.


Nom latin : Verbascum thapsus.

Noms communs : Bouillon-blanc, Molène, Molène bouillon-blanc, Cierge de Notre-Dame, Herbe saint fiacre

Famille : Scrofulariaceae

Constituants :

  • Mucilages
  • Flavonoïdes (verbascoside, hespéridine)
  • Iridoïdes (aucuboside, harpagoside que l’on retrouve dans l’harpagophytum et la scrofulaire)
  • Lignanes
  • Saponines en faible quantité, probablement plus dans la feuille que dans la fleur.

Un peu de botanique

Le bouillon-blanc est une plante bisannuelle de la famille des scrofulariacées. Elle vit donc deux ans. Son nom scientifique, c’est Verbascum thapsus. Vous allez la trouver dans quasiment toutes les régions de France. Et si vous ne trouvez pas le bouillon-blanc, vous trouverez probablement d’autres molènes.

Les autres espèces de Verbascum sont en général médicinales aussi : Verbascum sinuatumV. densiflorumV. phlomoides, et bien d’autres. Bien que ces dernières ne soient pas appelées « bouillon-blanc ». Pierre Lieutaghi(3) nous rappelle que de toute façon, toutes les espèces s’hybrident facilement entre elles, « et font du genre Verbascum un casse-tête pour le botaniste : l’herboriste, heureusement, n’a cure de ces subtilités ». Dans la version vidéo de cet épisode, je vous montre la magnifique molène de Boerhave (Verbascum boerhavii) qui pousse dans ma région.

Conclusion : si c’est une molène, elle sera fort probablement médicinale. Cela dit, renseignez-vous pour votre flore locale.

La première année, pendant le printemps et l’été, elle développe une rosette de feuilles qui reste au ras du sol. Les feuilles sont de forme ovale et pointue, relativement grandes (atteignant 40 à 50 cm) parfois sinuées (dans le cas de Verbascum sinuatum). Les feuilles sont d’un vert tendre, assez robustes et épaisses tout en étant souples et douces au toucher. Les feuilles sont couvertes de petits poils blancs que l’on peut voir à l’œil nu.

 

Molène sinuée (Verbascum sinuatum)
Molène sinuée (Verbascum sinuatum)

Les parties aériennes du bouillon-blanc sont très résistantes aux froideurs de l’hiver. On arrive même à trouver les feuilles intactes sous la neige.

Le printemps suivant, une tige centrale unique apparait, qui donnera lieu au fameux « cierge de Notre-Dame ». Les feuilles sont plus grandes au ras du sol, et deviennent de plus en plus petites en se rapprochant de la tige fleurie. Certaines espèces comme Verbascum sinuatum ont de nombreuses tiges fleuries, donc la plante est très ramifiée, ce qui lui donne une forme tout à fait différente de V. thapsus.

Toutes les fleurs ne s’ouvrent pas en même temps sur le bouillon-blanc, ce qui complique la tâche du cueilleur. Elles s’ouvrent en suivant une logique qui est propre à la plante. Quelques fleurs s’ouvrent puis se fanent, alors que la majorité des fleurs de la tige n’ont soit pas encore fleuri, soit a déjà fleuri. Pour ramasser une certaine quantité de fleurs, il faut donc faire des passages fréquents.

La fleur est jaune vif et présente une corolle à 5 pétales, 5 étamines, 3 supérieures plus courtes avec des poils sur leur filament, et 2 inférieures plus longues. La fleur, riche en nectar, fait le bonheur des abeilles et autres butineurs.

Bouillon blanc (Verbascum thapsus)

Bouillon blanc (Verbascum thapsus)

Le bouillon-blanc va ensuite progressivement sécher en fin de vie pour laisser place à des tiges droites et marron pendant l’hiver de sa deuxième année, tige qui va persister encore plusieurs mois pour éparpiller ses graines. Les tiges sèches seront plus ou moins grande, selon l’espèce de molène et la région dans laquelle vous vivez. Chez moi dans le Vaucluse elles restent assez courtes.

Les capsules de graines sont très dures et s’ouvrent grâce à deux petites valves qui répandent les graines minuscules près de la plante mère. C’est pour cela que l’on trouvera probablement d’autres plants dans la même zone l’année d’après, pas exactement au même endroit, mais pas trop loin non plus.


Tempérament

  • Feuille et fleur : rafraichissante et humidifiante
  • Racine : légèrement réchauffante, en médecine chinoise, drainant l’humidité dans le « foyer inférieur » (foie, intestins, reins, vessie)

Goût

  • La feuille est légèrement salée et mucilagineuse, légèrement amère

Parties utilisées, récolte

En ce qui concerne les parties utilisées : toutes les parties de la plante sont intéressantes, ce qui fait du bouillon-blanc une plante très polyvalente.

Les fleurs, une fois sèches, ont tendance à pomper l’humidité, car elles sont riches en mucilages. Gardez-les dans un endroit bien sec, quitte à employer un déshumidificateur à l’endroit où vous stockez vos plantes.

Pour récolter la fleur, je préfère largement Verbascum sinuatum pour des raisons pratiques. D’abord, elle a les mêmes propriétés que V. thapsus. Mais elle fait surtout de fines tiges fleuries et multiples. Les fleurs sont espacées sur la tige, ce qui me permet de placer mes doigts à la base de cette tige, et de remonter en tirant, récupérant ainsi toutes les fleurs (ouvertes ou en bouton) de la tige dans ma main. J’en ai vite rempli un panier. Ci-dessous, un bocal de fleurs séchées de V. sinuatum.

Bouillon blanc (Verbascum sinuatum)

D’autres molènes, là encore selon votre région, auront peut-être une configuration similaire dans laquelle de nombreuses fleurs s’ouvrent simultanément.

Pour les feuilles, cueillez-les sur la plante pendant sa première année. La deuxième année, une grande partie de l’énergie de la plante (et donc de ses constituants) s’élève dans la tige fleurie. Cueillez quelques belles feuilles par rosette, cela suffira pour votre récolte, tout en préservant la plante. La feuille est grande et peut être découpée en morceaux pour les infusions que l’on devra impérativement filtrer (désolé mais je vais répéter ce point souvent dans cet épisode).

Si la feuille commence à s’assombrir au fil des mois, il se peut qu’elle ait pris un peu trop l’humidité, la couleur sombre étant un signe de vieillissement prématuré. Le compost les attend. Voir photo ci-dessous.

Bouillon blanc (Verbascum thapsus)

Pour la racine, qui est utilisée en herboristerie américaine (on en reparlera dans quelques minutes); ramassez-la sur les plantes pendant l’automne et l’hiver de la première année, lorsque toute l’énergie est repartie vers les racines. Il vaut mieux attendre le jour après une bonne pluie, à un moment où la terre est souple. La plante possède une racine principale en pivot central (donc ça ressemble à une grosse « carotte » avec des bifurcations secondaires).

Certaines racines seront mangées en partie par des larves. Une fois brossée et nettoyée, on peut couper la racine dans le sens de la longueur afin d’exposer les larves éventuelles et les retirer. Si la racine est trop mangée, compostez-la directement. Une fois nettoyée, vous pouvez la faire sécher pour la teinturer plus tard ou pour faire une décoction. Contrairement à la fleur ou à la feuille, la racine ne pompe pas l’humidité.

Vous ne trouverez pas de produits à base de racine de bouillon-blanc dans le commerce. Vous ne trouverez pas non plus la racine en vrac dans les herboristeries. Il faudra donc la cultiver et/ou la ramasser vous-même si vous voulez tester.

Bouillon blanc (Verbascum thapsus)


Utilisation du bouillon-blanc

Alors, on fait quoi avec le bouillon-blanc exactement ?

Notez bien : toute préparation à base de feuilles ou fleurs bouillon-blanc doit être filtrée au préalable, nous en reparlerons plus bas.

La fleur est la partie la plus connue dans notre tradition. Mais la feuille est souvent utilisable en remplacement, et lorsque cette substitution est possible, je vais le mentionner.

Et pour la racine, c’est une utilisation typiquement américaine, mais on va en parler aussi.


Sphère ORL

Démarrons avec la sphère ORL, qui regroupe les utilisations les plus connues depuis l’Antiquité (chez Pline l’Ancien, Dioscoride, etc).

Toux sèche et picotements de gorge

La tisane des fleurs ou des feuilles calme l’inflammation et les picotements au niveau du larynx et de la trachée. Ces picotements commencent parfois d’une façon nerveuse, mais au bout d’un moment un cercle vicieux s’installe. La gorge est rouge et enflammée et les picotements, exhacerbés par l’inflammation, font à nouveau tousser la personne. C’est un cercle vicieux. On aimerait que cette inflammation soit maîtrisée, car elle se transformera peut-être en infection, la muqueuse enflammée devenant affaiblie.

Donc on est dans une situation de toux sèche. Le bouillon-blanc agira ici comme plante émolliente qui vient calmer le feu et l’inflammation des muqueuses grâce à sa teneur en mucilages et autres constituants comme les flavonoïdes.

Les enfants sont particulièrement susceptibles à ces picotements, car ils ont beaucoup de mal à se contrôler et n’arrêteront pas de tousser, aggravant la situation. Ces toux nerveuses et inflammatoires arrivent souvent la nuit, au grand désarroi des parents. Parfois il y a un rhume qui accompagne, et ce sont les écoulements post-nasaux qui irritent (c’est-à-dire les écoulements qui proviennent du nez et qui coulent dans la gorge).

On retrouve aussi ce genre de toux dans les allergies saisonnières, ou lorsque la personne souffre de reflux gastrique. On pourrait rajouter des feuilles de plantain à la tisane (Plantago lanceolata ou P. major), car il calme ce genre de réaction histaminique.

Pour les enfants qui ont la gorge enflammée et qui pique, on trouve parfois la recette suivante dans la tradition : on fait chauffer un peu de lait, puis on fait infuser une bonne pincée de fleurs de bouillon-blanc à couvert pendant 20 minutes. On filtre bien, on rajoute une cuillère de miel et on fait boire le mélange à l’enfant.

F.J. Cazin(1), célèbre docteur de campagne du 19ᵉ siècle, utilise une « décoction des fleurs dans les affections de poitrine, soit avec le suc de réglisse, soit avec du miel« . On arrive à voir l’intérêt de cette association, la réglisse étant, elle aussi, émolliente et anti-inflammatoire. Le miel est émollient et adoucissant.

Donc on résume, première utilisation, pour des toux sèches et irritatives, sans toux grasse, sans trouble infectieux, sans descente de la condition plus profondément dans les poumons.

Vieille toux

Maintenant, on va prendre l’ascenseur et descendre un peu plus bas dans les bronches, avec ce qu’on pourrait appeler une « vieille toux ».

Lorsqu’une bronchite ou autre infection pulmonaire est mal résolue, elle s’installe parfois d’une manière chronique et elle traîne dans le temps. Elle s’assèche au bout d’un moment, car les muqueuses pulmonaires épuisées n’arrivent plus à fabriquer un mucus de bonne qualité.

Le but, à ce moment-là, est de ramener de l’humidité (grâce aux mucilages), mais aussi d’aider ces restes de mucosité à sortir (une action qu’on appelle mucolytique et expectorante). La tisane de bouillon-blanc ramène l’humidité, grâce à ses mucilages, et ici la feuille devient encore plus intéressante que la fleur, car elle apporte aussi un petit effet mucolytique et expectorant en plus (probablement grâce à l’action des saponines).

Encore mieux, accompagnez-le de thym, hysope ou eucalyptus. Si vous en avez, la racine de grande aunée (Inula helenium) en décoction rendra aussi service. Ou des résineux comme les bourgeons de pin ou de sapin. Ces plantes apportent un aspect mucolytique beaucoup plus énergique que le bouillon-blanc. Par exemple, un simple mélange bouillon-blanc et thym devrait faire l’affaire dans ce contexte. Bien filtré.

Il faudrait en boire régulièrement pendant la journée, et pendant plusieurs jours, pour que les vieilles mucosités se libèrent et soient éliminées.

On ferait le même type de mélanges pour la toux matinale du fumeur, ou la toux matinale de la personne qui souffre de broncho-pneumopathie obstructive chronique (BPCO). Pourquoi une toux matinale ? Eh bien parce que les petits cils bronchiques qui font remonter le mucus sont abîmés et il y a accumulation pendant la nuit en position allongée. Et le matin, il faut expectorer ces déchets.

Asthme

Le bouillon-blanc est une plante souvent mentionnée pour les problématiques d’asthme. La fleur, ou encore mieux, la feuille. Maud Grieve(4), à son époque, nous rappelle que certains asthmatiques fument la feuille de bouillon-blanc et obtiennent un soulagement rapide. Et oui, on est d’accord, il y a mieux comme voie d’administration.

Le docteur Leclerc nous dit : « J’ai vu plus d’un vieil asthmatique soulagé par l’usage de cette infusion qui parait exercer une légère action narcotique« . Quand il dit « narcotique », rien à voir avec le sens moderne du terme, comme un opiacé, mais dans le sens ancien : une action sédative, apaisante, légèrement hypnotique. Ca signifie que la plante, dans ses observations, semble diminuer l’excitabilité nerveuse, notamment celle qui contribue aux spasmes bronchiques et à la toux.

Pour l’asthme, on pensera aussi au plantain, à l’hysope, à l’aunée pour ces situations. L’astragale de Chine est très bien aussi. Un exemple de programme pourrait inclure une tisane bouillon-blanc, plantain et hysope (1/3 de chaque, bien filtrer pour les poils), et de la racine d’astragale pour accompagner (gélules ou poudre dans une compote ou autre).

D’autres conditions pulmonaires associées à un sentiment de resserrement et d’oppression peuvent aussi bénéficier de la feuille de bouillon-blanc, les cas d’emphysème par exemple (en association avec d’autres plantes là encore).

Dans le passé, si vous alliez dans une herboristerie pour ce genre de situations, on vous aurait peut-être parlé de la « tisane pectorale des 4 fleurs », qui contient bouillon-blanc, coquelicot, mauve et tussilage. Il y avait aussi la tisane des 7 fleurs, une version un peu plus riche avec en plus les fleurs de guimauve, de pied-de-chat et de violette. Ce sont de très beaux mélanges visuellement vu qu’on a uniquement des fleurs avec tout un panel de couleurs dans la tasse.

Otite moyenne et douleurs d’oreille

On parle maintenant d’otites moyennes et de douleurs d’oreille.

C’est la fleur qui est utilisée ici. J’ai appris à faire ce mélange lors de mes années aux États-Unis. C’est vraiment un grand classique. Tout d’abord, on prépare un macérât huileux à partir des fleurs récemment séchées de bouillon-blanc. Faut le faire à l’avance et en avoir tout prêt lorsqu’on en a besoin.

On prélève une petite quantité de ce macérat dans une cuillère à café. On va faire légèrement chauffer à la flamme afin que le macérât soit chaud (mais pas trop non plus). Vous allez comprendre pourquoi. Ensuite vous ajoutez un peu d’ail frais et râpé très finement. Remuez quelques secondes dans le macérat huileux chaud, ça va libérer les constituants de l’ail. L’ail est très antiinfectieux par contact.

Filtrez, imbibez un morceau de coton et placez dans l’oreille douloureuse, gardez le plus longtemps possible. Certains déposent une goutte, à l’aide d’un compte-goutte, au fond de l’oreille douloureuse. Répétez l’application si nécessaire. Et ensuite on place l’oreille sur quelque chose de chaud comme une bouillotte, et en général ça fait du bien.

Attention : s’il y a un risque de perforation du tympan due à l’otite, ne mettez rien dans l’oreille, et surtout pas une huile. Consultez votre médecin en cas de doute.


Avant de passer au système urinaire, je vous rappelle qu’AltheaProvence vous propose de nombreuses formations en ligne sur l’herboristerie pratique et appliquée aux problématiques d’aujourd’hui. Nous avons formé plus de 3500 étudiants depuis 2015. Nous avons des formations à la carte et des cursus longs. C’est en grande partie grâce à ces formations que l’on peut vous produire régulièrement du contenu de grande qualité comme aujourd’hui, et toujours accessible gratuitement.


Sphère urinaire

Allez, on passe maintenant à la sphère urinaire, et je pense qu’on va parler de propriétés que peut-être vous ne connaissez pas… Ici, les indications de Cazin(1), notre cher médecin des campagnes des années 1800, et de Michael Moore(2), l’un des herbalistes américains qui a été à l’origine du renouveau de l’herboristerie à partir des années 1970.

Cystite

Cazin recommande l’infusion de fleurs de bouillon-blanc dans les affections aiguës des voies urinaires (cystites par exemple), lorsque la personne doit uriner, mais n’y arrive pas à cause de la douleur, avec une urine fine et peu abondante, dans les mots de Cazin. Le bouillon-blanc rend les urines « limpides et abondantes », nous dit-il. On voit ressortir ici ses propriétés diurétiques et émollientes des zones enflammées. La feuille peut être substituée à la fleur ici.

Incontinence

Passons à Moore, qui recommande la racine de bouillon-blanc dans les cas suivants. J’ai essayé de rester le plus fidèle possible à l’auteur. Notez que je n’ai jamais vu ces indications ailleurs :

  • L’incontinence, en général, ou l’énurésie nocturne, due à une cystite chronique ;
  • L’incontinence, fonctionnelle, due à un manque de tonus des muscles de la vessie, le muscle trigone en particulier ;
  • L’incontinence causée par un stress physique : toux violente, soulèvement d’un poids lourds, rire, course à pied, cystocèle causé par un accouchement ;
  • L’incontinence chez l’enfant (énurésie), avec une large quantité d’urine, due à un manque de tonus de la vessie, en particulier lorsque l’incontinence se prolonge après l’âge de 4 ans.
  • Chez l’enfant qui a toujours envie d’aller uriner, disons toutes les 30 minutes, et ne peut donc pas entreprendre de longs voyages.

Et si on voulait résumer en un mot, on dirait que s’il y a incontinence ou énurésie, on pourrait tester la racine de bouillon-blanc pour voir si cela améliore la situation. La difficulté est d’en trouver si on ne ramasse pas soi-même.


Indications diverses

Hémorroïdes

Cazin nous dit que « les feuilles bouillies dans du lait, et appliquées en cataplasme sur les hémorroïdes douloureuses amènent du soulagement« . Le macérat huileux ou l’onguent peuvent aussi soulager en local, bien filtré là encore sinon… je vous laisse deviner.

Arrêt du tabac

La feuille de bouillon-blanc a été longtemps utilisée comme substitut du tabac. Ceux qui veulent s’arrêter de fumer d’une manière progressive peuvent couper le tabac avec de la feuille de bouillon-blanc cisaillée finement et pas trop sèche (sinon elle peut être irritante pour la trachée).

Notez que l’inhalation des fumées provenant de la combustion de toute substance, même naturelle, reste nocive pour les poumons. Et je ne suis pas fumeur moi-même, donc je ne fais que répéter ce que j’ai lu ici.

Circulation des jambes

Maud Grieve(4) nous explique que les feuilles étaient placées à l’intérieur des chaussettes de ceux qui avaient une mauvaise circulation et les pieds toujours froids. Je spécule un peu ici, mais l’action se fait peut-être par irritation due aux poils, et qui dit irritation dit apport de sang vers la région irritée. Pas forcément très agréable… analogue à la flagellation à l’ortie ?

Et pour finir, un petit clin d’œil à Rosemary Gladstar et son fameux « papier toilette naturel »… je vous mettrai le lien vers la vidéo sur mon site.


Formes et dosages

  • Infusions des fleurs ou feuilles sèches :
    • Pour l’infusion : le dosage est de 30 g/L, 2 à 3 tasses par jour dans les ouvrages classiques. Plus simple : un dosage maison d’une cuillère à soupe de feuilles sèches et coupées finement, ou des fleurs, par tasse. Les fleurs, qui font partie des « espèces pectorales », se combinent bien avec d’autres plantes (auquel cas on en met moins pour laisser la place aux autres). Important : passez la tisane au filtre à café ou au travers d’un tissu fin pour éliminer les poils qui seront irritants pour la gorge. Je vous cite ce petit épisode drôle du docteur Leclerc : « C’est pour avoir négligé cette précaution que je m’attirai un jour les reproches d’un malade qui était venu me consulter au sujet d’une pharyngite granuleuse accompagnée de fâcheux picotements et à qui j’avais prescrit une infusion de Verbascum thapsus : il me demanda d’un ton aigre-doux si c’était la mode de faire avaler aux gens du poil à gratter. »
  • Décoction de la racine séchée, pour les indications de Moore.
    • Moore mentionne une « décoction concentrée », prendre 60 à 90 ml. Le grammage de racine sèche pour faire cette décoction n’est pas mentionné, mais sachant qu’il recommande souvent 30 g/L pour une décoction « normale », on pourrait spéculer que la concentrée nécessite 40 à 50 g/L ?
  • Teinture, plutôt des feuilles (fraiches ou sèches), la teinture des fleurs fragiles et mucilagineuses me parrrait mal adaptée (l’infusion est préférable pour les fleurs), mais on trouve. La teinture des racines est possible pour les indications de Moore.
    • Pour la teinture des feuilles, un dosage de 30 à 40 gouttes par prise est un bon point de départ.
    • Pour la teinture des racines, idem.
  • Macérât huileux des feuilles ou fleurs sèches, en application locale (hémorroïdes en particulier), utilisation dans les cas d’otites, mais aussi utilisation pour tout type d’inflammation de peau ou des muqueuses.

Précautions

En ce qui concerne les précautions, aucune connue si ce n’est de bien filtrer les infusions ou autres préparations pour éviter l’effet irritant des poils. De fortes réactions inflammatoires (bouche, gorge) dues à des tisanes non filtrées peuvent arriver.

Voilà, j’ai terminé avec cette grande plante médicinale qui a rendu service à de nombreuses générations avant nous. Si on ne devait retenir qu’une chose, ça serait le fait qu’elle calme la sécheresse, les tensions et le feu d’un système respiratoire en détresse.

Merci d’être là. A très bientôt pour un prochain épisode.


Références

(1) Cazin, F.J., « Traité pratique & raisonné des plantes médicinales indigènes », 1850

(2) Moore, Michael, « Specific Indications for Herbs in General Use », 3ᵉ édition

(3) Lieutaghi, Pierre, « Le Livre des Bonnes Herbes », 3ᵉ édition révisée, 1996

(4) Grieve, Maud, « A Modern Herbal, Volume 2 », 1931

163 réponses

  1. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour cet article et pour vos réponses aux commentaires.
    Ma maman (grande fumeuse) vient d’apprendre qu’elle souffre d’un emphysème sévère. D’après ce que j’ai lu, cette plante serait un excellent remède. Mais je me posais la question suivante : est-il vrai qu’elle régénère les alvéoles pulmonaires ? Si oui, quelle est la meilleure façon de l’utiliser et la partie de la plante à privilégier pour l’emphysème ? Il vaut mieux acheter des feuille ou fleurs seules que des produits tout faits à base de cette plante (gélules, etc…) ? Merci d’avance.

    1. Bonjour Audrey,
      A ma connaissance, l’emphysème est un stade irréversible de la lésion pulmonaire. Les alvéoles ont tellement souffert qu’à force, elles sont détruite, deviennent des tissus fibreux et non-fonctionnels.
      Ce qui ne peut pas dire qu’on ne peut pas accompagner la personne, aider les poumons à rester le plus fonctionnels possible, stimuler la production de mucus, l’expectoration afin d’éviter les infections hivernales.
      Le bouillon-blanc, adoucissant et anti-inflammatoire pulmonaire, va se situer dans cette lignée. Personnellement, je fournirais aussi des précurseurs pour rebâtir le tissu, au cas où il y ait encore une possibilité, avec de la silice qui provient de la prêle des champs par exemple, la silice étant essentielle pour bâtir le collagène.
      La feuille et la fleur de bouillon blanc se prend tout simplement sous forme d’infusion. Si feuille, il faut passer l’infusion au filtre à café car il y a des petits poils irritants. La fleur n’a pas ce problème.

  2. Bonjour à tous les deux
    Peut-on associer molène et plantain lancéolé en tisane contre la toux ?
    Si oui quelles quantités utiliser ?
    Merci d’avance pour votre réponse pascal

    1. Bonjour Pascal
      oui vous pouvez les associer (surtout si toux plutôt liée à une allergie) 15g de chaque / 1 litre d’eau (environ 3 – 4 g pour 1 tasse d’environ 250ml)

      1. Bonsoir et merci Sabine pour votre réponse. C’est vrai que depuis quelques temps nous avons des toux plutôt liées à des allergies qu’à des rhumes ou bronchites… Yeux irrités et toux plutôt sèche. J’avais remarqué que la tisane de molène avait un effet soulageant « hydratant » c’est pourquoi je recherchais la connivence du plantain dans une tisane. Mais je ne savais pas si ces deux plantes étaient « compatibles »… Quant aux allergies le mécanismes est complexe à dépister ! Cordialement pascal

  3. Bonjour,

    j’aimerai cueillir les fleurs de la molène qui s’est invitée aux portes de chez moi, mais je ne sais si elles doivent être cueillies avec la parie verte qui est à la base de la partie jaune. Merci de votre réponse

  4. Bonjour
    il me semble avoir reconnu cette plante mais n’en ayant jamais cueilli j’ai un doute …
    j’habite en Bourgogne j’ai été voir sur le site de biologie végétale de l’université et on y découvre plusieurs verbascum …
    Verbascum blattaria
    Verbascum densiflorum
    Verbascum lychnitis
    Verbascum nigrum
    est ce dangereux si je me trompe, tous ont-ils des propriétés médicinales?
    avez vous des critères simples et surs pour reconnaitre verbascum thapsus?
    bien cordialement,

    1. Bonjour Delphsimpa
      sauf la verbascum blattaria sur laquelle je n’ai pas d’informations, on utilise les fleurs indifféremment pour les mêmes propriétés
      le Thapsus (pour faire simple) fait un « chandelier » unique la plupart du temps sans ramification et ses fleurs sont plus grosses, mais le terme « bouillon blanc » en fait est un peu une sorte de terme générique,

  5. Bonjour,
    Je me suis trompée, j’ai recouvert des fleurs fraîches de bouillon blanc d’huile au lieu de les sécher… Faut-il que je recommence à zéro ou ça peut quand même aller ?
    Mille mercis pour votre site merveilleux et extrêmement généreux !
    Sandra

    1. Bonjour Sandra
      il va juste falloir surveiller de près si de l’eau se dépose au fond du bocal en faisant décanter , ou alors vous le faites au bain marie

      1. Merci beaucoup Sabine pour votre réponse rapide et précise. Pourriez vous me dire combien de temps je devrai laisser infuser pour avoir les vertues ? (en bocal et en bain marie) 🙂 bonne journée !

        1. Bonsoir Sandra
          en macération simple (en bocal) vous laissez un bon mois, à l’abri de la lumière du soleil mais près d’une source de chaleur (style soleil quand il est présent!)
          au bain marie la méthode que Christophe appelle « macération à température contrôlée » https://www.altheaprovence.com/blog/macerat-huileux/ dont le temps de macération est plus court (7 à 10 jours) mais il faut surveiller
          déjà bien regarder pendant la décantation si il y a de l’eau qui se dépose au fond du bocal, si il y en a vous le verrez vite, et il faudra l’enlever en essayant soit de récupérer l’huile uniquement par le dessus, à l’aide d’une louche ou d’une grosse cuillère en faisant attention de ne pas trop faire remuer la couche d’eau ou essayer de siphonner l’eau avec une pipette ou un petit tuyau (mais là ça devient de l’art 🙂 )

  6. bjr je fais de l enphyseme et je suis beaucoup essoufflé j ai acheté des feuilles de moléne dit bouillon blanc en pharmacie pendant combien de temps puis je en prendre et combien de fois dans la journée et je fume

  7. Bonjour, merci tout d’abord pour ce super article ! je viens de découvrir cette plante, je suis (malheureusement) une grosse fumeuse depuis très longtemps, je n’ai pas vraiment de problèmes à ce niveau pour l’instant, j’essaie régulièrement d’arrêter mais ce n’est pas facile…. j’aimerais savoir si faire une cure d’infusion de bouillon blanc serait bénéfique pour « nettoyer » un peu mes poumons (apparemment, 7 jours maximum). Si oui, à quelle fréquence peut on renouveler cette cure, et quelles parties utiliser : feuilles ou fleurs ?
    Merci pour votre réponse

    1. Bonjour Fabienne,
      Oui le bouillon blanc est une bonne plante à consommer régulièrement, pas forcément en cure traditionnelle, mais avoir le réflexe de faire une infusion régulièrement pendant la semaine, disons 2 à 3 fois. Avoir aussi le réflexe vitamine C si vous n’en consommez pas aujourd’hui, c’est l’une des vitamines qui part le plus vite lorsqu’on est fumeur. Une autre bonne plante pour nettoyer est la racine de grande aunée (Inula helenium), en décoction, qui fera elle aussi « sortir des saletés ». Je trouve que la feuille est plus intéressante que la fleur pour cette application là, mais elle est un peu pénible à infuser à cause des poils, il faut dans l’idéal passer l’infusion au filtre à café pour les éliminer sinon ils peuvent irriter la gorge. La fleur est plus chère en herboristerie mais plus facile à infuser.

      1. Merci beaucoup Christophe ! je vais de ce pas aller regarder les sites conseillés pour acheter ces plantes.Et quelle est la posologie des décoctions de racine de grande aunée ? peut-on les prendre simultanément ?
        D’avance merci

        1. bonsoir Fabienne
          pour la décoction entre 10 et 30gr par litre (c’est vraiment amer ), oui vous pouvez faire un mélange avec les fleurs de bouillon blanc , par contre vous faites d’abord la décoction (eau froide faites frémir pendant environ 5 minutes avec le couvercle, puis arrêter le feu, et mettez les fleurs de bouillon blanc et laissez infuser 10 mn.
          Vous pourriez aussi, pour « nettoyer et désinfecter » les bronches, faire une fumigation : décoction de la racine d’Aunée + du thym ; cela soulage bien les bronches.

  8. Bonjour, dans mon jardin ils ne reviennent jamais, c’est un nouveau pieds qui prend le relais d’une nouvelle floraison!
    Cette année est exceptionnelle.

    1. En général elle est bisannuelle, donc rosette de feuilles première année puis hampe florale la 2ème. Mais je suppose que cela dépend des régions. Et ici chez nous, c’est plutôt l’inverse, une année difficile pour les plantes dû à la sécheresse. Vous avez fait une récolte ?

  9. Bonjour Christophe,
    au cours de mes balades, je rencontre plutôt la Molène Noire Verbascum nigrum , peut-on l’utiliser de la même manière? quelle plante magnifique !!

      1. Merci Christophe et pour le lien aussi , je devrai me remettre à l’anglais , mais google traduction fait un assez bon boulot , heureusement !
        cordialement
        Sylv

  10. Bonjour,
    j’ai du Verbascum lychnitis qui pousse à l’état sauvage près de chez moi, est ce qu’il a les mêmes propriétés que le V. Thapsus ?

    1. Bonjour Julien,
      Je n’ai aucune référence à lychnitis dans mes ouvrages, je dirais intuitivement oui car de nombreux Verbascum sont utilisés d’une manière interchangeable au travers le monde, mais je n’en ai pas la certitude. Donc prudence tant que vous n’avez pas confirmation.

      1. Merci pour votre réponse, dans ce cas je vais continuer ma recherche et essayer de trouver un pied de V. Thapsus !

  11. Bonjour Christophe,

    J’ai trouve votre site hier par hasard en cherchant  »proprietes de la molene sinuee » et je ne le regrette pas…. J’y trouve plus que ce que je cherchais… Je me suis lancee dans la phytotherapie amateur depuis quelques mois seulement
    Puis-je utiliser la M sinuee comme la VT ?
    Si non quels sont ses utilisations, posologies, parties de la plante a utiliser…. ?
    Merci

    1. Bonjour Catherine,
      Bienvenu dans le monde merveilleux des plantes 🙂
      J’utilise effectivement Verbascum sinuatum comme V. thapsus. Posologies les mêmes – 30 g des feuilles par litre d’eau pour l’infusion (passer au filtre à café pour enlever les poils), pareil pour les fleurs, macérat huileux des fleurs comme huile adoucissante, teinture de la racine pour tonifier la vessie.

      1. Bonjour Chris

        Formidable cette plante !
        J’ai soigne la toux de ma Mimine (déjà 17 ans, hélas !) en infusion puis lui ai administre a la seringue. Pas facile, tu t’en doutes…
        J’ai vu que l’on pouvait aussi en faire de la poudre pour gelules, mais comment retirer les poils avant de broyer les feuilles ?
        Existe-il une solution simple, rapide et plus efficace que le bol avec pilon ?
        Merci d’avance Chris

        1. Alors là je ne vois pas comment faire ! D’un autre coté si tu en fais des gélules, les poils sont relâches dans l’estomac donc je ne pense pas qu’ils soient encore irritants, c’est surtout au niveau de la gorge que ça passe mal parfois.

          1. Merci pour ta prompte réponse
            En fait je veux seulement la poudre, je peux en mettre dans de l’huile d’olive et ma mimine peut l’ingurgiter facilement et toute seule en lapant, sans lui fait subir le stress de la  »prise de tete » pour lui faire prendre la potion  »magique »….
            Je vais faire un essai avec les plus jeunes feuilles, moins poilues. On verra bien si elle se plaint…
            Je te tiens au courant si cela t’intéresse…

            1. Bonjour CHRIS

              Opération menée avec succès !
              J’ai fait de la poudre de BB, verser un peu d’huile d’olive dans une coupelle et saupoudrer de BB. Elle a tout avalé !!
              Je mets aussi un peu de camphre sur sa couverture pour dégager ses voies respiratoires qui semblent encombrées.

              Ce matin je suis retournée a la cueillette de bouillon blanc.
              J’ai teste : avec la lame d’un couteau on peut facilement gratter les poils avant de faire sécher les feuilles.

              Je pense que beaucoup de personnes s’intéresseront a la zoophytotherapie car peu de gens y pensent et surtout il y a peu d’infos sur internet. Je connais un site qui donne des indications mais pas de posologie… Evidemment puisqu’ils vendent les phyto-medocs.
              Peut-être faudrait-il ouvrir un post pour ce sujet, car on s’éloigne du sujet de cette page qui concerne le BB.
              A bientôt !

      2. Bonjour Sabine

        Est ce que toutes les molènes, et pas seulement Verbascum thapsus, peuvent être utilisées de manière interchangeables ?

        J’espère que tout va pour le mieux pour toi ..

        Ariane

        1. Bonjour Ariane
          d’après mes informations oui les fleurs des molènes sont interchangeables (même si ce sont celles du bouillon blanc qui sont les plus usités de façons traditionnelles) 🙂

  12. Bonjour, j’habite dans le sud Sarthe et du bouillon blanc il y en a partout ici; j’ai entendu dire qu’une personne atteinte de rhumatismes à tel point qu’elle utilisait un fauteuil roulant….. elle à suivis les conseils que lui ont prodigués des amis, cataplasmes au bouilon blanc, résultat, plus de fauteuil roullant, mais randos sac à dos !!!! je souffre de tendinites (chroniques) au coude et épaules droites ( à la retraite depuis 5 ans, cela me gènais peu en activité) ( boucher industriel) des cataplasmes pourraient’ils me soulager, car cela me réveille la nuit maintenant ? Le mode opératoire était de passer le dessous des feuilles sur une flamme afin de tuer les micro insectes dans les poils, et d’appliquer directement en cataplasme, es ce correct ou y a t’il mieux à faire ? merci d’avance; Rémy

    1. C’est à essayer Rémy, il y a aussi une manière un peu plus simple de procéder : prendre la grande feuille de bouillon blanc fraiche, et la repasser au fer à repasser – la disposer chaude sur le coude et la maintenir en place à l’aide d’une bande. En interne, il est bon aussi de prendre une plante antiinflammatoire comme le curcuma (un produit comme le curcumaxx est bien concentré et facile à prendre). En application locale, la plante classique pour les tendinites est le millepertuis, en huile, à appliquer pendant plusieurs semaines car elle est un peu longue à agir. Rajoutez qque gouttes d’huile essentielle de gaulthérie couchée à cette huile, une HE anti-inflammatoire. Et du repos…

  13. Re bonjour !

    Il y a très longtemps, j’avais croisé qu’autrefois, ils utilisaient les feuilles de bouillon blanc en cataplasmes pour soigner les épanchements de synovie, ce problème ne s’est pas présenté à moi, et je ne le vois pas cité dans l’article…est-ce une solution envisageable ?

  14. bonjour et merci pour cette article!
    depuis que j’ai entendu parler de cette plantes aux nombreuse propriété, je me suis mise a être plus attentive lors de mes balade et il se trouve que j’en trouve partout.c ‘est génial mais je ne saurai dire leurs « âges ». peuvent elles rester en rosette plusieurs années? comment reconnaître que la plante à deux ans ou plus?
    MERCI 🙂

    1. Bonjour Julia,
      La plante est bisannuelle. Donc la première année, vous ne verrez que la rosette. La deuxième année, vous verrez la hampe florale apparaître. Ensuite la plante part en graines et meurt.

  15. bonjour et merci pour toutes ces informations. Une question me taraude: je voudrais arreter de fumer mais je n’ai malheureusement aucune volonté (oui je m’en veut !!!). puis_je fumer du bouillon blanc pur ou doit il être forcement coupé avec du tabac. A savoir que j’ai une BPCO et que l’arrêt du tabac est SUPER important.

  16. Bonjour:
    Est que on peut utiliser les fleurs fraiches pour fair de la teinture, et avec les feuilles fraiches?
    Merci

    1. Bonjour Elena,
      La feuille et la fleur se prépare en général en infusion. La teinture n’est pas la forme la plus élégante. Si je devais faire une teinture, j’utiliserais la feuille récemment séchée afin de mettre un taux d’alcool le plus bas possible, disons 35°, et donc contenant le plus d’eau possible afin d’extraire le plus de mucilages possibles.

  17. Bonjour et merci pour cet article.
    J’ai acheté des fleurs de molene pour mes problèmes de respiration. Mon pharmacien m’a dit que c’était plus employé que les feuilles mais je me demande si je n’aurai pas du prendre les feuilles.
    Mes soucis sont début d’emphysème, asthme, toux. Je me sens fort opressé et ce 24/24 mais jamais de crise. Capacité respiratoire 60% au dernier examen mais je pense que ça c’est amélioré. J’ai arrêté de voir les médecins car pas d’amélioration même avec des médicaments. C’est clair que c’est psychologie (j’ai déjà réussi à enlevé quelques blocages) mais maintenant j’ai besoin de rééduquer mes bronches.
    Si vous avez un avis entre les fleurs et feuilles merci de me le faire savoir. Je peux également faire les 2. Je suis super motivée 🙂
    Bonne journée

    1. Fleurs plus employées que les feuilles – certainement vrai en France, par habitude de la profession d’herboriste, et aussi beaucoup plus esthétique et présentable. Plus efficace – non, pas dans mon humble avis, je préfère largement la feuille pour la sphère pulmonaire.

  18. j’ai un bouillon blanc qui fleurit et dont je collecte les fleurs
    et deux rosettes qui poussent à un autre endroit
    ce qui ne fait pas beaucoup et j’hésite à couper les feuilles des bouillons blancs 1ère année de peur de les affaiblir pour la saison prochaine …..
    puis je cueillir des feuilles sans affaiblir la plante ?

    1. Oui vous pouvez, récupérez les feuilles les plus basses et les plus grosses (près du sol), la plante continuera à produire des feuilles. Idéalement ne pas cueillir plus de 10% de la masse de feuilles.

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